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 – cast me down where the devil don't go. (tj)

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hunter ○ ultraviolence
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MessageSujet: – cast me down where the devil don't go. (tj)   Mer 22 Juin - 14:02


Tadghán Eli Jones
devil don't go where i make my home
○ âge › vingt-neuf ans. pourtant, la plupart des gens lui donnent bien moins — et à dire vrai, il ne fait pas grand-chose pour leur donner tort. grandir, ça n'a jamais été son fort. ○ date et lieu de naissance › un certain neuf janvier, à dublin, en irlande. ses parents ont néanmoins emménagé en alberta à ses quatre ans, et il ne conserve ni souvenir ni réel accent de son pays natal. ○ profession › il est actuellement préposé aux soins des animaux, à la fourrière de blackwater falls. un nom bien compliqué, pour un emploi qui lui demande simplement de nourrir les bestioles et de s'assurer que tout se passe pour le mieux pour elles, dans la mesure des conditions pathétiques où elles vivent. ○ situation amoureuse › célibataire, et du genre bien difficile. du genre pas galant, presque un peu macho pour entretenir sa façade et cacher toute trace de son éventuel romantisme. mais à croire que ça plait à certaines filles, et que ses beaux yeux font le reste ; il n'est pas rare qu'il rentre accompagné, le soir, s'il a décidé que c'était une meilleure option que de jouer les goujats avec le monde entier. ○ orientation sexuelle › hétérosexuel, il est du genre plutôt fermé sur le sujet, et en serait presque insulté si vous le pensiez « de l'autre côté de la clôture », comme on dit. ○ situation financière › correcte. il ne roule pas sur les billets verts et ne boit pas de champagne en se prélassant dans son jacuzzi, mais il a un toit, d'la bouffe dans le frigo, et il est capable de régler ses factures à la fin du mois. pour le reste, il n'a de toute manière jamais été un grand consommateur. ○ groupe › pistols at dawn. ○ avatar › boyd holbrook. ○ crédit › tumblr.
renfermé, susceptible, cynique, insolent, arrogant, orgueilleux, blessé, provocateur, un brin misogyne, extrême, impulsif, violent, vindicatif, rancunier, traumatisé, fragile, sensible, irrationnel.

