AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  




 
n'oubliez pas que les humains, les fantômes et les polymorphes ont besoin d'amour, eux aussi.
nous sommes présentement en avril 2017. le soleil pointe enfin le bout de son nez
en raison d'un déséquilibre dans la répartition des créatures, les démons ne sont plus autorisés, tout comme les vampires de plus de 100 ans.

Partagez | .
 

 Hell bound | 25.03 | Lawrence

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Auteur
Message
avatar
paranormal ○ walk the line
○ messages : 134
○ double-compte(s) : None
○ crédits : Avtar = Mathou Signa = Neon Demon (Code) & ShoesofMoriarty (Gif) & Muse (Lyrics)
MessageSujet: Hell bound | 25.03 | Lawrence   Lun 3 Juil - 11:57

Hell bound
Lawrence & Charlie
So they dug your grave
And the masquerade
Will come calling out
At the mess you made
••••

   
25 mars, matinée, la plume de phénix

Sa Grand-mère lui avait dit de ne pas aller en ville, prétextant qu’il s’y passait des choses étranges. Mais pour Charlie, les choses étranges se passaient dans son esprit, dans sa tête. Elle ne croyait toujours pas les absurdités que pouvait parfois déblatérer Anne. Comment le pourrait-elle, de toute façon, sans tomber définitivement dans la folie. Oh, elle savait qu’elle n’était pas folle, tout du moins, elle essayait de s’en convaincre. Grâce aux exercices que lui proposaient l’éleveuse de chevaux, les voix qui d’ordinaire venait troubler son calme, étaient moins nombreuses. Alors, depuis ce semblant de tranquillité retrouvé, Charlie trouvait le temps de se rendre en ville. Si elle ne connaissait pas encore Blackwater Falls par cœur – elle connaissait bien évidement le chemin de l’hôpital, mais c’était bien tout – elle était, depuis peu, tombée amoureuse d’une boutique de livre. La plume de phénix. L’endroit n’était pas grand, mais sentait bon le bois. Et puis, il lui semblait retrouver l’esprit d’une petite boutique de livres Londonienne, et dieu savait que son pays lui manquait. Son pays, sa vie, sa famille. Tout lui manquait. Mais, elle ne se laissait pas abattre. Elle regardait les jours s’écouler, vivait au jour le jour. Elle passait énormément de temps avec sa grand-mère et, lorsque celle-ci avait des choses à faire allait rendre visite aux animaux de la ferme où elle vivait à présent. Et puis, elle lisait, beaucoup. Elle dévorait même, les livres qu’elle achetait, et devait donc retourner en acheter.

Voilà donc la raison de sa venue en ville, ce matin-là : acheter un nouveau livre, et papouiller le chat du libraire, aussi, accessoirement. Plongées dans ces pensées, légèrement anxieuse à l’idée de croiser trop de monde, elle gara la petite voiturette que lui prêtait sa grand-mère sur une place libre, et hâta le pas jusqu’à la librairie. Lorsque quelqu’un, qu’elle ne connaissait pas, lui attrapa le pas. Le regard fou, les traits déformés, Charlie n’eut guère la curiosité de se demander ce qu’il avait. Porté par l’adrénaline, et par la peur – l’homme n’était pas en mesure de parler, mais grognait aussi férocement qu’un loup enragé – elle envoya son pied dans l’entre-jambe de l’inconnu. Dès que la prise de ce dernier se desserra, elle se libéra le bras, et couru en direction de la librairie. Elle ouvrit la porte à la volée, et la referma aussitôt, en fermant le verrou. « Il y a.. Il y a.. » tentait-elle d’expliquer, en posant le regard sur le propriétaire des lieux, mais, son manque d’habitude de course l’empêcha d’expliquer correctement ce qui se passait dehors. Qu’est-ce qui lui avait pris, au juste, de venir ? Elle prit alors quelques secondes pour souffler et retrouver ces esprits, lorsqu’une main vint claquer sur la porte de la librairie, la faisant reculer de quelques pas.

