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les créatures sont présentement surpeuplées ! on vous invite donc à privilégier les petits humains (ainsi que, toujours, les fantômes).
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 Home sweet home || Adaline

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Zacarías Castellano
human // drink the water
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MessageSujet: Home sweet home || Adaline   Dim 30 Déc - 11:47


Ils sont morts. L'horreur qui lui glace le sang, au gosse de vingt-trois ans. Les yeux écarquillés, plus capable de réagir à quoi que ce soit. Juste cette fatalité qui vient de lui trancher la peau et les canaux, le coeur n'est plus irrigué, il vient de se figer dans une douleur éternelle. Marée sanglante à terre dans laquelle il s'est à jamais noyé alors que Micaela serre si fort Andrea dans ses bras. La petite semble être encore la seule en vie, à hurler de ses deux poumons sans se douter qu'un jour, l'un d'entre eux la tuera.

[...]

Toujours aucune nouvelle de Margot Mayfair ? On secoue la tête, devant lui. Un soupir alors qu'il cesse de jouer avec son stylo, le repose sur le bureau. On lui dit que ça fait déjà quatre ans, qu'elle est sans doute morte la gosse. Ou qu'elle a fugué dans un coin où ils ne la retrouveront jamais. Sauf que dire à Zac d'abandonner, ça produit l'effet inverse. Alors il s'accroche, tel un chien enragé, à tout ceci. Dents plantées dans la chair d'un mystère bien plus gros que lui, cabot secoué dans tous les sens mais qui jamais, ô grand jamais, ne lâchera le morceau pour autant. Parce que sa disparition, le même jour que ce massacre... Ça fait dire au nouveau policier que son père est bel et bien innocent.

[...]

Il regarde une photo de famille. Une vieille, qui a eu le temps de jaunir sur les recoins. Ses doigts qui passent sur les visages. Il y a du monde, dessus. C'était pour la naissance d'Andrea, quand il n'était pas encore là. Il observe, avant d'en passer à une autre. Regarde la petite Margot avec sa nièce, qui semble la tenir aussi bien qu'elle peut à douze ans. Il s'attarde sur le cliché des deux gamines. L'une morte, l'autre disparue. Et on lui murmure dans le creux du crâne qu'elle a sans doute connu le même funeste destin. Il repose les photos, les range et retourne auprès de Micaela qui lui demande de l'aide pour nourrir sa propre fille qui vient tout juste de naître. Alors il y va, l'esprit encore hanté par des spectres qui n'existent que dans ses songes.

[...]

Il serre sa nièce dans ses bras. De la même manière que Micaela avait pu le faire lors du drame. On tente de lui dire des choses. Mais il n'entend rien, ne constate que la douleur qui perce le coeur, bouche les oreilles. Ne peut que regarder le corps de sa soeur être emporté, dans le sac mortuaire. On lui explique qu'il y aura une petite enquête... "Au cas où", même si tout ressemble à un suicide. Il n'en dit rien. Il sait qu'ils ne trouveront rien, même s'ils se demandent, certains, s'il a pas tourné comme son bourreau de père. L'alibi se tient, Zac était encore une fois absent. Et ça lui pèse dessus de plus en plus, ce statut, que le père ne fait que lui rappeler. À l'enterrement, il garde Sara contre lui, qui ne hurle pas. Elle se contente de regarder le profil de son oncle. Il l'aurait bien fait pour deux, mais n'a plus la force de grand-chose, Zac. Parce qu'il sait, dans le fond, qu'il l'a réellement tué, sa petite soeur.

[...]

