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les créatures sont présentement surpeuplées ! on vous invite donc à privilégier les petits humains (ainsi que, toujours, les fantômes).
nous sommes présentement en hiver 2017-2018 (décembre, janvier, février)

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 They call me the wanderer

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Eiza Sheppard
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MessageSujet: They call me the wanderer   Ven 28 Déc - 5:10


Encore une soirée qui démarrait mal. Elle qui avait espéré rester tranquillement à la maison, voilà que Seth avait observé sa recette de la journée en lui annonçant que ce n'était pas suffisant et qu'elle rejoindrait les filles cette nuit. Bien sûr qu'elle aurait aimé lui cracher au visage en lui disant d'aller se faire mettre. Mais pour quoi faire ? S'en prendre une gratuitement et y être mise de force ? Au moins elle pourrait faire payer des suppléments imaginaire pour garder du fric pour elle ce serait mieux que rien.

Il n'y avait que ça pour se raccrocher après tout. Cette nouvelle vie à New York à laquelle elle aurait droit un jour. Elle avaiit donc abandonné son jean déchiré et sa veste pour un mini short et une paire de cuissarde, ainsi que son lot de protection. Si il y avait bien une chose a laquelle elle ne coupait pas, c'était le risque de chopper une merde comme les trois quarts des filles. De toute manière, Seth avait bien trop peur qu'elle ne lui refile volontairement une merde si il l'en empêchait alors... Elle était finalement descendue dans Englewood, tirant sur sa cigarette avant de saluer les filles déjà au boulot. C'est qu'elles commençaient toute à bien s'apprécier au final. La plupart étaient là pour des raisons obscures, d'autres clairement forcées. Mais jamais Eiza ne s'était amusée à les moquer. C'était bien les seules personnes de son entourage qui méritaient un minimum de respect, autant se serrer les coudes.

Hello gurlz. Lâcha t-elle en arrivant près d'elle, tapant la bise à chacune. Du nouveau aujourd'hui ? Son regard se posa sur la petite Shelley, une rouquine de 19 ans bien trop innocente pour être ici de son plein gré. On à une nouvelle qui vient d'arriver. Pas très bavarde. Fit-elle remarquer en haussant les épaules. Eiza balaya la ruelle des yeux avant de la trouver. Ok, j'vais faire la marraine. Annonça t-elle auprès des filles alors qu'une voiture se stoppait non loin de la petite bande sans doute pour entamer les négociations.
Marcher un peu lui fit du bien. La soirée était humide, aussi ses enjambées la réchauffèrent un peu alors qu'elle arrivait à hauteur de l'inconnue. Clairement, elle ne l'avaiit jamais croisée dans le quartier avant. Et ça elle aurait pu le jurer. Ce n'était pas faute de connapitre tout le monde ici depuis le temps qu'elle y croupissait. Hé. Reste pas là, c'pas le meilleur coin si tu veux te faire du fric. Lança t-elle à la petite brune en sortant son paquet de cigarette histoire d'en griller une et d'indiquer aux michtons qu'elle n'était pas disponible immédiatement. J'suis Eiza. Annonça t-elle en lui offrant un signe de tête en guise de salut sans pour autant lui demander le sien. Généralement les newbies mettaient du temps avant de se présenter. Jamais évident d'admettre qu'on fait le trottoir quand on est dans la fleur de la jeunesse après tout. Tu bosse avec quelqu'un ou t'es ta propre patronne ?

Sûr que Seth gueulerait si il tombait sur une indépendante. Les filles pourraient toujours la faire passer pour une nana des italiens. Il se frottait jamais à eux dans le coin. Beaucoup trop dangereux. Et Seth n'aimait pas perdre d'avance.
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Ciulin Mari
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MessageSujet: Re: They call me the wanderer   Ven 28 Déc - 6:43



I'm a coat of fists

Folks said I
Look like death
Lived in the hotel of my eyes
Lives wide open like a whore
Painted in spit from the earth between her thighs




Septembre 2007
Chicago.




