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les créatures sont présentement surpeuplées ! on vous invite donc à privilégier les petits humains (ainsi que, toujours, les fantômes).
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 Pyroclastes en cohorte.

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Behrang Sabbah
djinn // heaven can wait
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multicompte(s) : Je suis pas -encore- schizophrène.
crédits : Moi-même, bricolo a deux sesterces
MessageSujet: Pyroclastes en cohorte.   Sam 22 Déc - 0:03

Pyroclastes en cohorte.
Klaudia & Behrang.

Vous connaissez Johnny ? ‘Vrai que c’est plutôt commun, comme patronyme. On rencontre des Johnny dans le monde de la country et du cinéma. L’univers très select des rave-party a lui aussi son Johnny. Même ici, à Blackwater Falls. On vous brosse un topo du quidam ? Une espèce de sale cabot malséant, aux sclérotiques constamment rougies et à l’haleine de tombeau aztèque. Le comble, c’est qu’issu d’une prestigieuse famille, comptant un père trader et une mère versée dans la haute couture, le rejeton avait tout pour suivre une route fameusement pavée, arrosée par de copieux pots de vins, encouragée par tous les pistons du monde. Mais non. Comme s’il était l’incarnation même de l’ironie du sort, ce mec se trouve être une épave notoire qui passe le plus clair de son temps à dilapider le trésor de ses chers parents. Son truc à lui, c’est la bringue. Enfin, la bringue… Disons de sordides saouleries où on laisse sa bonne conscience à la patère. Des drug party qui font portes ouvertes à toutes les pauvres ères de la jeunesse en mal de sensations. Quelque part, avec ses inextinguibles largesses, Johnny fait presque figure de bienfaiteur, au royaume des marginaux et des décadents.

Johnny se fournit directement au Brésil. Il s’est attaché les services de quelques mules qui lui sont dévouées corps et âmes, et ravitaillent ses petits gueuletons undergrounds avec de la dope de première qualité. Johnny ne fait pas pour autant l’impasse sur l’alcool, qui coule à flots, et sur les buffets qui proposent des encas aux formes aérodynamiques, aux couleurs vives, directement sortis des fourneaux de cuisiniers moléculaires renommés. Disons-le, nombre d’habitués profitent outrageusement de la prodigalité de Johnny. Ces soirées sont du pain-béni pour les traînards, et on s’y éclate tant que Johnny est de ce monde. Car personne n’est dupe, vu ce qu’il se met dans la cafetière, il y a fort à parier pour que ce riche philanthrope ne fasse pas de vieux os. Il frôle continuellement les overdoses et les delirium tremens. Il papillonne délicatement entre la cirrhose et la dinguerie. Beaucoup de ses partisans suivent son exemple, et brûlent la chandelle par les deux bouts.

Sans être l’un de ces grands noceurs, Behrang s’invite dans ces amas sporadiquement, quand il se retrouve désœuvré le temps d’une nuit. Quand il a quelques mauvaises idées à essorer. La seule chose qui le chiffonne, c’est l’excentricité de Johnny, qui impose à ses fervents un petit dress-code bien à lui. La dernière fois, le thème de la soirée était la cellophane. Autant vous dire que Behrang a passé son tour. L’avant-dernière fois, sa soirée ressemblait à une marche pour l’Amazonie, et Johnny avait imposé à chacun qu’en guise de langes, on revête de grands pots, ajouré aux entournures, en se peinturlurant aux couleurs de la canopée. Là encore, Behrang a fait montre de de frilosité. Sans doute n’était t-il pas tout à fait désespéré pour adhérer à un tel décorum. Mais ce soir, l’empereur du dancefloor a semble t-il opté pour un thème plus digeste, digne d’une soirée estudiantine : celui des Super-Héros. La seule obligation stipulée étant de se pointer à visage masqué.

Chez lui, le génie s’est longuement interrogé sur lequel de ces héros jeter son dévolu. Au point d’en négliger ses innombrables factures, qui commencent à recouvrir la table basse tel un humus automnal. Deadpool sera bien trop prisé. Et que dire de Batman, dont on va certainement pouvoir observer tout un essaim ? Non. Après s’être remémoré ses bandes-dessinées, après avoir pris le temps de visionner à nouveau les grandes productions de Marvel et de DC Comics, des urgences toujours plus vitales que son loyer, Behrang fait enfin son choix. Il lui est aisé de dégoter un imperméable digne de ce nom tant il fait froid sous ces latitudes. Concernant l’authentique chapeau de feutre, il aurait pu se contenter d’un ersatz proposé à la location, dans ces boutiques de déguisements, mais Behrang voit toujours les choses en grand. Il se rend donc chez un antique chapelier, payant une fortune pour un couvre-chef de collection, qui confère à son déguisement un cachet insensé, bien digne de Johnny. Pour ce qui est de l’espèce de cagoule moulante, maculée par les tâches cauchemardesques de Rorschach, c'est là un travail purement artisanal qu'il entreprend. Même sa voisine courroucée tambourinant à la porte, alors que ses basses font vrombir jusqu’aux fondations de l’immeuble, ne parvient pas à le déconcentrer alors qu’il joue de l’encrier. Son costume vaut bien qu’il sacrifie l’un de ses justaucorps d’acrobate, qui a par ailleurs lui aussi coûté une fortune. Artiste dans l’âme, Behrang préfère encore l’idée de renoncer à cette soirée plutôt que de négliger sa tenue d’apparat.

