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 You can't go in there - pv. Ruth

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MessageSujet: You can't go in there - pv. Ruth   Sam 5 Aoû - 21:00


Wait a minute, you can't go in there
Blake's second home - The greatest party
18.03.2017
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Act I


S'il y avait bien une chose à laquelle Feliks ne s'attendait pas en sortant de l'hôpital, c'était bien la surprise que lui avait concocté son frère. Ce genre de soirées exubérantes n'avaient jamais vraiment été sa tasse de thé, pour de nombreuses raisons assez évidentes le concernant. Pourtant, ce soir là, il comptait s'en accommoder. Il avait pu voir dans le regard pétillant de son frère tout le mal que ce dernier s'était donné pour organiser cette fête, afin de le rendre heureux. Alors à défaut de pouvoir en profiter pleinement, lui, au moins ferait-il plaisir à Foster en notant les efforts herculéens qu'il avait fourni pour marquer son retour parmi les vivants au fer rouge dans les esprits de leurs invités. Encore parfaitement lucide malgré quelques verres de liqueur interdite d'ores et déjà au fond de sa panse, Feliks tentait de relativiser devant la foule qui s'amassait de plus en plus dangereusement dans leur maison. Il craignait déjà les répercussions - catastrophiques - qu'auraient cette dernière lubie quand leur père aurait vent de tout ceci. Car il finirait par l'apprendre. Et si Feliks ne s'inquiétait pas trop du sort qu'il lui serait réservé, Foster lui, n'était pas aussi hors d'atteinte...

D'un regard inquisiteur, Feliks s'amusait à jauger rapidement les têtes présentes sur les lieux. Se rafraîchissant la mémoire par ce simple jeu de 'qui est-ce' quant à l'identé de chaque personne qu'il observait. Jusqu'à ce que son attention se porte sur l'une d'entre elle. Châtain clair, de dos et surtout, debout depuis déjà plusieurs secondes devant une porte qui avait été scellée pour l'occasion. C'était ça les soirées : un éternel combat entre les hôtes et leurs invités mal élevés. Déposant son verre sur l'une des tables croisant sa route, Feliks fila rapidement dans les escaliers débouchant directement à l'étage du dessus. Duquel, se profilait une vue imprenable sur la soirée déjà bien avancée. « Cette porte... est fermée. » Commença-t-il en s'approchant de sa démarche légère en direction de cette brune qui semblait avoir élu domicile sur le pallier de la porte menant droit sur sa chambre. « Fermée, pour une raison bien particulière. Et qui le restera... Définitivement. » Continua-t-il en se postant à côté d'elle, l'observant de toute sa hauteur d'un œil particulièrement insistant et critique. « Je ne t'ai jamais vu auparavant... » Fit-il remarqué d'un ton suspicieux laissant clairement sous-entendre qu'il la classait déjà comme l'une de ces squatteuses que personne n'avait voulu inviter. Et cela pouvait bien se comprendre au vu de son comportement plus que déplacé. « Feliks » s'introduit-il finalement sans même poser les formules de politesses les plus élémentaires en lui demandant de se présenter. « L'un des hôtes de cette soirée. Qui se fera un plaisir incommensurable de te réorienter vers la fête. Qui, de toute évidence, ne se déroule – et ne se déroulera pas - derrière cette porte... » Comme pour clôturer l'incident, il lui fit signe de circuler d'un geste significatif de la main. L'invitant par cette simple initiative à se déplacer vers le reste des invités. Jusqu'à ce que ses yeux se posent cette fois-ci sur ses mains, ou plus précisément, ce qui s'y trouvait. « Es-tu... Réellement, en train de la crocheter ? » demanda-t-il cette fois-ci avec une pointe d'animosité dans la voix. Plus surpris que réellement outré par ce qu'il était en train de découvrir. Venait-il tout juste de prendre une voleuse la main dans le sac ? Elle, une ado de son âge qui ne se souciait pas plus que cela de cacher son identité ? « Avec quoi, deux barrettes hello kitty ? » cette fois-ci, s'en était trop. Feliks n'en pouvait plus, de se retenir de rire tant la situation était des plus improbables. « Tu sais que ce genre de choses ne marchent que dans les films, j'espère... » plaisanta-t-il en fronçant des sourcils. « Et même... Même si tu y arrivais. Tu sais que c'est un délit ? Que je pourrais te faire arrêter, pour ça ? La violation de domicile, c'est une notion qui t'es plutôt familière... ? Dans le cas contraire, tu auras tout le temps d'y réfléchir une fois au poste, si tu persistes à vouloir me montrer tes talents cachés de voleuse du dimanche. » Une mise en garde plus qu'une réelle menace. Ce après quoi Feliks tendit à lui présenter la paume de l'une de ses mains, dans le but qu'elle lui remette en mains propres les outils avec lesquels elle traficotait sa porte. Symbole silencieux que si elle n'acceptait pas ses conditions, à savoir de lui léguer le matériel, il ne laisserait pas couler cet affront direct envers les Blake.



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MessageSujet: Re: You can't go in there - pv. Ruth   Dim 6 Aoû - 9:07






► 18 march, blake's second home | quotation
You can't go in there
feliks & ruth
Enfin, elle avait réussie à convaincre son père d'aller à cette fête. Un miracle en soi. Ruth voulait tellement aller à cette fête qu'elle avait usée de toutes les excuses possibles pour pouvoir y aller et c'était celle concernant la possible apparition de créatures surnaturelles qui l'emporta. Les fêtes faisant constituant facilement un repère de taille pour les monstres voulant s'attaquer aux humains. Des adolescents sous l'emprise de l'alcool et toutes autres substances qui pourraient circuler dans ce genre de festivité, faisaient d'eux des proies faciles. Même si il est vrai que l'adolescente voulait à cette fête avant tout pour s'amuser, elle ne manquera pas d'être observatrice durant toute la soirée, alerte de tout détail qui lui paraitrait étrange. Bien que le fait que ça allait être sa première fête, sans doute plus d'une chose attireront son attention. Heureusement, que la brune pouvait compter sur sa culture sériephile et cinéphile pour ne pas être complètement à côté de la plaque une fois sur place.

Cependant, il y avait bien une chose qu'elle n'avait pas prévue. Se retrouver en partie démunie devant son maigre placard. Confronter soudainement au problème de toute jeune adolescente. Le syndrome du « je n'ai rien à me mettre ». Sauf que contrairement aux petites gosses de riche, elle, n'avait des vêtements qui débordaient de son armoire. Ses choix étaient réellement limités. Ruth porta finalement son dévolu sur une robe dos nu en jean. La plus simple comparée aux autres assez aguichantes, ces dernières étant consacrées à ses sorties dans les bars. Enfilant sa robe, elle se regarda dans le miroir, soupirant face à ses marques qu'elle allait devoir dissimuler. Que ce soit son énorme hématome situé sur son avant-bras gauche, et d'autres plus petits sur son genou et ses mollets, comptant en plus sa cicatrice sur l'arrière de son épaule droite ou bien celle en bas de son dos… Et encore il ne s'agissait seulement de ceux qui se voyaient… S'asseyant sur son lit, elle se mit au travail alliant, base fixatrice, concealer, fond de teint et spray fixateur. L'on était jamais trop prudent.

Une fois prête, sa veste en cuir enfilée pour pas crever de froid, elle put prendre son vélo et pédaler jusqu’à la résidence secondaire des Blake. De par sa tenue, Ruth fut contrainte d’adopter une position debout plutôt que de pédaler le cul sur son siège au risque que l’on aperçoive sa petite culotte. Évidemment, au cas où elle avait opté pour des sous-vêtement noirs mais quand même… Il lui fallut une bonne dizaines de minutes pour parvenir à destination. Après avoir attaché son vélo au portail, elle pénétra au sein de la résidence.

Une fois à l'intérieur, Ruth put constater que l'alcool coulait à flot. Pas étonnant. Se frayant tant bien que mal un chemin entre les invités, elle se dirigea vers l'un des buffets où se trouvait de la nourriture et bien sûr de l'alcool. Les yeux de la brune s'arrondirent devant tant de nourritures, tout ce qui se trouvait sur cette table pour une soirée était l'équivalent à ce que son père et elle réussiraient à amasser avec difficulté en une semaine et encore… Elle prit une bière tandis qu'elle jeta son dévolu sur un l'un des macarons disposés en pyramide. Ruth comptait bien gouter à tout ce qui se trouvait sur cette table, après tout, l'occasion ne risquera sans doute pas de se présenter souvent. Posée contre un mur, elle observait la fête battre son plein. Tout le monde avait l'air de se connaitre, bon nombre de petits groupes étaient éparpillés dans les diverses pièces et même dehors. La jeune brune se voyait mal s'incruster dans l'un deux. Pas du tout son genre. Puis ça ne la dérangeait pas d'être toute seule, au moins elle pouvait observer attentivement ce qu'il se passait autour d'elle. Comme quand elle se trouvait au lycée et qu'elle était assise au fond dans un coin de la classe pour pouvoir guetter tout ce qui se passait. Malheureusement, son instant de tranquillité fut interrompu par un mec qui se dirigeait vers elle. Alerte gros lourd. À l'instant même où il ouvrit la bouche, ses soupçons furent confirmés. Elle essaya bien de le dégager en répondant froidement sans prendre de pincettes, que rien n'y faisait. Tant pis, elle le laissait parler tandis qu'elle se mit à gouter tous les mets disposer sur la table et à enchainer les petites bouteilles de bières. Peut-être que ça le dégoûtera de la voir bouffer ainsi et boire comme un trou. Même pas. Au final, Ruth lâcha un gros rot.

- Excuse-moi, je dois aller aux toilettes.

Une allure dégoutée s'afficha sur le visage du mec tandis qu'il se reculait pour la laisser passer. Enfin ! Elle aurait dû faire ça plus tôt… Se frayant à nouveau entre les gens, elle parvint à trouver les toilettes. Néanmoins, une fois la porte ouverte, elle se retrouvait devant un soucis majeur. Une baignoire. Génial… C'est pas grave Ruth. Tu fermes les yeux, tu fais ta petite affaire et tu ressors aussitôt. Cependant, à peine faisait-elle quelques pas à l'intérieur que sa respiration commençait à s'accélérer tandis que ses jambes se mirent à trembler. Le souffle court, elle ressortit de la salle de bain aussitôt. Putain, c'est quoi ton problème, Ruth ? Il fallait qu'elle trouve d'autres toilettes, il y en avait forcément dans cette résidence immense. Parcourant les différentes pièces avec difficulté, elle se décida finalement à se rendre à l'étage. Chose intrigante, elle finit par se retrouver devant une porte fermée à clé. Bizarre. Vérifiant que personne ne faisait attention à elle, elle s'agenouilla devant et sortit une épingle à cheveux et un crochet de son sac à main. La première en main, elle l'ouvrit au niveau de la pliure pour la couper en deux pour finalement mettre le crochet dans la partie inférieure de la serrure. Cependant, avant qu'elle n'aille plus loin une voix l'interrompu. Rapidement, elle cacha ses instruments dans ses mains. Enfin, cacher… C'est un grand mot.

Se redressant, Ruth leva la tête pour se trouver face au frère de Foster, de ce qu'elle avait pu constater des photos qui se trouvaient dans le salon. Ils étaient tous immenses dans sa famille ou bien ? Les paroles du brun l'intriguèrent d'autant plus. Fermée pour une raison bien particulière… Comment ne pas faire plus bizarre ?

- Pourquoi ? Tu caches un cadavre, derrière ?

Demanda-t-elle d'un ton partagé entre le soupçon et la plaisanterie. Si il avait réellement quelque chose à cacher, il s'y prenait vraiment mal pour détourner l'attention. Il n'y avait pas de doute à avoir, Ruth n'en démordrait pas avant de savoir ce qui se cachait derrière. Elle avait après tout promis à son père de faire attention à tous les détails qui lui paraîtraient suspicieux.

- Je suis nouvelle.

Ça devait faire quoi ? Deux semaines tout au plus qu'elle est arrivée au lycée et un mois et demi qu'elle avait emménagé en ville avec son père… Le frère de Foster s'appeler donc Feliks. Prénom original. Ruth n'eut pas le réflexe de se présenter à son tour. L'adolescente avait plutôt prit l'habitude de donner son prénom ou faux prénoms selon l'occasion, seulement à ceux qui lui demandaient. La brune ne put s'empêcher de rouler des yeux lorsqu'il lui précisa que la fête de ne se déroulait pas derrière cette fameuse porte. Non… Sans blague ?

- Je pense qu'il n'est pas nécessaire que je le nie… Oui, j'étais en train de crocheter la porte.