   

   ••••

by Wiise
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
○ messages : 672
○ double-compte(s) : Elijah Pembroke
○ crédits : © Miss Pie (signa/profil/ avatar)
MessageSujet: Re: Hell bound | 25.03 | Lawrence   Lun 3 Juil - 14:38



   
Intrigue - Hell bound
Charlie | Lawrence
Beaucoup d'eau avait coulé sous les ponts depuis mon arrivée ici et pourtant plus ça allait plus je sentais que des événements désastreux étaient en train de se profiler. Tapis dans l'ombre comme des bêtes assoiffées de sang prêtes à vous sauter à la gorge au moindre mouvement. D'ailleurs si j'avais su ce qui était en train de se passer en ville je me serais flagellé pour cette comparaison médiocre. Comme tous les jours que Dieu faisait, j'ouvrais ma boutique sur les coups de huit heures pour la refermer à midi pile. Oui j'étais très à cheval sur l'heure je détestais être trop en retard ou trop en avance. Lorsque j'avais quitté ma maison j'avais pris ma petite cage pour emporter Salem avec moi. Depuis quelques jours il était étrangement agité, jour et nuit. D'ordinaire je mettais ça sur le dos des esprits qui venaient parfois communiquer avec moi, mais là il n'y avait rien. J'avais inspecté mon appartement de fond en comble, brûlé je ne sais combien d'encens et fait plus d'une dizaine de rituels et mon lieu de vie était tout ce qu'il y avait de plus clean. Je ne comprenais pas. Il était en perpétuel état de stresse et de peur, bondissant parfois pour éviter une caresse. Lui qui était tout câlin d'habitude. La cause de cette agitation n'avait rien de naturelle je le savais mais malgré tout je refusais de le laisser chez moi tout seul. Il était beaucoup trop effrayé et c'est encore un bébé je ne veux surtout pas qu'il lui arrive quelque chose.

Le froid du matin ne me fis pas passer par trente six chemins,  j'avais pris la route la plus directe et courte pour me rendre à la librairie. Je m'y étais engouffré très rapidement et avait mis cette dernière en activité. Lumières allumées, volets de bois ouverts pour laisser la vitrine à la vue des passants. Salem lui avait eu le luxe de sortir de son panier de transport, peut être qu'ici il serait plus à l'aise que chez moi. Si toute fois le problème venait bel et bien de mon habitation. Les heures passaient et tout était étrangement calme dans ma rue. Même la petite épicerie que je pouvais apercevoir depuis mon comptoir était fermée. Quelque chose se passait en ville, et je n'aimais pas vraiment ce qui était en train de se tramer ici.  - "Chuut .. calme toi regarde je suis avec toi "- Dis je à mon chat en le caressant entre ses oreilles alors qu'il commençait à faire les cent pas entre le tabouret et les étagères derrière moi.

Alors que je tentais de calmer mon animal de compagnie ma porte s'ouvrit brusquement. Surpris par ce geste brutal je m'étais cogné une fois de plus la tête contre l'étagère supérieure alors que Salem lui avait anticipé et s'était réfugié sous le comptoir. Une de mes cliente habituelle venait de fracasser à moitié ma porte avant de la refermer dans la même demie seconde. Elle semblait effrayée .. voir même tétanisée et complétement à bout de souffle. "Qu'est-ce qu'il se passe ? ... Mademoiselle Holden?" -  Son nom m'était revenu en un éclair. Elle était pour moi la gentille petite anglaise adoratrice de livres qui me rappelait une amie que j'avais eu lorsque j'étais encore en école primaire et qui était elle aussi originaire de la capitale anglaise. Alors que je me dirigea vers elle une main s'éclata contre la vitre de ma porte. - Ils ont décidés de me casser ma boutique aujourd'hui ou bien ? - Mais au vu de la réaction de la jeune femme cela devait avoir un rapport avec sa panique extrême. Sans trop réfléchir je m'approcha d'elle et lui pris la main lui faisant signe de me suivre pour s'éloigner de cette .. chose qui l'avait suivie jusqu'ici "Ça va aller ? ... qu'est ce qu'il se passe ? ..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
○ messages : 134
○ double-compte(s) : None
○ crédits : Avtar = Mathou Signa = Neon Demon (Code) & ShoesofMoriarty (Gif) & Muse (Lyrics)
MessageSujet: Re: Hell bound | 25.03 | Lawrence   Dim 9 Juil - 13:44

Hell bound
Lawrence & Charlie
So they dug your grave
And the masquerade
Will come calling out
At the mess you made
••••

