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 All the things that happen behind the church • Lance&Alice

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paranormal ○ walk the line
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MessageSujet: All the things that happen behind the church • Lance&Alice   Mer 17 Mai - 22:36

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Lance & Alice
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Des jours s'étaient écoulés sans un fait réellement marquant. Les visages défilaient comme les heures, les émotions s'égrenaient dans un cycle sans fin, encadrées par la barrière de l'imagination qui les avaient nommées et définies. Il n'y avait nulle place pour le hasard, l'inattendu, la surprise. Tout était de toute façon décidé depuis longtemps et nous n'étions tous que les poupées du destin, tristement impuissantes face à notre propre sort, suivant un chemin déjà tracé, récoltant des victoires déjà gagnées... Et je pouvais bien prendre le chemin que je voulais puisque ma fin avait été prévue avant même le jour de ma naissance, alors si je devais mourir ce soir, qu'il en soit ainsi. 

Dans la large poche de mon manteau, ma main gantée cherchait à tâtons la petite boîte métallique qui rappelait une vieille boîte à bonbons mentholés et que mes doigts finirent pas rencontrer au bout de quelques essais. 
Bon Dieu qu'il me fallait mes anti dépresseur ! Ce n'était plus une envie, c'était un besoin porté à l'état de vital depuis quelques heures au moins. J'agitai la boite un instant pour constater que le bruit trop présent qui signifiait trop peu de matière dans une trop grande place ne me satisfaisait pas et que cela accroissait plus encore mon désire pour la pilule miracle. À peine le médicament posé sur ma langue, il me sembla que j'allais déjà bien mieux et mes yeux se clôrent en un instant de pure apaisement. J'étais consciente que c'était impossible, que la drogue ne pouvait pas agir aussi vite, mais tout était dans l'impression, le ressenti et je n'en demandais pas plus.
Pilule rouge ou pilule bleue, dormir ou me plonger dans le pays des merveilles : ce soir j'avais choisi et c'était ainsi que mes pas me portaient maintenant plus légèrement à travers les ruelles résidentielles obscurcies par la nuit glacée de Blackwater Falls.
Au sein de murs de la ville, la neige était bien plus praticable qu'à l'extérieur où la nature sauvage et capricieuse invitait moins de monde à venir piétiner son sol. Mais il n'en restait pas moins qu'à certains endroits ma progression était plus difficile. Peut être rendu plus difficile encore par le vent froid qui venait insidieusement se glisser sur la moindre parcelle de peau accessible. Cela expliquait sûrement que je n'avais pas croisé grande âme qui vive depuis que j'avais passé le pas de la porte de mon logement. Et comme seule compagnie, je n'avais de chaque côté de la route, que les réverbères qui venaient jeter leur lumière contre le blanc du sol, renvoyant une clarté plus vive encore et pourtant étonnamment douce. Et c'était bien la seule chose qu'il y avait de doux en cette nuit du mois de février était encore beaucoup trop loin de l'été. Chacun de mes pas faisait crisser la neige dans un bruissement que mes oreilles ne recevaient que de manière étouffée au travers de mon bonnet de laine. Mais hormis cela, le silence était roi. Et il le fut pendant un long moment durant lequel je laissais mes pensées s'évanouir et tout mon esprit ne profiter que de cette marche délicieusement épuisante, jusqu'à ce que le vent me rapporte soudain un vacarme étrange, tout droit sorti de l'obscurité. C'était quelque chose, un cri, un mouvement précipité ou violent dont je n'arrivais pas à déterminer la source mais qui me fit immédiatement stopper ma progression. Pas certaine de ce que j'entendais, je levai une main pour retirer le bonnet de mes oreilles. J'avais le vent en plein nez à cet endroit et l'espace d'un instant, mes nombreuses leçons de chasses me revinrent comme des pas de danse. Les bruits d'une lutte étaient maintenant presque parfaitement perceptibles et muée d'une incontrôlable curiosité, je me remis en marche pour suivre l'origine du raffut qui venait perturber le silence de la nuit.
Mes pas étaient précipités, soulevant derrière eux des petits monticules de neige qui venaient immédiatement se remélanger aux autres, alors que mon ouïe se concentrait sur le bruit lointain en essayant de ne pas être parasité par le grincement de mes bottes écrasant la le sol. Il me semblait que je devais me diriger sur la gauche, m'éloignant quelque peu des habitations pour rejoindre les abords de l'église. Mais une fois arrivée sur place, je fis halte à nouveau. Tout bruit avait cessé. Je me retrouvais comme sortie brutalement d'un rêve, le souffle encore court, à me demander si je n'avais fait qu'imaginer tout le vacarme qui m'avait mené jusqu'à là. Je n'y croyais pas. Je repris mon chemin à une allure plus calme cette fois, longeant les mûrs de pierres glacées de la simple église du quartier résidentiel. Sous le ciel sombre de la nuit hivernale, le petit bâtiment semblait plus triste et plus pauvre encore qu'à son habitude. Plus isolé peut-être aussi, on aurait pu croire à un bâtiment abandonnée s'il ne semblait pas en même temps si profondément encré dans le sol de Blackwater Falls, comme quelque chose qui avait toujours été là et qui le serait toujours.
De plus je m'avançais, de plus je m'éloignais de la lumière de la ville pour découvrir peu à peu le flanc droit du bâtiment qui semblait entièrement noyé dans l'ombre. Attentive à ce qui m'entourait, je mis, dans ce coin presque aveugle, moins de temps à entendre qu'à voir ce qui m'attendait tapis dans les ténèbres. Et quand je découvris la créature, je n'en étais déjà plus qu'à quelques mètres, à tel point que l'odeur métallique du sang me prit à la gorge à l'instant même où mes yeux discernaient la forme désarticulée qui se mouvait dans le noir. Les gestes étaient désordonnés, violents, désarticulés. Je n'arrivais pas à distinguer une forme précise qui ne ressemble pas à un animal sauvage penché sur sa proie et les bruits que j'avais perçus ne pouvaient me détourner de cette image. Des sons de succion, de chaire qui cédait sous une impulsion trop forte qui résonnaient dans mes oreilles à m'en rendre sourde. Mes pieds avaient continué d'avancer, me laissant totalement à découvert, parce que je n'arrivais pas à voir, parce que je n'arrivais pas à définir ce que j'avais devant moi et qu'il fallait que je le fasse. Mes yeux s'habituaient peu à peu à l'obscurité, j'étais tout près. C'était un corps. Deux corps. Et le moins mort des deux ne pourrait bientôt plus faire autrement que de me remarquer... Si ce n'était pas déjà fait.


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by Wiise
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