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 Balle au centre || Helena

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MessageSujet: Balle au centre || Helena   Jeu 29 Nov - 17:13


Il y a cette appréhension certaine, lorsque je peux enfin quitter les lieux. Un appel à un collègue, le sac dans une main, le téléphone dans l'autre. L'hésitation marquée, vis-à-vis de toi. Je suis perpétuellement ainsi, dès qu'il s'agit de toi. De nous. Le mot me brûle l'esprit, quelque part. Il a ce goût de reviens-y sans la saveur qui va pour autant avec. Il me détruit à chaque fois. Alors j'évite d'y penser. J'évite de te devoir trop. Même si on sait que c'est déjà trop tard pour ça. Je sais pas trop à quoi je pense, à cet instant. À toi, forcément. C'est raté pour ne pas stresser inutilement, de ce fait. Je ne sais pas trop ce que tu en penseras, de me voir débarquer sans t'avoir prévenue de la sortie. Je me demande si tu me croiras, quand je dirais que j'avais envie de vous faire la surprise à toutes les deux. Même si, à présent, alors que j'attends pour être ramené, je me dis que c'était une foutue idée, ça encore. Je crois que je suis qu'un con trop maladroit. Mais je l'avouerais jamais à voix haute, ça. Sans doute que c'est bien là le problème. N'empêche que j'ai envie d'y croire. Et au pire, je me concentrerais sur Sara pour éviter tes foudres dans le regard noir auquel j'aurais droit.

Mike qui arrive, qui me fait signe et je descends les marches avec une certaine prudence, que j'évite de me casser la gueule pour éviter un sermon de plus. Un bref sourire pour lui alors que je monte dans la voiture. Salut Zac ! Ravi de te savoir en vie. Je souffle un rire en mettant la ceinture, mon sac posé sur mes cuisses. Je te ferais pas le plaisir de m'autopsier tout de suite. Je cache les mains qui tremblent sous le sac, avise l'hôpital une dernière fois. Pas mécontent d'en sortir. Et c'est à son tour de rire alors que lui observe si quelqu'un arrive, pour s'engager sur la voie. Tu m'étonnes ! Tu sais d'ailleurs si t'es suspendu après ton congé, là ? Je hausse les épaules, la tête qui se contente d'être droite désormais. J'en sais rien. Sans doute que oui. Mike réfléchit un instant, me lorgnant dessus sans rien dire au départ. Dépendra ce qu'il y a dans le dossier médical, j'imagine. La mâchoire qui se contracte, avant que j'inspire plus fortement. Ouais. Et le silence qui s'installe un peu, avant qu'on ne parle d'autre chose, que je demande des nouvelles de sa femme et de ses gosses. Hey, je peux te faire faire un détour rapidement ? Il m'avise, avant d'acquiescer. Direction le chinois.

[...]

J'inspire, j'expire. J'entends du bruit, dans l'appartement. Entend vos voix, à toutes les deux. Et ça me fait un peu sourire, alors que je suis là, comme figé. Si bien que je croise la voisine et qu'on discute un peu, à voix basse, pour ne pas être entendu. Contente de vous revoir. Une conclusion qui me surprend un peu, sur l'instant. Mais je lui offre un sourire. Je vous ai tant manqué que ça, Lisiane ? Elle rit un peu, me tape sur le côté d'un bras avec sa main. La petite qui se faisait du mouron surtout. Vous faites plus blesser durant vos interventions ! Qu'elle rajoute en ouvrant sa propre porte. On va tâcher. Bonne soirée. Un signe de main avant de sortir mes propres clefs, pour me faufiler dans l'appartement. Mon sac d'affaires déposé, celui de nourriture qui vient avec moi. Et quand je me montre, Sara est un suricate humain, la tête soudainement aux aguets. Et je craque un sourire, un grand, pour elle. TONTON ! Qu'elle hurle, la bouille heureuse, se levant d'un coup en abandonnant ses devoirs sans doute, pour courir vers moi. Surprise, petite patate ! J'ouvre mes bras en laissant les genoux trouver terre, avant qu'elle n'arrive, la réceptionne avec toute sa fougue d'enfant. Et je manque d'étouffer quand même, tant elle me serre fort. Tu vas bien ? Je l'embrasse sur un morceau de crâne à portée, l'écoutant baragouiner je ne sais pas quoi dans le creux de mon cou. Hin hin... Je crois qu'elle est contente.

