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 Everyday I'm drink...working - ft. Asmo

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hunter ○ ultraviolence
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MessageSujet: Everyday I'm drink...working - ft. Asmo    Lun 5 Sep - 19:01


Everyday I'm drink...working
   
Asmodée & Hunter


   
Bwah. Depuis combien de temps je n'avais pas été aussi mal au lendemain d'une soirée arrosée? Sans déconner, cela devait remonter à mes quinze ans ou un truc comme ça...C'était loin, et bordel j'aurais franchement préféré ne pas à revivre un pareil supplice. En vrai, mon esprit était si embrumé que j'avais l'impression qu'on l'avait enfermé dans un ascenseur enfumé, manquait plus que le rasta à coté entrain de fumer un pétard carabiné. Quoi? Ma phrase avait aucun sens? Mais qu'est-ce que j'en avais à foutre, j'étais archi dans le mal; je pouvais bien raconter des conneries! A quelle heure j'étais rentré, comment j'avais rallié mon chalet? Wow, trou noir. Putain de frisson d'angoisse; ma BSA ?! Ouais, j'aurais bien pu renverser quelqu'un que limite à l'heure actuelle, ça me semblait moins important...Ouais, aucun respect à cette heure-ci. D'ailleurs ? C'était normal qu'il y ait aussi peu de lumière à ... WHAT? 19h !

Bordel, il faisait pas bon de vieillir...Surtout pour encaisser des cuites monumentales. Rien que bouger un œil m'extirpait autant d'énergie qu'un marathon. Y avait pas de quoi s'affoler. Nan. Rien de prévu, j'étais un mec libre comme l'air. Aucune responsabilité. Mais qu'est-ce que j'avais soif! En ce jour-nuit, j'me jurais de m'alimenter qu'en eau. Une putain de grande première! Fallait au moins ça si j'voulais retrouver mes capacités cognitives...Ouais, cognitives. Même moi j'étais étonné d'avoir retrouver c'mot dans mon cerveau. Preuve que j'étais sur la bonne voie. Encore, fallait-il que j'arrive à lever mon cul de mon canapé et rampe jusqu'à l'évier. Autant dire que j'étais pas rendu. Grogner était la seule chose que j'étais en mesure de faire pour le moment. Quoique, fumer une clope ça pouvait se négocier. Joignant la pensée au geste, je tâtais négligemment mes poches. Vides. Putain! Râlant une nouvelle fois, j'remarquai un truc sur ma main gauche. Une sorte de longue traînée noire...Soudain, un puissant flashback me revint en plein gueule. Le whisky hors de prix, le quadra ambitieux et le démon! Ah ouais, c'était ça qui s'était passé.

20h...Eden's Rest. Ohhh! Merde, j'avais zappé !

Sans comprendre comment, j'parvins à sauter hors de mon lit de fortune et m'élançai dans la salle de bain. En deux-deux, je pris une douche et attrapai les premiers fringues qui me tombèrent sous la main. Au moment où j'enfilai mon jean sans âge sa voix résonna dans ma tête : "pantalon droit...pas de jean." Putain! J'avais pas ça en stock moi! Pourquoi j'avais autant traîné? Ça la foutait mal, j'pouvais pas me pointer en mode : "salut, salut; hier j'étais trop bourré pour avoir retenu c'que tu m'as dis, aller viens on dit que c'est cool quand-même!" Clairement, ça passerait pas! Plus qu'à trouver un truc ouvert où acheter un froc et une chemise qui fasse l'affaire. Puis, cette barbe de baroudeur...Et ces cheveux. Ouais, une heure pour sauver les apparences, c'était presque possible. Au pire, hein...Tant pis. Je sortis en courant-titubant à moitié et partit en direction de la basse ville; en espérant trouver un magasin sur le chemin. Par chance, j'en trouvais un juste à coté du Eden's Rest; tu parles d'une chance de cocu mon pote!

Pas de chichi, pas de temps à perdre; j'attrapai les fringues et m'habillais dans la cabine et me dirigeais vers la sortie de secours la plus proche. Ouais, j'allais les voler. Je sais, c'est pas bien...! J'me rattraperais la prochaine fois!

20h pile, je me présentai au vigile.




   
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MessageSujet: Re: Everyday I'm drink...working - ft. Asmo    Jeu 8 Sep - 13:56

Après une soirée pareille, dormi comme un bébé. Mais alors, j’ai rarement dormi aussi bien et seul. Ce qui s’était passé avait couté le renvoie en Enfer d’un gros coup de couteau mais d’un coté, la suite avait été trop divertissante pour que ça mette un peu de joie dans ma vie relativement monotone malgré mes tentatives de la pimenter un peu. Hunter avait été un bon moyen et mec plutôt sympathique quoique rustre. Autant dire qu’à 6h30 pétante, j’étais debout et en forme. Je n’avais pas besoin de beaucoup de sommeil et ces quelques 4 heures m’avaient amplement suffit, contrairement à Hunter, je ne m’étais pas pris la plus grosse biture de toute ma vie et  j’étais resté tranquillement sur ma petite conso.
J’étais donc sur le pont depuis un moment quand je rejoignais mon bureau du Eden’s Rest aux alentours de 18h 30 avec Simone, ma fidèle assistante personnelle et Grégor, mon gorille à tête de bouledogue préféré. J’avais passé ma journée à régler de menus détails pour le Before the fall et les prochains concerts acoustiques du Eden’s ainsi qu’à prendre les mesures qui s’imposait depuis tout ce qu’il s’était passé avec ce gendarme. Sécurité renforcée et tout le bordel. J’avais même posé des fausses caméra bien visible. Vu le nombre de démons et autres hommes de mains de mon allégeance dans le coin, c’était un peu superflu mais ça rassurait le badaud riche qui venait trainer ses Louboutins ou ses Chopard, jusqu’à chez moi. Après avoir saluer les serveur et le manager du bar pendant leur préparation et m’être intéressé à eux et leur petites vies qui me semblait important de connaitre, je montais à l’étage dans mon superbe bureau dont une fenêtre donnait sur la salle et me donnait un point de vue idéale sur tout ce qu’il se passait et une autre fenêtre donnait sur la rue et sur un magasin de fringue, pas forcément très cher. Je passais la prochaine demi heure à travailler avec Simone sur le prochain menu de l’Eden’s Rest, les nouveaux cocktails qui seraient à la carte dès la semaine prochaine pour la saison d’Halloween. Au bout d’une autre demi heure, aux alentours de 19h30, je me levai et regardai par la fenêtre pour voir mon chasseur préféré, en jean, T-shirt mi propre se ruer dans les avenues. J’éclatai de rire et lança à Simone.

-Oula. Le nouveau barman a le feu au cul, Simone. On dirait qu’il a les chiens de l’enfer aux fesses.

