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on vous invite à privilégier les fantômes, les djinns et les petits humains
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 can’t believe we’re here (vesper)

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MessageSujet: can’t believe we’re here (vesper)   Lun 1 Oct - 22:31

can’t believe we’re here
☾ ☾ ☾ You got the key from under the mat Took off your coat and hung up your hat I burnt my fingers trying to help You burnt the wood, you burnt the wood, you burnt the wood We hid under blankets of ignorance Cause that was the only time that it all made sense You gave me a list of your promises Listen to this, listen to this, listen to this And I couldn't believe my eyes I couldn't believe my ears I couldn't believe my luck I couldn't believe you're here


Août 2017 - Sentiment omniprésent qui la comble et fait chavirer les nerfs. Impression tremblante que les apparences ne sont pas ce qu’elles veulent bien laisser voir. Un constat véridique à tellement de niveaux dans sa vie qu’elle en devient presque blasée. Difficilement impressionnable. Pourtant toujours à la recherche de plus. De trop. De tout ce qu’elle n’a pas. De tout ce qu’elle n’a plus. De tout ce qu’elle a perdu. Changement de vie récent et radical, pour courir après les fantômes qui l’ont abandonnée. Lassée d’attendre tout ceux qui ne reviennent pas. Une pointe d’égoïsme submerge l’incompréhension. Peu importe. La belle l’occulte d’un revers de la main, ça n’a pas d’importance. Et les mystères qui s’accumulent autour d’elle ne sont qu’un rappel incessant de tout ce qu’elle ignore encore. Tout ce qu’elle doit apprendre, découvrir. Persuadée que lever le voile sur l’un dissipera l’épais brouillard enveloppant l’autre. Une réaction en chaîne qu’elle cherche délibérément à provoquer. Sans s’en cacher. Un jeu de domino qu’elle espère plus fort qu’elle n’a jamais souhaité quoi que ce soit. Un futur qu’elle s’imagine plus clair, délesté de toute l’ombre pesant sur ses épaules. Famille éloignée, décomposée, sur laquelle elle pensait pouvoir s’appuyer en débarquant en ville.

Déception mêlée à des interrogations lancinantes qui troublent le sommeil lorsqu’elle trouve une maison vide, laissée à l’abandon, là où elle pensait être accueillie. Elle n’a pas beaucoup connu cette branche de sa famille. Les Bates ne se sont jamais étendus sur les Renaud et Octavia ne garde que très peu de souvenirs de sa cousine. Mais tout ceux qu’elle a conservé sont bons. Les quelques jours qu’elle a passé en sa compagnie lors d’un court séjour chez elle résonnent de manière positive chez la télépathe, et l’enfant qu’elle était à l’époque. Elle ne les a jamais oubliés, malgré tout. Malgré la distance, l’éloignement. Elle était plutôt ravie d’avoir l’occasion de renouer avec les êtres perdus en venant s’installer à Blackwater Falls, ayant déjà entendu parler de leur propriété au bord du lac. C’est l’un des premiers endroits où elle a décidé de se rendre, pensant pouvoir se rassurer d’un pied-à-terre, de connaissances, en arrivant dans cette ville dont elle ne savait rien ni personne. Mais la grande porte est restée indéfiniment close devant la frêle silhouette de la brune qui a bien du s’avouer vaincue. Rapide enquête menée auprès du voisinage. Elle revient pour en apprendre plus.

Impossible de ne pas retourner vers cette demeure. Impossible de ne pas chercher des réponses. On lui a dit qu’ils avaient tous disparus. Famille décimée. Sans explication, aucune. Une histoire qui fait étrangement écho à celle de son frère. Une théorie qu’elle n’est pas capable d’accepter. Le trépas n’est pas la réponse qu’elle est venue chercher. Pas pour Lui. Alors, elle s’acharne. Persuadée que l’aîné aura eu le même réflexe qu’elle en arrivant en ville, visiter leur famille, aussi éloignée soit-elle. Il est forcément venu ici. Avant ou après le drame, elle est incapable de le dire, pas encore. C’est déterminée qu’elle se dirige vers le lac et retrouve le chemin du manoir des Renaud. Le front plissé, elle examine chaque détail troublant sa vue. S’arrête un instant devant la porte d’entrée, avant de décider qu’il lui faudra emprunter d’autres moyens pour obtenir ce qu’elle désire. Des moyens détournés. Elle contourne la bâtisse, d’un pas assuré, pénètre dans le jardin à l’arrière de la maison. Elle ne sent pas le regard appuyé sur elle, trop concentrée sur la tâche qu’elle s’est attribuée. Pendant une seconde, elle est presque prise de remords. Pendant une seconde seulement. Soupire détaché, prunelles décidées.

