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 (hells bells)

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paranormal ○ walk the line
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MessageSujet: (hells bells)   Mer 22 Juin - 14:27

riley sophie mayfair
i'm rolling thunder pouring rain, i'm coming on like a hurricane
○ âge › VINGT-SEPT ANS, déjà bien ancrée dans son quart de siècle. l'âge n'est cependant pas important pour elle, elle avance et c'est tout. elle fait d'ailleurs bien mature pour son âge, tellement qu'on lui donne généralement quelques années de plus. quoiqu'il y en a toujours pour la prendre pour une adolescente. ○ date et lieu de naissance › officiellement, elle est né sur la route 44, en direction ouest, à BLACKWATER FALLS. ses parents étaient sur la route quand sa mère a perdu ses eaux, et l'hôpital le plus proche étant trop éloigné, l'accouhement a du se dérouler sur le bord de la route, et ce en pleine nuit. c'est à 2:38 du matin qu'elle est née, sous un beau ciel d'été, un 8 JUILLET.○ profession › les bancs d'école, c'était pas pour riley, même si elle était brillante et que beaucoup de ses professeurs voyaient du potentiel. elle a préféré se ranger rapidement, et elle travaille avec son père dans son magasin d'armes. mayfair & guns, c'est un truc de famille, et elle se voyait pas vraiment ailleurs. elle est donc VENDEUSE D'ARMES À FEU. ○ situation amoureuse › c'est épineux, disons, avec riley. elle plaît, et à quelque part aime plaire, mais elle est incapable de rester stable, et son caractère a souvent raison des relations fragiles dans lesquelles elle s'embarque. elle est donc plus souvent qu'autrement CÉLIBATAIRE, et ça lui va très bien. ○ orientation sexuelle › pas de doute là-dessus, la jeune femme est BISEXUELLE et elle s'assume pleinement. elle est attirée par les femmes tout comme par les hommes. c'est aussi simple que ça, pour elle. ○ situation financière › le commerce familial est plutôt lucratif, et donc riley n'a pas à se plaindre. sans être riche, elle n'a pas à gratter son portefeuille pour payer son loyer. elle est plutôt CHOYÉE, considérant le reste de la ville, et elle en est bien consciente. ○ don et niveau  › depuis quelques années, sans trop le vouloir, elle développe son don de MEDIUM, atteignant le niveau quatre. et puis voilà qu'il y a quelques mois est venu s'ajouter à l'équation un TROISIÈME OEIL, qui n'a pas encore dépassé le niveau deux, riley étant toujours en profond déni face à ses dons. ○ groupe › smoke and mirrors. ○ avatar › elizabeth olsen. ○ crédit › lux aeterna (avatar).
méfiante, réservée, directe, impulsive, bornée, colérique, curieuse, débrouillarde, déterminée, antipathique, loyale, rancunière.
○ quelle est ta position par rapport au surnaturel ? › c'est une véritable relation amour-haine. parfois, elle préférerait que le surnaturel n'existe pas, qu'il ne fasse pas partie de sa vie, et qu'elle demeure dans l'ignorance de ce qui se trame dans les ombres. mais en même temps, elle ne pourrait s'en passer, et le surnaturel la définit. il fait partie intégrante de son âme, maintenant plus que jamais, alors que des pouvoirs se développe en elle. ça lui vient de sa mère, elle le sait. le surnaturel a fait d'elle ce qu'elle était, mais c'est aussi ce qui l'a tué. elle sent qu'elle marche sur de la glace trop fine, et que bientôt elle va craquer, et qu'elle plongera dans l'eau glaciale.  
(01) gamine, elle avait un sale caractère. c'était toujours les crises de larmes, les hurlements perçants dans la maison, les dents qui mordent. dès que quelque chose ne lui allait pas, ses pieds frappaient le sol, les bras croisés, le petit visage renfermé. c'était facile de la contrarier, autant que c'était facile de lui faire plaisir. elle a donné du fil à retordre à ses parents, mais ils étaient heureux. (02) sa soeur aînée et elle n'ont jamais eu une relation très harmonieuse. elles s'adorent, ça c'est certain, mais elles ont la fâcheuse habitude de se quereller, et pas rien qu'un peu. c'est encore le cas aujourd'hui, d'ailleurs, mais cette tendance à se hurler dessus montre leur profond attachement l'un à l'autre. profondément différentes, elles sont à l'opposé autant qu'elles se complètent. (03) sa mère, elle lui manque tous les jours. c'était une fille à sa maman, elle allait se réfugier dans ses bras, lui demander des conseils pour tout et n'importe quoi. elle voulait toujours tout apprendre d'elle, aimant le son de sa voix. elle la suivit partout comme son ombre. pas qu'elle ne s'entends pas avec son père, mais c'est moins facile pour elle de s'ouvrir à lui. il était souvent parti à la chasse, après tout. riley n'a plus jamais été la même après cette perte. (04) elle a toujours su pour le surnaturel, ça a toujours fait partie de sa vie. pas le choix, avec un père chasseur et une mère médium. dans la maison on trouvait des protections, on gardait des pistolets ici et là. elle a appris très jeune comment manipuler une arme, juste au cas. et elle a appris très jeune sur les monde spirituel, sa mère ne voulait pas qu'elle en ait peur. aujourd'hui ça fait partie de la vie, et elle le sait; les vampires et les loup-garous ne l'effraient pas. les fantômes, c'est un peu différent; et les démons, elle n'en a jamais vraiment croisé. mais il n'en reste pas moins qu'elle n'a pas froid aux yeux, et qu'elle connaît beaucoup de choses; elle est surprenante, tout de même. elle a un instinct de chasseuse, même si elle ne l'avouerait jamais. (05) elle avait seize ans quand c'est arrivé. elles étaient assez grandes pour rester seules à la maison, elle et agnes. elle, était au sous-sol avec son copain, et riley, dans sa chambre à faire ses devoirs. puis le téléphone a sonné. un horrible accident. une séance ayant mal tournée, avec des chasseurs incompétents qui ont été incapable la protéger. sa mère, tuée sauvagement par un esprit vengeur. depuis lors elle se méfie fortement des chasseurs. elle ne les aime pas de nature, sauf pour une poignée d'entre eux. elle est bien heureuse que son père ait décidé d'arrêter, comme ça il y en a moins qui viennent au magasin. mais quand ça arrive, elle ne se gêne pas pour montrer qu'ils ne sont plus les bienvenus, pas quand c'est elle derrière le comptoir. ça exaspère son père, surtout qu'agnes est comme elle. mais riley, elle ne peut pas s'en empêcher. (06) ses dons ont commencé à se manifester de manière plus insistante à son dix-huitième anniversaire, comme sa mère l'avait prédit, quoiqu'elle savait le posséder depuis plusieurs années. mais riley ne voulait pas y croire, elle ignorait ce sixième sens qui la hantait. mais ça n'a fait qu'augmenter, et bientôt elle sera