Simone leva les yeux au ciel, elle était plus qu’habituée à mon humour, mais elle avait toujours ce petit sourire qui signifiait que son poste ne lui permettait pas d’approuver mais que c’était rigolo quand même. Je suivis Hunter du regard en souriant, très amusé. Lui, il était pas levé depuis longtemps. Quelque chose me dit que cette bouteille de Whisky hors de prix l’avait complètement ruiné. Petit joueur. héhé.

-Eeeeeet le voilà parti dans la boutique de fringue d’en face…



Il n’avait pas oublié le dresscode, chouette. Putain dans quel état, il devait être. Je haussai les sourcils en le voyant sortir en pantalon noir et chemise par l’arrière de la boutique, dans la petite ruelle. Il avait piqué ces fringues, là! J’éclatai de rire.

-Et il sort par la porte de derrière… Je crois que je vois l’étiquette de sa chemise volée au vent.

Simone pouffa de rire avant de se racler la gorge et de se reprendre. Je lui lançai un coup d’oeil.

-Ca va être un bon barman, j’suis sur.

Simone haussa les sourcils et pencha la tête. Rien qu’à l’air un peu pincé et la sensation que j’avais devant moi une pervenche qu’elle considérait que c’était une mauvaise idée.

-Vous croyez, maitre?

-Simone, simone… Me suis-je déjà trompé en prenant à mon service l’une de ces personnes dont aucun ne veut? hmm?

-Non, maître.

-Ah, tu vois. Bon tu seras gentille, c’est un humain, j’ai pas envie de passer cent huit ans à lui expliquer des trucs chelou sur pourquoi tu m’appelles mettre donc…. Quand il est là, on dit patron, ou monsieur à la limite.

Soudain, j’avais l’impression qu’on lui avait enfoncé une demi livrée de balais dans le cul tant elle détestait dire autre chose que ça. Une question de respect ou je sais pas quoi. Rien de chelou ou je sais pas quoi.

-Comme vous voudrez…

-T’en fais pas, Simone. Il est qu’à mi-temps pour le moment. Destresse et puis, moi, ça me va de pas me faire appeler maître, j’suis pas ton maître, j’suis ton patron.

Elle bougonna quelque chose sur son temps, le respect et que des fois, elle ne me comprenait pas. En vérité, elle me comprenait très bien, elle approuvait même un grosse partie mais elle avait été élevée dans une famille assez guindée, initiée par un vampire aristocrate de qui elle avait tirée un certain respect des entités démoniaques quelqu’elle soit pour une raison qui m’échappait absolument. Cela étant dit, je respectais les convictions de chacun et celle-là avait tendance à m’amuser parce que je n’avais rien de spécial. J’étais moins sympa avec  mes démons, ceux que je considérais comme borderline. C’était eux qui avait tout intérêt à me considérer et à me parler avec respect, c’était leur muselière. Leur petit mémo perso que y avait plus gros et plus impitoyable et que je n’hésiterais pas à les renvoyer en bas. Ca ne me posait aucun problème.
L’intercom sonna et je ordonnai à Grégor d’aller chercher Hunter. Je regardai Grégor descendre avant de lancer par la porte.

-Et vas-y doucement, c’est pas un ennemi, hein! Essaie de pas le faire fuir. Merci!


Je retournai dans mon bureau et regardai Simone.

- On continuera après. J’vais lui présenter l’établissement et tout ça.

-Pourquoi ne laissez vous pas Vincent s’en occuper?

-Parce que j’ai envie de le faire, déjà, et parce que j’veux parler avec lui de deux trois trucs. Et puis, on verra ça ce soir, après. Pendant que je surveillerai notre nouvelle recrue.

-Très bien… Monsieur.



C’est qu’elle l’avait presque vomis, dis donc. La classe. Hunter remontait avec Gregor tandis que Simone sortait pour rejoindre son bureau. Je souris à Hunter.

-Bonsoir Hunter. Ca va?

J’avais déjà envie de me marrer parce que je voyais Gregor lorgner à répétition sur un truc dans son dos avant qu’il ne sorte de l’air un peu perplexe. Je sortis une paire de ciseaux de mon bureau et m’approchait de lui.

-Deux seconde, j’voudrais régler un truc.

Je passai dans son dos sous son regard plus que méfiant et tirai sur l’étiquette pour la couper. Je fis de même avec le pantalon et lui donna le résultat de ma cueillette.

-T’es très mignon quand tu voles, mon petit Hunter.

Je lui lançai un clin d’oeil et lui fit signe de s’asseoir  tandis que je rejoignais moi-même mon fauteuil.

-Alors. Prêt à bosser ici? L’endroit te plait?

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hunter ○ ultraviolence
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MessageSujet: Re: Everyday I'm drink...working - ft. Asmo    Jeu 8 Sep - 16:40


Everyday I'm drink...working
   
Asmodée & Hunter


   
Le bonhomme avait pas l'air commode. Clairement, c'était ce qu'on lui demandait. Un gringalet en guise de vigile, c'était pas crédible. Néanmoins, j'avais la sensation qu'il y avait quelque chose qui le chagrinait lorsqu'il me regardait...Quoi ? Si j'étais encore allumé de la veille et que je tapais une parano à cause du fait que je savais très bien que je n'étais pas du tout apte à entamer une formation? Noooooon.....Si carrément. Son regard me transperçait avec tant de violence que j'avais presque envie de faire marche arrière, or c'était inconcevable. Maintenant que je lui souriais avec excès, j'pouvais pas faire le mec :"non mais en fait c'était pour rire, je préfère vivre dans la misère". Et quand bien même, j'suis sûr que j'aurais quand même été trainé à l'arrière du club...Oui, j'savais pas exactement pour quoi, mais les ondes avaient pas la même teneurs ici. Autant, l'autre bar me semblait sortit de nul part, le genre O.V.N.I, endroit que tous les clubeurs s'arrache; le Eden paraissait sortir d'une autre dimension, au plus proche du commun des mortels. C'était sans doute pour ça qu'il avait envisager une embauche dans cet établissement et non l'autre. Quoi? Encore une parano ?

Non, mais sans déconner fallait se mettre à ma place. J'avais jamais été barman; jamais personne n'avait été suffisamment fou pour m'offrir une telle opportunité! Malgré tout, j'avais pas cette aversion que j'éprouvais envers tous mes employeurs. Celle-là qui faisait que j'me prenais la gueule avec et finissait en pugilat. O.K j'étais pas du genre patient et pas du tout fais pour vivre sous les ordres des autres; j'avais une mission divine alors pourquoi me faire chier avec des humains sans aucun intérêt? Souvent, ils comprenaient pas mon point de vue...ces trous d'balle! Or, ce Baltasar méritait qu'on prenne le temps de s'y intéresser. Ouais, ça serait irresponsable de laisser ce pauvre type sans défense. Au fond, il pensait qu'il faisait une bonne action en m'embauchant; en vérité c'était surtout la meilleure solution qu'il pouvait envisager pour sa sécurité. J'pouvais pas lui sortir ça comme ça en mode : maintenant, toute ta vie est surveillée; n'importe qui représente une menace, ouais même le mec embauché il y a cinq ans..." - limite c'étaient ce genre de gars à prendre en filature. Les démons, ça travaillait au corps sur des années, ils étaient persévérent.

