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 A Face to Call Home ☾ Vitold

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Lita Appleby
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MessageA Face to Call Home ☾ Vitold » Mer 6 Jan - 11:11

@Vitold Chokowski // A Face to Call Home ☾☾

Funérarium. Lita observa la plaque, une moue de dégoût déformant ses lèvres carmines. Un funérarium, n’était-ce pas une sorte de maison pour les morts ? Décidément, si cette chienne de vie souhaitait lui faire passer un message, c’était réussi. Entre cela et son travail à l’hôpital, les morts – presque autant que les vivants – commençait à sérieusement lui pomper l’air. Heureusement, aujourd’hui était un jour de grâce. Autrement dit : elle était en repos. Pas besoin de traîner son chariot bringuebalant dans les couloirs et manipuler des produits qui vous décapaient le nez en moins de deux.

Le climat californien lui manquait. Le temps n’était pas trop mauvais ici, mais elle trouvait la ville dénuée de charme. Si ce n’avait pas été pour ce groupement prometteur, elle n’y aurait jamais mis les pieds. Histoire de donner un peu d’intérêt à son quotidien qui en manquait grandement, elle s’imaginait en starlette déchue venue panser ses plaies loin de l’agitation hollywoodienne.

Foulard fleurie recouvrant ses cheveux et lunettes de soleil dissimulant ses jolis yeux, elle avait fait claquer ses talons jusqu’au quartier historique de la ville. De cet homme étrange qu’elle avait contacté à son arrivée, elle connaissait bien peu de choses. Mais il semblait prêt à l’aider. Alors, elle décida de passer outre son métier des plus étranges.

Elle jeta un coup d’œil par-dessus son épaule. L’idée de pénétrer dans ces lieux la répugnait. Elle serra le petit paquet qu’elle tenait entre ses mains. Des confiseries pour l’homme qu’elle était venue voir. Ce n’était pas son genre d’offrir des présents. Elle espérait que l’homme, un dénommé Vitold, saura apprécier la délicate attention.

Après s’être rassurée en examinant son reflet dans le miroir de son poudrier, Lita fit disparaître l’objet et leva une main soigneusement manucurée. Ses ongles couleur rubis contrastaient délicieusement avec sa peau d’albâtre et elle trouva cela très chic. Son poing martela le panneau en bois et sa voix s’éleva. « Vitold ? C’est moi Lor… Lita. » Elle se mordit les lèvres. Cracher son ancienne identité à la face du monde, pas la meilleure des idées, surtout quand on était recherché. « Vous êtes là ? » A peine arrivée et déjà elle commençait à s’impatienter. Elle darda un regard assassin sur la boîte joliment emballée qu’elle tenait toujours entre ses mains. Elles allaient être pour elle, ces confiseries, si l’autre ne daignait pas répondre.

Elle fit demi-tour, ses talons crissant sur le macadam. Réajusta ses lunettes de soleil sur son nez et releva le menton. Tant pis pour toi, Vitold Chokowski.

par zaja.
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Vitold Chokowski
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MessageRe: A Face to Call Home ☾ Vitold » Mer 13 Jan - 18:57

Comme à son habitude, c’est ferré à la cave bleutée de ses lumières trop vives que Vitold s’affaire à maquiller tranquillement la dernière préparée de son caveau. La jolie Henriette, 43 ans, crise cardiaque, semble esquisser un sourire conquit sur ses lèvres peintes, comme débarrassée du manteau pesant de la vie et de ses méfaits. C’est la mairie qui a pris en charge son enterrement, figure populaire du quartier mais veuve et sans enfants et Vitold se rappelle de la couturière comme d’une rare âme bienveillante en ville qui ne manquait jamais de lui dire bonjour. Précieuse Henriette.

A cette distance, impossible donc de s’occuper de la porte du funérarium, de l’entrée officielle disponible au client. Un écriteau informait pourtant les curieux de la fermeture exceptionnelle de l’établissement mais deux gamins chapardeurs, excités par l’été, s’en sont saisit une heure auparavant pour jouer au foot avec. Aussi, on frappe, et Mae ne répond pas – jour de congé pour la jeune femme, au lendemain de la pleine lune. Et on appelle, le prénom du propriétaire, d’une manière si familière que l’être boiteux qui œuvrait jusqu’alors à la cuisine pour la soupe du midi dresse l’oreille.

Crapaud jette son torchon, baragouine ses malheurs habituels de sa voix de bègue quasi muet et trottine vers la porte, jetant un regard à la cave. « IOLD ! » Qu’il hèle avant de passer à l’entrée officielle, contournant le comptoir à l’ordinateur écran, au carnet fermé, avant de boiter jusqu’à la porte vitrée, fumée, où déjà s’éloigne une silhouette féminine.

Il a cru entendre une voix familière, le vieux Sebastien et déverrouille – clak – en haut en bas avant de passer le museau dans la rue passante, regarder la fille qui s’éloigne avec le paquet. Pas l’air d’une éplorée qui cherche à faire des devis et la règle, même en cas de fermeture, est celle de tout le monde : qui frappe trouve porte ouverte.

On ne sait jamais quand une créature, ou un paranormal, peut arriver.

« Ahé ! » Aboie Crapaud pour la faire se retourner sur sa trogne. 1 mètre 65 de décombre, de rides, de cicatrice mal refermée à sa moitié de visage, un œil clos, l’autre plissé de suspicion, de rares cheveux blonds devenus presque blancs. La soixantaine bien tapée, peut-être plus et Sebastien Crapaud agite sa main où il manque un doigt. L’autre ne ressemble plus à grand-chose, appuyée contre la porte. « Ahé. » Venez. « Hurvé » C’est ouvert.

Et Vitold, appelé, remonte les escaliers internes de la bâtisse, cherchant Crapaud, absent, le col froissé par le courant d’air agréable du dehors.
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Lita Appleby
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MessageRe: A Face to Call Home ☾ Vitold » Ven 15 Jan - 10:45

@Vitold Chokowski // A Face to Call Home ☾☾

Le son d'une porte se déverrouillant lui fit ralentir le pas. « Ahé ! » La jolie poupée se retourna gracieusement pour aviser l'être appuyé contre la porte désormais ouverte. Un visage avec du caractère, voilà ce qu'on aurait certainement dit dans le milieu. Nul doute qu'aucun spectateur ne pourrait oublier cette trogne si particulière. Contre toute attente, Lita l'aimait bien. Aussi se planta-t-elle devant lui, sourire aux lèvres, et lui jeta un regard amical par dessus les verres fumés de ses lunettes.