aussi puissante que sa mère. au départ elle n'en voulait pas, car ça lui rappelait trop sa mère, mais maintenant elle commence à les connaître et les maîtriser. elle ne sait pas trop quoi en faire, et les garde secret à sa famille. elle sait que son père se doute de quelque chose, mais elle évite le sujet. (07) elle s'y connaît bien en armes, plus que bien même. elle connaît tous les modèles, comment les monter et les démonter, comment les charger et les tirer. même qu'elle se débrouille au tir, elle vise très bien, elle a hérité ça de son père. elle aime bien aller passer un peu de temps dans le shooting range fait maison qu'il y a chez son père, d'ailleurs. c'est comme ça qu'elle se vide la tête. (08) elle possède un petit tatouage, sur la clavicule droite. c'est un rituel chez les mayfair, que d'avoir ce tatouage protégeant contre la possession démoniaque. c'est même son père qui a payé pour qu'elle l'ait, il l'a conduit jusqu'au salon de tatouage et a bavardé avec le propriétaire pendant toute la durée. il en connaît, des gens, son père; c'est un peu un annuaire local ambulant, il a des contacts partout et dans tous les domaines, ça exaspère presque riley, parce qu'il y a toujours un inconnu pour débarquer dans la boutique et dire qu'on l'a envoyé à arthur mayfair. (09) elle n'a pas son permis de conduire, ce qui peut être très désagréable dans les environs. elle a échoué son examen quatre fois, et a abandonné l'idée. elle conduisait trop vite, trop dangereusement, selon les instructeurs. donc, elle se promène à vélo pendant la saison estivale, ou simplement à pied. ça l'emmerde, c'est vrai, mais elle trouve les excuses qu'il faut pour prétendre qu'elle ne voulait pas son permis, pas vraiment. (10) elle a toujours rêvé de voyager. elle déteste le climat du canada, et a donc toujours envié ceux vivant sous le soleil constant. l'amérique du sud, l'europe, l'asie, tout lui tente, elle veut tout voir. mais elle est incapable de se décider à partir. c'est comme si elle est trop attachée à blackwater falls pour le quitter, même le temps d'un escale ailleurs. mais c'est un rêve qu'elle ne lâche pas - un jour, elle ira, c'est certain. mais avant, il y a trop de choses à régler, trop de choses à comprendre. après tout ça, peut-être ira-t'elle. (11) ce n'est pas qu'elle est alcoolique, mais riley aime boire, tout simplement. elle aime la sensation du début de l'ivresse, quoiqu'elle sait toujours s'arrêter avant que ça ne dérape. elle aime sentir son sang se réchauffer et le monde perdre un peu de son sens, parce que comme ça elle oublie à quel point il est merdique. elle aime prendre un verre de temps en temps, mais il est très, très rare de la voir ivre. trop de fierté pour ça. (12) elle est détestable. tout simplement. pas surprenant, qu'elle n'ait pas beaucoup d'amis, sinon aucun. pas surprenant, qu'elle n'ait jamais trouvé quelqu'un. parce qu'elle est aussi approchable qu'un mur de briques, mais elle est bien comme ça; la solitude lui va, c'est mieux que d'être entourés de gens stupides. et riley, elle trouve tout le monde stupide. surtout tadhgan jones. surtout lui.
○ juillet 1989 › naissance de riley sophie mayfair en pleine nuit, sur une route de blackwater falls en direction de l'hôpital. ○ 1991 › déjà gamine, riley suit sa mère comme son ombre. elle et sa soeur se chamaillent continuellement, au grand désarroi de leurs parents. ○ 1995 › riley apprends des notions sur le monde surnaturel, avec lequel elle grandit. elle pose des questions sur le travail de ses parents, mais elle n'est pas assez grande pour tout savoir. on lui donne des réponses simples, lui expliquent ce qu'ils font dans la vie. chasseur, medium; le monde surnaturel prends tout son sens. ○ 2001 › riley s'attache de plus en plus à sa mère, fascinée par son don. les deux semblent liées, de la même fibre, et riley prends beaucoup exemple sur sa mère. ○ novembre 2005 › la tragédie frappe. alors que sa mère était partie aider des chasseurs pourchassant un esprit vengeur, elle se fait tuer par cet esprit maléfique. un séance qui a mal tournée; personne n'a pu la protéger. le père de riley, qui n'était pas présent lors de la scéance, est dévasté, et abandonne la chasse. il ouvre un magasin d'armes à feu en ville quelques mois plus tard, devenant plutôt conseiller auprès de ses amis chasseurs. plus jamais il ne retournera sur le terrain. riley, pour sa part, ne veut plus rien savoir du monde surnaturel, vouant une soudaine aversion pour les chasseurs, qu'elle trouve imprudents et arrogants. ○ août 2007 › le don de medium de riley commence à se manifester. elle commence à ressentir les énergies de morts. elle sait que c'est le même don que sa mère, mais elle en est terrifiée. elle le rejette, le cloit à l'intérieur d'elle-même, et refuse de l'accepter. les années sont difficiles, alors qu'elle tente un ou deux diplômes, sans succès. ○ septembre 2010 › riley commence à travailler au magasin de son père après avoir abandonné tout projet d'études. elle s'y taille une place rapidement, bien qu'elle n'apprécie pas les chasseurs qui y passent. on ne peut le nier, malgré son incapacité à être sympathique; elle est douée, et elle s'y connaît. ○ décembre 2015 › riley voit pour la première fois un fantôme. cette apparition la terrifie, et elle espère que c'était un incident isolé. mais au cours des semaines suivantes, les apparitions se multiplient. elle se rends à l'évidence; elle voit les fantômes à présent. ○ mai 2016 › un désir de comprendre ce qui est arrivé à sa mère se manifeste de plus en plus. riley décide alors de prendre les choses en main, et commence à enquêter sans le dire à personne. les recherches sont longues, pénibles, et ne mènent d'abord à rien. ○ septembre 2016 › un fantôme fait apparition dans la boutique de son père et ravage l'endroit, l'avertissant de cesser son enquête. riley se fait sauver in extremis par un autre chasseur, mais ne compte pas s'arrêter. ○ novembre 2016 › continuant son enquête, riley se retrouve dans une vieille maison où l'esprit qui a tué sa mère a déjà été en activité. elle se fait enfermer par d'autres esprits présents pour se faire protéger de lui; un homme vient l'aider et ils peuvent s'enfuir. ○ mars 2017 › le virus croatoan frappe blackwater falls. riley parvient à l'échapper en s'enfermant dans la boutique de son père, se barricade jusqu'à la fin de l'épidémie. ○ avril 2017 › mois courant sur le forum. riley poursuit son enquête, qui commence à empoisonner sa vie. mais elle ne compte pas s'arrêter; elle est près de la vérité, elle le sent.
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MessageSujet: Re: (hells bells)   Mer 22 Juin - 14:27

