Revenir en haut
Aller en bas



 
AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
on vous invite à privilégier les fantômes, les djinns et les petits humains
nous sommes présentement en hiver 2017-2018 (décembre, janvier, février) I love you

Partagez | .
 

 Gigantesque insecte || Hélios

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Auteur
Message
avatar
paranormal ○ walk the line
messages : 119
double-compte(s) : Gabriel, Galileo, Ipolitt, Oana, Will, Zacarías, Yann & Soheïl
crédits : Code signa par siren charms, gif par actualbrendon
MessageSujet: Gigantesque insecte || Hélios   Mar 2 Oct - 13:13


Mais qu'est-ce que tu fiches ici ?

L'envie de secouer un monde. L'envie de l'aider, ce même monde. L'envie que ça dépasse les cartes postales, après avoir enfin su que le monde n'avait jamais été plus loin que celles-ci. Des images sur papier glacé, des images à la télé, des mots dans la bouche des gens. Tant de beautés échappées à un regard qui en possède d'autres encore. Idée évoquée déjà et qui avait valu un refus franc, suivi du rire de celui qui se sait déjà victorieux par avance. Parce que tu sais, j'ai ce pouvoir en moi de pouvoir te faire ployer, cher monde, sous ma volonté. Mais je n'ai pas envie de forcément l'user, pour cette fois. Je veux juste te tendre cette main, après avoir ouvert le placard où tu te planques. Avec ta petite tortue entre tes mains et ton regard qui semble prêt à éclater dans une colère propre qu'à toi. Alors je ne peux que te sourire, tendre mes doigts en ta direction.

Allez, tu verras ça va être chouette !

Doigts qui s'agitent doucement devant toi, l'autre main prête à recueillir cette pauvre petite tortue pour la remettre dans son aquarium. Et le sourire sur les lèvres, tranquille et humain. Parce qu'avec lui, il l'est de trop. Le pouvoir qui se fait gardien d'une âme précieuse dont il veut le bien, qu'il pousse à surpasser ses peurs et en donnant ce courage qui parfois manque parce qu'on se pense perdant d'avance. Il ne veut pas qu'il pense ça, Peter. Alors il lui donne cette pression positive entre les synapses que l'idée peut être chouette. La voiture est prête pour les quelques kilomètres qu'elle va avoir à parcourir, sans itinéraires précis en tête. Des lieux à voir possiblement, on évoluera en fonction de ce qui pourra te plaire, de ce qui te fera le plus envie quand enfin nous aurons quitté l'appartement.

Viens avec moi, ça me ferait plaisir de t'offrir ça...

Des instants précieux à vivre, des instants pleins d'émerveillements une fois que la peur aura quitté les prunelles d'Hélios. Une certaine candeur de la part de Peter qui tend la main comme lorsqu'ils pouvaient être enfants, comme lorsqu'il pouvait lui dire de venir à l'école avec lui. C'est comme revenir en arrière, là où tout allait bien encore, où il n'y avait nul sang intégré sous les empreintes, en plus du sien qui sillonne ses veines. Ne boude pas, accepte, je te promets que tu vivras des aventures qui t'inspireront d'autres cartes. Des paysages pleins de fleurs qui te donneront envie de les revoir. Avec lui serait un plus qu'il n'exprime pas. Peter garde pour lui ses profondes pensées, comme toujours. Sourire.

Et la prochaine fois, promis, on fait quelque chose ensemble que tu choisiras, d'accord ?

Impulsion dans la cervelle : Tu es capable d'accepter la proposition, Hélios.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
human ○ drink the water
messages : 27
double-compte(s) : Jordan El-Hadji, Pavel Czerny
crédits : (c) NooBody
MessageSujet: Re: Gigantesque insecte || Hélios   Mar 2 Oct - 14:31