Sans preuve, j'préférais fermer ma gueule. Puis, concrètement; j'étais pas en mesure de foutre en l'air une telle opportunité. Les dettes, ça poursuivait peu importe l'état habité. Ouais, j'étais pas foncièrement libre de tous mes mouvements...Ce taff, j'en avais besoin; comme tout un chacun. J'en conviens, c'est triste, sauver l'humanité et vivre d’aumônes. Dieu merci, je ne faisais pas ça pour rien!

Tout en éprouvant une certaine tension je suivis le malabar qui servait de vigile. Déjà que plutôt dans le mal, mon corps se raidis quand je vis mon futur patron débarquer avec une paire de ciseaux. ET MERDE! Bordel, moi qui voulait faire bonne impression, c'était carrément râpé! Sans déconné, n'importe qui m'aurait refouler sans ménagement, arguant que ce n'était pas moral de voler, encore moins lorsque le magasin était juste en face...C'vrais que j'avais largement abusé en pillant juste à coté de mon futur poste. Totalement stupide, ouais. Pourtant, il n'eut aucun mot désobligeant. Limite, je pouvais détecter un sourire presque "admiratif" sur ses lèvres; à moins que mon état me disait de relativiser le coté gênant de la situation, histoire de croire en la possibilité que je n'avais pas tout raté en débarquant à la cool alors que j'avais pertinemment volé tout ce que j'avais sur moi...Dans d'autres circonstances, je l'aurais pas osé. Mais ce mec là, j'sentais qu'il était compréhensif, suffisait de voir sa réaction. Sa question... Ca va? On demande pas ça ... Mignon quand on vole? Quoi ? Ce n'était pas un patron comme les autres.

- Je...Hm. Ce n'est pas dans mes habitudes. Vraiment! Je ne suis pas du genre à profiter des avantages que l'on me propose, je baissais la tête, j'avoue que pour le coup j'offre une mauvaise image là, mais au moins aujourd'hui je serais sobre...

Sérieusement ? J'avais vraiment dis ça ? Je levais les yeux au ciel avant de prendre un air dégagé. Si tu veux anéantir tes chances pour avoir un taff, surtout appelle moi; je suis un putain d'expert!

- Oui, je suis toujours prêt à travailler malgré les apparences!

Était-ce vraiment nécessaire comme précisions ? Non, pas du tout...

- C'est presque un rêve qui se réalise...Non, j'abuse pas en disant ça. Tu es une des rares personnes que j'ai rencontré qui veux bien me donner une chance de me sortir de ma condition, alors oui, je suis prêt à travailler d’arrache pied! M'exclamai-je en souriant, et puis j'oublie pas le devoir que j'ai envers toi! Donnant - donnant comme on dit !  

Je regardais autour de moi avec un air admiratif.

- On sait tous les deux sans mon intervention dans cette ruelle, tout ça me serais inconnu. Ne te sens pas obligé...Ou je sais pas quoi. J'pense que je suis pas vraiment fais pour ça. Je trouve ça cool mais...je désignai négligemment mes fringues, j'suis pas fais pour ça! Et j'pense que ça se voit !



   
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MessageSujet: Re: Everyday I'm drink...working - ft. Asmo    Dim 11 Sep - 15:44

Ce qui était très rigolo avec Hunter, là. C’est qu’il était tellement en train de décuvé que j’avais l’impression de le choquer à coup d’électrothérapie-comment je sais ça? Bah… J’ai déjà dit que j’avais fait des trucs moches, non? Toujours était il qui semblait mi-mortifié, mi-contemplatif ce qui lui donnait un air bovin et au mieux un peu stupide. Je eus un léger rire que je ne parvins pas  à contenir. C’était presque mignon de le voir se démener comme ça et vu qu’il se foutait dans ces états tout seul, je n’avais aucun remords et encore moins de pitié. Je hochai la tête en l’écoutant, sans rien dire. Je me doutais que ça n’était pas dans ses habitudes de voler comme ça même si je me doutais parfaitement qu’il le faisait de temps en temps. Hunter semblait être quelqu’un qui chiait pas mal dans la colle mais vu que c’était moins grave que d’être un démon ou une créature et qu’il était en mission… J’aurais le temps de régler ça plus tard car je pressentais quelque chose de plus profonds. Personne ne lui avait laissé l’occasion de faire autre chose que ce mec un peu tâcheron qui picolait. J’imaginai, du moins, que personne ne l’avait fait. Je doutais même du possible paternel un peu despotique et carrément pire que le fils question alcool. J’irais au fin fond de cette histoire de toute manière, à force de le côtoyer. Je haussai un sourcil à la mention du fait qu’il serait sobre. Ca sortait beaucoup, les références à la picole… Ca devait le gêner bien plus qu’il ne voulait bien le montrer. J’imaginais, à voir certaines imperfections sur son visage, qu’il n’avait pas touché qu’à l’alcool. Je n’aurais su dire quel genre de drogues mais j’étais assez persuadé que drogue, il y avait eu.

Ce qui me fit plaisir dans tout ça, c’était l’éclat dans ses yeux lorsqu’il m’affirma qu’il travaillerait d’arrache pied et que c’était son rêve. Ca, c’était une jolie chose. Je ne m’attendais pas à ce qu’il n’y ai pas des moments de crises mais si il apprenait à me faire confiance et a tempérer le sacré caractère dont il semblait faire preuve, il deviendrait un vrai atout pour mon bar en plus d’un ami proche, qui sait. Je hochai la tête en l’entendant parler de sa mission. C’était celle de me protéger et je me demandai vaguement s’il ne fallait pas que je prévienne Grégor de ce que Hunter me pensait poursuivi par une cohorte de démons… Avant que Grégor ne passe à la puissance maximal de la chiantise garde du corps. Je le laissai regarder le bureau d’un air admiratif, j’étais content que mon bar lui fasse cet effet. J’avais créé ce bar pour qu’il soit grandiose sans être complètement extravagant. Eden’s Rest était un bout de jardin d’Eden croisé à un bar, on y croisait tout ce qui faisait, dans l’imagination collective le jardin tout en ayant un coté résolument moderne. C’était sans parlé des meubles que Tobias m’avait faits, j’étais content qu’il ai eu l’occasion de me faire tout ça avant de partir je ne sais encore où… Il allait raté toute la fête mais si j’avais bien compris, l’humaine pour laquelle il s’était épris avait disparu dans les airs. Probablement morte, Tobias m’avait fait juré de ne pas me renseigner à ce sujet sous risque de déclencher son fort mécontentement. Et laissez-moi vous dire une chose : personne ne veut avoir le fort mécontentement de Tobias sur le dos. J’ai donc muselée ma légendaire curiosité et suis passé à autre chose comme le cas Hunter. Il faut dire que depuis son départ, la ville me paraissait moins amicale. J’avais des amis. Humains et autres mais sans Bélial, Tobias ou Alrune, ça n’était pas pareil. Ces gens-là, sans compter mon crush légendaire pour Alrune, étaient ma famille. Certes, c’était sans compté ma nièce. OUI. Ma foutue nièce, celle-là aussi allait m’attirer son lot de problème et pas avec n’importe qui en plus. J’en étais là de ma mise au point interne quand je me stoppai net pour écouter Hunter me proférer un chapitre non-lu encore : je mérite pas.  Je le détaillai pendant qu’il parlait du fait que c’était génial mais qu’il était pas fait pour ça et blablabla.
Je me penchai en avant et souris à Hunter, calmement et lui parlai fermement.