qu'on se le dise : personne n'utilise jamais son prénom. c'est irlandais, compliqué, dur à écrire sans se tromper, et ça se prononce mal. toutes ses connaissances préfèrent donc s'accorder à le surnommer tj, et lui-même ne se présente d'ailleurs jamais autrement que sous cette abréviation. ses parents sont morts lorsqu'il avait quatre ans, et il a été recueilli par un homme d'église, qui s'est occupé de lui et d'une autre petite fille, madison — récupérée dans la même situation, quelques années plus tard. cet  homme est sûrement le seul à le connaître vraiment, et un des seuls devant qui le sale gamin qu'est tj ne ressent pas le besoin de cacher sa sensibilité, lorsqu'elle a lieu d'affluer. il a toujours énormément admiré son tuteur, et malgré les disputes qui les secouent souvent, cet homme reste et restera toujours son modèle. malgré ça, tj n'est pas le plus assidu des croyants. il a peut-être été élevé par un prêtre et a peut-être passé plus de temps dans une église que la plupart des gens ne le feront jamais dans leur vie, ça ne fait pas de lui le plus vertueux des hommes. il ne se confesse jamais, ne va pas prier, et pèche comme n'importe quel autre — voire davantage, parfois. ceci étant, avoir grandi dans la foi a laissé sa marque sur son corps, et il arbore le tatouage d'une croix chrétienne, qui lui prend tout le dos. il possède également quelques autres encres, dont une sur le poignet droit, et une le long de l'avant-bras gauche. tj, il vit dans la superficialité. mais contrairement à celle de la plupart des gens, elle n'est pas faite d'argent et de bijoux clinquants. la sienne réside dans sa méchanceté, son insolence et sa fierté, les seules armes qu'il ait jamais trouvées pour se défendre de la cruauté du monde dans lequel il vivait. alors oui : tj, il passe souvent pour le dernier des abrutis, le sale con fini. celui qui te fait un coup de pute ou te sort le commentaire le plus détestable qui soit — celui avec qui tu n'as absolument aucune envie de sympathiser, parce que sa seule présence donne des envies de meurtres au plus adorable des bisounours. ça lui attire autant d'ennuis que ça ne peut lui en éviter, mais ça contribue surtout à le faire vivre dans une certaine solitude, qui lui pèse beaucoup plus qu'il ne voudra jamais se l'avouer. en-dessous cette carapace de salaud fini, la réalité est pourtant toute autre. tj, c'est rien qu'un gamin qui n'a pas eu de chance, et à qui la vie a tourné le dos alors qu'il était encore trop petit. ça n'excuse pas les mots méchants et les propos déplacés, mais ça explique qu'il ait besoin de se protéger — et malheureusement, il le fait comme il peut. et derrière le masque se cache un enfant qui n'a jamais vraiment réussi à grandir, enfermé dans ses traumatismes et ses cauchemars. pour s'en rendre compte, faut pousser. pour en avoir conscience, faut aller jusqu'à parler de ses parents et de son enfance, des origines de sa haine du surnaturel et de sa motivation à chasser. pourtant, le sujet est plus qu'épineux, et il n'est pas du genre à l'aborder en toute tranquillité. ça lui fout les nerfs, la bile dans la gorge et les larmes aux yeux. y a pas d'entre deux, et il violentera ceux qui oseront évoquer ces mauvais souvenirs aussi sûrement qu'il en rêvera en pleurant pendant la nuit. tj, il a le sang chaud. un rien le fait réagir comme un ressort, et il n'est pas capable de se brider. les limites, il n'en a pas, et le tact non plus. ça lui attire des ennuis plus souvent qu'à son tour, mais tant pis ; c'est pas comme s'il ne s'était jamais fait cogner d'sa vie. c'est un véritable casse-cou. il a toujours paru être un enfant calme et silencieux, mais dès qu'il se retrouvait seul et sans crainte d'être observé, il grimpait sur absolument tout ce qui passait à sa portée. il a de plus toujours eu une imagination débordante, et n'a jamais été gêné, enfant, de jouer seul. il s'est d'ailleurs toujours beaucoup mieux débrouillé ainsi, et a vu d'un très mauvais oeil l'arrivée dans sa petite vie de maddie, une autre enfant dans le besoin que son tuteur a également recueillie. conduire, c'est une des choses qu'il préfère faire, et une capacité pour laquelle tout le monde s'accorde à le décrire comme très doué. si y a de la route à faire, personne n'oserait l'empêcher de conduire, et on lui confie bien volontiers sa vie lorsque quatre roues et un moteur sont impliqués. il ne possède cependant plus de voiture, la sienne ayant été réduite en charpie par un fantôme lors d'une chasse, il y a quelques mois. depuis, il ne se déplace plus qu'en moto. il est incapable de garder un job. c'est bien simple, chaque fois qu'une poisse peut arriver à un employé, c'est sur lui que ça tombe — et malheureusement, son habileté à gérer les problèmes est souvent entravée par son impulsivité. il a ainsi enfilé bon nombre de casquettes avant d'arriver à son job actuel, qui détient d'ailleurs son record de longévité. sa frustration est permanente, et il ne fait pas partie des gens qui ont de la chance, ou qui sont nés heureux. le bonheur est d'ailleurs un concept qu'il n'est pas sûr de comprendre, et son pessimisme fait lever les yeux au ciel à plus d'un. pour laisser tout ça s'exprimer, il a toujours eu l'habitude de faire énormément de sport. chasser est un bon moyen de se défouler, mais lorsqu'il ne peut pas le faire, il passe beaucoup de temps à sillonner la ville en courant, ou à frapper un sac au gymnase. il n'est pas une journée où il ne se défoule pas, et les moments où il a trop d'énergie et de colère en lui sont généralement ceux où il est quasi impossible à supporter. parce que tj, il est en colère après le monde entier. il n'est pas du genre à se plaindre plus que n'importe qui d'autre, mais s'il s'énerve en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, c'est qu'il y a une raison. il en veut à la terre entière, et n'importe qui fera l'affaire lorsqu'il faut qu'il trouve un responsable à sa journée pourrie, ou à la misère de sa vie entière. des mauvais rêves, il en fait. plus souvent qu'il ne le dit — et à vrai dire, presque toutes les nuits. il a appris à se rendormir seul, et a depuis longtemps compris qu'il ne cesserait jamais d'être fatigué ou terrorisé. c'est un gamin aux rêves brisés et à la mémoire trop vive, et il faut croire que sa vie tourne aussi souvent au cauchemar que ses nuits. la peur, c'est parfaitement humain. et celle de tj l'est aussi, bien que toute aussi irrationnelle que le reste de ses sentiments. c'est une terreur qui se transforme quasiment toujours en une haine profonde, et parfois même en mépris. ainsi, il a une horreur parfois exagérée du surnaturel, répondant à la terreur qui l'habite depuis sa plus tendre enfance. et si ceux qui le trouvent misogyne savaient que cette tare venait en réalité de sa peur des femmes et de l'effet impressionnant qu'elles ont sur lui, peut-être seraient-ils moins sévères à le juger. il n'est d'ailleurs pas très doué avec les femmes, et n'a pas beaucoup de succès, sur la durée à tout le moins. physiquement, on l'apprécie, et il n'est pas rare qu'il se fasse aborder. néanmoins, son caractère peut parfois rebuter, et il lui arrive bien souvent de finir rabaissé et insulté — pour changer. lorsqu'il a trop bu, il semble parfois un peu moins rebutant, et il n'est pas rare qu'il soit alors capable de finir la nuit avec quelqu'un. il laisse paraître qu'être en couple ne l'a jamais intéressé ; pourtant, il souffre de sa solitude, et il est des peines de coeur qu'il est bien incapable d'oublier. il n'a pas été très éduqué, n'a pas fait de grandes études, ne roule pas sur l'or, et il a vécu plutôt misérablement toute sa vie. pour autant, il n'est pas stupide, et il apprend très bien sur le tas. il connaît ses exorcismes par coeur, et il sait faire une recherche à la bibliothèque — même si ce n'est clairement pas son activité préférée. il n'a cependant pas de longues conversations politiques ou culturelles, et se sent bien souvent complètement idiot à côté de ce que les gens ont l'air de savoir. faut dire que se dévaloriser, même si on n'y croirait pas, c'est une de ses spécialités. il a toujours rêvé d'apprendre à jouer du piano, mais n'en a jamais eu l'opportunité. à dire vrai, personne ne connaît ce souhait, et il s'agit peut-être d'un des désirs les plus viscéraux et les plus secrets qu'il peut garder. les gens jugent, et tj en est l'exemple parfait. on ne s'intéresse pas au gamin blessé et complètement déchiqueté qui gît recroquevillé sous la carapace de méchanceté, de violence et de colère. et pourtant, ledit gamin aurait bien plus à offrir qu'il n'y paraît au premier abord.
○ as-tu déjà été témoin d'un événement surnaturel ? › en tant que chasseur, il a été témoin de bien des phénomènes étranges, et il les traque d'ailleurs sans relâche. mais au delà d'en être témoin, il s'en est un jour retrouvé victime : lorsqu'il avait quatre ans, un démon l'a possédé. lorsqu'il a été exorcisé, ses parents étaient morts, tués par une autre créature. depuis, il est purement et simplement terrorisé par le surnaturel : une peur viscérale qui s'est muée en une haine profonde ; la seule arme qu'il ait trouvée pour combattre ses cauchemars, et qui l'anime encore aujourd'hui.
○ pseudo › blue walrus. ○ et à propos de toi ? › je ne suis qu'amour, licornes et papillons.   ○ comment t'es arrivé ici ? › à dos d'hippogriffe, bien sûr. vous m'prenez pour qui ?     ○ un dernier mot ? › bande de chacals, vous allez tous crever comme des chacals.   ... on dit des chacaux ?  
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MessageSujet: Re: – cast me down where the devil don't go. (tj)   Mer 22 Juin - 14:02