Pourquoi mentir lorsqu'on était prit la main dans le sac ? Aucun des mensonges qu'elle aurait pu lui servir n'aurait pu éviter la scène qui s'était dressé devant lui, la preuve irréfutable de ce qu'elle était en train de faire. Alors, autant confirmer sa question à haute voix. Le pire était sans doute, qu'elle lui avait répondu calmement sans aucune pointe de gêne.

- Barettes Hello Kitty ? Vraiment ? T'as pas mieux comme pique ?

Ruth ne put s'empêcher de rire à son tour. Le niveau était vraiment bien bas. Elle se retint de rire à nouveau lorsque Feliks lui annonça que ce genre de méthodes ne fonctionnait que dans les films. Ah si il savait le nombre de choses qui étaient réellement reproductibles dans les films… Il en serait étonné. L'adolescente eut du mal à dissimuler le léger rictus qui s'était dessiné sur ses lèvres lorsqu'il en vint à parler de violation de domicile et de poste de police. Vraiment ? Il n'y avait que les riches pour sortir cette tirade.

- Tu serais vraiment étonné… D'à quel point deux barrettes peuvent être efficaces. Mais bon, comme j'ai pas envie de me retrouver au poste, je te les donne quand même. Puis comme ça tu pourras essayer dans ton coin de t'adonner à une toute nouvelle activité. Et je plains vos invités, si tu les menaces tous de les envoyer au poste, au moindre faux pas. Non parce que avec les trucs qui sont déjà cassés en bas, il va y en avoir pas mal… À moins que vous appeliez vos assureurs plutôt pour ça ? Et petit détail, je ne suis pas une voleuse. J'ai juste entendu des bruits bizarres derrière la porte.

Sur ce, elle lâcha ses outils dans la paume de la main de Feliks. Ruth ne voyait pas d'autre solution que de lui mentir. Comment lui avouer qu'à la base elle était à la recherche d'autres toilettes ? Sans doute, lui demandera-t-elle cela après en fonction de la réponse qu'il allait lui donner. Parce que pas sûre, qu'elle soit capable de tenir encore longtemps avec la quantité de bière qu'elle a ingurgité.  
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MessageSujet: Re: You can't go in there - pv. Ruth   Dim 6 Aoû - 12:29


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18.03.2017
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Act I


Prise au dépourvu par l'arrivée inopinée de Feliks sur les lieux du crime, elle ne se fit pas prier pour relever le nez de la serrure. Une réaction qui eut le mérite de satisfaire le brun aux bords de l'incident diplomatique. A défaut de savoir se montrer respectueuse envers ses hôtes et de leur résidence, au moins avait-elle eut la décence de mettre un terme à son activité illégale sans broncher. Malheureusement, il n'était pas au bout de ses surprises avec elle. A peine l'avait-il informé que la porte était bien fermée qu'elle proféra des suppositions abracadabrantes quant à la raison d'un tel voile de mystère. S'il cachait des cadavres dans cette pièce...? Était-ce bien ce qu'elle venait de dire ? Hochant légèrement la tête en la fixant froidement du regard, il marqua une pause comme s'il voulait s'assurer qu'il avait bien entendu. Oui, elle était nouvelle. Peut-être n'était-elle donc pas au courant des derniers drames qui avait chamboulé Blackwater Falls... Comme l'affaire de ces adolescents et anciens camarades regrettés de Feliks, disparus lors de son coma. « Non... Non, je ne cache pas de cadavres. » assura-t-il d'un froncement de sourcils qui se voulait outré. Et ne prétendrait pas en cacher, même pour paraître plus 'cool' ou 'drôle', aux yeux d'une nouvelle au si joli minois. Il n'en avait rien à faire de passer pour le lourd de service. Feliks n'était pas du genre à plaisanter sur ce sujet, bien que bon nombre de lycéens s'imaginaient sans doute encore aujourd'hui qu'il empaillait des animaux vivants dans son grenier étant enfant. Cette nouvelle avait dû, comme les autres avant elle, se laisser influencer par des 'on-dit-que' le concernant. Rien de très surprenant, elle avait l'air tout particulièrement influençable. « Et donc, tu penses que ton statut de 'nouvelle' t’octroie davantage de liberté que les autres ? Qu'aucune de tes infractions n'auraient de conséquences ou de répercussions ? Sous prétexte que tu n'es pas d'ici...? Croire ça serait bien naïf de ta part... » Précisa-t-il d'une voix monocorde tandis qu'il se décollait du mur contre lequel il s'était appuyé un peu plus tôt pour progresser de quelques pas vers sa position.

« Faute avouée est à moitié pardonnée. » recita-t-il machinalement, petit sourire narquois aux coins lèvres, alors qu'elle faisait preuve d'une honnêteté surprenante et particulièrement inattendue. De quoi lui faire oublier sa dernière réplique morbide et déplacée sur les cadavres. « La vraie question c'est : est-ce que j'ai vraiment besoin de 'mieux', comme pique... ? » lui demanda-t-il en haussant les sourcils, soulignant de ce fait que sa dernière remarque sur les barrettes girly Hello kitty, bien que parfaitement sexiste, avait suffi à la faire rire. Un rire particulièrement communicatif auquel il se joignit inconsciemment. « Désolé mais, je ne suis pas facilement impressionnable. » Donc non, il ne serait pas en admiration devant 'tout ce qu'elle était capable de lui montrer' avec ces deux malheureuses barrettes. D'une main tendue à son égard, il accueillit en son cœur les fameux petits morceaux de fer froids. S'il allait s'entraîner par la suite, à crocheter des serrures ? La bonne blague. « Mais bien sur oui... Sauf que je n'ai pas d’intérêt à m’exercer à cette activité. Vu que je ne suis pas réduit à devoir voler des gens innocents pour vivre... » Pas comme toi, de toute évidence - avait-il laissé son regard accusateur terminer sa phrase. « Si tu es sage, je te les rendrai en fin de soirée. Faudra juste m'y faire penser. » dit-il avant de ranger ce jouet de pickpocket au fond de l'une de ses poches de jean. Sans doute en possédait-elle encore sur elle, mais Feliks ne voyait pas l’intérêt de la passer à la fouille non plus. La leçon devait être passée, tout du moins il l'espérait, pour ne pas avoir à y revenir durant la soirée. « Oh oh... Tu vas pouvoir te sentir honorée. Car tu es la première à recevoir de mes menaces ce soir. Félicitation à vous, personne n'ayant même pas eu la politesse de se présenter. » fit-il à nouveau remarquer alors qu'il croisait les bras pour jeter un regard en direction du salon en contrebas. « Casser un vase et forcer une porte sont des choses sensiblement différentes, tu en conviendras. Et, comme tu sembles peu habituée à ce genre de festivités, saches que nos biens les plus précieux ont été placés dans un endroit sûr. Pour éviter, justement, toute casse malheureuse. » Décidément, il fallait tout lui apprendre. A commencer, par les bonnes manières.

Seulement, un nouveau sujet arriva sur le tapis, le 'pourquoi' elle tenait tant à entrer dans cette pièce. Une réponse qui fit remonter son regard autrefois évasif droit dans sa direction, une pointe d'inquiétude dans ses prunelles. « Des bruits bizarres ? Quel genre de bruits... ? » s'empressa-t-il de demander avant de décroiser ses bras pour s'approcher de la porte et tenter de percevoir à son tour quelque chose de louche. Jake était un chien particulièrement timide et silencieux. Jamais il n'aurait émis quelconque aboiement sans raison... Aussi craignait-il que quelque chose ne lui soit arrivé. « J'entends rien. » Une évidence qui renforça un peu plus la méfiance qu'il portait déjà à l'égard de la brune.




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MessageSujet: Re: You can't go in there - pv. Ruth   Ven 11 Aoû - 17:27






► 18 march, blake's second home | quotation
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feliks & ruth
Évidemment, le jeune homme n'allait pas répondre par la positive sauf si il avait été d'humeur à plaisanter, ce qui n'avait pas l'air d'être le cas à l'instant présent. Il semblait même choqué de par une telle supposition. S'il s'offusquait pour si peu, il n'était pas au bout de ses peines avec Ruth. L'adolescente croisa les bras lorsqu'il se mit à lui demander si juste parce qu'elle était nouvelle, elle pensait qu'elle pouvait faire ce qu'elle voulait sans devoir à en subir les conséquences. Une question qui lui tira un soupir. Avait-elle l'air aussi conne ? Heureusement alors que son blond naturel était recouvert d'une coloration brune sinon surement aurait-elle eu droit aux préjugés.

- Non. J'ai uniquement précisé que j'étais nouvelle pour justifier le fait que tu ne m'avais jamais vu auparavant. Rien d'autre. Je sais très bien que le sort réservé aux étrangers est bien pire qu'aux visages familiers.

Face au sourire du brun, Ruth ne put s'empêcher à son tour d'en faire de même. Impossible de rester de marbre face à sa mimique. Pourtant, elle n'était pas du genre à être faible et à abaisser ses défenses face à un unique sourire.

- Non, c'est bon, je ne suis pas maso.

Même si Ruth avait soulevé le fait que sa pique n'était pas très recherché, elle ne tenait pas à ce qu'il se mette en recherche à une plus blessante. Même si l'adolescente était persuadée qu'il ne parviendra pas à l'atteindre d'une quelconque façon. Ce n'était pas à une vulgaire adolescente tout à fait banale à qui il s'adressait. Face au désintérêt d'assister à une démonstration d'un de ses multiples talents, Ruth haussa les épaules nonchalamment. Tant pis pour lui.

- Merde, combien de fois il faut que je te dise que je ne suis pas une voleuse ?! Je voulais juste vous aider, c'est tout. J'ai entendu du bruit derrière, du coup je voulais voir ce que c'était. Foster est occupé donc je me suis dit que j'allais m'occuper de ça par moi-même. Et si j'avais été une voleuse, j'aurais eue l'intelligence de ne pas m'attaquer à un endroit que je ne connais pas du tout, qui en plus est remplit de témoins potentiels. Décoince-toi un peu.

Qu'est ce qu'il était désagréable… Monsieur, se croit au-dessus de tout et tout le monde, tout ça parce qu'il est riche… Insupportable. Excédée, elle murmura un vague « hm » lorsque Feliks lui dit qu'il lui rendra ses barrettes en fin de soirée, si elle était sage. S'il comptait sur ça pour qu'elle ferme sa gueule, c'était mal la connaitre. De toute manière, elle en avait d'autres dans son sac même si ce n'était pas dans ses projets de les utiliser.

- Ruth. Je ne pensais pas que ça t'intéresserait de connaitre le prénom d'une personne réduite à voler des gens innocents. À moins que ce soit pour me balancer après ? Tu veux mon nom de famille aussi ?

Le voilà maintenant en train de lui reprocher de ne pas s'être présentée d'elle-même. On aura tout entendu… Si il avait tenu tant que ça à ce qu'elle lui fasse part de son prénom, fallait lui demander, c'est tout, au lieu de se plaindre. Évidemment, peu de choses devaient être précieuses à leurs yeux car bon nombre d'objets figuraient encore dans la maison. Sans doute n'était-ce rien un vase d'une centaine de dollars… Cependant, elle ne releva pas.

Enfin, se mit-il à s'intéresser à ce qu'elle disait. Lorsque le regard de Feliks croisa le sien, elle le soutint, ne défaillant même pas face à son mensonge. Face à la pointe d'inquiétude qu'elle crut percevoir dans son regard, Ruth devina que quelque chose d'important devait se trouver derrière. De quoi augmenter davantage ses suspicions. Évidemment, qu'il n'entendait rien vu, qu'elle n'avait rien entendu… Cependant, elle n'en démordait pas, bien décidée d'atteindre son but.

- Ben je sais pas, bizarre du genre comme si il y avait quelque chose derrière ou quelqu'un… Et évidemment que t'entends rien, avec tout le boucan que t'as fait ! À mon avis y avait un vrai voleur et il a dû prendre ses jambes à son cou en t'entendant ! Y'a quoi derrière cette porte ?