« Bonjour Monsieur. Vitold est là ? J'aurais grand besoin de le voir. » Et de tendre le cou dans l'espoir d'apercevoir le maître des lieux surgir derrière son drôle d'homme à tout faire. « J'ai quelque chose pour lui. » Elle désigna le petit paquet emballé de papier brillant et orné d'un gros ruban. « Des sucreries. Vous pensez que cela va lui plaire ? » D'une main experte, elle releva ses lunettes et une moue joueuse vint orner ses lèvres. « Si vous êtes gentil avec moi, il y aura un paquet pour vous la prochaine fois. »

Le pauvre homme n'eut pas le temps de répondre. Des bruits de pas montant des marches un peu plus loin, et voilà que l'américaine se frayait déjà un chemin à l'intérieur du bâtiment.

« Enfin vous voilà ! Je ne vous dérange pas, au moins ? Vous n'étiez pas occupé avec... » un mort ?! « ... vous voyez ? » Elle se demandait si, avec le temps, l'homme s'était habitué à cet étrange environnant. Quelques scènes de nanars horrifiques des années 80 lui revinrent en mémoire et elle fronça le nez, narines envahies par une odeur imaginaire de formol.

« C'est pour vous ! » Elle s'approcha, gracieuse et féline, agitant le paquet à bout de bras. « Des sucres d'orge. » D'un geste impatient, elle tendit son présent et dénoua le foulard qui emprisonnait ses mèches brunes. « Ce n'est peut-être pas la saison, mais ils sont tellement délicieux... Difficile de résister. » Elle s'écarta, promena ses doigts sur  le comptoir. « Avez-vous un peu de temps à m'accorder ? Je ressens le besoin de parler. »

par zaja.
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Vitold Chokowski
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MessageRe: A Face to Call Home ☾ Vitold » Ven 22 Jan - 18:36

Les coassements de Sebastien crevèrent net dans sa gorge. Depuis Agatha, et les sévices quotidiens au sein de la maisonnée, nul besoin d’expliquer que les femmes étaient sa hantise. Créatures perfides au demeurant, toujours trop vives, futées et dégueulasses, les femmes criaient, manipulaient, pinçaient, et vous en faisaient voir de toutes les couleurs. A cette décision radicale s’ajoutait toutefois deux exceptions, et non des moindres. Mae, qu’il considérait a minima comme une extension de Vitold, espèce de fille, héritière du domaine de la mort, pour laquelle Sebastien aurait pu s’arracher son œil manquant. Et Luë, dont la forme ronde de poupée dissimulait une pénombre à laquelle il s’était étrangement habituée.

L’œil du borgne cilla donc sur le paquet de sucreries avant que sa carcasse ne tente de se faire la plus minime possible et rentra à l’intérieur de la bâtisse, boitant de toute sa fièvre, fuyant sans demander son reste en voyant arriver Vitold. Ce dernier lui coula un regard moins sérieux, entre l’inquiétude et la lassitude de ces échanges auxquels il était habitué et terminant de redresser sa cravate, fit face à une drôle de demoiselle.

De temps en temps, apparaissaient des Mason Dole, aux visages brouillés de larmes, la faute d’un crime dans leur bouche, entre la peur d’être chassé, la terreur de mourir et l’angoisse de ce qu’ils nommaient « l’autre ». De temps en temps, apparaissaient aussi des Lita Appleby, jeunes créatures enfiévrées ou paranormaux fiers de leurs capacités qui culbutaient les normes en marquant leur territoire d’une manière presque vindicative.

Vitold ramassa donc le paquet de sucreries, conscient qu’il servirait surtout à étancher les fringales du petit frère de sa louve, mais esquissa un sourire formel, d’une politesse sincère, sans aucune hypocrisie.

« Bonjour Lita. Je vous remercie de ce cadeau. » Sa voix grave résonna dans le hall mortuaire et les tables de marbre sans noms gravés semblèrent un fourreau plus étroit encore. La lumière disparut derrière un nuage, dehors, et la semi pénombre se coula comme de l’encre, renforçant la haute taille du sinistre, son air définitivement morbide et l’attention troublante sur le visage de Lita.

« J’ai du temps, ne vous en faites ça. Vous voulez boire quelque chose ? Nous avons du thé mais Crapaud peut vous offrir un café. » Selon les préférences du jour de la demoiselle bien évidemment, ils s’adapteraient et Vitold esquissa un geste poli pour l’inviter à entrer plus en avant dans la maison, à dépasser la petite pièce officielle servant de comptoir et d’accueil, pour franchir l’encadrement d’une porte donnant sur le couloir. A la gauche, le corridor bifurquait ainsi sur le bureau de son père ainsi que sur la cuisine. En face, l’escalier, les portes du salon, et au fond, celle donnant sur leur jardin et l’habitation vétuste mais présente de Sebastien Crapaud.

Dans la cuisine, le tintement des tasses se fit entendre, comme si son serviteur et ami s’était déjà mis en œuvre de préparer une quelconque collation. Et Vitold hésita, avant d’inspirer leurs pas vers le salon, la boite toujours dans les mains.

« Dites moi ce qui vous tracasse et ce en quoi je peux vous aider aujourd'hui. »
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Lita Appleby
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MessageRe: A Face to Call Home ☾ Vitold » Mar 9 Fév - 12:14

@Vitold Chokowski // A Face to Call Home ☾☾

Lita. Une ombre passa sur le visage de la jeune femme, chopée au vol instantanément et camouflée sous un sourire des plus éclatants. Lita. Le jour où elle avait quitté sa petite existence des plus ordinaires, elle s'était jurée de laisser derrière elle son identité et tout ce qu'elle impliquait. Banalité, médiocrité, ennui, lassitude, apathie, morne existence exempte de toute étincelle. C'était donc plus par réelle nécessité que par choix que la jolie poupée s'était réappropriée ce prénom que ces géniteurs lui avaient autrefois donné. Histoire de se terrer quelque part et quelque temps en s'offrant un semblant de protection. Elle sourit donc, prenant son mal en patience, sentant que bientôt la chance tournerait et que quelques glorieux moments s'annonçaient.

« Mais de rien. » Et ses lèvres carmines s'étirèrent un peu plus en un sourire des plus factices. Le cœur était lourd, derrière toutes ces simagrées et elle se donnait bien du mal pour le cacher.

Elle se détourna, reportant son attention sur Vitold. Vitold, qu'elle s'imaginait parfaitement en savant fou possédé par sa dernière création, en docteur froid et cynique qui prenait son pied à torturer quelques vulgaires manants dans les sous-sols de son manoir grotesquement immense. Elle sourit encore, cette fois devant les clichés qui pullulaient dans son esprit nourri à ces films de série Z qu'elle prenait un plaisir coupable à visionner. Vitold était... étrange, certes. Difficile à cerner, silencieux - trop à son goût, elle qui jacassait sans arrêt - mais étrangement apaisant. « J'accepte volontiers une tasse de thé. » Elle trouvait cela tellement chic, prendre le thé.

