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 – the regulator. (adémar)

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MessageSujet: – the regulator. (adémar)   Jeu 18 Mai - 5:20


the regulator
major et adémar / And how many times have I prayed That I would get lost along the way? Dream with the feathers of angels stuffed beneath your head, The regulator's swinging pendulum. – THE CLUTCH.

Ce type avait mal choisi ses amis. C’était un fait, indiscutable et impossible à nier. Ce type avait mal choisi ses amis et, aujourd’hui, ça lui retombait sur le coin du nez. Il avait bien tenté de se cacher, tenté de disparaître au nez et à la barbe de tous et de se faire oublier. Mais tôt ou tard, les torts finissaient toujours par rattraper ceux qui les avaient causés. Crache en l’air, et ça te retombera dessus un jour ou l’autre, qu’on disait. Et ce dicton, le pauvre Martin Braeden était en train de le vivre de la pire des manières qu’il soit.

Ligoté sur une chaise, la tête oscillant mollement sur son cou malmené par une résistance futile, il ne bougeait plus. Face à lui, dressé de toute sa hauteur, le mercenaire le toisait sans un mot. Ce n’était pas tout à fait ce à quoi il s’était attendu, lorsqu’il lui avait décrit le poisson. La photo qu’il avait trouvée lui avait tiré un sourcil haussé, mais il n’avait rien dit. Le type était bien loin d’être aussi impressionnant que son dossier ne semblait le décrire. Il avait eu de la chance, voilà tout. Un misérable vermisseau, tombé dans un panier rempli de crabes aux pinces acérées. Un pauvre ver de terre qui avait su tirer son épingle du jeu et s’en tirer sans trop d’accroc — jusqu’au moment où il s’était pris à confondre son instinct de survie avec une puissance durement acquise. Et alors, il avait essayé de rouler ceux qui, eux, possédaient cette puissance. La chance du débutant lui avait souri, mais il avait bien vite compris que cela n’arriverait pas une deuxième fois. Et il avait filé, laissant tomber ses anciens associés pour se réfugier dans un petit trou paumé du nom de Blackwater Falls, où il s’était reconverti dans le deal minable de stupéfiants. Un empire de vers de terre, dont il était devenu l’un des plus puissants vers.

Et finalement, le crachat lui était retombé dessus. Jouer avec le feu ne lui avait pas bien réussi, et ses anciens contacts avaient eu vent de sa présence en Alberta. Ils avaient fait en sorte d’engager quelqu’un, qui les avait alors immédiatement réorientés vers un collègue à lui. Justement, j’connais quelqu’un qu’est présentement en Alberta. Le dossier avait été redirigé, et c’était ainsi qu’il lui était tombé entre les pattes. Un ver de terre à aller secouer. Quelques informations à faire cracher, et si l’occasion se présentait, une tête à faire tomber. Après tout, ce type n’était d’aucune utilité à personne, et il fallait bien qu’il comprenne l’ampleur du nid de guêpe dans lequel il avait frappé. Il n’y avait pas trop d’une vie pour payer le prix de tout ce que les crabes avaient perdus dans la bataille, et aussi en voulaient-ils pour leur revanche. Et ainsi soit-il.

Calmement, le mercenaire vissa le silencieux au bout du canon de son revolver. Malgré le soin qu’il avait mis à les nettoyer, quelques traces de sang subsistaient sur ses phalanges. Les informations n’avaient pas été particulièrement dures à arracher. Il savait où l’argent volé était caché, où et à quelle heure les drogues étaient hebdomadairement récupérées. Il savait où vivait chacun des fournisseurs du ver, et connaissait leurs noms et ceux de leurs épouses. Pour un peu, l’autre aurait presque craché leur marque de shampoing et leur position préférée. Pour peu qu’ça fasse changer d’avis à son tortionnaire, et qu’ça ait la moindre chance de lui sauver la vie. Malheureusement, rien n’était aussi simple. Et une fois qu’il avait eu ce qu’il voulait, Major n’avait pas cherché à en obtenir davantage. Rien de ce que possédait cet homme ne l’intéressait. Et bien qu’il ait conscience de la cruauté du geste qu’il s’apprêtait à poser, il n’était rien, hormis un contrordre brusquement aboyé, qui n’eût pu l’arrêter.