Autant poser directement la question afin de savoir si elle devait continuer dans son mensonge ou laisser tomber. La seule chose qui l'intéressait de savoir c'est si il y avait ou non des toilettes derrière cette porte. Vu la grande superficie de la résidence et de ce qu'elle avait pu apercevoir de l'extérieur, Ruth devinait qu'il devait encore avoir quelques pièces derrière. Alors, espérons qu'il y avait ce qu'elle cherchait avant qu'elle ne parvienne plus à se retenir. 
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MessageSujet: Re: You can't go in there - pv. Ruth   Lun 21 Aoû - 11:20


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18.03.2017
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Ça pouvait se ressentir dans chacune de ses paroles offensives, la jeune fille se sentait jugée. Ce qui n'était pas réellement le cas. Feliks se contentant bêtement d’interpréter ce qu'il avait sous les yeux. Essayant de comprendre les agissements si particuliers de cette fille et ce qui pouvait bien se tramer derrière ses prunelles sombres, mais pourtant si pétillantes à la fois. Et tandis qu'elle lui disait savoir que le sort réservé aux étrangers était bien pire qu'aux visages familiers, Feliks fronça légèrement les sourcils. Surpris de la découvrir si pessimiste. Cette simple remarque le conforta dans son idée que l'intégration n'était pas son fort. Des choses avaient dû se produire pour qu'elle garde une telle vision des nouveaux au sein d'une ville. La nouveauté n'était pas forcément synonyme d'isolement, ou de moqueries. Pour preuve, Feliks habitait à Blackwater Fall depuis toujours et restait un parfait étranger pour de nombreux élèves de son propre lycée. « Tu te trompes » se contenta-t-il de répondre, sans parvenir à décrocher son regard des traits délicats de son visage. « Ça serait même plutôt l'inverse. Les nouveaux ont droit à ce que l'on appelle le bénéfice du doute... Toi aussi, tu y as droit. » Une phrase à la base bien plus longue qui fut interrompue par le sourire de la brune se joignant au sien. Attendrissant inconsciemment son opinion sur cette voleuse. « Alors que les anciens, eux... Ne peuvent plus cacher leurs méfiais depuis bien longtemps. On les connaît. Justement. Ce qui nous... Me, rend d'autant plus intransigeant. » Terminer son raisonnement de manière simple, avait été tache ardue. Feliks était décontenancé, sans savoir par quel maléfice exactement. Mais quelque chose en elle, la rendait particulière. Pour la première fois depuis bien des années, il voulait en apprendre plus sur quelqu'un. Sur elle.

« C'est bon à savoir... » murmura-t-il amusé alors qu'elle lui confia ne pas être masochiste. Une chance. Entre ça et les cadavres... Autant dire que Feliks craignait un peu le prochain sujet de conversation qu'elle mettrait sur le tapis. Leur échange aurait pu rester ainsi, doux, presque amical. Mais dès lors qu'il récupéra les barrettes, les choses s’envenimèrent rapidement. Peut-être n'aurait-il pas dû insister sur ses actions de voleuse, mais après tout, c'était ce qu'elle était. Personne n'utiliserait des barrettes pour s'introduire dans une pièce fermée. Personne de normal, ne le ferait. « Pas la peine de te montrer vulgaire » tranchant-il à demi voix alors qu'elle haussait dangereusement le ton devant lui. Et voilà que la voleuse en tort se mettait à expliquer les raisons de son acte. Essayait-elle réellement de faire passer son délit pour une preuve de bonne foi ? Décidément, cette fille était bien culottée... « Je ne t'ai jamais demandé de te justifier » souligna-t-il d'une voix calme. « Si Foster était occupé tu pouvais très bien venir me voir, moi. Tout simplement. » Et non, Feliks ne se décoincerait pas. Surtout après la manière dont elle le lui avait demandé. Cette requête ne fit, à l'inverse, que le rendre de plus en plus imperméable à ses mots. Se refermant à mesure qu'elle se montrait désobligeante à son égard. Finalement, elle ne méritait pas tant que ça sa sympathie. Les mythomanes n'avaient jamais vraiment été sa tasse de thé.

« Ruth. Enchanté. » dit-il d'une voix bien amère alors qu'elle daigna enfin lui révéler son identité. Rajoutant encore et encore de quoi la rendre parfaitement détestable à ses yeux. « Je veux bien ton nom de famille également, oui. Ça sera plus aisé de te retrouver sur Facebook. Parce que je sens qu'une grande amitié est en train de naître entre nous, Ruth. Si tu veux tout savoir. » L'ironie n'aurait plus être plus cinglante qu'à cet instant précis. Rangeant les barrettes dans sa poche, il ne tarda pas à sortir un trousseau de clés à la place. Le tout, après avoir écouté les fameux 'bruits' qui étaient soi-disant la cause de toute cette agitation. « Parce que tu trouves que c'est moi, qui fait du boucan depuis tout à l'heure ? » cracha-t-il finalement. Bien trop soucieux de ce qui avait pu se passer de l'autre côté de la porte pour se montrer davantage patient avec Ruth. Cette fille qui vraisemblablement avait un soucis avec l'autorité et les règles. « Retourne profiter de la soirée avec les autres. C'est bon. Je m'en occupe. » lui dit-il d'un ton sans appel. Cela faisait déjà bien trop longtemps qu'ils discutaient à l'écart des autres. Mieux fallait-il écourter leur joute avant d'attirer l'attention sur eux. L'invitant d'une main à se décaler pour lui libérer définitivement la voie, Feliks jura de manière contenue alors qu'un coup d’électricité statique piqua à vif sa main au moment où il tenta de la toucher.




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MessageSujet: Re: You can't go in there - pv. Ruth   Mar 22 Aoû - 17:04






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You can't go in there
feliks & ruth
Ce fut au tour de Ruth de froncer les sourcils face à la réponse de Feliks. Elle se trompait ? Ne lui avait-il pas dit le contraire quelques minutes plus tôt ? Comme quoi, il serait bien naïf de sa part de croire que son acte n'engendrerait pas des répercussions tout ça parce qu'elle était nouvelle ? Cependant, ce n'était pas du genre de l'adolescente de se laisser influencer par les propos des autres. Elle en avait fait l'expérience plusieurs fois de se faire jeter dehors avec son père par des habitants un peu trop xénophobe. Des gens qui trouvaient ça trop étranges de trouver leurs deux visages dans certaines scènes de crime. Ou bien des personnes qui se faisaient aisément manipuler par une connaissance qui était en réalité une créature surnaturelle qui voulait se débarrasser des deux chasseurs. Entre croire un ami et des inconnus, le choix est vite fait.

- Ce n'est pas ce que tu sous-entendais, il n'y a même pas une minute… Mais, je reste sur mon point de vue même si je vois tout à fait ce que tu veux dire. Imagine que l'ancien comme tu dis n'a commis aucun méfaits de sa vie ou du moins n'a jamais été pris la main dans le sac, puis un jour quelqu'un se rend compte qu'il se passe quelque chose. Évidemment, l'ancien va accuser le nouveau et à ton avis qui on va croire ?

Une discussion bien trop philosophique à cette heure avancée de la nuit, qui sort bien du contexte de la soirée et des quelques grammes d'alcool que chacun avec dans le sang. Cependant, cela avait fait sourire Ruth d'apprendre qu'elle, elle avait le droit au bénéfice du doute. Un privilège auquel elle n'avait pas eu souvent le droit.

Cependant, plus leur discussion avançait, plus Ruth avait l'impression que finalement, elle n'avait pas tant le droit que ça à ce bénéfice du doute. Accusée directement encore et encore de petite voleuse par celui qui venait de lui dire qu'elle avait le droit à cette présomption d'innocence… C'était vraiment se foutre de sa gueule. Alors comment voulait-il qu'elle ne s'emporte pas ? Et il devrait s'estimer heureux, elle aurait pu être encore plus vulgaire.

- Tu m'accuses direct, c'est encore pire !

Justement, elle aurait préféré qu'il lui demande de justifier son agissement au lieu de l'accuser de choses et d'autres. Ok, Ruth pouvait comprendre que forcer des serrures ne devait pas être une chose qui se faisait communément mais elle n'avait jamais eu l'intention de voler quoi que ce soit. Alors oui, elle était obligée de lui mentir, pour ne pas lui révéler la vraie raison qui l'avait menée à faire ceci, une raison qu'elle n'assumait pas du tout à vrai dire. Cependant, elle n'avait jamais eu de mauvaises intentions.

- T'es un comique, toi… Dis-moi comment j'aurais pu te trouver ? Non parce que de un, je ne t'ai jamais vu de ma vie. De deux, je ne t'ai donc pas croisé depuis le début de la soirée. Et de trois, la seule chose sur laquelle j'aurais pu à la rigueur me baser c'est les photos que j'ai pu voir de loin dans le salon, au-dessus de la cheminée. Mais t'imagines bien que chercher un visage inconnu parmi la foule contenant d'autres visages tout autant inconnus, c'est pas très simple !

C'est vrai quoi… Ça l'énervait de le voir aussi… hautain… Comme si tout était simple. Qu'il suffisait de claquer des doigts pour trouver une solution à tout. Rien n'était jamais simple. La preuve, elle à la base voulait juste trouver des toilettes avant que tout parte en couille. Et il en était pas question qu'elle l'avoue. Puis qui dit, qu'il la croira même si elle se décidait à dire la vérité ? Elle en doutait fortement.

Face à la fausse politesse de Feliks, fausse car assurément qu'il n'était pas si enchanté que cela de la rencontrer… Elle laissa un échapper un vaste « hm », tel un léger grognement. Pourquoi tant de fausseté ?

- C'est con parce que j'ai pas Facebook. Ni Instagram, Twitter et compagnie, si tu veux tout savoir… Si tu savais à quel point ça me désole de gâcher cette grande amitié qui aurait pu être si belle…

Elle aussi pouvait jouer la carte de l'ironie, aucun problème. Même si ses premiers propos ne l'étaient pas. Ce n'était pas un mensonge de la part de Ruth de dire à Feliks qu'elle n'était pas sur les réseaux sociaux, c'était tout simplement la vérité. Trop dangereux. Lorsque l'on chassait les créatures surnaturelles ou même lorsque l'on prenait des fausses identités, il était conseillé de ne pas étaler sa vie sur la toile, au risque d'être retrouvé.

- J'étais très calme avant que tu n'arrive.

Quoi, c'est vrai, non ? Une réponse qui pouvait sonner comme une ultime provocation. Cependant, même si Feliks avait le don de la mettre hors d'elle, elle ne voulait pas partir. Bien décidée à savoir ce qui se trouvait derrière cette porte. Quand avait une idée en tête, il était bien impossible de la lui retirer. Même si il l'horripilait lorsqu'elle sentit le coup de jus qui la traversa lorsque le jeune homme tenta de lui prendre le poignet, Ruth eut un mouvement de recul avant de croiser son regard azur et de s'y perdre. Un bref moment qui lui parut durer une éternité durant lequel, son coeur s'était accéléré. Incapable de ne piper mot jusqu'à ce que :

- Est ce que il y aurait des toilettes par hasard, derrière cette porte ?
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MessageSujet: Re: You can't go in there - pv. Ruth   Lun 2 Oct - 17:32


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« J'ai dû mal m'exprimer. » admit-il simplement en la voyant dubitative devant ses explications alambiquées concernant les différents statuts auxquels les habitants de Blackwater Falls pouvaient prétendre selon leur ancienneté. La nuance qui existait donc entre 'Bleu' et 'Doyen'. Malheureusement pour elle, lui dire de but en blanc qu'elle resterait bêtement sur ses positions n'était pas la solution miracle pour l'écarter d'un sujet de conversation. Plus qu'un devoir, un désir : il voulait la faire changer d'avis. Même si Feliks concevait sans mal que ses paroles pouvaient être confuses par instant. Il avait encore quelques difficultés à rester totalement concentré, depuis son fameux retour. Massant mollement ses paupières closes, il reprit donc : « Les nouveaux n'ont pas plus de liberté que les autres. Ils ont simplement droit au bénéfice du doute. On leur pardonne une erreur. » soupira-t-il de manière à synthétiser au maximum sa vision de la chose. « Celle que tu viens de faire. » rajouta-t-il comme pour donner un exemple concret pour illustrer ses propos. « Donc... Pour être plus clair, car je vois bien que certaines de mes phrases ont mal été enregistrées... La prochaine fois que je te reprends à faire ce genre de choses, tu auras des soucis. A cause de tes antécédents de voleuse. » Cette fois-ci, il n'en tiendrait pas rigueur, voilà où il venait en venir. Et ce, malgré leur pseudo accrochage sans queue ni tête. « Si tu veux... Tu peux te considérer à partir de demain comme une 'ancienne' à part entière qui ne peut plus mentir sur ses actes passés. Félicitation. Et... Bienvenue à Blackwater Falls. » D'un sourire, il lâcha un second soupire qui s'apparentait étrangement à un rire étouffé. Au moins, elle savait comment se faire remarquer.