Marcher. Loin. Plus loin encore.
Laisser derrière ce bout de soi. Toujours.
S'émietter comme les biscuits du Petit Poucet.
Dévorés par les corbacs.
La Grosse Pomme est viciée de vers.
Promesses pourries jusqu’au trognon.
La lame de ma machette sur ta gorge, ton sourire sur ta gueule de corvidé.
J'ai cru en toi, Thaddeus.
J'ai cru et c'est ce qui m'a empêché de te buter.
Ma foi est morte avec toi.

Ni chasseuse, ni vampire.
Des deux côtés de la Nuit vous puez le rance et les mensonges obstinés.
J'vous hais. J'vous hais. J'vous hais !

Chicago.
La ville des caïds de la prohibition. Le fief d'Al Capone et de ses capots. Quitte à lourder un brigand, autant tenter les mafieux. La faim me tenaille. J'ai plus un rond et j'ai revendu tout ce que j'ai pu soutirer à mon vampire daddy. Me reste cette robe de soirée sous mon perfecto. J'ai l'air franchement pas raffinée avec mes grolles de l'armée aux pieds. Rahat ! J'ai jamais pu bouger avec ces putain de talons.

Bien.

On va retourner au plus vieux métier du monde. Tapineuse un jour, tapineuse toujours. Du moment que j'ai un toit et de quoi grailler cette nuit, ça ira. Je repère une avenue assez encombrée. Y'a déjà de la travailleuse sur le pavé. Fais humide et je me pèle le cul sans collant. Je pose mon gros sac de toile, qui contient un peu toute ma vie. J'préfère crever la dalle que refourguer ma machette en argent. Mains dans les poches et tête rentrée dans les épaules, j'attends.

Chaton mouillé de poubelle.
Même pas maquillé.
Chair fraiche de dix-huit piges.
Viens chercher, Big Bad Wolf.
Le Chaperon Rouge a perdu son bonnet.

- Hé. Reste pas là, c'pas le meilleur coin si tu veux te faire du fric.

Je regarde la Curva qui m'adresse la parole. Je lui offre ce qu'on fait de mieux en matière de défiance : un silence buté. Peut-être qu'elle essaie de me déloger du meilleur coin, cette connasse. Pourquoi, elle m'aiderait ?

- J'suis Eiza.


Une qui a roulé sa bosse, vu l'aisance.

-... Ciulin.


J'ai pas peur de tes grands airs de Maquerelle. Rince-toi les tympans avec mon blaze.

- Tu bosses avec quelqu'un ou t'es ta propre patronne ?
- Ni dieux, ni maître, chuis libre,
que je fais avec un très fort accent roumain dans mon anglais.

Reniflement méfiant.

- Tu m'filerais une clope ? Besoin d'me réchauffer.

Mais qu'on soit claires, j'te devrais rien ! Donner c'est donner, reprendre c'est t'faire tabasser.
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Eiza Sheppard
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MessageSujet: Re: They call me the wanderer   Ven 28 Déc - 7:17


Ciulin. Si jeune, et déjà l'intonation de la méfiance au coin de la bouche. Rien d'étonnant à ça. La dernière recrue n'avait même pas 18 ans et jurait en avoir 21 alors... Elle avait fini égorgée dans une ruelle à une époque ou un fou sévissait dans les rues. Libre donc. Sa propre patronne. Eiza l'observa sans mot dire. Revêche, certainement. Mais face à Seth et sa bande, elle ne durerait pas deux jours si elle leur annonçait.
Sans mot dire, Eiza tendit son paquet de cigarette. Prends en un peu plus. On dirait une rescapée d'un naufrage. fit remarquer la jeune femme sans pour autant lui demander d'ou elle venait, se contentant de s'adosser au mur à côté d'elle tandis que la bande de filles de la nuit de l'autre côté de la rue leur jetait par instants quelques coups d'oeil.