Une pogne dans son dos que je frotte, doucement. L'air de lui dire que je suis bien là. Et mon regard qui se porte vers toi. Pour notre part, j'ai l'impression qu'on a pas forcément besoin de mots à cet instant. Salut, Murdock. Et je sais que tu m'assassines un peu. Alors le sourire se fait moins grand. Juste plus rassurant, dans le fond. Je vais bien. Surprise. Finalement je me redresse en soulevant Sara dans le même temps, me faisant la remarque que j'ai du mal. Elle se fait grande, mine de rien. Je m'approche de toi en déposant la nourriture sur la table, en esquivant les devoirs. Et je t'avise. Hey. La salutation qui finalement s'échappe, alors que j'ai le coeur qui se fait un peu plus vaillant. La seconde main libre, je viens l'écraser aussi contre Sara, lui octroyant la dose de câlins que j'ai pas pu faire ces derniers temps. Et je décroche pas de ta vue. J'ai pris vos nems préférés. Comme une tentative de désamorcer la bombe, de me faire pardonner avant l'heure. Même si je sais que même sans ça, Sara est juste heureuse que je sois là. Mais elle pousse un petit cri de joie, se décolle un peu pour aviser la poche. Tu as pris de la salade, tonton ?? Je roule des yeux devant ses préoccupations, revenant lorgner sur elle et sa frimousse. Non non, je n'y ai pas pensé. Y'a comme un air de trahison dans l'air à cet instant, une moue qui me fait éclater de rire un bref instant. Mais si, patate. Je t'en ai pris rien que pour toi. Un nouveau sourire de sa part, qui m'attendrit directement. Va te laver les mains. Je la fais descendre, lui indique la direction de la salle de bain.

Alors qu'elle y file en courant, je te regarde encore un instant. Et pour nous, il n'y aura que les murmures. Hum... C'était pas une bonne idée de te faire la surprise aussi, pas vrai ? Que je tente, alors que je me penche pour voir les devoirs de la petite. Et finalement, je me suis planté, elle était en train de dessiner juste. Je range les feutres dans leur trousse, débarrasse la table en même temps, lentement. Merci de t'en être occupée toute seule. Que je glisse, acceptant d'être moins mordant pour une fois. Parce que je me sens un peu coupable, sans doute, de quelque chose. Que je te dois au moins ça, un instant de sincérité. Vraiment. Je te revaudrais ça. J'inspire, mets sur le côté les feuilles encore blanches et celles barbouillées de couleur. Quand je te vois pour partir vers la cuisine, sans doute pour choper l'éponge, j'ai ce foutu geste à la con. Une main qui se pose sur ton avant-bras, pour te retenir, sans force ceci dit. Juste pour capter ton regard, dans cet instant suspendu par ma faute. Il n'y a plus de machine pour tenter de me trahir. Me voici réduit au silence de nouveau. Je... Ça me fait un peu mal, dans le poitrail. Ça me fait plaisir. Que tu sois là. Et je te relâche, par pudeur sans doute. Par lâcheté, assurément. Un regard sur le dessin du dessus, où Sara nous a dessiné tous les trois. Si mal, dans le poitrail.
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MessageSujet: Re: Balle au centre || Helena   Lun 3 Déc - 0:48