Elle suivit le maître des lieux, promenant son regard curieux sur tout ce qui passait à porter de son champ de vision. « Vous l'appelez toujours ainsi ? Crapaud ? » Un rire mutin lui échappa et elle se retourna vers Vitold. « Vous savez que votre maison semble tout droit sortie d'un film ? Elle a du caractère. » Et probablement deux-trois fantômes errant dans les couloirs, s'imagina-t-elle en repensant à l'usage du bâtiment.

« Je... » Soudainement, tout cela lui semblait stupide et elle se réprimanda mentalement pour avoir, une fois de plus, céder aux caprices du désespoir. Sans prendre la peine de s'asseoir, elle commença à se promener dans la pièce, espérant ainsi se donnant une quelconque contenance. « C'est que... rien ne me tracasse en particulier, voyez-vous. La solitude me pèse, voilà tout. Et je sais que c'est probablement parce que je ne suis pas en paix avec moi-même que je ressens cela, que la solitude a du bon, qu'elle nous permet de réfléchir, de faire le point, d'apprendre à se connaître, blablabla. Je sais tout cela, néanmoins je trouve cela d'un triste ! Vous êtes l'une de rares personnes que je connaisse dans cette ville, alors je suis au regret de vous dire que vous allez m'avoir sur le dos pendant quelque temps. » Elle rigola, préférant noyer le pathétique et la noirceur de ses paroles dans une touche d'humour et dans l'exagération qui la caractérisait tant. Il y avait quelque chose de plus profond derrière la simple envie de rechercher de la compagnie, quelque chose qu'elle peinait à appréhender et qui la ramenait quelques années en arrière. Comment espérer évoquer ce qui la tracassait quand elle-même était bien en peine de saisir ce qui clochait ?

par zaja.
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Vitold Chokowski
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MessageRe: A Face to Call Home ☾ Vitold » Ven 12 Fév - 8:22

Une tasse de thé, une pause bienvenue, un rien de socialisation coriace et Vitold se prépare déjà au caractère fougueux de la jeune femme, à son humour et aux explications de son retour en ces lieux, bien qu’elle n’ait pas à se justifier sur ce dernier point. Dans la cuisine, Sebastien a pris note de la demande et le ballet de l’eau, des tasses, des placards qu’on ouvre et qu’on referme sur les balbutiements incompréhensibles – même pour lui pour une fois – de son aide sont une berceuse agréable qui envahit la maison. Dans le couloir, la porte battante grince entre le jardin et la maison et Vitold devine sans ciller que Minuit, alerté par le soudain remue-ménage, leur fait le digne cadeau de sa présence toujours curieuse. La silhouette du chat noir à la queue cassée se pose d’ailleurs déjà dans l’encadrement des doubles portes et le regard jaune du matou qui en a vu d’autres, décrit les circonvolutions de la jeune femme qui débute ses cent pas, sans se formaliser outre mesure de son dynamisme.

« Vous savez, c’est son nom. Sebastien Crapaud. » Répond enfin Vitold dans un simple murmure tout en prenant place dans le fauteuil au velours élimé qui se tient près de la cheminée, à demi active. Qu’importe la canicule qui puisse régner dehors, au sein de la bâtisse, il règne toujours une humidité à se ronger les os. De quoi torturer Crapaud dans son arthrite, raison pour laquelle il a investi la cabane au fond du petit jardin plutôt que de prendre l’une des chambres d’amis de la maisonnée. Et aux dires du vieux, quand Vitold le lui propose – au moins une fois par mois – « Aheuheké ! » (Plutôt rêver).

« Mais je me vois mal l’appeler Sebastien sauf en cas d’urgence. Crapaud est pour moi comme… l’oncle que je n’ai jamais eu. Ainsi que mon bras droit. Ainsi que mon meilleur ami. » N’en déplaise à Dante mais il sait que le démon ne s’en formalisera pas tant que ça. Adriel sait apprécier la manière dont Crapaud s’écrase devant lui, sataniste convaincu par les bienfaits de la cruauté envers les femmes, surtout quand ces dernières ont passé plus de dix ans à vous torturer psychiquement et physiquement.

« Vous devriez vous assoir, tenter de vous reposer. Je vous sens sur des charbons ardents. » Commente-t-il encore avant de croiser les doigts sous son menton, dans une posture des plus attentives. « Et ne vous excusez pas de subir le poids d’une solitude née de votre brusque changement de vie. Il n’est jamais facile de s’intégrer ailleurs surtout quand les raisons de votre venue sont… ce qu’elles sont. » Lita s’est montrée très pudique sur ces dernières et Vitold ne compte pas insister au risque de la mettre mal à l’aise.

« Ohe i’ui ! » Claque Crapaud à l’entrée du salon, tentant de chasser le chat, le plateau dans les mains et le félidé se décale à grande peine, sautant sur l’armoire gonflée de livres, d’un seul bond gracieux qui lui fait retrouver le confort des sommets. Le vieux dépose son fatras sur la table basse et agite le sucrier en direction de Lita. « Il vous demande combien. » Traduit Vitold avant de lever une main pour sa part, en simple remerciement, quand l’aide lui sert son breuvage, dans une connaissance parfaite des goûts de son patron.

« Dans tous les cas vous êtes la bienvenue ici mais je ne doute pas que vous pourrez très bientôt vous entendre avec des membres des Enfants. De nombreuses âmes se retrouvent dans le même cas que vous ici et cette solidarité vous sera des plus bénéfiques. Néanmoins, comme vous avez pu le constater, ma porte vous sera toujours ouverte Lita. Alors n’hésitez pas à y frapper. »

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Lita Appleby
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MessageRe: A Face to Call Home ☾ Vitold » Sam 6 Mar - 10:44

@Vitold Chokowski // A Face to Call Home ☾☾

Son regard fut attiré par le félin d'un noir d'encre qui se matérialisa dans l'encadrement de la porte. Lita aimait les chats. Lita se sentait partager plus de points communs avec les chats qu'avec ses pairs les humains. Elle rendit son regard à l'animal, ne se ruant pas sur lui pour lui prodiguer quelques caresses qu'il verrait assurément comme une terrible atteinte à son intégrité personnelle. Elle était comme les chats, Lita, fière et hautaine parfois. Elle regardait le monde avec une certaine morgue dans le regard, exactement comme ses amis les félins.

« Il a de la chance, d'avoir hérité de pareil nom », répondit-elle en retournant à la conversation, décrochant son regard de la silhouette féline qui l'observait toujours. « Cela reste en tête et lui confère une certaine aura mystérieuse que je lui envie. » Son patronyme était des plus banals et elle ne ressentait aucune affection particulière à son égard. Elle reprendrait dans l'instant l'identité qu'elle s'était choisie si cela ne risquait pas de signer son arrêt de mort. Joshua était aux aguets, probablement entouré d'une armée de petites âmes esclaves comme elle qui se pliaient en quatre pour mener à bien la mission de leur maître.

