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 - the door to heaven or hell. (jim)

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MessageSujet: - the door to heaven or hell. (jim)    Lun 5 Sep - 23:29

THE DOOR TO HEAVEN OR HELL
Well I am death none can excel
I'll open the door to heaven or hell
Whoa death someone would pray
Could you wait to call me another day
Elle n’avait pas écouté les avertissements du fantôme. Bornée comme elle était, Riley n’écoutait habituellement personne, sauf peut-être son père – alors suivre les instructions d’un esprit, aussi tenace pouvait-il être, n’aurait jamais pu être une option. Au départ, elle avait bien cru le faire, encore secouée de ce qui s’était passé au magasin, incertaine si l’événement lui avait donné toute envie de continuer à enquête ou si ça n’avait fait qu’augmenter son désir de le faire. Ça lui avait pris quelques jours pour se remettre de tout ce qui s’était passé ; pour arrêter de regarder derrière son épaule à chaque seconde, par exemple. Expliquer à son père ce qui était arrivé avait également été compliqué – elle n’avait eu pas d’autre choix que de lui mentir, et de prétendre à une tentative de vol. Malgré tout, éventuellement, sa curiosité avait pris le dessus sur les menaces de son visiteur, et la tentation de continuer ce qu’elle avait commencé devint trop forte pour être ignorée. Ça la mènerait tout droit à la mort, selon l’esprit – mais peut-être que c’était pour une bonne cause. Il s’agissait de la mort de sa mère, après tout – ça avait tout de personnel, et Riley n’allait certainement pas laisser un fantôme et ses avertissements l’arrêter. Alors elle avait tout balancé dans un coin de sa tête, et avait rouvert l’épais dossier, replongeant dedans tête première.

Un rapport de police l’avait mené tout droit devant la maison qui lui faisait à présent face. 5129, rue Santoro. L’endroit où sa mère était morte.

Ce fait n’aurait certainement pas aidé à rendre quelconque lieu bien accueillant pour Riley – et l’allure de l’endroit ne faisait qu’empirer les choses. La peinture était écorchée, une fenêtre à l’étage était brisée, et la galerie était crochie par les hivers rudes d’Alberta. La pelouse ne semblait pas avoir été entretenue depuis des lustres, et la maison dégageait une certaine aura de malfaisance et de décrépitude. Rien de bien rassurant aux yeux de Riley, qui pourtant ne fit pas demi-tour. Si ça avait été pour toute autre chose, elle aurait rebroussé chemin sans demander son reste, et aurait dormi sur ses deux oreilles – mais ce n’était pas pour n’importe quoi. Alors Riley inspira profondément, serrant son manteau contre elle, et se dirigea vers l’entrée. La porte n’était pas verrouillée, rien de bien surprenant – ou plutôt, on l’avait déjà forcée et personne n’avait daigner réparer la serrure à moitié arrachée du pan de bois. Riley entra à l’intérieur, se réfugiant du vent glacial d’automne. Refermant la porte comme elle le pouvait derrière elle, elle se retourna pour faire face à la maison.

Ça sentait le renfermé et la pourriture ; une combinaison peu agréable, qui la fit plisser du nez. Peu dédaigneuse, cependant, Riley s’avança de quelques pas plutôt que de reculer. Il n’y avait rien de particulièrement intéressant à regarder ; la plupart des meubles semblaient avoir été emmenés ou volés. Le tapis de poussière était épais sur ce qui restait, et il faisait noir – la plupart des fenêtres avaient été placardées avec des planches de bois pour la plupart noircies par la pourriture. Heureusement, Riley avait emmené sa lampe de poche – elle l’alluma afin de s’éclairer alors qu’elle s’enfonça plus profondément dans la maison. Le vent dehors sifflait fort, mais sinon la maison était silencieuse. Après quelques minutes d’exploration, passant des fauteuils déchirés et des peintures à moitié décrochées du mur, Riley commençait à se dire qu’elle ne trouverait rien pour l’aider – tout ce qui semblait avoir appartenu aux anciens propriétaires avant disparu. Soudainement, sur un petit vaisselier, elle aperçut un cadre oublié, recouvert d’une épaisse couche de poussière. Soufflant dessus, elle observa le couple représenté – elle ne reconnaissait aucun des deux. Croyant cependant que ça pourrait être utile, elle coinça sa lampe de poche sous son bras et alla pour retirer la photo du cadre – mais à ce moment, un frisson lui parcourut l’échine et elle s’arrêta net dans son mouvement.