≡ 9 janvier 1987 – Naissance de Tadhgán Eli Jones à Dublin, en Irlande. Fils unique de deux parents aimants, il passa les quatre premières années de sa vie choyé en terre irlandaise. ≡ juin 1991 – Suivant la mutation du père de famille, les Jones emménagent à Houston, au Canada. À peine deux mois plus tard, un démon massacre les parents suivant son habituel mode opératoire ; un second démon, sans aucun rapport avec le premier, avait pris possession de l'enfant quelques jours avant, et le laisse assis dans un coin, figé. Près de dix jours passent avant que quelqu'un n'ait l'idée de s'inquiéter ; le prêtre de la paroisse locale, Simon Cavalier, se rend alors sur les lieux pour jeter un coup d'oeil. Il découvre les cadavres et exorcise l'enfant. Quelques mois plus tard, il en obtiendra la garde. ≡ 1994 – Suivant le chemin du démon qui avait assassiné les parents de TJ, Simon tombe sur un autre couple assassiné, les Perkins ; il recueillera également la petite, Madison, laissée orpheline et sans aucune autre famille. ≡ 2003 – Après avoir été muté de ville en ville, Simon est finalement envoyé à Blackwater Falls. L'étrange petite famille s'y installe donc, alors que TJ a 16 ans. ≡ 2005 – TJ fait la rencontre de Riley Mayfair, peu de temps après le décès de la mère de la jeune fille. Attiré et fasciné par elle, il mettra cependant quelques mois avant de finalement oser aller l'aborder. Le contact passera immédiatement entre eux, mais malgré les numéros échangés, chacun attendra que l'autre l'appelle en premier — et les deux attendent aujourd'hui toujours. Une animosité profonde naîtra alors entre eux. ≡ 2008 – Après s'être découverte dotée d'un don, Madison quitte le foyer un peu trop précipitamment, de peur que TJ et ses opinions arrêtés sur le surnaturel ne décident de s'en prendre à elle. ≡ 2009 – Plusieurs années après avoir peaufiné son entraînement de chasseur et après avoir commencé lui-même à traquer le surnaturel, TJ a une violente dispute avec Simon à propos de ses méthodes un peu trop extrêmes. Il quittera alors la maison de Simon, pour prendre un petit appartement et continuer d'enchaîner les petits boulots et les chasses. ≡ septembre 2016 – Temps présent. TJ a finalement trouvé un emploi qu'il parvient à conserver, à la fourrière de la ville. Il continue de chasser, sans avoir développé la moindre once de pitié pour les créatures qu'il traque.