○ résidence des mayfair, janvier 1995
Elle est perchée sur la chaise de bois, ses petits doigts jouant inconsciemment avec les barreaux, ses grands yeux curieux fixés sur les mains de son père. Il neige dehors, et le vent souffle très fort, et on ne voit pas à plus d’un mètre devant soi. Toute la famille est dans la maison en ce samedi après-midi, aux prises de la tempête, au tempérament de Dame Nature. La petite s’agite sur sa chaise, elle a envie de bouger, de sauter, de courir, mais c’est interdit de courir dans la maison. Sa soeur joue aux jeux vidéos au salon, sa mère a le nez plongé dans un livre. Tout bouge et tout est paisible à la fois. Et Riley, elle observe son père. Il est concentré, il a ce petit pli sur le front qui le démontre. La petite le regarde avec fascination manipuler les pièces avec habitude et agilité, les tournant et les plaçant et les enlevant. C’est comme s’il avait fait ça toute sa vie – et c’est le cas. Puis, quand le pistolet est terminé d’être démonté, il en dépose les morceaux sur une serviette posée sur la table – pas directement sur le bois, que sa mère dit toujours – et commence à les nettoyer, avec minutie. Il sent le regard de sa fille, ses yeux se tournent vers elle. Son sourire est furtif mais tendre, et son doigt vient toucher le petit nez, geste familier, tandis que la fillette rigole doucement. Puis il retourne à son travail. La serviette glisse sur le métal, le laissant propre et lisse. Elle regarde toutes ces petites pièces, tous ces mécanismes, d’un regard mi-effrayé, mi-fasciné. « Papa ? » demande-t’elle de sa petite voix d’enfant. « Oui, ma chérie ? » « C’est quoi, ton travail ? » Il lui lance un regard surpris, mais la petite est soudainement devenue sérieuse. Il inspire doucement, comme s’il voulait gagner du temps. « Papa chasse les montres, tu le sais, Riley. » Elle acquiesce. Il lui a déjà dit, il lui a déjà expliqué. « Et tu utilises ça pour les faire partir ? » Elle pointe les pièces démontés, à moitié nettoyées et polies. Son père acquiesce tout en continuant son travail. « C’est ça. » Elle regarde encore un peu les pièces, puis son regard glisse vers la fenêtre de la cuisine. Tout est blanc dehors, comme si le reste du monde avait soudainement disparu, comme s’ils étaient prisonniers d’une boule à neige. « Et maman ? » « Quoi, maman ? » « C’est quoi son travail ? » L’homme regarde à nouveau sa fille, et un sourire glisse sur son visage – mais il triste, cette fois, on dirait. Ou amusé, peut-être, la petite n’est pas certaine. C’est un drôle de sourire, elle ne le reconnaît pas. Puis finalement il parle, sa voix tintée d’une chose que la petite Riley n’allait comprendre que bien des années plus tard. « C’est maman qui voit les monstres, et qui dit à papa où les trouver. »