Ne dis pas que t'es ta propre patronne. Si un gars te pose la question, tu bosse pour les italiens. jugea t-elle tout de même utile de préciser à la jeune femme. Ici c'est tout un réseau qui bosse et ils aiment pas partager. Mais parle leur des italiens et ils se chieront dessus immédiatement et te foutront la paix.

Quelques éclats de voix lui firent tourner la tête du côté des autres copines. La petite Rosa, une hispanique de tout juste 18 ans refusait de monter dans la voiture d'un type qui semblait n'en avoir rien à foutre. Sans réellement prévenir Ciu, la dealeuse se pointa à la fenêtre de la voiture en tirant Rosa vers l'arrière. Tu veux quoi toi ? Regard noir, air menaçant. La plupart des clients savaient qu'elle était la petite amie de Seth pour ce que ça valait. Le type d'une quarantaine d'année resta coi devant sa réaction. T'as payé d'avance ? Si c'est pas le cas, tu raque et après tu joues. La petite mine effrayée de Rosa lui confirma que ce n'était pas le cas. 200$. Ou tu dégages.

Venant presser doucement l'épaule de Rosa tandis qu'elle récupérait la dite somme, Eiza se contenta d'un doigt d'honneur savamment levé quand à l'insulte du client contrarié qui sortait de sa voiture. Elle venait tout juste d'arriver à hauteur de Ciulin quand un des potes de Seth, un certain Tyler l'attrapa par le bras pour la plaquer contre le mur. Alors ? Les affaires marchent ? A merveille. mentit la brune en se fendant d'un sourire avant que Tyler ne fixe Ciu du regard. C'qui elle ?
Une fille de l'Est. Elle bosse pour Martoni. Son sourire décontracté tandis que Tyler ne lâchait pas son épaule devait l'induire en erreur. Si t'as envie de l'emmerder vas-y. Mais tu viendra pas chialer quand tu perdras tes phalanges. J'dis ça pour toi Tyler. Tu pourras plus t'amuser avec tes poules après ce serait con. Et pas sûr que Seth apprécie que tu nique sa vie calme et apaisante pour tes hypothèses.

A croire que le type utilisait vraiment ses deux neurones pour peser le pour et le contre. Ok. Et arrêtes de te mêler des histoires des clients. C'est mauvais pour les affaires Ben t'expliquera à Seth pourquoi elles ont toute choppé une mst et sont revenues bredouilles alors. éructa lentement la brune en le défiant du regard avant qu'il ne la bouscule légèrement en la relâchant enfin, faisant signe à dieu savait qui sur le trottoir d'en face. Ne faisant aucune remarque à Ciulin, Eiza se contenta de reprendre une nouvelle cigarette qu'elle alluma en observant la tenue de la petite nouvelle.

Tu te les gèles pas comme ça ? Ne put s'empêcher de s'étonner la brune en resserrant les pans de son bomber contre son body noir, se foutant royalement que les gars soient blasés de ne pas apercevoir son décolleté. Bon, tu viens ? A moins que t'ai envie de récupérer une capote usagée sur la gueule d'ici peu ...

Pas pour rien qu'elle lui avait déconseillé le coin. D'un signe de tête elle lui indiqua le fond de la ruelle ou étaient déjà éparpillés les résidus de soirée des hommes qui avait fricoté avec les filles. Un léger rire s'échappa de ses lèvres en voyant la tête de Ciulin devant le spectacle.
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Ciulin Mari
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MessageSujet: Re: They call me the wanderer   Dim 13 Jan - 11:39

- Prends en un peu plus. On dirait une rescapée d'un naufrage.
- Ça vaudra quoi en échange, cette gracieuseté ?


Je plisse les yeux vers la daronne, suspicieuse. Son aura de Soeur Sagesse des Putes me fait déjà chier. Mais j'ai froid. Cracher sur un cadeau serait de l'orgueil mal placé. Je rafle la moitié de son paquet. Fallait pas proposer, meuf.