Seulement, la suite de ses dires le laissa perplexe. Cette histoire de faire porter le chapeau aux nouveaux... Était-elle en train de lui faire passer un message subliminal ? Perdant son sourire aussi rapidement qu'il avait pu le trouver, il observa un instant le salon en contrebas pour chercher parmi les invités un regard qui aurait pu trahir de la présence de Ruth à l'étage. « Pourquoi... Tu me dis ça... ? » murmura-t-il progressivement, lançant un regard en coin à la brune sans pour autant détourner son visage du salon. « Quelqu'un t'as demandé de crocheter ma porte ? Un 'ancien' ? » supposa-t-il d'un ton intrigué, soudainement en proie à sa légendaire paranoïa. Dereck ? Quel intérêt aurait-il eu à pousser une nouvelle à se faire pincer à sa place ? Et surtout, qu'aurait-il bien voulu prendre dans sa partie privée...? Tant de questions qui resteraient sans doute en suspend... Car être cataloguée de voleuse semblait être la corde sensible de la jeune Ruth. A peine sa langue avait-il claqué ce mot des plus péjoratifs contre son palais qu'elle s'emporta une nouvelle fois. Ça devenait une habitude. « Tout le monde me connaît. Tu n'avais qu'à demander à n'importe quelle personne en bas de te rediriger vers moi. » N'était-ce pas une évidence ? Cette fête était en son honneur après tout et pourtant... Cette fille ne savait même pas vers qui ces festivités étaient orientées ? C'en était presque vexant. 'Trouver un inconnu parmi une foule d'inconnus, ce n'était pas très simple', lui avait-elle fait remarquer. Qu'est-ce qu'il ne fallait pas entendre. Madame 'je sais crocheter des portes et bien plus encore' ne sait pas demander son chemin ? Vraiment ? C'était vraiment le prendre pour le dernier des cons à ce niveau là. « Non... Ça n'a pas l'air simple pour toi, c'est vrai. » Pour quelqu'un d'aussi limité, s'était-il retenu de dire même si son regard embêté le disait de lui-même. « J'espère que tu parviendras à trouver le chemin jusqu’à la sortie... » Il manquerait plus qu'elle couche sur le canapé du salon. Et étrangement... Plus Feliks discutait avec elle et plus ses craintes s'en retrouvaient fondées. Car elle en serait sûrement capable, si Foster ne l'invitait pas à se joindre à lui dans sa chambre. Une chose était sûre : elle n'entrerait pas dans la sienne.

Dès lors qu'elle lui affirma avec conviction ne pas être sur Facebook, ou tout autre réseau social, Feliks pouffa légèrement tant cela semblait absurde. Même si elle n'était pas active sur les réseaux sociaux, c'était évident, pour lui, qu'elle ait un compte sur chacune des plates-formes qu'elle venait de lui citer. Après tout, elle semblait bien s'y connaître, non ? Au lieu de ça, elle se braqua immédiatement. Il manquerait plus que cette fille pense être en train de se faire draguer... Quelle hérésie. « Ne va pas t'imaginer des choses. » dit-il calmement en hochant la tête, parfaitement conscient du réel message qu'elle avait voulu lui faire passer. Finalement, il venait peut-être de trouver encore plus bizarre que lui. Ce qui n'était pas une mince affaire.

Elle était très calme avant qu'il arrive. Oui, c'est vrai. Tellement calme et sereine, en commentant un délit. De quoi éveiller un peu plus les soupçons. Cette fille avait définitivement un grain. Niveau mauvaise fréquentation, elle devait être dans le top trois des filles à fuir comme la peste. Fatigué du cinéma qu'elle lui infligeait minute après minute, Feliks voulu prendre les choses en mains en l'invitant cette fois-ci à libérer les lieux, physiquement parlant. Qu'elle aille donc boire un peu, danser avec d'autres, trouver une autre porte à crocheter s'il n'y avait que ça pour lui faire plaisir ! Le brun s'en fichait pas mal du moment qu'elle ne traînait plus ici, dans ses pattes. Et il l'aurait fait, si un coup de jus à son contact ne lui avait pas remis les idées en place. Il l'aurait poussé à partir définitivement, si son regard n'était pas tombé dans le sien au même moment. Les lèvres soudainement closes, le brouhaha de la soirée n'était plus qu'un vulgaire bourdonnement à ses oreilles. Insignifiant et parfaitement négligeable. Jamais ses iris n'avait du être aussi azurées tant ses pupilles s'étaient rétractées sous cette étrange sensation de papillonnement au creux de son estomac. Sans parvenir à détacher son intérêt d'elle, il tenta pourtant de s'exprimer. Sans qu'aucun son ne parvienne à s'extirper de sa gorge. C'est finalement la principale concernée qui brisa soudainement le silence. Elle cherchait juste des toilettes... ? Qu'était-il advenu des deux du bas... ? Tant de questions se chamboulèrent à nouveau dans sa tête qu'une fine douleur heurta peu à peu sa nuque tendue, brûlant l'arrière de son crâne à mesure qu'il plissait les yeux pour contenir ce pincement. « Oui » dit-il simplement, avant de regretter amèrement sa réponse. Trop franche, trop inattendue après toute la méfiance dont il avait pu faire preuve. « Mais ce n'est pas une bonne idée » appuyant ses propos en indiquant d'un regard les invités du salon, dont certains avaient déjà cessé leurs activités pour débuter les spéculations à leur sujet, il porta une nouvelle fois sa main contre son front. « Si tu rentres. Ne touche à rien. » se contenta-t-il finalement de dire, ne souhaitant pas être la source de tout ce qui se dirait à la suite de cette soirée. Ruth était une grande fille et elle devait sans doute savoir ce que signifierait entrer dans cette pièce, avec lui. Feliks ne comptait pas débattre du sujet plus longtemps tant ce dernier était limpide, à ses yeux du moins.

D'un tour de clé anxieux, il déverrouilla la porte avant d'entrer d'un bon pas dans la fameuse partie privée qui ne tarda pas à être illuminée de part et d'autre. « Troisième porte à gauche pour les toilettes. Quatrième pour la salle de bains si tu veux te laver les mains. » Et bien sûr qu'elle le voudra. Enfin, Feliks l'espérait... Qui sait, la voleuse était peut-être aussi limitée niveau hygiène. « Sinon, tu peux aussi à côté du bar, il y a un évier. » précisa-t-il avant de refermer la porte d'entrée derrière elle à double tour, enfilant le trousseau de clés droit à l'arrière de son jean aussi sombre que le reste de sa tenue. « Jake ? » prononça-t-il d'une voix soutenue. Il écouta un moment le silence qui régnait dans le vaste appartement pour entendre un bruit suspect derrière le canapé du salon. Un museau fit alors son apparition, craintif, hésitant. Les yeux du canidé semblaient quant à eux parfaitement obnubilés par la nouvelle arrivante. Une chose était sûre, il ne bougerait pas de sa cachette de sitôt. « J'espère que tu n'as pas peur des chiens. Mais Jake aura toujours plus peur que toi. Donc il n'y a rien à craindre. » Une petite précision, juste au cas où l'envie lui prendrait de vouloir approcher le vieux labrador couleur sable. Qu'elle aille donc aux toilettes. Plus vite ça sera fait, plus vite Feliks pourra se reposer. Juste quelques minutes.

La laissant alors se soustraire de sa compagnie pour se rendre dans les toilettes, le jeune Blake laissa sa tête basculer doucement vers l'avant, accablé par cette soirée. Vivement... Que tous s'en retournent chez eux. Plus vite l’électro house cessera de faire vibrer le vieux squelette de bois de cette demeure familiale et mieux Feliks se portera. Grand verre d'eau en main, il s'approcha du petit salon pour déballer ces quelques boites de médicaments. Attrapant de quoi soulager ses maux de tête. Aussi vite sélectionnés, aussi vite avalés. Et avant même que la petite voleuse refasse irruption dans la pièce, Feliks jeta dans un compartiment de la table basse les boites médicales colorées à l'image de leurs gélules. Se contentant alors de patienter en caressant affectueusement la tête de Jake qui venait tout juste de trouver repos sur l'un de ses genoux.





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MessageSujet: Re: You can't go in there - pv. Ruth   Ven 13 Oct - 17:40






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Ruth ne pouvait qu'approuver. Ce Feliks n'était pas très agile de ses mots. Pourtant, ce n'était pas faute de tenter de le comprendre. Aussi l'heure n'était pas vraiment sujette à des débats philosophiques, ni le contexte. Cependant, l'adolescente restait attentive à chacune des paroles du brun.

- Tu me pardonnes, donc ?

Demanda-t-elle avec un léger sourire dessiné sur le coin de ses lèvres. Peut-être n'était-t-il pas autant antipathique qu'elle aurait pu le penser. À vrai dire, plus la conversation avançait, moins Ruth ne parvenait à se faire une idée précise sur Feliks. Il n'était pas comme les autres. Moins aisé à cerner que la plupart des gens. Autant c'était intriguant, ça lui donnait encore plus envie de le connaitre, autant ça pouvait s'avérer frustrant.

- T'inquiète, j'ai compris. La prochaine fois que tu me prendras la main dans le sac, j'aurais les flics au cul.

Ruth avait bien prit la peine de décortiquer sa phrase. Il ne lui avait pas recommandé de ne plus recommencer mais bien qu'il ne la surprenne pas une nouvelle fois à faire ce genre de choses. Donc tout ce qu'elle avait à faire est de ne pas s'adonner à ce genre d'activités lorsque Feliks est dans les alentours. De toute façon, ce n'était pas comme si ça lui arrivait souvent de faire ce genre de choses chez les gens. Uniquement lors de ses missions. Elle avait tout de même un minimum de savoir-vivre.

- Quel honneur.

Ne pouvait-elle pas s'empêcher de répondre, un sourire ironique collé sur les lèvres. Ruth n'a jamais pu être une ancienne de quoi que ce soit. Avec son père ils leurs arrivaient rarement de rester très longtemps dans les villes qu'ils avaient pu occupés. À vrai dire, ils ne s'installaient jamais. La seule fois où Ruth n'avait pas bougé pendant un moment, était lorsqu'elle était toute petite. Lorsqu'elle ne connaissait pas encore l'existence des créatures surnaturelle, sa « destinée » de chasseuse et que son père se contentait de partir en mission seul en la laissant à la maison avec les divers percepteurs qu'elle avait pu avoir. Son déménagement à Blackwater Falls, allait donc changer beaucoup de choses dans sa vie. Rien que le fait de pouvoir côtoyer les habitants au quotidien et créer des liens, relevait du miracle.

- Hein ? Quoi ? Alors là, pas du tout ! Personne n'a à me dire quoi faire. Je n'accepterais jamais d'exécuter les ordres de qui que ce soit.

Quelle idée… La personne qui allait l'obliger à faire quelque chose dont elle n'avait pas envie, n'était pas encore née. Les questions de Feliks l'avaient tellement désarçonnée. Comment pouvait-il croire qu'elle s'abaisserait à de telles choses. Qu'elle ferait ça par… Pour une quelconque forme de bizutage ? Ok, il ne la connaissait pas mais cela devait se comprendre aisément par le caractère de l'adolescente. Ruth ne comprenait pas ces ados dans les films qui se laissaient bizuter sans rien dire, juste pour avoir « l'honneur » d'intégrer un quelconque groupe élite. Les gens avaient tellement peu d'estime de leur propre personne… Ruth ça ne l'intéressait pas tout ça. La preuve, elle avait eue l'occasion livrée sur un plateau d'argent de faire partie de l'élite. Accepter les avances de Foster, c'était tout ce qu'elle avait à faire pour se propulser dans les rangs et pourtant elle ne l'avait pas fait. Elle était très bien dans son coin.

- Oh, excuse-moi.

Quel égocentrisme, incroyable. Tous les gens le connaissaient tellement, qu'il était là avec elle, seul. Il était à la vue de tous et pourtant personne ne venait le voir. Alors que depuis le début de la soirée, à chaque fois qu'elle parvenait à apercevoir Foster, il était constamment avec une nouvelle personne ou des nouvelles personnes à l'occurrence.

- J'ai un très bon sens de l'orientation, ne t'inquiètes pas pour ça. J'ai pas du tout l'intention de m'attarder après la soirée. Je ne suis même pas certaine de rester jusqu'à la fin alors tu n'as pas du tout à t'en faire pour ça.

Avait-elle dit qu'elle avait envie de le connaitre plus ? En fin de compte, Ruth changeait d'avis. Il était tellement désagréable. Il osait sous-entendre qu'elle était débile alors que depuis tout à l'heure, l'adolescente s'efforçait de faire preuve d'un minimum de respect pour lui. De quel droit se le permettait-il alors qu'il n'était surement pas capable de faire moitié de ce qu'elle était capable de faire ? Feliks avait même la prétention de croire que Ruth s'imaginait des choses à son propos.

