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 We cut the night {Carlisle}

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demon ○ breaking bad
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MessageSujet: We cut the night {Carlisle}   Dim 25 Juin - 18:47

Tu n’es pas une de ces créatures à ne sortir que la nuit. Créature de l’obscurité. Non, la vérité, c’est que tu te complais particulièrement dans cette vie humaine, terrienne et ses complexités. Surtout depuis que tu as réussi à attirer le jeune Carlisle dans tes filets, de façon définitive. Du moins, tu feras tout ce qu’il faut pour que cela reste définitif. Tu ne comptes pas, ou plus, le laisser partir. Sans dire que tu t’y es réellement attaché, tu es probablement trop fier pour ça, le jeune homme a su démontrer son potentiel. Pas seulement celui d’un amant de quelques instants, mais bel et bien en tant que partenaire de vie et plus largement, d’acteur de tes plans visant à assurer ta propre survie. C’est bel et bien ce qui compte le plus, depuis que tu as été rappelé, invoqué. Depuis que tu as traversé les époques et les siècles, écrivant une nouvelle page de ton histoire. Toi, roi franc, figé dans le temps. Démon à part entière, là pour hanter, damner et profiter des plaisirs de la chair.

C’est donc vêtu à l’image de ta légendaire élégance, accompagné de ce charisme d’un autre temps, que tu décides d’arpenter les rues de la ville en direction du lieu de travail, de jour, de ton fidèle acolyte et partenaire. De nouveaux desseins occupent tes pensées. Tu as bel et bien des soupçons prononcés sur quelques pitoyables créatures humaines que tu soupçonnes de n’être rien d’autre que des chasseurs. De la vermine bien décidée à exterminer les rejetons de ton espèce. Calculateur, tu aimes avoir un, voir deux coup d’avance sur tes ennemis. Afin de ne jamais être surpris, pris au dépourvu. Tu aimes attendre, prévoir, pour mieux exterminer. Pour dissuader les curieux de venir s’attaquer à toi. Tu fais en sorte que ton identité et ta véritable nature restent secrètes et c’est bel et bien dans ce but là que Carlisle est apparu dans ta vie. Il est ta figure publique. Le nom sur les documents, le visage officiel de tes affaires. Son arrogance, allié à un côté hautain et suffisant, faisant le reste. Alliant le détestable de ta personne et pourtant une forme d’accessibilité. Il n’en demeure pas moins un fin négociateur et manipulateur et c’est surtout ça, qui te plait réellement. Ce qui te fait l’observer avec un intérêt prononcé et un regard pétillant, bien que tu sois également là pour lui rappeler sans cesse que c’est toi, qui est en position de force. Que le manipulateur qu’il est se fait manipuler par l’être abject que tu es.

Tu pénètres donc enfin dans le café qui sert d’emploi journalier à Carlisle. Un petit endroit pittoresque qui fait immédiatement naître en toi une once de perplexité. Tu toises du regard, derrière des lunettes noires à la monture dorée, le bas peuple et la vile multitude présente dans le petit établissement du coin, avant de soupirer. Un soupir, un brin las. Toujours suffisant dans l’attitude et le port. Habitué à un certain luxe, à une certaine élite dans laquelle tu te complais. Aussi, tu détestes purement et simplement ce genre d’endroit où la banalité est de mise. Tu avises derrière le comptoir le bel apollon qui partage souvent ta couche, esquissant au passage un sourire avant de t’approcher, de ta démarche assurée, affichant sans gêne un charisme évident où déjà, beaucoup tournent la tête vers toi. Probablement à se demander ce qu’un homme tel que toi, à l’allure si propre et élitiste, fait dans un lieu tel que celui-ci. Tu devrais faire profil bas, te fondre dans la masse, mais tu es bien incapable d’aspirer à peu, lorsque tu peux tout avoir. Tu prends place au comptoir, juste devant le brun qui immédiatement, lève les yeux vers toi. « Je t’ai manqué ? » Lâches-tu avec une arrogance évidente et un sourire narquois.
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human ○ drink the water
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MessageSujet: Re: We cut the night {Carlisle}   Lun 26 Juin - 6:20