Sur des charbons ardents. L'expression vieillotte fit sourire l'américaine et elle balaya la pièce du regard, s'installa dans un fauteuil face au propriétaire des lieux. « Je suis toujours ainsi. Quand les choses ne vont pas comme je le souhaite, je n'arrive pas à me calmer. » Et les choses avaient clairement merdé depuis son départ pour L.A. Rien ne s'était déroulé comme prévu, ses rêveries d'adolescente ayant vite été remisées au placard après s'être vues confrontées à la réalité cruelle et brutale de l'existence. Elle sourit, un sourire amer, en se rappelant l'espoir qu'elle portait en elle alors. Pauvre petite fille stupide. Elle était à présent aigrie et pleine de rancœur.

« Trois. Je vous remercie, Monsieur Crapaud », répondit-elle au dénommé Crapaud, lorgnant sur le sucrier qu'il agitait dans sa direction. Les sucreries, péché mignon qui se transformait en véritable obsession au fur et à mesure que montait sa frustration. Qu'importait le fait que les carrés soient amenés à se dissoudre dans le liquide fumant. Le chat, effarouché par l'entrée fracassante de Crapaud, avait élu domicile sur le haut d'une armoire et Lita sourit devant l'attitude du félin.

Les paroles de Vitold lui rappelaient ce qui l'avait attiré dans les griffes de Joshua. Le sentiment d'appartenir à une communauté, de se sentir lier à d'autres âmes pouvant comprendre sa douleur et ses espoirs. Elle sentit qu'il serait de bon ton de remercier son hôte, mais la fierté de l'américaine tua dans l’œuf toute parole emplie de gratitude. La curiosité l'emporta. « Beaucoup de personnes viennent vous voir ? » Elle avait du mal à se dire que certains étaient déjà passés par les tourments qu'elle traversait à présent. « Que recherchent-ils exactement ? Sont-ils en danger, de par leur condition ? » Elle observa son hôte, qui ne devait pas être bien plus vieux qu'elle mais semblait avoir traversé des épreuves qu'elle ne connaîtrait probablement jamais. « Pouvez-vous m'en dire un peu plus au sujet de ces Enfants de Samaël ? » Des craintes au sujet du groupement subsistaient. Lita n'avait aucune envie de se retrouver embrigader à nouveau dans une expérience similaire à celle connue à L.A.

par zaja.
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Vitold Chokowski
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MessageRe: A Face to Call Home ☾ Vitold » Dim 7 Mar - 18:25

Minuit. Nom de mystère pour personnalité arrogance et le compliment de Lita fit naitre sur Vitold un de ces sourires fiers dont il n’avait pourtant pas le secret. Le patronyme glissa sur l’échine du chat déjà disparu dans les méandres de la grande bâtisse et Crapaud s’en revint, obéissant à la demande de la petite américaine, versant trois sucres dans la tasse déjà chargée d’onde, qui se mit presque à déborder. Le vieillard en caqueta, s’offrant le luxe d’être incompris dans sa remarque peu innocente à l’égard de la consommation absurde de la jeune femme – la traduction équivalent à une alerte sur les problèmes de diabète qui en résulteraient certainement – avant de claudiquer vers Vitold, murmurant quelques mots à son oreille qui décochèrent au sinistre un bref hochement de tête. Crapaud ainsi disparu à son tour sans demander son reste, son pas trainant retentissant au rez de chaussée et conscient que l’état d’alerte général de la jeune femme ne supporterait sans doute pas des secrets complémentaires, l’héritier expliqua, le regard bienveillant.

« Il a prévu de réchauffer de la soupe au cas où vous comptiez rester manger. Elle n’est sans doute pas la plus agréable qui soit mais vous commencez à avoir l’habitude de nos compétences culinaires et nous nous en excusons d’avance. Mais cela sera déjà ça. Nous avons aussi la possibilité de nous faire livrer. Quelques amis sont déjà passés et ma secrétaire, Mae, est férue de ce genre de service-repas. » Un coup de fil, un paiement à distance via une application et voilà que les livreurs se bousculaient parfois en semaine pour livrer des repas à l’odeur bien plus alléchante que tout ce qu’ils pourraient jamais préparer.

Cette réponse fit ainsi un lien avec la question de la brune sur laquelle Vitold prit le temps d’une courte réflexion avant de lui répondre, lové à son fauteuil dans une position moins stricte qu’à l’accoutumée. Le dos droit calé dans le rembourrage élimé de son assise lui permit de donner le change, de faire profil bas auprès de la jeune femme. De casser cette aura presque professorale qui l’entourait généralement et inspirait à bon nombre de ses interlocuteurs et interlocutrices une prudence mêlée de froideur.

Pas une bonne chose alors qu’il cherchait seulement à la rassurer.

« Nombre de créatures, ou dotés, se sont présentés ici pendant toutes ces années. J’ai pris une relève hélas… trop populaire peut-être mais le secret de nos conditions crée invariablement des situations d’urgence auxquelles nous nous devons de répondre. Je ne suis que le passeur, dans cette histoire qui est la votre. Les enfants de Samaël eux, sont un foyer, un groupe de soutien, qui saura vous aider à accepter qui vous êtes, à apprendre vos compétences, à les contrôler, à survivre, puis à vivre. Car vous en avez le droit. »

Vitold eut un geste pour sortir de sa poche interne son paquet de cigarettes, se figea, puis laissa libre court à son envie, en extirpant une habituelle, longue et fine comme un os d’oiseau qu’il présenta à Lita, en une offrande tranquille si elle souhaitait fumer avec lui. Si son refus était net, et même dérangé, il rabattrait le tout et ferait pénitence.

« Certaines créatures passent une vie sans croiser de chasseurs mais leur nombre ici est important et la menace réelle. Les enfants sont là pour protéger chacune de leur cible du danger qui les menace. Nous nous efforçons de vivre quand ces « êtres supérieurs » sont invariablement déterminés à nous exterminer. Vous devez en prendre conscience sans non plus sombrer dans la paranoïa. Ici, la porte vous sera toujours ouverte pour vous protéger de quoique ce soit. Homme armé ou chômage possible. Nous avons des contacts, nous savons vers qui diriger. Nous apportons la chance d’une nouvelle vie, tout simplement. N’est ce pas ce que vous recherchez… ? »
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Lita Appleby
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MessageRe: A Face to Call Home ☾ Vitold » Sam 20 Mar - 10:03

@Vitold Chokowski // A Face to Call Home ☾☾

L’américaine, lorgnant sur les sucres qui disparurent dans le liquide fumant, remercia le dénommé Crapaud puis observa son étrange manège, sourcils froncés. Elle n’aimait pas les chuchotements, Lita, essayant de percer leurs secrets, de découvrir quels propos pouvaient être tenus à son sujet. Car si les gens chuchotaient, c’était assurément à son sujet. Parce que les gens semblaient toujours capter ses failles, les cerner de leur regard perçant et se jouer de ses faiblesses. Comme Joshua. Joshua, le manipulateur à la prestance si incroyable qu’il cachait parfaitement son âme rongée jusqu’à la moelle par le vice.