- Je ne m'imagine rien du tout. Je ne fais que reprendre tes propres paroles et l'ironie qui va avec. Ça n'a peut-être pas l'air pour toi, mais c'est vraiment simple pour moi.

Une nouvelle fois Ruth se permettait de reprendre les paroles de Feliks. Celles blessantes qui avait pu avoir un peu plus tôt. Il n'allait pas tardé à comprendre, qu'elle pouvait se montrer très intelligente. Et surtout, qu'elle n'oubliait pas.

Cependant, malgré tous les a priori qu'elle avait désormais à son égard. Toutes les mauvaises pensées qu'elle avait le concernant, s'envolèrent à l'instant même où l'électricité statique la traversa lorsque sa peau toucha la sienne. Un contact visuel s'était établi entre-eux à la suite de cette décharge. Un moment particulier, unique. Une connexion s'était crée, au point qu'elle s'apprêtait à faire un pas vers lui mais qu'elle se reprit juste à temps pour lui poser la question qui l’avait amené ici en premier lieu.

Ce fut un soulagement d'entendre que la réponse était positive. Ruth fronça les sourcils lorsque Feliks précisa que ce n'était pas une bonne idée. Comment ça ce n'était pas une bonne idée ? Auquel cas, ça ne pouvait pas en être une ? Cachait-il vraiment un cadavre ? C'était la question qu'elle allait lui poser si elle n'avait pas croisé son regard qui se dirigeait vers les invités. Mais même là, l'adolescente ne comprenait pas réellement l'impact que pouvait avoir, le fait de rentrer dans cette pièce suivit de Feliks.

- Quoi ? C'est quoi leur problème ? Puis je m'en bat tellement les couilles de ce qu'ils peuvent penser.

Ruth se força à ne pas relever le dernier avertissement de Feliks, au risque de s'énerver une nouvelle fois et de se voir refuser l'accès à ses toilettes. C'est limite si il la prenait pas pour une gamine qui allait tout casser ou voler quelque chose dès qu'il aura le dos tourné. À la place, elle se contenta d'articuler un merci lorsqu'il s'affaira à ouvrir la porte. L'adolescente ne put s'empêcher de regarder le plafond lorsque les lumières s'allumèrent toute seule. Y'a pas à dire ça changeait du petit appartement quelque peu délabré qu'elle occupait avec son père. Son observation fut interrompue par les indications du brun. Combien y avait-il encore de pièce derrière cette porte ? Leur résidence avait-elle seulement une limite ? Jake ? Qui était Jake ? Avait-elle réellement vu juste lorsqu'elle avait menti à Feliks en lui prétendant qu'elle avait entendu du bruit derrière la porte ? Quelle fut sa surprise lorsqu'elle aperçut un chien. Un magnifique labrador.

- Comment peut-on avoir peur d'un petit père comme ça ? Il est trop chou. Coucou, toi.

À l'instant où son regard avait croisé celui du canidé, elle était devenue complètement gaga. Son visage s'illuminant presque, contrastant grandement avec l'attitude insolente qu'elle avait il n'y a même pas quelques minutes. Ruth avait beau avoir envie de s'approcher un peu plus, elle ne le fit pas, ne souhaitant pas effrayer le chien. Étonnant comment elle se montrait plus respectable envers l'animal, qu'envers Feliks un plus tôt.

Ruth finit par se diriger vers les toilettes. C'était presque étonnant que Feliks ne la suive pas pour surveiller si elle volait des choses en chemin ou pas. Ce fut avec un nouveau soulagement certain, qu'elle put s'apercevoir qu'il s'agissait de toilettes normales. Une pièce juste avec une toilette et pas de baignoire à côté. Elle allait enfin pouvoir se soulager. Une fois sortie au lieu de prendre le risque d'aller dans la salle de bain, elle préféra se laver les mains à côté du bar. Peut-être Feliks allait trouver ça bizarre qu'elle choisisse cette option mais elle n'en avait que faire. En se lavant les mains, elle ne put s'empêcher de remarquer le bol de cerises entre autre qui était disposé sur le bar.

- Vous avez de la nourriture à disposition dans chacune de vos pièces à vivre ?

Elles les enviaient un peu quelque part. Chez elle, ils ne se permettaient pas une telle chose. Ce serait trop tentant. Ils ne pouvaient pas se permettre de manger comme bon leur semblait, il fallait compter à chaque fois, se montrer raisonnable. Ruth peinait à faire les courses pour la semaine pour son père et elle, chaque semaine. Au point que parfois, elle était contrainte à voler dans les magasins. Surtout en fin de mois.

La jeune adolescente finit par contourner le bar afin de rejoindre Feliks mais elle s'arrêta à l'instant même où elle l'aperçut avec la tête de son chien posé sur l'un de ses genoux, tandis que le brun le caressait. Immédiatement, elle fut attendrie par la scène qui se dressait devant elle, et surement cela devait se lire sur son visage. Un joli sourire s'était dessiné sur ses lèvres.

- Je peux m'approcher ou il risque de s'enfuir ?

Demanda-t-elle, concernée. Ruth pouvait être comparée à une enfant à cet instant. Partager entre cette envie incontrôlable de s'approcher du chien pour pouvoir le caresser à son tour et la peur d'effrayer la bête. L'adolescente avait toujours voulu un animal de compagnie mais son père avait toujours refusé. « Ça coute trop cher ! », ne cessait-il de répéter. Ce qui avait toujours attristé Ruth qui se sentait toujours affreusement seule, souvent enfermée entre quatre murs lorsque son père partait pour des missions. Mais elle comprenait que leur mode de vie, ne leur permettait pas d'adopter un animal. Que ce soit, l'état précaire dans laquelle, ils ont toujours été ou leurs déplacements répétitifs. Si la dernière situation avait été réglé en s'installant à Blackwater Falls, il restait toujours la première, malheureusement. Mais cela ne l'avait jamais empêché de trainer avec les animaux errants lors des absences à répétition de son père. Se sacrifiant même, en leur donnant de sa nourriture. Elle avait beau chasser des créatures et se montrer quelques fois froides avec les humains, elle n'en restait pas moins charitable avec les animaux.
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MessageSujet: Re: You can't go in there - pv. Ruth   Sam 14 Oct - 12:13


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« Bien sûr, que je te pardonne... » devant le sourire débordant de candeur qu'elle arbora, Feliks ne pu se retenir d'en faire de même. Il y avait quelque chose d'étrange et d’obsessionnel en elle. Ses émotions étaient communicatives. Dès qu'elle commençait à hausser le ton, Feliks ressentait le besoin d'en faire autant. Mais si à l'inverse, elle se mettait à faire preuve de compassion, lui-même ne tardait pas à se comporter de la même manière. Attentif quant à ses besoins. « J'espère qu'on n'aura pas besoin d'en arriver là. » Soupira-t-il amusé tandis qu'elle mentionnait l'intervention des forces de l'ordre. Ça serait encore un problème de plus à gérer pour Feliks. Et depuis son retour, il en avait tout le tour du ventre, des problèmes. A commencer par le conflit constant entre Foster et son père qui jouait indéniablement sur son moral. Depuis qu'il était sortit de l’hôpital, tout s’enchaînait bien trop vite. Il avait cette désagréable impression d'être à la traîne. D'avoir raté une grande partie de sa vie. Et pourtant, il ne s'agissait que de huit mois.

Finalement, elle lui affirma que personne ne lui avait demandé de crocheter sa porte. Une réponse à la fois satisfaisante et exaspérante. Exaspérante, car cela signifiait que sa tentative d'infraction venait d'elle et seulement elle. Et non d'une tierce personne. Satisfaisante, car au moins, lui disait-elle la vérité. « Je vois... J'imagine que tu n'es pas dû genre à écouter les consignes oui. » Il l'avait bien compris ça, qu'elle n'exécuterait jamais les ordres qu'on lui donnait. Devait-il donc comprendre par là qu'il serait contraint, un jour ou l'autre, de la prendre à nouveau dans une position délicate ? Si elle ne prenait pas en compte ses derniers avertissements, il était évident qu'ils se retrouveraient un jour dans la même situation qu'aujourd'hui. A son plus grand désarroi.

Un coup attendrissante, un coup exaspérante. Comment pouvait-elle être ces deux choses là à la fois...? D'une parole à une autre, Feliks revoyait totalement son jugement. Pire que des montagnes russes, le comportement de Ruth se remettait à lui taper sur le système alors qu'elle se montrait à nouveau insolente. Madame à un très bon sens de l'observation. Madame sait crocheter des portes. Madame sait faire bien des choses que lui ne serait pas capable de faire. Cerise sur le gâteau, tout ceci était très simple pour elle. Une phrase qu'elle avait balancé et qui concernait directement leur relation. Décidément, cette fille savait comment se rendre détestable. Silencieux comme jamais, Feliks s'était contenté de l'observer durant toute sa tirade. Las de débattre plus longtemps avec elle qui de toute évidence, avait réponse à tout. Tant mieux si tout était clair pour elle. Ce n'était définitivement pas le cas de Feliks et le coup de jus qui les connecta quelques secondes plus tard accentua un peu plus le sentiment d'incertitude dans lequel il était en train de se noyer.

Il avait beau essayer de la mettre en garde, de lui faire comprendre qu'elle n'avait rien à faire ici. Ruth continuait de se montrer insistante. Personne... Personne ne s'était jamais autant acharné qu'elle pour rester à ses côtés. Ni même pour accéder à des toilettes, finalement. Feliks avait beau faire marcher sa tête, son comportement n'avait ni queue ni tête. Il lui manquait quelque chose pour comprendre. Quelque chose qui expliquerait le pourquoi du comment elle continuait d'insister. Elle avait beau s'en 'battre les couilles' des autres, Feliks n'était pas de son avis. Elle ne devrait pas s'en battre les couilles, car elle était nouvelle et que cette soirée allait influencer sa réputation. Mais plutôt que la mettre en garde une seconde fois, il se contenta de soupirer légèrement. Un soupire amusé qui s'apparentait sans mal à un rire contenu. Elle s'en battait les couilles... Tant de vulgarité. Cette fille était vraiment une poissonnière. Son langage fleuri parlait bien pour elle. « Si tu 't'en bats les couilles' alors... » reprit-il posément en tournant les derniers tours de verrous. « Même s'il serait plus correct de dire que tu t'en bats les ovaires. » D'un geste, il l'invita finalement à entrer la première. Lui laissant alors tout le loisir de refermer correctement derrière eux. Malgré tout, il tenta un dernier regard à l'égard du salon en contrebas où quelques visages intrigués restaient braqués sur lui. Ça ne lui plaisait définitivement pas...

Une fois dans le salon, Jake hors de sa cachette, Feliks fut surpris de la réaction de Ruth. Quand allait-elle donc arrêter de contredire l'image qu'il se faisait d'elle ? Pourquoi s'amusait-elle à arborer tant de masques différents ? Quel était son réel visage ? Spectateur de sa soudaine 'gaga-ttitude', il se contenta pour la seconde fois de garder le silence. Pensif. Heureusement, elle s'orienta bien vite vers les dites toilettes. Un court moment de répit durant lequel Feliks eut bien du mal à joindre les deux bouts. Extirpé de ses pensées par le retour de la brune, il cessa un instant de caresser la tête de Jake pour tourner son regard vers la principale concernée présente vers le bar. « Tu as faim ? » la questionna-t-il alors qu'elle soulevait le fait qu'il possédait de la nourriture dans la partie principale de ce qui s'apparentait à son appartement. « Tu peux te servir si tu veux. J'ai fait le plein avant-hier. Tu devrais trouver ce qu'il te faut. » hasarda-t-il d'une voix traînante à l'égard de la brune. Qu'on tape dans son stock ou dans celui du salon prévu à cet effet, cela ne faisait pas grande différence à vrai dire. Ils feront le bilan de la soirée le lendemain matin, avant que leur père ne leur tombe dessus. Avant qu'il ne blâme a nouveau Foster pour cette soirée improvisée.