Hey, Zac ! Tu peux aller au motel de la ville ? Y'a le témoin de Hesse qui s'y trouve. Faut vérifier qu'il a pas quitté sa chambre. Le nez qui s'est relevé vers mon collègue quand il m'interpelle. Je baisse les yeux un instant sur mes dossiers, avant d'acquiescer. Ok, j'y vais. La veste récupérée sur ma chaise, que je mets sur mon dos. Et sa pogne qui vient à s'écraser sur mon épaule. J'ai pas eu l'occasion de te le dire personnellement, mais... Je suis désolé, pour ta nièce. On la retrouvera avec les autres. Le vide dans mes prunelles, avant de hocher et partir sans rien dire. Les clefs de voiture attrapée, l'attention ailleurs. La fatigue qui me pèse plus efficacement sur les épaules que sa main auparavant. Mais on fait avec, même si on ressemble plus à grand-chose. Même si le monde semble s'être arrêté de tourner, tout en continuant à faire défiler les jours. La route est rapide à faire ou je la vois pas tellement passer, avant de me garer sur le parking du motel. Sa réputation n'est plus à faire, je me demande comment il fait pour avoir des clients encore. Un sms envoyé, quand je me rends compte que j'ai oublié de demander le numéro de chambre. J'attends la réponse et range le téléphone sans capter qu'il a vibré encore, pour me signaler un nouveau message. Qui disait qu'il s'était trompé d'un numéro. Mes pas qui me guident vers la piaule. Et mes doigts qui frappent, qui attendent en venant sortir ma plaque. Le regard bas encore quand la porte s'ouvre, j'élève la main en même temps que le regard. Bonjour, Zacarias Cas-... Mes yeux qui tombent sur ton visage avant que je ne termine la présentation.

Et ça s'abat sur lui.
Comme un déjà-vu.


Voix coupée sur l'instant, les prunelles qui cavalent le long de tes traits. Boum, boum, boum. J'aurais jamais cru les revoir ainsi. Tu ressembles terriblement à ta soeur et ta mère. Souffle qui s'est perdu dans des abysses que je ne sais explorer seul. Et quand il revient, ça s'évade dans le même temps. Margot... C'est pas possible... Mon esprit me hurle que c'est impossible. Pas après autant d'années. Le coeur, lui, hurle "ENFIN !" Vous... J'ai jamais songé à ce que je pourrais dire, pour cet instant. J'ai jamais songé au fait qu'il adviendrait un jour. Pas comme ça, pas après tout ce temps. La main avec la plaque qui se cale contre la porte, pour que tu ne puisses pas la fermer si jamais. Pour que je parvienne à tenir debout, aussi. Je... Respire, Zac. T'as juste l'air d'un fou. Margot Mayfair... ? Je me sens perdu, à cet instant. Je peux me baser que sur des photos. Que j'ai toutes appris par coeur. Que sur le souvenir que je pouvais avoir de ta famille, de ta soeur, de tes parents. Je vous ai vu qu'une fois, tous, parce que... Parce que j'étais pas là. Je m'appelle Zacarías... Castellano... Comme ta soeur, comme ta nièce. Je suis... J'étais le frère de Juan...

Douleur, dans le plexus.
Il n'a plus rien de solaire.

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Adaline Reed
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MessageSujet: Re: Home sweet home || Adaline   Jeu 3 Jan - 17:23


home sweet home
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The world was on fire and no one

could save me but you.

(@ursine vulpine) ☆ adaline & zacarías.

Y a eu l'orage des retrouvailles, la peur d'un souffle proche de la fin et le regard perlé de regrets anciens. Elle pensait pas, Adaline, qu'il viendrait quémander à sa porte, baissant les armes. Mettant de côté l'égo qui gonflait sa poitrine, loin des abysses de l'orgueil. La futilité des paroles, le coeur qui se soulève une dernière fois. Elle n'avait plus aucune raison de fuir, à part pour mettre fin à la torture de l'éternité, celles de mains habilles qui encore, de loin, avaient un pouvoir certain sur son être tout entier. Ses bourreaux. Ses tortionnaires. Les seules figures parentales qu'elle connaissait. Ils étaient loin. Peut être. N'avaient pas encore frapper lourdement à sa porte. Est-ce que ça avait la moindre importance ? Des décennies à marcher dans son sillage, gardant un oeil indiscret sur ses nuits et ses lendemains. Même loin d'elle physiquement, ils avaient toujours ce pouvoir cuisant sur la moindre des décisions qu'elle prenait. Même renier son don, c'était juste pour eux. Contre eux. Pour que plus jamais ils n'osent la toucher. Pour que plus jamais ils ne se servent d'elle. Mais à l'instant même où leurs regards ténébreux viendraient à se poser sur ses traits tirés par la fatigue, elle baisserait l'échine comme la docile bête qu'elle était. Marionnette, poupée vaudou. L'instrument des fils de Satan, à jamais et pour l'éternité.