La nuit avait été particulièrement mauvaise. De vieux souvenirs s'étaient insinués dans sa tête, perturbant le sommeil plus ou moins réparateur de Carlisle. Il n'était pas du genre a avoir beaucoup remords ou de culpabilité, mais il y avait eu des événements dans sa vie qui l'avaient marqué et c'était de ces-derniers qu'il rêvait de temps à autres. Il se réveilla en sursaut à cinq heures du matin, son visage criblé de sueur. La plupart des bougies qui éclairaient en permanence sa chambre et l'entièreté de sa maison, avaient fondu ou s'étaient éteintes.
Depuis quelques jours des tourments allaient et venaient, se jouant de lui de jour comme de nuit. Il appréciait peu que sa psyché lui offre ce genre de frasques mais, pour le moment, il était impuissant face à cela.

Carlisle sortit de ses pensées grâce au claquement brusque de la machine à café. L'endroit calme sentait encore la brume de fin d'hiver couvrir ses épaisses fenêtres. Lorsque les clients entraient ou sortaient, un air incisif s’engouffrait, mordant les joues et les extrémités de chaque personne se tenant dans la ligne droite de la porte. La veille, une forte pluie s'était abattue sur la ville et au matin, il avait fallu épongé les fuites et mettre des sceaux là où ça continuait de couler. Heureusement, les dégâts se passaient surtout dans l'arrière salle, la remise, et l'espèce de cuisine désaffectée.

La clochette bancale, presque silencieuse, annonça avec peine la venue d'un nouveau client matinal. Changeant le mar encore chaud de la machine, le jeune homme se tourna à peine pour regarder qui avait franchi le seuil du seul bar qui n'avait pas encore fermé. Lorsqu'il claqua le percolateur, il entendit une voix qui vrilla immédiatement ses nerfs. Ses tympans sifflèrent, et il sentit un bruit infernal venir du fond de la pièce. En réalité, il n'avait pas besoin de se retourner pour comprendre qui était là, en train de le narguer, derrière ce comptoir. Ses yeux insidieux, jaugeurs, sa voix aussi grave qu'énervante, sans parler de sa tenue très certainement tapageuse. L'opulence et l'oisiveté avait une forme sur cette Terre et ces deux vices étaient condensés en ce seul être étrangement fait de chair.
Les muscles de ses bras se raidirent le temps que l'éclair qui traversait son corps, ne se meure. Malgré ce sursaut indétectable, Carlisle posa doucement la tasse sur la grille de la machine, avant d'appuyer sur le bouton « Bonjour Amenadiel. Tu es tombé du lit ? » Le jeune homme se retourna, remontant légèrement les manches de sa chemise lorsqu'il plongea les mains dans l'eau.

Tous les regards étaient braqués sur eux. Chaque paysan qui ornait cette ville de misère, parlait à voix basse en lançant des coups d'yeux curieux sur les deux personnes au bar. L'agacement retroussa les lèvres de Carlisle dans une moue qui indiquait aux inconnus de faire profil bas. Bien que certaines conversations reprirent timidement quand il regarda la plèbe assise plus loin, il n'en resta pas moins discret sur ses propres mots « Que fais-tu là ? » Le café termina sa course dans la tasse en porcelaine, exaltant un arôme des plus délicieux. Sans plus de cérémonie, il le posa devant le Démon, murmurant « Ca te changera de tes liqueurs infâmes. » L'homme assit nonchalamment, se mit à l'aise en se dévêtissent. Son manteau glissa de ses épaules pour venir dessiner le galbe de ses bras, avant de laisser voir au monde la chute de reins, couverte par un tissu qui, aux yeux de Carl, ne dissimulait rien. Ses mains sur le comptoir, son corps se tendit complètement, cambrant ses propres reins, comme désirant le toucher de ses mains fermes. C'était invisible, l’œil du novice ne remarquait rien, mais entre eux, le lien qui existait exacerbait tout. L'Humain lisait parfaitement dans le regard du type, lorsque celui-ci le détaillait de bas en haut, s'arrêtant sur des parties de son anatomies assez évidentes. Ses doigts se serrèrent, jusqu'à ce que ses poings se forment, retenant la demande alléchante de son subconscient. C'était hors de question qu'il ne cède à une tentation aussi facile face à un pervers du genre, narquois et hautain. Il n'était pas son chien, ni son esclave et c'était résolument impossible qu'il le devienne, de près ou de loin. Le soupir silencieux qui sortit de sa bouche charnue indiqua combien il souffrait et pourtant, ses yeux menaçaient de descendre cet être inhumain. L'atmosphère qui les entoura devint anormalement lourde, électrique, et cela fini par convaincre les derniers curieux ne plus jamais lever les yeux sur ces deux-là.