Ça ne faisait pas très longtemps que Riley voyait les fantômes – c’était un aspect nouveau de son don qu’elle découvrait, avec très peu de plaisir fallait-on le dire. Cependant, elle avait rapidement appris à reconnaître les signes annonçant leur présence – ça venait habituellement avec un frisson, et avec un creux dans ses tripes. Le frisson était là, le creux aussi. Ça ne pouvait vouloir dire qu’une seule chose. Riley leva les yeux vers la forme grisâtre qui se tenait à quelques pas d’elle. Elle reconnut l’homme du magasin ; son air désespéré, ses cheveux pales, ses yeux exorbités. Immédiatement elle relâcha le cadre qui alla se briser sur le sol, et s’empara de son arme – un pistolet qu’elle avait transporté dans la poche de son manteau. Sa lampe de poche tomba également par terre, alors qu’elle leva le pistolet vers le fantôme, enlevant le cran de sécurité. Mais le fantôme ne bougea pas. « Je vous avait dit de rester loin. Pourquoi ne m’avez vous pas écouté ? Il va vous tuer. » « Oui, ça vous l’avez déjà dit » répliqua Riley malgré elle, sa voix claquant dans le silence. Elle n’était pas trop d’humeur à avoir affaire à ce fantôme après la dernière fois – surtout que cette fois elle était seule, vraiment seule. TJ ne serait pas là pour lui donner un coup de main. « Dites-moi qui il est » ajouta-t’elle rapidement, avant que le fantôme ne se mette à se répéter. Elle était venue pour avoir des réponses – elle allait au moins tenter d’en avoir. « Non. Ce n’est pas sécuritaire ici… Vous vous êtes jetée en pleine gueule du loup… Ici, c’est son territoire. Il va venir vous chercher, et il va vous tuer. »  Riley secoua la tête, confuse. « Quoi ? Son territoire ? » « Il vous faut cacher ! » s’exclama le fantôme, plus paniqué que jamais. Et alors que Riley allait répliquer, elle se sentit propulsée vers l’arrière – le choc la fit relâcher son arme qui lui glissa entre les doigts. Elle atterrit quelques mètres plus loin, à l’intérieur de la pièce la plus proche, heurtant durement le sol dans ce. Le souffle coupé, elle n’eut pas le temps de réagir que la porte de la pièce se referma brutalement. Riley s’élança pour tenter de la rouvrir, mais c’était trop tard – elle secoua vainement la porte qui était à présent verrouillée. Elle s’acharna quelques secondes de plus, légèrement paniquée, mais c’était inutile. « Merde ! MERDE ! » laissa-t’elle tomber avant de se retourner vers la pièce où elle était à présent enfermée. C’était une chambre à coucher, d’après le lit qui trônait au centre de la pièce – et il faisait noir. Il y avait une fenêtre, d’où perçait un petit peu de lumière, mais elle était recouverte de planches de bois – Riley tenta de les enlever, mais sans les outils nécessaires c’était impossible. Elle n’avait plus sa lampe de poche ou son arme. Elle était prise au piège.  Comme une débutante.

Grognant de frustration, Riley donna un coup de pied au mur devant elle. Que pouvait-elle faire à présent ? Personne ne savait où elle était – son téléphone. Elle plongea sa main dans sa poche pour s’en emparer – elle pourrait appeler Elliot. Mais alors qu’elle prit son téléphone, ce dernier refusa de s’allumer – elle s’acharna sur le bouton, sans succès. Foutu fantôme – ce devait être de sa faute. Lui qui croyait la protéger, ne faisait que lui causer des ennuis. Et alors que Riley commençait sérieusement à désespérer, le creux dans son estomac refit surface – elle se prépara à confronter son « protecteur », mais ce fut plutôt une femme qui apparut devant elle – une femme, ou plutôt un esprit de femme, qui semblait tout autant surprise qu’elle de la voir. Muette, Riley ne fit que l’observer, comme subjuguée par elle. Elle ne semblait pas hostile, pas du tout – et avant qu’elle ne puisse l’interpeller, la femme disparue. Mais le creux lui, ne disparut pas – il ne se fit que de plus en plus instant. Riley inspira profondément, tentant de calmer les battements frénétiques de son coeur. Mais elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle avait vraiment des ennuis. De gros ennuis. Et elle ne savait pas du tout comment s’en sortir.

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MessageSujet: Re: - the door to heaven or hell. (jim)    Mar 6 Sep - 22:44


the door to heaven or hell
jim et riley / But what is this, that I cant see, with ice cold hands taking hold of me ? When God is gone and the Devil takes hold, who will have mercy on your soul ? No wealth, no ruin, no silver, no gold — Nothing satisfies me but your soul. – JEN TITUS.