Qu’est-ce qu’il fiche, qu’est-ce qu’il fiche, déjà ? Il ne sait plus vraiment, il se pensait bien caché ici tu sais ? Il se pensait à l’abri de tout et puis surtout du monde, celui que tu veux lui offrir et dont il ne veut pas. Ou peut-être que si… Il ne sait pas vraiment, sauf que ça fait peur, parce que c’est grand, le monde ! C’est tout un tas de paysage qui ne sont pas familiers, qui tricotent des rêves qui sont trop loin pour lui. Et puis, c’est dangereux, dangereux, dangereux, le dehors, tu ne le sais donc pas ? On dit qu’il y a des monstres, qu’on peut si perdre et ne plus jamais revenir et puis aussi, c’est dehors, c’est en dehors de tout et c’est un ailleurs qu’on ne visite pas quand on s’appelle Hélios. Parce que quand on s’appelle Hélios, le monde est beaucoup trop grand, surtout quand il commence depuis le seuil qu’il ne franchit plus.

Et puis même Indigo n’a pas envie de partir, c’est vrai, elle est très bien, là, au creux de ses deux mains ! Il lève la tête, lentement, très lentement, pour ne pas croiser ton regard, parce que parfois tu as juste besoin de croiser le sien et alors toute sa volonté s’envole quelque part il ne sait plus où. Alors, il fixe une joue, il hausse les épaules aussi, quand tu promets que ce sera chouette, le pied tapotant le sol. Pas convaincu, mais après-tout, c’était couru d’avance, il fixe la main que tu lui tends, se raccroche à Indigo pour ne pas l’accrocher elle.

- Ce ne sera pas chouette. Ou alors peut-être… Mais… Peut- être que non, alors.

Il campe sur ses positions, les yeux fixés sur le bout de ses doigts, secoue encore plus la tête. Mais tu ne bouges pas et puis, tu persistes même. Et il ne comprend pas pourquoi, d’ailleurs, il n’arrive pas non plus à trouver le cadeau que tu promets de lui offrir et il cherche un peu encore, en se disant qu’il va sans doute apparaître, mais non. Il n’y a rien d’autre que toi et puis cette main, cette proposition qui n’arrive toujours pas à faire son chemin dans sa petite tête. Et tu souris déjà comme si t’avais tout gagné et puis peut-être que c’est déjà le cas, il ne sait pas, Hélios, il se force à ne pas le faire lui aussi, parce qu’il aime ton sourire et qu’il est bien beau comme ça. Mais c’est injuste aussi. Sans doute parce qu’il n’a pas choisi ça et puis, il n’aurait jamais proposé quelque chose d’aussi fou. À la rigueur, se balader quelque part, alors que ça lui demande du courage, ça aussi. Alors il souffle, encore, prêt à demander pourquoi toi tu insistes autant, jusqu’à ce qu’il finisse par se dire que… Peut-être, oui peut-être, il pourrait y arriver. Peut-être aussi que ce serait chouette, comme tu promets. Alors il geint, Hélios, parce que c’est difficile dans sa petite cervelle toutes ces impulsions contraires, mais il finit par saisir cette main, Indigo contre son ventre, la tête qui cherche à fuir la tienne, parce que c’est parfaitement injuste, qu’il en est capable, mais qu’il ne sait pas vraiment s’il a envie de voir le dehors.

Bon. D’accord. qu’il finit par soupirer, par lâcher à demi mot. Il serre tes doigts avec les siens, doucement, c’est vrai, puis il se relève. Pas trop longtemps, sinon Indigo va être très triste. Même s’il sait que non, pas pour de vrai. On peut faire plein de choses ici aussi, Peter. Qu’il tente, en pinçant ses deux lèvres, sans décoller les pieds du sol. Pas trop loin aussi, ça fait peur quand c’est trop loin. Et qu’il ne sait pas, qu’il ne sait plus le chemin pour rentrer. Pas trop longtemps ? Parce que toutes les journées d’Hélios se déclinent en durées qu’il ne faut pas dépasser. Mais. D’accord. D’accord. S’il arrive à franchir le seuil.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
messages : 119
double-compte(s) : Gabriel, Galileo, Ipolitt, Oana, Will, Zacarías, Yann & Soheïl
crédits : Code signa par siren charms, gif par actualbrendon
MessageSujet: Re: Gigantesque insecte || Hélios   Mar 2 Oct - 15:31