○ chalet d'été, juillet 2000

Les rires perturbent le silence de la forêt, puis se dispersent dans l’air, résonnant entre les arbres. Le ballon traverse le ciel et atterrit entre les mains de Riley, qui laisse échapper un cri de victoire. Quelques mètres devant elle, sa soeur secoue la tête. « T’as de la chance et c’est tout » dit-elle, croisant les bras, levant son menton d’un air blasé. Riley éclate de rire, lui tire la langue, et lui lance à nouveau le ballon, qu’elle manque d’à peine un centimètre. L’objet rebondit sur une racine et s’éloigne un petit peu, alors qu'Agnes se lance à sa poursuite. Attendant le retour de sa soeur, Riley tire sur sa queue de cheval, resserrant l’élastique autour de l’épaisse chevelure dorée. Dix secondes passent, puis vingt. Après trente secondes, elle tape du pied. « Tu t’es perdue, ou quoi ? » lance-t’elle à la forêt, attendant une réponse d'Agnes. Rien. Elle attends encore, son coeur commence à battre fort dans sa poitrine. Elle est la fille d’une chasseuse et d’une médium. Elle sait ce qui se cache dans la forêt. Les montres ne sont pas censés sortir en plein jour de cette manière – c’est pour ça qu'elles sont autorisés à jouer seuls. Mais son père lui a toujours appris à ne rien prendre pour acquis. Alors elle appelle sa soeur, doucement la première fois, puis avec plus d’insistance. « Agnes ! » Elle crie encore et encore, puis décide de se mettre à sa poursuite. Elle marche rapidement à travers les arbres, trébuchant sur des racines, s’égratignant les genoux avec les branches. Rien à faire. Sa soeur. Où est sa soeur ? « Agnes » appelle-t’elle à nouveau, sa voix plus forte. Elle songe à retourner au chalet pour prévenir leurs parents – mais Agnes est tout près, elle le sent. Et finalement, elle l’entend. « Riley, je suis là ! » Son souffle reprends, et elle s’élance en direction de la source de la voix. Et finalement, le visage de sa soeur apparaît. Elle est tombée dans un petit fossé – elle est hors de portée pour elle. « Est-ce que ça va ? » lui demande-t’elle. « Ça va. Mais j’arrive pas à me sortir de là, c’est trop haut. » « Tu t’es fait mal ? » « Je crois pas. » Riley hoche la tête, soulagée. « Bouge pas » lui dit-elle. « Je vais chercher papa. » Agnes hoche la tête, ses traits déformés par le choc et l’inquiétude. « Dépêche, s’te plaît. » Elle acquiesce et elle s’élance. Elle court aussi vite que ses jambes le lui permettent, et il lui faut à peine trois minutes pour rejoindre le petit chalet familial. Hors d’haleine, elle pousse la porte d’entrée, et va pour appeler son père – lui pourra sortir Agnes de là – mais elle se fige sur le seuil, l’appel s’étranglant dans sa gorge.