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demon ○ breaking bad
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MessageSujet: Re: We cut the night {Carlisle}   Sam 1 Juil - 18:14

Evidemment que la réaction de Carlisle est à la hauteur de tes attentes. De cet aspect malsain de ta personne, qui aime sans arrêt le pousser dans ses retranchements. Le déstabiliser. Apparaître à un moment inopportun, lorsqu’il se croit sorti de ton emprise et de ce regard insistant que tu fais glisser sur sa personne. Tes lippes sont étirées en un sourire suffisant, alors que tes yeux se font rieurs. Se délecte du spectacle et de son ton froid, immédiatement sarcastique. Mais toi, tu t’en amuses, de ces instants où tu n’es là que pour écraser un peu plus son sentiment de liberté. Que pour lui montrer que tu seras toujours là, tapis dans l’ombre ou au contraire, en train de te pavaner dans son champ de vision. Jamais loin, quoi qu’il arrive. Cage doré. « Il est vrai que je n’ai pas l’habitude d’être aussi matinal » Haussement d’épaules. « Tu me manquais bien trop » Lâches-tu comme une évidence même si pourtant, il ne s’agit là que d’un nouveau stratagème déguisé. Lui imposer une proximité qui le met mal à l’aise. Des sourires charmeurs, des regards dénués de pudeur. Tout ce qui dans un lieu comme celui-ci, peuplé d’un évident prolétariat possiblement homophobe, jure.

Tu les sens, d’ailleurs, les regards bourrés de jugements et d’aprioris, qui rapidement, détailles vos silhouettes. Qui se posent sur ton air trop propre trop élégant. Sur un Carlisle trop proche, tendu, et pourtant, qui semble te connaître mieux que personne. Tu t’en amuses, de cette situation simplement là pour le déstabiliser. Ta présence, qui jure en ce lieu, tant par ta nature que par ton apparence et ton paraître. Mais il offre rapidement son air froid et menaçant. Cette moue agressive, qui lui va si bien. Qui excite tes sens. Tu l’aimes sauvages, tu l’aimes plein d’arrogance, hautain et détestable. Tu aimes ses vices, possiblement autant que ses qualités. Tout son être, de chair et de sang. Son esprit complexe et finalement manipulateur. Toi, tu n’es que le marionnettiste, dans les coulisses de l’histoire. C’est lui, qui brille sous les projecteurs. Le visage du succès. L’apparence de tes plans et manigances. « Je n’ai pas le droit de te rendre visite ? » Oses-tu demander, sur un ton pourtant faussement déçu. Provoquant, toujours. Titillant la bête et sa fierté prononcée.
Il dépose une tasse de café devant toi et tu baisses le regard un instant vers le liquide noir et brulant, dont les délectables arômes arrivent déjà jusqu’à tes narines. Il critique tes liqueurs et tu fais la moue. Presque déçu. « Tu es bien trop critique envers mes liqueurs ! Je dirais que c’est parce que tu es difficile » Lâches-tu finalement avec un air amusé. Pourtant tu le sais, que ces liqueurs de plantes, te rappelant les relents d’un passé oublié et tragique, sont très clairement imbuvables. Trop fortes, comme revenu d’un autre temps. Saveur d’antan. Tu n’as peut-être plus le même mode de vie qu’à l’époque de ta véritable existence, désormais plus confortable et oisive, tu n’en demeures pas moins d’une impressionnante vigueur. Démon oblige. L’être n’est plus un simple humain. La bête dicte les instincts.