 
Charlie regrettait très profondément d’avoir quitté le calme de la ferme de sa grand-mère. La distance qu’il y avait entre la ville et son lieu de vie, donnait à celui-ci une certaine sécurité. En effet, personne ne venait chez sa grand-mère à moins d’en avoir le besoin. Encore fallait-il savoir trouver l’endroit, puisqu’aucun panneau de signalisation était présent. La première fois que Charlie avait pris la voiture pour aller en ville, elle s’était perdue sur le chemin du retour. Mais, si elle connaissait maintenant bien le trajet aller et retour, ce dernier n’était pas dans ses pensées. Oh non, toute son attention était portée sur cette main qui tambourinait sur la porte de la librairie. Tout un tas de questions se bousculèrent alors dans son esprit, qui n’avait pas été aussi active depuis un certain temps : la porte allait-elle tenir ? Que se passait-il ? Pourquoi cet homme qui lui avait agripper le bras avait-il cette lueur démente dans le regard ? Charlie n’en savait strictement rien. Ce qui venait de lui arriver, l’ambiance qui régnait dans la petite librairie lui était étrange. Oh, elle s’était pourtant bien habituée à l’atmosphère particulière qui enroulait la petite ville de Blackwater falls, mais les choses semblaient avoir légèrement changées. Le climat, de plus en plus lourd et tendus la poussait tout simplement à s’enfuir d’ici. Sauf que la porte de sortie était prise, et que l’homme dément tapait de plus en plus fort.

Et puis, l’esprit de Charlie retrouva la terre lorsque le propriétaire des lieux, Lawrence Lloyd lui attrapa et la guida vers le fond de la boutique, éloignant alors la Londonienne de la porte d’entrée et du boucan que faisait les personnes à l’extérieur. « Ça va aller ? ... qu'est ce qu'il se passe ? ... » demanda alors Lawrence à Charlie, qui tentait alors de reprendre ses esprits. Est-ce que ça allait ? Oui, surement. Qu’est-ce qu’il se passait ? L’Anglaise n’en avait pas la moindre idée. Peut-être avait-elle paniqué pour rien, peut-être que tout cela n’était que le fruit de son imagination. Après tout, elle devenait peut-être vraiment folle, et ne pouvait rien y changer. Charlie – comment souvent – se sentait perdue. Son regard passa de Lawrence, aux rangées de livres bien alignés avant de se reposer, fébriles, sur la porte d’entrée. « Je.. Je ne sais pas trop.. » commença-t-elle, en tentant de retrouver ces esprits pour fournir une vraie réponse à la question posée. « J’ai terminé mon livre, et je voulais venir en racheter un autre, alors je suis venue. Et puis, en sortant de ma voiture, après quelques pas, un homme m’a attrapé le bras et s’est mis à grogner comme un animal. Je. Il avait quelque chose dans le regard d’effrayant de.. » expliqua-t-elle, avant de s’arrêter, frissonnante. Oh, elle ne comprenait pas très bien ce qui s’était passé, mais cela c’était passé, alors elle reprit, d’une voix un peu plus sûre, moins hésitante. « Et puis je, j’ai réussi à me débarrasser de lui, et me voilà. Je suis désolée pour votre porte. J’espère qu’elle tient bien ! C’est une porte renforcée ? » demanda-t-elle, alors que son regard alternait entre Lawrence et la porte. Ce serait vraiment bien, si elle était renforcée, cette porte..
 

  ••••

by Wiise
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
human ○ drink the water
— administratrice —
○ messages : 145
○ double-compte(s) : eli, tadhgán, sylvia, carson.
○ crédits : avatar (c) blue walrus. – signature (c) clutch, tumblr.
MessageSujet: Re: Hell bound | 25.03 | Lawrence   Ven 25 Aoû - 14:16


hell bound
charlie, lawrence, ichabod / My bones all resonate–A burning lullaby. You can't take that from me. Just go ahead and try. And all along can say it, Help is on the way. – RISE AGAINST.

Il se passait quelque chose. Quelque chose qui dépassait l'entendement — quelque chose qu'Ichabod ne comprenait pas encore vraiment. Les ragots qui lui parvenaient ne parlaient que de violences inexpliquées et d'agressivité démesurée. Les maris se mettaient à craindre leurs femmes, et à prétendre que celles-ci essayaient de les tuer. Les infirmières des maisons de retraite se faisaient agresser par leurs patients, et peinaient à les contrôler. Plus rien ne faisait de sens. La ville était en train de venir folle, et c'était bien l'unique certitude à tirer de tout ce bordel.