L'hésitation dans ta voix, les mots qui trébuchent, je les entends. Et c'est ce qui me donne envie d'insister, cette envie que tu caches derrières la peur qui t'habite encore et toujours de dépasser les frontières de la ville, la même qui t'a fait refuser de sortir de Blackwater déjà par le passé. Alors il tend la main dans ce but-là, comme tous ses instants où il voulait que son voisin vienne à l'école avec lui parce que c'était le mieux, que les pieds étaient cloués au sol par la tête qui n'imaginait pas ce dont il était capable en fait. Une suggestion qui se forme dans tête, je sens le paradoxe que je créé ou plutôt, que je soutiens. Une simple pression pour qu'un camp remporte la bataille. Et tes doigts qui enfin viennent rejoindre les miens et tu sors de ton placard. Et la vision lui fait plaisir à Peter, alors qu'il se redresse avec lui dans le même temps, les mouvements de mains qui se serrent un peu plus entre elles qui le font se sentir simplement bien.

Pas trop longtemps, entendu. Qu'il promet parce que ça ne le dérange pas. Y aller en douceur, le sortir deux ou trois heures c'est déjà bien, une grande victoire même. Je sais. On en fera ici la prochaine fois, d'accord ? Et je tente de percer tes barrières de moi-même, avec juste mes mots et le pouce qui te caresse le dos de ta main, l'air de te dire que ça ira, qu'on vaincra cette épreuve. Pas trop loin, pas trop longtemps. Promis. Sourire à l'appui, alors qu'il a les yeux levés vers ceux toujours fuyants d'Hélios. Ce n'est pas grave, il s'est habitué à regarder les paupières, les cils qui s'étendent timidement depuis. On dépose Indigo dans son aquarium...

Voix douce, naturellement, alors que je me détourne enfin un peu pour te tirer dans mon sillage, pour dire à tes pieds que les clous ne sont qu'imaginaires, qu'ils sont déjà enlevés depuis toujours. Et je m'avance jusqu'à l'abri de ta tortue, ne te brusque pas cette fois dans le temps qu'il te faut pour le reposer, juste une tempe qui est allée rejoindre ton épaule pour se poser tout contre, pour observer tout cela. Et il se perd dans ses pensées un peu, celles pleines de noir parce qu'il est composé de ça en grande partie. Il n'y a qu'Hélios pour chasser l'obscurité et laisser la place au beau parmi tout ce reste vicieux qui compose l'âme de Peter. À croire que du liquide amniotique, il n'en a pris que le mauvais et laissé le reste à Oliver.

Tu as envie de manger quoi, ce soir ? Car le soir pointera ses douceurs quand nous serons dehors, que nous pourrons fouler des pavés que tu n'as jamais pensé pouvoir trouver. Même si Peter, lui, ne mange jamais grand chose. Elle est toujours aussi mignonne, Indigo.

Pensée qui s'échappe du fil que je voulais suivre dans ma cervelle, regard perdu sur elle avant que je ne redresse la tête et observe le paquet de doigts mêlés que forment nos mains liées. Les yeux qui remontent sur ta silhouette jusqu'à revenir aux tiens qui ne veulent toujours pas de moi.

Tu m'en veux de te faire sortir ? Mains soulevées sous une impulsion de ma part, pour embrasser le dos que je caressais encore il y a quelques secondes. T'en fais pas, je serais là, il ne peux rien arriver !

Tendresse simple et spontanée, souvenirs liés, attentions offertes qu'à eux, certaines plus à l'un, d'autres plus à lui. Deux poids, deux mesures. Et un palpitant qui ne s'agite que pour eux, pour les deux qui l'obligent à garder les pieds sur terre alors que l'esprit s'est déjà consumé ailleurs. Indigo retrouve son habitat et enfin, on peut bouger.