« Oh », lâcha-t-elle, se disant une fois encore qu’elle avait été démasquée, que son interlocuteur avait comme lu dans ses pensées, senti la pauvre petite fille fragile et incertaine d’elle-même qui se planquait comme elle pouvait derrière la façade clinquante qu’elle essayait de créer. « C’est très gentil à lui. Je ne comptais pas vous importuner aussi longtemps. Mais ce serait un moment agréable, j’imagine. » Beaucoup plus agréable qu’un repas en boîte avalé dans la chambre miteuse qu’elle louait au motel, encombrée jusqu’au plafond par tout le bric-à-brac qu’elle traînait avec elle depuis qu’elle avait quitté le soleil californien. « De la soupe m’ira très bien. » Elle ne fit aucun commentaire sur le reste, malgré la curiosité ressentie à l’égard de Vitold.

Elle hocha la tête, écoutant avec attention les propos exposés. Avec toujours, au fond d’elle, cette crainte de se jeter à nouveau comme une idiote dans les bras de quelque chose de malsain qui la laisserait brisée. Aurait-elle la force de se remettre d’une nouvelle déception ? De vivre avec la rancœur et la haine qu’elle éprouvait à l’égard de ceux qui l’avaient trahie et abusée ? Elle se sentait parfois lasse, avec pour seule envie de se vautrer dans ce lit aux draps à la propreté douteuse, dans cette pièce qui puait la décrépitude et l’échec, et de laisser les heures s’écouler, de laisser les journées, les mois, les années s’écouler, et de se tenir loin de tout désagrément, de toute chose risquant de contrarier ses plans, ses plans affligeants d’irréalisme. La seule chose qui la faisait tenir, c’était la vengeance qu’elle préparait en secret.

« Avez-vous eu de mauvais échos au sujet de ce groupe ? Je veux dire… Des abus, ce genre de choses. » Autant mettre les pieds dans le plat clairement et faire passer cela pour de la simple inquiétude émanant d’une jeune paranormale inquiète de la manière dont sera pris en compte sa condition. L’américain accepta la cigarette, heureuse de trouver là un moyen d’occuper ses mains agitées qui ne cessaient de revenir à ses mèches brunes, à ses bijoux, à ses vêtements, impeccables et sans plis, elle s’en était assurée. « Merci. » Elle n’aimait pas fumer, avait horreur de l’odeur qui restait collée à elle. Encore pire que l’odeur de mort de l’hôpital et celle des produits d’entretien qui vous décapait le nez. Mais dans les films hollywoodiens, fumer était l’apanage des gens mystérieux, des gens hypnotiques, des gens qui savaient y faire avec les aléas de l’existence. Alors elle s’y était mise, occasionnellement, ne tirant aucun plaisir de pareille action hormis l’aura qu’elle dégageait – qu’elle s’imaginait dégager – lorsqu’on posait alors les yeux sur elle.

Une nouvelle vie. Elle sourit, sans affectation cette fois. « Oui, c’est parfaitement ce que je recherche. Une nouvelle vie. » Mais avant de pouvoir s’octroyer cette nouvelle vie qu’elle attendait depuis l’adolescence, il fallait qu’elle s’allège du poids de certains évènements passés. De certains éléments indésirables qui s’étaient infiltrés de manière insidieuse dans son existence. Joshua, bien évidemment. « J’imagine que c’est ce qu’ils veulent tous. Une nouvelle vie. » Ils. Ces futurs pairs, si tout se passait bien. « Je ne crois pas vous avoir déjà entendu le mentionner, mais quel est votre don ? Je suis curieuse, pardonnez-moi. Je comprendrais que vous ne vouliez pas partager pareille information. » Elle se cala dans le fauteuil confortable, observa Vitold et déclara, une lueur malicieuse dans le regard : « Manipulation psychique. Mais ne vous inquiétez pas, je n’en ferai pas usage sur vous. A moins que vous ne m’y obligiez. »
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Vitold Chokowski
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MessageRe: A Face to Call Home ☾ Vitold » Ven 26 Mar - 18:48

Pour son bonheur, relatif et pudique, Lita accepta la cigarette, et Vitold s’arma du briquet, faisant crépiter la flamme pour lui permettre d’exhaler le cancer à sa bouche, ferrant à la sienne une jumelle qu’il entreprit de fumer plus longuement. Pêché toxique, pour l’hébraïque qu’il était, la cigarette était devenue comme une manière de perdurer la salissure opérée par Howard, de calmer ses nerfs malades des souvenirs délaissés par Agatha et peut-être que Dieu prendrait ombrage de ses récents efforts pour se saboter lui-même mais toute sa dévotion envers son seigneur était à l’exacte échelle du prix qu’il mettait pour foutre en l’air son âme et payer le dû qu’il devait à l’Enfer, à la place de l’héritier. Cette pensée lui fit songer au diable, confortablement planqué dans son hôpital, qui reviendrait certainement le voir un jour prochain pour une nouvelle partie d’échec. Avant de ciller mentalement au profil de Luë, disparue de l’été, à cette unique nuit d’aveux valeureux, de son baiser, avant son échappée, à la promesse tacite de pouvoir la retrouver, formulée aux lèvres attentives de son étrange cousin. Puis il revint à Lita et tout fut oublié sous les nouvelles questions de cette protégée dynamique, aux inquiétudes palpables.

« Il y a des litiges avec les chasseurs, mais rien qui ne soit surprenant dans notre situation. J’admets ne pas participer activement aux propos qui visent à supplanter la menace en imposant notre réalité aux humains. Ce ne sont que quelques voix plus vives dans une clameur déjà inquiète et une part de moi les comprend. Mais l’autre voudrait éviter une guerilla plus infâme. Les chasseurs se détruisent par eux-mêmes de part leur comportement. Le procès en cours en est une preuve et il viendra bien le jour où au sein même de leur clan, l’auto-destruction fera son œuvre. »

Vitold attrapa un cendrier, placé sur la table, et le positionna au milieu de leur étrange duo, y tapotant sa cendre. Les lèvres fines esquissèrent un sourire sans joie, peu sensible aux menaces du pouvoir de Lita. Elle avait un don, féroce, en la matière mais tout en observant son visage, ne se sentit pas apeuré d’être contrôlé. Peut-être par l’argument du sien, ou par la certitude que tant qu’on ne lui faisait aucun mal, tant qu’on la soutenait et avançait dans son intérêt, la jeune femme évitait de s’en servir inutilement. Ce n’était sans doute qu’une idée bien sensible, petite fragilité d’un espoir mort mais Vitold s’y accrocha.

