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 – if i had a heart. (major)

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werewolf ○ bad moon rising
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MessageSujet: – if i had a heart. (major)   Sam 3 Sep - 17:44


MAJOR TITUS BATES
HEAVEN KNOWS, WE BELONG WAY DOWN BELOW
○ âge › trente-six ans. il semble pourtant que ces dernières années soient, physiquement, passées bien plus lentement. ○ date et lieu de naissance › le trois février mille neuf cent quatre-vingt, à blackwater falls. il n'y a cependant vécu que durant les quatre premières années de sa vie, avant que ses parents ne déménagent à calgary. ○ profession › mercenaire et tueur à gages de professions actuelles, il a un passif regroupant nombre de petites activités illégales et de jobs à tout va. disons qu'être dans les clous aux yeux de la loi, ça n'a jamais été trop son truc. ces dernières années, il s'est également retrouvé avec quelques contrats sur des têtes de créatures surnaturelles ; ce n'est pas ce qu'il préfère, mais il n'est pas du genre à refuser une paye grasse. il lui arrive également de participer à des combats de boxe illégaux. ○ situation amoureuse › brisé. encore fiancé il y a quelques années, tous ses rêves sont partis en fumée après une soirée qu'il n'est pas près d'oublier — après qu'elle a décidé, à sa suite, qu'ils n'avaient plus rien à se dire. désormais seul, il tombe parfois dans des lits inconnus, sans grand lendemain. pourtant, il semble que son coeur se soit arrêté il y a quatre ans de ça, quand elle l'a laissé, et qu'il n'ait depuis jamais redémarré. ○ orientation sexuelle › hétérosexuel, et ce n'est pour lui plus à prouver — bien qu'il soit tout à fait ouvert, dans l'idée. ○ situation financière › moyenne. ses contrats paient plutôt bien, mais il n'est pas du genre à dépenser inconsidérément. il entasse ses économies sur des comptes à différents noms, et pour le reste, il se comporte d'une vie des plus modestes. ○ groupe › bad company, lycanthrope de son état, depuis quatre ans déjà. ○ avatar › jensen ackles. ○ crédit › tumblr mon ami.
haunted hearts – (01) Major, ç'a toujours été un concentré instable, prêt à exploser. Il est né avec les poings en feu et la colère sourdement coincée dans la gorge, et il ne s'est toujours canalisé qu'à grand peine. Pourtant, il a toujours su faire la part des choses, et il est plutôt rare qu'il cède à ses impulsions premières. Jusqu'à il y a quatre ans, tout du moins. Si les choses sont aujourd'hui différentes, il est cependant toujours loin d'être dépourvu de conscience, et sait parfaitement garder les phalanges dépliées lorsque ce n'est pas le moment de frapper. Disons simplement qu'il a cessé de faire des efforts à tout bout de champ, et que sa violence est désormais assimilée et acceptée. Après des années à ne faire que flirter avec la ligne, il l'a finalement franchie — et de son plein gré. Désormais, mieux vaut se méfier de ses limites, un peu trop basses et un peu trop faciles à franchir. (02) Il a déjà été plus sociable et plus léger. Gamin, il était toujours sur la tangente, mais savait sourire et plaisanter. Ce n'était certainement pas le premier à faire une blague, ni le bout-en-train des soirées, mais il avait sa manière à lui de s'amuser — et ça semblait suffire à ceux qu'il appréciait. Au début de sa vie adulte, il a été attiré par son côté plus sombre, et a tenté de ne pas couler. Il a bien failli se laisser entraîner, mais elle l'a sauvé. Il avait besoin d'un point de repère, et elle l'a été autant qu'il n'a pu, par la suite, l'être pour elle. La pente est devenue moins glissante, et le fond du ravin s'est fait soudainement moins happant et moins attirant. Jusqu'à ce qu'il y a quatre ans, il ne se fasse violemment agresser. Depuis, Ness l'a laissé, et les parois de son instabilité sont devenues plus glissantes que jamais. Il a roulé au fond du gouffre, et il n'a jamais réussi à en remonter. Et à dire vrai, il n'est plus certain de vouloir vraiment recommencer à lutter pour essayer. (03) Il n'a peut-être pas fait d'études, n'est peut-être pas issu d'une grande famille ou n'a peut-être pas reçu d'éducation riche et raffinée, mais ça ne l'empêche pas de savoir penser. Il est loin d'être le dernier des abrutis, et son instinct est bien souvent le tremplin qui lui permet de compenser ce qu'il n'a pas pu apprendre. Cependant, ces lacunes restent une petite tache dans sa fierté, et s'il y a bien une chose qu'il déteste, c'est qu'on tente de le manipuler. Dans le fond, il sait que ça n'a rien à voir avec son éducation ou son statut, et que même les grands se retrouvent aux prises avec les manigances ; pour autant, le savoir ne l'empêche pas d'avoir purement et simplement l'impression d'être pris pour un con lorsqu'on essaie de le duper. Et il n'aime pas ça, le Bates — il n'a jamais aimé. Il est plus lucide qu'il n'y paraît, et pour l'embobiner, faut y aller. S'il fait quelque chose pour quelqu'un, c'est de son plein gré, parce qu'il l'aura décidé. Et pour ceux qui tenteraient de jouer avec le feu, ils apprendront bien vite que les secondes chances n'existent pas. Et que dans le cas de Major, la méfiance et la distance sont parfois d'excellents substituts à la violence débridée. (04) Les paris, il baigne dedans depuis tout petit. Son père était un parieur et un joueur compulsif — et c'est d'ailleurs ce qui a fini le perdre. Major n'était donc pas vieux lorsque son géniteur a commencé à vouloir lui apprendre quelques petits trucs, pour ce qu'il y avait à apprendre. Grand amateur de combats illégaux, il l'a emmené dans ces foules peu fréquentables beaucoup trop tôt, et durant beaucoup trop longtemps. Ce milieu est devenu une seconde nature pour le jeune Bates, qui y a par la suite passé beaucoup de son propre temps. Pourtant, il a toujours été bien plus raisonnable que son paternel, et n'a jamais fait de paris profondément stupides, qui auraient pu conduire à sa ruine. Il sait jouer, il comprend la manière dont les choses fonctionnent, et il sait soupeser chacune de ses décisions. Ça lui a très bien réussi, pendant une époque — et il était au bord de virer un petit peu trop accro, avant de rencontrer Ness. Lorsqu'il s'est posé, il a fini par laisser progressivement le jeu de côté. Quand tout a foiré, il s'est simplement remis à parier, et a tenté de se modérer. Il essaie cependant de lutter contre cette tendance actuelle à l'addiction que son père semble lui avoir laissée, mais les jours sombres qu'il traverse ces dernières années ne sont sérieusement pas pour l'aider. Qui plus est, il s'est surtout mis à enfreindre une règle qu'il avait pourtant toujours respectée : parier, oui ; jouer, jamais. Aujourd'hui, il ne se prive plus, et combat lorsqu'il peut. Ça n'a rien à voir avec l'argent, cependant : ça lui fait du bien et ça le défoule, tout simplement. (05) Après s'être remis physiquement de son agression, il y a quatre ans, il a erré pendant quelques mois, sans trop savoir dans quelle direction s'enligner. Sauvage et violent, du genre à ne plus savoir retenir ses coups, sa colère et sa violence débridée, il s'est bien trop facilement laisser influencer par la bête qui vivait désormais au fond de ses tripes. Et c'est dans cet état que ses premiers contrats de tueur à gages ont fini par le trouver. Bien que son efficacité dans le milieu ne soit jamais particulièrement louée, elle n'est pas non plus mise en doute. Il a parfait l'illégalité de ses activités en se vendant plus largement comme mercenaire, exécutant tous les sales boulots qu'on le paye à faire. Ces deux facettes de sa vie sont devenues son principal moyen de canaliser la furieuse violence qui guide ses pas depuis quatre ans déjà. Ça lui permet de rester dans les clous le reste du temps, et d'éviter de menacer de déraillement à tout instant. Pour autant, son allégeance ne va qu'à lui-même et à sa survie, et il n'est pas du genre à se mêler de toutes les petites manigances que tout le monde peut bien faire dans l'ombre. Il se contente de faire le boulot qu'on lui donne, et ça s'arrête là.