Allez ! Et je te tire encore, récupère tes affaires nécessaires pour te laisser les prendre ou m'en charger moi-même, avant de m'en aller vers la porte. Regard de nouveau sur toi, face à la porte. Tu peux l'ouvrir. Et il bouge à peine la tête, pour l'encourager, pour faire suivre les paroles et les gestes. Invitation donnée. Que vas-tu faire, Hélios ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
human ○ drink the water
messages : 27
double-compte(s) : Jordan El-Hadji, Pavel Czerny
crédits : (c) NooBody
MessageSujet: Re: Gigantesque insecte || Hélios   Mar 2 Oct - 16:45

Quand on promet des semaines et des prochaines fois c’est difficile de ne pas acquiescer et de dire d’accord à tout. Il le sait, Hélios, peut-être parce que ton absence il ne l'a jamais réellement comblé et que parfois il lui faut s’assurer que tu vas rester là, ne plus disparaître. Alors les promesses et les plans qui parlent des autres jours où tu seras là. Alors il acquiesce lentement encore et accepté finalement de décoller les pieds du sol, même que maintenant elles n’ont plus vraiment l'air de peser une tonne.

Il avance, lentement, les yeux rivés sur la tête de la petite créature qui s'agrippe tant bien que mal. L'appartement n’est pas si grand et il le connait par cœur pour avoir trop piétiné ici et là. Des mois comme des années. C’est un nouveau royaume déjà ici, tu sais, c’est différent du royaume de son ancienne maison. Et peut-être que c'est déjà quelque chose de suffisant pour quelqu'un comme lui. Il s'arrête devant l’aquarium, récupère Indigo pour la mettre à l’intérieur. Et alors qu’il la dépose, il se rassure autrement, en se concentrant sur le poids d’une tête contre son épaule. Il pose sa main libre contre le meuble et ne peut qu'acquiescer, encore. C'est vrai. Et elle écoute tout ce que je lui dis. Même si elle n’en donne pas l’air, elle connait toutes ses peurs. Peut-être mieux que lui-même. Il oublie la question sur le repas du soir parce que ce n’est pas à ça qu'il réfléchit pour l’instant. Il se concentre sur la jolie couleur de la carapace d'Indigo, puis aussi sur l'odeur de tes cheveux, la sensation d’une main, d’une peau contre une autre.

Hélios rouvre un peu les paupières, observe du coin de l'œil les deux mains qui se lèvent. Il écoute sérieusement, puis il serre ta main avec la sienne. Oui. C’est franc et sans fioritures, parce que ça il ne sait pas réellement faire. Parce que c’est ce qu’il ressent parce que toi tu essaie toujours de le pousser au-delà des limites. Celles qui lui font peur. Mais je suis quand même content que tu sois venu aujourd'hui. Et même le baiser sur main tend à le confirmer. Parfois… Parfois je ne comprends pas comment tu penses. Et pourquoi tu penses pour deux. Et c’est vrai qu’il a constamment peur qu’il arrive quelque chose, mais parce que toutes les possibilités du monde il ne les comprends pas. Les bonnes comme les nouvelles. Peut-être parce que sa vision est étroite. Trop étroite.

Mais c’est déjà le moment de partir, de se décider et de préparer des affaires. Et ça le stress un peu parce qu’il a l’impression de devoir faire un grand voyage. Alors il se répète les mêmes mots. Pas trop loin, pas trop longtemps. Ses yeux cherchent les tiens à mesure qu'il se rapproche de la porte. Et il se souvient aussi, que c’était votre point de départ. Que toutes les aventures commençaient comme ça. Que c’en est peut-être une aussi. Et même s’il sait intimement qu’il peut ouvrir la porte il se demande encore s’il veut le faire. On va dans quelle direction ? Le nord, le sud, l'est ou l'ouest ? Est-ce que ce sera bien ? Est-ce que ce sera différent ? Il appuie sur la poignée et il reste planté là. Pas trop loin. Pas trop longtemps. Il déglutit, ferme les yeux et lève le pied lentement avant de le reposer devant le seuil. C'est vrai. C’est comme une nouvelle aventure.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
messages : 119
double-compte(s) : Gabriel, Galileo, Ipolitt, Oana, Will, Zacarías, Yann & Soheïl
crédits : Code signa par siren charms, gif par actualbrendon
MessageSujet: Re: Gigantesque insecte || Hélios   Mar 2 Oct - 20:40