-Ca ne se voit pas. Arrête ça. Assied-toi. Tu crois quoi? Que j’t’ai offert un poste parce que t’as sauvé mon cul. Pitié. J’suis con et reconnaissant mais pas à ce point. T’as de la gueule, Hunter. Ton air de baroudeur mal léché, tu l’as, en jean ou en chemise et crois le ou non, malgré les étiquettes et le fait que t’as pas payé ces fringues, ça te va très bien. Maintenant que ça c’est dit…

Je me renfonçai dans mon siège et le regardai.

-C’est pas parce que tout le monde t’as craché à la gueule que tu vaux rien du tout. Moi, j’pense que t’attends que ça de montrer que tu vaux beaucoup plus que ce que tout le monde veut bien croire. J’te donne une chance de faire ça et j’suis intimement convaincu que tu vas être très bon à ce petit jeu dans pas méga longtemps. Déjà, parce que tu vas te donner à fond mais aussi parce que tu vas être formé par les meilleurs barmen et barmaids de la ville. J’me sens obligé de t’engager parce que je sais que sinon, j’vais passer à coté d’un truc et que ça me faire chier de te retrouver dans le club de cet andouille d’ Adrian McGregor, ok? Sans déconné, ça serait une putain d’épine dans mon cul habitué à la soupline.


Je me levai et fis un signe à Hunter de me suivre.

-Tu t’sous-estimes et c’est pas grave, pour le moment.  Bon, j’t’explique un peu le déroulement de la soirée…

Je descendis les escaliers et découvrit Gregor en bas, une fois Hunter descendu. Mon gorille préféré nous emboita le pas.

-Déjà. Sache que depuis l’accident avec le flic, la sécurité est renforcée. Y a une fouille du personnel obligatoire par l’équipe de Gregor. Gregor, c’est mon garde du corps, il gère les équipes de sécurité aussi. Multitâches.

Gregor hocha la tête pour dire bonjour comme le bon gros pitbull taciturne qu’il se forçait à être pendant ses heures de boulot alors que je savais très bien qu’avec la petite Patricia, il se transformait en lapin blanc, chat botté, Clifford et tout ce qu’elle voulait et il le faisait avec le plus grand plaisir. Mais ça, c’était autre chose.

-Donc c’est chiant, je sais mais c’est comme ça pour tout le monde. Bon ensuite, les porte ouvre à 21h. Donc là, il est 20h20. Concrètement, ton chef, c’est Vincent. Pour le moment, c’est comme ça que ça va se passer. La salle est divisée en rang, chaque rang à son chef. Vincent, il a la charge du bar en lui-même, les gens qui s’assoient là et aussi, les 8 tables sur la gauches. C’est les tables 12 à 20. Ok? Sur la caisse tu pourras savoir quelle table correspond à quel numéro. Pour l’instant, ce qu’il faut retenir c’est que Vincent, c’est ton référent. Quand t’as un soucis avec un client et que t’arrive pas à le gérer sans l’envoyer chier, avant de partir en live, tu vas chercher Vincent, il s’en occupera, ok?

Je passai derrière le bar et lui montrai des petites cartes en hauteur et cachées aux clients.

-Ca, c’est tes meilleures amies. Y a la composition de tout les cocktails à la carte. Ils changent toutes les saisons mais surtout en fonction des fêtes. Là, on prépare la carte d’Halloween. Elle devrait pas tarder. Certains sont des incontournables et bougent pas, genre Mojito, Bloody Mary… Enfin, les grand classiques quoi. A chaque changement de menu des cocktails, on organise un concours entre les barmen et les barmaids: chacun crée un cocktail qu’il voudrait voir à la carte, le meilleur est ajouté et le créateur gagne une petite prime. En gros, c’est notre cocktail signature. J’te conseille de tester, c’est jamais perdu et c’est aussi comme ça que t’apprendra à t’améliorer.

Je lui montrai ensuite où se trouvait les trucs, sachant très bien que Vincent lui referait un topo derrière. Je passais dans la partie coulisse.

-Bon, là, y a la réserve. Y a aussi deux autres salles en plus des chiottes pour le personnel. Y a la salle de repos pour le staff et y a aussi une salle de jeu pour vous, genre après le taf, si vous voulez être tranquille entre vous… En terme de conso, on vous offre les sodas dans la mesure où ça dépasse pas les 75 dollars canadiens par mois, sinon pour l’alcool c’est 30%. On vous encourage pas trop à boire ici, pour une question d’image, tout bête.

Je lui souris.

-Et j’pense que pour le moment tu vas carburer à l’eau… Vu ta tête. Pour toi, voilà comment ça va se passer : tu vas remonter avec moi au bureau, on va signer les papiers si ça te va on part sur un 20h/semaine pour le moment on va se mettre un trois mois. D’ici trois mois, j’aurais une idée de ce que tu vaux et on verra la suite, ok? Après la signature, tu vas descendre et tu vas aller voir Vincent, j’te le montrerai t’en fais pas. Il va t’expliquer deux trois trucs et il va te donner une première formation. Te fous pas la pression, oublie pas de sourire. Et on se revoit à… minuit, minuit et demi.

Je lui fis signe de me suivre dans le bureau et retournai m’asseoir dans mon fauteuil. J’appuyai sur l’intercom.

-Simone, pouvez-vous m’emmener les contrats de Mr Thompson s’il vous plait?

-Tout de suite, monsieur.

-Merci bien.

Je regardai Hunter et lui souris.

-Ca va? T’as des questions?

Simone entra et passa déposer les contrats sur le bureau, elle adressa un discret signe de tête à Hunter. Avec sa démarche altière et son coté noble franco-français, ça avait quelque chose de mystifiant. Elle repartit tranquillement.

