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 mission patient zéro ≡ asmodée, sylvia

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MessageSujet: mission patient zéro ≡ asmodée, sylvia   Jeu 22 Juin - 12:11

mission : patient zéro
contexte — Tout ce qui se passe en ville a attiré l'oeil d'un certain propriétaire de club. Asmodée Hallsonar est piqué de curiosité par les derniers événements, et ne croit pas totalement à la version que sert la police à la population de la ville. Il décide donc de faire sa propre enquête, et de se rendre à l'hôpital pour savoir ce qui s'est réellement passé avec les adolescents agressifs qui ont été retrouvés en forêt.

informations — L'ordre de passage sera d'abord Asmodée, puis Sylvia. La mission a pour but la découverte de la nature du virus, le Croatoan. S'il avait jusqu'ici été contrôlé par le personnel de l'hôpital, les événements feront en sorte qu'il va se propager et déclencher une épidémie à la grandeur de la ville. Have fun.   
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MessageSujet: Re: mission patient zéro ≡ asmodée, sylvia   Mar 27 Juin - 12:13


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sylvia et asmodée / I'm bigger than my body, I'm colder than this home. I'm meaner than my demons, I'm bigger than these bones. And all the kids cried out, "Please stop, you're scaring me." I can't help this awful energy. Goddamn right, you should be scared of me. – HALSEY.

« Oh, excusez-moi. » Elle s’arrête, le regarde de ses deux grands yeux innocents. Les yeux qui prétendent qu’elle ne regardait pas où elle marchait, les yeux qui font comme si elle ne l’avait pas vu arriver. « Y a pas de mal. » ll remet en place sa blouse, sourit. « Vous avez l’air perdue. Je peux vous aider ? » La jeune femme dévisage lentement l’homme, qui s’est approché. Elle le toise un instant avant de répondre. « Police. Je suis venue interroger un témoin. » « À cette heure-ci ? » « Malheureusement. » Il parle trop. Il parle trop, et ça ne lui plaît pas, à Sylvia. Il devrait retourner s’occuper de ses patients. Retourner tenir la jambe à quelqu’un d’autre, et arrêter de la dévisager comme s’il n’attendait que la première faille dans son discours pour la virer du bâtiment — ou pire, l’inviter à dîner. « Les heures de visite sont terminées, vous savez. » « Alors verrouillez vos portes. » Il eut un sourire. Son interlocutrice, elle, ne s’en encombra pas. « Je peux voir votre badge ? » D’un geste rapide, elle le sortit, le lui ouvrant sous le nez. Satisfait ? Il l’étudia un instant, pris le temps de comparer la photo avec le visage qu’il avait sous les yeux. Puis il hocha la tête, enfonçant ses mains dans les poches de sa blouse. « Eh bien, bon courage. Et n’oubliez pas de demander à ce que vos heures sup’ soient payées. » Elle hoche la tête et le regarde s’éloigner. Puis elle range son badge dans sa poche, vérifiant au passage que celui du médecin, habilement soutiré lorsqu’elle l’avait malencontreusement bousculé, y était encore. Bien. Elle était parée.

Ses pas la guidèrent rapidement vers les ailes plus isolées de l’hôpital, sans que la moindre autre âme ne croise son chemin. La soirée n’était pas des plus avancées, mais les effectifs du personnel avaient été réduits pour la nuit. Elle le savait. Elle le savait, et c’était pour ça qu’elle était là à cette heure-ci. Moins de monde pour lui traîner dans les pattes — moins de monde pour lui demander ce qu’elle faisait là.

Techniquement, le prétexte n’en était pas un. Elle n’était pas certaine que le patient qu’elle venait voir existait vraiment, mais son instinct lui soufflait depuis quelque temps que si. Que l’hôpital méritait une petite visite, et des petits éclaircissements sur ce qui s’était passé, quelques semaines plus tôt. Quelque chose clochait. Elle le savait. Elle le sentait. Et pas besoin d’être médium pour ça.