L’effraction n’est pas dans ses habitudes. La brune choisit de mettre l’initiative sur le compte de l’enquête qu’elle mêne, et que les autorités ont abandonnée. Cela lui demande plus de temps que prévu, de pénétrer à l’intérieur de la demeure. Serrure récalcitrante qui lui donne des sueurs froides avant de finalement céder sous l’insistance de la télépathe. Elle hésite une seconde de plus. Une seconde de trop, peut-être, avant de mettre les pieds dans la maison étrangement silencieuse. Pas un bruit n’en découle. Qu’une odeur de poussière et de vide. D’inhabité. Elle s’avance prudemment, observe autour d’elle. L’endroit est inconnu mais une ambiance particulière s’en dégage. Un frisson lui parcoure l’échine. Les craquements s’enchaînent lorsqu’elle ose pousser son avancée le long du corridor. Solitude pesante. Les minutes s’égrènent sans qu’elle ne s’en aperçoive. Pas un mot n’échappe à ses lèvres, bien trop concentrée pour penser à voix haute. Solitude pesante, sur le point de s’achever.
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MessageSujet: Re: can’t believe we’re here (vesper)   Dim 14 Oct - 13:38

Mam'zelle Renaud ? Euh oui, z'avez demandé d'appeler si j'voyais des choses près d'la maison d'la forêt et euh... eh bah y'a quelque chose près d'la maison d'la forêt. On dirait bien une ombre qui rent' dedans. Je peux pas trop voir d'ici mais y'a du mouvement suspect, c'moi qui vous l'dis !

L'appel m'a cueillie pendant ma pause. Sandwich en bouche, le temps de mâcher que le vieux pêcheur édenté me balance les infos que j'attendais. J'avais vite fait de retrouver la maison. Ma propre pêche fût bonne, quand je suis arrivée dans le coin. Ressources qui se croisent, qui forment l'angle parfait pour retrouver le lieu du massacre. Les Renauds étaient secrets, mais leur mort a fait la une. Macchabées couverts de lumières, stars glauques sorties de l’ermitage, relevés du voile putride de la discrétion.
J'avale ma bouchée et l'écoute, pondérée. Pour une fois que l'allure est calme, c'est bien que parce que j'suis apaisée par la faim calée. Le gars choisi bien son heure pour me prévenir. Un brave type qui a bien connu le siècle dernier, qui demande rien d'autre que de venir flairer le poisson en paix. Vague discussion avec lui la première fois que j'ai approché la zone, quelques mots et une promesse de me contacter dés que la moindre suspicion autour du domaine des Renauds se faisait sentir. Pas compliqué, le gars. Même pas envie de fric en échange, service accepté d'être rendu une fois que mon numéro a atterri dans le creux de sa paume calleuse. C'était bien la première fois que je le filais à un vieux mec, et mon père compte pas vraiment dans l’équation. J'aurais pu tomber sur le dernier des dégueulasses, être couverte d'appels en tout genre, mais rien. La chance qui frappe, qui n'a pas oublié que j'existe malgré ce qu'elle pourrait me faire croire au quotidien, la garce.
Ça existe encore, faut croire, les gens qui agissent sans intérêt. C'est relativement rassurant sur l'état du monde. Un peu.

Merci Stanley, j'arrive., sourire en coin plein de mayo alors que je raccroche, j'ai cette impression étrange et grisante d'être une méchante de comédie fantastique qui a placé ses pions avant d'agir. Ni une, ni deux, Vesperita la démoniaque se casse du centre commercial pour aller rejoindre le monde, le vrai monde. Celui qu'elle est venu chercher en ramenant ses bottes dans le coin.

Changement de tenue, changement de lieu, la forêt d'Août craque sous mes pas. Un salut vers le vieux grigou, demande de précisions, et sans plus de choix je me rends vers la vieille maison. Les murs sont plus branlants qu'il y a quelques mois. La mousse et les écueils ont fini d'achever ce lieu qui sent déjà le doux fumet des trépassés. Sensation familière. Peut-être qu'il y a bel et bien un intrus. Mais c'est autre chose que je sens, en dépit de ce que Stanley a pu voir. Il y a toujours autant de monde.

Je pousse la porte d'entrée, craquante à souhait. Sans mots aucun, pour bénéficier d'un quelconque effet de surprise. Quelques morceaux de mètres mordus me conduisent au salon. Et je finis par t'apercevoir. Toi. L'intruse, qui au contraire, a le droit de venir voir ce qu'il en est. T'es légitime, toi. T'arrives à décomposer mon visage de cire, gamine, c'est un exploit. Te voir, ça me rappelle les souvenirs dans la boue, les jeux sur le tapis, les surnoms débiles de petites enfouies dans leur monde particulier.

... Octy... ?

Ça ressort, tout naturellement. C'est que pour toi, cousine. Rejeton poupin des Bates, une branche du sang de ma mère, pas vraiment viciée, celle-là. Ma face doit transmettre une sacrée surprise car je la sens tendue, et c'est comme un réflexe que je réduis la distance entre nous.

Octavia, mais... qu'est-ce que tu fous là ? Nom d'un chien, ça fait un bail !!

Malgré l'étonnement, y'a quand même ce sourire qui transparaît, qui ne saurait défaire ce qu'on a construit il y a des années. Les rares visites chez nous, c'était principalement ta famille, parfois d'autres, mais surtout toi. Et t'étais, en définitive, une partie de ma joie. Une des précieuses vivantes que j'aimais bien.
C'est bien pour ça que l'atmosphère de cette baraque ne te va pas, que je te saisis le bras pour pouvoir t'en protéger, que je la maudis d'un regard circulaire, cette bicoque trop gardée. Voix qui grince entre mes dents comme le vent dans les trous du toit :

C'est pas prudent de rester ici. T'sais c'qui s'est passé, pas vrai ? Viens, faut se casser, allez.