Veiller n’était pas surveiller. S’il n’avait pas peur de Maë ni de Mason, il n’aurait pas peur d’elle.

« Imperméabilité psychique. Par mon père. Bien qu’il soit plus doué que moi mais il est difficile de mettre en place un Don aussi… personnel. Le mien ne contrôle que moi. C’est déjà bien assez. » Parfois les levées se mettaient en place mentalement, sans qu’il ne les déclenche consciemment. Parfois il avait envie de s’y lover derrière comme derrière un immense barrage.

« Néanmoins, étant donné l’écho de nos talents, et le fait que nous puissions nous y répondre plus qu’à d’autres, si vous souhaitez vous entrainer, à gestes minimes j’entends par là et non pas d’ordres excessifs mais j’ai confiance en vous Lita. » Ce point là était le plus important dans sa situation, une nouvelle fois. « Nous pourrions donc nous aider. Cela fait bon nombre d’années que je n’ai pas pratiqué – je le faisais aux côtés de mon père qui m’aidait à relever mes barrières. Il est important que vous sachiez contrôler vos compétences et que vous puissiez les employer à bon escient. Ce don n’est pas là pour vous faciliter une vie aux dépends des autres, vous savez. Il est là comme un avantage à user avec parcimonie. Mais sa puissance est grisante et on peut vite s’y laisser porter. C’est le danger que réserve cette ville. Car cela attirera l’attention. »
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Lita Appleby
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MessageRe: A Face to Call Home ☾ Vitold » Ven 2 Avr - 20:59

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Lita acquiesça, haussant doucement la tête, gracieusement, comme elle s’était entraînée tant de fois à le faire. Les chasseurs, le dernier de ses soucis. Qu’ils essaient de s’en prendre à elle, elle saurait les recevoir, elle saurait les faire se plier à sa volonté, les faire ramper à ses pieds et supplier comme de vulgaires chiens. Elle n’était pas inquiète pour ça, l’américaine. La trouille qui la dévorait de l’intérieur, sans qu’elle n’ose se l’admettre, elle la devait à un beau parleur complètement timbré, présentement furieux qu’une de ses protégées ait osé débarrasser le plancher, se rebeller contre sa volonté, lui ait échappé. « Je partage votre avis. Je ne crois pas que nous exposer à la face du monde soit la solution. » Le ton était assuré, bien que son opinion sur le sujet ne soit pas vraiment arrêtée. Lita avait encore en tête les discours délirants de Joshua et, rien que pour ça, rien que pour faire un pied de nez à celui qui l’avait pour ainsi dire formée elle était prête à défendre corps et âme l’opinion inverse. Pourtant, Lita savait ce qu’elle était. Les simples mortels faisaient pâle figure, à côté de ceux qui, comme elle, renfermaient des pouvoirs stupéfiants.

Elle se pencha gracieusement, tapota la cigarette contre le cendrier et observa la cendre s’y déposer. Releva la tête et croisa le regard de Vitold. Il avait tout du protagoniste mystérieux des films noirs qu’elle avalait à la chaîne, pelotonnée dans ses couvertures, la lumière de l’antique télévision se reflétant à l’infini sur ses flacons de parfum soigneusement alignés sur chaque surface disponible.

Impénétrabilité psychique. Lita inclina le menton dans un geste appréciateur. Elle écouta, intriguée, la proposition de Vitold. La possibilité de s’entraîner, voilà exactement ce qu’elle était venue chercher ici, dans cette ville qui comptait, d’après les rumeurs, un nombre conséquent d’âmes comme elle. Forger ce don, encore trop faiblard à son goût, encore trop limité pour ce à quoi elle se destinait. La distance était le plus grand obstacle à conquérir, pouvoir se passer de mots était la prochaine étape à franchir.

Elle renversa la tête, l’américaine, et son rire joyeux emplit la pièce. « A quoi mon don sert-il, si ce n’est à me faciliter la vie ? » La cendre s’accumulait, au bout de la cigarette qu’elle tenait entre ses doigts, et elle la tapota à nouveau au-dessus du cendrier. « J’ai été mesurée jusqu’à présent, dans son utilisation. J’aurais pu m’en servir pour me faire une place au soleil et, à l’heure qu’il est, mon visage s’étalerait sûrement sur les écrans et mon nom serait sur toutes les lèvres. Je serais une actrice de renom, au lieu de pousser mon chariot dans des couloirs d’hôpitaux, serpillère à la main. J’ai été raisonnable, mais vous savez quoi, Vitold, être raisonnable ne vous amène nulle part. La vie ne sourit qu’à ceux qui savent employer les grands moyens, qui se hissent vers le haut en écrasant ceux qui se trouvent sur leur chemin. » Elle écrasa brusquement la cigarette, d’un geste rageur, et se repoussa dans le fond du fauteuil. « J’accepte de m’entraîner avec vous et je veillerai à ne pas trop vous bousculer. En revanche, je refuse de freiner mes capacités en dehors de nos séances. J’ai trop longtemps été sur la touche, je veux ma part du gâteau à présent. Vous pouvez le comprendre, n’est-ce pas ? » Elle ouvrit sa pochette reposant jusqu’alors sur ses genoux et en sortit une petite boîte métallique. Les pastilles s’entrechoquèrent à l’intérieur tandis qu’elle secoua la boîte au-dessus de sa main ouverte. Deux pastilles à la menthe vinrent s’échouer dans sa paume et elle les goba sans manière. « En voulez-vous ? », demanda-t-elle en tendant la petite boîte vers Vitold. Le ton s’était radouci, la fureur s’estompait. Ce pauvre homme n’était pour rien dans la tournure qu’avait pris sa vie. Il s’était montré bon et généreux et Lita ne trouvait rien de mieux à faire que de se plaindre et de se comporter comme une enfant capricieuse. Elle inclina la tête, sourit à nouveau. « Pardonnez-moi. Je suis à cran en ce moment, ce n’est pas une raison pour m’emporter. Avez-vous déjà eu l’occasion de vous servir de votre don, en dehors des séances d’entraînement avec votre père ? »

par zaja.
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Vitold Chokowski
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MessageRe: A Face to Call Home ☾ Vitold » Ven 2 Avr - 21:19

Vitold était aussi doué pour la thanatopraxie que pour se taire. Et le silence, bien souvent, valait bien plus qu’une réponse décisive ou un argumentaire. Ce fut d’un calme olympien qu’il accueillit ainsi la diatribe vindicative et outragée d’une Lita bien décidée à se charger de son Don, à voir resplendir dans toute son importance. Ce fut sans mal qu’il devina le récit propre à cette insécurité, le passé trouble de cette jeune femme en fugue – peut-être à cause de parents trop incisifs, ou d’un tiers manipulateur, ou bien d’une esclandre meurtrière ; qu’importe au fond. Aujourd’hui, elle en était là, à refuser, implacable, de devoir se museler. A vouloir se servir de son Don dans tout son sublime et Vitold ne chercha pas à la contredire, puisqu’elle était incapable d’écouter ses arguments. En tout cas, à cet instant.

