Revenir en haut
Aller en bas



 
AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
on vous invite à privilégier les fantômes, les djinns et les petits humains
nous sommes présentement en hiver 2017-2018 (décembre, janvier, février) I love you

Partagez | .
 

 Couper la bande || Ilya

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Auteur
Message
avatar
paranormal ○ walk the line
messages : 119
double-compte(s) : Gabriel, Galileo, Ipolitt, Oana, Will, Zacarías, Yann & Soheïl
crédits : Code signa par siren charms, gif par actualbrendon
MessageSujet: Couper la bande || Ilya   Mer 17 Oct - 21:32


Les vampires, c'est d'un chiant parfois. Je ne dis pas, j'adore en temps normal, mais pas quand il y a un PETIT virus qui rend tout le monde un peu fou et qui va me rendre dingue aussi à force de devoir courir un peu partout. Mon badge de journaliste (qui ne me sert globalement à rien) sous un bras, le reste sous l'autre, l'essentiel dans la tête. Des kilomètres parcourus en peu de temps, quelques blessures ci-et-là de récoltés mais globalement, même les frénétiques savent se soumettre quand on leur inflige un peu trop de choses dans la tête. Comme quoi, face à notre cervelle broyée, nous sommes tous faibles. Il en soupirait presque de dépit, continuant d'avancer, faisans fi de la panique et de la foule, des environs entiers, se rendant au musée à grand coup d'ordres et d'impulsion, la fatigue qui s'accumule en lui mais contre laquelle il doit lutter. À force, c'est lui qui va finir avec de la cervelle en moins.

Quel joli merdier. Le chaos a d'intéressant qu'il est capable de prendre bien des formes que nous n'aurions jamais imaginés. La police se presse, écartelée au quatre coins de la ville et moi, je me trouve à presque sourire de tout cela. J'évite parce qu'il paraît que ça pourrait faire grossier de me gausser du malheur des autres et que j'ai mieux à faire qu'une gymnastique pareille. Ainsi je fends les foules tel un Moïse des temps modernes, suggère que je pourrais être utile à l'équipe qui ne veut pas me laisser passer. Et c'est fou comme ils trouvent qu'en effet, je pourrais l'être ! L'innocence incarnée qui passe les barrières pour aviser les rescapés d'un mauvais remake de "une nuit au musée", qui soupire déjà par avance du travail à effectuer. Les enfants de S vont le tuer un jour et ils n'auront qu'à s'en prendre à eux-mêmes lorsque ça adviendra ! Bien qu'ils n'aient rien demandé, Peter prend ses précautions. Ainsi débute la valse macabre, les esprits apeurés sont écrabouillés entre ses poings mentaux, leur intimant de ne plus se souvenir de rien.

Oh. Bonsoir belle gueule. Un sourire de Peter qui se voudrait presque compatissant alors qu'il approche du blond qui lui dit brièvement quelque chose. Mais il doit tenir son rôle et voici une victime à la hauteur de son attention. Au moins était-il agréable à l'oeil. Téléphone sortie pour le côté magnétophone, j'approche de ta carcasse échouée sous une couverture de survie, me penchant à peine vers toi, parce que tout de même, n'espère point que j'aille plus bas que ça, j'ai trop à faire pour prendre le temps de m'asseoir ! Tant à martyriser encore, tant à priver de cette soirée pour laquelle ils devront se souvenir de certains détails et pas d'autres. Cela dépend son humeur et d'à quel point il est joueur. Pour le moment, il est surtout harassé de tout cela alors il verra bien, pour celui en face.

Bonsoir monsieur, vous avez eu les secours qu'il vous faut ? On est déjà venus recueillir votre témoignage ?

