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 la mascarade de chair (elinor)

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vampire ○ kill of the night
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MessageSujet: la mascarade de chair (elinor)   Lun 3 Juil - 11:33

LA MASCARADE DE CHAIR
ELINOR ET TYR


L'air est empli d'un étrange parfum, saturé par les mille arômes qui emplissent la salle. De ces parfums, il n'en retient qu'un seul qui le hante jusqu'aux tréfonds de son esprit ; celui du carmin qui cogne la chair des quelques âmes présentes. Il est assis au fond de la salle, tel un loup solitaire tapi dans l'ombre. Silencieux, ses lèvres sont pincées tandis que ses deux billes rondes se promènent sur l'assemblée. Il ne porte aucune attention à la scène et au mystérieux ballet qui s'y joue ; seule la plèbe l'intéresse. Il devrait pourtant s'enticher de cette musique enivrante qui crache quelques notes de ci et là, de ces comédiens qui gerbent des récits, las de répéter quelques paroles que nul ne daigne écouter, et de ces faibles lueurs qui illuminent la scène. Le spectacle est beau, presque divin. Il devrait s'y enticher, de ce spectacle, l'ultime scénario qui se joue sur les planches de son théâtre. Seulement, la soif brûle sa gorge et serre son collet avec la rage qui l'anime. Les entrailles hurlent à la famine et les poings n'ont de cesse de se tordre. Quelques arômes délicats qui emplissent ses poumons, l'enivrent et le voilà comme hypnotisé. Cette nuit pourtant, il sait qu'il devra résister à la tentation car voilà les seuls auditeurs de son théâtre. Une triste réalité qui le frappe de plein fouet. Quelle piètre créature est-il devenu depuis que ses maux se sont posés en cette ville maudite, qu'il ne cesse de se répéter. La bête s'est assagie, croit-il, trop occupée à mettre en place quelques mascarades. Piètre comédie qu'il suit de son regard animal.

Lentement, il s'agite sur son siège. La faim grogne, mais il reste rigide. Sur les planches du vieux théâtre, on danse et on chante quelques paroles. Des mélodies qui percent les tympans du martyr et qui lui fendent le cœur. Quel ignoble spectacle, qu'il se dit, tandis qu'on ose quitter la salle. L'ennui, croit-il bon de justifier. Douze âmes, voilà ce à quoi se résume désormais son éternité. Douze individus, absorbés par la comédie qui se joue. Pathétique existence qu'est sienne, tandis que brûle la colère.
Il aimerait arrêter cette médiocrité, mais il est figé. Incapable de laisser sortir le monstre, de cracher la haine qui le hante depuis tant d'années. Il reste immobile, soigneusement dissimulé au fond de la salle. Jusqu'à ce qu'une âme vienne le déranger.
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MessageSujet: Re: la mascarade de chair (elinor)   Jeu 6 Juil - 11:14

la mascarade de chair
— Tyr Bajramovic & Elinor Reyes —

i live for the nights
that bleed into the morning,
like two lost stars finding the sun
Le théâtre est un endroit qu'elle fréquente rarement. Pourtant, elle se surprend à rester figée devant les grandes portes. Quelques instants plus tôt, elle l'a vu entrer dans l'immeuble. Cet homme vêtu de noir, l'aura éclatante du rouge. Couleur de l'hémoglobine, la couleur sanglante de la violence cachée. Le mystérieux personnage venait de disparaître dans l'enceinte du théâtre mais elle s'est arrêtée devant comme si elle s'apprêtait à entrer dans une église. Le désir de pourrir le coeur d'une nouvelle victime l'envahit peu à peu. Et l'aura de l'homme est aussi alléchante que doit lui paraître le sang des mortels. Car elle ne peut se tromper ; il est une vampirique créature. Canines et se adorant le sang. Ils sont si faciles à repérer et si facilement corrompus. Voilà plus de dix ans qu'elle est restée dans son coin, à laisser les humains et leur compagnie vaquer à leurs quotidiens banals sans jouer avec leurs têtes. La vie sur Terre commence à lui peser. Ennuyante, suffocante. Elle en vient presque à regretter l'enfer. Elle a passé le dernier siècle à laisser les humains vivre en paix. Elle a fait des efforts titanesques dans l'espoir de nettoyer un peu son âme maudite. Mais elle commence à penser que c'est impossible. Que son tendre Adam lui est à jamais perdu au repos éternel alors qu'elle est coincée parmi les humains et leurs quotidiens ennuyants. Adam, il avait ce goût de l'aventure, cette étincelle dans le regard qu'elle n'a plus jamais croisé par la suite. Ni même avant. Elle sait qu'il était son âme soeur et la séparation est plus douloureuse que tous les fléaus qu'elle a pu endurer de son vivant. La trahison de son équipage, la maladie qui la rongeait alors qu'elle pourrissait dans une cellule. Chaque jour sans Adam est cent fois pire que tout cela réunit.