La bulle s’épaissit autour d’elles jour après jour. Le monde se réduit peu à peu à cette situation que Helena se surprend à apprécier. Sans doute bien plus qu’il ne le faudrait. S’occuper de cette gosse, c’est facile. Si facile qu’elle s’est laissée prendre au jeu et s’est réinventé des repères à ses côtés. Alors que le sourire pend aux lèvres à ses dépens, la culpabilité revient la piquer ponctuellement. Ernest se fait dévorer par une menace à l’extérieur pendant qu’elle s’amuse à jouer à la poupée avec une gamine qui n’est pas la sienne. La honte l’oblige à esquisser quelques distances très vite abolies entre elle et la petite. Le quotidien ressemble à une machine bien huilée avec des habitudes déjà trop ancrées. Faut dire que la polonaise n’a aucune volonté et qu’elle les a volontiers laissées s’installer, ces rituels. Dès la première nuit, Sara s’est glissée sous sa couette. Et la trentenaire a pensé que c’était naturel de lui offrir le réconfort de sa présence pour la nuit. Après tout, ça restait traumatisant. La seconde fois, elle a tenté de lutter. Soixante secondes de bataille faussement acharnée et désormais, elle ne résiste même pas, ne lui demande pas de s’expliquer quand elle vient s’installer à ses côtés. Ce n’est pas compliqué de trouver sa place au sein de ce foyer avec cette môme qui ne demande qu’à combler un vide omniprésent, creusé davantage par l’absence de son dernier parent. Cela remplit aussi une part du néant que l’ex-militaire transporte. Mais tout ce temps qu’elle lui consacre, elle ne l’investit pas dans la recherche de son fils et ça dérange la conscience. Même s'il faut avouer que ça lui semble tout aussi important d’être là, d’aider son unique allié.

Les paumes entourent le menton, le regard s’attarde sur la môme, ne dévie pas sur le dessin débuté. Au loin, la porte claque alors et le cœur se retourne. La main atterrit sur le flingue qui ne la quitte plus, dissimulé par instinct de protection, sous le pull afin que Sara ne le voit pas. Depuis l’appartement saccagé, le molosse débarquant dans son intimité, la traquée a développé une certaine paranoïa exacerbée par la présence d’un enfant innocent. Les doigts serrent la crosse, l’arme se retrouve contre la cuisse très vite. Le corps tente de s’interposer entre la silhouette et la civile alors que le visiteur s’impose, que la peur déserte la carcasse abruptement. Helena profite de la distraction pour ranger son pistolet discrètement. Le soulagement laisse place à une myriade d’interrogations. Elle se fait silencieuse le temps de le dévisager, d’attester de sa bonne santé. Le réconfort l’étreint quelques instants avant que la rancœur ne revienne pulser. Un grognement pour toute salutation, l’envie de l’étrangler pour avoir osé débarquer sans même un coup de fil passé. L’égo froissé par son absence évidente de priorités.