Les pieds traînant, tenant un rassemblement de mouchoirs en papier plaqué contre son nez, l'homme ne prêtait pas véritablement attention à tout ce qui pouvait se passer autour de lui. Ses épaules étaient voûtées, son regard à peine attentif à ce qui aurait pu le faire trébucher ; ses oreilles, elles, restaient grandes ouvertes — attentive à la moindre menace, au moindre son un peu trop suspect pour être innocent. Il doutait que quiconque ait décidé de le suivre ; pourtant, on n'était jamais trop prudent, et les années lui avaient appris à se méfier de tous ceux qui se prétendaient uniquement passants. Les ennuis venaient de n'importe où, et depuis toujours il l'avait appris à ses dépends.

Au loin, un pas se fait plus rapide, disparaît à un coin de rue. Il a relevé le nez de quelques centimètres — pas assez pour avoir le menton dressé, mais suffisamment pour voir le manteau inconnu s'évader de son champ de vision. Un peu plus loin, une femme presse son fils pour rentrer dans leur immeuble. Et alors, les derniers petits mots éclatant dans l'air froid disparaissent. L'irlandais ne ralentit pourtant pas, décollant à peine ses mouchoirs de son nez pour leur jeter un rapide coup d'oeil. Ça saignait encore — ça ne voulait décidément pas s'arrêter. Il renifle, grimace, essuie son nez du coin de la manche. Ça lui apprendrait à se mêler de ce qui ne le regardait pas, lui avait-on dit. Il avait laissé les choses aller en comprenant qu'il n'y avait en effet aucune raison réelle d'intervenir ; mais au fond de lui, il le savait : la leçon, il était bien incapable de l'ingérer. Ce n'était pas faute d'avoir essayé, avec les années, de lui faire comprendre que les gens se débrouillaient très bien sans lui, et que mettre son nez partout ne finirait que par le faire tuer. Tout le monde s'y était mis — Mica y compris. Mais jamais il n'avait arrêté. Incapable de tenir en place, ou de garder sa langue dans sa poche. Et aujourd'hui encore, il en avait payé le prix. Un coup de poing bien placé, et le voilà à grommeler en traînant des pieds dans une rue complètement vidée, subitement plus renfermé au monde qu'on n'aurait pu le penser.

Pourtant, un étrange frisson le long de sa colonne vertébrale lui fit tourner le nez, se désintéressant finalement du petit souci de ses voies nasales ensanglantées. Son pas ralentit, alors que ses yeux restaient accrochés à la silhouette d'une femme, tapie entre un arbre et le mur d'enceinte de la maison qui se dressait là. Coincée à l'intérieur de celui-ci, elle regardait fixement la bâtisse, l'air à la fois surprise et apeurée — dans tous les cas, dérangée. Et alors, toutes les petites prétendues leçons qu'on tentait de lui faire assimiler s'envolèrent ; rien ne resta plus que cette étrange femme, dont il comprit la nature avant même d'avoir à y réfléchir, et ses yeux doux mais écarquillés d'une inquiétude qui ne pouvait que piquer sa curiosité. « Hé. » Elle ne tourna pas la tête vers lui, les deux mains posées sur un arbre qui ne pouvait sentir que la fraîcheur de sa présence — tout comme lui, dressé de l'autre côté du portail, la percevait. Ses paumes à lui se posèrent sur les barreaux rouillés, sans qu'il ne tente pourtant d'ouvrir le petit portillon. « Qu'est-ce qui te tracasse ? » Elle ne répond tout d'abord pas, les yeux toujours vrillées sur les fenêtres cassées et la maison abîmée par le temps et les éléments. Mais lorsque sa voix fantomatique s'élève, elle est plus douce et plus apeurée qu'il n'aurait pu le penser. « Il y a quelqu'un, à l'intérieur. » Rapidement, il fronça les sourcils, jetant un coup d'oeil à la masure. « Comment ça, y a quelqu'un à l'intérieur ? » « Il y a une fille. Je l'ai vue. » Et alors, le menton du fantôme se tourne. Les mains toujours posées sur le tronc de l'arbre, la femme pose son regard sur lui. Et malgré la force de l'habitude, il ne peut qu'être inquiété de la brève chair de poule qui se dresse alors sur ses bras, instinctive. « Vous... Me voyez ? » « Long story, sweetheart. » Son regard passait alternativement de la bâtisse à l'esprit, alors qu'il poursuivait. « Pourquoi est-ce qu'elle t'effraie ? »  Lentement, le fantôme tourne à nouveau sa tête vers le bâtiment, se recroquevillant un peu plus derrière l'arbre. « Elle ne m'effraie pas. Elle ne devrait juste pas être là. » Il n'avait pas mis longtemps à apercevoir les ombres qui dansaient aux fenêtres, plus nombreuses qu'il ne l'aurait cru. Personne ne parlait de cette maison aux alentours — et pourtant, elle semblait bien plus hantée que celle que les chasseurs analysaient à longueur de journée. « Alors dis-lui de sortir. » La voix se fondit en un murmure, alors que la tête de l'esprit s'enfonçait dans son cou et que son regard changeait, de plus en plus inquiété. « C'est trop tard. Elle est coincée. »