Le badge volé lui ouvre l’accès à l’aile d’isolation. Bien vite, elle le range à nouveau dans sa poche et s’engouffre dans le couloir apparu derrière les double-portes. Au bout de quelques mètres, néanmoins, elle se fige. Elle n’est pas seule. La certitude lui sert les tripes et lui fait instinctivement faire volte-face, pour tomber nez à nez avec un homme aux traits à la fois inconnus et familiers. Et elle garde les lèvres scellées, la sauvage, toisant l’importun qui n’a visiblement rien à voir avec le personnel qui sillonne encore les couloirs de l’hôpital à cette heure-ci. S’il n’était ni médecin, ni infirmier, ni technicien, alors il y avait fort à parier pour que sa présence dans le coin — derrière ces double-portes à accès sécurisé, qui plus était — soit plus qu’une simple visite des lieux. Il y avait fort à parier pour qu’il soit là pour les mêmes raisons qu’elle. Et si elle n’avait, à dire vrai, aucune envie d’avoir compagnie, ce que savait ce type pourrait peut-être l’aider. Encore fallait-il qu’il sache quelque chose. Et encore fallait-il qu’il ait envie de le lui dire, qui qu’il soit et quoi qu’il fasse là.

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MessageSujet: Re: mission patient zéro ≡ asmodée, sylvia   Mer 28 Juin - 10:16

Il s’était passé des choses étranges en ville et dans les alentours dernièrement.  C’était un peu une habitude dans cette ville sauf que la version qu’avait débité les forces de l’ordre sur tous les moyens de communication ne me satisfait pas. Plus je l’entends, moins elle fait sens. Y a baleine sous gravillon. Je ne sais pas encore exactement ce que c’est mais je suis parfaitement déterminé à découvrir quoi. Il y a un truc avec cet hôpital qui me donne envie d’y fouiller depuis un long moment. Mes diverses oreilles et yeux à travers la ville me racontent beaucoup de choses à son propos. Beaucoup de gens n’y prêterait pas sans doute pas attention sauf que je ne suis pas les gens et que les rumeurs ont toujours une origine bien réelle. Du coup à force d’entendre que cet hôpital n’est pas aussi génial qu’on croit et qu’il s’y passe des opérations à la Frankenstein… Il fallait bien que j’aille y faire un tour. A un moment donné, les événements des dernières semaines me donnent un sentiment de déjà vu sans que je parvienne à mettre le doigt dessus. Ce qui m’a également mis la puce à l’oreille, c’est que Sylvia Cohle, l’une des personnes qui me fournie des informations de première qualité puisqu’elle est de la police, a décidé d’y faire un tour. Ce soir, la petite maline. Simone, qui me donne de rapport régulier sur son compte,  m’a mis au courant et je pense que nous ne serons pas trop de deux. Pour être honnête, j’ai  surtout besoin d’action et j’ai besoin d’avoir les informations de première main. C’est trop important. Si c’est aussi gros que je le pense, nous tenons peut-être l’évènement qui fera basculer Blackwater Falls au delà du voile.
Je me suis donc introduit dans le bâtiment à l’insu du personnel, bien évidemment. J’attends l’arrivée de Sylvia. Lorsqu’elle passe enfin les doubles portes de sécurité, je me décolle du mur, silencieusement. J’aime faire mon entrée, comme vous savez. Elle a l’air sur le qui-vive, la pauvre petite… Je sens qu’elle est surprise de me voir là.

-Ah, Sylvia Cohle, vous en avez mis du temps, très chère.

Je vérifie que personne ne viendra nous déranger et je lui souris une nouvelle fois. Autant lui donner ce qu’elle veut dès maintenant.

-Baltasar Hallsonnar, vous travaillez en bonne intelligence avec moi ou plutôt avec Simone, mon assistante.

Je suis parfaitement détendu. Elle ne le sait peut-être pas encore mais elle va avoir besoin d’aide si c’est aussi grave qu’on croit.

-Si on allait visiter tout ça ?

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MessageSujet: Re: mission patient zéro ≡ asmodée, sylvia   Ven 7 Juil - 20:21


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Œuvrer en équipe, ça n’avait jamais vraiment fait son affaire, à Sylvia. La seule exception notable logeait peut-être chez ses cousins, avec qui elle acceptait volontiers de partager ce qu’elle faisait. Mais pour le reste, s’il ne s’agissait pas de l’ordre du shérif ou d’un de ses supérieurs directs, mieux valait la laisser travailler dans son coin. C’était pour cette raison qu’elle était venue seule, ce soir-là. Et ce fut exactement pour cette raison, également, que la vision d’un autre fouineur ne fit au premier abord que serrer les dents.