Lentement, sa main attrapa le coussin bleu truffé de fanfreluches, posé dans un coin du canapé, et qui ne semblait qu’attendre d’être gratifié d’une quelconque utilité. La maison de cet homme était purement et simplement hideuse. La qualité de la décoration n’avait d’égale que l’odeur putride qui régnait dans la salle de bain où le mercenaire avait eu le malheur d’aller chercher quelques-uns de ses instruments de torture. Pourtant, il était resté impassible, supportant l’environnement avec un calme extraordinaire. Il ne serait pas là longtemps, et il le savait. Lorsque l’on trouverait ce type, il serait bien difficile de remonter jusqu’à lui. Pas d’empreintes laissées derrière, et rien qui ne pourrait l’inculper. Il était tard, et personne ne l’avait vu ou entendu entrer. Il n’y avait pas de témoins, et les voisins étaient en déplacement ou absents. Comme d’ordinaire, il avait prévu son coup. Et comme d’ordinaire, il n’y aurait rien à déplorer à la fin de la soirée.

Alors que le dealer commençait à remuer, grognant en reprenant péniblement ses esprits, l’homme lui plaqua un coussin sur la tête. L’embout du silencieux s’enfonça dans le coton molletonné et, sans la moindre hésitation, il enfonça la détente. Le corps s’affaissa alors, tandis qu’il retirait le coussin. La tête retomba mollement vers l’avant. Il laissa tomber l’oreiller pelucheux sur les genoux de l’homme, s’éloignant d’un pas. Le bruit de la détonation avait été parfaitement contrôlée, et il était impossible pour qui que ce soit de l’avoir perçue à moins de se trouver dans un périmètre extrêmement réduit.

Sans dévisser le silencieux, l’homme glissa son arme dans sa ceinture. Sans plus retirer ses gants, il referma l’étui qui contenait son équipement de la soirée. Mais alors qu’il s’apprêtait à refermer pour de bon son sac et à se diriger vers la sortie, il se figea. Ses sens s’étaient instantanément déployés, aux aguets. Quelqu’un approchait. Il attrapa son sac et le glissa silencieusement derrière le canapé, vérifiant que rien ne traînait. Ses doigts éteignirent la seule lumière faiblarde allumée dans le salon. Impossible à voir de l’extérieur, avec les volets fermés — il s’en était assuré. Puis, alors qu’il entendait la poignée de la porte se tourner, il se plaqua contre le mur le plus proche, non loin de l’encadrement de la porte qui débouchait sur le salon. Le dealer était un peu plus loin, dissimulé dans la pénombre. Impossible de le voir avant d’entrer. Impossible également de voir le mercenaire qui, tapi dans l’ombre, silencieux en main, attendait.

Il avait fallu que ça tombe sur lui. Qu’un témoin gênant ne finisse par avoir l’idée de pointer le bout de son nez, alors que tout s’était si bien passé jusqu’à lors. Pourtant, il n’était pas déterminé à tirer. Son instinct, au fond de lui, grondait que les choses ne seraient pas si simples. Et son envie de tuer n’était pas aussi forte qu’elle ne l’avait déjà été. Qui que soit celui ou celle qui était entré, le loup-garou n’avait pas envie de le tuer. L’arme en main n’était qu’une précaution instinctive qu’une longue vie dans le métier lui avait fait adopter. Le sang ne l’intéressait plus. Et il estimait que, pour ce soir, il avait d’ailleurs suffisamment coulé.

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MessageSujet: Re: – the regulator. (adémar)   Jeu 18 Mai - 17:30

– the regulator –
major&adémar Are you no one ? Feel you nothing ? You know I'll bet you think you have a good reason to be living in the limelight of the fortunate ones. You're too weakened by the poison that they feed you in the living lie. They don't believe you. Care to no one. Trust in nothing. – disturbed (fear)