Et dans la tête de Peter, ça se lance déjà : Réponds. Il n'a pas le temps d'y mettre plus la forme que cela, donnant la simple impression que son sourire est rassurant et qu'on peut s'y fier. Sans jamais se douter qu'il a déjà tué, ce sourire, sans qu'aucun ne se doute.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
messages : 172
double-compte(s) : 0
crédits : Asra
MessageSujet: Re: Couper la bande || Ilya   Jeu 18 Oct - 8:17

Je ne sais plus penser. Je ne sais plus agir. Tous les continents de mon esprits s'entrechoquent. Ils grelottent. Ma main est agitée de spasmes invisibles. Mes nerfs bourdonnent. Je n'ai ni froid, ni chaud, je suis pris dans un entre deux à la fois dévasté et limpide où rien ne semble pouvoir faire à nouveau pencher la balance. Un brancard près de moi et deux pompiers qui s'affairent sur une femme évanouie, je cligne des yeux, ils ont disparus. Des visions jaillissent dans mon esprit. Des fenêtres brisées, des hurlements inhumains, le bruit de talons dévalant les escaliers de métal. "C'est par là!! Entrez dans la réserve, dépêchez-vous!" m'entends-je dire. Je vois mon visage enfiévré, une mèche en travers du visage, à faire entrer un groupe conséquent d'inconnus sans visages à ma suite. Je perçois tout avec hauteur, comme un spectateur extérieur à demi assoupi. Le temps s'étire, les couleurs se dilatent, puis le bruit cristallin et brisant du métal qui se tord trois étages au dessus. Je m'élance vers la porte, mais le trousseau de clefs s'échoue en cliquetant sur le sol. "C'est trop tard Ilya! Dépêche-toi!"
 
"Bonsoir Monsieur, vous avez eu les secours qu'il vous faut? On est déjà venu recueillir votre témoignage?".
 
Je sursaute comme si l'on m'avait giflé. Du moins mon cœur, car mon corps est immuable comme les pierres. Je traîne un regard errant, opaque et froid comme le blizzard sur l'horizon, sans trouver de point d'ancrage. Je n'ai pas compris ce qu'il a dit, cet homme, qui qu'il puisse être. Je ne sais pas. Je ne sais plus rien. Où suis-je? Quand est-on? Que m'est-il arrivé?
 
-"Hj... J'e... je..."
 
Je me sens très faible, plus fébrile qu'un nourrisson. Mais au milieu de la tempête, je me tiens droit comme un i, phare au milieu de la tourmente de mes pensées et de mes perceptions dont les boussoles s'affolent. Mon corps aurait vraiment besoin de manger quelque chose, je le ressens, mais je crois que je suis tout simplement incapable de bouger, de seulement prendre l'initiative de demander à quelqu'un. Respire lentement. Expire lentement. Tout finit par passer. Tout va disparaître.
 
"Réponds"
 
Subitement, c'est comme si je me noyais dans les replis des coussins d'un canapé confortable devant un bon feu après une journée harassante. Mes épaules retombent d'un coup, mes mâchoires se décrispent. Comment avais-je pu ne pas me rendre compte d'à quel point j'étais contracté? Je sens mes traits se défiger et mon regard se concentrer sur le visage de l'homme dont je semblais voir au travers jusqu'à maintenant. Ses traits se dessinent. Amicaux.
 
-"Bonsoir. Les secours s'occupaient de personnes en difficulté. Je me suis juste permis de prendre cette couverture, j'espère qu'elle ne manquera à personne". répondis-je avec compassion en entendant les mots s'échapper de mes lèvres dans un souffle articulé que je trouvais presque mécanique. Mes doigts se resserèrent imperceptiblement sur le bord de la couverture de survie, que je tenais comme, quoi? Une carapace contre le monde extérieur, ou le souvenir de ce qui était arrivé?
 
