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les créatures sont présentement surpeuplées ! on vous invite donc à privilégier les petits humains (ainsi que, toujours, les fantômes).
nous sommes présentement en hiver 2017-2018 (décembre, janvier, février)

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 Over and over, I fall for you.

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Eiza Sheppard
human // drink the water
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MessageSujet: Over and over, I fall for you.    Sam 12 Jan - 19:48


Cela faisait quelques semaines désormais qu'Eiza était arrivée dans cette ville. Peut-être même un peu plus d'un mois en vérité. Alors, pourquoi continuait-elle de se réveiller en sursaut la nuit avec cette sensation désagréable que son souffle se coupait dans sa gorge, la peau parcourue de frissons ? La réponse n'était pas bien loin. Des années passées dans un réseau de prostitutions ne pouvaient s'effacer en quelques secondes à peine. Elle n'en avait pas été leader, mais avait finalement sa propre part de responsabilité en cachant à la police ce qu'il se tramait. Ca lui faisait du mal de l'admettre, mais la peur lui avait scié le ventre si longtemps avant que ...
Non. Elle ne devait même pas y penser. Secouant doucement la tête pour effacer ces souvenirs de son esprit, la brune avait jeté les draps tout en se relevant, ramenant machinalement sur son épaule son pull trop grand pour elle. Elle devait se reprendre et ne plus penser à Liam et pourtant... Depuis que Mila lui avait parlé de son cousin Aidan, elle ne pouvait s'empêcher d'en faire une obsession. Est-ce qu'il allait seulement bien ? Elle n'était pas sans savoir qu'il avait été blessé quand elle avait poignardé Seth. Mais qu'est-ce qu'elle pouvait dire à un détective ? Je cherche un type qui s'appelle Liam. Il bosse dans la brigade des stup, et c'est l'homme avec lequel je couchais avant qu'il ne me dénonce ? Clairement en matière d'informations, c'était compliqué. Abandonnant l'idée de retomber dans le sommeil, Eiza finit par allumer une cigarette, tentant sans grand succès de calmer ses nerfs à vif. Il devait bien rester trois bonnes heures avant que la ville ne s'éveille, et observer l'aurore restait un passe temps comme un autre. Mais quand son mégot manqué de lui brûler les doigts en réalisant qu'elle avait observé le vide un bon moment, la jeune femme oublia l'idée de lever du soleil pour aller dans la douche.

Si elle devait en passer par la case détective privé pour tirer un trait définitif sur Liam, elle le ferait. Histoire que son esprit ne soit plus hanté par les fantômes de Chicago. Il ne lui avait pas fallût longtemps pour se préparer, frissonnant tout de même en sortant dans le froid Canadien. Prochaine course; Des fringues. Clairement, avec son jean délavé et son perfecto elle ne risquait pas de survivre très longtemps. Même avec l'énorme écharpe qu'elle avait enroulé tel un péplum par dessus. Mais au moins, le taxi ne mit pas longtemps pour la déposer devant l'adresse indiquée par Mila. Un frisson de bien être s'échappa de ses lèvres en sentant la chaleur de la salle d'attente lui permettant de retirer son écharpe et de reprendre forme humaine. Alors, elle avait patienté. Peut-être... 10 minutes à tout casser avant qu'une secrétaire ne lui indique qu'elle pouvait y aller.
La suite aurait pu être banale. Absolument banale, si un frisson glacé ne lui avait pas donné la sensation d'être retourné dans le froid face à sa silhouette qui se dressait devant elle. Liam ? sa voix n'avait été qu'un murmure de surprise alors qu'elle se mordait la langue pour s'assurer qu'elle n'était pas en train de rêver. Non, c'était impossible. Il était sensé être à Chicago. Pas ici, dans la ville la plus morte qu'elle ait été amenée à visiter dans sa vie.

Je me suis trompée d'adresse. Sous le choc ? Elle l'était complètement. Elle devait être proche du délire à force d'enchaîner les insomnies et voilà qu'elle perdait la tête devant un pauvre détective qui ne devait même pas comprendre ce qu'elle faisait là. Sans attendre de réaction de la part du brun, Eiza avait fait volte face, courant pratiquement pour quitter le cabinet et rejoindre l'extérieur. Il lui fallait de l'air et vite. Avant qu'elle n'implose totalement.
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Aidan Mersch
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MessageSujet: Re: Over and over, I fall for you.    Dim 13 Jan - 13:04


Over and Over, I fall for you.
Aidan & Eiza (Aiza)

Le froid de l'hiver givrait l'extérieur des vitres de l'appartement d'Aidan. Aucun doute, la température était glaciale en ce mois de Décembre. Le chauffage de la cheminée du petit logement tentait tant bien que mal de lutter contre le froid. Les flammes dansaient avec frénésie pour survivre, sous le regard pensif du grand brun. La matinée commençait tout juste et il avait toutes les difficultés du monde à émerger. Les nuits étaient chargées ces temps-ci. Son cabinet venait à peine d'ouvrir que déjà de nombreuses personnes poussaient le pas de sa porte. Il avait dû demander à une connaissance de remplir le rôle de secrétaire même si celle-ci ne faisait définitivement pas l'affaire. Il allait falloir déposer des petits annonces au coeur de la ville pour trouver chaussure à son pied. Mais l'Histoire qui lui prenait le plus de temps était les disparitions des enfants de Blackwater falls. Les maigres pistes résultaient souvent sur des impasses et il devait se concentrer sur les autres affaires.  

Son café à la main, il le sirotait tranquillement quand son téléphone sonna l'heure. Bien, il fallait qu'il fasse vite. Posant son mug sur la table basse de son salon (qui faisait office de chambre), il fit quelques pas vers sa commode pour  enfiler un pull léger vert sombre. Un passage rapide dans la salle de bain lui assurait d'être un minimum présentable pour la clientèle à venir. Attrapant à nouveau son mug qu'il remplit à nouveau d'un café noir comme les eaux du lac, il prit le chemin du petit escalier qui descendait vers son cabinet. Rien de très grand, ni de très tape-à-l'oeil, de toutes façons, il n'avait pas forcément les moyens de faire grand professionnel. Son chez-lui et son cabinet ne faisaient qu'un dans un duplex qui ne payait pas de mine : confortable et pratique, cela lui allait très bien. Une entrée faisant office de salle d'attente ouverte d'un petit bureau pour l'accueil, salle reliée à son bureau d'où partait l'escalier de bois en colimaçon. Pas forcément adapté à sa grande taille, mais il s'y accommodait comme il pouvait. Une salutation plus tard à sa "secrétaire" qui lui lançait un regard noir, Aidan repartit dare-chef dans son bureau ou il alluma l'ordinateur en attendant les premières arrivées. Qui ne tardèrent pas.

Tournant le dos à la porte, il buvait à sa tasse quand une voix à peine audible le fit frissonner. Cette sonorité qu'il ne connaissait que trop bien. Inscrit dans sa mémoire. Encore plus avec ce prénom murmuré. Il se retourna précipitamment, renversant au passage quelques gouttes de café sur son pull autrefois propre. « Merde ... » eut-il à peine eu le temps de dire avant de lever les yeux pour vérifier si ses oreilles ne lui jouaient pas des tours. Ses yeux s'agrandirent de surprise par l'apparition devant lui. C'était bien elle. Alors, oui, ce n'était clairement pas la meilleure première parole du monde, mais la surprise lui coupait le souffle. D'ailleurs, elle ne resta pas très longtemps, le fuyant avec violence. « EIZA ! » cria-t-il en posant sa tasse avec précipitation avant de se lancer à sa poursuite. Il ne put la rattraper avant d'atteindre l'extérieur ou le froid le saisit littéralement, lui mordant le visage. Elle n'était qu'à quelques mètres qu'il enjamba rapidement avant de la saisir par le bras. Il devait s'assurer que c'était bien elle. Qu'il n'avait pas rêvé. Comment cela était-il possible ? N'était-elle pas à New York, la ville de ses rêves ? Comment pouvait-elle dans cette ville perdue dans le Canada ?!

Pourtant, il ne rêvait pas. A peine l'eut-il retournée vers lui que son visage inondait ses yeux. Eiza. C'était bien elle. Toujours aussi belle et le regard qui jetait des flammes. Le froid ne le touchait même plus, beaucoup trop sous le choc de la voir ici. « Que ... Qu'est-ce que tu fais ici ? ». Les questions défilaient dans son esprit à vive allure, mais tant qu'il n'avait pas cette information, les autres étaient vaines. « Tu ... Tu savais que j'étais là ? » une question qui faisait émaner une autre, beaucoup plus personnelle. Le cherchait-elle ? Etait-elle ici pour lui ? Cela pouvait paraitre prétentieux, mais son esprit ne pouvait qu'espérer que ce soit le cas. Même si la jeune femme ne le lui dirait jamais directement. Pas après tout ce qu'ils avaient vécu. Après tout ce qu'il lui avait fait.