Les derniers mots firent l'effet d'un coup de poing à l'homme. Et alors, toute tentative d'assimiler la leçon qu'une droite bien sentie dans le nez lui avait prétendument donnée s'envola. Tout ça, ça ne le regardait pas. Mais ce qui était sûr, c'était qu'il était absolument hors de question de laisser cette fille, qui qu'elle soit, dans un endroit qui pareil. Pas alors que ledit endroit, lui, semblait aller jusqu'à rendre un fantôme inquiet. « Où est-elle ? » Le silence seul lui répondit. L'esprit se contentait de garder les yeux vrillés sur les fenêtres aux vitres aussi crasseuses que brisées. Il n'attendit pas de réponse plus longtemps, changeant instinctivement d'approche. « Hé. Est-ce que... Tu permets que je rentre ? » Elle tourna à nouveau le menton vers lui, l'observant quelques instants. Finalement, elle opina, malgré une hésitation marquée. « T'en fais pas, ok ? J'vais aller la sortir de là. » Et durant un moment, il crut qu'elle allait protester. Qu'elle allait empêcher le portillon de s'ouvrir, pour tenter de le forcer à rester loin de la maison — en sécurité. Au lieu de ça, alors qu'il remontait l'allée à grandes enjambées, il n'entendit que la petite voix, plus timide et apeurée que jamais, chuchoter quelques mots qui le firent encore plus se hâter. « Faites vite... »

Rapidement, il poussa la porte que l'intruse n'avait pas plus pris la peine de verrouiller que tous les gamins qui avaient dû venir jouer ici durant ces dernières années. Le battant grinça dans ses gonds, et l'homme ne perdit pas de temps avant de promener son regard autour de lui. Pas d'esprit en vue pour le moment — mais au vu de l'agitation aux fenêtres, il savait que cela ne saurait tarder. « Y a quelqu'un ? » Appeler le danger à lui n'était peut-être pas la meilleure des idées, et il le savait. Pourtant, aucune autre solution ne lui apparaissait alors. Le pas rapide, il parcourut le rez-de-chaussée, tournant la tête à droite et à gauche à la recherche de quelqu'un ou de quelque chose. Lorsqu'enfin il aperçut un des esprits habitant les lieux, celui-ci resta à moitié dissimulé derrière la porte qui menait à un bureau sombre. « Hé. Hé... » Sa main se tend doucement dans les airs, alors qu'il s'efforce de ne pas faire fuir l'apparition. « Où sont les autres ? » fut la première question qui lui vint. Il le sentait : quelque chose clochait. L'absence d'autres présences dans les lieux contrevenait à ce qu'il avait parfaitement distingué, de la rue. « Ils l'ont trouvée... » « Où elle est ? » Le doigt maigre et translucide qui se tend. Et il le sait : c'est de la folie pure d'ainsi s'aventurer dans une maison chargée d'autant d'étranges habitants. Les deux seuls esprits qu'il a croisés étaient, jusqu'à lors, tout disposés à l'aider. Et de bons esprits ainsi piégés ne voulait dire qu'une chose : un autre était à l'oeuvre sur les lieux — et un particulièrement mauvais.

Alors qu'il se hâtait vers la porte que l'homme avait désignée, sans se soucier de n'avoir pas la moindre arme à sa portée, il n'arrivait à se décider sur ce qu'il souhaitait pour les fantômes qu'il ne pouvait encore voir. Plus ceux-ci seraient bons, plus la force à l'oeuvre risquait d'être difficile à contrer ; mais s'ils étaient mauvais, cette fille était plus qu'en danger. Dans tous les cas, il n'y avait pas une minute à perdre : il fallait la sortir de là, et le plus tôt serait le mieux. Quelques pas avant la porte, il s'arrêta, ses yeux apercevant un petit objet qui attira son attention. Instantanément, ses doigts attrapèrent l'arme à feu, vérifiant les munitions qu'elle contenait. Il la fourra dans sa ceinture avant de relever à nouveau le nez vers la porte. Sa main se referma sur la poignée, alors qu'il tenta de l'ouvrir. Impossible — évidemment. Sans gaspiller davantage de temps, oubliant de prévenir et prenant ainsi le risque qu'elle ne soit derrière la porte, il recula. Son talon enfonça violemment la serrure, et le battant s'ouvrit avec violence. Il n'avait jamais particulièrement apprécié ce genre de méthode ; mais aux grands maux, les grands remèdes.