all these things – en plus de ses activités professionnelles violentes, il est obligé de passer ses nerfs dans le sport à longueur de journée. il court régulièrement, et il n'est pas rare qu'il fasse de la musculation chez lui, pour ne pas avoir besoin de dépenser quoi que ce soit. mais ce qu'il préfère, c'est aller au gymnase, et boxer. il a toujours un canif au fond des poches. et dans le genre un peu plus menaçant, il garde toujours au moins un couteau de chasse à sa cheville, et une lame accrochée à l'arrière de sa ceinture, sous sa veste. simple question de sécurité. il possède plusieurs cicatrices parallèles sur l'épaule droite, deux autres sur l'arrière de l'avant-bras, toujours droit. sur ses bras, c'est tout ce qu'on voit. mais son t-shirt cache les quatre griffes alignées qui ont barré son torse, et le fouillis de marques qui ont lacéré son dos. rien de beau à tout ça, et ça continue de hanter ses nuits. il dort mal, et ce presque tous les soirs. pourtant, pas question de prendre des médicaments pour changer ça. paradoxalement, l'addiction à ces substances lui fait trop peur, et il préfère encore revivre ses cauchemars pendant des heures, les yeux vrillés sur le plafond fissuré. il est méfiant comme pas deux, et n'est plus vraiment des plus bavards. il a toujours un morceau de bois plus ou moins taillé au fond de sa poche, témoin de son activité fétiche en cas d'ennui. tailler des figurines, ç'a toujours été son truc. s'il n'était franchement pas doué au début, il a progressé avec le temps, et ne se débrouille aujourd'hui pas trop mal. c'est pas du grand art, mais ce n'est pas ça le plus important : tant que ça lui change les idées, il n'est pas très exigeant. et au moins, il a toujours quelque chose à offrir à sa soeur lorsqu'il va lui rendre visite. il est orphelin depuis trois ans maintenant. son père est mort lorsqu'il avait dix-huit ans, quelques mois à peine avant qu'il ne se fasse virer de chez lui par sa mère — soucieuse de le voir suivre le même chemin que son père, et le mettant au pied du mur. mère qui, elle, a rendu l'âme il y a trois ans, des suites d'un cancer des poumons particulièrement agressif. elle fumait trop, qu'il paraît — c'était le stress, qu'elle disait. depuis, il ne lui reste que sa soeur, à qui il rend visite régulièrement. il est extrêmement protecteur envers sa cadette, et ce depuis toujours. faut dire ce qui est : on lui a demandé beaucoup trop tôt de s'en occuper pour qu'il n'en soit autrement. il l'a pratiquement élevée, et aujourd'hui, il conserve à son égard une bienveillance et une inquiétude naturelles à toute épreuve. gene, c'est le témoin de sa loyauté sans faille envers ses proches ; témoin que lorsqu'il aime, il n'y a rien, absolument rien, qu'il ne ferait pas. il est plus soucieux des autres qu'il ne voudrait pourtant le faire croire, et avoir sa sympathie et son affection est un atout de qualité. mais trahissez-le, et vous n'entendrez plus jamais parler de lui pour vous supporter, de quelque manière que ce soit. il n'aime pas être sous les feux des projecteurs. rester dans l'ombre des gens lui convient parfaitement. il n'a aucune envie de se retrouver derrière les barreaux un jour, bien qu'il ait tout à fait conscience de l'illégalité de ses activités. disons simplement que si vendre des informations pourrait un jour sauver sa peau, il ne s'en privera pas. se faire enfermer pour des idéaux, ça n'a jamais été sa tasse de purée, et question loyauté, ça va plutôt du côté de la liberté et du porte-monnaie. il a les oreilles qui traînent, les yeux qui observent. loin d'être un petit espion et de se mêler de ce qui ne le regarde pas, il est cependant du genre à enregistrer ce qui passe à sa portée, par instinct. après tout, qui dit que ça ne lui resservira pas un jour ? il tourne au café, et ne tombe jamais dans des spirales alcoolisées. il déteste se sentir perdre ses moyens à cause de la boisson, et se sait déjà suffisamment borderline en temps normal pour ne pas avoir envie de jouer avec sa chance de posséder ne serait-ce que les miettes d'un self-control lorsqu'il est sobre. avec lui, faut savoir s'arrêter. il n'y a pas de signes avant-coureurs à une colère, et lorsque le poing part, son visage est aussi fermé qu'il ne l'était la seconde d'avant. il n'a jamais tenté d'apprendre à contrôler la bête en lui. à part maîtriser les moments de ses transformations hors pleine lune, il la laisse complètement l'envahir depuis qu'il a compris ce qu'elle était. elle est dans ces tripes, dans ses veines, elle l'influence au quotidien ; le borderline est devenu l'animal, et il n'a pas prévu de faire quoi que ce soit pour s'en empêcher. il cuisine plutôt bien, mais n'a pas pris le temps ou la peine de le faire depuis des années. il se nourrit de fast-food et de mal-bouffe, et n'a aucune régularité dans ses prises de repas — hormis peut-être la fringale du beau milieu de la nuit, qui ne manque jamais de l'agiter. il possède une chienne, bethsabée, un rottweiler particulièrement bien dressé mais ayant tendance à pouvoir devenir extrêmement agressif si son maître le lui ordonne ou est menacé. lorsqu'il se transforme, il laisse bien généralement le chien enfermé à l'écart de lui, ou aux soins de quelqu'un d'autre ; ceci étant, il n'était qu'un chiot lorsqu'il l'a recueilli — déjà contaminé, lui. le chien s'est donc habitué, et est profondément soumis au loup, ne lui cherchant jamais d'ennuis, et s'empêchant ainsi une mauvaise fin lorsqu'il se retrouve en sa présence. avant bethsabée, il possédait un pitbull, baptisé creon. le chien fut tué froidement lors de l'agression qu'il a subie il y a quatre ans. il est fortement allergique aux fruits rouges. le genre d'allergie qui ne vous fait pas passer par la case « hôpital », et qui vous fait sortir de chez vous les pieds devant, directement. major, il a beau être capable d'écouter tous les types de musique, il n'est réellement sensible qu'au blues. le seul genre de mélodie capable de faire passer le bruit qu'est la musique à un véritable plaisir pour ses oreilles — la seule chose qu'il mettra de son plein gré. tout le reste n'est, pour lui, guère plus intéressant que le silence.
○ quelle est ta position par rapport au surnaturel ? › Durant de très longues années, il a complètement ignoré l'existence de cet univers. Il a grandi à l'écart de tout ça, et a toujours su cloisonner rationnellement tout ce qui s'y rapprochait, pour continuer de pouvoir prétendre à ne pas y croire. Et puis il y a quatre ans maintenant, il a découvert que sa fiancée de l'époque lui avait habilement caché son jeu — vampire de son état. Il a mis un temps à accepter ce qu'elle était, mais n'a pas vraiment réfléchi avant de lui dire que ça ne changerait rien. L'idée que quelque chose d'autre existait a commencé à s'installer dans sa tête, mais n'a pas eu le temps de s'y implanter calmement : quelques semaines à peine après cette première révélation, ils ont subi une violente agression, suivie de leur rupture. Et ça lui a pris quelques mois, au Bates, pour comprendre ce qui lui était vraiment arrivé — quelques mois pour piger que cet espèce d'énorme chien qui lui avait lacéré le dos et qui l'avait sauvagement mordu pour l'empêcher de bouger, à peine retenu par les étranges hommes desquels il était accompagné, n'était en réalité pas un chien. Ça lui a pris longtemps avant de comprendre que l'aspect hors du commun de Ness était la raison pour laquelle tout ça leur était arrivé, et qu'il était désormais condamné à se changer à la pleine lune en partie à cause d'elle. Il n'a pourtant jamais tenté d'aller la confronter à ce sujet, malgré la rancoeur et la colère qui bouillent dans ses veines. Et aujourd'hui, s'il a parfaitement conscience de l'existence du surnaturel, ça n'en reste pas pour autant sa tasse de purée : s'il a des contrats qui lui sont associé — en raison de sa nature quelque peu altérée —, il n'en est pas pour autant un friand adepte. Il sait ce qu'il faut savoir, se renseigne suffisamment pour s'en sortir lorsqu'il sait qu'il va s'y retrouver mêlé, mais n'a aucune envie de mettre les deux pieds dedans, à durée indéterminée. Tout ça, ç'a toujours été contre son gré. S'il ne se prendra jamais à chasser les créatures, il sait comment les tuer — sait comment tuer les choses comme lui. Les chasseurs, quant à eux, ne lui font ni chaud ni froid, bien qu'il s'en méfie comme de la peste et du choléra à la fois. Tant que ce n'est pas après lui qu'ils courent, il leur fout bien volontiers la paix.
○ pseudo › blue walrus. ○ et à propos de toi ? › bethsabée me possède à la nuit tombée, et je deviens faible à cause d'elle. LOOK WHAT SHE MADE ME DO. (et j'devrais arrêter de faire des blagues sur le sujet si j'veux pas qu'un jour elle vienne vraiment se venger ) ○ comment t'es arrivé ici ? › chuis tombée au fond d'un trou, et j'ai jamais trouvé la sortie. ○ un dernier mot ? › je sais, je sais, jensen sur du spn, woot woot, bravo à moi pour l'originalité.   
fiche (c) blue walrus
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MessageSujet: Re: – if i had a heart. (major)   Sam 3 Sep - 17:44