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Eiza Sheppard
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MessageSujet: Re: Over and over, I fall for you.    Dim 13 Jan - 13:10


Son écharpe. Elle venait d'oublier son écharpe dans la salle d'attente. Telle une enfant de dix ans. Tant pis. Elle en achèterait une autre. Avec la douche froide qu'elle venait de se prendre, l'air canadien ressemblait à une agréable chaleur tropicale en comparaison de toute manière... Courir jusqu'à l'autre bout de la ville dans le froid lui semblait d'un coup la meilleure idée qui soit. Sauf qu'elle n'eut pas le temps de faire un pas de plus qu'un toucher sur son bras la fit se retourner, le simple contact électrisant son corps, la ramenant un temps quelques mois en arrière à une époque ou elle aurait juré que Liam était l'homme qui la sauverait de l'enfer. Bien qu'il l'ait fait, mais pas de la manière dont elle l'aurait espéré. Ses yeux s'était relevés vers lui en réalisant qu'elle n'avait pas rêvé et qu'il se trouvait bien en face d'elle, partagée entre l'envie de lui sauter au cou et de lui hurler dessus. A croire que des mois sans lui lui revenait d'un coup en plein visage, son ventre s'alourdissant d'un poids face à toute ces émotions contraires qui la transperçaient.

Ce qu'elle faisait ici ? Elle mit quelques secondes à comprendre la question. Attends, c'est plutôt à toi qu'il faudrait poser la question ?! Tu me suis c'est ça ? Bon. Techniquement, elle était sensée être à New York après tout. Elle n'avait changé d'avis qu'en dernière minute pour s'assurer que le monde entier oublierait son existence. Comment Liam aurait pu se douter une seule seconde qu'elle aurait changé son billet d'avion en dernière minute ? Mais la question en souleva une autre d'avantage gênante. Etait-elle venue ici pour lui. Il ne devait même pas réaliser à quel point elle aurait voulu rester à Chicago à ses côtés. C'était d'ailleurs la raison qui l'avait amené à se pointer dans ce maudit cabinet de détective privé à la base. Mais plutôt mourir sous la torture que de l'avouer. Je... L'ignorais. parvint-elle à articuler en sentant sa gorge se serrer, reprenant. Mais Liam qu'est-ce que tu fous là ? Depuis quand t'as changé de taff et de PAYS ?

Et depuis quand s'appelait-il Liam Mersch ?! Quoi que. Elle n'était même pas sûre de lui avoir demandé son nom complet un jour. Minute. L'information commençait à arriver à son cerveau alors qu'elle le détaillait un peu plus encore, pâlissant légèrement en réalisant peut-être l'horreur de la situation. J'suis venue ici par le biais d'une amie. Mila Mersch.

Sauf que Mila avait parlé d'un certain Aidan. Pas de Liam. Qu'est-ce que c'était que cette histoire encore ? Elle n'était pas sûre de vouloir savoir l'intégralité de l'histoire là d'un coup. Bref, peu importe. Un frisson parcourut son corps en sentant le froid traverser ses vêtements. Elle avait complètement oublié ce détail sous le feu de l'action. Je... Je vais te laisser bosser hein, t'as l'air d'avoir du taff.

Que pouvait-elle rajouter d'autre après tout ? Elle n'était même pas sûre d'être en état de poursuivre cette discussion là tout de suite. Le corps parcouru de tremblement, la jeune femme croisa les bras contre sa poitrine en fuyant ce regard clair qui l'avait tant de fois subjugué par le passé.
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Aidan Mersch
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MessageSujet: Re: Over and over, I fall for you.    Dim 13 Jan - 13:12


Over and Over, I fall for you.
Aidan & Eiza (Aiza)

La réponse d'Eiza ne tarda pas. Avec toute sa force qui la caractérisait. S'il la suivait ? Mais il n'avait absolument aucune idée de l'endroit où elle était. Au dernières nouvelles, elle se rendait à New York, du moins ce fut ce que son ancien co-équipier lui avait répondu vaguement. Harry avait toujours considéré avec désapprobation la relation qu'il partageait avec Eiza. Pourtant, il était son ami et il lui avait fourni cette information qu'il attendait. Si elle se dirigeait vers Blackwater Falls, il l'aurait averti, non ? Visiblement, ce ne fut pas le cas car les deux anciens amants se regardaient dans le blanc des yeux, tout deux surpris de se retrouver dans le froid de décembre.

Liam. Ce prénom emprunté pour une nouvelle identité. Liam O'Reilly. Eiza ne le connaissait que par ce nom. A chaque fois qu'elle le prononçait, cela le ramenait quelques années en arrière dans une vie fausse aux éclats d'authenticité. Car, finalement, ce qu'il partageait avec elle avait finis par avoir cette touche de sincérité qui lui maintenait la tête hors de l'eau. Son questionnement était légitime, après tout, quand elle était partie, il faisait encore partie de la CPD. Il n'y avait qu'une bonne raison pour le trainer jusque sur les terres canadienne. Et la brune la lui rappela : Mila. Visiblement, elles se connaissaient. Décidément, le monde était infiniment petit. A la prononciation de son nom, Aidan se raidit, croisant les bras sur son torse, comme pour se protéger. La coïncidence était trop belle. Mais après tout, peut-être leur rencontre se trouvait être fortuite et récente. Le froid commençait doucement à s'infiltrer dans son maigre pull, ainsi que sous la peau de la jeune femme qui commençait à grelotter. Même si ses questions fusaient, elle semblait perdue et surtout, elle souhaitait en terminer ici pour s'enfuir le plus loin possible. Hors de question qu'il ne la laisse partir. Pas comme ça.

« Tu ne vas pas partir aussi vite alors que tu étais venue chercher un détective quand même ? », il s'approcha d'elle pour n'être qu'à quelques centimètres. Ses mains se posèrent sur ses épaules comme pour chasser la fraicheur qui semblait s'emparer d'elle. « Ne restons pas dehors, je n'ai pas de rendez-vous de prévus ce matin. ». D'une simple pression et en s'écartant légèrement, il la guida jusqu'à l'intérieur de la bâtisse tout en répondant à ses interrogations : « Mila est ma cousine. Ce qui répond à une autre de tes questions : je suis venue pour la voir. Donc, non, je ne te suis pas. Je pensais même que tu serais à New-York à l'heure actuelle. ». Ils passèrent la petite salle d'attente, puis l'accueil dont le secrétaire semblait absorbée par le spider solitaire de son ordinateur. Non, vraiment, il faudrait qu'il trouve quelqu'un d'autre pour ce job. Au moins, elle faisait mine de ne pas s'intéresser à ce qu'il se passait. Même si Aidan savait qu'elle possédait un côté commère. Au moins, on parlerait un petit peu du cabinet en ville ...

Fermant le bureau derrière lui, il augmenta légèrement le chauffage qui se trouvait juste à côté avant de se tourner à nouveau vers la jeune femme : « Et ... Comme tu as pu le constater, je ne suis plus à la CPD. J'ai démissionné. ». Sa gorge se serra, il n'était clairement pas à l'aise avec l'idée. L'échec représentait un obstacle qu'il avait du mal à avouer. Avec une famille comme la sienne, il ne pouvait en être autrement. Un aveu de faiblesse. Il inspira un bouffé d'air avant de reprendre : « Ou du moins, on m'a gentiment montré la sortie. Ma gestion de ... Notre dernière affaire ne leur définitivement pas plu. ». Il ne voulait pas entrer dans les détails. Ne voulait pas lui avouer que c'était ce qu'il ressentait pour elle qui avait fait voler en éclat toute sa vie. Encore plus depuis qu'elle était partie. S'il avait su que la CPD se retournerait comme lui. Que plus jamais il ne reprendrait le fil de sa vie, comme avant. « Oh et ... Aidan. Je m'appelle Aidan, en réalité. » qu'il lâcha un peu comme une bombe en regardant le sol avec un certaine forme de culpabilité. Car, après tout, il lui avait même menti sur sa véritable identité. En soit, le choix ne lui avait pas été offert au début de cette affaire. Et à quoi bon lui donner son vrai nom alors qu'elle s'envolait au loin. Maintenant qu'il l'avait juste devant lui, il regrettait amèrement son choix. Alors, comme pour détourner l'attention, ses yeux se relevèrent pour croiser les siens et se reprendre ses questions : « Et toi alors ? Qu'est-ce qui a bien pu te mener dans ce trou perdu du Canada ? Tu ne voulais pas plutôt voir les lumières de New-York ?  », une pensée inquiète le traversa alors, lui faisant froncer les sourcils et teinter sa voix : « Tu n'as pas eu d'ennuis en quittant Chicago ? Ta nouvelle identité tient toujours le coup ? »