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MessageSujet: Re: Everyday I'm drink...working - ft. Asmo    Lun 12 Sep - 10:36


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Je l'écoutais d'une oreille; non pas parce que j'étais ingrat, le genre de gus que tu as envie de démolir parce que tu lui a donné toutes les pistes pour qu'il s'en sorte, mais il tellement anéanti par son attrait pour la boisson qu'il est incapable de voir au delà du fond d'une bouteille. Non, si j'avais du mal à écouter avec attention son discours, c'était pas à cause de ma cuite ni en raison d'une quelconque mauvaise volonté. En fait, c'qui me destabilisait était le fait qu'il se montre aussi paternaliste. 'Fin, le mec était plus jeune que moi et trouvait le moyen d'être vachement plus...responsable? Tous ces mots, on aurait dit qu'il avait déjà vécu vingt fois. Et qu'il avait l'habitude de se confronter à des cas sociaux comme moi. Déjà que j'me sentais mal à cause de ce foie qui faisait que de me dire :'eh mec, tu sais que tu abuses, ou tu veux une preuve concrète, genre une cirrhose peut-être?' là, j'avais l'impression d'être ravaler au rang d'un gamin de dix-sept piges qu'on essayait de prendre sous son aile; sûrement était-ce mérité. La vie normale, ça m'connaissait pas. Bordel à presque 50 ans, on s'adressait à moi comme à un gamin. Oh merde! J'étais vraiment passé à coté de ma vie? Vraiment? J'en avais bien peur, ouais. Tant pis...Fallait bien se rassurer en se disant que pendant c'temps où moi je m'étais esquinté, faillis mourir cinquante fois, y avait eu d'autres qui avaient pu profiter de leur existence, tranquillement.

Ouais c'était censé me mettre du baume au cœur. Le père, disait que c'était seulement à travers la félicité des autres qu'on a la sienne...Quant à la Bible et ses représentants, les actions entreprises pour la sauvegarde des être humains devaient suffire à emplir le coeur du juste. Dieu merci, j'étais pas né sous la prohibition! Ouais, même moi j'avais honte de formuler autant de penser abjecte. J'étais instrument de Dieu et pourtant, j'avais voler ces fringues et j'allais travailler dans endroit de débauche. Sans rire, si après ça j'aurais toujours le droit de vivre au Paradis une fois que la mort m'aura fauché? Non, non. Un travers est un travers. T'auras beau faire tout ton possible, quand t'es censé être un représentant de Dieu; aucune erreur est possible. Alors quoi? Abandonner sa mission? Ou essayer quand même, même si au final ça finit en Enfer? Quelle était la pire faiblesse? Viser la Rédemption ou l’acception de sa condition? Au fond, qu'est-ce que j'espérais...Enfant du péché, j'avais beau vouloir changer le monde; j'me battais pour un idéal que ma nature profonde ne saurait atteindre, car j'étais entaché de tous les fautes commises par mes géniteurs.

Exode 21:17 :"Car Dieu a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort."

Un peu plus, un peu moins...

Alors que mon esprit se voyait châtier en Enfer, engloutie par le Satan Dévoreur, l’énonciation d'un nom me happa de mes mauvais songes.

- Adrian Mcgregor ? Qui c'est ce gars là ? Je sais que c'est pas très moral de porter des accusations sans aucune preuve, mais vu comment t'en parle, y a moyen que cela ne soit pas sans conséquence quant aux problèmes démoniaques qui te suivent de près, j'imposai un cours silence, je suis pas du genre à faire des procès à charge, me référent seulement sur des présomptions ou du moins celles qui me viennent en tête en t'entendant,; j'sens que c'pas un conflit cordial, se basant uniquement sur une rivalité commerciale; j'me trompe?

J'imposai un court silence.

- P'être que c'est lui qui est derrière cette attaque dans la ruelle...Qui sait? Depuis combien de temps ça dure votre rivalité? Et avant que tu m'assures que c'était la contrepartie du taff ou quoi que ce soit, ajoutais-je en grimaçant, tu sais pas à quel point les être humain sont capables de vendre leur âme pour gagner sur Terre...Même si après leur mort il vont se faire cramer et torturer en Enfer...Ouais, les gens sont stupides.

Alors que nous quittions son bureau, Baltasar me présenta vaguement un homme; typiquement le genre avec lequel t'avais pas envie de faire un brin de causette. Ouais, j'me sentais assaillit par une horde d'onde négative à son contact. J'saurais pas l'expliquer...Ouais, enfin disons que j'avais du mal avec les malabars, un complexe d'infériorité comme dirait n'importe quel connard de psychiatre:"vous êtes malingre, addicte à toute substance capable de vous faire oublier à quel point vous n'auriez jamais dû survivre dans ce monde..." Ouais, c'tait tellement plus facile de dire ça quand on savait pas, quand on s'imaginait pas à quel point chaque jour j'pouvais osciller entre le sentiment d'être aussi utile qu'inutile. M'enfin, j'cherchais pas la pitié...pas l'humaine en tout cas.

- Vincent..., marmonnais-je en écrivant ce prénom du bout du doigt à l'intérieur de ma paume, c'est compris.

Alors que le gorille semblait être la troisième partie de l’attelage, je hochai la tête en écoutant mon patron; l'idée de créer des cocktails suceptibles de faire parti de la carte du club, ça me bottait tellement! J'avais tellement expérimenté des mélanges chelous et improbables que sans déconné, j'étais le mec le plus habilité à fournir des suggestions! Suffisait de me donner des bons ingrédients, et j'faisais des miracles. OUI BLASPHÈME! Néanmoins, citron vert, rhum et sirop de menthe glacial; ça se buvait comme du petit lait!

- Compte sur moi, niveau mélange improbable et hautement addictif; je suis l'homme de la situation! lui assurai-je en souriant à pleines dents, j'ai déjà plein de pistes, et vu le bon matos et ingrédients qu'on à dispositions, sûr que tu foutra l'autre Adrian à genoux!

Si je parlais bien vite? Nan. Plus de vingt ans dans le bizness du : "t'inquiètes on va se mettre la tête à l'envers à moindre coût" Baltasar avait tout à y gagner. Pourquoi m'étais-je abstenu de faire une quelconque remarque quant à la possibilité de boire de l'alcool durant les heures de services ? J'pensais sincèrement pas que c'était une bonne idée que parler de tise dès le premier jour et puis, j'voulais vraiment rester un minimum sobre durant mes heures de travail...Ouais, 30% ... Petite bière! Bon, très clairement on était d'accord que pour le moment valait mieux que je ne fasse aucune remarque là dessus. "tu vas carburer à l'eau pour le moment" - voilà la phrase du bon patron! aha! L'était observateur ce Baltasar! Une soirée avait suffit pour qu'il comprenne que ma situation était compliquée. Alors qu'on rejoignait son bureau, son assitante débarqua les bras pleins de paperasse. J'me demandais combien de personne il embauchait...

- En vrai, dis-je en m'apprêtant à signer le contrat, tu n'as pas chaumé. J'sais pas depuis quand tu es dans ce monde ni si tu as bénéficier de soutiens; mais on dirait que t'as fais ça toute ta vie. C'est assurément ta destiné que de diriger ce genre de truc. En regardant c'que ta pus construire, on pourrait se demander si t'as pas fais de l'oeil aux démons!

