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 Traité de paix || Tito

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Zacarías Castellano
human // drink the water
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MessageSujet: Traité de paix || Tito   Dim 6 Jan - 1:16


Des jours à garder le silence, à ne pas réussir à t'écrire. Des jours sans mon arme, à avoir prévenu mes supérieurs et avoir, de toute manière, un congé exceptionnel. Des jours depuis cette crise à ta chambre d'hôtel, à avoir vécu bien trop d’événements. Je ne sais pas ce que je ressens, en toute franchise. Je me sens comme sur le point de sombrer encore et encore. Sortir est une torture en toute franchise, de voir sa photo rajoutée à celle des autres disparues. C'est comme un rappel que je n'ai pas assuré, que j'aurais dû être plus prudent. Je me morfonds plus qu'autre chose et j'ai envie de pleurer encore et encore, tout en n'y parvenant plus. Des absences qui ne rassure pas Helena, je crois. J'en sais plus rien. Je ne cesse de repenser à ce qu'il a pu se passer, à ce qu'Helena a pu me dire, à... À Micaela et ses mots. Je ne peux pas croire qu'Helena ait pu me mentir. C'est... C'est impossible. Alors, il se passe quelque chose que je ne maîtrise pas, en plus du reste. J'ai beaucoup d'appels qui me permettent de sortir la tête de l'eau un peu, de me concentrer sur tout autre chose. Mais ça revient sans cesse. J'ai besoin... Besoin de réponse. Pour elle. Alors c'est pour ça que j'ai bougé aujourd'hui, abandonné l'appartement, signalé un besoin de souffler seul. Les clefs ont été prises et après quelques coups de fils, je sais où te trouver. Alors j'attend à la sortie du journal après être passé au commissariat, adossé à ma voiture, à ne plus m'en faire réellement du temps et du froid qui me mord les muscles. On m'a dit que tu allais bientôt terminer, alors...

Quand te tu pointes après avoir rendu sans doute un papier, j'en sais rien, je te regarde dans les yeux, quand ils croisent les miens. Un silence qui s'installe et j'imagine que tu dois te demander ce que je fous là. J'imagine que tu dois aussi avoir envie de fuir, vu les traces qu'il te reste, sacrément marquées encore. Je déglutis légèrement face à cette constatation. Je décroise les bras et te fais signe. Monte. Pas besoin de salutation. C'est déjà un grand effort de... De faire ce foutu pas. Alors j'inspire encore en faisant le tour de la voiture pour monter dedans et t'attendre dedans, que tu te décides à traverser la route et venir t'installer à ton tour. Je remets le moteur en route, laisse le chauffage remettre de la chaleur dans l'habitacle. Et quand tu grimpes, ça me déchire l'estomac. On va dans un lieu neutre pour nous deux. Un café que je sais être discret, en haute-ville, mais avec suffisamment de monde autour pour que si je dérape encore, on pourra m'arrêter tout de suite. Une inspiration et je démarre, ne cherchant pas à engager la conversation encore. Je ne te regarde même pas et je suis assez soulagé d'arriver au bout du voyage. Portière bien assez vite claquée pour m'engouffrer dans le lieu. Un regard sur l'horloge, il est bientôt dix-huit heures. Alors je commande une bière pour ma part et je demande à être installé au fond, dans un coin où personne viendra déranger.

Quand on s'installe j'inspire et ouvre mon porte-feuille. De celui-ci, je retire deux choses. L’échographie que tu possédais auparavant. Et une photo très récente de Sara, qui sourit de toutes ses dents dessus. C'était pour Halloween, elle avait un costume de "princesse citrouille" selon ses dires. Elle tient une main féminine visiblement, parce que c'était Helena qui se chargeait de la tenir sur place alors que je prenais la photo. C'est glissé en silence devant toi, le regard ailleurs. Ce n'est pas la photo qu'il y a sur les affiches, pour sa recherche. Il en fallait une plus neutre. Quand la commande arrive, je prend le verre en main, le fait tourner sur place en le fixant. Je pense que je ne pourrais jamais te supporter. Ça tombe enfin. Je tourne la tête vers toi en même temps, te laissant pas le temps d'en placer une. Mais j'aime Sara plus que tout au monde. Et pour elle... Je ferais tous les efforts qu'il faudra, pour son bonheur. J'inspire, me souviens de Micaela, de ses mots, ce qui la hante. Tu as aimé ma soeur ? S'il lui faut cette réponse pour enfin être en paix... Alors je prendrais sur moi, pour l'obtenir. Sois sincère, quelle que soit la réponse. Je ne te frapperais plus. Même si tu me dis non. Qu'importe, ça restera une question en moins à se poser. Que les choses soient claires.
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Tito Quispe
human // drink the water
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MessageSujet: Re: Traité de paix || Tito   Lun 7 Jan - 2:53