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Eiza Sheppard
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MessageSujet: Re: Over and over, I fall for you.    Dim 13 Jan - 13:16


Bien sûr qu'elle comptait partir. Elle était déjà sur la bonne voie avant qu'il ne l'empêche d'aller plus loin à la base. Un regard de défi en guise de réponse, Eiza le fusilla du regard un temps avant qu'il ne pose ses mains sur ses épaules. C'est vrai qu'elle était minuscule avec son mètre soixante cinq en comparaison. La brune se sentit raidir face à ce nouveau contact, inspirant profondément pour se calmer alors qu'il proposait de rentrer à l'intérieur. Elle avait pourtant ouvert la bouche pour refuser, mais ses jambes la guidèrent dans le sens inverse tel un automate, incapable de refuser. Mila était sa cousine. Mila, la petite blonde qui attendait un bébé, était la cousine d'un homme qu'elle avait aimé comme jamais. Elle avait cette désagréable impression que l'univers cherchait à lui faire une blague qui n'était clairement pas de son goût là tout de suite mais ...
Mais rien du tout, puisqu'il venait de demander pourquoi elle n'était pas à New York et que si elle comptait survivre à la marche, mieux valait parler pour se réchauffer que de continuer de se réfugier dans son mutisme.

J'ai changé d'avis à la dernière minute. finit-elle par répondre en retrouvant enfin la chaleur du bureau. Personne n'était au courant, je me suis décidé juste avant d'aller à l'aéroport. Elle ne voulait pas parler de sa peur de retomber sur des anciens de la bande. Ni même de sa volonté de s'enfuir loin de lui dans l'espoir de lui causer le moins de problème possible. Et si des types avaient eu vent de sa relation ? Un flic aurait été la victime parfaite pour une vengeance. Sans compter qu'il y avait une meilleure distance au Canada qu'en allant du côté de New York après tout. Un bref regard dans sa direction lui fit tourner la tête vers la secrétaire qui fit mine de regarder ailleurs. Eiza se contenta de lui jeter un regard noir avant de se reprendre. Pas la peine d'en vouloir au monde entier. Elle devait se calmer. Elle n'avait plus à jouer les bagarreuses ici. Elle attendit sagement qu'il ne referme la porte pour écouter la suite de ses paroles qui lui firent l'effet d'une gifle. Démissionner ? A nouveau elle avait tenté de parler sans succès. Il fallait vraiment qu'elle arrête de se comporter comme un poisson rouge si elle espérait conserver son capital impassibilité intact. En revanche, en apprenant les raisons, Eiza ne put s'empêcher de se sentir coupable. Une vague d'empathie envers le brun la submergea, son regard se faisant plus doux. Je suis désolée que ça ce soit terminé de la sorte. On ne s'est pas connus dans les meilleures circonstances, mais tu étais vraiment bon dans ton domaine et je -

Aidan. Comment ? La vague d'empathie se brisa instantanément. Eiza en resta coite une seconde en l'observant avec des yeux ronds, ignorant les deux autres questions. Aidan ? Etait-ce l'idée qu'il se faisait d'une blague ? Un rire sans joie s'échappa de ses lèvres alors qu'elle venait effleurer sa tempe du bout des doigts. J'hallucine... Oh, il pouvait se sentir mal. Pas autant qu'elle en tout cas. Y'a d'autres détails comme ça que tu as omis de me donner ? Une femme, des enfants, un break familial et un chien surnommé Lucky peut-être ?!

Et pourquoi pas après tout ? Elle avait posé sa main sur la poignée de la porte avant de se raviser pour lui faire à nouveau face. Haussant les épaules l'air de rien. Tu sais quoi, laisse tomber. J'aurai dû me douter que tu te contentais de jouer un rôle. Même si elle rêvait plutôt de lui renverser le bureau sur la tête. Soupirant longuement pour calmer ses nerfs bien trop à vif depuis son réveil, l'ex revendeuse se mordit la lèvre en évitant le regard d'Aidan. C'était comme... Avoir la sensation de le redécouvrir à nouveau. Une sensation bien trop douloureuse pour son coeur meurtri. Non, aucun soucis d'identité. Souffla t-elle d'une voix plus douce qu'elle ne l'aurait voulu, se tournant à nouveau vers lui pour capter son regard. Ca à été difficile au début. Le prêtre du coin m'a fait dormir dans son église le premier jour. Après, j'ai réussi à trouver un boulot de serveuse au Galway. Je ne sais pas si ça te parle, mais ça m'a permis de prendre une chambre au motel ou j'ai rencontré Mila. Elle n'avait pas l'air bien alors on à discuté d'un peu tout. De sa grossesse surtout, de Leandro. C'est comme ça qu'elle en est venue à me passer ton adresse et me voilà devant toi. C'était tout de même un énorme résumé de toute sa traversée. Pas besoin d'avoir sa pitié en évoquant les nuits passées à dormir sous les ponts par exemple. New York ne restera qu'un doux rêve. un sourire mélancolique traversa ses lèvres avant qu'elle ne finisse par admettre la vérité. J'me suis ramenée ici en tout anonymat pour éviter que d'anciennes connaissances ne s'en prennent à un certain Liam O'Reilly qui avait joué les infiltrés. Liam, qui s'appelle finalement Aidan. Ironique hein ?

Elle avait beau jouer la carte de la provocation, ses yeux bruns se tournèrent vers le mur d'à côté pour ne pas céder à la tentation de fondre en larme sous ses yeux. Dis, loin de moi l'idée d'abuser de ton hospitalité t'aurais pas du café brûlant sous la main ? A défaut de pouvoir s'allumer une cigarette c'était mieux que rien pour réchauffer son corps gelé.
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Aidan Mersch
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MessageSujet: Re: Over and over, I fall for you.    Lun 14 Jan - 0:27


Over and Over, I fall for you.
Aidan & Eiza (Aiza)

Quand il se trouvait en présence d'Eiza, Aidan ne savait jamais ce qui allait se passer. Sur quel pied danser. Elle pouvait passer d'un sentiment intense à un autre en un claquement de doigts. Beaucoup trouverait cela fatiguant ou irritant. Pas pour Aidan. Le grand brun ne se laissait pas impressionner et les sautes de sentiments et d'émotion de la jeune femme l'animait. Avec elle, il se sentait vivre et son coeur dans sa poitrine. Alors, quand le regard de la joli brune se fit plus doux et alors qu'elle commençait à lui parler avec empathie, il fut obliger de lui raconter la vérité. Qui l'enflamma à nouveau. Evidemment qu'elle n'allait pas bien le prendre, c'était une évidence. Ses piques se firent acérées. Mais en même temps, elle n'avait pas tord. Le jeune homme leva les yeux au ciel à ces remarques, il ne fallait pas pousser : « Le jour où j'achèterai un break n'existe pas encore, puis Lucky, c'est trop surfait comme nom de chien ... ». Sa conscience lui intimait pourtant le silence, mais l'esprit d'Aidan n'en avait pas grand chose à faire. Ce fut plus fort que lui. Evidemment que ce n'était pas la meilleure des réponse. Qu'il faudrait qu'il se mette à ramper et fixer le sol de son regard émeraude. Mais son moyen de défense le plus commun consistait à ne pas se laisser faire. Et tenter de désamorcer les situations par l'humour. Pourtant, elle tentait à nouveau de s'enfuir, jusqu'à ce que ses paroles de sollicitude de la retienne à nouveau. La tension retombait doucement et elle se mordit la lèvre. Ce qui électrisa le jeune homme bien malgré lui qui se força de regarder ailleurs. Dieu qu'il adorait quand elle faisait cela. Se concentrant sur le magnifique pied de bureau en bois, il se mettait à compter les rainures tout en écoutant sa voix douce, les bras croisés sur son large torse.