Je laissais échappé un ricanement presque gêné avant d'apposer ma signature sur le contrat, après l'avoir lu aussi attentivement que mon état le permettait. Ce après quoi, il me demanda si j'avais des questions...

- En vérité, j'ai pas trop de question sur ma formation; mais plutôt par rapport au "accréditations" que je pourrais avoir, si jamais, je soupçonne des menaces ou attaques te visant directement...Ouais ça paraît abusé dit comme ça, mais si tu m'autorisais à être une sorte d'espion au sein de ton bar, histoire de me lier avec les employés et voir si l'un d'eux peut être capable de te vendre à l'ennemi...Je dis pas qu'ils le feraient, cependant faut parfois être méfiant et se servir d'informateurs.



   
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MessageSujet: Re: Everyday I'm drink...working - ft. Asmo    Sam 8 Oct - 10:05

Si on pouvait dire un truc  sur notre ami Hunter, c’était qu’il perdait pas le nord. Je pensais sincèrement pas qu’il sauterait sur l’occasion en entendant le nom d’Adrian. Sans déconner. C’était plus un hunter, c’était un foutu chien de garde. Compliqué d’expliquer à quelqu’un qui n’était pas dans le business pourquoi je pouvais pas blairer ce petit con… Le truc, c’est que sur le papier, on se détestait pas. On s’aidait même de temps à autres mais bordel, j’pouvais pas le voir en peinture. Je souris à Hunter et levai mes mains vers lui en signe d’apaisement. Pas la peine de démarrer une guerre civile entre les plus gros fournisseur de boissons nocturne de cette foutue ville. J’avais pas besoin de ça en plus de tout ce qui risquait de me tomber sur le coin du museau.

-Wowowow… Calme tes ardeurs, Rambo. Adrian est un… « ami ». Ok?

J’insistai bien sur le coté pas réciproque de cette amitié, de mon coté,  parfaitement factice.

-Y a pas de rivalité, on s’entre-aide mais je peux pas le voir. C’est un petit con arriviste. Le truc, c’est qu’on est tout les deux des petits cons arrivistes pour le reste de la communauté de Blackwater Falls, du coup, on s’entre aide mais je compte bien faire de mes affaires de meilleurs réussite que ce petit con prétentieux. C’est un milieu d’hypocrites, ok? Et j’suis le plus doué de tous, là dedans. J’ai plus d’intérêts à protéger que la majorité d’entre eux. Cela étant dit, si tu veux voir ce mec, il passera forcément au bar et j’t’empêche pas de faire des recherches en dehors des heures de boulot. Mais y a pas de rivalités, faut que tu piges ça.



Je lui lance un clin d’oeil et continue ma route en concluant par:

-Tout simplement parce que je suis le meilleur, mon chou.

Vient ensuite la partie création de cocktail et pendant que je me soulai tout seul avec les explications du pourquoi et du comment, je vis le visage de mon vis-à-vis s’éclairer. Chouette…? Je sais ce que vous vous dites : « Merde, Asmo! Un peu d’enthousiasme ! Il est content ! » Oui. Alors. Certes. On parle quand même d’un alcoolique content de faire des mélanges… J’avais peur qu’il me coule la boite à coup de cocktail délicieux mais très chargés. Cela étant dit, je ne crachai pas sur son enthousiasme et sa réflexion sur Adrian me fit même bien marrer. Quand  je disais qu’il avait du potentiel… Je lui tapotai le dos et hoche la tête.

-Ben, j’ai hate de voir ce que tu peux faire, Hunter. Rencarde toi bien sur les quantités avant, c’tout. Parce que faire des cocktails dans un bar, c’est pas comme en faire à la maison, ok?

Je lui lançai un clin d’oeil et pendant qu’on remontait vers mon bureau, je le sentais gonfler à bloc et honnêtement, ça m’a mis de bonne humeur. Une fois posé pour nous occuper de la paperasse et des contrats, j’eus un sourire mutin lorsqu’il évoqua ma réussite. Forcément, ça fit du bien à mon ego mais surtout, je réalisai - non sans un certain plaisir - à quel point il allait se sentir con quand il comprendrait ce que je suis. Sans déconner, même sans mon nom, je sentais que beaucoup de chose allaient faire sens assez vite et quand ça aurait fait le tour, il allait être très vexé, très très fort. J’avais hâte et pas vraiment à la fois. Je étais pressé parce que je voulais savoir s’il allait être capable de réaliser que même démon, je ne suis pas le plus gros connard que porte cette terre ou s’il va rester bicolore. On verrait bien pour l’instant… En attendant, je penchai la tête sur le coté et répondit tout simplement.

-Hunter, si je dois réussir ça, ça sera certainement pas grâce à quelqu’un d’autre que moi. J’emmerde les aides magiques ou je sais pas quoi. Si j’dois ma réussite, c’est à moi et à personne d’autre.

Je ris un peu et me recoiffa d’une main.

-Ca me ferait mal qu’un connard se pointe pour me dire que sans lui j’aurais rien pu faire, putain.



Je le laissai signer, continuai avec mes questions de routines. Vint la question à laquelle je ne savais pas bien quoi répondre. Je pris donc mon temps pour réfléchir à toute les éventualités. Je ne pouvais pas laisser ce mec se balader partout dans le bar avec une permission de tirer à vue… Cela étant dit, ne pas donner un peu de leste à Hunter lui mettrait probablement automatiquement à l’oreille ou bien lui ferait croire que je ne le croyais pas à cent pour cent. C’était problématique dans les deux cas. Finalement je souris et décidais de la jouer un peu con.

-Ecoute, mon pote. Tu vas devoir te lier aux employés. T’en fais partie et c’est une occaz’ en or de se faire des contacts et de passer de bons moments, ici. Après ce que tu fais de ce que t’entends pendant que t’es là… Par contre, j’veux qu’on soit claire, si tu soupçonnes quoique ce soit, tu me parles avant de buter ma clientèle ou mon staff, ok? Dis toi que t’es mon employé et je suis responsable de toi et de ce que tu fais. Si tu commences à la jouer franc-tireur comme un veau, c’est moi qui vais payer les pots cassés. Faut jouer ça en équipe, même si ça te plait pas.


Je lui souris et finis par soupirer.

-J’veux pas te brusquer ou quoi mais j’ai travaillé dure pour en arriver là et j’ai besoin de savoir ce qu’il se passe dans mon propre bar encore plus maintenant, ok?