- Ne dis pas que t'es ta propre patronne. Si un gars te pose la question, tu bosse pour les italiens. Ici c'est tout un réseau qui bosse et ils aiment pas partager. Mais parle leur des italiens et ils se chieront dessus immédiatement et te foutront la paix.
- .... T'es quoi au juste ? La mère maquerelle de c'te rue ? pourquoi tu m'tuyautes? On s'connait pas.


Je la remercie même pas pour les clopes. Je m'approche simplement pour allumer mon butin sur la sienne. Aucune notion de l'espace personnel. Grésillement irrévérencieux. J'en ai rien à foutre de toute façon. Des éclats de voix au loin agitent la bonne âme de la Sfanta mama curva. Elle se précipite pour sauver la pouffiasse et l'orpheline sur son poney invisible. Je regarde la scène d'un air proprement non concerné. Quelques passes, un peu de flouse, un lit et la chaleur d'un autre être humain. Pour le moment mes objectifs sont pas spécialement plus hauts. Je tiens pas à faire de vieux os dans son histoire de réseau et d'italiens.
A peine notre justicière du trottoir en a-t-elle fini de secourir ses filles, que le mac pointent le bout de sa bite. Un lascar qui se prend pour un cador. Anecdotique. J'imagine déjà six ou sept manière de lui faire cracher sa vie sur l'asphalte. La tension monte en moi, gonfle mon aura meurtrière. J'ai envie de saigner du con, juste pour le plaisir d'écraser de la chair avec mes poings. J'ai la haine au bord des reins.

Eiza prend les devants.

Ça éteint tout de suite mes bas instincts de chasse. Je la laisse se faire molester sans qu'un ovaire me chatouille l'autre. Pas mes oignons. Pas l'coeur sur la main. J'ai déjà du mal à le faire battre pour moi même. Bras croisés contre mon corps d'allumette, je fume comme un pompier en attendant que la démonstration de masculinité toxique cesse.

- Tu te les gèles pas comme ça ?
- 'Va..
Haussement d'épaules de la mauvaise foi. Je me caille les meules sévères.
- Bon, tu viens ? A moins que t'ai envie de récupérer une capote usagée sur la gueule d'ici peu ...

Je suis son regard. Un beau génocide de spermatozoïdes. Tous ces gosses qui naîtront jamais pour voir leurs parents les décevoir et les foutre à la porte. Arrêter, J'vais chialer. L'autre connasse se marre, se méprenant sans doute sur la signification de ma grimace.
Je lui emboîte le pas. On finit par arpenter le paver côte à côte.

- Fallait lui percer une couille...
Que je dis tranquillement. Je la regarde, prunelles froides, et je précise : Tyler.

Tuer c'est tellement simple, tu sais. Même que y'en a, comme moi, qui savent d'instinct. Alors quand ils sont formés, t'imagines pas comme la vie perd vite de sa sacralité.

- Avec une valseuse en moins, il devienne les omegas d'la fête à la saucisse . Ça t'f'ra des vacances un temps.
Petit sourire pointu. Italien ou pas, si il te chauffe, dis-le moi. J' paierais ma dette en gnons. Bouffée de nicotine. J'aime pas les dettes.

Silence qui en dit long.

- C'qui Seth ?

Que je mesure un peu les forces en présence.






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Eiza Sheppard
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MessageSujet: Re: They call me the wanderer   Dim 13 Jan - 12:36


Contre quoi ? Des clopes ? Sérieusement ?
Beaucoup trop d'interrogations dans ses pensées. Haussant légèrement un sourcil, Eiza se contenta de répondre avec sa franchise habituelle. Absolument rien. J'ai juste eu ton âge. Et c'était tout. Elle n'avait pas besoin de services ou qu'on lui dise qu'on lui revaudrait ça. Chaque fille était dans la même galère. A plusieurs elles étaient simplement plus fortes pas besoin de chercher plus loin. Peut-être que la sauvageonne avait vécu l'enfer avant d'atterrir dans le coin. En même temps... Est-ce qu'elles ne vivaient pas toute l'enfer ici ? Eiza s'était contentée de lever les yeux au ciel quand à l'agressivité de la petite avant que Tyler ne se pointe et ne joue les mâles alpha.