≡ février 1980 – Naissance de Major Titus Bates, à Blackwater Falls. La famille Bates déménagea à Calgary à ses quatre ans. L'enfance qui s'en suit est sans grands heurts, encadrée d'une mère travaillant jour et nuit d'arrache-pied pour financer le foyer, et d'un père parieur et joueur compulsif qui traîne son fils avec lui dans ses activités, au lieu de rester chez eux pour le garder. ≡ avril 1990 – Naissance de Gene Bates, soeur cadette de Major. Ne pouvant emmener ses deux enfants à sa suite dans ses paris, le père commence à se déplacer seul, laissant Major s'occuper de sa soeur. ≡ juin 1998 –  Mort du père, rattrapé par ses dernières années infructueuses en gain, et par les dettes qu'il a accumulées. Major quitte la maison peu de temps après, chassé par sa mère qui n'appréciait pas de le voir, lui aussi, régulièrement parier, et suivre la même voie que son père. ≡ mars 2002 –  Intégration de Major à un club de motards baignant dans toutes sortes d'activités illégales, au nord des États-Unis. Il devient dès lors leur homme à tout faire, spécialisé dans les escortes et les suppressions des témoins gênants. ≡ septembre 2007 – Rencontre avec Ness Abernathy. Elle et Major se mettent rapidement ensemble, et parviennent contre toute attente à canaliser les pulsions borderline de l'autre. Ils quitteront leurs vies délinquantes respectives au bout d'un an pour voyager, avant de finalement s'installer dans le New Hampshire. ≡ août 2012 – Au bout de plus de quatre ans et demi de relation, Major découvre finalement la nature de vampire de Ness — et, par là même, l'existence du surnaturel. Le choc surmonté, il décide de la demander en mariage pour lui prouver que, pour lui, ça ne change rien. Mais quelques semaines à peine après leurs fiançailles, des vampires de l'ancien nid à la jeune femme la retrouvent, et se mettent en tête de lui faire comprendre de ne pas se frotter à n'importe qui en pensant s'en tirer sans conséquence. Le couple subit donc une violente agression, dans leur appartement. Ness se montrant un peu trop farouche, la cruauté monte d'un cran, et les vampires laissent le « chien » qui les accompagnait s'en prendre à Major pour se venger. Ils ne s'en tirent qu'à grand-peine et se séparent quelques jours plus tard, incapables de surmonter ce qui leur est arrivé. ≡ février 2013 – Après plusieurs longs mois à ne pas comprendre ce qui lui arrive aux alentours de la pleine lune — car ignorant, à l'époque de l'agression, que la bête qui s'en est pris à lui n'était pas purement animale —, Major découvre finalement sa nature de loup-garou. Retombé dans les contrats de mercenariat depuis sa rupture avec Ness, il se voit alors offrir ses premières cibles surnaturelles. ≡ septembre 2016 – Temps présent, retour à Blackwater Falls pour un contrat, et pour une visite à sa soeur.