Depuis les événements d’Halloween, Adémar était resté hermétique à l’extérieur, à ce qui était arrivé en ville. Il était à six ans de sa damnation définitive s’il n’y passait pas avant et il n’était pas certain de pouvoir endurer ces six années restantes. Dans le fond, il espérait ne pas devoir les endurer même si chacune de ces pensées finissaient repoussées au loin car Aveline s’imposait toujours à lui. Le damné qu’il était devait la protéger envers et contre tout même s’il avait vendu son âme pour qu’elle soit sauve. Sa jumelle passait avant tout, elle passait avant son bonheur, quel que soit son propre état. Qu’importe s’il sombrait toujours un peu plus tant qu’elle ne voyait rien et, heureusement, elle ne remarquait rien. Pour l’instant. En effet, Adémar s’était un peu négligé ces derniers temps. Rien de dramatique car son travail requérait une certaine présentation mais ses cernes avaient commencé à marquer, quant à sa barbe, elle n’était plus tout à fait ce qu’on pouvait appeler un négligé esthétique. Au moins, il la gardait relativement taillée et égale, c’était déjà ça.
Toujours est-il qu’il se foutait royalement de ce qui arrivait hors des murs de sa maison et de l’appartement de sa sœur. Tant qu’elle ne risquait rien -et ce bâtard de Bartimeus avait tout intérêt à faire son boulot-, le monde pouvait bien s’écrouler qu’il s’en fichait. Adémar n’avait jamais prétendu être une bonne âme ni même respectable, il avait juste fait ce qu’il avait dû faire pour Aveline. Il lui était franchement difficile de regretter quoi que ce soit quand ça la concernait. Même vendre son âme, il ne le regrettait pas, il n’assumait juste pas réellement les conséquences qui allaient avec. Quant à ce qu’on pourrait bien penser de lui si ça se savait, honnêtement, il n’en avait rien à cirer. Seule Aveline comptait, seule son opinion comptait et ça n’était pas pour rien qu’il avait formellement interdit de mentionner à sa sœur son pacte avec Bartimeus à ce dernier. Adémar pouvait vivre avec tout un tas de chose sur la conscience mais, certainement pas le regard que sa jumelle pourrait poser sur lui si elle apprenait ce qu’il avait fait pour la garder saine et sauve.
Et pour arriver à affronter chaque jour les conséquences de sa décision, il n’hésitait plus vraiment à aller chercher ce dont il avait besoin auprès des dealers, des hommes et des femmes, de l’alcool et de la nicotine. Sa vie était foutue quoi qu’il fasse. À moins de faire une overdose dans les six ans, ça ne risquait de toute façon pas de raccourcir sa vie plus que ça et voilà pourquoi il était en train de gravir les marches de cet immeuble miteux -à ses yeux- de la banlieue. Il se foutait pas mal de l’endroit où vivait son dealer tant qu’il lui fournissait ce qu’il demandait et la qualité qu’il réclamait. Bon Dieu, il avait l’argent, autant s’empoisonner avec quelque chose qui n’était pas coupé avec un tas de merdes innommables.

En temps normal, Adémar n’aurait même pas mis les pieds chez son dealer. Il aurait déposé l’argent quelque part, aurait attendu le paquet gentiment dans sa boîte aux lettres sans que ça passe par un service de livraison et c’aurait été suffisant. Il avait eu des arguments de poids quand il l’avait déniché pour s’assurer qu’il reste dans les clous le concernant... il avait ses moments. Ce qui n’était pas vraiment reluisant. Il haïssait prodigieusement perdre son sang froid, tout coléreux qu’il était. Raison pour laquelle il haïssait ce fichu démon. Problème, cette tête à claque avait du retard dans sa livraison et Adémar détestait perdre de l’argent inutilement. Pire, être pris pour un crétin, ce qu’il n’était certainement pas. Ayant déjà eu à réagir de la sorte par le passé, le condamné ne prit même pas la peine de frapper et ouvrit la porte, usant sans complexe de sa télékinésie pour forcer le barillet de la serrure si nécessaire.

Debout dans l’embrasure de la porte, la première chose qu’il fut obligé de constaté, c’était qu’il faisait noir, aucune lumière allumée. Se souvenant vaguement de l’endroit où se trouvait l’interrupteur, Adémar fit comme chez lui et l’enclencha à distance à l’aide de son don. L’endroit était censé être vide, il n’allait pas s’emmerder à aller jusque là et risquer de marcher sur... quelque chose. L’odeur à elle seule était une assez bonne excuse en elle-même pour être prudent à ce propos. Allumer la lumière, il le fit donc en même temps qu’il claquait la porte d’une manière plus conventionnelle. La seconde constatation fut instantanée une fois la lampe allumée. Le sang et le coussin hideux reposant sur les genoux d’un corps attaché à une chaise la tête basse, c’était plus qu’équivoque.

« Tu ne pouvais pas te faire descendre après m’avoir livré... évidemment. » Il soupira en se pinçant l’arrête du nez. Cette situation qui aurait dû en perturber plus d’un laisser Adémar presque indifférent, ce qui aurait normalement dû l’obliger à se poser une question : Était-il déjà embarqué à ce point sur ce fameux chemin pavé de bonnes intentions ? « Espérons que mon argent soit toujours là, histoire que je n’ai pas tout perdu. » Réfléchissant à la situation, il sortit un mouchoir de sa poche pour effacer les traces qu’il aurait pu laisser en entrant quand il sentit le canon d’une arme contre sa nuque. Finalement, il n’était peut-être pas si loin de la fin et il se surprit même à en être soulagé. C’était dérangeant. Plus que le cadavre reposant dans cet appartement mal entretenu où régnait des odeurs loin d’être agréables.