De là, ladite Ciulin finit tout de même par la suivre. Elles marchèrent un temps avant qu'elle ne lui fasse la remarque sur Tyler. Eiza secoua doucement la tête. Trop de témoins. Tuer ne l'effrayait pas. Snipe aurait pu en témoigner si il n'avait pas eu la carotide tranchée par ses soins. Mais cette gamine n'avait pas besoin de connaître tous les détails de sa vie. Elle était mignonne la tigresse. Si la brune apprécia la remarque, elle secoua pourtant la tête en riant doucement. Arrêtes avec ça. Tu m'dois rien du tout. Ni dettes, ni rien. Que dalle. Que ce soit pour les clopes ou les indics. Ici entre fille on s'entraide voilà tout. Si on se protège pas mutuellement on sera la cible des prédateurs tu dois t'en douter. Suffisait de voir comme elle se rebellait pour pas grand chose.

Mais tout de même. Eiza lui offrit un petit sourire en coin pour la remercier silencieusement. Parfois, il n'y avait pas besoin de mots pour se comprendre. Ca semblait être le cas avec sa nouvelle copine lili la tigresse. Malheureusement le nom de Seth fût demandé à cet instant précis, figeant une demi seconde Eiza qui vint machinalement tirer sur la manche de sa veste. Cette gosse n'avait pas besoin de voir les menottes bleuies qui peinaient à partir depuis quelques jours. Seth c'est ... Un fils de pute ? L'enfant de satan ? Un type qu'elle avait franchement aimé à une époque ou elle pensait qu'il prenait vraiment soin d'elle ? Un peu de tout ça à la fois. Elle se mordit la lèvre un temps, hésitant sur la marche à suivre. A une époque c'était mon petit ami. De toute manière elle aurait fini par le savoir d'une manière ou d'une autre. Maintenant c'est le boss du coin et un gros dealer de Chicago.

Ah ... Passer de revendeuse à dealeuse et fille de joie, ça laissait tout de même une sacrée amertume dans la bouche. Encore plus quand on tenait tête comme personne et que les coups pleuvaient. La brune soupira en enfonçant ses mains dans les poches de son short. La pauvre gosse grelottait. Allez. Arrête de t'méfier. J'vais te passer un truc plus chaud. Sans attendre sa réponse, la brune était partie récupérer dans sa voiture un pull bien plus épais que ce que la pauvrette portait pour le lui tendre. Un sourire se dessina sur ses lèvres en voyant un type tituber dans la direction des filles. Lui, c'est la poule aux oeufs d'or. Souffla t-elle à Ciulin en indiquant le quarantenaire dégarni. Il te traite comme une dame, boit tellement qu'il oublie si il à fait son affaire ou non et laisse des pourboires. C'est notre Don Juan à nous.

Les présentations furent rapide. Les filles offrirent un sourire poli à Ciulin sans lui poser trop de question après qu'Eiza l'ait désignée comme sa protégée, laissant son poulain tranquille le temps que chacune ne bosse. Coup de chance pour elle ce soir, elle n'avait eu affaire qu'aux camés. Herbe, meth, héroïne... Personne qui n'était venue pour finir dans ses bras. Ca l'arrangeait bien à dire vrai. Cette vie la fatiguait beaucoup trop. Parfois, elle sentait son coeur sur le point d'exploser sans parvenir à craquer. Alors, elle restait forte pour les filles. Parce que si elle ne les protégeaient pas un minimum, qui le ferait ? Elles n'avaient personnes ici. Eiza en avait terminé avec les camés aux premières lueurs du jour. Elle avait abandonné Ciuin quelques heures le temps de s'occuper de ses clients les moins chiants de la terre avant de revenir vers elle. Tu sais ou dormir ? Quelque chose lui disait que non. Après s'être assurée que chacune des filles rentraient à plusieurs, ne restait qu'elle et Ciulin dans le froid.
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Ciulin Mari
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MessageSujet: Re: They call me the wanderer   Lun 14 Jan - 7:55

- Trop de témoins.