Sa mère est assise à la petite table ronde, ses mains étendues sur la surface. Devant elle, quelques chandelles placées en cercle, et un bol émettant un peu de fumée. Elle a les yeux fermés, et elle murmure à toute allure des paroles incompréhensibles. Riley la regarde, oubliant momentanément Agnes. C’est la première fois qu’elle voit sa mère utiliser son don de cette manière – elle savait qu’elle l’avait, mais jamais elle ne l’avait vu de cette manière. Fascinée, captivée, et un peu effrayée, Riley observe. Puis, soudainement, une voix vient briser le moment. « Riley ? » Elle se tourne vers son père, un peu surprise. Il vient de sortir de la cuisine, tenant un vieux linge taché d’huile entre ses mains. Le son de sa voix a sortit sa mère de sa concentration – elle ouvre les yeux. Ces derniers semblent ne voir que le vide pendant un instant, avant qu’ils ne se focusent sur Riley. Un silence s’installe. Personne ne sait où commencer. « Agnes » débute Riley, sa voix petite et incertaine. « Elle est tombée dans un petit fossé, je suis pas capable de la soulever. » Sans un mot, son père se précipite vers la porte et s’élance dans la forêt. Riley reste là, ses yeux observant timidement sa mère. Celle-ci se lève de son siège, éteint les chandelles de quelques souffles, et s’approche de la petite fille. « Ma chérie » dit-elle, souriant tendrement. « Tu ne dois pas avoir peur, d’accord ? » Elle passe sa main dans les cheveux de Riley, qui se sent déjà mieux. « C’est avec les esprits que tu parlais ? » Sa mère acquiesce lentement. « Est-ce que tu as peur parfois ? »  Le sourire de sa mère s’agrandit. « Non, ma chérie. Je peux leur parler mais ils ne peuvent pas m'atteindre. Ou nous atteindre. » Elle dépose délicatement un baiser sur le front de sa fille, qui sourit doucement. « Tu me le promets ? » « Je te le promets. »

○ résidence des mayfair, novembre 2005
Le crayon tambourine l’épais livre de biologie. C’était à s’en arracher les cheveux mais Riley n’entendait rien. Ses écouteurs sont bien ancrés sur ses oreilles, la musique en émanant défonçant presque ses tympans. I’m just a soul whose intentions are good, chantait Nina Simone. Un soupir, un frottement de tempes. Ses yeux tentaient de se concentrer sur les caractères imprimés, sans grand succès. La biologie, ce n’était pas sa tasse de thé. En fait, l’école, ce n’était pas sa tasse de thé. Oh Lord, please don’t let me be misunderstood. Soupirant à en fendre l’âme, Riley abandonne finalement, ses yeux glissant de son manuel au poster posé sur le dos de sa porte. L'Islande. Un jour, elle ira. Elle en est certaine. Pour l’instant, ce n’était que le rêve fou d’une adolescente – mais l'Islande la faisait rêver, avec son soleil éclatant, ses aurores boréales, ses maisons, ses paysages dignes des contes de fées. Ça ferait tellement changement du Canada, de cette petite ville qu'elle n'a jamais quittée. Soupirant à nouveau, Riley retourne ses yeux sur son manuel. Elle devait absolument étudier, et apprendre tout ça sur le bout des doigts. Son examen était dans trois jours et elle était loin d’être prête. Et elle savait qu’elle ne pouvait tout simplement pas couler un autre test, sans risquer de sérieuses représailles. Mais ce n’était pas de sa faute si la matière était aussi ennuyante. Qui était vraiment intéressée par le mouvement des nuages ou par le cycle de photosynthèse des plantes, sérieusement ? Soudainement, la porte de sa chambre s’ouvre, et le coeur de Riley manque un battement au manque d’avertissement. Elle ouvre instinctivement la bouche pour proteste, mais l’expression sur le visage de sa soeur l’arrête. Les mots meurent sur ses lèvres, l’indignation avec. Elle la fixe, le temps semble s’arrêter. Nina Simone continue de chanter ses tourments dans ses oreilles, donnant un aspect irréel à la scène. Le coeur de Riley tambourine dans sa poitrine. Elle connait sa soeur par coeur, et cet air sur son visage n’annonce rien de bon. Agnes lui fait signe de retirer les écouteurs, ses traits figés en une sorte de stupeur grave, ses épaules tendues et comme écrasées sous le poids de ce qu’elle s’apprête à dire. Riley retire les écouteurs lentement, son estomac se serrant à chaque seconde qui passe. Retour brusque à la réalité. La maison est plongée dans le silence. Plus personne ne chante. Agnes la regarde, on dirait qu’elle va être malade. Elle hésite, comme si les mots étaient trop douloureux pour être prononcés. Finalement, ils sortent, rouillés, brisés. « C’est maman. »