C'est une pensée pour Adam qui l'empêche d'entrer dans le théâtre aussitôt. C'est une pensée pour son défunt fiancé qui l'arrête à l'entrée, observant son reflet dans la vitre du kiosque. Mais c'est aussi l'idée que rien qu'elle puisse faire ne la rapproche de lui qui l'amène à faire un premier pas, puis un deuxième pour finalement pénétrer dans l'arène de la comédie. Une fois dans la salle de spectable où se joue une piètre pièce, elle repère la proie dissimulée dans l'ombre, tel le prédateur. Mais ce soir, c'est elle le monstre. Le danger qui guette. Elle approche, de sa démarche féline et s'installe dans le siège voisin. Regard fixé devant elle, observant l'action sur les planches, elle est évidemment là pour interrompre la solitude du vampire isolé. Car tout autour d'eux, les sièges sont vides et elle aurait pu choisir n'importe lequel d'entre eux. Mais c'est celui-ci qu'elle occupe à présent ; un trône au milieu d'une foule identique. Elle croise les jambes devant elle et garde un instant le silence, savourant l'instant juste avant de frapper la proie. « Les humains sont appétissants, n'est-ce pas ? Un goût délicieux sur la langue... » faisant clairement allusion au fait qu'elle connaît son secret. Elle n'a jamais goûté au sang humain et ne le fera jamais. Cependant, elle a vu un grand nombre de vampires se délecter d'hémoglobine. Doucement, elle incruste sa mauvaise influence dans les veines du ténébreux. Son pouvoir se glisse à travers chaque pores de la peau de l'homme et la belle peut sentir les pulsations de ses vices battre tel un coeur excité. C'est le genre de sensation que la démone recherchait quand elle avait traversé le sud des États-Unis tel un fléau. Elle se rappelle de tous les massacres dont elle a été l'étincelle progageant l'incendiaire violence. Ce soir, Blackwater Falls sera-t-il le théâtre d'un nouveau massacre ? Tout ce qu'elle peut faire c'est tourner son regard sombre vers le vampire et observer son pouvoir à l'oeuvre.
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vampire ○ kill of the night
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MessageSujet: Re: la mascarade de chair (elinor)   Ven 7 Juil - 8:04

LA MASCARADE DE CHAIR
ELINOR ET TYR


Il est silencieux face au carnage qui se dessine sur les planches du vieux théâtre. Les éclats de voix des comédiens sont assassins et lui laissent un goût d'amertume. Il rêverait d'interrompre ce massacre, mais il est figé car il sait qu'une fois le rideau tombé, la bête sera rassasiée. Ses phalanges sont liées, posées sur ses genoux fermement ancrés au siège sur lequel il est assis. Il n'a pas bougé depuis le début de la pièce, et il ne bougera pas avant la fin. C'est un observateur, une ombre glissée dans la pénombre. Il se croit invisible de tous, aussi est-il surpris lorsqu'une âme approche. Il la voit arriver, telle une plume flottant dans les airs, mais il ne détourne pas le regard de la scène. Du coin de l'œil, elle lui semble pleine de grâce et de beauté, mais il n'est étrangement pas attiré par son parfum. Aussitôt, il sait que quelque chose déraille et ses entrailles sont tiraillées par un je-ne-sais-quoi. La faim, songe-t-il, mais s'il savait.

L'invitée s'installe à ses côtés, désireuse de se faire remarquer. Du coin de l'œil, il l'observe, mais n'ose tourner la tête pour découvrir son visage. Il croit ne l'avoir jamais vue, mais s'il prêtait attention, il saurait qu'elle est en lui, telle la faim qui gronde. Elle est la tentation qui rôde et s'abat sur sa proie, envieuse de semer le trouble. Elle est la faim, la soif et l'éternel désir que l'on ne peut assouvir. Elle est dangereuse et ça, Tyr le devine aussitôt tandis qu'elle s'adresse à lui. « Les humains sont appétissants, n'est-ce pas ? Un goût délicieux sur la langue... » dit-elle, d'une voix suave. Le timbre est mélodieux et amène au vampire une étrange impression. Il est envahi par un sentiment d'agacement, suivi de l'impatience qu'il connaît tant. La hâte de planter sa mâchoire et d'avaler l'hémoglobine. L'image traverse son esprit et pour s'en détacher, il ferme ses paupières. Il cesse aussitôt de respirer, bloquant tout arôme succulent venu caresser ses poumons. La sensation disparaît aussi vite qu'elle est venue, mais il reste amer et affamé. Il se racle la gorge et prononce d'un timbre mal assuré : « À qui ai-je l'honneur ? Ou à quoi plutôt ? » Son visage se tourne vers l'inconnue, il est aussitôt frappée par sa beauté et par les mille frissons que ses traits lui procurent. Il sait alors qu'il n'a jamais rencontré cette succube et qu'il aurait préféré ne jamais la rencontrer, car il voit. Il voit le danger dans ses yeux, l'amusement et le plaisir qui jaillira de ses lèvres lorsqu'elle en aura fini avec lui. Il devine l'abîme au fond de son âme et la perdition qu'elle représente. La crainte s'invite dans l'esprit torturé du vampire, alors il détourne le regard pour qu'elle ne voit pas, ô combien, la faim le rend faible.
Devant lui, la mascarade continue. Les comédiens entament un chant maladroit, peu harmonieux qui l'irrite. Il croise ses bras contre son torse, fermé à la conversation. Il envisage de se lever, de fuir, mais il est comme paralysé. Vulnérable à la faim et à la tentation.
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