Quand le nom de sa cousine apparut dans la conversation, il releva les yeux pour se mélanger à ses iris noisettes. Une information supplémentaire. Décidément, il s'en passait des rencontres et des choses dans ce motel. Finalement, Mila et Eiza s'étaient trouvées. Deux parcours chaotiques qui s'entraident. Aidan hocha de la tête à ses explications, avant de lui répondre : « Un rêve pour le moment. Rien ne te dit qu'il n'arrivera jamais, tu as encore le temps ... ». Cela pouvait paraitre simple comme réponse, utopique et naïve, mais il le pensait aussi. Après tout, rien ne prévoyait qu'ils allaient se retrouver ici, en plein milieu du Canada. Dans ce coin paumé près d'un lac. A des kilomètres de Chicago. L'émotion transparaissait dans la voix de la jeune femme et le jeune homme décolla enfin de son spot pour se rapprocher d'elle. Il n'était qu'à quelques pas d'elle, levait juste les bras pour rassurer cette voix qui menaçait de céder sous les yeux brillants d'émotion de la jolie brune. « Je trouvais que ce nom sonnait bien. Puis, j'ai toujours rêvé d'avoir des origines Irlandaises. Ma ... Notre famille craint un peu à Mila et moi. C'est surtout pour cela que je suis là, après tout. ».

Pourtant ce geste se stoppa quand elle lui demanda un café. Reculant d'un pas, rentrant ses mains dans les poches de son jean, il lui répondit avec précipitation en prenant la direction de l'escalier en colimaçon : « Oui, je ... Oui, bien sûr, je venais justement d'en faire avant que tu n'arrives. C'est dans la cafetière là-haut, je te descends ça tout de suite. ». Alors qu'il posa la main sur la rampe, il se stoppa nette dans sa montée, se retourna avec fluidité et rapidité. Prenant un air faussement sévère, il reprit : « Tu n'en profites pas pour t'éclipser, hein ! De toutes façons, je sais où tu habites maintenant et je n'hésiterais pas à t'apporter ton café directement chez toi. ». Il leva les yeux aux ciel de sa propre bétise avant de reprendre le chemin de son petit duplex. En quelques enjambées, il y était déjà. Se saisissant d'un mug propre, où il fit glisser un carré de sucre, et de sa cafetière, il se trouvait déjà dans les escaliers. Une fois à nouveau à son niveau, il lui versa le liquide encore chaud, pour lui tendre la tasse : « Il y a déjà un carré de sucre, par contre, je n'ai pas de lait. S'il te prenait la subite idée de changer tes habitudes et d'en vouloir, il faudra demander au dragon qui me sert de secrétaire. ».

Une fois la boisson servie, il prit sa propre tasse sur son bureau où il manquait une partie du café (son pull vert en porte la marque) qu'il compléta rapidement. Une fois la cafetière posée, il lui indiqua la chaise se trouvant juste devant son bureau pour l'inviter à s'assoir. Lui, prit appui sur le bureau et se tourna à nouveau vers elle : « Oui, je suis déjà passé quelques-fois au Galway, l'ambiance est sympa. C'est un bon endroit où trouver quelques infos utiles. », une gorgée de café plus tard, il reprit avec plus de préoccupation : « Alors comme ça, tu avais besoin d'un privé ? Je doute que Mila t'ait passé mon adresse simplement pour faire connaissance. ». Surtout que Mila ne savait pas qu'Aidan et Eiza se connaissaient. Et même plus que cela. « Quoique ... Elle aurait pu en fait. ». Aidan buvait son café plus pour s'occuper que par réelle envie d'une boisson chaude. Surtout que prendre de la caféine, maintenant, n'était peut-être pas la meilleure idée de la Terre. Son corps entier ne savait plus où donner de la tête. Cette situation le rendait dingue, jamais il n'aurait cru avoir pareille rencontre en cette matinée froide. Tous ses souvenirs avec Eiza se rappelaient à lui. Il voulait se comporter avec elle comme il l'avait toujours fait, mais cela était impossible. Au fond, il avait peur de se faire envoyer paitre royalement. Et cela, il ne supporterait probablement pas. Pas tout de suite. Pourtant, qu'est-ce qu'il l'avait espéré de la recroiser. Tous les sentiments qu'il pensait avoir soigneusement enterré sous 3 tonnes de terre, comme un des monstres qu'il chassait, sortaient du sol comme des revenants. Beaucoup plus frais et pimpants. Mais des revenants qui le hantaient. Franchement, il pensait quoi ? Tourner la page tranquille alors qu'elle ne se trouvait qu'à quelques centimètres de lui ? Son regard la dévisageait, profitant de cet instant même s'il était intense.

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Eiza Sheppard
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MessageSujet: Re: Over and over, I fall for you.    Lun 14 Jan - 1:36


Un simple rictus s'afficha sur ses lèvres en écoutant la remarque acerbe d'Aidan. Donc y'avait bien une femme puisque tu choisis de ne pas la mentionner... Du moins elle espérait du fond du coeur que ce ne soit pas le cas. Il ne devait même pas réaliser à quel point elle avait pu l'aimer. A quel point elle avait cru en un avenir plus simple pour eux deux, loin de la haine et de la violence que pouvaient constituer son quotidien. Au moins parvint-elle à se calmer un peu plutôt que de partir, et même si ils s'observaient en du coin de l'oeil, au moins le dialogue était rouvert. Eiza avait vaguement expliqué les raisons de sa venue dans le cabinet, se contentant d'un bref sourire sarcastique à l'évocation de New York.
Sans compter que le fait qu'elle avait probablement éprouvé des sentiments sincères pour un homme dont elle ignorait tout lui serrait le coeur; Il tenta bien de trouver un argumentaire qui reste bancal à ses yeux, se refusant à croiser son regard émeraude. Pourquoi ? Ta mère aussi t'as eu à 16 ans et à fini alcoolique ?

C'était d'avantage un sarcasme qu'une réelle question, mais le doute pouvait persister. Il n'était pas sans savoir que question famille compliquée, elle remportait facilement la palme. En revanche, son regard se bloqua un instant. Est-ce qu'il venait d'être à une seconde près de la prendre dans ses bras ? Probablement pas. Murmurant un merci concernant cette histoire de café, elle profita du fait d'être seule pour essuyer rageusement les larmes qui avaient manqué de brûler le coin de ses yeux. Elle ne risquait pas de pleurer pour lui. Certainement pas non. Au moins accueillit-elle la boisson avec un sourire sincère avant de le relever la tête vers lui d'un air intrigué. Tu te rappelle de ça ? Quand à sa secrétaire... J'peux lui casser les genoux ça pourrait la calmer. Non. Ca ne se disait pas. Encore moins devant le flic qui lui avait rendu une potentielle liberté. Sûr qu'elle va pas remporter le concours de Miss amabilité... Se contenta t-elle de marmonner avant de prendre une gorgée de la boisson brûlante qui fit cesser ses infimes grelottements.

Et voilà qu'ils revenaient au sujet qu'elle aurait voulu éviter. Sa venue ici. Ramenant son regard brun sur Aidan, elle resta silencieuse un temps préférant revenir boire une gorgée de café. Rebondir sur autre chose. Mila. Parfait. Pourquoi ? Elle ouvre une agence matrimoniale ? Bon c'avait peut-être été dit de manière un peu ... sèche. Elle devait l'admettre. Mais en même temps, comment expliquer au détective que la personne qu'elle voulait retrouver se tenait face à elle désormais, avec un nom qu'elle ne lui avait jamais entendu ? Baissant les yeux un instant sur sa tasse en observant avec intensité les volutes de fumée de sa tasse, Eiza vint passer une main dans ses cheveux, gênée. Connaissant Aidan, il ne la lâcherait pas tant qu'elle n'aurait pas donné sa raison d'être venue. Se retrouver si proche de lui après tout ce temps lui retournait le coeur.

Tu comptes vraiment m'empêcher de partir d'ici tant que je n'aurai pas dit la raison de ma venue ? Il y avait comme une étrange sensation de déjà vu dans cette scène. A peu de choses près du moins. Il manquait les menottes et la lumière blanche braquée sur son visage, avec un flic au nez cassé qui la regardait de travers. A nouveau, son regard croisa celui d'émeraude pour mieux le fuir. Ca n'aurait pas dû lui faire si mal de le revoir. Elle était sensée être passée outre non ? Un minimum au moins. Mais visiblement, beaucoup moins qu'elle ne s'en était persuadée...