Inutile, de lui parler du temps que prendrait son pouvoir pour asséner l’ordre puis à disparaitre. Inutile de lui rapporter les brusques prises de conscience de ceux qu’elle aurait floué. Inutile de lui mentionner que s’il détenait le don d’imperméabilité psychique, d’autres, et notamment des chasseurs, en étaient aussi possesseur. Inutile de lui parler des dangers, et des menaces, qui viendraient avec l’utilisation de ses capacités. Il l’avait déjà sous entendu une fois et ne chercherait pas à recommencer.

Se contenta de l’observer, toujours digne et droit, fumant sa cigarette jusqu’à ce qu’elle renonce à sa ferveur et parvienne, elle seule, à se calmer. Les gestes bruts de la starlette aux rêves brisés tirèrent ainsi deux bonbons mentholés qu’elle avala sans hésiter comme des cachets contre l’hystérie. Et Vitold hocha négativement la tête, refusant le présent, ne possédant nullement la dent sucrée.

« Je vous remercie. » Daigna-t-il toutefois murmurer avant, d’enfin, répondre à sa question. « Hormis les personnes dotées comme vous l’êtes, il n’est aucune âme capable de me contrôler. De ce fait, les échanges entre capacités se font rares et je n’ai pas l’utilité de mon Imperméabilité. Mon père s’en servait par sécurité, contre les télépathes, et les manipulateurs. Je n’ai jamais rencontré personne de cette première catégorie, très peu de la seconde. Vous faites figure d’exception vous savez. » Ce qui ne manquerait pas de la flatter et sa cigarette, terminée, fut soigneusement écrasée.

« Parlez moi de votre travail. Vous mentionnez l’hôpital avec un certain dédain mais si c’est une tâche ingrate que de laver les sols et de nettoyer les plinthes, il est toutefois encourageant que vous ayez si rapidement trouvé de quoi subvenir à vos besoins. J’ai un ami… » Drôle de mot pour mentionner Howard. « qui y travaille. Et qui pourrait peut-être nous aider si vous comptez sur une formation pour gravir les échelons au sein du milieu médical. Quitter la propreté pour être dans le soin, ne vous intéresserait-il pas ? »

Sans doute que non. Une place de décroteuse au cinéma lui serait sans doute plus attrayant, histoire d’avoir toujours les yeux rivés sur la scène. Et Vitold ne pouvait l’en blâmer.
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MessageRe: A Face to Call Home ☾ Vitold » Dim 11 Avr - 11:20

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Elle prit le refus poli avec froideur, véritable affront fait à sa personne, et fit rapidement disparaître la petite boîte métallique au fond de son sac, parmi tout le fatras qu’elle emportait partout où elle allait. Elle aurait presque préféré voir Vitold s’emporter, tenter de la raisonner avec véhémence sur l’absurdité des propos qu’elle tenait. A la place, l’américaine rencontra un calme impassible, une sérénité déconcertante. Pas de joute verbale, donc, et ce fut presque à regret que Lita tempéra les émotions qui bouillonnaient en elle.

« Vous vous trompez. » Les mots claquèrent dans l’air et Lita observa de ses grands yeux boudeurs les traits élégants de son interlocuteur. « Vous vous trompez lorsque vous affirmez qu’aucune âme n’est capable de vous contrôler, hormis les gens de mon espèce. C’est faux. Vous n’êtes tout simplement pas tombé sur ces personnes, c’est tout. » Elle était au bord de la crise de nerfs, état qui surgissait parfois de nulle part, provoqué par n’importe quoi. Contrariété, souvenir de sa vie passée,… Ça débarquait sans prévenir et ça ne voulait plus partir. L’angoisse, la rage, la haine, la peur, tout cela mélangé dans son esprit déboussolé, faisant se serrer un peu plus son pauvre petite cœur blessé. Elle pensa à Joshua, à ses sbires, à ses victimes. Elle pensait à elle-même, jeune et toute pimpante, débarquant dans la ville de ses rêves pour se faire happer par les griffes d’un être cruel. Elle souhaitait cracher son venin au sujet de cet homme, Lita, exprimer sa colère et l’injustice qu’elle ressentait. Les mots ne passèrent pas ses lèvres, cependant, et elle continua comme si de rien n’était, sa fureur tant bien que mal canalisée. Télépathes. Il était de ceux-là, Joshua, mais ce n’était pas de son don qu’il tirait toute sa force. Il avait du charisme, du charme. Son don n’était qu’une arme de plus ajoutée à tout son attirail. Un sourire à la fois triste et cruel vint étirer ses lèvres et elle s’empara de sa tasse, buvant quelques gorgées du thé délicieusement sucré.

« Il n’y a rien à raconter sur cet emploi alimentaire qui me permet tout juste de survivre. Une fois payé le loyer de la chambre miteuse que j’occupe au motel, il me reste à peine de quoi m’alimenter. » Elle avait bien essayé de se trouver quelques hommes auxquels s’accrocher, mais l’expérience avec Joshua l’avait refroidi et elle craignait de se faire démasquer par un chasseur dissimulé. « Je garde votre offre dans un coin de mon esprit, même si j’espère ne pas en arriver là. Cet emploi est provisoire, je n’oublie pas mon rêve de faire carrière dans le cinéma. » Une ombre passa sur son visage à la mention de l’échec cuisant marquant son existence. « Je me vois contrainte de le mettre de côté pour le moment. Le temps que les choses se tassent pour moi. Il me faut faire profil bas quelque temps, mais ensuite, je compte bien reprendre ma vie en main. Il me faut également renforcer mon don, approfondir son étude et passer une nouvelle étape dans sa maîtrise. Je pense que nos petites séances d’entraînement seront parfaites pour ça. » Elle décocha un regard malicieux en direction de son hôte et murmura, enjôleuse : « Je vous enverrai une dédicace, une fois que je mènerai la grande vie dans un de ces palaces hors de prix. »

par zaja.
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Vitold Chokowski
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MessageRe: A Face to Call Home ☾ Vitold » Ven 16 Avr - 18:56