Dix minutes plus tard elles sont assises toutes les deux sur le fauteuil du salon, leurs mains liées, leurs jointures blanches tellement elles se serrent fort. Elle a besoin de savoir qu'Agnes est là, tout comme elle en a besoin. Son coeur n’a pas cessé de frapper sa cage thoracique avec violence depuis qu’elle est entré dans sa chambre. S’il vous plaît, répète-t’elle dans sa tête. Faites qu’elle aille bien. Elle ne sait pas trop à qui elle parle, elle sait juste qu’elle en a besoin. Leur père avait insisté pour qu’ils restent à la maison. Agnes avait renvoyé son petit ami chez elle, sans explications. Elle le rappellerait plus tard, avait-elle dit. Il lui pardonnerait – tout le monde pardonnait toujours tout à Agnes. L’attente est de la torture. Riley peut à peine respirer, et elle a les yeux fixés sur le téléphone. Elle attends. Encore, et encore. Puis, sans avertissement, la sonnerie retentit à travers la maison. Agnes est plus rapide, elle se jette sur le combiné et réponds. Sa voix est rauque, inquiète. Riley la fixe – soudain, c’est comme si son coeur ne battait plus. Elle tente de lire le visage de sa soeur alors que leur père, à l’autre bout du fil, annonce les dernières nouvelles. Agnes serre la mâchoire. « On arrive. » Elle raccroche, ses yeux hésitent un peu avant de rencontrer ceux de sa soeur. « Alors ? » demande-t’elle, la voix faible, rocailleuse. Un silence. Les yeux de sa soeur se remplissent de larmes. Et Riley comprends. « Elle est partie. » Les mots font l’effet d’une balle en pleine poitrine, d’un poignard en plein coeur. Riley se tend sur le fauteuil, sa main serrant tellement fort celle sa soeur qu’elle est certainement en train de lui broyer les os. Elle ne dit rien. Puis elle la prends dans ses bras, et bientôt on entends plus que leurs souffles et leurs sanglots.

○ sur la rive de coldlake, février 2007
Le vent souffle fort et elle resserre son manteau autour de sa taille. Il fait un froid glacial, mais elle ne fait rien pour se réchauffer. Le froid l’aide à se concentrer, à être vivement consciente de chaque muscle de son corps. Inspirer, et expirer. Sa mère lui avait dit que les premiers pas étaient toujours les plus difficiles. Elle a toujours su qu’elle avait les mêmes dons qu’elle – les impressions ont commencé quand elle avait treize ans. Sa mère lui a répété de ne pas avoir peur. De laisser son don l’emplir. Que c’était une bénédiction, pas une malédiction. Et Riley l’avait cru, mais à cette époque, sa mère était toujours là. Elle était là pour la rassurer, pour la guider. Mais plus maintenant. Riley était seule à présent. Pendant près d’un an elle avait tenté d’ignorer les impressions grandissantes et ce petit point au creux de son estomac. Mais à présent elle savait qu’elle devait accepter que ce don faisait partie d’elle. De cette manière peut-être pourrait-elle se sentir proche de sa mère à nouveau. Elle était venue sur les rives du lac, en pleine nuit, espérant pouvoir ressentir quelque chose. On racontait tellement de chose à propos de ce lac, de ce qui le hantait. S’entraîner – elle devait s’entraîner. Riley ferme les yeux, et scrute l’horizon avec ses sens. Oui, il y a quelque chose, elle le sent. Mais elle n’est pas capable de savoir quoi. Elle se concentre, tente de percer la carapace de cette impression pour la rendre plus réelle. Après quelques secondes, elle rouvre les yeux. Inutile. Une petite neige tombe doucement dans le ciel,  se déposant sur ses cheveux, certains flocons s’immisçant dans son cou. Elle frissonne – et ça lui fait penser à ce jour-là, dans le cimetière de l’église, quand il lui a dit que sa mère souriait, peu importe où elle était à présent. Thadgán. Le nom éveille en elle une foule de sentiments contradictoires. Comme elle le déteste, mais comme elle est incapable de se l’enlever de la tête, mais après tout ce temps. Il s’est collé à elle comme un virus, et elle ne peut pas oublier le son de sa voix, ou la couleur de ses yeux, ou tout ce qu’il lui a dit. Soupirant, elle le chasse de son esprit, tente de se concentrer sur les alentours à nouveau. L’énergie surgit à nouveau, et Riley s’y agrippe. Elle n’est pas aggressive – elle est calme, errante. Riley rouvre les yeux. Il y a quelqu’un ici, un esprit, mais ce dernier ne lui veut aucun mal. Un petit sourire courbe le coin de ses lèvres. Peut-être que tout n’est pas perdu, après tout. Puis quelque chose attire son regard au loin. Une silhouette. Le souffle se coupe dans sa gorge alors qu’elle observe la femme sur l’autre rive. Elles se regardent – elles sont aussi surprises l’une que l’autre. Riley recule instinctivement, et marche sur une branche. Le son de cette dernière qui craque arrache son regard à la silhouette – elle regarde la branche brisée, puis regarde à nouveau l’autre rive. La femme a disparue. Riley ferme les yeux. Non, elle n’a pas disparue. Elle ne peut plus la voir, mais elle peut très bien la sentir. Elle est toujours là, observant, errant les rives du lac. Et Riley a une pensée pour sa mère.