    PART ONE – THE ONE THAT GOT AWAY / calgary, canada (1999)

« Je veux que tu reviennes à la maison. » Couché par-dessus les draps sous lesquels la petite est enfouie, le jeune homme la regarde. Un sourire triste s'arrête à la commissure de ses lèvres, alors qu'il laisse ses doigts flirter avec une boucle sombre, tombée sur le front pâle. « J'peux pas. » « Mais pourquoi ? » Il se mord les lèvres, un instant. Ses yeux se plissent dans l'obscurité que la petite lampe de chevet ne parvient pas à chasser. La fenêtre ouverte, par laquelle il est entré, laisse un courant d'air faire voleter les rideaux. Il lui a interdit de sortir de sous la couverture, de peur qu'elle n'attrape froid. Comme d'ordinaire, il la couve sans doute trop, incapable de s'en empêcher. Il ne l'a jamais désirée, sa petite soeur ; mais lorsqu'elle est arrivée, il n'a pas eu d'autre choix que d'apprendre à s'inquiéter pour elle — d'apprendre à l'aimer. Leur père l'a laissé derrière pour s'occuper de Gene, et aller parier en paix. Et même si elle est loin, désormais, la petite poupée trop jeune pour faire autre chose que pleurer et crier, dans les bras d'un gamin qui n'a absolument aucune idée de la manière dont s'y prendre pour la calmer, même si elle a grandi, et lui aussi, les choses n'ont pas vraiment changé. Pas entre eux, à tout le moins. Pourtant, maintenant, il n'est plus là pour la protéger. Maintenant, il ne peut venir qu'en coup de vent, et repartir comme s'il n'était jamais arrivé. « Parce que maman ne veut pas. Tu le sais. »