Tu m'en veux et tu n'hésites pas à le dire. Sans te soucier des élans qui pourraient me prendre, sans te soucier de ce que ça pourrait vouloir dire. Mais je crois que tu sais, toi aussi, que de te part j'accepte. Sinon je ne poserais pas la question parce que je ne m'attends à aucune hypocrisie de ta part. Et que ça me rassure, finalement, de savoir que ton attitude va bien avec tes mots. Alors je ne peux que te dire que tout ira bien, que j'y veillerais. Il y fera attention à chaque instant, toute son attention portée déjà sur ce monde ensoleillé qui se cache encore derrière ses propres nuages pour le moment. Tes "mais" sont du genre ravissants parfois et ça me fait qu'un peu plus sourire. Mes yeux qui se perdent encore sur des points fixes et ce sourire qui ne faiblit pas, parfait masque sans aucune cassure, qu'importent les fractures derrière.

Tu voudrais comprendre comment je pense ? Et il conserve cet air qui semble immuable, qui semble dire qu'il n'y a rien à savoir. Je ne suis même pas sûr de le savoir moi-même.

C'est ainsi et c'est tout. Ironique pour quelqu'un qui a entraîné ses pensées pour qu'elle puisse s'immiscer chez les autres, pour qu'elles puissent lui donner tout ce qu'il peut bien vouloir ou exiger plutôt. Mais ses propres pensées, il ne sait comment les explorer réellement. Il n'est, après tout, pas télépathe... Parfois il aurait aimé, pour savoir ce qu'elles étaient les pensées d'Hélios. Sans doute reposante et d'autres fois totalement chaotique. On le dit bête mais Peter, lui, n'usera jamais de ce mot-là. Tu es fascinant à ta manière Hélios. Tu sembles toujours être sur ce fil tendu qui oscille entre le prévisible et son opposé. Comme si, toi-même, tu ne savais plus où te situer. Qu'est-ce que ça fait de moi, de penser cela de toi ?

Tu veux aller dans laquelle aujourd'hui ? Parce qu'il y en aura d'autres. Et je t'observe faire, poser la main pour découvrir ce qu'il y a au-delà des murs dans lesquelles tu t'enfermes. Et le coeur censé être mort qui bat si fort, face au mouvement, qui se perd dedans, avant qu'un sourire ne s'épanouisse encore sur les lèvres de Peter. Pas trop loin. Pas trop longtemps.

Il répète, promesse solennelle, tandis que le pas est fait. Qu'Hélios se décide à tenter l'aventure. Il le savait, Peter, qu'il en était capable. Qu'il ne fallait que lui dire pour qu'il comprenne ce potentiel qu'il contient en lui. Et même si Hélios garde les yeux fermés, il sourit quand même le manipulateur. D'un sincère, comme un rayon de soleil qu'on rendrait à celui en face. Alors il le suit, refermant la porte à clefs derrière eux avant de le traîner par la main et s'amuser, tel l'enfant d'autrefois, la candeur soudainement retrouvée.

Partons à l'aventure !

Les aventures ensembles ne sont jamais effrayantes, pas vrai ? Elles sont toujours belles et vivantes, vivifiantes. Ne laisse plus ton coeur plonger dans l'obscur qui ne lui sied pas. Allons simplement voguer à notre manière, laissons-nous dériver vers un point où tu n'en reviendras pas d'ébahissement. Boussole en tête, la voiture qui bip une fois que nous sommes devant et c'est ce moment délicat où il faut se lâcher la main. Regard dans le tien, silence qui accompagne le mouvement alors que la portière est ouverte. Le coeur aussi. Et je te laisse rentrer, l'appréhension qui te couvre encore les prunelles qui, j'en suis sûr, pétilleront bientôt. Tour rapidement fait pour venir prendre place à mon tour.

Pas trop loin, pas trop longtemps. Malice dans la voix, bonheur simple qui se laisse entendre alors que je rentre la carte magnétique dans la voiture qui s'allume tout en douceur. Frein à main bien assez vite enclenchée. Merde, ma ceinture. J'ai failli oublier et la voiture le rappelle d'un petit autre bip, dans la précipitation. Je la mets rapidement et cette fois, nous sommes bon. Je pourrais me faire pardonner comment ?