Et puis, tandis qu’elle gardait les lèvres scellées, il ouvrit la bouche. Il connaissait son nom. Pire encore, même — il l’attendait. Elle ne posa pourtant pas la moindre question, laissant ses paupières plissées et son regard noir interroger l’homme avec plus de ferveur qu’aucun mot ne l’aurait fait. Il ne la fit pas attendre très longtemps. Après un rapide regard qui sembla vérifier que personne ne l’accompagnait, il se présenta. Et, alors, les poings de la petite brune se déplièrent. Ses épaules, en revanche, restèrent crispées tandis qu’elle inspectait brièvement son contact. Elle aurait voulu lui demander comment il avait su qu’elle viendrait. Comment il avait su le jour, comment il avait su l’heure. Mais alors que la question se frayait un chemin dans son esprit, elle l’en chassa aussitôt. Il avait ses sources comme elle avait les siennes. C’était ce qui avait toujours fait leur bonne entente mutuelle, et elle n’était pas assez curieuse pour vouloir s’enfoncer davantage dans les méandres de ce commerce d’information.

« Après vous. » La phrase est tombée sans qu’elle ne cille. Elle enfonce le badge volé dans sa poche, acceptant silencieusement l’idée que le Hallsonnar soit rentré sans même avoir besoin d’en user. Chacun ses méthodes. Chacun ses capacités. Elle se détourne de l’homme, commençant à remonter le couloir d’un pas rapide mais silencieux. La compagnie de Baltasar n’était pas un prétexte pour traîner. Il avait peut-être la faculté de se volatiliser en cas de rencontre fortuite, mais pas elle. Et elle n’avait aucune envie de devoir répondre aux questions qu’on lui poserait si d’aventure ils venaient à croiser quelqu’un. Tout ce qu’elle voulait, c’était découvrir ce qui se tramait. Découvrir si la version des journaux était vraie — ce dont elle doutait. Comprendre ce qui était en train d’arriver à la ville. Et, elle l’espérait, démentir les théories qui s’étaient une à une échafaudées dans son esprit.

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MessageSujet: Re: mission patient zéro ≡ asmodée, sylvia   Lun 10 Juil - 17:06

Eh ben, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on allait pas se fendre la poire... Je la détaille et je vois bien qu'elle est au moins à deux doigts de me boxer. Ma présence n'était pas prévu et visiblement pourrait poser problème. Personnellement, je me voyais plutôt comme une solution. Pas toujours la meilleur mais j'étais capable de prodige pour peu qu'on prononce « les fées, j'y crois, j'y crois » avec suffisamment de ferveur. Mais là, clairement, je devais m'expliquer vite sous prétexte de me prendre un sacré pain dans la gueule. Alors oui, j'aurais pu l'esquiver, l'envoyer voler ou j'en sais rien mais à un moment donné, c'est pas en faisant voler des femmes flics à travers les pièces d'un hôpital dans lequel on était pas sensé se trouver qu'on découvrait la vérité du mot « discrétion ». Je prie le temps de m'expliquer, souriant comme d'habitude.

Un glacial « après vous » et elle était reparti comme en quarante, la belle rousse. Ben dis donc... On n'était pas près de taper un causette cordiale en déverrouillant une serrure avec un trombone à la lueur d'un téléphone portable. Je la suis, les mains dans les poches et refléchis à ce qu'il va se passer ensuite... Il y a des choses étranges autour de ses adolescent fragiles, un truc que je ne m'explique pas. Parfaite santé physique et il meurt de ce qui semble être une crise cardiaque... ? Nan... Et surtout, je ne crois pas à cette quadruple mort, pas complètement. Pourquoi ? Toutes mes sources ont exactement le même discours et on murmure des attaques qui m'inquiètent beaucoup. Le genre violentes, produites par des gens qui n'ont ni le profil ni la carrure ni les antécédents pour faire ce genre de choses... Alors une personne je veux bien... Mais autant... ?

-Dites, Sylvia, combien de cas de violences inexpliquée vous avez eu récemment ? Des choses étranges qui sortent de l'habituels traintrain de blackwater falls ?

Je parle doucement et louvoie dans les couloirs. Je regarde une carte et plisse un peu les yeux.

-Une aile semble avoir été condamnée, regardez. Ici. Travaux. Meilleur endroit pour cacher ce qu'on ne veut pas voir, vous ne pensez pas ?