Ricanements brefs. Connivence passagère.
A ton attitude, je devine que sous tes airs des Mère Térésa du pavé, tuer ne décolle pas tes faux cils. Entre assassins, on se reconnait. Une histoire d'aura, ou d'odeur. Ou bien de regard fixe, qui sait ? Tu as déjà ôté la vie et tu le referais.

Pourquoi t'encaisse alors ?

- Prétexte, que je balance laconique, clope au bec, attitude d’hommasse bien installée. Thad a essayé de domestique le mâle qui vit en moi. C'était rigolo, comme être au carnaval tous les jours. Et puis ça épuise, au fond. J'voulais juste que tu sois ma famille, con de vamp !
- Arrêtes avec ça. Tu m'dois rien du tout. Ni dettes, ni rien. Que dalle. Que ce soit pour les clopes ou les indics. Ici entre fille on s'entraide voilà tout. Si on se protège pas mutuellement on sera la cible des prédateurs tu dois t'en douter.
- S'tu'l dit. Moi, m'suis toujours démerdée seule. J'ai survécu à la force du poing.

Dans ce trou , à douze ans.
Dans cette rue, à dix-sept.

- Là d'où j'viens, on nous dit qu'la Nuit nous protège et qu'les Ombres sont nos alliées. On dit qu'on vit et qu'on meurt debout dans l'Obscurité, Mère de toutes choses. Mélancolie passagère, suivi d'un petite rire. Pays d'suceurs de cailloux.

Reniflement. J'me gratte la narine du pouce, sans lâcher ma cibiche.

- Ça a l'air chouette, ta p'tite sororité. Ça chante doux.

Tu m'expliques Seth.
J'comprends pas trop le délire. La façon dont tu en causes, ça dissone. Je pense étrangement à mon père. Le Roi des chasseurs à la tête de sa petite armée de décérébrés à qui il bourre la tête d'idées simplettes tout en magouillant dans son coin. Je pense à Thad et sa basse-cour de volatils à crocs qui veut conquérir le monde en marchant sur la gueule des crédules et des gueux.
J'y pense. Et plus j'y pense, plus je me demande comment des meufs comme moi et Eiza on se laisse berner.

- Pourquoi tu restes ? Tu l'aimes encore ?

La question est éludée pour me proposer un pull. J'accepte en baragouinant un vague merci. Possible que je te le rende jamais, ça aussi. La couche de laine est chaude et légèrement parfumée d'une fragrance d'autre être humain. J'ai l'impression qu'on me fait un câlin. Tu me présentes aux donzelles de ton crew. Je suis propulsée "Protégée de Mère Supérieure Eiza". J'porte juste son pull et j'fume ses clopes, j'pensais pas que ça m'vaudrait une promotion. Pourtant, ma "mentor" auto-proclamée fait du zèle et me rencarde sur les clients à harponner.

C'est l'heure d'aller tapiner.

Pour une première nuit où personne ne me connait, je récolte quand même trois, quatre passes juteuses. Tarif "banquette arrière". On me ramènera pas à l'hôtel ce soir, mais j'aurais de quoi grailler un bout et peut-être un paquet de cigarette et un nouveau briquet. A l'aube je suis vannée, moins épuisée par les coups de butoir que par le froid hivernal.

- Tu sais ou dormir ?
- Nan, j'pensais squatter le cimetière ou bien le métro. T'as mieux ?