    PART ONE – LOST FREQUENCIES /
    houston (1991), colombie britannique, canada.

La porte grince en pivotant, et la lumière entre enfin dans la bâtisse. Tous les volets sont fermés, les ampoules éteintes. Et l'homme qui fait un pas dans le hall d'entrée ne peut s'empêcher de ramener une main devant son nez, grimaçant lorsque l'odeur de putréfaction qui règne sur l'endroit parvient à ses narines. Le faisceau de sa lampe de poche parcourt quelques instants le salon qui se dévoile face à lui. Et lorsque les corps inanimés entrent dans le halo clair, il ne peut contenir un léger soupir. Les voisins avaient eu raison de s'inquiéter, raison de parler : quelque chose ne tournait définitivement pas rond chez les Jones ces derniers temps, et il venait d'en découvrir l'explication. Pourtant, un détail le fait tiquer : il n'y a que deux corps sur trois. Manque celui du gamin, celui du petit chérubin blond que la maîtresse n'a pas vu à l'école depuis plusieurs semaines. Où peut-il bien être ?

Le doigt trouve l'interrupteur sur le mur, et la lumière envahit la pièce. Ce n'est qu'à cet instant que les yeux de l'homme se posent sur la petite silhouette, recroquevillée contre le mur, immobile. La voilà, la tignasse blonde. Prostrée là, son petit corps remuant faiblement au rythme sifflant de sa respiration. « ... Petit ? » Aucune réaction. Il fronce les sourcils, porte doucement sa main à sa poche. Ses doigts sentent le contact familier du crucifix qu'il a prix soin d'amener, alors que son instinct lui souffle que la survie de ce gamin n'a absolument rien de naturel. Et alors qu'il empoigne fermement sa protection sommaire, le mot s'échappe d'entre ses lèvres, ultime test : « ... Christo. » Subitement, le menton se lève vers lui, lui tirant l'ombre d'un sursaut. Les yeux noirs du démon le fixent, et il sait qu'il n'y a plus un instant à perdre. L'incantation latine commence à s'échapper d'entre ses lèvres, rapidement, fébrilement. Et alors que l'enfant possédé se jette sur lui, il a à peine le temps de brandir sa croix. Le gamin recule, hurlant, alors que l'autre ne cesse sa litanie. Et lorsque la fumée noire s'échappe enfin de la gorge du garçon, l'homme le rattrape de justesse. Un petit mouvement faible lui apprend que le petit est vivant, et il n'hésite pas un seul instant, le gardant serré contre lui, à l'abri. « C'est fini. » L'enfant ne tremble pas, quasi inerte dans ses bras. Faut le sortir de là. Faut s'tirer d'ici, appeler la police, rassurer les voisins. Rassurer l'gamin, et faire en sorte qu'il ne termine pas perdu dans les abysses du système des services sociaux. Mais pour l'heure, il ne faut surtout pas qu'il voie c'qui s'est passé ici — qu'il voie ses parents, étendus là, les yeux encore ouverts, dans un état de décomposition déjà trop avancé. Sa vie ne sera déjà plus jamais la même après ça ; mieux vaut éviter une ultime vision macabre, qui ne rendrait les choses qu'encore un peu plus difficiles à supporter.

    red deer (1995), alberta, canada.