Doucement, il sort de sa poche l'enveloppe fermée et pliée. Il la lève entre son regard et celui de Gene pour la lui montrer, avant de la glisser sous l'oreiller. « Comme d'habitude. Tu ne dis rien à maman. Tu gardes ça pour toi, sous ton matelas. » L'argent que j'ai gagné en pariant, cet argent sale dont elle ne veut plus entendre parler depuis la mort de papa. Et il lui sourit, à la petite poupée. Il voit les larmes arriver dans ses yeux, lorsqu'elle comprend qu'il va bientôt s'en aller. Il est venu lui donner ça, comme chaque fois qu'il passe par la fenêtre. Il est venu l'embrasser pour lui dire bonne nuit, et il repartira sans faire de bruit. Parce que depuis que papa n'est plus là, et depuis que maman a compris qu'il commençait à commettre les mêmes erreurs, elle veut plus de lui sous son toit. C'est comme ça. « Repose-toi. » La lumière se ferme. Un baiser final se pose sur un front frais, les doigts se glissent une ultime fois dans les petites mèches douces. Le temps que ses yeux s'habituent à l'obscurité, il a déjà enjambé le rebord de la fenêtre. Et lorsque le battant se referme, un petit sanglot fend l'obscurité qu'il a laissée derrière lui. Je reviendrai. C'est promis.

    PART TWO – LOCK ME UP / detroit, usa (2007)

Quelque chose, en elle, diffère de tout ce qu'il a pu rencontrer jusqu'à lors. Et il ignore s'il s'agit de sa grâce étrange teintée d'une sauvagerie pour le moins sentie, ou si ce n'est que son regard et son attitude, à des années lumières de ceux de toutes les filles qu'il avait fréquentées aussi loin que ces souvenirs ne puissent remonter. Mais celle-là, à dire vrai, il ne la fréquentait pas. Celle-là, il ne l'avait pas trouvée dans un bar, après quelques verres, et il n'était pas rentré en sa compagnie pour le simple plaisir de passer une nuit au chaud dans une paire de bras, avant de retourner dans le froid du quotidien une fois arrivé au petit matin. Cette fille-là, il ne la voulait pas comme ça. Et à dire vrai, il ne savait encore pas ce qu'il voulait. Il ne la connaissait pas, ne savait rien d'elle si ce n'était d'un surnom par lequel il lui avait fallu l'appeler lors du boulot qui les avait forcés à se rencontrer — Ness. Sûrement l'abréviation de Vanessa.

Ness. Elle attendait là, plantée contre ce mur, l'air visiblement prête à filer à chaque seconde. Prête à s'enfuir, et à laisser tomber cette idée folle d'accepter de boire un verre avec un type qu'elle n'avait vu qu'une fois — et pendant un boulot, qui plus est. Pourtant, elle restait là. À regarder furtivement autour d'elle, l'air prête à se jeter à la gorge du premier qui oserait lui adresser un mot de travers. Mais les gens l'ignorent, passent à côté d'elle comme si elle n'existait pas. Il n'y a que lui qui, un peu plus loin, laissant sa moto derrière lui et s'approchant à pas lents, la fixe. Elle finit par l'apercevoir, et tourne alors sa silhouette fermée vers lui, les bras croisés sur la poitrine. Il n'est pas en retard, et ils le savent tous les deux — pas la peine, donc, de s'énerver. Et elle hausse doucement les sourcils, la nerveuse, regardant autour d'elle d'un air farouche. « Sérieusement ? Ici ? » « C'est le meilleur bar du monde. » se contenta-t-il de lâcher, ouvrant la porte pour la laisser s'approcher et entrer. Elle s'exécute avec un regard méfiant, visiblement peu convaincue par ce qu'elle trouvera à l'intérieur. Et lorsqu'ils entrent, ça lui prend une seconde, à la blondinette, avant de se tourner vers lui et de lui lâcher quelques mots. « C'est le pire bar que j'ai jamais vu. » Il ne peut s'empêcher d'avoir un sourire en coin, sans répondre, l'invitant d'un signe de tête à le suivre. Ils circulent entre les tables, laissent le bar derrière eux. Et, finalement, franchissent une petite porte, dissimulée au fond de la salle.