J'ai déjà trouvé toute les réponses à mes questions de toute manière. soupira t-elle longuement, déjà prête à s'en aller maintenant que sa tasse était vide de café. Pourtant ses jambes refusèrent de la soulever de la chaise. Génial. Enfin... Faut tout de même admettre que tu vas te faire un sacré paquet de fric avec le nombre de disparitions dans cette ville. admit la brune avec un semblant d'ironie. Même à Chicago y'en avait moins.
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Aidan Mersch
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MessageSujet: Re: Over and over, I fall for you.    Lun 14 Jan - 22:16


Over and Over, I fall for you.
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Lancer les hostilités des piques n'étaient franchement pas une bonne idée. En voulant contourner les questions qui fâchent de cette façon, il s'exposait aussi. Ses failles bien mise sous le nez, il ne releva pas la remarque sur sa situation amoureuse "réelle". Evidemment qu'il n'allait pas se mettre à lui parler de Laïla. Sa petite-amie de l'époque. Encore moins qu'elle l'avait quitté plusieurs mois après le débit de sa filature et du coup du début de sa relation avec la jolie brune. Ce qui finalement se trouva être normal. Il aurait dû prendre son courage à deux mains pour lui expliquer la situation plutôt que de se voiler la face en différenciant son travail et sa vie privée. Mais en soit, cela aurait-il changé quelque-chose ? Aidan n'en était pas persuadé. Il en serait probablement au même point, son histoire avec elle battant furieusement de l'aile. Mais sa gestion de la situation avait été des plus maladroites. Pour ne pas dire merdique. Mais ça, il aura toujours du mal à l'admettre. Reconnaitre ses erreurs ne faisaient pas parti de ses qualités.

Reportant son attention sur la dernière boutade, sur sa propre famille, il lui répondit avec un sourire tout aussi ironique : « D'où la subtilité du "un peu" dans la phrase ... ». Jusqu'à ce qu'il lui amène son précieux café. Elle sembla surprise qu'il se rappelle de petit détail, pourtant, le geste lui avait paru parfaitement naturel. Il arqua un sourcil avec sa réponse : « Bien sûr, tu déteste le café noir, je me souviens parfaitement de tes ronchonnements quand il manque ta dose de sucre. ». Une gorgée de café plus tard et une fois la demoiselle en face de lui, elle semblait parfaitement esquiver ses questions. Il ne la lâcherait pas tout de suite. Un bon interrogatoire consistait à épuiser l'adversaire en répondant à ses questions, pour qu'il n'en ait plus en réserve. Alors, il joua le jeu et rit de bon coeur à sa blague sur Mila : « Non, mais elle se prend parfois pour une "marraine-la-bonne-fée". Elle veut juste que ses proches soient heureux. ». Une notion d'une simplicité limpide mais réelle. Son regard perçant se dirigea à nouveau vers elle et son air indiquait clairement qu'il attendait des réponses à ses questions. Tout en poursuivant son café, il tapota des doigts sur le rebord du bureau. Un tic caractéristique qu'il avait, démontrant qu'il attendait. Ce qu'elle remarqua bien facilement. Elle comprenait qu'il ne la lâcherait pas. « C'est l'idée, oui. Et au fond, c'est un peu mon travail aussi. » et son caractère de tête de mule. Même si les interrogatoires avec elle n'ont pas été ... Des plus agréables. Enfin, pas les derniers, les officiels. Là, il espérait simplement en savoir un peu plus sur elle. Sans pression, juste par ... Curiosité.

Celle-ci fut d'ailleurs un peu nourrit quand elle lui révéla qu'elle avait trouvé les réponses qu'elle cherchait. Mais cela ne fit que l'attiser encore plus : « Cela a donc un rapport avec moi, non ? », il ne voyait pas d'autre explication plausible. Surtout vu la façon dont elle avait tourné sa phrase. Rien que cette idée lui procura des frissons. Un léger sourire en coin se dessina sur ses lèvres alors qu'il terminait à son tour son café. Alors, elle changeait à nouveau de sujet. Classique. Posa sa tasse sur le bureau, il lui répondit toujours avec une certaine décontraction. Et une certaine forme de suffisance : « Clairement oui. Je n'ai pas à me plaindre, les histoires sont nombreuses, c'est un lieu connu ... De personnes qui ... ». Il ne savait pas si Eiza était au courant à propos du Surnaturel. Blackwater Falls étant un vrai aimant à phénomène paranormaux, les affaires ne pouvaient être que florissantes. « Veulent élucider toutes sortes de mystères. Heureusement que ça paye correctement aussi. Il faut bien savoir se recycler un peu. Je n'ai jamais rien fait d'autres de ma vie et tu sais à quel point je ne suis pas doué de mes 10 doigts. ». Une vraie catastrophe ambulante, même clouer une planche relevait du défi. En parlant de doigts. En voyant qu'elle avait fini sa tasse, il se pencha légèrement pour lui prendre la sienne des mains. Pendant quelques secondes, leurs doigts se touchèrent avec douceur. Diffusant un signal doux le long de bras, lui dressant les fibres brunes qui le zébrait. « Un autre café ? ». Non pas qu'il exerçait ses talents d'hôte, mais au moins cela lui permettrait de rester un peu plus longtemps. Même si refiler de la caféine à une Eiza à fleur de peau ne devait pas être la meilleure idée du monde. Mais à cet instant, il n'en avait plus rien à faire. Son visage n'était qu'à quelques centimètres du sien, dans une intimité se rappelant à lui. Il pouvait admirer cette fossette qui se creusait entre ses sourcils froncés, lui donnant un air contrarié mais si touchant. Mais ce qui réveilla avec violence ses sentiments et son coeur fut son parfum. Qui envahissait avec force ses narines. Comme si cela faisait une éternité. Etait-ce risqué ? Assurément. Serait-ce plus raisonnable de se reculer ? Sans aucun doute. Pourtant, ce fut plus fort que lui ...

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Eiza Sheppard
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MessageSujet: Re: Over and over, I fall for you.    Lun 14 Jan - 22:48


Un léger rire s'échappa de ses lèvres en écoutant la remarque d'Aidan. Effectivement, elle avait eu cette façon de râler quand le café n'était pas assez sucré. Et toi tu as toujours cette manie de me le rappeler. Son caractère n'était pas des plus faciles. Ce n'était pas faute d'avoir essayé de travailler dessus pourtant. Mais avec lui les choses étaient différentes. Pendant leur histoire elle s'était sentie protégée, respectée. Ce genre de choses qu'elle n'aurait pas pensé envisageable pour son statut. Il avait éveillé en elle un espoir qui était mort dès l'instant ou elle avait franchi les portes du commissariat. L'idée d'une vie simple avec lui, sans avoir peur d'en être séparée. Et maintenant qu'elle avait voulu tourner la page après s"être assurée qu'il allait bien, voilà que les fantômes du passé se retrouvaient à nouveau devant elle.
Parler de Mila était réconfortant dans un sens. Et visiblement, ils avaient tous les deux cette sensation la concernant. Elle est adorable. Admit Eiza avec un sourire en fixant un instant la main du brun, s'interdisant de lier ses doigts aux siens comme à l'époque. Mais ça ne l'empêcha pas de continuer son interrogatoire. Et après ? La brune se contenta de soupirer longuement, venant croiser les bras contre sa poitrine dans un geste instinctif de défense. Peut-être que ça à un rapport avec toi. Qu'est-ce que ça changerait ? Son regard le défia un instant, gardant le lien avec ses yeux d'émeraude. Mais elle préféra se mordre la langue avec violence que de prononcer la vérité. A la place, elle éluda la question avec nonchalance tandis que les disparitions étaient mises sur le tapis.

Ouais... Souffla Eiza en relevant à nouveau les yeux vers le plafond. Le pire c'est quand ça touche les gosses. J'aimerai pas être à la place des parents... Et si ça arrivait à Mila ? Un voile panique assombrit ses yeux en y pensant. Non, certainement pas. Avec Aidan et elle à ses côtés, ça n'arriverait pas. Et même si Leandro était un abruti consanguin, elle doutait fortement que ce type laisse sa progéniture disparaître. Au moins tu fais ce que tu aimes. C'est le plus important. un bref sourire avait teinté ses lèvres. Moqueur. Elle ne s'était jamais gênée avec lui pour lancer des piques salaces alors quand il tendait la perche... Ca dépend pour qu- mais le sarcasme mourût dans sa gorge, un frisson qu'elle n'avait plus connu depuis longtemps venant électriser silencieusement son corps quand leurs doigts entrèrent en contact, alors qu'il parlait d'une autre dose de caféine. Elle avait hésité à refuser poliment avant de se lever pour partir en courant, mais la scène n'arriva que dans sa tête sans parvenir à réagir en prenant conscience de leur promiscuité. La couleur si rare de ses yeux, sa façon de s'exprimer, l'odeur de son parfum... En fermant les yeux elle retrouvait presque leurs réveils mutuels à Chicago à l'époque ou elle l'appelait Liam et qu'elle avait cette obsession pour les bougies parfumées à la rose. Il lui sembla que son coeur mort depuis si longtemps reprenait vie, s'emballant dans sa poitrine tandis que son souffle était sur le point de se couper.