« Il risque de s'enfuir » murmura-t-il sincèrement à Ruth après un instant à observer Jake, le museau toujours appuyé contre lui. Même Fostie rencontrait encore quelques difficultés à l'approcher. Une étrangère n'avait donc que très peu de chance d'être épargnée, aussi douce soit-elle dans ses gestes et ses propos. Une délicatesse qu'il ne pensait pas retrouver chez elle. Pas après la scène qu'elle avait pu lui faire un peu plus tôt dans le couloir. « Je l'ai trouvé dans la rue. Ses anciens maîtres n'avaient pas dû être des plus exemplaires. » expliqua-t-il pour tenter de justifier le comportement craintif de son animal de compagnie. Jake n'était pas un jeune labrador et Feliks se doutait bien qu'il était trop tard pour changer sa nature. Ce qu'il avait vécu faisait partie intégrante de lui. Il ne chercherait d'ailleurs pas à le changer. S'il était craintif avec les nouvelles têtes, c'était aux visiteurs de s'adapter à lui. Lâchant finalement l'oreille de Jake qu'il massait depuis quelques minutes, il laissa le canidé rouvrir les yeux. Et dès lors que ses caresses cessèrent, à l'instant même où ses prunelles sombres rencontrèrent la brune, Jake fila droit dans une pièce voisine. Queue entre les pattes. Ce n'est après quelques regards en arrière qu'il disparut complètement dans l'autre pièce, qui se révélait être la chambre à coucher de Feliks. « Il finira par revenir. » la rassura-t-il d'un léger sourire aux coins de ses lèvres. « Tu as des animaux ? » Après tout, elle semblait particulièrement réceptive face aux charmes qu'une boule de poils pouvait dégager.

Si Feliks était actuellement confortablement installé dans son canapé, il finit par passer l'une de ses mains sur ses paupières alourdies. Ruth était revenue de ses toilettes, ils n'avaient donc plus rien à faire ici, tous les deux, c'était un fait. Il ne devrait pas débuter une discussion avec elle. D'un mouvement fastidieux, il se releva donc. « Tu veux boire quelque chose avant d'y retourner? » demanda-t-il par simple politesse en se dirigeant, lui, vers son mini frigo pour en sortir une bouteille d'eau. La cafetière s'ajoutant à la fête après quelques gestes mécaniques de la part du brun. Il déposa sur le bar un verre ainsi qu'une petite tasse avant de l'observer. Vu l'alcool qu'il avait déjà ingurgité depuis le début de la soirée, Feliks allait s'accorder un léger break avant d'y retourner. Un verre d'eau ne lui ferait pas du mal, surtout après le cachet qu'il venait de prendre.

Plus son regard se perdait sur elle et plus son assurance s’amoindrissait. Il ne comprenait pas comment... Ni pourquoi une fille comme elle, se trouvait actuellement là. Devant lui. Il avait beau se montrer totalement désintéressé et détaché par ce qui se déroulait, il ne l'était absolument pas. Ruth ne le laissait définitivement pas indifférent. Rien n'était simple pour lui. Ça l'angoissait. Les traits fins de son visage rythmaient de plus en plus son cœur souffrant. Ses boucles brunes rebondissant sur ses épaules au moindre de ses pas contractaient les muscles de ses joues. Foster aurait su quoi faire. Foster aurait été l'homme de la situation. Mais Feliks était tout l'inverse de son frère. Constatation qui le renforça immédiatement dans son envie de se retrouver seul. Il n'était pas doué pour tout ça. Il n'aimait pas... Toutes ces choses là. Ce n'était pas son élément et il s'en voudrait de foutre en l'air la soirée de Ruth en la privant d'un quelconque amusement qu'elle trouvait ailleurs qu'entre ces quatre murs. Il voulait que son malaise cesse. « Ecoute... Je crois que tu devrais vraiment y aller maintenant.» murmura-t-il de sa voix serrée. Trahissant de toute l'angoisse qu'il ressentait sur l'instant. « Retourne profiter de la soirée... » rajouta-t-il avant de se maudire pour ses deux dernières paroles.




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MessageSujet: Re: You can't go in there - pv. Ruth   Lun 16 Oct - 19:06






► 18 march, blake's second home |
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Pourquoi ressentait-elle le besoin qu'il lui pardonne ? D'habitude, elle s'en contrefichait de l'impact qu'elle pouvait avoir sur les autres. Que des personnes se mettent à la détester ou quoi. Ce n'était pas son problème. Et pourtant avec Feliks, elle ne cessait de plaider sa cause pour qu'il ne reste pas sur les a priori qu'il avait sur elle. C'était tout simplement inexplicable. Non, ils n'en arriveront pas à là. Ruth allait désormais faire preuve de plus de prudence lors de ses activités dites illégales. Surtout si Feliks se trouvait aux alentours car sans doute que désormais il allait faire attention à ses moindres faits et gestes.

Pourtant, Ruth ne pouvait pas s'empêcher de rester elle-même. Elle ne pouvait pas lui mentir juste pour lui faire plaisir. Alors qu'elle aurait pu faire porter le chapeau sur quelqu'un d'autre. Elle était même capable de le faire… Cependant, Ruth n'était pas idiote. Elle n'avait pu prendre un tel risque. Ces personnes à la fête, elle ne les connaissait pas assez. Si ça se trouve certains étaient de bons amis à Feliks et faire porter le chapeau à la mauvaise personne aurait risqué de la griller. Alors, autant jouer la carte de l'honnêteté.

Ruth ne pouvait reculer en si bon chemin. Elle était à deux doigts de toucher à son but. Ce n'était pas des regards un peu trop curieux en leur direction qui allaient la faire changer d'avis. Elle ne s'était pas donnée autant de peine pour rien. Qu'est ce qu'il y avait de mal franchement à rentrer dans une pièce avec quelqu'un ? Puis en plus, la jeune adolescente voulait juste aller aux toilettes, c'est tout. Elle n'avait rien d'autre en tête. À son plus grand bonheur, Feliks n'insista pas plus.

- C'est la même chose.

Couilles, ovaires… Peu importe, le message était là. Sa mère étant morte trop tôt, Ruth n'a eu qu'une figure masculine sur laquelle se reposer. Sur qui prendre exemple. Cela se voyait dans son comportement et même sa façon de parler. Pourtant, quand elle le voulait, l'adolescente pouvait aussi révéler sa part de féminité. Cela ne lui était pas venu naturellement certes, mais elle avait travaillé dessus. Et on pouvait dire que le charme qu'elle pouvait dégager remportait un réel succès. Il fallait dire aussi que lorsqu'elle se mettait à draguer les créatures surnaturelles dans le but de les attirer dans un piège, elle ne le faisait pas à moitié et ne se gênait pas pour mettre tous ses atouts en valeur.

Oui, Ruth perdait toute crédibilité à l'instant où son regard croisait celui d'un animal. Sans doute, cela faisait partit d'une de ses petites faiblesses. Elle ne savait pas du tout d'où venait réceptivité face aux animaux. Malheureusement, la brune dût interrompre cette rencontre pour se diriger vers les toilettes. Elle n'avait que trop attendue. Son périnée a trop été mis à l'épreuve. Autant dire que ce fut un réel soulagement lorsqu'elle eut terminée.

- Un peu oui.

Certes, elle n’avait pas fait que boire en début de soirée mais à nouveau l’appétit revenait. Sans doute toute cette nourriture à disposition qui causait cette tentation, l’adolescente ayant plus l’habitude de se retenir, de se priver plutôt que pouvoir manger à sa faim. Après avoir remercié Feliks, elle ne se priva pas de lui prendre deux-trois biscuits apéritifs ainsi qu’une cerise. S’enfilant le premier biscuit, elle s’approcha de la position de Feliks avant de s’arrêter face à la vision du chien. Elle ne voulait pas risque de l’effrayer. Malheureusement, malgré toute sa bonne volonté, il fallait croire qu’elle ne pourra jamais s’approcher de ce chien.

- Le pauvre… C’est vraiment adorable de l’avoir recueilli. Ça fait combien de temps ?

Si seulement Ruth avait pu recueillir tous les animaux abandonnés qu'elle avait croisé, son foyer serait un refuge. À défaut d'avoir pu les recueillir, elle avait pu nourrir certains d'entre-eux, c'était déjà ça.. À son grand désarroi Jake s'enfuit à la seconde même où son regard croisa celui de Ruth. Cette dernière était déçue et sans doute Feliks lu cette déception sur son visage car il ne tarda pas à la rassurer sur le fait qu'il allait revenir, un sourire dessiné sur le coin de ses lèvres. Sourire auquel, Ruth ne put s'empêcher de répondre. Avant qu'il disparaisse face à la question qui suivit.

- Non, malheureusement. Mon père veut pas.

Pour se consoler, elle entama le dernier biscuit. Ça se mangeait rapidement, ces petites choses là. Il ne lui restait plus que la cerise dans la main. Qu'elle ne mangea pas tout de suite car Feliks lui demanda si elle avait soif. Un hôte digne de ce nom, Ruth n'aurait pas cru.

- Oui, je veux bien un peu d'eau merci.

Le voyant sortir la bouteille d'eau, Ruth n'avait pas voulu l'embêter plus en lui demandant autre chose. En attendant qu'il la serve et se serve, elle prit la liberté de s'approcher un peu plus de lui avant de s'asseoir sur le bar après s'être soulevé avec l'aide de ses mains. Malgré sa petite taille, l'adolescente n'eut aucun mal poser son derrière sur le meuble. Ce qui prouvait bien son agilité en la matière. Avant d'effectuer ce petit « numéro », Ruth avait préalablement mis la cerise dans sa bouche afin de ne pas l'écraser de ses mains. Ce n'est qu'une fois bien installée, qu'elle la mâcha. Feliks prenant la parole, elle se dépêcha de la manger pour pouvoir lui répondre. Cependant, avant elle céda à son habitude, en ressortant de sa bouche la queue nouée de la cerise, qu'elle s'était amusée à faire avec sa langue. C'était sa fâcheuse manie lorsqu'elle mangeait ce fruit. Le pire c'était qu'elle ne le faisait pas exprès. Autant au départ, lorsqu'elle avait appris à le faire, ce n'était que pas pure provocation, séduction mais à force c'était devenu une habitude qu'elle exécutait sans même s'en rendre compte. Oubliant l'ambiguïté qui pouvait ressortir derrière ce geste. La tige nouée entre les doigts, elle la déposa sur le bar, à côté d'elle.

- Je t'insupporte autant que ça ?

Sa voix était détachée tandis qu'elle se mit enfin à observer Feliks. Ok, elle n'avait pas prévu de trainer avec lui après avoir fait ce qu'elle avait à faire mais il venait tout juste de lui proposer à boire. Cela lui coutant tant de se poser un peu avec elle, à discuter ? Ruth avait du mal à l'avouer mais depuis le début de soirée, c'était avec le brun qu'elle s'était senti le mieux. Depuis qu'elle était rentrée dans cette résidence, au sein de cette fête, elle ne s'était pas sentie à sa place. En venant, elle avait cru qu'elle allait s'amuser avec les autres, qu'elle danserait avec eux, se joindrait à leurs groupes mais il en fut rien. Tout ce qu'elle avait fait, c'était rester à coté du buffet à volonté et se récolter un gros lourd.
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MessageSujet: Re: You can't go in there - pv. Ruth   Mar 17 Oct - 17:16


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C'était bien la première fois qu'une personne extérieure à sa famille lui confiait de manière implicite que l'un de ses agissements était 'admirable'. Sans doute qu'avoir recueilli Jake l'était... Mais entendre une telle remarque, qui s'apparentait à un compliment, des lèvres de la brune restait assez stupéfiant. Si bien, que Feliks pris quelques secondes de réflexion avant de répondre à sa question. « Ça va bientôt faire deux ans. Même si on aura passé juste un an ensemble, finalement... Il s'est très vite attaché. » Bien que plomber l'ambiance n'était pas son objectif premier, c'est avec un peu de recul qu'il constata tristement que ces derniers propos pouvaient tendre vers un certain malaise. Aussi sourit-il soudainement pour passer une main sur son front. « Faut dire que déjà à l'époque, je n'y allais pas de main morte sur ses portions alimentaires. » se surprit-il à plaisanter à nouveau. Depuis quand était-il devenu si sociable et enclin à l'humour ? Surtout avec une fille qu'il ne connaissait pas réellement ? Certaines de ses réactions relevaient du mystère, même pour lui. « Je vois... Tous les mêmes. » murmura-t-il faiblement quand elle lui annonça finalement la raison qui l'empêchait de posséder un animal de compagnie. Les pères, rien de surprenant. Toujours là pour serrer la vis. D'une manière ou d'une autre. A des échelles sans doute différentes, car la fortune des Blake ne devait pas s'apparenter aisément à celle de cette fille... Mais les contraintes existaient à tous les niveaux et envers toutes les classes sociales.