Ses yeux trouvèrent instantanément la petite silhouette blonde, dans un coin de la pièce. Ce ne fut qu'une fois le premier pas pour entrer fait qu'il aperçut les silhouettes pâles, dispersées dans tout l'espace. Lentement, ses mains se levèrent à hauteur de son bassin, doigts écartés en signe d'innocence. Surtout, ne pas les énerver. Il fit quelques pas vers elle, et personne ne bougea. Ses yeux allaient d'elle à eux, s'assurant que l'équilibre se maintenait et qu'aucun n'avait l'idée de tenter quoi que ce soit. « Est-ce que ça va ? » Le ton était calme et mesuré — peu désireux d'affoler la masse d'énergies qui se trouvaient enfermées dans cet endroit. L'important, pour l'instant, c'était de s'assurer qu'elle n'avait rien. Ensuite seulement, il songerait à la sortir d'ici — et si possible, en vie.

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MessageSujet: Re: - the door to heaven or hell. (jim)    Dim 9 Oct - 21:11

THE DOOR TO HEAVEN OR HELL
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Elle était dans la merde. Il n’y avait vraiment pas d’autre manière de le dire. Elle était dans la merde et elle ne savait pas du tout comment s’en sortir. Son arme était de l’autre côté d’une porte infranchissable. Son téléphone, mort. Elle était seule. Complètement seule. Jusqu’à ce qu’elle ne le soit pas.

Ça commençait toujours avec ce petit creux dans le fond du ventre. Un frisson. Et cette détestable sensation d’être observée. Et inévitablement, les formes grisâtres apparaissaient. S’il n’y en avait qu’une, ça pouvait toujours aller, Riley avait appris à les ignorer. Mais à cet instant-là, dans la pièce poussérieuse, le creux dans ses tripes était trop profond pour être ignorer. Il était tellement intense qu’il était presque douloureux. Riley sentait les battements de son coeur accélérer. Elle était loin d’être seule à présent. La pièce était oppressante. Sa respiration se faisait de plus en plus difficile, et ce n’était pas du à la poussière ou à l’odeur de moissisure. Non. Ils étaient là. Et alors qu’un long frisson glacial lui parcourut l’échine, les yeux de Riley se mirent à repérer des sihouettes. Une, puis deux, puis trois. Puis trop pour qu’elle soit capable de vraiment les discerner. Et elle ne voulait pas les compter. Elle recula, pour s’en éloigner, ses yeux agrandis par la peur, se remplissant de larmes brûlantes. Elle ne voulait pas avoir peur mais elle était incapable de la refouler. Les formes translucides se mélangeaient les unes avec les autres, formant une masse grise. Et tous, sans exception, la fixait, elle. Riley heurta le mur derrière elle. Elle avait cessée de respirer. Elle aurait donné tout ce qu’elle avait pour pouvoir disparaître. Pour fermer les yeux, et se réveiller dans son lit. Si seulement ça pouvait être un cauchemar. Mais elle savait que ce n’était pas le cas. Tout ça était réel. Beaucoup trop réel. Ils semblaient être des centaines, mais si ça ne pouvait pas être possible – hommes, femmes, jeunes, vieux. Leurs orbites blancs posés sur elle. Riley hoqueta, se laissant glisser le long du mur pour s’écrouler au sol. Elle voulait que ça s’arrête. Qu’ils partent, tous. Elle voulait leur hurler de partir. Mais elle était incapable de prononcer un nom, sa gorge gonflée par la peur. Et alors elle ne fut plus capable de les regarder – elle cala sa tête entre ses genoux, entourant ses jambes de ses bras. Se faire petite. Et peut-être se faire oublier. Elle s’était mise à trembler. Elle était pétrifiée sur place. Incapable de bouger, terrifiée devant tous ces fantômes, mais également devant son incapacitié à agir. Allait-elle simplement les laisser l’attraper, sans même qu’elle ne se batte ? Elle ne voulait pas. Mais elle ne pouvait pas bouger non plus.