Fixant ta tasse un instant, tu attrapes un peu de sucre et une petite cuillère, avant de mélanger ton breuvage bruyamment. Tu ne comptes pas offrir à Carlisle la satisfaction de lui parler du but de ta venue en ces lieux, trop rapidement. Cela serait trop facile. Et même si tu te délectes du facilité dans certaines situations, lorsqu’il s’agit du jeune homme, tu préfères largement prendre ton temps, le faire mariner, l’agacer, pour mieux abuser de lui ensuite. Jouir de sa colère, de son ressentiment envers ta personne. Bien plus délectable. « Tu as bien dormi, sinon ? » Oses-tu demander, avec la plus grande normalité, alors que tes déjà, tes prunelles claires s’ancrent sur sa personne en train de s’affairer derrière le comptoir. Tu aimes cette désinvolture évidente, comme si rien n’est réellement important, dans le fond. Bien sur que d’ici l’ouverture de ton club et plus largement du début de soirée, tu as largement le temps de lui parler de tes petits stratagèmes. Mais tu aimes arriver lorsqu’il ne t’attend pas. Lorsqu’il se croit enfin seul, libre. Libre d’agir comme bon lui semble. Libre de se débarrasser de ta présence dans tes pensées. Tu peux sentir sa frustration, son agacement, ses muscles qui se crispent et son soupir qui s’évapore dans l’air. Mais toi, c’est pour cela que tu vis. Cette rage de vaincre, d’anéantir. Cette violence sourde et silencieuse. C’est ça qui te fait vibrer. Toute la complexité de Carlisle, alliée à une beauté qui ne te laisse pas de marbre. T’arrachant presque un frisson, rien qu’à songer à sa peau nue, contre la tienne, toute la nuit durant. Comme un plaisir qui t’enivre un peu plus, alors que ton regard ne quitte pas son visage, son cou que tu te souviens embrasser, son torse, souvent caresser, ses bras, ses mains. Tout son être. Comme une violente addiction malsaine.
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human ○ drink the water
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MessageSujet: Re: We cut the night {Carlisle}   Mar 4 Juil - 6:23

Carlisle était sous tension. Quel était son but ? Pourquoi le tourmentait-il de la sorte ? L'agacement était à son paroxysme et il ne pouvait s'empêcher de le fusiller du regard. Le Démon lambinait devant lui, exubérant, écoeurant. Comment avait-il dormi ? Visiblement mieux que s'il avait été avec lui. Pourtant, les cernes sous ses yeux ne trompaient personne. Seulement, l'humain était las de ses provocations. Amenadiel avait le chic pour toujours tomber au moment le moins important et Carl ne voulait pas lui donner des arguments pour s'acharner un peu plus.

« Il n'y a pas de simple visite pour toi, Amenadiel. » Il passa un torchon humide sur la machine à pression pour en nettoyer le socle. Il se sentait oppressé par sa seule présence, alors se distraire était une moindre mesure pour ne pas craquer sous la pression. Il préférait servir un café noir au Démon que de l'alcool dès le petit matin, en espérant que ça lui remettrait quelques idées en place.
Carl ne pouvait pas le regarder trop longtemps. Il ne le montrait pas, mais il souffrait de poser son regard sur lui. Amy avait quelque chose qui l'attirait sans cesse, sans qu'il ne puisse lutter ou se défaire de cette emprise. Une toile collante qui le gardait prisonnier de ses fils pourtant séduisants... Cette créature était pleine de charme, de présence, et c'était ça qui plaisait au châtain, un peu malgré lui. Il n'avait rencontré personne de son acabit, avec qui il pouvait rivalisé. Amy avait fait des choses horribles, avait été pris de haine ravageuse, parfois sous les yeux d'un Carlisle désoeuvré. Il était arrivé à temps pour épargner à son 'protégé' un traumatisme certain. Ces moments où l'humain s'était sentit seul au monde, contre des truands qui étaient visiblement plus fort et outillés que lui. Ses pauvres poings n'auraient pas fait le poids face à plusieurs hommes...
Dès le premier impact, quand les phalanges du délinquant avaient touché la peau blanche de Carlisle, Amenadiel rappliqua rapidement. Ce type coulait dans ses veines, et le contraire lui avait été confirmé ce jour là. Même si le Démon variait les plaisirs, à son grand damn, il avait une certaine satisfaction à le voir toujours revenir vers lui. C'était sa piètre victoire. Et cette fois là, il eut le loisir de voir l'étendu des pouvoirs du Terrible. Une violence terrifiante et pourtant fascinante. Carlisle savait, dès cet instant, qu'il était le point faible d'Amy et, pourtant, il n'en jouait pas. Il se sentait intérieurement valorisé. Si l'affreux aimer le tourmentait, pour s'amuser ou pour d'autres raisons, l'humain se raccrochait à l'image projetée.