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MessageSujet: Re: – the regulator. (adémar)   Sam 8 Juil - 19:28


the regulator
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Il avait fallu que ça tombe sur lui, encore une fois. À tout bien y penser, il lui semblait que depuis qu’il avait mis les pieds dans cette foutue ville, la loi de Murphy se faisait un malin plaisir de lui tomber sur le coin du nez. Il tombait de Charybde en Scylla à chaque transformation, il le savait. Et pour tout avouer, il commençait sérieusement à songer à s’en aller pour ne pas attirer plus d’attention. À côté de ça, y avait les contrats. Ils s’étaient faits rares, dans cette ville. À croire que y avait pas grand-monde à tuer dans le coin. Pas grand-monde à faire chanter. Et lorsque finalement il avait décroché ce qui ressemblait à un véritable boulot, quelque chose qui pourrait le distraire et l’occuper, il fallait qu’un témoin se ramène sur les lieux du crime. Une part de lui était en train de se demander s’il perdait la main. Pourtant, aussi loin qu’il puisse y penser, le boulot n’avait pas contenu plus de bavures qu’à l’ordinaire. La présence de ce type, qui qu’il soit, relevait du parfait hasard. Du mauvais hasard. Et maintenant que l’autre était là, il n’y avait plus le choix de composer avec. De trouver une solution pour s’en tirer — et sans avoir à verser de sang s’il le pouvait.

Contre toute attente, l’intrus se mit pourtant à parler. Et rapidement, ses mots éliminèrent toutes les hypothèses qui avaient pu se construire dans l’esprit du tueur. Toutes sauf une. Ce type était un client. Au moins, maintenant, il en avait le cœur certain. Mais contrairement à la réaction que la plupart des clients auraient pu avoir — soit partir en courant et ne plus jamais revenir, de peur d’être accusé d’un meurtre qu’ils n’auraient pas commis — l’homme resta parfaitement calme. Un calme qui secoua doucement les tripes du loup-garou, alors parfaitement conscient que l’homme serait bien différent à gérer de n’importe quel autre drogué. Et au moment où l’indésirable se mit en tête de chercher l’argent, il n’y eut plus le choix. Il lui fallait se montrer. Il lui fallait sortir de son trou, et improviser avec les seuls calme et professionnalisme qui lui permettraient d’éventuellement s’en tirer.

Le canon du silencieux se posa doucement contre la nuque de l’homme, alors que celui-ci avait porté la main à sa poche. L’arme était chargée, et pas le moindre cliquètement n’eut besoin de rompre le silence de mort qui s’installa alors. Pourtant, le loup-garou ne se fit pas prier pour prendre la parole. Il n’était pas question de tenter le diable — pas question que ce type se méprenne sur ses intentions. « J’ai pas l’intention de tirer. » Sa voix tomba, dure mais franche. Au moins, les faits étaient posés. « Pas pour le moment, en tout cas. » Mais si les faits s’agençaient mal, si ce type se mettait à résister et tentait quoi que ce soit de stupide, il n’hésiterait pas. Les regrets resteraient accrochés à son estomac, mais les années de pratique lui avaient appris à les digérer plus facilement que lorsqu’il avait commencé. Les dommages collatéraux arrivaient. Ça faisait partie du boulot. Même si, ce soir-là, il aurait préféré pouvoir les éviter.

Le canon de son arme toujours pointé sur la nuque de l’homme, le mercenaire laissa échapper un bref soupir. Dans sa tête, les plans tournaient à une vitesse effrénée, alors qu’il tentait de sélectionner celui qui causerait le moins de pertes. Et bien vite, il dut se rendre à l’évidence. S’il n’y avait que son argent que ce type voulait, autant essayer de le lui donner. Car quelque chose lui disait que l’indésirable avait plus de ressources qu’il ne le laissait voir. Son instinct lui soufflait qu’il valait mieux marcher dans son sens que contre lui. Que c’était là que résidaient toutes leurs chances respectives de survie. « Il garde une partie de son argent sous le plancher de sa chambre. » Aussi stupide que soit ce type, il avait tout de même pris des précautions. Et s’il avait fait construire un petit coffre pour protéger la part de son fric qu’il gardait ici, il avait tout de même pris le temps de cracher le code à son agresseur, imaginant avec désespoir que cela l’aiderait à s’en sortir. « S’il y a la somme dont j’ai besoin, tu pourras récupérer ta part. » Sinon, il récupèrerait l'ensemble. Pas le choix. L’argent volé faisait partie du boulot. Il lui fallait le ramener. Car même s’il savait où était prétendument caché le reste, il lui était impossible de parier entièrement sur la parole de ce ver de terre. S’il n’y avait pas assez dans la seconde cachette, c’était lui qui aurait une dette auprès de ces types. Et c’était bien la dernière chose qu’il voulait.