Moteur qui roucoule alors qu'il entame les premières manoeuvres, que l'asphalte se prépare à être dévorée pour enfin laisser derrière eux le panneau qui indique le monde ne se limite pas qu'à Blackwater Falls. Regarde petit soleil jusqu'où tu peux t'étendre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
human ○ drink the water
messages : 27
double-compte(s) : Jordan El-Hadji, Pavel Czerny
crédits : (c) NooBody
MessageSujet: Re: Gigantesque insecte || Hélios   Mer 3 Oct - 4:59

Il ne faut plus de retourner, maintenant, il faut juste avancer, regarder ses pieds, parfois les murs, mais pas l'horizon, pas encore parce qu'elle est si loin devant qu'il lui suffirait d'un seul regard pour courir en arrière. Après l’ascenseur, il y a la porte, devant aussi et ça c’est un nouvel obstacle. Mais toi tu marches en avant et il te suit très lentement, se dit que ce ne sera rien comparé à l’idée même de sortir de la ville. Que ce soit par le nord, par le sud, par l'est ou l'ouest c’est effrayant. Et puis c’est tout. Son esprit coincé dans une boule à neige à l'effigie de sa terre natale. Il respire un peu plus vite, un peu plus fort quand il faut sortir, serre plus fort ta main, ferme les paupières, comme s’il s'attendait à un cataclysme imminent.

Et puis lorsqu’il sent le vent, l'odeur des arbres et le soleil il se détend. Lentement mais sûrement, il cesse de se crisper autant, réapprend à respirer normalement. C’est toute une étape de franchie. Et comme à chaque fois qu’il rouvre les yeux il se rend bien compte que le monde est beau, quand même. Que les couleurs de l'automne sont belles. Du rouge, du jaune, de l’orange et du marron. C'est vraiment joli. Mais dans le dehors aussi il y a des voitures et des gens par milliers d’inconnus, des ruelles où il sait qu’il se perdrait s’il y allait seul. Alors il préfère quand même la quiétude de son appartement, parce que c'est plus simple, parce que c'est plus petit et pas que à l’intérieur de chez lui il peut tout contrôler et il n’est jamais surpris. Et Hélios déteste les surprises.

Bientôt il faut s’arrêter, alors il relève la tête, délaisse les feuilles mortes pour se concentrer sur la voiture. Une bien jolie voiture. Et s’il aime les voitures c’est qu’elles sont des remparts à l’extérieur, un espace plus petit dans lequel il est en sécurité. Ce qu’il redoute à présent c’est l’après. Quand il faudra ressortir encore, mais il oublie bien vite quand tu lui lâches la main et s'il doit s’engouffrer dans la voiture. Hélios attache sa ceinture et garde une main accroché à la lanière, les yeux perdus dans le paysage minuscule qu'il voit à la fenêtre. Puis il tourne la tête quand l'autre portière claque et que tu es là, encore en train de promettre. Pas le temps de discuter plus que le moteur de la voiture ronronne paresseusement alors que la voiture émet un bip désagréablement comme pour signaler que quelque chose ne va pas. Ta voiture est bruyante quand elle s’énerve. Même si les voitures ne s'énervent pas pour de vrai, mais il est plutôt soulagé qu’elle arrête de faire du bruit.
Maintenant elle se met en route docilement, Hélios ramène ses deux jambes sur les sièges et noue  ses mains autour de ses chevilles, les yeux rivés sur le visage du conducteur. Il ne sait pas réellement ce que tu désires rattraper ou te faire pardonner. C'est trop loin, tout ça et même la contrariété n'est plus vraiment là. Elle dort quelque part et elle se rappellera à lui plus tard, sans doute, quand il butera contre une nouvelle difficulté.

Je voudrais manger des biscuits ronds, qui sont rouges, un peu roses, à l’intérieur. Il fait trop froid pour manger de la glace rose. Ou de la glace bleue.

Il préfère te regarder, à la place parce que tu es sa constante, quelque chose qui ne change pas vraiment. Un Peter qui prend soin de lui, qui ne le trouve pas trop stupide pour être son ami, un Peter qui décide un peu trop aussi, mais se souci vraiment de ce qu’il veut et ce qu’il dit.