Il lui était indispensable.

« Si tu n'as rien à faire ici, bois ton café et va-t-en. » Les regards étaient moins insistants, mais certains ne pouvaient s'empêcher d'admirer ce spectacle. L'atmosphère qui avait changé transforma le café en arène. Un terrain de 'jeu' malsain et nocif. Le bruit d'une chaise résonna et Carlisle détourna le regard pour vérifier ce qu'il se passait. Des clients sortirent par la seconde porte, totalement ex-centrée du bar. « Merci, à bientôt. » Mais la porte était déjà fermée. Pas un mot, ni même un au revoir timide, c'était comme ça ici. Rustre, primitif, à l'image de ses habitants. Le type soupira, murmurant « Comment j'ai pu vouloir revenir ici... Ce n'est pas ma place. » Et pourtant, elle n'était pas à Calburry non plus.
« Je ne travaillerai pas ce soir ni demain. La maison tombe en ruine et il faut que je fasse faire quelques travaux si je veux pouvoir y dormir décemment dedans. De toute façon pour ce qu'il se passe au club... » C'était sûr qu'il n'allait manquer à personne. Il n'y avait pas beaucoup de rebondissements ces derniers jours il fallait dire et les nuits étaient plus ou moins calmes. Pourtant, le printemps revenait mais les gens avaient du mal à le concevoir « Aucun tableau ne tient sur les murs. Depuis le départ d'Hortense, même le papier peint se décolle. On a l'impression qu'ils sont lisses et glissants. » Et ça pour être étrange... Mais après tout, on était à Blackwater Falls, il ne fallait pas s'étonner de ce genre de petites bizarreries. Du moins, il ne fallait plus s'étonner, pas quand on fréquentait régulièrement un Démon en toute impunité.

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demon ○ breaking bad
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MessageSujet: Re: We cut the night {Carlisle}   Mar 4 Juil - 14:25

Le faire languir, un peu plus longtemps. Tourner autour du pot. Ne pas lui dévoiler trop rapidement tes intentions. Tu te complais dans le jeu. Faire traîner en longueur, savourer sa présence et te délecter de son trouble en ta présence. Les longs siècles de torture n’ont fait que renforcer ton goût pour les plaisirs de la vie. Même les plus simples, comme la tension qui raidit chaque muscle de Carlisle. Qui agite ses nerfs. Cette addiction à ta personne qu’il tente de refréner, mais que tu captes, furtivement. L’attrait pour le provoquer, toujours un peu plus. Le pousser plus loin, au bord du gouffre, pour qu’il cède et tombe dans tes bras. La poigne de fer, mais les caresses de velours. Douce addiction d’un simple humain gravé dans ta chair. Ton plaisir coupable. Celui sur lequel tu veilles et pourtant, que tu pousses toujours un peu plus à bout, pour ton propre plaisir. Égoïste.

Tu soupires, lorsqu’il souligne qu’effectivement, il n’y a jamais de simples visites avec toi. Tu ne te déplaces pas dans un but incertain, dans le seul espoir de flâner et de t’occuper l’esprit. Non, lorsque tu sors de ton imposant manoir, palace au charme ancien, baroque, ce n’est qu’avec une idée derrière la tête. Le regard luisant de tes mauvaises intentions. « Tu ne me connais que trop bien » Lâches-tu en retroussant légèrement les lèvres pour dévoiler ta parfaite dentition, le narguant d’un sourire amusé. Bien sur que depuis les longs mois où vous vous fréquenter, où son être s’est cambré sous tes caresses et a gémit de tes baisers, il a appris à te connaître. À percer à jour la bête, le démon qui habite cette simple enveloppe charnelle. Tu ne lui as pas conté ton histoire, avoué ton passé. Tu ne lui as pas parlé de ton état, de tes capacités, de cette force surhumaine et de ce besoin de rage. Il n’a fait que constater. Aligner quelques certitudes et affirmations. Comme cette fois là, où tu l’as défendu, envoyant au tapis quelques être abjectes, de faibles coups de poing. Trop facile. Sans grand défis, pour l’homme de violence que tu as toujours été. Pourtant tu t’es délecté de leur souffrance, alors que tu venais de tes bras entourer celui que tu venais de sauver. Que tes lèvres brûlantes frôlaient sa peau laiteuse, comme pour t’assurer qu’il était entier. Carlisle semble une douce sucrerie, une friandise addictive et pourtant, capable de te retourner l’esprit. D’empoisonner tes sens, tant il semble être gravé dans ta chair. Toi même tu ne pensais pas t’enticher, en quelque sorte, d’une faible créature à l’espérance de vie si courte. Baz lui même, ton précédent jouet, n’était d’autre que vampire, à l’éternité évidente. Aux siècles sans fins. Carlisle semble plus éphémère, c’est peut-être bien cela qui finalement, ajoute une dose supplémentaire à son charme. Lui qui pourtant, semble te haïr autant qu’il te désire. Mélange explosif. À retardement.