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MessageSujet: Re: – the regulator. (adémar)   Dim 9 Juil - 14:13

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Tout ça n’aurait dû être qu’une soirée tranquille -selon ses standards-, ça n’aurait jamais dû devenir une soirée où il était obligé d’aller réclamer son dû. Il avait payé, il devait avoir sa marchandise, point final. Bien sûr qu’il se détestait légèrement pour être tombé dans le panneau de la drogue mais qu’avait-il à perdre ? Strictement rien. Même sa vie ne pesait plus bien lourd dans la balance. Au fond, c’était simple. De fait, le canon d’une arme contre sa nuque ne l’effrayait pas le moins du monde. Les cinq étapes du deuil -le sien-, Adémar les avait fait dans le désordre le plus complet et on pouvait dire qu’il était dans une sorte de mélange de colère, de dépression et d’acceptation. Le déni, ça faisait bien longtemps qu’il l’avait dépassé et l’expression... il avait laissé tomber. Aucune négociation pour les damnés, c’était comme ça et il fallait faire avec. La seule chose qu’il fit finalement, c’est retirer la main de sa poche. Il aurait le temps d’effacer ses traces plus tard et dans le pire des cas, il n’aurait plus rien à effacer puisqu’il serait mort.

Pas l’intention de tirer... ça lui faisait une belle jambe. D’un naturel loin d’être confiant envers son prochain, il était inutile de dire qu’il ne gobait pas ça trente secondes. La preuve, il y avait un risque ça arrive plus tard. « Même si tu comptais tirer, qu’est-ce que tu veux que ça me fasse ? » Et quand bien même ça lui faisait quelque chose, si ce gars voulait lui tirer une balle, il ne se gênerait certainement pas pour le faire. Très honnêtement, la seule personne à qui Adémar cachait volontiers ses pensés les plus sombres, c’était sa jumelle et à raison. Il s’était damné pour elle et il recommencerait encore si on lui donnait le choix malgré ce qu’il traversait.
Ce à quoi il ne s’attendait pas en revanche, c’était que le type lui propose de vérifier s’il y avait assez pour eux deux. Là, ça devenait évidemment bien plus intéressant. « Le plancher ? Vraiment ? Ce type méritait de crever pour être aussi bête. » Contrairement à l’autre intrus, Adémar trouvait l’intelligence de son ex-dealer particulièrement insignifiante. L’agent immobilier qui parlait probablement. « Et bien voyons voir ça, en espérant ne pas choper une saloperie au passage. » L’hygiène n’était pas vraiment quelque chose de remarquablement représenté dans cet appartement, il fallait le reconnaître.

Sans plus se soucier de l’arme, il avança vers la fameuse chambre et en ouvrit la porte d’un mouvement de main sans jamais en toucher la poignée. Honnêtement, il ne cachait son don que lorsqu’il jouait à une table et de fait, face à tous les joueurs possibles. Il y avait peu de chance qu’un type comme lui fasse partie des joueurs de cette ville ou des environs et si c’était le cas et bien il ne le plumerait pas lui et encore, ça n’était pas garanti.
Une fois dans la chambre, il n’hésita pas à parcourir chaque centimètre carré jusqu’à sentir les planches branlantes qu’il cherchait. Être agent immobilier avait ses avantages, il avait vu de tout. Sans plus de cérémonie, il sortit donc ce qu’il y avait sous le fameux plancher. « C’est bien ce que je disais, sa bêtise était une raison suffisante pour qu’il y passe. Terriblement dommage qu’il n’ait pas plus me livrer avant. » Une boîte en fer -solide certes- munie d’un cadenas avec une combinaison. « Tu n’aurais pas une pince par hasard ? » Une demande faite avec une nonchalance certaine et un haussement de sourcil et de tête que l’on pouvait étrangement qualifier de cynique. Son don avait bien des avantages mais, il n’était pas vraiment capable de mettre la puissance nécessaire pour briser le mécanisme de fermeture d’un cadenas de ce genre -autrement plus compliqué qu’une simple serrure de porte. Et il en allait de même avec la boîte faite d’un acier un peu trop solide pour être plié ou déchiré. Peut-être devait-il entraîner son don sur des choses de ce genre ? Après tout, ça ne pouvait pas faire de mal et ça renforcerait probablement sa capacité à tricher dans bien des circonstances.


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