Alors que Sara leur laisse de l'espace, la pièce parait se rétrécir et il lui semble si proche tout à coup qu'elle en devient plus gauche que jamais. « A ton avis, Sherlock ? » Le regard assassin vient le mutiler avant que les paroles ne renforcent le malaise éprouvé, n’amplifient cette sensation d’embarras qui surgit toujours un peu entre eux. « C’est bon. Laisse tomber. Tu me dois rien. » Pas de dette, pas entre eux, pas après tout ça qu’elle aimerait pouvoir lui confesser. Sauf que ça l’obligerait à établir concrètement la nature d’un lien encore bien incomplet. Alors que la femme tente éperdument de s’accrocher à sa colère, lui ajoute des éléments perturbants. Cette ambiance étrange, son propre comportement la renforce. Le champ de vision s’est amoindri depuis quelques minutes, les prunelles se buttant au carrelage. La main saisit le bras tandis que la fuite parait s’imposer. Dans un sursaut et par réflexe, le regard se redresse. Elle le regrette. Le trouble vient s’y ancrer avant qu’il ne la relâche et qu’elle se mette à bredouiller quelques propos un peu décousus. « Ha ouais ? T’es encore shooté à la morphine, c’est ça ? » Déglutition compliquée, la tête qui se tourne vers n’importe quoi, la table, la feuille et les traits que le bambin a crayonné. La confusion se multiplie par dix. Plan de secours établi pour récupérer un peu de contenance. Les reproches pleuvent sans même qu’elle ait à les formuler clairement dans sa caboche. « D’où tu débarques ici sans même t’annoncer ? Tu sais bien que je suis peut-être traquée et toi tu déboules comme ça, tranquille. T’as pas pensé qu’on voudrait savoir  que ça allait mieux et que tu pouvais te barrer ? Qui t’a amené d'ailleurs, hein ? T'as pris le taxi peut-être aussi tant qu'on y est ? » Ça coule tout seul, elle ne respire même pas entre chaque phrase et se détourne pour marquer son mécontentement. Vexée au final de ne pas avoir été la première qu’il ait appelée. Stupide réaction d’une nana totalement barrée. « J’aime pas les surprises. Surtout quand j’ai un gang de tarés au cul. » Justification bancale. Le corps atterrit face au frigo, elle y plonge vaguement la tête pour mieux balancer ce qui la ronge vraiment. « On s’est inquiétées, abruti. » Le je habilement déguisé. Bien entendu qu’elle a évité d’aggraver les faits auprès de la nièce. Bien sûr qu’elle s’est donc angoissée pour deux sur son rétablissement. Pas certaine de le voir rentrer dans les jours qui suivraient.
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MessageSujet: Re: Balle au centre || Helena   Lun 3 Déc - 2:34


Il y a un os dans l'équation et il est de taille. Je me frotte l'arrière du crâne, pas bien fort, pour éviter de déranger les points de suture. J'ai l'impression que tout le mordant que j'accepte de laisser de côté parce que j'ai eu tort, c'est toi qui le récupères. Et tu plantes les crocs plus vite qu'il ne faut de temps pour le dire. Mais, ok, pour une fois, je vais reconnaître que j'ai déconné. Que t'as le droit de me faire la peau à chaque fois que nos regards se croisent, que tu poses le tien sur un bout de ma carcasse. Effiloché sur place, je te sers d’apéritif. Mais je me démonte pas. Ou bien je suis juste un abruti qui avait d'un contact visuel que tu fuirais pas dans l'immédiat. Et les mots tombent de nouveau contre la carapace. Peut-être. Zac, joue pas au con. Pas le temps de rajouter grand-chose d'autres qu'un flot de paroles me tombent sur le coin du groin. Et je grogne, par réflexe, avant de te voir t'éloigner. Et je te suis, bien décidé à pas te laisser l'occasion de fuir cette discussion, quitte à continuer d'avoir droit à un chat qui feule face à moi. Hey. J'avance, pose une main sur la porte du frigo pour t'avoir en visuel. Voix qui reste calme, je me contiens au mieux. Mais il est fou de constater que t'es un sacré brasier face auquel je ne sais pas me retenir très longtemps. Je sens déjà la pression qui remonte. Je suis désolé, ok ? Plus efficace pour m'écorcher la gueule que tout ce que tu viens de me dire. J'ai pas réfléchi plus loin que l'idée de vous faire la surprise. J'avais pas envie que tu viennes me chercher avec la petite à l'hôpital, j'avais pas envie qu'elle en voit rien que l'édifice. Et pour le reste, moins tu traînes par là-bas, plus ça nous arrange justement, non ? Je fronce les sourcils, essayant de suivre ce qu'il en est maintenant. Je recommencerais plus, Murdock. J'ai compris, la prochaine fois, je t'appelle directement pour te dire que j'ai de nouveau la cervelle en place.

Zac. Sale con.