« Je n’ai même pas le temps de savourer mon breuvage que déjà, tu me mets à la porte » Dis-tu en levant les yeux au ciel, feignant un agacement prononcé. En vérité, tu t’en amuses. Pourtant, tous ici semblent avoir compris que vous êtes une nouvelle fois en rapport de force. Qu’un combat détourné, presque silencieux, se joue de quelques paroles courtoises et d’une bienséance forcée. Être politiquement correct. Sembler irréprochable et pourtant, fasciner les êtres trop faibles. Ces humains insipides.
Tu lèves ta tasse dans un geste souple, pour en apprécier une nouvelle gorgée. Pourtant sa réplique t’arrache un haussement de sourcil perplexe alors que déjà, tu reposes la fine coupe blanche accueillant ta boisson. « Mais encore ? » Oses-tu questionner, remarquant qu’il semble en proie à un certain désespoir. Comme un doute palpable, remettant en question toute sa vie. Tu n’aimes pas ça. Pas du tout. Tu ne le laisseras pas partir, te quitter. Jamais. « Pourquoi ressens-tu le besoin d’y dormir ? Tu as déjà tout, chez moi » Ton visage semble transformé, plus grave, plus agacé. Les provocations, l’air joueur, taquin, léger, semble avoir disparu. Tu n’aimes pas lorsqu’il part dans ce genre de raisonnements. Tu aimes avoir la main mise. Sur tout. Sur lui. Sur sa vie et la tienne. Pourtant tu as connu sa grand-mère, celle là même qui t’a sauvé la vie. Celle à qui tu as, en quelque sorte, offert une once de confiance. Mais alors que tu t’apprêtes à prétexter que tu auras besoin de lui, au club, il renchérit. Tu n’as pas le temps de lui exposer le réel but de ta venue, que déjà, la perplexité étire les traits de ton visage, alors que tes doigts entourent la fine tasse blanche, tapotant sur la faïence. « Lisses et glissants, dis-tu… » Tu sembles réfléchir un instant, tes prunelles claires perdues dans le vide. Tu as beau être un démon, supérieur à la plupart des êtres abjects et anormaux peuplant cette terre, tu as une vague connaissance du folklore populaire et des croyances diverses, même si elles te font doucement rire. « Ton histoire semble toute droit sortie d'un roman d'horreur. Aurais-tu abusé de quelconques substances ? À moins que tu ne sois hanté par quelques esprits vengeurs, peut être Casper ? » Oses-tu demander en le toisant un instant, arquant un sourcil, un large sourire suffisant sur le visage. Bien sur que son récit pourrait très fortement ressembler à une histoire de fantôme, d'esprit revanchard ou quelque chose de cet acabit là, pourtant, tu ne sembles pas prêt à y croire. Encore dubitatif face à son détachement certain. Tu sais qu'Hortense avait protégé sa maison contre les divers rejetons infernaux déambulant à Blackwater Falls, seul toi pouvais passer ses barrières sans crainte. Mais de là à imaginer que le charme a pu être rompu et les esprits bien décidées à torturer ton petit protégé, il y a un gouffre. Non t'amuser de son récit et le taquiner un peu plus semble bien davantage à ta portée que quelques tergiversations nn fondées, à la limite de la fabulation.
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We cut the night {Carlisle}

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