« C'est toi, TJ ? » Le petit ne bouge pas, debout le long de la clôture, continuant de faire trotter son cheval de plastique sur le muret bétonné. Ses lèvres ont cessé de murmurer les mots du chevalier, mais il se refuse à arrêter complètement de jouer. Plongé dans son monde, il tente de ne pas en sortir trop abruptement, et d'ignorer le plus longtemps possible le garçon de quelques années de plus qui se tient à sa gauche. Simon dit qu'il ne faut pas parler aux inconnus. « Tu m'réponds quand j'te parle. » La main du garçon frappe violemment le cheval de plastique, le faisant tomber au sol. Le blondinet serre les dents mais ne lève toujours pas les yeux. Il se contente de se pencher pour essayer de ramasser son jouet, concentré à toujours ignorer son assaillant. Simon dit qu'il faut toujours donner à l'autre une nouvelle chance. « Hé, l'attardé. » Le pied heurte le petit cheval, l'envoie valser un peu plus loin. Et cette fois, le gamin s'est figé. Il s'est redressé, mais il n'ose plus s'éloigner. Il déglutit doucement, tourne la tête pour aviser son jouet, gisant un peu plus loin dans la poussière. Simon dit que les gens méchants ne sont pas forcément mauvais. Eux aussi ont le droit à de la pitié. « Hé. » L'autre claque des doigts sous son nez, et le petit sent ses propres phalanges fourmiller. « C'est vrai qu'tes parents sont morts ? » Ses minuscules poings se resserrent, alors que son regard s'est vrillé sur ses petites chaussures usées. Il commence à voir rouge, mais il continue d'essayer de juguler sa colère — comme Simon le lui a appris. Simon dit que s'énerver, ça ne résout rien. Et ça ricane, face à lui, alors que le garçon de quelques années et de quelques centimètres de plus s'amuse avec ses amis. La cruauté des enfants est une chose aussi pure que détestable. Mais Simon dit qu'ils grandiront, et qu'ils changeront. « T'es tellement bête que j'suis sûr qu'ils t'ont abandonné, en fait. »

Simon a peut-être aussi dit que frapper ça ne servait à rien. Que les jeux de mains étaient des jeux de vilains, et que le Seigneur n'approuvait pas la violence de ses fils. Mais à cet instant précis, il semble que le garçon ait oublié tout ce que Simon avait pu un jour lui inculquer. Son vis à vis s'est retrouvé à terre sans comprendre, et les petits poings qui le martèlent n'ont plus aucune pitié. Il se débat, crie. Ses copains ont reculé, les yeux écarquillés sous le choc. La blague n'est plus drôle, et la petite furie qu'ils ont déchaînée n'était pas prévue au programme. C'était pas censé s'finir comme ça, c'était pas censé s'passer ainsi ; et ils restent figés, observant leur camarade qui tente de se dégager de sous le corps du bambin, plus petit que lui et pourtant mué par les forces couplées du désespoir et de la hargne. « Faites quelque chose ! Débarrassez-moi d'lui ! » Et il hurle de plus belle, lorsque les dents de son assaillant se referment sur son bras, et que ses ongles le griffent au visage. L'un des deux restés sur le côté finit par bouger. Sans réfléchir, il attrape le petit cheval qui n'a pas bougé de sa mer de poussière, et vient l'abattre sur la tête du gamin enragé. Celui-ci tressaille, sonné. La trêve dure suffisamment longtemps pour permettre à l'autre de le faire rouler sur le côté après s'être dégagé. Et la victime du blondinet se relève sans demander son reste, entraînant à sa suite ses deux copains encore secoués de la mauvaise direction que la simple boutade a empruntée. Le petit cheval tombe derrière eux, aux côtés de l'enfant qui regarde ses doigts revenir rouges du point douloureux où le jouet a frappé. Et il sent les larmes monter, le gamin ; tremblant comme une feuille, son crâne le faisant souffrir, et son coeur aux battements frénétiques refusant de le laisser en paix. Simon va encore être déçu. Simon va encore essayer de lui expliquer que s'énerver, ça ne sert à rien. Mais il n'est pas capable de s'en empêcher, pas capable de se retenir de frapper. Il faudra qu'il essaie encore une fois de s'expliquer sans se mettre à pleurer, et qu'il entende le léger soupir de son tuteur accueillir son récit secoué. Tous les mots du monde ne serviront pas à empêcher les larmes de couler, ni à forcer les tremblements à cesser. Les paroles ne ramèneront pas ces parents que tout le monde s'amuser à railler, et n'empêcheront pas les moqueries déplacées. Rien n'ira mieux demain. Et ça, même Simon n'y pourra rien.


    PART TWO – THE KIDS AREN'T ALRIGHT /
    blackwater falls (2005), alberta, canada.

Elle est là. Fidèle au poste — comme d’ordinaire depuis quelque temps. Elle est là et il l’observe, de loin. À moitié caché derrière l’un des grands chênes du cimetière, sa main calée contre le tronc. Ce n’est pas la première fois qu’il la voit là, et il sait désormais exactement où elle va. Il lui a suffi de la décrire à Simon et de lui rapporter le nom gravé sur la pierre tombale pour qu’il lui dise qui elle était. Et depuis, le nom lui trotte en tête. Riley. Riley. Comme une petite chanson qu’il n’arrive pas à oublier, et qu’il n’a pas vraiment envie d’arrêter d’écouter, malgré les taquineries de Maddie. Riley Mayfair. Sa mère est morte le mois dernier, et c’est sur sa tombe qu’elle vient sans cesse se recueillir. Paraît que ç’a été difficile à vivre pour elle, son frère et son père. Mais surtout pour elle. Et faut pas être un génie pour voir que le chagrin creuse ses traits, et qu’il est l’unique responsable de l’inondation dans ses yeux.