○ qaletaga's den, avril 2013

« T’es sûre, Riley ? » « Allez, merde, j’ai plus douze ans. S’te plaît, Ari. Un dernier. » « Très bien. Mais j’t’ai à l’oeil. » Riley sourit à son amie de son air le plus angélique, tandis que cette dernière remplit à nouveau son verre. Elle remercie Arrow en lui soufflant un baiser, puis se relève avec son verre bien en main. Elle serait bien restée avec son amie, mais en ce samedi soir, le bar est bondé de monde et elle a bien du boulot – du boulot plus important que s’occuper de misérable Riley, qui, en cette soirée de printemps, avait besoin de noyer un peu son chagrin. Une rupture, encore. Elles semblaient s’enfiler ces derniers temps, les unes après les autres. Pour une fois, ça n’avait pas été de sa faute, et c’était bien pour ça qu’elle était en train de boire son quatrième – ou cinquième ? – verre de whiskey de la soirée. L’infidélité. Le poison du nouveau monde. Et ce n’était même pas avec quelqu’un qu’elle connaissait – avec une étrangère, sortie de nulle part. T’étais plus intéressée par moi, de toute manière, s’était-il défendu, sa main droite couvrant à peine sa dignité. C’était peut-être vrai, mais ça ne changeait pas le fait qu’il était un connard de ne pas avoir rompu avec elle avant d’aller se réfugier dans le lit d’une autre. Peu importe, se dit Riley tout en sirotant son whiskey. Je m’en fous, répéta-t’elle pour la cinquantième fois de la journée. Le liquide était chaud et brûlant dans sa gorge, et ça lui faisait du bien. Puis, ses yeux traversèrent ceux d’un type qui la reluquait depuis le début de la soirée, accoudé au bar comme un salopard de première. Et puis merde, pensa-t’elle en se dirigeant vers lui.

Elle ne le lâcha pas du regard, et il lui sourit d’un air charmeur alors qu’elle s’accouda au bar à ses côtés. « T’es pas très subtil, tu le sais, ça ? » lui dit-elle d’un ton mi-blasé, mi-amusé. Il eut un petit rire et pointa son verre. « J’attendais que tu finisses ça avant de t’en proposer un autre. » Elle regarda le fond qui restait à son verre, et le termina cul sec. « Voilà qui est réglé. » Le type la regarda d’un air amusé, puis héla Arrow qui se dirigea vers lui. « Deux autres » dit-il en pointant le verre vide. Arrow jeta un regard pointu à Riley, qui arqua un sourcil. « Ça compte pas, c’est sa tournée » dit-elle à son amie, qui leva les yeux au ciel. « Tu vas le regretter demain, Riley. » « Je t’aime aussi ! » lança la jeune femme lorsque le whiskey fut servi et payé. Elle prit une première gorgée, fermant les yeux à la sensation de brûlure dans sa gorge. « Alors, pourquoi t’es en ville ? Vampire, fantôme, loup-garou ? » Le type lui lança un regard surpris. « Comment tu sais que - » « Que t’es un chasseur ? C’est écrit partout sur toi. La chemise à carreaux, le tatouage, l’attitude de branleur. » Elle lui adressa un petit sourire alors qu’il laissa tomber un rire nerveux. « Tu m’as cerné, on dirait. » « Ouais, vous êtes beaucoup à venir par ici. Une vraie épidémie. » « Alors t’es le genre de fille qui aime pas les chasseurs, c’est ça ? » Une autre gorgée. « Perspicace. Disons que ma vie serait beaucoup moins merdique si c’était pas de vous. » « Ah ouais ? Et qui est-ce qui te sauverait si un démon venait à t’attaquer alors que tu rentres chez toi ? » Un rire s’échappa des lèvres de Riley, qui termina son verre d’un coup sec. « Comme c’est charmant. Mais j’ai pas besoin qu’on me sauve, crois-moi. Merci pour le verre. » Elle avait besoin d’air. Elle ignora les appels du type, et se dirigea vers la sortie du bar. Les chasseurs. Ils se tenaient tous là, droits et arrogants, prétendant pouvoir sauver le monde entier. Mais ils n’avaient même pas pu sauver sa mère. À quoi bon prétendre qu’ils étaient encore des héros ? Aux yeux de Riley, ils étaient tout sauf ça. Elle se dirigea vers chez elle, le poids du whiskey au fond de sa poitrine – mais celui-ci goûtait soudainement drôlement amer.