Cet endroit pullule de ressentiments fantomatiques,
D'âmes qui en savent trop et qui en jouent,
Tu ne les voies pas, Octavia ?
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MessageSujet: Re: can’t believe we’re here (vesper)   Mer 31 Oct - 13:28



La poussière s’infiltre jusque dans ses poumons, déclenche une toux qu’elle ne peut réfréner plus longtemps. Et son souffle soulève encore plus de particules. Cercle vicieux contre lequel elle ne peut aller. Qu’elle ne fera rien pour stopper. Maintenant qu’elle est entrée, elle compte bien prendre le temps qu’il faut avant de trouver la sortie. Le silence qui l’enveloppe a quelque chose de pesant. Plusieurs fois, elle sursaute, se retourne brusquement, persuadée qu’on l’observe, qu’on la frôle. Qu’elle n’est pas seule. La maison est pourtant vide, tristement vide. Imbibée de cette atmosphère glauque qui la rend mal à l’aise. Les phalanges de la télépathe s’attardent sur certains meubles, les paumes fusionnent avec le bois et les moulures, les mains glacées ouvrent les tiroirs. Exploration peu fructueuse mais nécessaire. Si elle ne lui apporte pas de réponse claire, elle aura au moins été thérapeutique. Perdue, elle a besoin de ça, Octavia. De chercher, d’enquêter. De faire quelque chose, même si c’est n’importe quoi. Elle peut pas rester les bras croisés à attendre que son téléphone finisse par sonner, qu’on lui annonce que c’est trop tard. Qu’elle aurait du agir avant. C’est maintenant, qu’elle agit. Parce que personne d’autre le fait. Personne en qui elle a suffisamment confiance.

C’est dans le salon qu’elle s’attarde le plus. Grande et vaste, la pièce plongée dans l’obscurité lui arrache plusieurs frissons. L’ambiance est morbide, malsaine. Mais il en faut plus à la brune pour laisser tomber. Le plus dérangeant, c’est de voir que rien n’a bougé. Tout est resté intact, comme si la famille au complet avait décidé de prolonger un séjour au dernier moment. Comme si les Renaud étaient partis sans prévenir, mais qu’ils avaient prévu de revenir. Le manoir les attend, bien qu’en piteux état. Et en observant tout autour d’elle, elle en vient à passer qu’au fond, ils ne sont peut-être jamais vraiment partis. Pas complètement. Et c’est la voix d’un fantôme qu’elle croit entendre derrière elle, timbre inchangé depuis toutes ces années. « - Vesper ? » Elle reconnaitrait sa cousine peu importent les circonstances. Elles n’ont jamais été très proches mais les souvenirs partagés toutes les deux, Octavia ne les a jamais oubliés. Le front plissé, elle la toise pendant une longue seconde, presque dubitative, elle ne croit pas à sa présence ici. Puis, c’est un demi sourire qui perce finalement sur ses traits fatigués. Revoir un visage familier lui procure un sentiment de soulagement qu’elle ne pensait plus jamais ressentir.

« - Je suis de passage en ville. Il fallait bien que je vienne voir le fameux Manoir des Renaud, après en avoir tellement entendu parler quand on était gamines » Le timbre est modéré, à hauteur de l’ironie qu’elle laisse transparaître. La famille de sa cousine a toujours été très secrète. Et si les oreilles un peu trop curieuses de l’enfant qu’elle était a plusieurs fois entendu parler de cette demeure au bord du lac de Blackwater Falls, ce n’était certainement pas volontaire. Elle laisse échapper un rire, un souffle en s’approchant de sa cousine. La maison craque devant leur présence peut-être malvenue. Intuition qui se confirme lorsque Vesper s’empresse de lui saisir le bras, la guidant vers l’extérieur. La télépathe ne s’y oppose pas, au contraire. Sensation galvanisante de retrouver des capacités respiratoires normales au moment où elle pose un pied dehors. Regard furtif vers la porte d’entrée arrière qui se referme d’elle même, alors qu’elle avait eu tant de mal à la faire céder. Elle plisse les yeux quand quelques rayons de Soleil viennent caresser son visage pâle, prunelles d'oiseau de nuit trop peu habituées à la luminosité. « - On m’a dit que quelque chose de grave est arrivé. Mais j’en sais pas plus. C’est pour ça que je suis venue, entre autres », finit-elle par avouer en replongeant son regard sombre dans celui de sa cousine. « - Tu viens souvent ici ? La première fois que je suis passée, j’ai vu personne à part un vieux pêcheur, c’est là que j’ai appris ce qu’il s’était passé » Question détournée. La probabilité que Vesper ait spontanément décidé de passer au manoir pile au moment où elle y entre par effraction est plutôt faible. Et Octavia ne croit pas au hasard. Tout comme elle ne croit pas aux histoires qu’on veut bien lui raconter.
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