Je crois que mon ardoise s’alourdit.
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Eiza Sheppard
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MessageSujet: Re: They call me the wanderer   Lun 14 Jan - 14:04


C'est une bonne doctrine. Fit tout de même remarquer Eiza en écoutant le discours de la gamine. Visiblement elle en avait autant bavé que chacune de ses soeurs de malheur ici bas. Et en plus, elle était perspicace. Mais sa question eut pour toute réponse un bref sourire sardonique.

Aimait-elle encore Seth ? C'était une bonne question. Parfois, quand tout espoir disparaissait, on ne se raccrochait qu'à ça; l'amour. Il fût un temps ou Seth n'avait pas été si diabolique. Celle ou ils étaient encore adolescents et pleins de rêves, avec cette promesse de nouvel an sur Times Square... Etait-elle désormais révolue ? Probablement. Mais le réseau était si grand, si dangereux. Tenter de fuir ne ferait qu'accélérer sa mort, elle en était consciente. Il suffisait d'un soir ou Seth se sentait d'humeur trop mauvaise pour que les coups et les insultes ne s'enchaînent. Shaekespaere avait tort. Le sang des hommes ne s'échauffait pas durant l'été. Dans les bas fonds de Chicago c'était quotidiennement que le sang était versé. Innocent ou non, ange ou démon confondus.

Restait à savoir qui jouait l'ange et qui jouait le démon. Tout juste la vingtaine, et déjà du sang sur les mains depuis deux ans. Elle n'était plus si blanche que ça. Au moins la nuit avait-elle été plus calme pour elle que pour les autres. Seth ne s'était pas montré, sans doute trop occupé à son "entretien" avec Larissa. Comme si elle ignorait que la blonde aux yeux verts ne terminait sa nuit dans son matelas. Eiza se contenta de sourire tristement en y pensant. Au moins ici, elle se protégeait constammant. Et de peur qu'elle ne lui refile volontairement un quelconque virus, Seth s'assurait que ses prises de sang mensuels étaient impeccables. Au moins ne mourrait-elle pas d'une quelconque syphilis. C'était déjà mieux que rien. Et de ce que lui disait la tigresse du jour, elle comptait dormir dans le métro ou un cimetière. Une petite grimace s'afficha sur les lèvres d'Eiza en écoutant la remarque. Carrément même. Souffla la brune en tournant les talons, Ciulin à sa suite. Par contre j'te préviens. C'pas un palace. A dire vrai, il restait encore du bon dans ce monde. Un des motels du coin tenu par une ancienne maquerelle qui se faisait appeler Lynn. A force de voir Eiza tourner autour ces soirées ou Seth lui levait la main dessus, elle avait fini par lui céder une chambre à l'année à bas prix à condition qu'elle se fasse discrète; Elle savait d'avance que Lynn ne lui refuserait pas d'héberger une âme en peine pour quelques temps.

J'tuerai pour une douche brûlante. lâcha Eiza en entrant dans le motel, rapidement par la petite cinquantenaire qui fronça les sourcils en voyant leur état à toute les deux. Elles n'eurent pas le temps de dire quoi que ce soit qu'elles se retrouvaient assises sur une table avec un petit déjeuner offert par la maison, tandis qu'Eiza la remerciait et que Lynn ne voulait rien savoir, retournant s'occuper avec son plus beau sourire du couple de touriste qui venait de rentrer. Il ne fallût que quelques secondes pour qu'elle descende en flèche le jus pressé, et ne s'attaque déjà au bacon. Alors Ciulin. Chicago c'est mieux que c'que t'espérais ?

Sans doute que non. C'était un miracle que cette ville ne soit pas encore un tas de cendre avec le taux de criminalité. Si t'es crevée va te coucher. T'as la chambre 17. Elle ne comptait pas dormir de suite de toute manière. Elle devait encore faire son rapport à Seth, donner l'argent à Tyler. Essayer de mettre de côté une cinquantaine de dollars... La routine habituelle en somme.

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