Toujours tapi derrière son arbre, il pousse un léger soupir. Ça lui donne un peu de courage, et la volonté nécessaire pour aller faire ce qui le démange depuis qu’il l’a vue là pour la première fois. Il ne sait pas pourquoi sa tristesse l’atteint plus que celle des autres, il ne sait pas pourquoi il ressent ce besoin viscéral d’aller lui parler ; tout ce qu’il sait, c’est qu’il doit y aller. Il a finalement abandonné le projet de se l’expliquer et de trouver une raison valable de franchir la distance qui les sépare. L’eau qui coule sur les joues de la petite blonde vaut toutes les raisons et explications du monde, et il n’était tout simplement plus capable de rester les bras croisés.

Il s’arrête à quelques mètres d’elle, n’osant approcher bien davantage. Il s’est mis à découvert, s’est rapproché. Elle ne lui a jeté qu’un rapide coup d’œil, avant de rentrer la tête dans ses épaules pour continuer de fixer la stèle, l’air fermée. Elle n’a pas envie de parler. Elle n’a pas envie d’avoir de compagnie, et elle n’a surtout pas envie qu’un parfait inconnu vienne se mêler de ses soucis. C’est bon. Il comprend, il accepte. Il a appris à lire les expressions sur les visages des gens depuis bien longtemps — et paraît même qu’il est doué pour ça. Si doué qu’elle ne peut pas le lui cacher : les yeux qu’elle lui a montrés étaient aussi peinés que curieux. Elle a besoin d’aide. Peut-être pas de la sienne, certes ; mais qui d’autre est là, ici et maintenant, pour la lui offrir ?

Il franchit la distance qui les sépare, à pas lents, s’arrêtant à un mètre d’elle à peine. Ses yeux ne la dévisagent plus. Il les a vrillés sur le nom inscrit sur la pierre tombale, tandis qu’au fond de son crâne chante toujours la petite rengaine. Riley, Riley. Riley Mayfair. « Je suis désolé pour ta mère. » Sa voix est basse, la phrase est grignotée par l'anxiété. Il sent son cœur un peu emballé, et peine à remettre ses pensées dans l’ordre. Se calmer. Trouver comment calmer la bestiole qui semble progressivement se retrancher derrière ses défenses, à ses côtés. « Est-ce qu’elle souriait souvent ? » Il jette un rapide coup d’œil à blondinette, avant de reporter à toute vitesse son attention sur la stèle. Elle le r’garde. Son cœur a glissé d’un battement, et il déglutit doucement. « Pourquoi ? » Il hausse les épaules, doucement. Le sang lui bat aux tempes, mais il arrive progressivement à en faire abstraction. Tout ce qu’il sent, c’est la présence de la jeune fille à ses côtés, et son attitude de rejet qui s’est muée en méfiance. « Les sourires guérissent et réconfortent plus facilement que n’importe quel pansement. Tout ce que je me souviens de ma mère, c’est qu’elle me souriait tout le temps. » Il n’a aucune idée d’où il s’en va, n’a aucune idée de pourquoi il lui raconte ça. Parler de ses parents, c’est pas son genre — et du peu de souvenirs qu’il garde d’eux encore moins. Mais à côté de lui, il sent la petite Mayfair se détendre un peu, et reporter son attention à la tombe devant laquelle ils sont dressés. « … Oui. Elle souriait souvent. » Il se mordille les lèvres, brièvement, avant de murmurer. « Alors je suis sûr que là où elle est, elle sourit toujours autant. » Un regard, un instant de flottement. Quand il repose ses yeux sur la pierre tombale, c’est pour voir quelques flocons blancs se poser sur le sommet du marbre. D’ici quelques heures, un manteau blanc aura recouvert le cimetière, et la ville entière. Il en faudra sûrement plus pour apaiser le cœur à l’agonie qui gît à ses côtés, mais qu’importe : il est prêt à passer l’hiver ici, si ça peut permettre à la petite Mayfair d’un jour sourire à nouveau.

    blackwater falls (2009), alberta, canada.