Calme et patience. Quand certaines âmes débarquées à domicile ne tenaient non pas de la manipulatrice psychique mais bien du loup-garou, ces deux points de caractère devenaient des fondamentaux. Calme, patience, relativiser les propos soumis par l’amertume et la culpabilité de la personne en face, tenter de la rassurer, et en cas d’échec, attendre hélas que la vague passe. Toute émotion était bonne à extraire – pour les autres. Et Lita n’avait pas fini de goûter à la redondance de ses propres émois, à cette ritournelle abjecte visant autant à la dynamiser dans sa course vers l’avant qu’à faire trébucher ses pas de courses. Il voulut assentir, lui exprimer l’aveu d’avoir su échapper à ce genre de personnalités toxiques, araignées dégueulasses capables de vous entourlouper de quelques mots, de quelques vagues promesses, de saisir vos fragilités pour en extraire un pus valorisant leurs propres embruns, mais songea avec délicatesse que tout cela ne l’aiderait en rien. Etre celui qui y avait réchappé n’aiderait pas Lita à comprendre toute la profondeur de son empathie. Et parler d’Agatha et de la manière dont elle-même l’avait happé, torturé, jusqu’à lui faire penser que le dernier recours possible était sa mort ou son suicide, les plongerait tout deux dans cet océan d’angoisse, noyade insécure, sans possibilité de secours.

La parole revint au détournement, à cet emploi alimentaire et le dédain de Lita se transforma en une pique plus acerbe. Voile d’ombre pour certitude désespérée de retrouver la voie classique de son rêve de star, Lita offre ainsi la figure transie de celle qui ne veut rien abandonner, pour ne pas que l’autre, qui que soit cet autre en vérité, puisse avoir tout emporté. Vitold la fixe, cherche un instant, à nouveau, l’équilibre entre nourrir cet espoir et rappeler la triste réalité des faits. Sent, pertinemment, qu’à forte dose de pouvoir elle pourra sans doute atteindre quelques paliers. Mais la manipulation psychique n’est pas éternelle et les ordres s’envolent vite, surtout quand on en abuse.

« Vous pourrez compter sur votre talent pour vous ouvrir cette voie. Et j’entends… celui de l’actrice, auquel je n’ai pas encore eu le plaisir de me confronter. Je vous souhaite de réussir, dans toute ma sincérité, et d’avoir l’honneur de pouvoir dire un jour à la personne installée au siège d’à côté que je connais la jeune femme qui joue à l’écran. » Il sourit, et il n’y a aucune moquerie, aucun mensonge dans ce qu’il lui donne, comme un vague bouquet de fleurs sans pollen, âme consciencieuse qui redevient le profil de sinistre, vautour aux airs tristes, à la curiosité chaste et amicale.

« Je suis bienheureux d’apprendre votre prudence. Faire profil bas est une nécessité, surtout dans cette ville mais j’aime à vous entendre parler de vos futurs projets. Il est peut-être même possible de vous inscrire à quelques cours de théâtre, le soir. Si vous avez besoin d’un soutien financier, je peux vous y aider. » Une modique somme allouée au sourire de Lita, vaut bien la dépense qu’elle opère dans son portefeuille déjà rempli. Après tout, ce n’est pas comme s’il ne réservait pas déjà une grande part de ses économies à Anton et à son avenir. Un présent, qu’il offrira au jeune homme à sa majorité révolue. Surprise dont Mae n’est évidemment pas au courant.

Elle lui en voudrait certainement.

« De quand date ce rêve ? D’être actrice. Vous étiez petite fille qu’il vous fallait déjà monter sur les planches Lita ? Avez-vous cette expérience, ces études ? Ce pragmatisme de la passion ? »

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MessageRe: A Face to Call Home ☾ Vitold » Jeu 22 Avr - 20:48

@Vitold Chokowski // A Face to Call Home ☾☾

« C'est très gentil à vous. Et je compte bien sur mes talents d'actrice pour me hisser au sommet. Quel serait le plaisir à voir mon rêve se réaliser si je sais pertinemment que je dois cela aux ordres murmurés à quelques individus haut placés ? Je compte bien réussir par mes propres moyens et ne pas abuser de mes capacités, si c'est cela qui vous inquiète. » C'était lors de ses crises de nerfs impromptues que l'américaine se disait que tout serait plus facile si elle venait à user de son don de manière immodérée. Une fois ses esprits retrouvés, ses plans étaient abandonnés. Trop risqué, comme le lui avait signalé Vitold, pétri de sagesse. Depuis son arrivée à Blackwater Falls, elle s'était contentée de donner quelques ordres anodins visant à lui faciliter l'existence. Se faire offrir un café, un parfum ou tout autre babiole probablement inutile mais qui avait pourtant retenu son intention. Et ses cibles étaient savamment choisies. Des inconnus qu'elle ne reverrait probablement jamais, des personnes qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam.

« La prudence n'est que temporaire. Le jour viendra où je rendrai la monnaie de sa pièce à l'homme qui a brisé un nombre incalculable de vies, dont la mienne. La prudence ne serait guère de rigueur, en cet instant. Mais pour le moment, mon don est très faible et je ne fais pas le poids. » Elle esquissa un sourire, tentée par l'offre de Vitold. Elle avait sa petite fierté, Lita, mais savait la mettre de côté lorsque cela était dans son intérêt. « Je vous remercie, mais je n'ai pas besoin d'une quelconque aide financière », répondit-elle pourtant, déclinant l'offre alléchante de son interlocuteur. « Votre écoute et votre bienveillance me sont très précieuses. Je n'ai besoin de rien d'autre. » Quelque chose la dérangeait dans l'idée de délester cet homme de quelques billets.

« C'est exactement ça ! », s'exclama-t-elle en se redressant soudainement. « J'ai fait mes débuts très jeune, dans quelques publicités et quelques petits rôles dans des séries télévisées. A dix ans, j'ai obtenu mon premier rôle dans un film, une histoire fantastique avec magiciens et dragons. »  L'américaine contait son histoire à grand renfort de gestes et de pauses dramatiques, emportée par son imagination débridée qui l'emmenait loin, très loin, de son enfance banale et méprisable dans une petite ville paumée des États-Unis. « Et puis, la chance a cessé de me sourire, il faut croire. Les places sont chères, dans ce milieu. Un jour, je me retrouverai à nouveau sous le feu des projecteurs. Je ferai tout pour. » Elle lissa ses vêtements et prit l'expression de rigueur en cet instant, mélange de nostalgie et de détermination. « Et vous ? D'où vous est venue cette étrange vocation ? », demanda-t-elle, dardant un regard curieux sur son interlocuteur.

par zaja.
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