Je pince les lèvres face à mes mots, avant de me détourner dans un soupir pour choper des assiettes et tout ce qui sera nécessaire pour les sauces. C'est Mike, au fait. Des serviettes en papier d'attrapées, que je coince du pouce contre les assiettes. Qui m'a ramené. Tu sais, le légiste ? D'il y a un petit moment. Peut-être que tu le remettras pas. Je savais qu'il allait pas me poser de questions. Du moins, pas celles qui font trop chier. Je reviens dans le salon, avise Sara qui a récupéré son dessin pour continuer de le gribouiller un peu, alors que je pose les assiettes à côté de la table, avant de revenir pour l'éponge. Et je t'avise dans le passage, pour te murmurer d'une voix calme et froide. On se bouffera le nez plus tard, ok ? Signe de tête, vers Sara. La table est rapidement mise, la cuisine tout aussi vite faite. Juste eu besoin de réchauffer rapidement au four, ce qui rajoute juste qu'un peu plus de croustillant. Puis y'a plus qu'à couper les nems pour la petite, avant de poser l'assiette devant elle et lui laisser le plein accès à la salade. J'ai su lire une phrase à l'école ! Qu'elle expose, fièrement. Et je la regarde, une main encore propre qui vient lui chasser en arrière une mèche de cheveux. Ah oui ? Elle hoche la tête, vivement, avant de continuer de manger à moitié avec sa fourchette, à moitié avec ses doigts. Je lui accorde pour le coup, parce qu'elle pousse avec la salade. On apprend à compter, aussi ! Fierté dans le regard enfantin, qui m'explique à sa manière que deux pommes ensembles, bah ça en fait deux. Un plus un, quoi.

Heureusement qu'elle est là, en somme. Parce que je crois que ça aurait été autrement plus pesant, autrement. Un soupir final, quand le repas se termine, qu'on débarrasse en laissant le sac à jeter demain dans un coin de la cuisine avec les autres déchets dedans. Sara qui insiste pour venir sur mes genoux, pour continuer de dessiner. Et elle me montre comme ça ce qu'elle apprend à l'époque. Je prends un autre crayon pour venir l'embêter en faisant des traits sur la feuille. Arrête tonton ! L'horreur enfantine face à mon geste alors que je me mets à sourire, en voyant sa bouille, tandis qu'elle repousse ma main. Pourquoi... ? Je joue le jeu avec elle. Tu gâches toooout ! Si tu savais à quel point. Je pose ma tête contre la sienne en fermant un peu les yeux, laissant tomber le crayon. Tonton est vilain, je sais. Et elle hoche, efface avec précaution ce que j'ai pu faire. Oui ! Franchise d'une gosse qui, j'en suis persuadé, prend de toi. Avec ton langage de sorcière, là... Je m'étire légèrement après coup, allant border Sara quand il est l'heure. Je veux dormir avec vous... Moue de la petiote alors que je hausse les sourcils, hauts. Hum, une autre fois peut-être, d'accord ? Pas d'accord. Crise de pleurs, avant que ça finisse par la faire dormir comme un loir, épuisée de sa propre énergie, dépensée dans des larmes de crocodile. Je ferme la porte, viens à m'écrouler dans le canapé en t'avisant. Elle dort. Enfin. Regard sur toi. On en était où ? Dans la pluie des reproches.
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MessageSujet: Re: Balle au centre || Helena   Dim 9 Déc - 2:01