Je lui souris joyeusement et prends les devants vers l'endroit fermé. Ca va être une bonne soirée.

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MessageSujet: Re: mission patient zéro ≡ asmodée, sylvia   Sam 29 Juil - 10:25


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Le démon n’avait pas l’air particulièrement perturbé par son silence. Et ç’aurait été mentir si elle disait que ça la gênait, la petite. Elle appréciait qu’ils puissent marcher sans avoir besoin de se poser des questions sur leur vie privée, ou de se raconter leur journée. Elle gardait l’esprit focalisé sur ce qui importait : la raison de leur présence. Et n’importe quel bavardage qui s’en éloignait n’aurait pas été pour l’enchanter. Tout ce qui y était lié ne la gênait néanmoins pas. Aussi fut-elle encline à répondre lorsque l’homme reprit la parole pour l’interroger. Ses yeux se promenaient sur le couloir, inspectant chaque porte, essayant de repérer chaque recoin où une présence indésirable aurait pu être dissimulée. « Très peu. Mais davantage ces dernières semaines. » Le nombre de violences étranges avait augmenté, c’était un fait. Elles n’étaient cependant pas encore assez nombreuses pour que la police décide de les traiter sérieusement. Une chance pour elle. Un danger pour eux. « Après la publication du témoignage de M. Lynch, une femme est venue se confier à propos de son agresseur. Les victimes n’ont rien à voir, les attaquants non plus. Mais elle dit que l’homme qui l’a attaquée a également tenté de lui faire boire son sang. Mais comme on n’a jamais retrouvé l’homme en question, le shérif n’en croit pas un mot. Il l’a orientée vers un psychiatre. Comme tous les autres. » Elle le suivait dans les couloirs, continuant de prêter attention à leur environnement et de garder un ton bas. « Le problème, c’est que personne ne prête attention aux agressions sans agresseurs. Et qu’à part M. Lynch, personne n’a aucun attaquant à présenter à la police. » Elle avait murmuré doucement, jetant un regard rapide dans un petit couloir qui débouchait à leur droite. Et elle se tut finalement, réfléchissant à l’étrangeté de ces agressions. Aux témoignages qui en étaient ressortis, et aux adolescents qui avaient été retrouvés. Ces gamins étaient la seule chose tangible qu’ils pouvaient relier aux attaques. Même folie meurtrière, même instinct animal. Ils étaient soi-disant tous morts. Mais elle savait suffisamment fouiner pour savoir qu’il y avait eu un problème avec un des corps. Un problème qu’elle était bien déterminée à élucider.

Elle jeta un coup d’œil sur la carte que tenait le démon, et hocha la tête. « Allons-y. » Il sourit gaiment, et elle ne peut pas s’empêcher de le trouver étrange. Un peu trop enjoué à son goût, mais pas désagréable pour autant. Elle le suivit au travers des couloirs, jusqu’à arriver devant la porte condamnée. Impossible pour elle de l’ouvrir, à moins de tirer une balle dans la serrure. Ou de prendre le temps de la crocheter, pour éviter de se faire repérer. Cependant, son petit doigt lui soufflait que le démon à ses côtés aurait probablement beaucoup moins à se torturer les méninges pour se débarrasser d’un piètre verrou, d’une chaîne et d’un cadenas. « Je vous laisse vous occuper de ça ? » Ce n’était qu’à demi une question. À dire vrai, elle avait déjà reculé d’un pas, et à moins qu’il ne lui demande de s’en charger, elle n’avait pas l’intention de s’interposer. « Puis-je voir la carte ? » Elle savait que la vieille morgue se trouvait dans cette aile. Elle savait que c’était l’endroit idéal pour des expériences, s’il y en avait à faire. Et elle ne pouvait s’empêcher de penser au pire. « L’ancienne morgue était dans ce coin de l’hôpital. Ils l’ont condamnée lorsqu’ils ont ouvert celle de l’aile ouest. » Elle n’avait aucune idée de ce qui les attendait derrière cette foutue porte, ni dans cette foutue aile. Tout ce que son instinct lui disait, c’était que les choses seraient compliquées, et que la compagnie tout d’abord indésirable s’avèrerait peut-être plus utile et appréciable que prévu.