Et alors que le souffle de Riley s’amenuisait de plus en plus, que le creux dans sa poitrine semblait vouloir la dévorer entière, un bruit assourdissant la fit sursauter et relever la tête. Une explosion, ou presque – ses yeux se posèrent sur la porte qui venait de voler en éclats pour laisser passer une silhouette. Riley cligna des yeux pour chasser les larmes qui obstruaient sa vision – pas un autre fantôme. Une personne. Une vraie personne. Physique. Réelle. Le choc était-elle que Riley fixa l’homme d’un air éberlué pendant plusieurs secondes, alors qu’il faisait son chemin à travers elle – à travers eux. Était-elle en train de rêver ? « Est-ce que ça va ? » Il avait parlé. Riley hésita. Elle ignorait totalement qui était cet homme – jamais de sa vie elle ne l’avait vu. Était-ce une ruse, une énième ruse, pour lui faire du mal ? Mais quelque chose lui disait bien que non. Peut-être était-ce dans le regard de cet inconnu. Dans la manière qu’il se tenait, dans la manière qu’il avait traversé la pièce. Une réalisation froide qui parcourut son corps comme un frisson. Il les voit aussi.

Riley acquiesça, chassant les mèches folles de devant son visage pour mieux le voir. Des boucles sombres, des yeux brillants. « Ça va » dit-elle en un souffle, d’une voix qu’elle voulait stable, mais qui ne le fut pas vraiment. Elle continua de l’observer d’où elle était – même si elle était étrangement rassurée par la présence de cet inconnu, elle était toujours incapable de bouger. Son corps entier était paralysé. Et alors la méfiance s’installa dans ses veines. « Vous êtes qui ? » demanda-t’elle, sur la défensive. Après tout il n’était peut-être pas là pour l’aider. Elle n’était pas du genre à faire confiance au premier venu et malgré la situation extrême elle ne comptait pas changer cet aspect d’elle-même. Ça lui avait sauvé la peau à de trop nombreuses reprises. « Comment vous avez su qu’j’étais là ? » Elle ne se souvenait pas avoir crié – du moins, pas assez fort pour que quelqu’un passant là par hasard l’ait entendue. Et elle était toujours bien consciente des formes grisâtres tout autour d’eux – tous ses sens étaient en alerte. Soudainement elle se sentit capable de bouger, et elle se redressa doucement, ses mains bien serrées en poing, son corps prêt à bondir s’il le fallait. Peu importe les larmes qui séchaient sur ses joues, peu importe ses vêtements couverts de poussière. Elle se défendrait s’il le fallait, et cet homme ferait bien de ne pas la sous-estimer.

Mais une petite question lui échappa, malgré elle, alors qu’elle attrapa un regard qu’il jeta à sa droite. D’une voix bien moins assurée, presque murmurée. La méfiance, l’espace d’un instant, envolée. « Vous les voyez aussi ? »

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MessageSujet: Re: - the door to heaven or hell. (jim)    Lun 24 Avr - 17:16


the door to heaven or hell
jim et riley / But what is this, that I cant see, with ice cold hands taking hold of me ? When God is gone and the Devil takes hold, who will have mercy on your soul ? No wealth, no ruin, no silver, no gold — Nothing satisfies me but your soul. – JEN TITUS.

Cette fille, il ne la connaissait pas. Ç’aurait pu être un piège, tendu par n’importe qui. Ç’aurait pu être un piège qui n’était pas pour lui. Mais sur le moment, l’irlandais n’y pensa pas. La seule chose qui comptait, c’était de la sortir de là. L’air inquiet sur le visage des quelques fantômes qu’il avait croisés lui laissait une amertume inexpliquée au fond de la gorge. Il sentait que cette maison était chargée d’une négativité peu commune. Et ses connaissances en surnaturel étaient bien trop avancées pour ignorer qu’autant de bons esprits coincés sous un même toit n’étaient généralement pas un bon présage. L’inquiétude l’étreignait progressivement, bien qu’il tentât de la refouler. Sur son visage, rien ne paraissait. Ses traits restaient aussi calmes qu’à l’accoutumée, et seule la précaution les avait étirés. Il avait conscience de tous les esprits qui étaient coincés dans une si petite pièce. Il les voyait, aussi certainement qu’il les aurait distingués s’ils avaient été humains. S’ils avaient été mauvais, cette fille serait morte à l’heure qu’il était. Mais pour le moment, ils ne bougeaient pas. Pour le moment, ils n’avaient rien tenté.