I'm not scared of what you're gonna tell me


Je n'ai pas de nouvelle de Castellano, aucun signe de vie et dans le fond c'est peut-être mieux le temps que mes blessures disparaissent. Qu'il n'en rajoute pas encore, parce que je vais finir avec une cagoule. Je me trimbale déjà avec des lunettes de soleil jour et nuit, heureusement que ça ne se passe pas trop mal sur moi, tout le monde me regarderaient de travers autrement. Alors je bosse quand même, je me change les idées comme je peux, je fais mon boulot de journaliste sans parler de Sara dedans. Tu me l'as demandé, j'obéis bien entendu, mais pas seulement pour faire le type bien, aussi parce que tu n'as pas besoin qu'on affiche ta peine jusque dans les journaux, du moins, tu n'as pas besoin que moi je le fasse. Je suis sorti pendant ses quelques jours de liberté, j'ai rencontré une belle inconnue et ça n'a rien fait d'autre que de m'attrister à son départ. Alors j'essaie de trouver mieux pour m'occuper, mais peut-être que les nuits comme ça finiront par devenir trop courante, il ne faut pas afficher mes sentiments, la drama-queen est en vacance pour le moment. Je sors du boulot emmitouflé dans ma veste, bonnet et lunettes de soleil, j'ai presque du mal à y croire quand je te vois, j'en baisse mes lunettes pour être sûr que c'est bien toi. Il y a ce moment ou le silence est trop présent et que je te regarde comme un con, puis tu m'invites dans ta voiture et j'ai presque l'impression que tu vas me conduire dans un coin perdu pour m'y tuer tellement tu es fermé. Pas de coup pour dire bonjour, c'est déjà un bon point.

Je pose mes fesses à tes côtés dans la voiture, retire mon bonnet et mes lunettes pour te regarder l'air un peu intrigué. « Rassurant. » Ou pas. Vu cette ville, j'ai dans l'idée qu'on pourrait me tuer n'importe où ça choquerait personne. Je me tais tout le long de la route, attendant seulement de voir ce que tu veux me dire, me faire ou peut-être les deux en même temps. Me casser la gueule et me poser des questions en même temps. Le café est bien assez vite rejoint, enfin ça m'a semblé une éternité dans cette foutu voiture. Je n'avais jamais eu personne pour me haïr, maintenant, j'en ai une et bordel, qu'est-ce que tu peux me faire flipper au fond. Je demande un grand café, parce que je n'ai clairement pas envie de me noyer dans l'alcool, t'aurais encore plus de raison de me taper dessus. Je me pose en face de toi, le regard qui finit par se poser sur ce que tu me montres. J'attrape les deux photos, le cœur qui se serre en remarquant qu'elle lui ressemble terriblement à elle. Bien plus qu'à moi. Je relève le regard vers toi en gardant bien la photo entre mes doigts. J'allais l'ouvrir, mais tu m'en empêches. Je viens simplement hocher de la tête quand tu parles de Sara, comprenant très bien que tu veuilles le meilleur pour elle. « Je l'ai aimé. Je l'aime encore et je l'aimerais sûrement encore jusqu'à la fin de mes jours. » Main qui vient me frotter le visage, grognement de douleur que je ne peux pas trop retenir et je viens poser la photo de Sara loin du café pour ne pas la salir. « On s'était promis. De ne jamais être plus que ce qu'on était à l'époque. J'avais 24ans. Je voulais voyager grâce au journalisme, faire au mieux mon métier. M'éloigner au plus de mon père qui me menacait pensant que j'allais dénoncer ses petites affaires. Je n'ai aucune excuse pour avoir paniqué. Ni pour avoir mis tant de temps à comprendre que j'ai été le plus grand des cons. » Je tourne la tête pour regarder un peu autour, contenir ce que je peux. « J'ai naïvement pensé qu'elle a pu refaire sa vie avec un autre homme. Moins débile. C'est pour ça que je n'ai pas cherché en arrivant ici. Je l'ai jamais mérité et je l'ai toujours su. » Je te regarde dans les yeux l'air vraiment d'essayer de ne pas t'énerver. J'énonce juste ce que je pense. « Tu pourras me répéter mille fois que j'aurais dû être là. Me crier mille fois dessus, m'insulter, me tabasser ou même me tuer. Ça ne changera rien. Alors je ne sais pas ce que tu attends de moi. Peut-être que je me tue ? Je n'ai pas besoin de toi pour me rappeler que j'ai été un fils de pute. » Je vois une gorgée de café et mon regard, même s'il y a de la tristesse, il n'y a aucune joie, comparé au reste du temps, ou le sourire est comme un pansement.


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Traité de paix || Tito

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