Ichabod, pourtant, ne pouvait s'empêcher de vivre comme si de rien n'était. Peu effrayé par la perspective de mourir, peu secoué à l'idée d'être agressé au coin de la rue. Il voulait comprendre ce qui se passait. Continuer à écouter, et commencer à interroger. Décortiquer les faits en compagnie des victimes, et rassembler les connaissances qui lui permettraient de mettre le doigt sur ce qui n'allait pas. Et à la vitesse où les choses dégénéraient, l'urgence se faisait plus que jamais sentir.

Ca lui avait pris quelques interrogatoires. Ca lui avait pris un ado blessé, dont il s'était occupé au mieux de ses capacités. Quelques lectures rapides, et les suspicions s'étaient formées. Quelques lectures rapides, et l'ado s'était jeté à sa gorge. Il ne s'en était débarrassé qu'à grand peine, mais l'attaque avait suffi à ce qu'il comprenne. Le diagnostic s'était imprimé dans son esprit, résultat des connaissances qu'il avait accumulées avec les années. Et alors, l'urgence s'était faite plus prégnante encore. Slade.

Sans plus attendre, laissant l'ado inconscient soigneusement saucissonné à son lit, le Conway claqua la porte de son appartement derrière lui et sortit de l'immeuble. Fallait qu'il trouve Slade. Fallait qu'il le prévienne. Fallait qu'il soit à ses côtés, si quoi que ce soit arrivé. Son jumeau n'avait pas besoin de protection, il le savait ; mais la simple idée d'être éloigné de son double dans des temps pareils lui faisait froid dans le dos. Le tout, ce serait de le rejoindre. De le trouver, puis de le convaincre d'aller surveiller la deuxième personne de cette ville qui avait besoin de son attention. Et si Slade refusait, tant pis. Annabel avait davantage besoin d'être protégée ; Slade savait se défendre, et un contact maintenu entre eux permettrait de s'assurer que les choses restaient viables.

C'était dans cette idée que l'homme était sorti dans la rue, Wolfie sur les talons. Baby était encore à l'auberge d'Annabel, et il avait laissé Red à l'appartement pour garder un œil sur l'ado. Lorsqu'il était parti, le chien était planté au pied du lit, scrutant de ses petits yeux féroces la silhouette évanouie. Et Ichabod le savait : si les choses dégénéraient et que le danger pointait le bout de son nez, l'animal saurait s'échapper et venir le retrouver. Il avait toujours su.

Le pitbull gris et blanc sur les talons, les mains au fond des poches et le regard scrutant attentivement les rues autour de lui, l'homme avançait avec précautions en direction de l'appartement de son frère. Mais alors qu'il passait à côté d'une petite rue commerçante, il se figea. Non loin de là, un homme était en train de frapper contre la porte de ce qui semblait être une petite librairie. Son comportement ne mit pas longtemps à alerter les sens du Conway, et celui-ci recula d'un pas, disparaissant au coin de la ruelle et conservant un œil averti sur la scène. De l'autre côté de la vitrine, il y avait du mouvement. Et à en juger par la violence avec laquelle le type s'acharnait sur la porte, la ou les âmes qui se trouvaient dans la boutique n'étaient pas encore contaminées. Proies de choix pour le fou dont la maladie avait saisi l'esprit. Fallait les sortir de là.

Rapidement, l'idée lui vint. Claire et sans appel — seule solution viable à ce genre de situation. Fallait attirer l'homme ailleurs. Détourner son attention de la librairie, et le neutraliser proprement. Mais alors qu'il allait pour se manifester, il se figea. L'homme venait de s'éloigner de quelques pas, et de rentrer dans le magasin d'à côté. Sceptique, Wolfie sur les talons, Ichabod ne bougea pas. Derrière lui, le chien émit un grognement léger. Comme en réponse, l'homme ressortit de la boutique où il était entré, un extincteur entre les mains. En quelques pas à peine, il fut à nouveau au niveau de la librairie. Et, sans l'ombre d'une hésitation, il se mit à asséner de violents coups sur la poignée de la porte à l'aide de son arme improvisée.

