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 Alcatraz façon nuls || Demyan

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Niels Morrow
human // drink the water
messages : 570
multicompte(s) : Gabriel, Ipolitt, Peter, Soheïl, Tulio, Will, Xavier, Yann, Zacarías
crédits : Avatar par terpsykore
MessageSujet: Alcatraz façon nuls || Demyan   Jeu 3 Jan - 18:30


Le tic-tac de l'horloge qui semble se faire ressentir encore plus fortement quand on est posé dessus. Des bancs, situés en face l'un de l'autre et un regard angoissé sur le couloir trop blanc. Fou comme depuis qu'il en est sorti suite à son petit "accident", Niels se fait dessus dès qu'il faut y retourner. Les maux de crânes persistants et les oublis constants font qu'il n'a pas tellement le choix de venir ajuster son traitement quand celui-ci n'est plus adapté aux fluctuations de ses maux. Le pied qui bat une mesure imaginaire, sans doute du métal vu le rythme auquel il s'enchaîne. L'angoisse qui le dévore comme s'il avait mal digéré un des gâteaux de Louise. Le type en face de lui le rassure pas plus, parce qu'il a l'air d'avoir la goutte de sueur aussi qui lui coule le long du front. Et franchement, quand on regarde les deux, on pourrait croire qu'ils vont partir au front et qu'ils ne sont pas sûrs d'en revenir. Alors le pied bat encore plus fort le sol et Dieu sait qu'il fait du bruit le grand dadais avec sa carrure, là. Même avec deux orteils en moins, une botte ça claque bien sur le sol, elle s'en fiche qu'il manque des locataires pour la remplir entièrement. Il tapote sur ses cuisses aussi de ses doigts.

Puis là, le drame survient.

Un cri, soudain, qui provient de la salle où ils vont devoir aller chacun leur tour. Lividité sur la face du géant, qui se fige en faisant plus le moindre bruit, comme un animal aux aguets, terrifié à l'idée de se faire chasser. Le silence qui règne suite à ce hurlement inopiné rend le tout encore plus effrayant. Doucement, la tête se tourne vers le type en face, comme s'ils étaient dans un film en slow motion. Les yeux écarquillés, toute trace de courage qui s'est barré, Niels le regarde avec juste l'envie de fuir. Il déglutit, l'animal. Puis il lui fait un petit signe de tête, du genre "viens bro, on se barre !" et il est prêt à littéralement se barrer en courant, à s'évader façon prisonnier d'Alcatraz qui joue sa vie s'il reste sur place. Doucement, une pogne qui vient à saisir sa veste à côté de lui, qu'il avait retiré parce qu'il MEURT DE CHAUD LE BOUGRE, avec tout ce stress. Une mouche qui pète et il hurle à son tour, Niels. Alors finalement, quand ils semblent avoir signé un contrat de couard avec l'autre qui attend, Niels se lève d'un coup et se barre vers la sortie de cet Enfer des temps modernes. Fuyez tant qu'il en est encore temps ! Qu'il marmonne à quelqu'un au passage, vérifiant que son comparse de future torture visiblement le suive bel et bien.

Tout ça pour une histoire d'orteil qui s'est cogné dans un meuble.
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Demyan Svoboda
human // drink the water
messages : 60
multicompte(s) : void (jackson)
crédits : terpsykore
MessageSujet: Re: Alcatraz façon nuls || Demyan   Jeu 3 Jan - 19:25

Il voudrait bien oublier ce qu’il fait dans cette salle d’attente. Battant le rythme de sa jambe, il essaie de composer des rimes dans sa tête, son stylo à la main au cas-où quelque chose serait réellement à retenir. Mais il ne peut pas se concentrer, pas totalement, pas comme il le voudrait. Un gigantesque gaillard est assis en face de lui, et tape du pied également. Il en fait du bruit. Mais Demyan ne relève pas la tête. Il essaie de finir son dernier titre, d’avoir au moins quelques mots à balancer sur Twitter pour contenter ses fans. Heureusement qu’un photographe est venu lui faire quelques clichés pour sa pochette. C’est bien, il a le titre, quatre chansons terminées, mais c’est tout. Il a bien quelques compositions qui trainent sur son ordinateur, mais sans parole pour aller avec, il ne risque pas d’aller loin. Et puis bon, il a promis un single pour le début du printemps, et les musiques déjà prêtes ne lui conviennent pas pour cela. Alors en attendant, il essaie de s’y mettre, d’avoir l’inspiration. Mais il ne vit rien d’assez palpitant pour en faire une poésie, pour parler de quelque chose que les gens comprenaient à coup de sous-entendus. Il cherche, Demyan, mais peu à peu, la batterie infernale de son voisin s’insinue dans sa tête. Ou peut-être que c’est l’algie qui recommence. Comme de la techno enquiquinante. De toute façon, il est là pour ça. Changer son traitement, vérifier que tout va bien. Les maux s’accentuent puis diminuent. C’est bizarre selon les médecins, alors ils ont décidé de lui donner un rendez-vous. Finalement, il range son carnet, soupire, et regarde avec angoisse la porte de la salle d’attente. On va lui faire des tests, il le sait, et il ne veut pas. Ça ne fait pas mal, bien sûr, mais quand même.

Puis un cri. Il se redresse en sursaut. Pas mal ? Peut-être que si, finalement. Et il a encore moins envie de rentrer là-dedans. Le mec en face se tourne vers Demyan, et tous les deux se fixent. Bizarrement, chez l’un ou l’autre, il n’y a rien qui puisse dire qu’ils viennent de Gryffindor. Un peu des trouillards à la Malfoy, en fait. Demyan, au départ, il ne comprend pas vraiment ce que veut dire le mec. Il lui fait un signe de tête, genre « on s’carapate » mais le rouquin n’en est pas certain. Alors il attend, ses doigts se mêlant à ceux de son autre main. Les paumes moites. Mais au final, lui aussi il bouge la tête. Ok ok, on va partir. Le grand se lève en premier – c’est lui qui a lancé le mouvement, alors Demyan attend – et voilà que le mec lui parle. Il le vouvoie. Mais il n’a pas le temps d’y penser. Lui aussi, il se lève, il vérifie qu’il a tous dans les poches, et il marche à grandes enjambées vers la sortie. Et puis finalement, il comprend que, peut-être, le mec s’adressait à quelqu’un d’autre. Dans tous les cas, il l’a rejoint dans le couloir. Et il se met à courir en lui passant devant, le bousculant un peu au passage pour se coller au mur. Il se retourne pour vérifier qu’il est toujours là, manque de taper dans une infirmière qui se met à crier quelque chose qu’il n’entend pas.

Et puis, il veut faire comme James Bond. Sauf que c’est raté. La vitre coulissante n’a pas eu le temps de percevoir son mouvement. Elle se ferme devant lui, alors qu’il a déjà un pied dehors. Bam, il se cogne dessus, la tête la première. Au moins, personne ne pourra plus prétendre qu’il a mal à la tête pour rien. Au final, alors que tout le monde l’observe depuis l’accueil et l’autre salle d’attente, la porte s’ouvre et il fonce à l’extérieur. Il avait peut-être un peu chaud mais l’air glacial le calme de suite. Après un petit demi-tour sur lui-même, il se rend compte qu’il n’est pas rentré par là à son arrivée. Et il ne reconnaît rien. Une entrée de secours ? Un passage pour les urgentistes ? Il n’en sait rien mais il est paumé, en tout cas. « On fait quoi mec ? »
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