Sa longue silhouette lestée de muscles secs sied bien à Rorschach. Bon, il est peut être un poil trop grand pour le personnage, mais difficile d’ajuster les coutures à même les os. Alors qu’il dévale la rue de son immeuble, fraîchement déguisé, l'iranien expérimente les premières limites de son costume. A savoir la visibilité, qui laisse à désirer. Il esquisse d’intéressants zigzags le temps de traverser les premiers pâtés de maisons, avant de commencer à s’acclimater aux mailles collantes qui obstruent son champ visuel. Après une petite demi-heure de marche à la brune, et quelques modiques égarements, il parvient enfin devant l’accès. Une petite porte mal rivetée, qui semble donner sur l’antichambre d’un sous-marin. Le vigile l’inspecte de la tête au pied, avec une grosse lippe songeuse.

« Très sympa, ton déguisement. Mais tu y vois quelque chose ? Il fait sombre, là dedans, grommelle le nervis de sa voix de baryton.
- Ouais, c’est limite mais ça passe. De toute façon je compte pas vraiment jouer aux fléchettes. Y’en a beaucoup, des Rorschach ? Demande le Djinn sur le ton de la conversation.
- T’es le cinquième.
- Merde ! Je voulais être l’unique, s’exclame t-il avec un mouvement d’épaules vers le ciel.
- Pas encore vu de Superman. Tellement couru que personne l’a choisi.
- Mais bordel ! La prochaine fois, je me foulerais moins !
- Ahah. Allez, tu peux passer. Bonne soirée. »

Avec un soupir appuyé, Behrang s’engouffre néanmoins dans le corridor obscur. Une rampe dévale les degrés qui mènent dans la grande halle souterraine, une vraie porte de salut pour lui, qui tâtonne comme il peut. Pas pratique, ce déguisement. Et comment il va s’y prendre, pour siroter convenablement son cocktail ? Il est curieux de voir si les autres Rorschach s’y sont pris autrement, ou s’ils peuvent, cas échéant, former ensemble une clique de mal-voyants voués à pogoter toute la soirée.

A son arrivée, la salle est déjà bondée. Des cats-womens se déhanchent lascivement sous les projecteurs, qui trouent la pénombre ambiante de véritables galeries lumineuses. Des sons électroniques pressurisent l’atmosphère. L’odeur des alcools mêlés se fond dans les parfums flottants. Une main contre le mur, notre Rorschach se traîne jusqu’au zinc, où il se juche sur un long tabouret métallique. Là, il hèle une serveuse, affublée aux couleurs de Flash Gordon, qui s’enquiert de sa commande et repart aussi sec. Une petite sangria, pour commencer gentiment. Il pivote sur son séant, afin de scruter les alentours, afin de prendre le temps de s’acclimater à ce clair-obscur oppressant, lardé de lumières épileptiques. Avec un sourire en coin, il se demande combien de créatures ont profité de cette confusion merveilleuse pour sortir le bout du nez. L'alcool et la drogue se chargeront d'en révéler quelqu'uns.
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Klaudia Bissot
shapeshifter // leave my body
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crédits : (c) kafkaïne
MessageSujet: Re: Pyroclastes en cohorte.   Sam 5 Jan - 18:03



We live for show when the audience scared to death
when they know there's no happy ending.
and they've been corrected

The Good Old Call of a kitchen...


Attendre. Ecouter le bruit de sa propre respiration. Entre, sort, brise qui gorge mes poumons. Le regard sec,  prunelles obsessives dans le coeur de l'objectif, je te scrute. Tu es un cancer en costume de soie. Il est temps que cela cesse et tu le sais comme moi.

Je croyais que tu te mettais au vert ?
Le sujet est préoccupant.
Prétexte. Tu t'ennuies...
Tais-toi...