« Shit. » Le mot sortit sans que l'homme n'ait le temps de le penser. Rapidement, il se précipita vers la scène. Pas assez vite, cependant. La poignée venait de céder, et l'homme avait précipité l'extincteur dans la petite vitre avant d'enfoncer la porte. Pressé par l'inquiétude, le Conway accéléra le pas. Wolfgang le devança, galopant jusqu'à l'intérieur de la petite librairie. Quelques secondes après que l'homme s'était engouffré, Ichabod apparut dans l'encadrement de la porte. Un rapide regard alentour lui permit de facilement analyser la situation, que le chien avait commencé à dégager à coups de crocs, et qu'il entretenait désormais en grognant. Le mollet en sang, l'homme était reparti en quête de l'extincteur et le tenait désormais à bout de bras, prêt à le jeter sur l'animal. Il ne fallut pas plus longtemps aux mains du Conway pour se refermer sur ses épaules et le faire basculer vers l'arrière. Emporté par le poids de l'extincteur, l'autre perdit l'équilibre et s'écroula. D'un coup de pied, Ichabod le força à lâcher son arme de fortune, et la fit rouler au loin. Une de ses mains se referma sur son col, tandis que l'autre jetait ses doigts vers son visage, se débattant comme un beau diable pour tenter de l'attraper et de renverser la situation. Sous un tel déploiement de force, l'ancien soldat n'hésita pas bien longtemps. Il saisit un bras de l'homme, et le tordit pour le forcer à lui faire dos. Ses bras se refermèrent alors autour de son cou, tandis qu'il le serrait avec force contre son torse. Les ongles de l'autre se mirent à lui griffer les avant-bras alors qu'il résistait sauvagement, bougeant pour tenter de faire tomber son agresseur et de le faire lâcher. Il n'en fut rien, néanmoins. Le dos du Conway heurta un mur, faisant tomber une petite étagère sur laquelle était entreposée quelques livres. Fermement calé, il donna un coup à l'arrière de la jambe de l'homme. Gêné dans ses appuis et suffoquant toujours, l'autre se mit à lui enfoncer les coudes dans les côtes, continuant de le ruer de tous les coups qu'il pouvait. Mais rien n'y fit.

Au bout de quelques longues secondes, les claques désespérées et les griffures sur les bras cessèrent. Les yeux se révulsèrent et le corps s'affaissa sous la prise imperturbable qui venait de le neutraliser. Ichabod l'accompagna au sol, lui posant la tête sur un livre tombé là. Ce ne fut qu'à ce moment que ses yeux se relevèrent finalement vers les deux jeunes gens présents dans la boutique. « Tout va bien ? Vous n'avez rien ? » Sa main se posa contre la gorge de l'homme, toujours évanoui à ses pieds, tandis qu'il reportait son attention sur lui. Le pouls fila sous ses doigts, tandis que le chien quittait finalement la position de garde qu'il avait adoptée auprès des deux occupants des lieux. D'un pas rapide, Wolfie s'approcha de lui, sa tête frottant brièvement contre sa cuisse. Toujours agenouillé aux côtés de l'homme, Ichabod leva à nouveau les yeux. « Vous auriez pas de quoi l'attacher, par hasard ? » S'ils n'avaient pas de corde, il trouverait une autre solution. Après tout, mieux valait prévenir que guérir dans ce genre de situation.

hors jeu:
 

(c) blue walrus

_________________

for not a year later it's got you lying on your back. you should have closed your windows and got another dog. you should have chained up all the doors and switched up all the locks.
▲▼▲

keur keur :
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
○ messages : 672
○ double-compte(s) : Elijah Pembroke
○ crédits : © Miss Pie (signa/profil/ avatar)
MessageSujet: Re: Hell bound | 25.03 | Lawrence   Mer 30 Aoû - 10:38



   
Intrigue - Hell bound
Charlie | Lawrence
Tous les événements me dépassaient un peu. Il fallait dire que je n'avais jamais vu autant d'agitation dans ce quartier depuis que je suis ici et encore moins une cliente rentrer ici complétement terrorisée. J'avais aucune idée de la manière dont je pouvais la rassurer étant donné que je commençais à sentir de la peur grimper en moi petit à petit. Un long silence s'était emparé de la rue dans laquelle je me trouvait. Un mutisme anormal, comme si quelque chose de grave était en train de se dérouler dans un rayon de un ou deux kilomètres autour d'ici. Seul un cri strident transperça ce silence de mort tel un éclat de lumière au travers d'un brouillard. Ceci me donna de longs frissons. Je n'aimais pas ça. Je n'aimais pas ça du tout. Salem était parti se réfugier sous une étagère derrière mon bureau près de ma remise et la jeune femme me regardait avec une grande panique à laquelle je ne savais quoi répondre.