Est-ce que tu aimes être dans l'ailleurs Peter ? Plus que d’être à la maison ? Il demande, après quelques minutes de silence. Tu n’as pas peur d'oublier le chemin pour rentrer ? Hélios détourne le regard, pour regarder devant, pour la première fois. Capter aussi les panneaux qui disent que vous sortez de la ville. Alors il pose son front contre ses genoux et il dit en se balançant un peu. C'est sûr que je me perdrai. Et que je ne retrouverai pas le chemin. S’il était seul, c’est certain. Je n'aime pas l'ailleurs. Je n’aime pas. Qu’il murmure angoissé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
messages : 119
double-compte(s) : Gabriel, Galileo, Ipolitt, Oana, Will, Zacarías, Yann & Soheïl
crédits : Code signa par siren charms, gif par actualbrendon
MessageSujet: Re: Gigantesque insecte || Hélios   Ven 16 Nov - 1:45


Va pour les gâteaux alors. Et je hoche, l'air de te dire que c'est entendu, voyant desquels tu peux bien parler. On aura qu'à s'arrêter rapidement sur la route pour t'en prendre, je pense savoir où en trouver. Sinon ça sera pour le retour, tant pis. Mon regard dévie un instant vers toi, à un feu rouge et je te souris, en remarquant quand tu me fixes. Comme pour tenter de te rassurer. Je reprends la route ensuite, revenant ainsi au béton qui défile, l'esprit un instant ailleurs. Ta question qui tombe me fait m'interroger, quelques instants, avant de me frotter le nez et me demander ce qu'il peut en être. Ça dépend quand. Je m'humecte les lèvres, tout à réfléchir comment te dire les choses. Parfois, il faut se perdre pour mieux se trouver... Tu ne peux juste mesurer à quel point ça peut être vrai pour moi. J'ai dû dériver hors de mes sentiers, pour tenter de donner une chance à l'Humanité, pour me rendre compte comme elle ne valait rien dans son ensemble. Il m'a fallu me perdre pour mesurer comme le mensonge était chez chacun, dans une espèce de consentement terrible. Ça dépend avec qui aussi... Que je murmure à peine, venant me frotter rapidement un oeil avant de reposer la main sur le volant. Et ton verdict, déjà, qui tombe. Et je me retrouve à sourire de nouveau, légèrement. Et si je t'assure de retrouver le chemin, tu l'aimerais au moins un peu, l'ailleurs ?

Je me demande si j'ai ce pouvoir-là. Si je peux te faire comprendre comment je vois les choses moi-même. Je trouve ce monde beau, tu sais. Mais pas ceux qui l'habitent. Ce sont les autres qu'il faut craindre, pas l'ailleurs, pas le monde lui-même. J'aurais envie de te montrer toutes les beautés du monde autrement que par des cartes postales stupides... Sur une ligne droite, j'ai la main gauche qui se décroche de là où elle est pour venir se poser quelques instants sur une de tes cuisses. Juste un geste, comme pour te dire que je suis bien là. Ça ira. Je connais bien la route. Le pouce qui caresse par-dessus le jean, avant de faire revenir ma pogne vers moi, au cas où j'aurais besoin d'elle. Et au pire, tu sais, on peut toujours demander notre chemin. J'inspire légèrement plus fortement, pour tenter de lutter contre ce sentiment laconique qui m'envahit, soudainement. Parce que ça ne me ressemble pas. Mais il ressort toujours, quand tu es là, alors je devrais peut-être m'y faire un jour, accepter cette idée-là. Si tu voyageais avec quelqu'un que tu aimes, en qui tu as confiance... Tu pourrais aller plus loin encore, sans craindre de te perdre ? Même si ça serait plus loin et plus longtemps que pas trop. Si ce n'était pas avec moi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
human ○ drink the water
messages : 27
double-compte(s) : Jordan El-Hadji, Pavel Czerny
crédits : (c) NooBody
MessageSujet: Re: Gigantesque insecte || Hélios   Dim 18 Nov - 16:03