Lorsqu'ils entrent, elle ralentit un peu le pas et regarde autour d'elle. Il ne peut s'empêcher de lui jeter un coup d'oeil rapide, s'approchant du sac de boxe d'une des nombreuses machines à coups de poing disposées là. À croire qu'ils avaient pillé une fête foraine pour faire leur trou ici, avec tous ces trucs qu'on ne trouvait nulle part ailleurs. Dix fois mieux que le billard, vingt fois mieux qu'une bière à se regarder dans le blanc des yeux. Et son sourire s'élargit alors qu'il voit la mine agréablement surprise dérider les traits farouches de la jeune femme. « J'te l'avais dit. Meilleur bar du monde. » Il laisse tomber sa veste de ses épaules, la posant sur la chaise d'un jeu d'arcade affiché en panne. « Celui qui perd paye toutes les tournées. » À la voir, il sait qu'il n'aura probablement pas besoin de la jouer gentleman. Depuis le premier jour, elle dégage quelque chose d'impulsif et de destructeur, quelque chose de sauvage et d'attirant. Et il hausse doucement le menton, détendu, peu soucieux de perdre ou de gagner. « Vendu. »

Elle n'est pas comme les autres, et il le sait. Elle n'est pas comme les autres et quelque chose, en lui, se demande s'il doit en être heureux ou inquiété. Mais dans un cas comme dans l'autre, c'est décidé : il n'est pas question de la laisser filer.

    PART THREE – JUNGLE / portsmouth, usa (2012)

Non. Non. Non.

Les cris restaient bloqués dans sa gorge. Le sang et les larmes de douleur se mêlaient, brouillant sa vue. Il aurait voulu les chasser d'un revers de main, empêcher ses yeux d'en être atteints. Pourtant, il était incapable de bouger. Les deux pattes du chien étaient fermement posées sur son dos lacéré. Et il sentait ses forces l'abandonner progressivement, alors que la créature bavait au-dessus de lui, et approchait sa gueule béante de son visage. Il ne la voyait plus, ne l'entendait plus plus. Tout ce qu'il était encore capable de distinguer, c'était le coup que le type resté à côté de lui mettait à l'énorme bête pour l'empêcher de faire davantage de dégâts. Tout ce qui lui parvenait, c'étaient les hurlements enragés de Ness, un peu plus loin. Les ricanements des types qui continuaient de lui faire vivre l'Enfer, et ses cris. Encore, et toujours, ses cris.

Il en a trop vu, il en a trop entendu. Les histoires de vengeance, il a pensé qu'ils y échapperaient — et il y a vraiment cru. Mais fallait croire que le passé finissait toujours par rattraper les âmes en fuite. Par leur faire payer l'affront causé, et par leur rappeler que dans la vie, rien n'était gratuit. Les images de l'entrée fracassante de ces types dans leur appartement, quelques trop longues minutes auparavant, lui tournaient en boucle au fond de l'esprit. La manière dont leur bête, trop grosse et trop agressive pour être un simple chien, avait arraché la gorge de Creon d'un coup de dents. La manière dont les types l'avaient neutralisé, lui, presque trop vite pour que ce soit normal — la manière dont, ensuite, on l'avait laissé en pâture à cet animal. Peut-être, sans l'orgueil et la folie, auraient-ils pu s'en sortir sans trop d'accrocs, avec leur seul appartement braqué, et les marques de quelques coups très justement placés pour empêcher le Bates de tenter quoi que ce soit, et pour visiblement rappeler à la belle Abernathy de ne pas se frotter à n'importe qui. Mais la sanction pour l'affront que Ness leur avait — d'après leurs dires — fait était inévitablement tombée, plus cruelle qu'elle ne le méritait.

Il avait fallu que les choses montent en violence — encore et toujours. Il avait fallu que la nature humaine s'en mêle, et que les sauvages ne soient plus capables de s'arrêter, savourant leur vengeance avec plus de bestialité que nécessaire. Ness leur avait tenu tête, et ils avaient riposté. Ils s'étaient sentis obligés de la blesser encore un peu plus à travers lui, et ils avaient crié : « mords ». Le chien avait mordu, sauvagement, broyant une clavicule sous ses mâchoires puissantes. Le hurlement du Bates avait déchiré l'air, long et agonisant, alors que la bête secouait la tête sans lâcher, comme persuadée de pouvoir arracher le bras et le torse avec.

Quand finalement le supplice s'était arrêté, il n'était plus capable de rien. On avait foutu quelques coups à la bête, au-dessus de lui — il le savait, car le jappement avait remplacé le grognement dès que les crocs s'étaient desserrés de sa chair.  Il aurait voulu pouvoir encore se débattre, avoir la force de se défendre. De se lever et de l'aider, la protéger, la sauver. Mais le sang l'étranglait, la douleur l'assommait. Et il sentit finalement les griffes du chien se détacher définitivement de son dos, au milieu des vagues de souffrance. Libre.

Il remua à peine. Aucun son ne s'échappa d'entre ses lèvres alors qu'il les entrouvrait, laissant l'hémoglobine en couler à ses commissures. Il cligna des yeux, se força à tenter de distinguer ce qui pouvait l'être. Et il ne saurait jamais si c'était lui qu'elle regardait, étendue un peu plus loin. Le monde se troubla, la réalité s'estompa. Et bientôt, rien ne lui resta plus que les cris. Stridents, désespérés. Gravés au fond de son esprit, pour le reste de sa vie.