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MessageSujet: Re: mission patient zéro ≡ asmodée, sylvia   Sam 5 Aoû - 7:51

En marchant dans le couloir, j'écoutai distraitement ce que me racontait Sylvia. On avait le même genre de cas, c'était rassurant. Enfin... C'était rassurant de savoir que c'était un seul phénomène et pas plusieurs qui n'avaient rien à voir les uns avec les autres. La chose intéressante était cette nécessité de faire boire son sang à autrui. C'était inquiétant et ça laissait présager soit une forme de démence soit une façon de passer cet étrange mal. Si ce que cette femme racontait était vrai, et certains de mes démons me rapportaient des situations similaires, alors ça voulait dire que c'était violent et que ça allait se propager à une vitesse hallucinante. Ca ne m'étonnait pas que les autorités ferment les yeux sur ce qu'il se passait, c'était au dessus de leur compréhension et rare étaient les personne qui décidait de creuser comme le faisait Sylvia. C'était l'une des raisons qui m'avait poussé à travailler en bonne intelligence avec elle.

-Nous avons relevé le même genre de comportement. Des gens d'origines et de milieux divers se mettent subitement à agresser les gens et semblent vouloir leur faire boire du sang. Plusieurs de mes démons ont été témoins de ce genre de comportements. Nous avons à faire au même types de comportements, ça veut dire qu'un seul phénomène est à l'action. Mais ça veut aussi dire qu'il est extrêmement agressif et soit il rend les gens délirants, soit il cherche à se répandre par le sang en contact avec les muqueuses, le plus vite possible. Et si c'est ça, ça implique deux choses : ce virus n'est pas naturel parce qu'il est extrêmement conscient de ce qu'il faut faire pour se transmettre.

Continuant d'avancer, je plissai les yeux. Il y avait quelque chose d'étrange dans l'air. Je n'arrivais pas encore à mettre le doigt dessus. Je continuais à parler, toujours aussi décontracté mais mes sens à l’affût de ce qui me semblait étrange.

-Pour vos collègues, une majorité va simplement rationaliser ça et considérer que c'est un pétage de cable qui se répercute sur d'autre gens, d'autre encore vont simplement ignorer ce qu'il se passe. Si ma théorie s'avère juste, ce seront les plus fragile. Les plus susceptible d'être contaminé. Si elle est fausse... Et qu'ici, rien ne se cache... Je continuerais à fouiller. Cela étant dit... Je doute qu'on ne trouve rien.


Sylvia et moi nous retrouvâmes devant une porte close, plus que close d'ailleurs. Je m'approchai de la porte et tendit la carte à ma collègue de fortune. Sylvia connaissait ma nature, donc forcément une porte close était pour moi. Alala, possédez des dons de télékinésie et regardez vos amis se servir de vous comme un pied de biche. La tristesse. Bref, je m'exécutai et la porte s'ouvrit à la volée avec un bruit de chaine. Ca y était... Je savais ce qui me génait. J'écoutai d'une oreille distraite ce que disait Sylvia. Je levai un doigt, l'air pensif.

-Sylvia, ma chère. Vous devriez sortir votre arme.

Je montrai les couloirs où normalement tournaient des gardes, même la nuit et surtout dans une aile condamnée puis regardai le couloir que je venais d'ouvrir. Une odeur de renfermé s'en échappait mais pas que. Autre chose. Je ne savais pas quoi mais pour le moment, ça n'était pas le soucis.

-Personne ne vient. Absolument personne. Vous savez ce que ça veut dire ?

Je lui offrai un sourire ironique et attrapa la porte que je venais d'ouvrir pour faire voir le battant caché lors de mon ouverture forcée vers l'avant.

-Ils ont l'habitude d'entendre ça et ils évitent d'y être confronté.

Le battant était couvert de marques. Griffures, poings et coups en tout genre. Quoiqu'il se trouve dans cette aile, ça avait grandement décidé de sortir et nous venions d'ouvrir sa cage et si les gardes n'avaient pas daigné bouger, je doutais que ce qui se trouve à l'interieur en face de même pendant très longtemps. Je plissai les yeux et sorti une lampe de poche. Je me mis devant Sylvia, non pas par bêtise masculine, mais j'étais l'immortel des deux. Le pire qui risquait de m'arriver c'était de retourner à la case départ. Bon. C'était pas mon délire mais je résisterais assez longtemps pour que Sylvia s'en aille et puisse tirer les conclusions de ce qu'on aurait vu.