Parfois l’air semble dense, trop dense pour qu’il arrive à respirer, oui parfois ça arrive et il sait ce que c’est. Il connaît le mot pour l’avoir entendu plusieurs fois, même s’il est compliqué à expliquer, parce que chaque fois c’est différent, c’est semblable, c’est une myriade de sentiments contraires et de pensées délétères. Mais là encore, trop compliqué à connaître, épeler. Et quand ce parfois est là, il ne sait souvent pas trop quoi faire, il a beau respirer comme on lui a appris, ça ne part et ça reste là. Ça lui donne envie de se recroqueviller et de plus rien faire pour l’éternité. Pourtant il n’y arrive pas bien cette fois à rester angoissé, à tout refuser, parce que tu es là et qu’il n’a pas envie de regarder trop longtemps ses genoux, qu’il aurait trop peur de manquer tes sourires. Et puis, le contact initié l’extirpe de toutes ses obscures pensées, le fait lever la tête, baisser les genoux, mais il garde les bras croisés, pour se frotter les épaules, comme une étreinte à lui-même pour tout rassurer.

Il écoute toujours ce que tu dis, avec attention, même quand il ne comprend pas réellement. Parce que ça lui paraît un peu bête, d’être perdu, mais de se retrouver, on ne peut pas faire les deux en même temps, ça n’a pas réellement de sens aussi et puis. Lui, il n’aimerait pas se perdre et ne jamais revenir, faire chercher les autres des heures. Un peu comme Pâris une fois quand il s’est perdu et que ses parents sont partis le chercher très longtemps. Il ne voudrait pas que tu reviennes comme lui, blessé. Mais il n’en dit rien, parce que parfois il sait que ce que tu dis est plus mystérieux que le vent et que ça ne sert pas à grand-chose d’en attraper le sens. Il finira invariablement par s’enfuir entre ses doigts.

Hélios se tourne, pose sa joue contre le siège, les paupières qui clignent. Je sais pas trop. Mais je crois que non. Qu’il commence, sans réellement y penser. C’est la première fois que je voyage pas trop loin avec quelqu’un que j’aime. Peut-être que le problème ce n’est pas réellement qui l’accompagne, mais plutôt d’inconnu qui lui fait plus peur qu’il ne le voudrait. Mais on lui a toujours dit que c’était dangereux de sortir de Blackwater Falls. Et c’est plus loin encore que la maison. Il ferme les yeux, se laisse bercer par le ronronnement de la voiture. Un jour j’ai failli voyager pour venir te voir, tu sais. Qu’il raconte, les jambes emmêlées. Quand on était pas encore grand. Il se rappelle encore de cette nuit-là, même si ça n’avait pas duré, même si on avait fini par le retrouver. Si personne m’avait ramené je serai venu te voir dans l’ailleurs où tu avais déménagé. Oui, à cette période ça aurait été possible, même tout seul, parce que le danger compte pas réellement face au manque. Et puis une autre fois, c’était pour venir à ton mariage avec ma mère. Mais j’ai pas réussi non plus. Qu’il dit, plutôt penaud. Il garde le silence un peu, parce que ce souvenir-là n’a rien de tendre, parce que ce n’est pas facile d’avouer le manque de courage.

- Mais je crois que si on se donne la main ce serait pas très grave d’être perdu. Et c’est ce qu’il fait le plus peur, finalement, d’être perdu et de n’avoir personne à ses côtés. D’attendre en vain sous un toboggan que quelqu’un vienne l’y retrouver et puis se rendre compte à la nuit tombée que personne ne viendra jamais. Mais pas trop longtemps quand même. Il rouvre les paupières, l’estomac moins tourmenté par la peur et le regret de ne pas être resté chez lui avec Indigo. [color=tomato]Et puis comme ça c’est sûr que tu ne vas plus redisparaître dans l’ailleurs sans moi.[/tomato] Parce que c’est vrai, toi tu disparais souvent pour mieux réapparaître et ça ça ne lui plaît pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Gigantesque insecte || Hélios   

Revenir en haut Aller en bas
 

Gigantesque insecte || Hélios

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Me suis fait piquer par un insecte...
» Gendarme (insecte)
» [livre voyageur] L'insecte missionnaire de André Brink
» Piqure d'insecte
» Raz le bol des cousins !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
≡ RAISE HELL. :: FAR FROM ANY ROAD :: out of the furnace :: alberta-