Se relevant péniblement du canapé sur lequel il était confortablement installé, il arriva donc jusqu'au coin cuisine. Va pour de l'eau dans ce cas. « J'ai d'autre chose que de l'eau si tu préfères. » précisa-t-il de sa voix distraite tandis qu'il déposait sur un coin du bar les deux verres vides. « Jus, sodas... Rien d'alcoolisé par contre. » Versant doucement l'eau dans le premier verre, il ne fit pas immédiatement attention aux agissements vaporeux de Ruth qui se rapprochait dangereusement de sa position. « L'alcool, ça sera directement en bas. Je sais pas ce que Foster a prévu, autre que la bière... Mais ça, ça devrait pas manquer. » C'était une évidence vu tout l'argent qu'avait déboursé Feliks pour acheter illégalement ces fameux fûts de bière. Parce que bien évidement, quand les livreurs du dimanche avaient débarqué un peu plus tôt dans la soirée, Foster n'avait plus son portefeuille sur lui. Mais comme il le disait si bien : le remboursement se ferait rapidement. Comme si Feliks était né de la dernière pluie... Vraiment.

Alors qu'il s’apprêtait à servir le deuxième verre, Ruth eut le culot de prendre place sur son bar adoré. Au vu de la décoration soignée de l'appartement et du soucis du détail porté dans la disposition du mobilier, il ne fallait pas être bien intelligent pour comprendre que Feliks considérait que chaque chose avait une place bien définie. Et la place de Ruth, bien qu'elle soit encore flou dans son esprit, n'était définitivement pas sur son bar. En s'installant à côté de lui, comme si grimper sur les meubles était une habitude chez elle, Ruth attira rapidement son regard. De quoi surprendre le brun qui marqua un long temps d'arrêt, les lèvres scellées, devant cette effronterie. Sa prise d'aise était si inattendue que le jeune blake ne savait pas par où commencer pour le lui faire remarquer. Ni même, s'il devait faire une réflexion vis à vis de ça. Comme si cela aurait pu changer quoi que ce soit... Résigné, il reporta progressivement son attention sur le deuxième verre à moitié plein. Jusqu'à ce que Ruth dépose sur le bar, à côté d'elle, un petit objet. D'une œillade vers ce dernier il en oublia le verre qu'il était en train de servir. Après ce qui avait déjà pu se produire entre eux, Feliks s'attendait naturellement à voir apparaître un chewing-gum se coller allègrement sur son bar. Mais à sa grande surprise, ce fut une queue de cerise, nouée. Autant Feliks l'avait vu mâchonner, autant il ne s'attendait pas à devenir le témoin d'une telle prouesse. Cette fille était définitivement... Différente. Profondément déconcerté par ce petit nœud végétal, il releva de justesse le goulot de la bouteille avant que l’inondation du bar ne l'oblige à passer l'éponge. Son cœur malade quant à lui, rata son premier battement.

Si elle l'insupportait... ? Voilà donc l'image qu'il projetait constamment aux autres ? Voilà comment il retranscrivait son embarras ? Par une attitude grossière et irrespectueuse qui la poussait à croire qu'il lui était abominable de passer un peu de temps avec elle ? Bien sûr que Ruth irritait sa patience... Dès l'instant où ses yeux s'étaient posés sur elle, Feliks s'était montré sous son plus mauvais jour. Mais de là à la trouver profondément exécrable... Non, il n'irait pas jusque là. Une fois encore, il avait dû mal s'exprimer. Osant un regard en biais dans sa direction, il constata que la brune l'observait également. Sans doute dans l'attente de sa réponse. Afin que son regard azuré ne soit pas à nouveau pris au piège dans le sien, Feliks détourna presque instantanément les yeux. « Ce n'est pas... Ce que j'ai voulu dire. » clarifia-t-il difficilement avant de reposer lourdement la bouteille d'eau fraîche sur le bar. Pourquoi refusait-elle de comprendre que les rumeurs finiraient par les toucher ? Par ternir sa réputation à elle, de nouvelle élève ? Pourquoi refusait-elle donc de comprendre ? « C'est juste que... Je suis pas vraiment... » A l'aise ? Sociable ? Doué pour ce genre de chose ? Habitué à converser aussi longuement avec la gente féminine ? « Tu ne m'insupportes pas. » finit-il simplement par prononcer d'un hochement de tête, comme pour clarifier la situation du mieux possible. C'était peut-être difficile à concevoir, mais c'était la vérité. Feliks l'appréciait. Peut-être même plus qu'il ne le voudrait vraiment.

Attrapant précautionneusement la queue de cerise nouée entre son pouce et son index, Feliks s'approcha malgré lui d'un pas guinchant. A présent face à elle, toujours assise sur son bar, il arbora une mine perplexe quoi que subjuguée. Et tandis qu'il examinait l’œuvre de Ruth dans les moindres détails, un sourire benêt naquit progressivement aux coins de ses lèvres. « A défaut d'être sur facebook, twitter ou insta'... On dirait que tu maîtrises bien le sujet youtube...? » Simple supposition. Histoire de tenter d'en apprendre plus sur elle ou sur ses passe-temps qui semblaient drastiquement opposés aux siens. « Je ne pensais pas l'avouer à quelqu'un un jour mais... Je crois... Que tu viens de m'impressionner. » avoua-t-il, faussement embêté. Avec lenteur, il intima à la brune de reprendre cette petite tige verte en la déposant délicatement au centre de l'une de ses paumes. Effleurant accidentellement le dos de sa main dans la manœuvre et s'attendant sans doute à recevoir à nouveau un coup d’électricité statique. Mais il n'en fut rien. « Et... Je reconsidère ce que tu as dit un peu plus tôt. Tu dois en effet... Savoir crocheter des portes, avec des barrettes. » Admettre ses torts, Feliks en était capable. Il ne pousserait pas le vice en la mettant à l'épreuve, mais ce qu'il venait de voir suffisait à lui faire accepter cette possibilité. « Tu en as d'autres... ? Des talents cachés ? Tu viens de piquer à vif ma curiosité. » Finalement, il dégota en lui l'assurance nécessaire pour remonter son regard polaire dans le sien. Redécouvrant ses prunelles brillantes avec la même plaisance que lors de leur première connexion.




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MessageSujet: Re: You can't go in there - pv. Ruth   Jeu 19 Oct - 19:01






► 18 march, blake's second home |
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- Forcément.. Dans de telles conditions, il ne pouvait que t’aimer. Si on me nourrit comme ça pendant un an, moi aussi je serais des plus heureuses.

Ruth avait continué sur le même ton de la plaisanterie, ne voulant pas que Feliks croie qu’il avait plombé l’ambiance en mentionnant son coma. Parce que ce n’était pas le cas. Certes, c’était triste de manquer une partie de sa vie, d’avoir frôlé la mort mais ce n’était pas pour autant que ce sujet devait forcement entrainé un malaise. L’adolescente n’avait que très peu de détail sur ça d’ailleurs. Elle savait juste que Feliks venait de se réveiller de son coma parce que cette fête était à son honneur mais elle en savait pas plus. Elle ne connaissait pas les circonstances comme elle n’avait aucune idée de la durée de son inconscience avant qu’il n’en parle.

- Le tien s’est opposé à ce que tu recueilles Jake ?

Elle avait du tendre l'oreille pour comprendre ce qu'il avait murmuré et aussitôt sa réaction l'avait surprise. Avait-il eu des difficultés à convaincre son père de prendre ce chien ? Avait-il du faire des concessions ? Ruth, elle, ne maudissait pas tant que ça son père. Ça l'attristait de ne pas avoir d'animal de compagnie mais elle savait au fond qu'il avait raison. Ils ne pouvaient pas se permettre d'avoir un animal. Ça coutait trop chère.

- De l'eau, c'est parfait. J'ai un peu chaud, il faut que je me rafraichisse.

Les effets de l'alcool. Autant en venant jusqu'ici en vélo, Ruth avait eu un peu froid uniquement équipé de veste en cuir et de sa robe mais là c'était tout le contraire. L'adolescente avait bien pu remarquer que l'alcool ne manquait pas en bas. Elle avait pu se servir plusieurs fois sans soucis. Tout comme, elle se doutait que cela ne devait pas être très légale. Cependant, l'adolescente était la dernière personne à pouvoir blâmer les deux frères. Et au moins elle, elle ne saisissait pas la première occasion pour crier scandale lorsque quelque chose de pas très net s'effectuait sous ses yeux. Légèrement je-m'en-foutiste. Tout comme le prouvait son comportement. Pour Ruth ce n'était pas un drame de s'asseoir sur les meubles. Avec son poids plume ce n'était pas comme si elle risquait de casser quoi que ce soit. Elle se sentait tellement à l'aise à vrai dire, qu'elle ne faisait même plus trop attention à ce qu'elle faisait. Les vieilles habitudes reprenant leur cours. Déposant la preuve de son exploit juste à coté d'elle sur le bar.

- Tant mieux.

Un léger sourire s'était dessiné sur le coin de ses lèvres. Ruth ne voulait absolument pas que sa présence soit pesante pour Feliks. Surtout que, sans qu'elle puisse l'expliquer, elle était bien là. Entre passer la soirée ici ou en bas, elle préférait largement ici même si elle savait que ce n'était pas possible. Le brun s'était montré assez expéditif depuis leur rencontre alors sans doute qu'il n'allait pas la tolérer très longtemps. Son sourire s'élargit lorsqu'il attrapa la queue de cerise, semblant contempler son oeuvre. Ses pieds s'agitant légèrement pour finalement rester tranquille dans le vide, lorsqu'il arrive juste en face d'elle.

- Assez oui… On va dire que je suis assez friande des tutos en tout genre. Je suis autodidacte. Là il y a quelques semaines, c'était la première fois que je mettais les pieds dans une école. J'ai toujours fait cours chez moi, j'avais des précepteurs. Alors autant dire que y a pas mal de trucs que j'ai dû apprendre par moi-même.

Elle aurait pu garder ça pour elle histoire de passer pour une fille normale l'espace d'une soirée. Cependant, ça ne servait à rien, il allait bien finir par l'apprendre en reprenant les cours. Cette méthode d'apprentissage avait intrigué plusieurs de ses camarades. C'était la première fois qu'ils rencontraient quelqu'un comme elle. Certains croyaient que c'était un style réservé aux riches et bien non Ruth en était la preuve même. Cependant, elle ne les avaient pas contredis non plus.

- Je suis honorée d'être la première alors. Et tu peux la garder, si tu veux, en souvenir…

Finit-elle par plaisanter lorsqu'il lui redonna la queue de cerise dans la main. Son regard ne put s'empêcher de se diriger vers les doigts qui l'avaient effleurés. Un toucher duquel elle ne s'était pas éloignée cette fois mais plutôt lui. Sa main s'enlevant de la sienne, un peu trop rapidement à son gout. Son visage s'illumina lorsque Feliks reconnu enfin qu'il était possible qu'elle sache ouvrir des portes avec ses barrettes. Jamais elle n'aurait pu penser cela possible de sa part.

- Pas mal oui. Je suis une fille pleine de surprise. Je sais faire des cocktails. Et je peux te dire déjà qu’heureusement que t’es pas barman sinon t’aurais envoyé ton bar vers la faillite à trop remplir les verres des clients comme ça. Y’a pas qu’avec les portions alimentaires que t’y vas pas de main morte.

Tout doucement, Ruth prit son verre, un sourire en coin. Le portant à ses lèvres tout doucement pour au final croiser le regard de Feliks. Un nouveau sourire réapparut sur ses lèvres et elle finit par déposer le verre après deux gorgées. Son regard ne cessait d’être attiré par le sien. Elle ne parvenait pas à rester à ses prunelles de couleur azur.