C'était proche. Bien trop proche pour qu'elle parvienne à réfléchir convenablement. Elle aurait dû faire deux pas en arrière minimum pour recouvrer ses esprits, mais son corps en semblait parfaitement incapable. T'oserais pas jouer à ça avec moi pour obtenir des réponses quand même ? son souffle avait effleuré les lèvres du brun, qu'elle mourrait d'envie de goûter à nouveau ne serait-ce que pour se sentir enfin vivante. C'était bien ça le problème. La vie ne reprenait qu'à ses côtés, et des milliers de kilomètres entre eux n'y avaient rien changé. Mais c'était trop facile que de céder ainsi à un homme qui l'avait fait tant souffrir, non ? Sa main remonta lentement le long de sa nuque, se perdant un court instant dans ses cheveux tandis que ses lèvres frôlaient tout juste les siennes avant de se reculer d'un pas. Là, elle pouvait de nouveau prendre le contrôle. Reprendre son souffle qui s'était coupé jusqu'à présent. Je ne dirai rien. Murmura t-elle en refrénant l'envie de reprendre là ou elle s'en était arrêtée qui l'obsédait. Ce n'était clairement pas une bonne idée. Elle devait prendre l'air et se remettre. Voilà, c'était exactement ce qu'elle allait. Mais alors pourquoi n'arrivait-elle toujours pas à bouger. C'est pas une bonne idée. les mots parvinrent à franchir ses lèvres, alors que son regard se liait à nouveau au sien. Mais si c'était si dangereux que de succomber à ses envies, alors pourquoi se trouvait-elle encore contre lui sans oser bouger.
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Aidan Mersch
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MessageSujet: Re: Over and over, I fall for you.    Mar 15 Jan - 0:41


Over and Over, I fall for you.
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"Peut-être que ça à un rapport avec toi. Qu'est-ce que ça changerait ?". Tout. Cette simple réponse résonna dans son esprit comme une évidence. Encore plus quand son souffle se mélangeait au sien. Et qu'elle ne faisait rien pour l'en empêcher. Elle ne bougeait pas, restant fixe. Surprise mais aucun geste pour le repousser. Alors il en profita. La tasse ne se trouvait déjà plus entre ses doigts pour reposer sur le meuble à côté d'eux. Pourtant, il se ne trouvait qu'à quelques centimètres de son visage. A chaque mot qui sortait de la bouche charnue de le jeune femme, un souffle léger venait lui caresser les lèvres comme des préliminaires à ce qu'il désirait au fond de lui. Son coeur battait à tout rompre dans sa poitrine, faisant claquer ses veines dans sa tempes, l'adrénaline se distillant doucement. Un sourire provocateur se dessina à la remarque de la jeune femme et accompagna sa réponse : « Je suis capable de tout, tu devrais déjà le savoir. ». Et il ne reculerait devant rien. Le bâtiment pouvait s'effondrer qu'il n'en aurait absolument rien à faire. Sa réponse n'était qu'une provocation de plus. Qu'elle lui répondre. Qu'elle ose lui dire qu'elle ne le voulait pas. Alors que tout son corps lui hurlait la même chose : ses pupilles dilatées, la chaleur qui se dégageait de sa peau, ses yeux dans les siens. Se laissant faire, il sentit ses doigts, le long de sa nuque, glissant avec cette douce chaleur qui le transperçait. Chaleur qui s'évapora dans l'instant dans le pas qu'elle mit entre eux. Pourtant, elle le regardait toujours, fixant ses iris vertes qui se noyait dans le brun de son regard. Toujours à portée. Son coeur menaçait de lâcher. Cette distance si tenue l'arrachait, l'écorchait. Ce contrôle qu'elle pouvait avoir sur lui le rendait dingue. Cette distance qu'il engloutit en un simple petit pas, son bras passant doucement dans son dos. Les mains fines de la jolie brune sur son torse. Elle ne s'enfuyait toujours pas. « Pas besoin de mots. ». Elle exprimait tout ce que lui-même exprimait. Cela allait bien au-delà de ce qu'ils pouvaient se dire. Tout se mélangeait dans l'esprit du jeune homme. Les souvenirs, les sourires, les caresses, les rires, les souffles, les certitudes ... Les baisers.

Déjà ses lèvres se liaient aux siennes. Dans un baiser doux mais profond. Sa main remontait le long de son dos pour l'approcher encore plus, la sentir contre lui comme si elle n'était jamais partie. Comme si l'année qui venait de s'écouler n'avait jamais existé. Les doigts de sa main droite remontèrent sur sa joue dans une caresse tendre, se perdant dans ses longs cheveux chocolats et doux. A peine se sépara-t-il de ses lèvres pour reprendre son souffle qu'il murmura :  « Qui a dit qu'il fallait toujours suivre les bonnes idées ? ». Clairement, ce n'était pas un être humain. Il ne pouvait en être autrement. Pendant un instant, Aidan se demanda s'il se trouvait bien dans la réalité. Si Eiza se trouvait bien dans ses bras et s'il ne délirait pas. L'oeuvre d'un Djiin ? D'une sirène ? Une sirène n'aurait pas eu son piquant, son répondant. Tout semblait si réel et en même temps si ... Improbable. Qui pouvait imaginer une scène pareille ? Tout son corps lui hurlait que personne n'était capable d'une telle prouesse. Alors, autant tenter le tout pour le tout.

De sa force, il l'entraina contre le mur qui se trouvait juste derrière elle. Contre lui. Si elle voulait s'enfuir, elle n'aurait qu'à le repousser. Ou pire. Mais déjà il fondait sur ses lèvres pour en reprendre possession. Avide. Comme un manque qui se fait sentir. Et s'il se trompait ? Et s'il faisait une connerie ? Une bien belle connerie. De celle qu'il regretterait mais n'en dirait jamais rien ? De celle qui vous bousille le coeur à trop vouloir revivre ce qui n'existe plus. Pourtant, les choses étaient si différentes maintenant. A des milliers de kilomètres de Chicago. A des lustres des mensonges. A des années-lumières du danger de leur rencontre. Même si d'autres formes de menaces subsistait dehors. Là, maintenant tout de suite, cela lui semblait si illusoire. Tant qu'il la sentait contre lui, ses mains qui parcouraient son dos, ses épaules, sa nuque et son cou. Le goût de sa bouche sur la langue. Plus rien n'avait d'importance.

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Eiza Sheppard
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MessageSujet: Re: Over and over, I fall for you.    Mar 15 Jan - 1:36


C'était bien ça le problème. Il était capable de tout. De se faire passer pour un autre, de la traîner au poste, lui faire miroiter monts et merveilles pour au final sortir de sa vie... Seth au moins avait eu le mérite de rapidement lui faire comprendre qu'elle ne valait rien à ses yeux. Aidan ou Liam, avait toujours été d'avantage ambigu. Elle n'avait su quoi répondre, comme hypnotisée par son regard. Est-ce qu'il était une sorte de démon ? La petite camée qui avait tuée une des prostituées de son quartier avait juré en larme qu'on l'avait manipulée pour commettre ce meurtre. Et si il lui arrivait la même chose ?
Elle n'eut plus réellement le loisir de réfléchir que le temps se figea en un baiser quand il la prit dans ses bras, faisant resurgir une vague de souvenirs en son esprit. La caresse des lèvres du brun contre les siennes lui donnaient la sensation de se retrouver dans leur motel de Chicago à plaisanter sur le sucre dans le café, à discuter de leurs journées respectives. A l'entendre râler sur sa cigarette, et qu'elle se contentait de lui sourire. Sans même le réaliser, elle s'était agrippée à son étreinte, trouvant l'oxygène qu'il lui manquait depuis un an en lui rendant ce baiser qu'elle avait pourtant assuré ne pas vouloir.