Finalement, ses yeux s’étaient posés sur la petite blonde, alors qu’il s’approchait. Régulièrement, il jetait un coup d’œil sur les silhouettes translucides, afin de s’assurer qu’aucune n’était irritée par sa présence. Mais leurs expressions restaient indéchiffrables, et il était incapable de savoir ce qui motivait leur présence dans cette pièce. Leur présence autour d’elle. Lorsqu’elle lui répondit, il plongea ses yeux dans les siens. Il hocha lentement la tête, comme pour accuser réception de sa réponse. Et alors qu’elle poursuivait, lui lançant deux questions aussi méfiantes l’une que l’autre, il parcourut à nouveau la pièce d’un regard circulaire. Les esprits n’avaient pas bougé. Ils restaient immobiles, les yeux vrillés sur elle. Comme perdus dans des pensées coincées entre la vie et la mort, auxquelles ni lui ni cette fille ne semblaient avoir accès. « J’sais pas trop. J’passais par là, et on m’a dit qu’une fille était entrée. Qu’elle était coincée, et qu’il fallait la sortir de là. » Sa voix se baissa quelque peu, alors que plusieurs fantômes tournaient les yeux vers lui. Il déglutit lentement, respirant de manière contrôlée. Surtout, ne pas les énerver. Surtout, ne pas les apeurer. « Un d’entre eux me l’a dit. » Ce petit murmure, simple, trouva rapidement son écho dans la question qu’elle lui posa. Son ton méfiant avait disparu, et il n’entendait plus qu’une petite intonation timide, bien différente que celle qu’elle avait au départ employée. « Oui. » La réponse de l’irlandais fut calme. Lentement, ses yeux suivirent le regard de la jeune femme, avant de revenir à elle. Elle s’était redressée. « On s’habitue, avec les années. » L’ombre d’un sourire passa sur ses traits, alors qu’il lui tendait prudemment le fusil qu’il avait trouvé dans la pièce d’à côté. Il en garda prudemment le canon vers le bas, l’empoignant de telle manière qu’il lui était impossible de faire feu. N’importe quel geste brusque aurait été capable d’inquiéter leurs invités-surprises, et il le savait. Mieux valait ne prendre aucun risque. « Je crois que c’est à toi. » Son regard allait d’un fantôme à l’autre. Il ne s’inquiétait nullement qu’elle puisse le menacer, ou lui tirer dessus. Peut-être aurait-il dû. Mais pour le moment, il sentait que la vraie menace n’avait rien à voir avec cette tête blonde aux larmes séchées. Il ne savait pas d’où cette menace jaillirait, mais une chose était sûre : si elle pouvait se défendre, il n’en serait que soulagé. Et si elle avait amené ça, c’était que, de toute évidence, elle savait s’en servir. « Garde le canon vers le sol. Ne les menace pas. J’pense pas qu’ils te veuillent du mal. J’me trompe ? » La dernière question, encore plus basse et mesurée, s’adressait autant à la jeune femme qu’aux esprits — mais également à lui-même.

Ses sourcils s’étaient légèrement froncés, alors que son esprit tentait de comprendre ce qui se passait. Ses mains restaient levées en signe d’innocence, et ses yeux continuaient de détailler les fantômes qui les entouraient avec une précaution infinie. Et alors qu’il reculait d’un pas vers la jeune femme, il vit quelques esprits se déplacer avec une lenteur infinie. Ses lèvres se pincèrent, alors qu’il secouait brièvement la tête. Faites pas ça, les gars.  Plusieurs silhouettes s’agglutinaient désormais dans le cadre de la porte, leur barrant visiblement le passage. Il n’aurait osé parier quant à leurs chances de pouvoir traverser et s’enfuir. S’ils les voyaient, ils les savaient aussi capable de prendre subitement consistance pour les empêcher de passer. Mieux valait ne pas tenter le diable — mieux valait ne pas s’énerver. « Qu’est-ce qui vous garde ici ? » Sa voix était calme, presque curieuse. Et pourtant, la prudence l’animait. Il avait beau se creuser la cervelle, rien ne justifiait qu’autant d’esprits passifs soient rassemblés au même endroit. Rien qu’il ne connût, en tout cas.

Quelque chose, dans leur attitude, lui échappait. La situation lui échappait. La présence de cette fille ici lui échappait aussi. Mais ce qu’il commençait à comprendre, c’était qu’il serait plus difficile de sortir d’ici qu’il ne l’avait été d’y entrer. Que cette fille l’avait déjà constaté à ses dépens — et que lui, en voulant l’aider n’avait fait que plonger dans une gueule de loup dont il ignorait totalement le nombre de dents.