"Je ... oui  elle est renforcée ... normalement à part un objet très lourd ou très tranchant rien ne peut la briser... tout du moins j'espère"

Cette dernière note dans ma voix n'avait rien de spécialement rassurant et je n'avais rien pour pouvoir contrôler mes émotions. D'après ses dires les gens étaient devenus fous et attaquaient les autres comme des bêtes assoiffées de sang. Je cherchais dans ma mémoire ce qui pouvait causer ce genre de troubles psychotiques et qui serait aussi contagieux qu'une épidémie de peste. La première chose qui me vint en tête fût les zombies .. c'est stupide mais c'était la seule idée qui m'était venue. Bien vite rattrapé par la réalité je la balaya presque aussi rapidement qu'elle étai arrivée. C'était pas possible que ce soit ça. Par réflexe de survie j’intimai à la Miss Holden de se cacher avec moi derrière l'une de mes étagères massive derrière laquelle on ne pouvait voir si quelqu'un s'y trouvait ou non vu de l'extérieur. Le souffle court et saccadé par l'angoisse je jetais de temps à autre des regards fuyants en direction de la porte. Aussi soudainement qu'il était arrivé le silence se brisa en même temps que des coups contre ma porte. Je retins mon souffle, mimant à ma camarade de ne pas faire de bruit. Peut être qu'en faisant le mort l'agresseur pourra se dissuader et changer de boutique. Les coups continuaient de plus en plus forts et je voyais ma porte se fissurer au fur et à mesure, ignorant avec quel objet il la fracassait mais tout ce qui était certain c'est que cette rage était inhumaine. Les yeux clos durant quelques secondes je priais je ne sais qui pour qu'on puisse sortir d'ici vivants tous les deux.

Les coups s'étaient arrêtés durant plusieurs minutes qui m'avaient semblé être infinies. Mon coeur battait si fort que je soupçonnais Mademoiselle Holden de l'entendre alors que je faisais en sorte de rester proche d'elle.  Les plombs de ma porte avaient fins par sauter et le bois par se fendre de haut en bas. La partie de droite de ma vitrine venait elle d'exploser en morceaux dans un bruit assourdissant de verre. A vrai dire tout s'enchaîna bien trop rapidement pour moi, un chien entra suivi de son maître puis d'une chose qui n'était plus vraiment humaine. Le trio se démena dans un combat qui me fit me mettre en boule dans un coin toujours caché. On me donnera la palme du courage quand on aura cinq minutes. Je ne savais pas quoi faire, je n'avais aucune notion de combats, je n'avais pas une carrure impressionnante ... c'était pitoyable. Sans cette intervention on aurait pu très bien y passer tous les deux à cause de mon incompétence incroyable. Bien joué Lawrence. Bien joué.

Une fois que tout s'était tassé, après des aboiements de chien , des bruits de livres tombés, des cris et autres coups échangés je refis surface et me planta dans ma boutique. Regardant avec peur et désolation ce qui venait de se passer à quelques mètres de moi. "Je .. je oui ... sais pas. Merci beaucoup." J'avais tout bonnement aucune idée de comment ça allait, tout semblé être figé dans le temps. Dans une autre dimension dans laquelle je n'avais été que spectateur d'un horrible spectacle. "Miss Holden .. ça va aller?" tout naturellement je lui passa un bras autour d'elle comme pour m'assurer qu'elle allait bien.