La clope entre les doigts, les pupilles ancrées sur l'extérieur, Ada contemple le paysage gris qui s'offre à elle. Les pensées qui serrent sa poitrine de trop, comme souvent, comme toujours. Elle se fait mal toute seule. Se donne des objectifs impossibles à atteindre tandis qu'elle a déjà baissé l'échine juste pour lui. Juste pour ces paroles, ces besoin vicieux. Elle a pas su lui dire non. Inspirant une grande bouffée de cancéreuse, elle laisse finalement glisser ses doigts vers le cendrier, écrasant sans ménagement le mégot fumant au fond du bocal. Il fallait qu'elle sorte. Qu'elle bouffe de l'air frais à en faire pâlir un mort. Un boulot. Se faire un peu d'argent. Il manquait cruellement dans ses poches et bientôt, elle n'aurait plus de quoi se payer un paquet de cigarettes. Pourtant, Adaline n'a jamais fait dans cette futilité. Le fric va et vient, elle se fiche pas mal d'en avoir et se persuade qu'il est inutile jusqu'à ce que la faim ne lui creuse l'estomac. Le corps vissé sur ses deux jambes, la jeune femme enfile docilement sa veste en cuir et ses bottines noires, attrapant au passage son sac en bandoulières. Elle est prête à passer passer l'entrée mais c'est lorsque ses doigts effleurent la poignée qu'on se met à frapper. Arquant un sourcil, elle reste un temps immobile derrière le bois se questionnant sur la personne qui se trouve juste derrière. Elle hésite, passe la main dans sa poche avant d'enfin, ouvrir brusquement le dernier rempart qu'il la sépare d'un passé révolu et oublié.

La bouche qui ne forme plus qu'un "o" déformé par la surprise de voir des traits inconnus. Si inconnu que ça ? T'en es certaine ? Aller, fais un effort. Tu l'sais que ça te dit un truc. Il commence par se présenter mais ne termine pas sa phrase. Se coupe dans l'élan de politesse qui semblait ne lui avoir jamais fait défaut. Le silence comme seul ami, l'instant semble suspendu dans le temps tandis qu'elle n'ose rien dire. Après tout, c'est bien lui qui est venu vers elle et non l'inverse. Qu'il donne son excuse et rapidement, Adaline est pressée. Toujours des excuses pour ne rien affronter. Il balance un prénom, se perd dans les iris charbonneuses de la brune. Elle fait de même, sans états d'âmes, sans gênes aucune et dévisage la moindre parcelle de ses traits. Il répète, encore une fois, semble revoir un fantôme du passé, incapable d'aligner deux mots à la suite. Vous devez vous tromper. Qu'elle lui balance, les mots claquant contre ses dents, le visage tout à coup fermer. Il raconte n'importe quoi. Il sait pas qui t'es. Insistant. Impossible pour la brune de fermer la porte sur ce mensonge de plus, il la tient fermement ouverte, les doigts contre le bois qui enlacent également ... Un insigne. Elle remarque le dorée du blason fièrement porté. Zacarías. Juan. Margot Mayfair. Les noms se mélangent dans son esprit mais pas assez pour qu'ils y restent. Ou alors, l'impossibilité pour elle de revoir un passé oublié. Pourtant, elle le cherche parfois mais lorsqu'elle touche du doigt ce qui pourrait être elle, Adaline, elle referme toujours le coffre des souvenirs. La crainte de n'être plus assez bien pour cette personne. La crainte de souffrir encore une fois. Non, j'suis désolée. Tu t'excuses toujours. Arrête. Ça ne m'dis rien. Vous devez vous tromper vraiment. Elle ne veut pas insister. Elle ne veut pas se souvenir et enfile le masque de glace qu'on lui connait si bien. La froideur dans la voix, le regard qui s'enfuit et la respiration saccadée. La belle fait un pas en avant, le forçant à reculer tandis qu'elle poursuit à ses occupations. La fuite et comme il ne semble pas enclin à laisser la porte se fermer derrière son visage, elle sort de sa chambre miteuse à l'odeur de tabac froid pour rejoindre la mélancolique d'un air pur et frais, celui de l'extérieur. Vous êtes venu pour quelque chose en particulier ou j'peux partir ? J'ai des choses à faire. Le dos tourné, elle ferme la porte à clé et remet en place une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Elle attend une réponse et en même temps non, craintive de la réponse qu'il pourrait lui donner.

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