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MessageSujet: Re: - the door to heaven or hell. (jim)    Sam 20 Mai - 12:23

De toute sa vie, Riley n’avait jamais été aussi heureuse de voir un autre être humain. Elle avait bien cru que son heure était venue, et voilà que cet inconnu débarquait de nulle part pour lui venir en aide. C’était étrange, et bien sûr une grande méfiance s’était installée dans l’esprit de la jeune femme, et elle comptait bien ne pas trop se réjouir tant et aussi longtemps qu’il n’avait pas démontré qu’il était là pour l’aider et rien d’autre – mais tout de même, depuis l’apparition de l’homme, son coeur battait un peu moins vite et son estomac semblait s’être légèrement délié. Il y avait une autre personne avec elle – savoir qu’un autre coeur vivait battait tout près était particulièrement rassurant. Bien sûr, rien n’était réglé – après tout, ces fantômes étaient toujours partout autour, et ils ne semblaient pas très sympathiques, et Riley savait qu’elle était loin d’être tirée d’affaire, mais si elle pouvait au moins compter sur cet homme, ça serait ça de gagné. Elle attendit donc ses réponses à ses questions avec une certaine anxiété. C’était un fantôme qui lui avait dit qu’elle était coincée là. Il les voyait aussi. Il les entendait aussi. Riley resta un peu bouche bée de surprise – c’était la première fois qu’elle rencontrait quelqu’un avec le même don qu’elle. Mais lui, ça ne semblait pas trop le troubler. La curiosité s’empara de la jeune femme et elle alla pour lui demander, mais il fut trop rapide. « On s’habitue, avec les années. » Riley continua de le toiser, sa méfiance s’estompant légèrement. Finalement, il lui tendit une arme – la sienne, qu’elle avait du échapper dans le couloir. « Je crois que c’est à toi. » Riley releva les yeux vers lui, cherchant ses traits pour une quelconque trace de malhonneteté, mais elle n’en trouva aucune. Elle avait bien envie de lui arracher des mains pour se la procurer, mais elle avait remarqué à quel point il bougeait lentement – pour ne pas faire paniquer les fantômes, sans doute. Il paraissait avoir de l’expérience avec ce genre de situation, et instinctivement Riley décida de suivre le même chemin que lui. Elle étendit donc son bras et prit prudemment l’arme, la serrant entre ses doigts. Déjà, elle se sentait bien mieux – elle avait au moins quelque chose avec laquelle se défendre. Elle regarda si les balles étaient toujours à l’intérieur. Heureusement, c’était le cas. « Garde le canon vers le sol. Ne les menace pas. J’pense pas qu’ils te veuillent du mal. J’me trompe ? »

Riley releva les yeux vers l’inconnu. La boule au fond de sa gorge semblait s’être épaissie. Elle l’observa tenter de se diriger vers la porte, mais les fantômes leur bloquait le passage. Sans grande surprise, alors qu’elle se remémorait les paroles du fantôme du magasin. « Qu’est-ce qui vous garde ici ? » Riley déglutit, empoignant son arme entre ses doigts, la serrant aussi fort qu’elle aurait serré la main d’un proche. « Ils essaient d’nous protéger. C’est… c’est l’un d’entre eux qui m’a enfermé ici. Pour me cacher. » Ses mots ne faisaient aucun sens, elle en était consciente. Mais ce n’était guère le moment de raconter toute l’histoire. Il fallait qu’ils trouvent un moyen de sortir. Et vite. Car quelque chose grondait à l’intérieur de Riley. Quelque chose arrivait. Le fantôme l’avait dit. C’est son territoire. « Il faut qu’vous nous laissiez sortir, sinon il va nous trouver, c’est certain. » Elle tenta de s’adresser aux fantômes, mais elle savait que c’était peine perdue. Ils ne l’écouterait pas. Soupirant, Riley commençait à s’agiter de plus en plus. « Il m’a dit.. il m’a dit que c’était son territoire, et qu’il viendrait m’tuer, comme il a tué ma mère… Je sais pas qui il est, mais je sais que les autres fantômes ont peur de lui, et… » La jeune femme prit une longue inspiration, regardant l’inconnu. « Vous auriez pas du v’nir ici. Maintenant il va nous tuer tous les deux. » Défaitiste, peut-être. Mais Riley sentait le désespoir la gagner, et elle ne savait pas comment sortir de là. Elle avait fait une erreur en venant dans cette maison. Et à présent c’était trop tard.

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