    PART FOUR – THE BEAST / vancouver, canada (2013)

Les dents serrées, il laisse ses pieds le traîner jusque dans la petite salle de bain. Il n'a pas pris le temps d'enfiler autre chose qu'un pantalon — et pour quoi faire, de toute façon ? Sa main découvre son abdomen ensanglanté alors qu'il arrive devant le miroir. Saloperie. La plaie était douloureuse mais pas mortelle, il le savait. La balle ne s'était pas enfoncée très profondément sous la chair, et n'avait rien touché de vital. Pourtant, elle lui faisait un mal de chien. Le genre de mal qu'il ne se souvenait plus avoir ressenti depuis plusieurs mois à une blessure — le genre de douleur qui lui faisait dire que quelque chose clochait. Tandis qu'il attrapait une serviette pour la plaquer sur la plaie, il essaya de rassembler ce dont il se souvenait : en vain. Chacune des transformations lui laissait une véritable page blanche, et il était parfaitement incapable de se souvenir ce dont sa nuit avait été constituée. Mais de toute évidence, il s'était frotté à quelqu'un qui ne l'avait pas manqué. Quelqu'un qui avait trouvé une arme pour lui faire mal — vraiment mal. Et les réminiscences de quelque lecture hasardeuse sur le sujet de sa condition lui revinrent, alors qu'il fouillait d'une main dans les petites placards de la salle de bain du motel : l'argent. Les bêtes comme lui craignaient l'argent.

Il sortit sa minuscule trousse de secours, l'ouvrant du bout des doigts, tenant toujours la petite serviette de son autre main. Il aurait de quoi extraire grossièrement la balle, et se recoudre encore plus grossièrement. Il allait s'en tirer — même si ce truc était visiblement fait du seul métal capable de véritablement le blesser. Il aurait mieux valu que Maddie soit là, qu'elle puisse le recoudre avec son habituelle dextérité professionnelle. Mais il l'avait laissée derrière pour lui éviter tout ça, et il n'y avait pas l'ombre d'une chance pour qu'elle survienne soudainement dans la salle de bain microscopique où il s'était finalement assis, prêt à s'opérer d'urgence et sans anesthésie. Personne ne viendrait. Ness était partie. Et après elle, il avait tourné le dos à tous ceux qui s'étaient présentés sur sa route les temps qui avaient suivi, lorsqu'il avait découvert ce que signifiaient vraiment ses occasionnels blackout nocturnes. Il n'osait plus retourner voir Gene, avait laissé Madison dans une chambre de motel avec sa part de payée ; et chaque jour qui passait, il se demandait ce qu'il advenait de la petite vampire qui, finalement, avait réussi à l'attirer dans les filets de cette vie inhabituelle qu'il n'avait ni condamnée ni réclamée. Aujourd'hui, il n'y avait plus personne. Il était seul — il l'avait choisi. Et à chaque foutue journée qui passait, il ne pouvait s'empêcher de se dire que dans le fond, il avait sûrement bien fait — dans l'fond, elle aussi avait sûrement eu raison de le laisser.

Il se força à inspirer profondément et à se concentrer, laissant la douleur refluer progressivement pour ne devenir qu'une sensation lointaine, presque en filigrane. Ce n'était pas la première fois qu'il était obligé de se soigner, et ce ne serait certainement pas la dernière ; mais depuis qu'il avait été agressé, c'était la première fois qu'il se prenait à penser qu'en fin de journée, tout ne serait pas revenu à la normale, comme si rien n'avait jamais été.

    PART FIVE – BEAT THE DEVIL'S TATTOO / winnipeg, canada (2016)

Son nez saignait, ses phalanges le brûlaient — pourtant, rien de tout ça ne comptait vraiment. Il était sorti du petit cercle formé par les parieurs enragés sans un mot, les épaules voûtés, attrapant au passage le t-shirt qu'il avait abandonné au sol en entrant dans son combat, le balançant sur son épaule sans l'enfiler. Dans son dos, les quelques potes du type qui était passé sous ses poings relevaient leur copain, essayant de vérifier sa conscience et de s'assurer qu'il tiendrait réveillé suffisamment longtemps pour échapper au courroux des perdants de la soirée. Tout le monde s'échangeait les billets, et ceux qui avaient les poches finalement vidées tiraient une tête de trente pieds de long, pensant visiblement à se reconvertir en quelque chose de moins hasardeux que deux êtres humains pris de furie.

Alors qu'il déroulait les bandes d'autour de ses mains, machinalement, s'éloignant de la petite clairière humaine qui attendait les prochains combattants, il sentit une présence familière l'observer d'un peu plus loin. Ses yeux se relevèrent instinctivement vers la silhouette, et il ne mit pas longtemps à bifurquer en sa direction. Il enfonça les bandelettes déroulées et ensanglantées dans ses poches, ne prêtant que très peu d'attention à la peau arrachée sur ses phalanges ; de toute manière, tout serait en place dans quelques heures, alors pourquoi s'en faire ? Rapidement, il passa son t-shirt, dissimulant les larges cicatrices qui maculaient son dos et couvraient ses bras. Peu soucieux de se mettre à étouffer de chaud sous la maigre couche de tissu, il vrilla son regard dans les yeux de l'homme qui lui faisait désormais face. Comme d'ordinaire, Javier avait su où le trouver — avait su quand il se présenterait pour flanquer une petite raclée sauvage à quelque gamin dévergondé et un peu trop assuré. Et le Bates devinait l'enveloppe dans la poche intérieure de la veste de son vis à vis, n'attendant que ses mains poisseuses et ensanglantées pour venir l'attraper et la décacheter. Rapidement, les doigts de l'hispanique se faufilèrent dans la fente créée par la fermeture éclair ouverte jusqu'au ventre. Et pas une seconde le loup ne s'inquiéta des éventuels regards posés sur eux, ou de l'attention des curieux. Ce n'était pas la première fois qu'il faisait ça, et ce ne serait pas la dernière ; tout le monde continuait de croire que ce type n'était qu'un parieur ordinaire, avec lequel le combattant faisait l'affront de miser. La vérité, tout le monde l'ignorait. Et la vérité, personne n'en avait besoin pour dormir à poings fermés.