Qui à dit qu'il fallait toujours suivre les bonnes idées. Ses yeux se rouvrirent subitement en brisant la bulle de savon dans laquelle elle s'était réfugiée, ses mains relâchant leur pression sur son pull pour le maintenir contre elle. C'est ce que tu t'es dis en venant te faire passer pour un camé accro à la meth ? Elle n'avait pas pu empêcher les mots de brûler ses lèvres alors que ses yeux noircissaient de colère. De l'amour à la haine il n'y avait décidément qu'un pas. Mais de là à dire si elle détestait l'aimer ou aimait le détester ... Elle n'eut pas le loisir d'en dire d'avantage qu'une pression dans son dos lui indiqua qu'elle venait d'être basculée contre le mur. Lâche moi. Il ne dût même pas entendre son murmure avant que le baiser ne reprenne là ou ils l'avaient laissé, brisant en milles morceaux le peu de volonté qu'elle possédait. Pas étonnant que ses clients comparent l'amour à une drogue. Ressentir à nouveau cette addiction qui l'avait maintenue vivante si longtemps annihilait ses sens et brûlaient agréablement la moindre parcelle de son corps alors que les souvenirs revenaient à la surface pour lui montrer à quel point il avait pu lui manquer. Rapidement, ses mains se frayèrent un chemin jusqu'à sa nuque pour tirer avec douceur sur ses mèches brunes, se frayant un chemin pour redécouvrir enfin ce corps qu'elle avait tenté d'oublier avec la volonté du désespoir. Sa langue trouvant la sienne alors que déjà, ses mains se frayaient un chemin sous son pull pour goûter à nouveau à sa peau, se faisant violence pour ne pas le lui arracher, ne se dégageant brièvement que pour l'aider à retirer ce satané tissu qui les gênaient, son propre pull rejoignant rapidement celui du brun quelque part dans la pièce. Tout revenait en mémoire d'une manière si douloureuse et agréables à la fois, alors qu'elle se surprenait à murmurer son nom entre deux inspirations, s'interdisant de laisser place à un semblant de répit qui risquerait de briser cette bulle dans laquelle elle ne souhaitait ne plus jamais quitter. Elle et lui. Le monde aurait pu se mettre à brûler qu'elle ne s'en serait pas souciée, tant qu'elle conservait cette complicité retrouvée.

C'était de la folie. De la folie pure, que de succomber ici et maintenant à cette passion qui lui brûlait les reins, alors que ses lèvres venaient se perdre dans le cou du détective, ses ongles glissant dans son dos avec une lenteur savamment travaillée avant de terminer leur chemin sur la boucle de sa ceinture. Il faudra qu'on ait une discussion. Parvint-elle tout de même à soupirer entre deux reprises de souffles avant de se noyer à nouveau, le tirant sans ménagement vers elle pour venir s'asseoir sur le bureau et l'entourer de ses jambes. Trouvant à nouveau le chemin de son torse à ses lèvres pour ne plus les quitter, ses gestes se faisant d'avantage brusques que doux, embarquée dans cette sauvagerie qui les définissait si bien par instant, sans même entendre les bruits de pas dans le couloir, d'avantage occupée à faire en sorte qu'ils aient assez de place pour recommencer l'inimaginable.  
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Aidan Mersch
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MessageSujet: Re: Over and over, I fall for you.    Mar 15 Jan - 16:19


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Leur échange passionné absorbait tout état de conscience d'Aidan. Il n'était plus sur Terre. Tout rationnalité le quittait littéralement quand les mains d'Eiza le parcourait. Quand il la sentait contre lui, leurs lèvres dansant dans un ensemble brûlant. Plus rien n'avait d'importance. Que ce moment précis. Ce retour à ce qu'il avait toujours désiré. Même les paroles de la jeune femme flottait dans une autre dimension. Elles mirent d'ailleurs un temps avant d'atteindre une partie bien précise de son cerveau. Celle qui n'avait plus aucun contrôle : sa conscience. Le Jimminy-Criquet sur son épaule qui essayait de tirer la couverture à lui de toutes ses forces. Qui sonnait la sonnette d'alarme. Celle lui indiquant qu'il fallait qu'il s'arrête avant de faire une grosse connerie. Que la pique qu'elle venait de lui lancer, il la regretterait amèrement. Pourtant toujours fixé à ses lèvres, il ne pouvait sentir que les doigts de la brune sous son pull. A un instant de reprendre son souffle, enfin ses paroles le percutèrent. L'ordre de la lâcher. Ne comprenant plus, « Que ... » n'eut-il à peine le temps de prononcer avant de voir son pull lui passer sous le nez afin d'atterrir sur le parquet du bureau. Déjà que celui de la jolie brune le rejoignit dévoilant ses formes encore cachées pudiquement par son soutien-gorge. Une vision continuant d'enflammer l'esprit d'Aidan. Elle revenait déjà à la charge, leurs corps brûlants collés l'un contre l'autre. Ses baisers dans son coup lui faisait perdre le peu souffle qu'il possédait encore, alors que ses ongles glissaient avec une précision méticuleuse dans son dos. C'était trop. Définitivement trop.

Et comme si elle venait de lire dans ses pensée, elle s'attela à la boucle de sa ceinture, desserrant le lien qui le comprimait. Un léger rire essoufflé sortit de sa gorge à sa remarque avant de lui répondre avec un sourire en coin : « Plus tard ... Même si on a déjà bien discuté, non ? ». Il n'attendait pas forcément de réponse de sa part. Les mots n'avaient plus leur place dans cet échange. Et alors qu'ils prononçaient ces derniers, il fut occupée par les boutons du jean de la jeune jeune qui glissa au sol en un claquement de doigt et avec violence. Cette même force qui le tira jusqu'à ce bureau pour se retrouver entre ses jambes. Les grandes mains du géants prenaient déjà possession de ses cuisses pour les faire remonter le long des hanches. Sentir sa peau satinée sous ses doigts. Peut-être faisait-ils une bêtise, oui. Mais ils auraient tout le temps de regretter plus tard. Amèrement.  

Leurs baisers s'enchainaient et chaque mouvement faisait bouger un peu plus le bureau sous leurs corps faisant un bruit que leurs souffles et gémissement de désirs ne parvenaient pas à couvrir. Jusqu'à ce qu'une pile de dossiers et sa tasses ne se renversèrent au sol dans un fracas épouvantable. Que le jeune homme ne remarqua même pas, beaucoup trop occupé par son étreinte et le fait d'essayer de se libérer de ses bas l'entravant. Beaucoup trop absorbé pour percuter qu'ils n'étaient pas seul dans ce cabinet. Que des claquement se faisaient entendre jusqu'à la porte de ce bureau qui s'ouvrit à la volée : « Est-ce que tout va bien ? J'ai enten... OH ! », le cri scandalisé de la secrétaire arracha Aidan à ce rêve éveillé d'une façon beaucoup trop brutale pour être agréable. « Monsieur Mersch !!! », droite comme un "I" les fixant avec les yeux ronds, ses cheveux blonds tirés en arrière rendait l'ensemble presque comique. Malgré son âge moyen, elle semblait beaucoup trop absorbée par la scène pour se rendre compte qu'elle devenait atrocement gênante. « Kimberley !!! SORTEZ IMMEDIATEMENT DE CE BUREAU ! ». Le désir ardent qu'il ressentait se muait en une frustration palpable traduit par un énervement certain. Non, mais elle voulait de l'aide peut-être ? Un fauteuil et du pop-corn ? Un sextoy pour compléter la panoplie ?! Alors d'accord, s'envoyer en l'air avec une personne qui semblait être une cliente n'était peut-être pas le geste le plus professionnel qu'il pouvait faire, mais de quoi est-ce qu'elle se mêlait ? Le rouge montait aux joues jeune homme qui se dégageait de l'étreinte d'Eiza pour remballait et remettait en place tout ce qui avait pu sortir. Pris sur le fait comme un adolescent par sa mère, il ne savait pas où se mettre et en même temps se trouvait dans une colère noire d'avoir été interrompu.

Toujours la main sur la poignée, elle semblait fixé par le choc, la bouche ouverte. Mais une chose attira l'attention du chasseur : des petits pointes dépassant de ses lèvres ouvertes. « Tout de suite ! ». Son regard vert s'assombrit tout en lançant des éclairs, alors qu'il reprenait son pull au sol. Enfin l'intruse s'éclipsa dans un claquement de porte tonitruant et des bruits de pas qui allaient beaucoup plus loin que son bureau. Avait-il rêvé ? Que se passait-il ? Etait-elle ... ? Non ce n'était pas possible, il délirait complètement. Un Vampire comme secrétaire d'un chasseur ? Totalement confus, son cerveau tentait tant bien que mal de remettre les informations dans le bon ordre. Si ce qu'il avait vu se trouvait réel, il avait des soucis à se faire. Un monstre au courant de ses activités venait de le voir dans un moment d'intimité. Et pouvait clairement identifier Eiza. Son sang se figea dans ses veines. Il attrapa le pull de la jeune femme pour le lui donner dans un geste beaucoup trop brusque. « Tu dois partir. ». Il ne pouvait pas lui expliquer. Pouvait-elle seulement comprendre ? Elle était en danger et il devait l'éloigner de lui le plus rapidement possible. Et régler cette histoire au vite ...