Un truc pour attacher? Je me devais de réfléchir quinze secondes le temps de remettre mes idées en place. Si je devais avoir ça. Aussi désorienté qu'un oiseau ébloui par un phare, je déambulais dans ma boutique jusqu'à aller dans ma remise allant chercher les attaches plastiques utilisées pour ficeler les gros colis avec les pinces coupantes avant de les apporter à l'homme qui venait de nous sauver la vie. "J'ai ça .. j'espère que ça sera suffisant"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
○ messages : 134
○ double-compte(s) : None
○ crédits : Avtar = Mathou Signa = Neon Demon (Code) & ShoesofMoriarty (Gif) & Muse (Lyrics)
MessageSujet: Re: Hell bound | 25.03 | Lawrence   Dim 3 Sep - 12:40

Hell bound
Lawrence & Charlie
So they dug your grave
And the masquerade
Will come calling out
At the mess you made
••••

 
La porte était donc bien renforcée ? Parfait. Charlie trouvait bizarre qu’une porte de librairie soit renforcée, mais étrangement, elle n’en dit rien. C’était même plutôt arrangeant, puisque l’homme de l’autre côté continuait de déverser sa rage animale sur la porte de La Plume du Phoenix sans parvenir à la briser. « Tant mieux. » dit-elle, accompagnée d’un petit soupire soulager. Et même si Lawrence n’y croyait pas tant que ça, elle-même pensait que tout irait bien. Elle suivit tout de même le maître des lieux derrière une grosse étagère en bois sans broncher. On n’est jamais trop prudent, et lorsque les habitants d’une ville comme celle-ci deviennent fous, il faut se méfier jusqu’au bout. Alors, elle attend, Lawrence tout près d’elle. Silencieux, ils ne se parlent pas, priant certainement chacun à leur façon pour que cesse les bruits de poings sur la porte. Et puis, Ô miracle ! Le silence se fait soudain entendre, presque brutalement aux oreilles de Charlie, qui essayait d’apercevoir quelque chose à travers les gros bouquins qui les cachaient à la vue des trucs qui se trouvaient dehors. Elle s’apprêta à dire quelque chose, lorsqu’un gros coup se fit entendre, et que la porte s’envola en éclat.

Suivit de la porte, l’homme entra, la rage dans le regard, prêt à terminer ce qu’il avait commencé. Charlie s’en mordit la lèvre : ils étaient foutus, tous les deux. Elle tenta alors de se cacher plus efficacement derrière les gros livres, mais avait toujours l’impression d’être vu. Et puis, alors qu’elle pensait que sa vie allait bientôt se terminer, elle entendit des grognements venant d’un animal, un vrai, cette fois. Elle rouvrit les yeux et aperçu le pitbull gris s’en prendre à l’homme malade. L’animal fut rapidement suivi par un autre homme, son maître surement. La bataille se déroula bien trop rapidement pour que Charlie puisse en comprendre ne serait-ce qu’un petit bout, et rapidement, leur agresseur se retrouva par terre. « Ca va ,ça va ! » répondit-elle alors, aux deux hommes à la fois, avant que Lawrence ne s’éclipse un instant pour répondre à la demande de l’homme. Charlie quitta sa cachette, et observa le désastre que toute cette histoire avait produit dans la petite boutique. Elle grimaça. Elle grimaça davantage lorsqu’elle aperçut l’homme évanouie au sol, immobilisé par leur sauveur. « Merci d’être venu ! » dit-elle alors, avant de poser son regard sur le pitbull. Si elle adorait les animaux, elle savait aussi qu’ils pouvaient être imprévisibles, alors elle se retint à grande peine, de lui sauter au cou, et se contenta de faire quelques pas pour observer l’homme qui l’avait agressé. « Vous savez ce qui lui à prit de faire ça ? Vous savez ce qui se passe, vous ? » demanda-t-elle alors, à l’homme qui les avait sauvés. Parce qu’il devait bien savoir lui, ce qu’il se passait, n’est-ce pas ? Et puis, Lawrence revint avec des attaches en plastiques. Est-ce que cela allait être suffisant pour retenir l’autre de jouer à l’enragé ? Peut-être que oui, ou peut-être que non.
 

  ••••

by Wiise
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Hell bound | 25.03 | Lawrence   

Revenir en haut Aller en bas
 

Hell bound | 25.03 | Lawrence

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Romans Hell Dorado
» [Doom II] Hell Revealed II
» Figurines Hell Dorado
» Hell Achéron, futur Doyen Tourmenteur
» Hell Revealed II - Map 30 : Source Control

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
≡ RAISE HELL. :: FAR FROM ANY ROAD :: out of the furnace :: flashback :: the devil you know-