-Bon, prête à rentrer dans la gueule du loup ?

Je lui lançai un nouveau sourire et haussai les sourcils plusieurs fois. Oui, j'étais stressé mais je compensais souvent par de l'humour. Qu'est-ce que vous voulez ?

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MessageSujet: Re: mission patient zéro ≡ asmodée, sylvia   Mer 30 Aoû - 11:40


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Les renseignements que possédaient le démon s’avéraient similaires aux siens. Pourtant, difficile de dire si elle s’en trouvait rassurée ou inquiétée. Sylvia connaissait la tendance de l’homme à user de son assistante, Simone, en guise de sous-traitante ; aussi avait-elle rapidement compris le sérieux de la situation lorsque le démon s’était présenté en personne à l’hôpital. Les choses commençaient à l’inquiéter, lui aussi. Quelque chose était en train de ramper dans l’ombre, et il avait besoin de réponses. Réponses qu’elle était, elle aussi, déterminée à trouver. S’il y avait un quelconque danger, c’était le moment ou jamais de le découvrir, et de tenter de l’endiguer. Le moment où jamais de faire quelque chose pour l’arrêter.

Si elle ne lui répondit tout d’abord pas, elle n’en pensa pourtant pas moins. Son instinct lui murmurait de se méfier, comptine lancinante qui se frottait à son tympan en guise d’avertissement. Et plus ils s’approchaient de l’aile condamnée de l’hôpital, plus le grattement devenait instant. Y avait quelque chose, là-bas. Et si personne ne se décidait à aller voir ce dont il s’agissait, alors elle irait. Elle, et son compagnon d’infortune, qui risquait décidément de s’avérer plus bienvenu que prévu.

Elle attrapa la carte qu’il lui tendait, l’inspectant rapidement tandis que, devant elle, la porte s’ouvrait. Il leur faudrait encore remonter le couloir face à eux, puis celui se tiendrait à leur gauche, avant d’arriver finalement à l’ancienne morgue. Rapidement, elle replia le papier, le fourrant dans la poche arrière de son pantalon. Ses yeux s’étaient reposés sur Baltasar, ses oreilles captant en même temps les mots qu’il lui lançait. Elle n’hésita pas plus longtemps avant d’obtempérer, détachant la lanière de sécurité de son holster, et enlevant du bout des doigts le cran de sûreté de son arme. Sa main resta posée sur la crosse du revolver, tandis qu’elle faisait quelques pas dans le couloir qui se dévoilait sous leurs yeux. L’odeur la prit rapidement au nez. Elle ne manifesta néanmoins pas le moindre dégoût, le gardant logé au fond de son estomac. Baltasar avait raison : il y avait quelque chose, ici. Quelque chose qui ne présageait rien de bon.

Elle passa à ses côtés, jetant un coup d’œil au battant de porte qu’il venait de refermer pour lui montrer. Les marques de coups et de griffures qui le parsemaient n’étaient pas meilleur présage que l’odeur et le silence. Instinctivement, ses doigts se refermèrent davantage autour de la crosse de son arme, tandis qu’elle peinait à détacher ses yeux des quelques traînées de sang provoquées par les ongles arrachés. « J’ignore ce qu’ils essaient de garder là-dedans, mais ça n’aime pas être enfermé. » En réalité, elle refusait simplement d’admettre ce qui était en train de se tramer. D’admettre qu’autre chose qu’une bête soit capable de s’énerver autant contre une simple porte. D’admettre qu’un homme ou une femme, en proie à une agressivité sans pareille, soit capable de faire ça.

Elle détourna ses yeux de la porte, sortant également la lampe de poche passée à sa ceinture. Elle braqua le faisceau sur le couloir devant eux, laissant Baltasar passer naturellement devant. Ce n’était pas l’heure pour la fierté, et elle le savait. Si quelque chose leur sautait dessus, mieux valait que ce soit l’immortel qui se retrouve aux prises avec. Elle n’aimait pas l’idée de le jeter en pâture, quelle que soit sa résistance ; mais les choses étaient plus logiques comme cela, et le temps de se disputer sur de telles banalités était assurément dépassé.