« Joli combat. » La main du Bates se referme sur l'enveloppe qu'on lui tend. Et dès que les doigts de l'autre ont lâché ce qu'ils portaient, il tourne le dos et se faufile dans la foule pour s'en aller. Sans rien répondre ni ajouter, le colosse se dégage des badauds qui se resserrent vers le coeur de la salle en vue du prochain combat. Rapidement, ses pas le font sortir du petit entrepôt abandonné que, tous les jeudi, les gardiens de nuit grassement payés évitaient d'inclure dans leur ronde. Et à peine le pied posé dehors, à peine le sifflement échappé d'entre ses lèvres, le rottweiler assis un peu plus loin se lève pour s'approcher, et se met à trottiner à ses côtés. Machinalement, il essuie son nez d'où perle encore un peu de sang, frotte ses doigts sur son t-shirt. Puis il ouvre l'enveloppe, désireux de savoir où ce contrat-là va l'envoyer.

Mais contre toute attente, c'est un sourcil haussé et un sourire étonné qui se tracent sur ses traits d'ordinaire figés. Blackwater Falls. Il fallait croire que les choses finissaient toujours par le ramener dans ce coin de forêt perdu, où tout avait commencé.

Et une part de lui commençait à croire qu'un jour, c'était là-bas que tout serait aussi voué à se terminer.
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MessageSujet: Re: – if i had a heart. (major)   Sam 3 Sep - 17:55

MON FRERE
Mon héros
Mon protecteur que j'aime
J'suis teeeeeeeellement contente de le voir poper, bb Major Et j'ai hâte de lire la fin de ta fiche, voilà
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MessageSujet: Re: – if i had a heart. (major)   Sam 3 Sep - 18:20

Oooh le voilà le chiot 8D ♥
Que dire de ton choix de vava ♥_♥

Rebienvenue chez toi ♥ bonne chance pour la fin de ta fiche *pompom* *devrait aller continuer la sienne d'aileurs è_é*
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MessageSujet: Re: – if i had a heart. (major)   Sam 3 Sep - 20:01

JENSEN cet homme est le premier gros crush de ma vie de quand j'étais jeune y a presque 12 ans comme ça va être la saison 12 de spn ca me rajeuni pas entre lui et Richard tu aimes jouer mes gros crush
Rebienvenue chez toi et il nous faudra un rp hein ily
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MessageSujet: Re: – if i had a heart. (major)   Sam 3 Sep - 20:01

J'étais pas pressé de te voir arriver toi empêcheur d'emmerder Gene en rond

Soigne ton cholestérol que je puisse becter tranquille
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MessageSujet: Re: – if i had a heart. (major)   Sam 3 Sep - 21:11

la plus belle des petites soeurs, t'es trop cute. ton héros il a une sale allure, mais crois-moi ça lui fait plaisir de voir que tu l'aimes. on s'retrouve en rp très vite.

le dernier dodo, (ouais, je meurs d'envie de faire une blague pourrie sur ton surnom depuis le début /out/) ouiiiii, le voilà le petit chiot. il a pas traîné, t'as vu. merci, en tout cas. bon courage pour la tienne aussi.

la plus belle des maddie du monde, toujours là pour jouer tes crushs, m'dame. /out/ moi ça m'arrange, comme ça on a toujours des liens, et voilà. /out/ of course qu'on se retrouve bientôt en RP, c'est promis. merci en tout cas, ily too. I love you

la sangsue qui n'obtiendra jamais mon seal of approval, checke bien ça, l'ami. *s'enfile un énorme burger bien gras pour rendre Lowell malade* bats les pattes de ma soeur. c'est tout, c'est comme ça. ( I love you)

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MessageSujet: Re: – if i had a heart. (major)   Sam 3 Sep - 23:38

huuuuuuuuuuuuuu.
j'l'aime tellement d'amour major allez, ness va arriver et se faire pardonner
en attendant, allez, viens saigner partout sur le parquet de liam

congratulations !
Oh yeah, ça y est, te voilà validé ! Maintenant que t'as ta couleur et ton groupe, les choses sérieuses peuvent enfin commencer.

Pour commencer, on te suggère fortement d'aller jeter un oeil au registre des avatars, pour être bien sûr qu'on n'aurait pas oublié de le recenser en même temps que de te valider. Après ça, n'hésite pas à visiter toutes les rubriques à gauche, histoire de te familiariser avec le forum, et d'intégrer ton personnage au jeu. Et enfin, si tu as besoin de quoi que ce soit, n'oublie surtout pas que Riley et Tadhgán te sont entièrement dévouées (ou presque), et que leurs boîtes MP sont grandes ouvertes ! I love you

Sur ce, on te souhaite un excellent jeu sur RAISE HELL.
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MessageSujet: Re: – if i had a heart. (major)   Dim 4 Sep - 0:50

MOUAIS, elle est pas super bien partie pour se faire pardonner, dans mon souvenir, mais booooon. c'est pas grave, j'me venge sur le parquet de liam. j'arrive, bouge pas.

merciiiiii t'es adorable, je t'aime, j'ai hâte que ness arrive, c'est tout. à plus dans le bus rp. I love you

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