Diable, voilà que je jouais les grosses fragiles… Bon, au moins, ça risquait de fonctionner… je supposais du moins.
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MessageSujet: Re: Everyday I'm drink...working - ft. Asmo    Jeu 20 Oct - 9:42


Everyday I'm drink...working
   
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J'acquiesçai d'un léger signe de tête et décidai de ne pas renchérir.
En vrai, nous savions tous les deux que son petit discours c'était du baratin. Genre, il voulait juste pas passer pour le salopard de service en pointant du doigt ce fameux Dorian. Non pas que j'croyais qu'il désirait faire bonne impression devant moi, mais cela faisait partit du b-a.ba du savoir vivre, disons. J'étais carrément persuadé que le bonhomme me disait une chose tout en pensant une autre; le seul truc c'est qu'il était suffisamment persuasif pour que son interlocuteur lui obéisse inconsciemment. Perso, j'étais le type tête de bois alors même s'il se mettait à me supplier à genoux de laisser le gars tranquille, j'l'aurais pas fais. Non, je devais ignorer aucune piste et même, frayer avec un potentiel concurrent pouvait s'avérer bénéfique aussi bien pour le bizness que pour ma mission. Les deux me tenaient à coeur. Si je m'enflammai ? Ouais, possiblement. J'étais à l'essai et je me laissai aller à rêver; des songes pleins d'ambitions...Depuis quand le désir de réussir frappait à ma porte comme ça? Sans déconner, n'importe quoi; je portai un pantalon à pince et v'la que je me voyais à Wall Street. Ouais, j'abusais.

D'autres auraient trouvé dans cet élan de nouvelles perspectives, mais moi non; juste de la putain de démesure sans fondement.

Mon enthousiasme sembla lui plaire, mais manifestement mon penchant pour la boisson était à double tranchant, à ses yeux du moins. Or, cela se voyait qu'il n'avait jamais eu d'épisode de vaches maigre et n'avait pas du se démerder comme un Diable pour conserver un minimum de indigné tout en devant étancher cette saloperie de bestiole nommée: alcoolisme. Vu l'existence misérable que je me menais, j'avais trouvé plein de combine pour m'hydrater à moindre frais. C'était pas très difficile pour un alcoolo de ma trempe; autant dire que pour les gens s'enivrant seulement par envie et non nécessité étaient vachement plus facile à satisfaire. On aura beau dire, si tu refile de la tise de mauvaise qualité à un bobo, ce con là saura pas déterminer que tu le roule. Une bonne dose de jus de fruit bien exotique et l'autre te gratifiera d'un :"oh mais c'est du bon rhum ça!" Et toi tu hoche la tête avec un rictus à peine dissimulé sur les lèvres. C'était tout un savoir faire; la présentation était la clef. Et j'comptais bien prouver à mon nouveau patron que j'étais pas mal doué dans l'art de la dissimulation, vite-fait arnaque.

Inutile de venir me souffler dans les bronches, me disant que c'était pas morale de se foutre du client. J'y étais pour rien s'ils manquaient de discernement et qu'en plus ils se la jouaient connaisseurs. C'était un peu comme une punition de leur caractère présompteux...C'était un peu tendancieux, j'en convenais.

- Loin moi l'idée de te ruiner, t'sais j'ai une bonne notion de la gestion. Niveau alcool, je peux faire des miracles. Ouais, tout comme Jesus, je me stoppai en sentant une soudaine douleur m’irradier le corps tout entier, blague à part je suis conscient que le but d'un établissement comme le tiens est que les gens s'amuse mais pas à tes frais. Je saisis bien le défi et pour le coup, rien qu'en regardant la population qui fait ton chiffre d'affaire, je n'aurais pas besoin de forcer les doses. Je sais exactement comment les amadouer.

Je lui adressai un sourire qui tendait à prendre la température, histoire de savoir si nous étions sur la même longueur d'onde, tandis que nous rejoignions son bureau.

Son statut de self-made-man; Baltasar y tenait. J'comprenais le concept, rien n'était plus agréable que de réussir par soi-même. Là encore, moi j'étais pas du tout de ce genre là. Sans mon daron et mon mentor, j'serais mort dans un caniveau. J'devais tout à tout le monde, c'était à la fois frustrant et en même temps, ça m'avait appris l'humilité. Aspect que mon cher patron semblait ne connaître que de nom...Après, très clairement dans un monde comme celui-ci on pouvait compter que sur soi, néanmoins un peu d'humilité permettait de mieux voir les dangers qui nous entourait et surtout nous rendait plus alerte. Le tout était de savoir qu'est-ce qui devait déterminer la route à suivre; l'Orgueil précédait la Chûte. Mais j'pensais pas trop me tromper en affirmant que Baltasar s'enfoutait un peu de tout ça. J'allais pas l'en blâmer, néanmoins si lui se disait trop bien pour demander de l'aide extérieur, il devait vraiment se mettre dans la tête que ses semblables avaient beaucoup moins de scrupules. J'étais d'accord avec le fait c'était vachement petit de venir quérir de l'aide de démon pour réussir, mais fallait pas sous-estimer le peu d'amour propre dont les hommes pouvaient faire preuve.

- C'est tout à ton honneur, ajoutai-je avec retenu

Sa familiarité me déstabilisait, genre vraiment. J'savais bien qu'on étaient pas des employé/patron normaux, cependant c'était bizarre quand même.

Toujours moins que devoir se lier avec les autres gens avec qui j'allais devoir travailler. Pas d’effraction de casier? Ni rien de ce type; fallait le faire à la mode "humaine", putain! 'Fin, officiellement du moins. Rien dans les faits me l'interdisait, vraiment. Le tout, c'était d'être discret. Quoi? A peine arrivé et déjà j'voulais jouer les troubles fêtes? Tant que j'étais pas cramé...Que j'informe le patron sur les agissements des employés en étant pote avec ou en les prenant en filature, fouillant leur vie sans vergogne en usant de mes talents de chasseurs; qu'est-ce que ça changeait? Rien, tant qu'il l'apprenait pas. Non parce que ça faisait carrément mauvais genre. S'il était possible de ne pas passer pour un psycho, ça serait pas mal!

- T'inquiètes, je suis sur le coup. Par contre, n'attends pas de moi que je te fournisse des trucs tout de suite. J'suis pas mauvais dans l'art de déceler les menteurs, cependant je suis pas non plus un salopard qui accuse sans un minimum de preuve. C'est beaucoup trop important et grave pour que j'me plante, déclarai-je très sérieusement, jusqu'à présent je m'en suis toujours bien sorti, c'est pas pour foirer maintenant! Mais lorsque toute cette histoire sera devenue plus clair, j'imagine que tu voudra une confrontation avec les coupables?!

Je lui posais la question en sachant la réponse.

- J'ai pas pour habitude de travailler en groupe, je châtie et je passe à autre chose; mais là, c'est différent...Faut juste que tu sache que la justice humaine ne pourra rien faire; qu'une fois sûr de mon coup, je ne reculerais pas et cela sera une exécution en bonne et due forme, précisai-je en le regardant dans les yeux, je préfère le dire de vive voix afin qu'on soit d'accord et que tu n'aies pas la mauvaise idée d'aller chercher le pouvoir séculier et ainsi m'envoyer en cellule jusqu'à la fin de mes jours. Ce n'est pas une décision anodine...Il faut que tu en sois pleinement conscient, et accepte d'aller jusqu'au bout quoi qu'il puisse advenir.