○ mayfair guns, août 2016
Riley tape doucement du pied au rhythme de la musique. Le magasin est complètement désert en ce lundi après-midi, alors elle tente de s’occuper comme elle le peut. Son père est parti faire des courses, lui confiant le magasin pour le reste de la journée. Il le fait de plus en plus ces derniers temps, tandis qu’elle gagne sa confiance et qu’elle lui montre qu’elle est bien capable de rester seule quelques heures. De toute manière, elle connait les armes presque aussi bien que lui à présent – elle sait quelles pièces vont dans quels pistolets ou comment nettoyer les canons. De toute manière, il est bien rare que les clients arrivent tous en même temps, elle a donc toujours le temps de les servir tranquillement sans trop se casser la tête. Le son de la radio emplit le petit magasin tandis Riley tape sur le clavier de l’ordinateur au comptoir – son père lui a demandé de jeter un coup d’oeil à l’inventaire. Elle est assise confortablement sur le petit tabouret, et elle se surprends à chantonner au rythme de la musique, concentrée sur sa tâche. Puis, la porte d’entrée s’ouvre, en même temps que la petite cloche retentit – Riley arrête de chanter et tourne son regard sur la silhouette qui vient d’entrer. Tahdgán Jones. Son coeur manque un battement mais elle ne laisse rien paraître dans son visage – pas la légère panique, pas la surprise, pas l’ennui, et surtout, surtout pas l’incontrôlable emballement de son coeur. Les deux jeunes gens s’observent, se toisent, mais c’est trop tard pour reculer maintenant. Riley soupire doucement tandis qu’il s’avance vers le comptoir. Elle soutient son regard sans sourciller. « Salut » dit TJ d’une voix neutre. Il dépose un Glock 18 sur le comptoir. « Le canon arrête pas de bloquer. » Elle le regarde toujours, croisant les bras. « Et c’est mon problème comment ? » Ses yeux se plissent légèrement à la remarque. « C’est ton boulot, à ce que je sache, non ? » Riley pince des lèvres, et tourne finalement son regard vers le pistolet, le prenant entre ses doigts. Elle le démonte rapidement, observe à l’intérieur du canon. « Il est tout rouillé. Pas étonnant que ça arrête pas de bloquer. Il faut l’entretenir, tu le sais, ça ? » Un autre regard. Elle n’attends pas sa réponse, et se lève de son siège pour se diriger vers l’armoire à sa droite. Elle parcoure les nombreuses petites boîtes en se mordillant la lèvre, ignorant les battements frénétiques de son coeur, puis trouve finalement celle qu’elle a besoin. Elle apporte le cylindre neuf au comptoir, et ré-assemble l’arme sans un seul mot. « T’as une brosse à canon ? » Il hoche la tête. « Deux fois par mois, au moins, avec un solvant. » Elle termine d'assembler l’arme et la replace sur le comptoir en face de TJ sans une once de délicatesse. Ses yeux se relèvent pour se planter dans les siens. Elle ignore son esprit qui lui répète que merde, il a vraiment des beaux yeux ce connard. « 17$. » Il fouille dans son portefeuille et ils complètent la transaction en silence. Elle ne le remercie pas, lui le grogne à travers ses dents. Elle le regarde partir, ses yeux traînant sur son dos. De l’extérieur, on aurait pu croire qu’elle ne se souciait pas plus du jeune homme que de la couleur des sous-vêtements de sa voisine. Mais son coeur battait la chamade, prêt à exploser.
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MessageSujet: Re: (hells bells)   Mer 22 Juin - 18:48

t'es parfaite.

congratulations !
Oh yeah, ça y est, te voilà validé ! Maintenant que t'as ta couleur et ton groupe, les choses sérieuses peuvent enfin commencer.  

Pour commencer, on te suggère fortement d'aller jeter un oeil au registre des avatars, pour être bien sûr qu'on n'aurait pas oublié de le recenser en même temps que de te valider. Après ça, n'hésite pas à visiter toutes les rubriques à gauche, histoire de te familiariser avec le forum, et d'intégrer ton personnage au jeu. Et enfin, si tu as besoin de quoi que ce soit, n'oublie surtout pas que Riley et Tadhgán te sont entièrement dévouées (ou presque), et que leurs boîtes MP sont grandes ouvertes ! I love you

Sur ce, on te souhaite un excellent jeu sur RAISE HELL.  
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