La colère lui bat les tempes, la rage serre ses dents. Ses mains agrippent son crâne et il s'efforce de se concentrer sur le noir derrière ses paupières, sur le calme qu'il devrait tenter d'accueillir et d'entretenir. Mais y a rien à faire. Rien à contrôler, rien à espérer atténuer. Il n'a jamais été capable de contenir sa fureur, et c'est pas demain la veille qu'il va commencer. Surtout pas alors que tout est parti à vau-l'eau, et qu'il a chié en beauté ce contrat pourtant pas bien compliqué. Ça a coûté la vie à un civil, et il va falloir faire comme si de rien n'était. Comme si ce n'était qu'un dommage collatéral à une chasse — comme si c'était un mal pour un bien, au final. Sauf que cette fois, c'était différent. Ce type était mort à cause de lui, mort parce qu'il n'avait pas eu la moindre envie d'adapter ses plans à la dernière minute, et de privilégier la vie d'un tiers à l'extermination d'une créature. Il avait merdé, et il le savait. Il allait falloir vivre avec, et il en avait parfaitement conscience. Ça lui pendait au nez depuis bien longtemps, mais c'était la première fois que ça lui arrivait — et il savait Simon bien à même d'encore une fois lui rappeler la prévisibilité de l'incident.

La porte s'ouvre à la volée, et les pas lourds de l'homme d'église résonnent à quelques mètres de là. C'est pas le genre de son tuteur de rester sans rien dire, surtout quand son prochain est impliqué. Mais là, le blondinet, ça l'fait chier, et il est à des années lumières d'avoir envie de causer de ce qui est arrivé. Il se relève donc dès qu'il entend l'autre s'approcher, et s'éloigne vers la salle de bain, écartant ses paumes de son crâne et les passant sous son t-shirt. « Je peux savoir ce qui s'est passé ? » Il soupire entre ses dents, l'irlandais, sifflant. « Rien qu'tes copains ne t'aient pas déjà raconté. » Ça pue l'arrogance, ça pue la suffisance. Des barrières pour essayer de cacher le fait qu'il ne veut juste pas en parler — des clôtures pour dissimuler la vérité, et la peine que toute cette histoire lui fait. « Surveille ton ton. » Le gamin fait passer son t-shirt par-dessus sa tête et le tient dans une main, face au miroir, alors que ses autres doigts tâtent doucement les hématomes au niveau de ses côtes, que le reflet dans la glace lui renvoie. « Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Fallait se débarrasser de ce truc. Y avait pas le choix. L'important, c'était qu'il n'emmerde plus jamais personne. » Il se prendrait presque à croire à ses propres propos, alors qu'il s'efforce de ne pas prêter plus d'attention que ça à l'homme qui le toise d'un regard perçant. « Cet homme n'avait pas à se retrouver là. Tu aurais pu lui éviter une mort violente et douloureuse, et tu n'as tout simplement rien fait. » « Je m'suis tout simplement débarrassé de c'qui essayait d'le tuer. » « Plutôt que de le sauver, et de simplement reporter l'extermination de cette chose à demain. » « J'ai fait ce qu'il fallait. » « Tu as fait ce que tu voulais. »

Et alors, la colère ne peut plus rester enfermée. Le poing se rue sur la surface polie, et un violent impact le fend en une dizaine de morceaux. Aucun ne tombe, cependant, et les choses restent encore un peu en suspens. L'irlandais se tourne furieusement vers l'homme étrangement calme qui l'observe, mâchoire serrée, soutenant son regard avec plus de dignité que jamais. « J'ai fait. Ce qu'il. Fallait. J'ai sauvé des dizaines d'innocents. » « Et tu en as condamné un qui aurait pu être épargné. » La bile lui tord la gorge, alors que sa rage menace d'à nouveau exploser, et de le pousser à se jeter sur cet homme qui l'a recueilli, élevé et éduqué ; cet homme qui lui a tout appris, et qui, aujourd'hui, avait décidé que le confronter. « J'croyais qu'notre but c'était d'tuer ces trucs avant qu'ils ne leur fassent du mal. » « Notre but, c'est de protéger ces gens. » Un pas, deux. Il s'est rapproché, mais Simon n'a pas cillé. Leurs regards ne se lâchent pas, alors que les mots sont crachés hors des lèvres de TJ avec une détermination qu'il aurait souhaité ne jamais avoir à arborer face à cet homme qu'au fond de lui, il respectait plus que n'importe qui. « Notre but, c'est d'exterminer le surnaturel. C'est toi qui m'l'a dit : "On est en guerre, TJ." Et bien breaking news : sur un champ de bataille, on ne peut pas sauver tout le monde. Y a des pertes humaines et des morts injustes. C'est inévitable. » Et tu l'sais mieux que quiconque.