Mon ton était froid presque inhumain, à travers lui je démontrais à mon interlocuteur que j'étais l'homme de la situation tout en sous-entendant qu'une entourloupe de sa part, et tous les deux nous serions perdus.
 



   
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MessageSujet: Re: Everyday I'm drink...working - ft. Asmo    Lun 5 Déc - 3:26

Je ne saurais pas dire si la réponse de Hunter me rassurait  ou non… D’un coté, il me disait des choses très loin d’être fausses et de fait, me prouvait que j’avais eu tort de sous-entendre qu’il pouvait ruiner mon affaire en quelques semaines. Même si c’était virtuellement impossible, mais ça, il n’était pas sensé le savoir. D’un autre, j’avais quelques petits doutes sur la façon dont il comptait amadouer ma clientèle, persuadée qu’elle était de pouvoir chier des paillettes. Cela dit, j’avais décidé de lui faire confiance. Si jamais il foutait la merde, mais j’en doutais sincèrement. J’avais foi en ce mec et en son dévouement totale quand il s’impliquait. En me prenant pour un humain, il avait permis  à cette partie humaine de moi de voir tout son potentiel une fois libéré de ses enclaves archaïques qu’avaient enserrés son père autour de lui. Je me demandais si Hunter se rendait compte que beaucoup de la merde dans laquelle il se trouvait émanait d’un père probablement alcoolique qui s’était fixée un mission suicide et l’avait transmise à son fils. Le monde avait sans doute besoin de chasseurs autant qu’il avaient besoin de démons mais de mon point de vue, une personne comme Hunter, fondamentalement capable de tellement plus… C’était du gachis. C’est donc avec toute la sincérité du monde que je lui rendis un grand sourire.

-Si tu l’dis, j’te crois. Hey, du moment que tu me charmes les minettes des gold cards, mon p’tit, hein.

Je lui lançai un clin d’œil amusé et joueur. Une partie de moi vint à se demander si Hunter draguait ou si il allait falloir lui apprendre quelques petites choses pour faire mouche avec les clientes ou avec des filles réelles dans la vie. J’avais hâte d’en apprendre plus sur l’homme et de le découvrir un peu plus. Je pensais sincèrement que nous allions devenir amis. C’était un mec bien et j’avais honnêtement besoin d’un peu d’espoir parce que beaucoup de choses s’assombrissaient à vue d’œil autour de moi… Mes pensées s’égarèrent entre Alrune et Bélial… Rien qu’y penser me faisait mal, bordel. Rien que ça. Je repris contenance en passant une main dans mes cheveux. J’écoutai ce qu’il avait à me dire. Pas de mal à déceler les menteurs. Diable. Au secours. Ne pas rire. Ne surtout pas rire. Parce que même si je ne mentais pas franchement, son sauvetage tenait du simple fait que j’étais humain… On va pas se mentir entre nous, hein… C’est pas vraiment vrai. Je suis probablement le plus humain des démons mais sans doute pas le plus humain des humains. Je commençai à comprendre la vexation qu’il allait ressentir en sachant qu’il avait mis sa confiance dans un démon. En Asmodée, qui plus est. Il avait parlé de moi. Il se faisait un portrait plutôt réaliste de mes actions et probablement de qui j’avais été pendant un très long moment mais ça faisait bien longtemps que ça n’était plus vrai. Il fallait que l’illusion tienne suffisamment longtemps pour lui donner des preuves parfaitement empirique de ce changement. L’objectif restait le même : lui faire voir que tout n’était pas tout noir ou tout blanc et que même chez les démons, on trouvait toutes les nuances de gris possibles. Je haussai un sourcil, voulais une confrontation avec les coupables…. ? A moins de pouvoir me dédoubler… Je décidai de secouer doucement la tête en souriant un peu.

-Non, pas vraiment. J’veux dire. Je suis une drama-queen. Tout le monde te le dira mais là… C’est différent. J’veux pas que tu le prennes mal ou quoi, Hunter mais tu vas buter ces gars, quelqu’ils soient. Ou ces démons. J’te fais confiance pour te débarrasser de ce qui reste cela étant dit, des fois, on a des karmas de merde et nos bonnes étoiles nous chient dessus. Je ne prendrais pas le risque d’être relié à des meurtres tout ça pour avoir un dernier trait d’esprit sur une poignée de connards.

Je pouffai de rire et regardai l’heure me disant que l’homme allait sans doute devoir partir.

-Et sans déconné, un démon  dans l’année, ça me parait déjà pas mal. Cela étant dit, si jamais t’as besoin d’aide…

Je me demandais bien à quoi il pensait… Je me doutais que mon avertissement passait au dessus de sa tête. Il devait probablement se dire qu’il pourrait le faire discretos. Il allait assez vite comprendre que ça n’arriverait pas. Je savais tout, surtout lorsque ça concernait mes clubs. D’un coup, Hunter fixa son regard dans le mien. Diable, ça devenait intense. Est-ce que ça allait tourner au porno gay sans que je m’en rende compte ? Je retins un sourire à l’idée ridicule qui n’aurait pas manqué de faire se liquéfier l’homme en face de moi. Soyons clair, il ne m’attirait pas. Pas comme ça en tout cas. Je l’écoutai, la tête soutenue par ma main, le regard grave. J’appréciai le fait qu’il me mette au courant. Bien entendu que je l’étais déjà, je connaissais suffisamment les manières de faire des chasseurs pour ça… Mais j’appréciai qu’il soit direct avec Baltasar. Je lui répondis avec autant de sérieux et d’emphase que lui.

-Hunter, j’te suis reconnaissant d’être direct avec moi. J’espère que le fait qu’on ai aussi une relation de patron à employer n’entamera pas ça. Je sais que ça sera une exécution, j’ai eu le temps d’y réfléchir avant que t’arrive… C’est aussi un peu pour ça que je t’ai proposé ce job aussi. Si jamais ça part en live, pour une raison qui sera indépendante de ma volonté. Mettons une remontée de cadavres et qu’on arrive à te lier à tout ça, d’une manière ou d’une autre. Sache que tu auras un alibi et le soutiens qu’il faudra. C’est pas une décision anodine mais selon toi, l’attaque d’hier n’était que la première et aussi égoiste que ça puisse paraitre, j’ai pas envie de crever comme ça. Mais j’ai pas non plus envie que tu prennes tous les risques sans rien en retour. Donc, la décision est toute prise.

Je joignis mes mains et entrelaçai mes doigts devant mon visage, mon regard toujours fixé sur Hunter. Le ton était beaucoup plus sérieux. Moi non plus je ne rigolai plus. Son ton froid et inhumain ne m’inquiétait pas plus que ça, je comprenais parfaitement les raisons qui le poussait à agir comme ça. Je décidai de jouer son jeu et d’appuyer mes mots.

-Si quoique ce soit se passe différemment de ce que tu pensais, à n’importe quel moment dans un cadre qui n’implique pas des dagues magiques, des démons, tu m’appelles. Tu réfléchis pas et tu m’appelles. Je suis sérieux.
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