Elle ne put réprimer un minuscule sourire devant les haussements de sourcils répétés de son vis-à-vis. D’ordinaire, ce genre d’humour l’exaspérait plus qu’autre chose. Mais au stade où ils en étaient, autant apprendre à se détendre. Ça n’empêcherait pas ce qui se tapissait dans l’ombre de leur sauter dessus, et ça leur permettrait de rendre un peu moins désagréable ce qui s’annonçait. Si seulement. « Right behind you. » répondit-elle simplement, le sourire s’estompant. Ses yeux se reportèrent sur le couloir qui s’ouvrait face à eux, tandis qu’elle commençait à avancer. Le mauvais pressentiment s’affirmait à chaque pas. Elle avait l’impression qu’on allait lui sauter à la gorge à tout instant, et peinait à empêcher ses doigts de sortir une bonne fois pour toute son arme de son holster. Au bout de quelques mètres, pourtant, elle le fit. Coup de sang, poussé par l’instinct qui commençait à se faire un peu trop insistant.

Ses mains se croisèrent ; l’une tenant son arme, l’autre sa lampe de poche. Les bras restèrent cependant bas, tandis qu’elle se contentait pour le moment de la lumière que produisait la lampe du démon. Les sens aux aguets, elle prêtait attention au moindre son, au moindre possible mouvement dans leur champ de vision. Le bout du couloir apparaissait, quelques mètres plus loin. Et, à son extrémité, elle pouvait distinguer le virage sur la gauche qu’il le faudrait amorcer. Ce fut néanmoins à ce moment-là, et dans cette direction précise, que le premier son se fit entendre. Immédiatement, Sylvia releva son arme et sa lampe torche en direction du croisement du couloir. Le bruit se fit à nouveau entendre, plus lointain. Pareil à des pas précipités, s’emmêlant dans tout ce qui croisaient leur chemin. Elle ignorait ce que c’était, mais ça fuyait. Ça s’éloignait d’eux, alors qu’elle aurait pensé que ça s’approcherait. Et étrangement, l’idée n’était pas pour la rassurer. Elle avait le sentiment que la fuite ne durerait pas, et se retournerait bien vite contre eux. Elle savait qu’à ses côtés, le démon avait également entendu le fracas. Impossible de le manquer — impossible de l’ignorer. La seule question qui se posait, désormais, était sur la nature de cette chose. Son petit doigt lui soufflait que c’était humain. Ou humanoïde, à tout le moins. En d’autres circonstances, ç’aurait été rassurant. Mais en ayant en main les faits que Baltasar et elle possédaient, rien n’était moins certain.

Lorsqu’ils arrivèrent au bout du couloir, la brunette braqua le faisceau de sa lampe de poche à leur gauche. À première vue, rien. À part les traces de sang sur les murs et les quelques débris de provenance inconnue qui jonchaient le sol. À part le silence, oppressant, qui régnait à nouveau en maître sur l’aile abandonnée. Étouffant. Poignant. Absolu. Traître. Et quand, muée par son instinct, Sylvia se retourna et braqua la lumière dans la direction d'où il venait, ce fut juste à temps pour voir l'infirmier se précipiter vers elle. Sans le moindre mot ni le moindre cri. Sans un bruit.

Elle pivota brièvement sur elle-même, amortissant le choc. Entraînée par le poids de l'homme, elle ne put néanmoins complètement se dégager, et se retrouva violemment plaquée contre le mur le plus proche. La main de l'autre avait attrapé son poignet, l'empêchant de viser pour tirer. Son genou s'enfonça dans l'estomac de l'homme, qui se plia sous le coup de la douleur, le souffle coupé. Autour de son poignet, les doigts continuaient pourtant de serrer, la forçant à maintenir le canon de son arme le plus loin possible de son agresseur. La main tentait de tordre son bras, de la forcer à lâcher. Mais pas question de se laisser aller. Pas question de le laisser gagner. Et si elle savait, au fond d'elle, qu'elle était tout à fait capable de se défaire seule de son attaquant, une part d'elle fut tout de même soulagée de savoir le démon à ses côtés.

Du coin de l'oeil, elle vit un deuxième agresseur se précipiter sur Baltasar. Et elle sut alors que son instinct lui avait soufflé juste. L'enquête s'était transformée en embuscade, sans qu'ils ne sachent ce qui les attendait. Sans qu'ils ne puissent, pour le moment, constater autre chose que cette violence débridée.

(c) blue walrus

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