Grognement qui vient ponctuer le mouvement, la spontanéité toute retrouvée. La main claque contre le frigo, comme le cœur contre la poitrine alors que la proximité s’impose. Un peu déstabilisée mais déterminée à ne rien montrer, la polonaise redresse le menton pour balancer ses iris dans ceux de son compagnon. L’adolescence reprend ses droits, étouffe l’adulte. Face à toute figure d’autorité, la trentenaire a appris à résister. Par principe, par facilité. Pour ne pas avouer qu’il lui a manqué. Et qu’elle aurait voulu être celle qui l’aurait ramené à son foyer. « Et moi, j’en ai rien à secouer, ok ? » Insolence proche de l’indécence. Pour provoquer la furibonde vient même se placer un peu plus près, le regard encore plus meurtrier. « Ca nous arrange de quoi hein ? T’insinues quoi ? » Qu’elle est faible. Salement faible. Et il a raison. Ce qui redouble la colère infantile de la gamine. « La prochaine fois ? Parce que t’as l’intention de recommencer à merder ? Je vais pas toujours être ton plan de secours, Castellano. Alors t’as intérêt à te calmer. » Ingrate par nécessité, pour se cacher de la vérité. Elle s’écarte, trouve la première tâche pour occuper ses paumes agitées. Les informations s’agglutinent alors qu'il va et vient.  La furieuse se tait avant de finir par lui balancer une assiette au coin du nez. Compliqué pour elle d’expliquer ce qui l’anime. Ce mélange de frustration allié à ce qu’elle aimerait pouvoir s’avouer et qui la fait exploser. Parce qu’elle a l’impression d’avoir peu d’importance. De n’être que la nounou qu’on a pas pensé appeler avant de rentrer. Même les justifications ne parviennent à effacer cette sensation. Faut qu’elle arrête de s’impliquer et de se couper contre la moindre contrariété. Avec Nathan, c’est comme ça que ça a commencé.

Les frissons remontent l’échine, les lèvres sèches restent accolées, ne délivrent aucun message durant le diner.  Elle s’efface après avoir avalé sa portion, laisse de l’espace à a nièce et l'oncle, part errer, s’occuper de quelques corvées. Le regard vient parfois les épier, il est vrai. Elle les envie silencieusement et éprouve un drôle de sentiment. Un peu de chaleur dans la poitrine à les savoir enfin réunis. Sourire qui passe et se dissipe devant l'audace du flic de ne même pas les alerter de sa convalescence terminée. Pendant que le tuteur borde la gosse, l’intruse attrape une couverture dans la pièce d’à côté ainsi qu’un oreiller pour mieux rejoindre le canapé. Les doigts débutent la préparation d’une couche précaire tandis que le policier vient interrompre son plan parfaitement étudié. Agacée, la boudeuse se décide à s’asseoir sur le fauteuil d’à côté, bras croisés. Décidée à garder son irritation comme toute réaction, elle n'attend pas longtemps pour répliquer. « Je sais pas, t’as qu’à demander à ton super pote, Mike. Il doit avoir toutes les réponses que tu cherches, c’est le mec de la situation il parait. » Puérile jusqu’au bout, regard fixé sur la table basse. Lassée déjà de se disputer mais toujours bien résignée à ne rien concéder. Pour balayer les différends et tenter d’expliquer la conduite de la petite, elle reprend la parole pour dispenser la réalité forgée en son absence. « J’ai squatté le lit avec la petite. Elle arrivait pas à pioncer seule quand t’étais pas là. Du coup si elle t’emmerde de la nuit, c’est normal. Elle a pris l’habitude. » Haussement d’épaules. Elle s’en moque qu’il finisse avec le sommeil troublé à cause de son manque d’autorité.

Les doigts tapotent le rebord du siège nerveusement. « Je compte pas crécher ici mille ans. T’as l’air bien remis et les flics travaillent à défoncer les petits merdeux qui me courent après. Je squatterai le canapé quelques jours et puis, je rentrerai. » C’est surtout pour s’assurer qu’il est bien sur pied. Mais pour l’heure, elle préférerait crever que de l’avouer. L’œil s’agrippe au soda à proximité. La bouteille lui rappelle un autre détail qui lui semble bon d’ajouter. « Au fait, j’ai bazardé toutes les bouteilles que j’ai trouvé donc ça sert à rien de chercher. C’est le moment d’arrêter maintenant que t’as été bien sevré et je suis sûre que Mike m’approuverait. » Travail de longue haleine pour toutes les dénicher et tout vider dans l’évier. Sans la moindre gêne et sans le moindre regret. Sa façon de contribuer à améliorer sa qualité de vie. Et l’avancement de l’enquête aussi. Puis surtout, de le rendre assez lucide pour s’occuper au mieux de Sara. La môme qui ne mérite pas ça. De le perdre lui aussi.
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Balle au centre || Helena

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