Il n'attend pas que Simon ait répondu, cette fois. Il lui a à peine murmuré la remarque, le visage crispé et la grimace appuyant son propos, qu'il lui est déjà passé à côté. Son épaule accroche celle du prêtre, alors qu'il remet son t-shirt en une fraction de secondes. Sa main se tend pour attraper sa veste, avant de venir récupérer l'arme à feu qu'il a posée sur la table d'appoint, pour la glisser à l'arrière de sa ceinture. Et il sort, sans demander son reste. Il claque la porte derrière lui, traverse le couloir comme une balle. Cette fois, il ne reviendra pas. Il en a sa claque, des saints principes et de la bonne conduite. Si son tuteur veut se lancer dans une guerre compréhensive et soucieuse des innocents, qu'il fasse. En ce qui le concernait, c'était terminé. Il était désormais bien décidé à se débrouiller seul, et à porter sa culpabilité sans avoir à se soucier de la voir mise à nue par quelque propos trop bien ciblé.


    PART THREE – MY DEMONS /
    blackwater falls (2016), alberta, canada.

Ses doigts grattent la tête du chiot au poil rêche, alors qu'il vérifie l'état du pansement à sa patte. Visiblement, ç'a l'air d'aller. Il le referait le lendemain, exactement comme le vétérinaire le lui avait montré avant de filer, et ça ferait l'affaire jusqu'à la fin du weekend. Doucement, il attrape le petit animal par les flancs, le ramenant dans sa cage. Une dernière caresse et il referme la porte grillagée, l'observant du coin de l'oeil se tasser contre la paroi du fond. Lentement, il tourne les talons, remonte le couloir et éteint la lumière derrière lui, laissant ses compagnons à quatre pattes se caler pour la nuit. Les clés tintent alors qu'il les laisse sur le coin du bureau. Le patron ne relève même pas la tête vers lui, le gratifiant d'un rapide signe de main pour l'enjoindre de rentrer chez lui et de ne revenir que demain. Et TJ ne marmonne qu'un bonne nuit en réponse, laissant la porte de la fourrière se refermer derrière lui, et cliqueter sans plus de bruit.

Il ajuste le col de sa veste, jetant par réflexe un coup d'oeil autour de lui. La nuit n'est pas encore complètement tombée, bien que les jours aient commencé à raccourcir depuis quelque temps déjà. Bientôt, les températures baisseraient, annonçant l'automne et murmurant les prémisses de l'hiver. Faudrait encore passer la saison sans rechigner, et espérer que les monstres attendraient l'été pour pointer le bout de leur nez. Et pourtant, pas moyen de se leurrer : les chasses seraient aussi fréquentes cet hiver qu'elles ne l'avaient été durant tout le reste de l'année. Depuis quelque temps déjà, le surnaturel semblait bien décidé à ne pas laisser une seule minute de repos aux types comme lui. Le Mal pullulait, rampant sous les toits, dans les rues. Le combattre sans relâche ne changeait rien, et l'irlandais se prenait à en être chaque jour un peu plus renfrogné et un peu plus fatigué. Pourtant, pas question de baisser les bras. Pas question de le laisser triompher, et d'abandonner les valeurs qu'il avait essayé d'incarner depuis toujours au profit d'une vie de retrait et de vulnérabilité. Il s'était promis que les têtes rouleraient, aussi longtemps qu'il y en avait à faire tomber, et aussi longtemps qu'il tiendrait le couperet — et il s'y tiendrait.

Un vent léger lui dresse les cheveux sur la nuque, alors qu'il s'avance dans l'ombre de la nuit. En fin de compte, il avait fini par s'habituer à cette ville, après toutes ces années. Désormais, plus question de s'en aller. Et il lui semblait d'ailleurs quelquefois ne jamais avoir rien connu d'autre — rien dont il ne vaille la peine de se souvenir, à tout le moins.
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MessageSujet: Re: – cast me down where the devil don't go. (tj)   Mer 22 Juin - 16:10



congratulations !
Oh yeah, ça y est, te voilà validé ! Maintenant que t'as ta couleur et ton groupe, les choses sérieuses peuvent enfin commencer.  

Pour commencer, on te suggère fortement d'aller jeter un oeil au registre des avatars, pour être bien sûr qu'on n'aurait pas oublié de le recenser en même temps que de te valider. Après ça, n'hésite pas à visiter toutes les rubriques à gauche, histoire de te familiariser avec le forum, et d'intégrer ton personnage au jeu. Et enfin, si tu as besoin de quoi que ce soit, n'oublie surtout pas que Riley et Tadhgán te sont entièrement dévouées (ou presque), et que leurs boîtes MP sont grandes ouvertes !

Sur ce, on te souhaite un excellent jeu sur RAISE HELL.  
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MessageSujet: Re: – cast me down where the devil don't go. (tj)   Mer 22 Juin - 18:45


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– cast me down where the devil don't go. (tj)

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