Attendre. Décortiquer la pomme pour mieux en extraire le ver. Celui-ci a l'impunité comme armure : il a le pouvoir, l'argent, la notabilité. Dans cette ville, nul n'ignore qui est Johnny Marston Hefner, le mécène des Klub Kids, exilé par ses parents pour qu'il ne suivent pas l'exemple de grand père Hugh. C'est un parasite récidiviste, un pur produit du patriarcat : Deux épouses à même pas trente ans. Deux victimes qui en cachent peut-être d'autres, abusées dans l'anonymat de ses soirées costumées. Les paillettes et le champagne ne parviennent pas à éclipser l'odeur de foutre et de poudreuse. Je suis là parce que j'ai recoupé le témoignage de plusieurs plamates violée.


Quel lyrisme ! Je vois que tu maîtrise ton sujet.
Ne sois pas médisant. J'ai épluché sa vie.
Tu t'ennuies.
Chut !

Attendre. L'heure opportune, celle où le loup sort du bois. Trouver l'accroche idéale pour s'immiscer dans sa vie, investiguer. Les dents de mon étau lui chatouillera les côtes et peut-être le cœur, qui sait. Et lorsque sa méfiance se sera assoupie, ensuquée de bienveillante proximité, je frapperais.

Comment comptes-tu t'y prendre pour l'approcher ?
Je vais faire ce que je sais faire de mieux, Yvain.
Je vais jouer.


Je pose mon appareil photo sur la banquette et ajuste mon costume. Aujourd'hui je porte la peau d'Audrey Hepburn, ni plus, ni moins. J'ai toujours trouvé que son visage mutin était un cintre parfait pour le costume de Fantômette, fameuse héroïne masquée de la romanesque bibliothèque rose ! Un des joyaux de la France, Mônsieur, ne vous en déplaise !
Je sors de ma bagnole  d'un pas sautillant et me poste devant le vigile.

- Bonsoir, Milles pompons, c'est moi Fantômette !

- La vache, c'est... Alors ça c'est vraiment inédit !
- Oui, c'est pas tout jeune, mais je voulais éviter une énième Harley Quinn alors, j'ai pris son ancêtre française. C’est fou ce qu'on apprend sur internet !

Le vigile éclate de rire et, charmé, en oublie de véritablement me fouiller au corps.

- Rien que pour l'effort, je te laisse entrer, ma mignonne.
- Ne dites pas à Ficelle et Boulotte que je suis là, hein ? C'est mission top secret !
- OK, Ok... Du moment que t'as l'âge légal...
Clin d'oeil qui sous-entend que ça ne l'a jamais gêné de laisser entrer des gosses de seize piges bien roulées.
- Hihihi !

Je m'infiltre dans l'antre de la Bête. Un frisson indicible m'ébroue alors que je laisse la foule d'inconnus me baigner de leurs effluves. Une forêt de pions, de joueurs, de plateaux. Mon esprit papillonne de ces mille stimuli.

Concentre-toi.
Il n'y a qu'un Roi à faire Mat.

Je sais.
Cherche. Trouve. Tue.
Tick Tick BOOM !



J'avance en remuant sur une danse iconoclaste, un remixe ridicule du générique de Batman.

- Nanananananananana..... pirouette..... BATMAN ! Nanananananananana..... pirouette..... BATMAN !

Je fais mine de rater ma réception et je valdingue vers le bar où je tombe littéralement dans les bras d'un Rorschach. Hilare -je joue très bien les jeunes filles éméchées- je bascule la tête  en arrière pour voir son papillon-tâcheron à l'envers. Rires avec la gorge d'Audrey c'est comme faire tintinnabuler un collier de perles véritables.

- Bonsoiiiiiir ! C'est toi Johnny ?!

Plateau. Pions. Joueurs.
Que la partie commence, alors...
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Behrang Sabbah
djinn // heaven can wait
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crédits : Moi-même, bricolo a deux sesterces
MessageSujet: Re: Pyroclastes en cohorte.   Mar 22 Jan - 21:55

Alcools et dopes circulent déjà au vu et au su de tous. Elles sont assez dinguos, les nuits de Johhny, entre les receleurs, discrets comme des minots vendant les nouvelles à la criée, et les fontaines d’alcool qui siègent aux quatre coins de l’esplanade souterraine. Barmaids, vigiles et factotum s’affairent comme des petites abeilles pour satisfaire les caprices de chacun, et pour déblayer les premiers junkies qui piquent du zen en pleine piste. Le djinn observe ça avec le détachement et l’amusement que lui confèrent les âges. Consommateur du dimanche, il ne compte pas manquer une si belle occasion pour moucher quelques grammes, mais patiente que la soirée batte son plein avant de se lâcher. Par ailleurs, il aime se mettre minable en bonne compagnie, et dégoter quelques compagnons de bordée est l'affaire d'une heure ou deux. Ce soir, étonnamment, tous ses potes ont pointé absents et hors de question de traîner le petit Xavier dans un tel pandémonium. Cela ne l'a nullement inquiété aux prémisses de la soirée, toutefois, car il sait qu'on noue toujours d'étroits liens de camaraderie avec de purs inconnus, dans le creux de saouleries.