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Eiza Sheppard
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MessageSujet: Re: Over and over, I fall for you.    Mar 15 Jan - 17:04


Toute volonté avait purement et simplement quitté son esprit, enivrée par la peau brûlante d'Aidan contre la sienne, cette envie qui la consumait devenant brasier sous ses baisers, ignorant la remarque du brun contre ses lèvres. Peut-être qu'il n'avait pas entièrement tort. Auquel cas, sa conscience s'était depuis longtemps tue tandis qu'elle se redécouvrait libre entre ses mains expertes, ses ongles s'enfonçant par instant dans sa peau quand son envie se faisait trop forte. De toute manière, quitte à le regretter un jour et au stade ou ils en étaient, autant aller jusqu'au bout. Elle n'était qu'humaine. Succomber à sa tentation n'était pas un fait nouveau. Leurs corps se lièrent sur le bureau, ses soupirs augmentant d'un cran alors qu'il redécouvrait ses formes et sa peau nue, resserrant par instant son étreinte pour lui assurer quel était l'objet de son désir.

Elle était si bien en cet instant. Sa matinée devenait vertige, alors que la fièvre l'emportait toujours plus loin, se débattant à ses côtés pour achever de retirer leurs vêtements mutuels devenus si gênants. Elle en aurait presque tremblé, tant ses étreintes lui avaient manqué depuis son départ précipité. Il lui sembla même le lui avoir murmuré dans un moment d'égarement pur, se mordant la langue pour s'interdire d'en rajouter d'avantage. Mais il semblait que la malchance aimait jouer avec ses nerfs. Ils auraient pu continuer ainsi pendant des heures si elle n'avait pas entendu un glapissement de surprise qui lui fit rouvrir les yeux pour croiser à nouveau le regard de la secrétaire guindée qu'elle avait croisé plus tôt.   Mais qu'est-ce qu'elle foutait là elle ? Un instant, elle avait observé Aidan sans réellement comprendre. Elle avait bien faillit lui demander si ladite "Kimberley" comptait se joindre à eux vu sa façon de rester à les fixer, mais au vu de la manière qu'il ordonna à la gourde de sortir, probablement pas.

Est-ce que ça allait l'empêcher de continuer ? Peut-être. Son sang s'était figé dans ses veines face à cette découverte, alors qu'elle retrouvait un souffle plus stable tandis que le brun se rhabillait sans doute pour éviter à sa secrétaire d'admirer un peu trop le spectacle de son détective quasi dénudé. Un frisson gelé avait parcourut sa peau sous l'absence de chaleur de son corps, alors que la brune remettait en place la bretelle de soutien gorge qui avait glissé de son épaule. On peut dire qu'elle curieuse ta Kimberley. Avait-elle tenté dans un vain effort d'humour avant de se récupérer son pull en pleine face. Une gifle aurait probablement été moins violente que les paroles glacées qui s'en étaient suivies. Pardon ? Il lui sembla que son estomac se tordait sous l'effet d'une montagne russe face à ce revirement de situation. Elle s'était attendue à beaucoup de choses mais probablement pas à ce qu'il ne la jette de la sorte. Pas maintenant, pas comme ça. Pas après l'avoir fait monter dans son bureau et l'avoir embrassé de cette manière. Tu... Tu plaisante pas vrai ? Il le fallait. Il ne pouvait définitivement pas avoir entendu son aveu murmuré en plein acte pour lui ordonner ainsi de s'en aller. Lentement, elle avait récupérer son jean. T'es vraiment le roi des connards. cracha t-elle froidement en le fusillant du regard, reboutonnant son jean en vitesse avant de fourrer son haut dans son sac, passant immédiatement sa veste pour cacher sa poitrine. Ce qu'elle pouvait mourir d'envie de le gifler ici et maintenant. Ses yeux la brûlaient déjà d'une frustration mêlée de déception face à cet ordre qu'elle n'aurait jamais imaginé qu'il puisse lui donner.

Je veux plus jamais te revoir Aidan. Et puisqu'il était visiblement trop près de la porte d'entrée, elle ne se gêna pas pour le bousculer violemment afin de poser sa main sur la poignée. Au moins elle partirait digne. Il n'aurait pas le plaisir de la voir craquer ici dans son bureau auquel elle aurait désormais rêvé de mettre le feu. Brûler la moindre preuve de ses faiblesses face à lui. Elle s'interdisait de lui jeter un dernier regard, ouvrant rageusement la porte qui claqua contre le mur.
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Aidan Mersch
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MessageSujet: Re: Over and over, I fall for you.    Mar 15 Jan - 21:03


Over and Over, I fall for you.
Aidan & Eiza (Aiza)

La peur panique avait remplacé le désir et la félicité du moment précédent. Aidan savait dans quoi il s'embarquait en chassant les monstres, pourtant il ne fut jamais confronté au danger auquel il exposait ses proches. Et pour cause, depuis une bonne année, il sillonnait les routes seul. Personne ne pouvait l'atteindre par des moyens détournés et pour être honnête, il n'y avait pas du tout pensé. Et, après tout, il se pensait en sécurité chez lui. Le doigt dans l'oeil, ouais. Enfoncé jusqu'au cerveau. En colère contre lui-même, n"importe qui aurait pu le ressentir à ce moment-là. Son cerveau tournait à toute allure ne sachant comment réagir. Ses idées n'étaient pas clair et trop occupée à réfléchir, il n'entendit même pas la boutade de la jolie brune qui semblait vouloir détendre l'atmosphère. Le premier réflexe qu'il avait eu, fut de faire partir Eiza. Maintenir une distance raisonnable entre le danger et elle. Et surtout loin de lui car il était exposé. Tant qu'il n'aurait pas fait le ménage, il ne pourrait être être vu trop souvent avec elle. Il passa une main nerveuse dans sa chevelure. Mila aussi était exposée aussi du coup. Il se retint de lâcher un énorme "Putain" dans son bureau quand la voix d'Eiza le ramena à la situation présente. L'engueulant littéralement. Comme si la colère du jeune homme se transférait d'une personne à une autre. Mais pas pour les mêmes raisons. Au moins la rage qui sommeillait en eux était dirigée vers une seule et unique personne : lui-même.

Et elle n'y allait pas de main morte. Réalisant la portée de ses paroles et de son comportement, il pâlit encore plus. Non, décidément, sous pression, il n'était pas bon. Cela allait trop loin et il faisait tout de travers. Alors qu'il finissait d'enfiler son pull, sa bouche s'ouvrit mais il se retint avant qu'un son ne sorte de sa bouche. Ne sachant pas si la possible-créature se trouvait toujours dans la salle à côté, il ne fallait pas qu'il en rajoute une couche. Même si sa part passionnée lui intima l'ordre de ne surtout pas faire ça, de lui courir après en se mettant à genoux, sa fierté et sa raison lui ordonna le silence. Sa bouche se referma avec difficulté. Il ne fallait pas qu'il ait l'air affectée. Et surtout que le monstre l'entende. A cet instant ce fut pour lui le meilleur moyen de la protéger. Il fallait qu'elle le fuit. Et qu'elle le montre bien à l'autre blonde si elle se trouvait toujours dans les parages. Voulant enfoncer le clou, il compléta : « Mais oui, c'est ça ...   » avec un ton lancinant qui ne lui ressemblait absolument pas. Chaque mot lui coupa la langue comme des lames de rasoir. Il se haïssait à se moment donné. Pourtant, il devait régler tout cela avant et pas dans l'état dans lequel il était à ce moment-là. Levant les yeux au ciel, il referma sa boucle de ceinture. Se faisant bousculer au passage, elle passait le porte du bureau avec rage et il lui criait pour qu'elle entende bien : « Et n'oublies pas de fermer la porte en sortant ! ».

La porte claqua avec violence. Comme une gifle dans son âme. Non, vraiment, il y a quelques minutes, il n'imaginait pas une seule seconde que cela se terminerait de cette façon. Il se donnait envie de vomir. Il venait d'allègrement la manipuler. Encore. Pour la protéger. Passant une main sur son visage, il essuya une larme de rage face à cette situation : « ET MERDE ! ». Un cri. une rage au fond de lui. Non mais sérieusement, les choses ne pouvaient se passer bien au moins une fois avec elle ? Le miracle fut qu'elle se trouvait ici. Pourquoi fallait-il qu'il y ait, toujours, quelque-chose qui viennent mettre le bazar ? Il venait de se comporter comme le pire des abrutis. Non, le roi des connards. Ouais. Réellement. Et il s'était senti obligé d'en rajouter une couche. De ne même pas rattraper sa connerie. Mais il le fallait. Pour la protéger. Cette injustice profonde lui labourait l'estomac. Il fallait qu'il décharge toute cette rage. Qu'il chasse quelque-chose. Qu'il tue quelque-chose. Et sa cible était toute désignée.


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MessageSujet: Re: Over and over, I fall for you.    

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Over and over, I fall for you.

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