Je ressentais pourtant un grand soulagement à poser des mots sur les choses, la réalité semblait reprendre un semblant de substance, comme si j'avais davantage de prise sur mes émotions. Le soulagement se lisait sur mon visage.
"Non. Pas encore. Je ne pense pas que ce soit nécessaire. Ce que je pourrais vous dire ne vous sera d'aucune utilité." répondis-je docilement. Avant d'être frappé par un sentiment de peur. Je crois que je me suis servis de mes pouvoirs! Je crois que des gens m'on vu!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
messages : 119
double-compte(s) : Gabriel, Galileo, Ipolitt, Oana, Will, Zacarías, Yann & Soheïl
crédits : Code signa par siren charms, gif par actualbrendon
MessageSujet: Re: Couper la bande || Ilya   Ven 16 Nov - 0:58


C'est que tu en mets un temps fou, dis donc. Sans plus réfléchir que ça, l'impulsion est donnée et je reste dans ce rôle, celui du bienveillant qui s'enquérit des autres. Fou comme on peut faire du bricolage d'illusion avec un pas grand-chose. Et là, pouf, les mots deviennent si fluide et je t'observe, toi et ta fameuse couverture empruntée au secours. J'hoche à peine, l'air de te dire que ça ira, juste pour te mettre un peu en confiance, comme pour te donner la sensation que ça tout ira bien à présent. Qu'aucun imbécile s'est dit que c'était le bon moment pour aller voir comment c'était pour nos ancètres alors que c'est la guérilla dehors. Bande d'idiots. J'inspire à peine, te vois pâle comme un petit lait, plus qu'avec d'autres. Je me sens que tu dois être un peu plus intéressant que les autres, en dehors des évanouis du lot. Ne croyez pas ça, tout les témoignages sont importants pour savoir si qui a pu vouloir vandaliser le musée à ce point... Bla bla bla, pure mascarade mais qui fera bien assez l'affaire. Je me redresse doucement, te fais signe d'attendre, te l'ordonne même d'une autre impulsion. Et quelques pas, pour trouver de quoi te requinquer un peu. Vrai que j'ai entendu que ça faisait un moment que vous étiez là-dedans. Faudrait pas que tu me lâches entre les pattes alors que je n'ai même pas terminé mon travail. Je reviens à tes côtés, te tends de l'eau et une pâte à fruits, visiblement. Tenez, buvez et mangez un peu... Ton bienveillant encore, à tenter de cacher l'empressement dans ma voix. Je te laisse te sustenter un instant avant de regarder les alentours, surveillant qu'aucune menace ne va pointer le bout de ses crocs ou d'autre chose, d'ailleurs. Pas de vilain policier, pas de petit vampire, parfait.

Vous pourriez me raconter ce que vous avez pu voir de vos agresseurs ? Je me retourne vers toi, t'observe encore parce que j'ai quand même cette foutue impression de déjà-vu qui me tient à la peau. Et qu'il faut que j'arrive à te remettre, au bout de tout ça. Peut-être que je suis déjà allé au musée et que je t'ai croisé ? Je ne crois pas, pas vraiment mon genre. Puis va savoir si c'était pas la première fois que t'y foutais les pieds toi-même. Ce qui, admettons-le, serait ballot quand même. Je me concentre un peu, me focalisant sur toi pour les prochaines minutes. Ne vous en faites pas, ils ne vont plus vous causer de souci, vous êtes pris en charge monsieur. Je ne sais pas si tu gagnes au change, en toute franchise. Mais bon, on va continuer de faire comme si c'était le cas, j'ai pas de raison encore de faire de la marmelade avec ta tête. Alors sois docile petit. Et surtout... Dis tout ce que tu as vu. Le reste, je m'en contre carre. Ce que je veux savoir, c'est si tu savais que tu vas des vampires ou non. Tu t'interrogeras plus tard, peut-être, sur pourquoi t'as tant envie de me parler. D'ici-là, je serais peut-être plus dans ta mémoire. Ça va aller, vous êtes en sécurité. Ah ah ah, j'ai beaucoup d'humour...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Couper la bande || Ilya   

Revenir en haut Aller en bas
 

Couper la bande || Ilya

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Une bande de voyous sème le trouble à Royan
» VITE un truc pour couper le lait...
» Le vol de bande passante
» Bande passante
» Association Normande de Bande Dessinée

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
≡ RAISE HELL. :: FAR FROM ANY ROAD :: out of the furnace :: flashback-