Esseulé au comptoir, Behrang observe le ressac du dancefloor, dont les corps font surface telles les immondices d’un septième continent ballotté par le typhon. Lui, sirote sa sangria comme un élève discipliné, la moitié de son masque retroussée. Il s’imprègne à tâtons de la perdition ambiante. Il aime observer le précipice avant de s’y jeter. Il aime voir le visage du monstre, avant de lui barrer la route. Les halos des projecteurs s’abattent sur la masse avec la lourdeur de tronçonneuses, plongeant les corps qui trémoussent dans une fièvre colorimétrique. Ils semblent tous possédés, en train de se débattre et de s’abandonner en même temps. Ils semblent arythmiques, myocloniques, ils meurent et renaissent. Ils se choquent les uns les autres, s’embrassent et s’enlacent, se cognent et se repoussent, électrons détraqués. Absorbé dans la contemplation, Behrang cherche à comprendre ce qu’il ressent devant tel spectacle : de la pitié, de la compassion, de l’envie ? Méditation des plus rasoirs. Heureusement qu’une belle inconnue vole à sa rescousse, crashant dans ses bras.

« …et Merde ! » S’exclame le djinn, qui s’attache à réceptionner la jeune femme plutôt qu’à sauver son verre de sangria. Il n’entend même pas le godet éclater, tant les basses lui pressent les tympans. « Faîtes attention, mam’zelle… Me dîtes pas que vous êtes déjà faite ? » Le vouvoiement ? Déformation professionnelle après des heures passées à conduire des ladies à l’ego bien-portant. Qui ne persistera pas bien longtemps au devant de l'aisance hilare que transmet Fantômette. « Bonsoiiiiiir ! C'est toi Johnny ?! » Lâche t-elle au petit bonheur. « Ah mais c’est trop fort, ça ! Comment t’as deviné ? C’est presque insultant… vu le mal que je me suis donné pour mon déguisement ! » Répond l’iranien tout à trac, porté par un naturel d’acteur, sans être certain que la belle ne morde à l’hameçon. D’un geste, il rabat l’ourlet de son masque sur le bas de son visage, comme s’il escomptait à se dissimuler. Ca pourrait être fun, non ? Se faire passer pour un milliardaire décadent, ne serait-ce que quelques minutes, dans les yeux d’une donzelle pintée ? Juste pour voir ce que ça fait, d’être adulé par la horde, de sentir le pouvoir du fric réduire de parfaits inconnus en petits roquets matés ? Un statut dont il n’a pas vraiment l’habitude et qui le gênerait presque aux entournures. Mais Behrang est d’humeur à jouer, à en faire des tonnes, comme à chaque fois qu’il sort. « Mais motus, hein. Je suis incognito. » Complète t-il, sans se donner la peine de baisser la voix dans pareil tumulte.

Ce petit échange inopiné cependant que l’inconnue gît de guingois dans ses bras. Pour faire connaissance, on a vu mieux. En une traction, le génie lui restitue sa verticale bafouée aussi facilement que s’il eut s’agi d’un fétu de paille. Il la béquille un instant de ses deux bras vaillants, au cas où il lui prendrait de se vautrer lamentablement. « Ca tangue ? » Une fois sûr qu’elle garde un semblant d'ancrage dans le sol, il lui rend sa liberté de mouvement et prend le temps de l’observer. Du mieux qu’il peut à travers les mailles de sa cagoule improvisée. C’est vraiment gênant, ce machin là. Elle est indéniablement bien gaulée, mais les détails lui échappent, comme les traits précis de son visage ou les finitions de son costume, comme la forme de son sourire et les plissements de ses mirettes. Oui, les expressions des visages sont comme cryptées, caviardées. Le monde lui est un théâtre d’ombres chinoises, un convoi de pleureuses dérobées derrière leurs mantilles. Tout est délicatement flou, légèrement indistinct. Tout est halos criards et ombres mangeuses. Il distingue à peine la couleur de ses yeux, qui ont l’air plutôt vifs pour une cuitarde, mais il n'en est pas sûr. Ce dont il est certain, toutefois, c’est qu’elle est toute en courbes sinueuses, et qu’elle a revêtu les couleurs des abeilles. « Maya ! Qu’est ce que tu fous là ? On sauve l’humanité ici, pas les fleurs ! Tu t’es pas trompée de party ? »
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