- Je suis capable aussi de…. De te mettre à terre… Mais… J’en ai pas très envie…

Ses phrases devenaient de moins en moins construites au fur et à mesure qu’elle se perdait dans son regard. Son corps s’approchait de lui-même comme il avait voulu le faire tout à l’heure lorsqu’elle s’était perdue pour la première fois dans son regard. Elle allait jusqu’à pencher un peu plus vers lui jusqu’à ce que ses lèvres finissent par se déposer naturellement sur les siennes. Ce simple baiser suffit pour faire naitre des petits fourmillements au niveau du bas de son ventre. Peut-être parce que c’était son premier, ou peut-être était-ce autre chose. À son grand malheur, elle ne s’attarda pas trop sur les lèvres de Feliks. Après un chaste baiser, elle s’en sépara sans pour autant s’écarter complètement de lui. Les yeux encore fermés, ses lèvres devenues tremblotantes restaient à quelques millimètres des siennes. Elle voulait les retrouver une nouvelle fois mais c‘était comme si elle attendait la permission du brun. Une attente pendant laquelle son coeur ne cessait d’accélérer en battements.
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MessageSujet: Re: You can't go in there - pv. Ruth   Sam 4 Nov - 19:28


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Act I


Foisonnement nourrit de la sorte, Jake n'avait eu d'autre choix que de l'aimer ? Ainsi donc fonctionnaient les liens affectifs ? Même pour elle ? « C'est une mise en garde...? » plaisanta-t-il à la suite d'un court souffle qui s'apparentait sans mal à un rire gêné. « Je devrais peut-être éviter de te laisser un accès illimité à mes victuailles, dans ce cas... » Au risque qu'elle finisse par l'aimer en retour...? Tout comme Jake ? Si les choses de l'amour étaient aussi simples, plus personne ne serait enfermé dans cette solitude qui était aujourd'hui la sienne. Quoi que, certains avaient bien élaboré une technique plus ou moins similaire à celle de la nourriture. Mieux faire boire sa cible, pour mieux la conquérir. Une tactique fallacieuse qui devait actuellement être utilisée par bons nombres de convives. « Non. Il se fiche de ce genre de chose à vrai dire. Du moins... Enfin, dans la mesure où aucune de nos maisons ne termine en un refuge pour animaux blessés, je suppose. » répondit-il distraitement quant à la question qu'elle venait de lui poser. Sur son père. Sur sa famille. Un sujet délicat sur lequel il ne voulait définitivement pas s'étendre plus que nécessaire. Après tout, il ne la connaissait pas. Et ne devait en aucun cas débuter une discussion de l'ordre familial avec une parfaite inconnue. Fronçant légèrement les sourcils, son regard se posa sur elle quelques secondes. Se questionnant soudainement sur l’intérêt qu'elle pouvait porter, ou non, à sa famille. Ce qui expliquerait pourquoi elle se trouvait là en sa compagnie. Personne ne ferait ça de bon cœur, de traîner avec lui. Qui sait, peut-être s'agissait-il de cette fameuse tactique d'adolescente fangirl. S'approcher du frère le plus 'accessible' pour récolter des informations sur le plus populaire ? Une situation basique à laquelle il avait été confronté à de nombreuses reprises.

Tandis que la bouteille d'eau arriva à point nommé pour les secourir de cet alcool qui empoisonnait leur sang, Ruth justifia son envie d'eau par la chaleur qui incendiait son corps. « Tu as beaucoup bu  ? Il est encore tôt. La soirée va être longue. » constata-t-il en dégainant son iphone de l'arrière de son jean pour jeter un coup d’œil à l'heure. « Tu peux te mettre à l'aise. Ça ne craint pas. Les gens n'ont pas l'habitude de... » Voler. Le mot lui avait effleuré les lèvres et pourtant, cette insulte était restée coincée dans sa gorge. Conscient que même prononcé involontairement, cela envenimerait à nouveau leur entente jusque là inattendue. « Tu peux toujours laisser tes affaires là, si tu préfères. Et venir les chercher avant de partir. C'est plus sûr qu'en bas... » Bullshit. Ici ou ailleurs, le risque était le même. Cette ville était petite. Si quelqu'un s'amusait à commettre un vol lors d'une soirée, il n'irait pas bien loin tant tout semblait être connecté à Blackwater Falls. « Autodidacte hein…? Intéressant. Mais je demande à voir. C'est facile de prétendre l'être. Les gens qui se disent autodidacte ont aussi tendance à s'imaginer ambidextre. Comme si l'un n'allait pas s'en l'autre. Faut-il donc réellement les croire sur parole...? » Ou la croire elle ? Feliks n'était pas près à concevoir ses capacité à crocheter les portes avant de l'avoir vu en mesure de faire un nœud avec une queue de cerise. Si Feliks était rapidement impressionnable, cela était vrai uniquement sur le court terme. Il reconnaissait qu'elle avait des capacités pour le moins originales, mais là, ça ne commençait pas à faire beaucoup à croire d'un coup ? Les paupières légèrement plissé, il marqua ainsi sa méfiance d'une nouveau silence. Et pourtant, il n'était pas au bout de ses peines. Les révélations tombaient les une après les autres, si bien que bientôt, cette fille... Pourtant nouvelle... N'aurait plus aucun secret pour lui.

« Tu as fait cours à la maison toi aussi...? » Cette fois-ci, Feliks ne pu masquer sa compassion. En voilà une nouvelle des plus surprenantes. Feliks aussi avait eu droit à ses cours en tête à tête avec un précepteur, principalement à cause de ses soucis de santé. Mais cela remontait à bien des années à présent. L'isolement des cours à domicile ne lui manquait absolument pas. Bien au contraire. Feliks avait beau se montrer la plupart du temps asocial, il n'aimait pas pour autant être totalement exclu de la 'norme'. Oh oui, Feliks aurait aimé lui demander la raison d'un tel type d'éducation... Mais c'était indiscret et ça, il en avait bien conscience. Aussi garda-t-il bien en laisse sa curiosité mal placée, pour lui poser la question plus tard. « Et du coup... Ça te plaît ? Le lycée j'entends. Avec tous ces profils divers et variés qu'on peut croiser dans les couloirs ? La faune est haute en couleur, il faut bien l'admettre. » Entre les sportifs, les cheerleaders, les geeks, les nerds, les outsiders et les junkies... Il y avait de quoi trouver chaussure à son pied. « Tu as déjà choisi ton activité extra-scolaire ? » la questionna-t-il en continuant de remplir leur verre pensivement. « Non. Laisse-moi deviner. Cheerleading. Tu as le profil type. » Jolie, ouverte, de toute évidence à l'aise dans ses baskets et pas pudique pour deux sous. De quoi porter la tenue courte des pom-pom girl de BF sans avoir à rougir. Pourquoi traînait-elle avec lui...? Elle n'avait définitivement pas sa place ici. « Faire des cocktails... ?» extirpé de ses appréhensions, sa maladresse lors du service d'eau ne passa pas inaperçue. Comment aurait-il pu en être autrement face aux signes qu'elle lui envoyait ? Ou que Feliks pensait voir... Messages subliminaux qui risquaient à tout moment de lui faire monter le feu aux joues. « Vivement la majorité pour exercer légalement ta compétence de barmaid dans ce cas. » Sans doute parlait-elle de cocktail sans alcool... Même si Feliks commençait sérieusement à en douter au vu de son attrait pour tout ce qui touchait à l'illégalité. Et si... Elle pensait que Feliks était du genre dealer sous ses airs de weirdo antisocial ? Il manquerait plus qu'elle lui demande le prix de son gramme.

Tout bascula entre eux lors de son ultime confession, alors qu'elle lui affirmait être en mesure de le mettre à terre. Fronçant graduellement les sourcils sous la stupéfaction d'une telle annonce, il n'eut pas réellement le temps de rebondir sur le sujet que la proximité de leur visage lui ôta toute liberté d'expression. Attiré à elle à la manière d'un aimant, ce n'est qu'après avoir observé furtivement ses lèvres naturellement roses que ses paupières le noyèrent dans l'obscurité. Soudainement bercé par la douceur éthérée d'un baiser qu'il s’efforçait à son tour de rendre délicat, malgré son cruel manque d'expérience, Feliks sentit son pouls s'emballer. Sans chercher à se lancer dans des frivolités qu'il était loin de maîtriser, il n’insista pas lorsque Ruth se détacha lentement de lui. S’écartant un peu plus d'elle pour lui donner l'espace qu'elle semblait désirer, ce n'est qu'une fois à une distance raisonnable qu'il pu remarquer que ses deux mains s'étaient inconsciemment cramponnées au rebord du bar sur lequel elle était toujours assise. Une profonde marque d'anxiété qu'il s'empressa d’atténuer d'un léger rire, partagé entre de la gêne et du ravissement. « Une... Une contre-soirée... Ç-ça me va aussi... » bégaya-t-il nerveusement avant de lâcher le bar d'une main. Passant cette dernière jusqu'à son bonnet pour le réajuster d'un geste machinal. Feliks était définitivement étranger à toutes ces choses, si bien qu'il prenait soin d'éviter son regard au maximum. De peur d'avoir à subir son jugement, sans doute. Ou d'essuyer une déception en la voyant regretter leur dernier échange. Il était tellement plus simple de se murer dans l'ignorance. « On peut se mettre un peu de musique... T'écoute quoi en ce moment ? » Sourcils à nouveau froncés et après s’être rapidement éclaircit la voix, il porta sa main libérée du bar en direction de son iphone.




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MessageSujet: Re: You can't go in there - pv. Ruth   Dim 12 Nov - 12:45






► 18 march, blake's second home |
You can't go in there
feliks & ruth
- Peut-être… Ce serait plus sage oui, si tu ne veux pas risquer à ce que je me retrouve dans tes pattes. Sans mauvais jeu de mots évidemment…

Un sourire amusé se dessina sur ses lèvres suivit d'un léger mordillement de lèvre. L'ambiance qui peu à peu était en train de s'installer entre-eux n'était pas pour déplaire à Ruth. Sans vouloir trop s'avancer, elle pourrait même dire que cela pouvait s'apparenter à du flirt. Un domaine avec lequel elle pouvait être familière de par ses techniques de chasse. Pourtant ici, ce n'était point la même chose. C'était innocent, léger.

- Vos maisons ? Vous en avez combien ?

Ruth dû prendre sur elle pour masquer au maximum son effarement. Cependant, elle n'avait pas pu s'empêcher de relever ceci. Dire qu'avec son père ils avaient déjà du mal à payer leur petit appartement alors entendre que certains arrivaient à se permettre de posséder plusieurs maisons la rendait stupéfaite. Elle était au courant que les Blake étaient riches mais elle était loin de s'imaginer à quel point. En-est-il qu'elle tentait de se préparer à la réponse à sa question histoire de ne pas révéler au grand jour à quel point avec son père ils étaient dans la misère. Qui sait si Feliks ne serait pas capable de la faire sortir directement si il le comprenait ? Estimant qu'elle ne méritait pas de le côtoyer ?

- Quelques verres, ça va. Puis c'est que de la bière. Y a pire comme alcool franchement. J'ai encore de la marge avant d'atteindre ma limite.

Elle n'allait quand même pas se bourrer la gueule à sa toute première soirée tout de même. Surtout maintenant que Feliks venait de lui dire que ce n'était que le début. Elle qui pensait que la soirée n'allait durer que quelques heures, elle s'était trompée. Surement que c'était le genre de fête qui durait jusqu'à l'aube. Un détail de plus qui la forçait à penser que surement elle n'allait pas pouvoir rester jusqu'à la fin. Pas qu'elle soit du genre à se coucher tôt mais son père n'était pas du genre à la laisser rentrer aussi tard. C'était déjà un miracle en soi qu'il ait accepté qu'elle aille à cette fête, lui qui à chaque fois insistait pour qu'elle rentre directement après le lycée… Ses seules sorties nocturnes restaient pour la chasse ou chanter dans les bars.

- Voler. Tu peux le dire. J'ai conscience que je peux avoir un mauvais caractère mais je ne vais pas non plus te sauter dessus à chaque fois que tu prononceras ce mot. Sauf si c'était vraiment une accusation déguisée cette fois-ci… Dans ce cas-là, je ne pourrais rien te garantir…

Ruth n'était pas le centre du monde. À chaque fois que le mot voleur sortirait de la bouche de Feliks, elle n'allait pas constamment se sentir persécutée. Au contraire, elle lui a même sourit à la fin de ses paroles. Elle avait tout de même un certain sens de l'interprétation qui lui évitait de se faire des idées. En recevant une éducation propre aux chasseurs, on lui avait apprit à développer un certain sens de l'observation. Car chaque erreur, chaque mauvaise interprétation pouvait couter la vie à un humain. Ne serait-ce pas horrible de tuer une personne en croyant que c'était une créature pour finalement se rendre compte qu'il n'était qu'un être humain ? Sous les recommandations de Feliks, elle vérifia donc que les poches de sa veste en cuir étaient bien fermées pour enfin l'enlever et finir par la balancer à l'autre bout de la pièce pour qu'elle atterrisse sur son canapé. Canapé auprès duquel elle avait déjà posé son sac à main en entrant. Première fois qu'elle s'en séparait d'ailleurs depuis le début de cette soirée. Avec ce qu'on pouvait trouver à l'intérieur mieux valait le garder des regards curieux.

- Tu finiras par t'en apercevoir, je pense. Mais en tout cas, je peux t'assurer que je ne suis pas ambidextre même si j'aurais bien aimé.

Cela lui serait tellement bénéfique… Être ambidextre l'assurait d'être une chasseuse redoutable. Lui évitant de se retrouver handicapée si jamais sa main droite se retrouvait blessée ou bien coincée lors d'une bataille avec une créature. Sans doute devait-elle commencée à s'entrainer pour cela. Elle a tellement de choses à voir… Feliks l'interrompit dans ses pensées concernant ses futurs entraînements, en lui demandant si elle faisait cours à la maison elle aussi. Ce fut le « toi aussi » qui l'interpella.

- Toi aussi ?!

Consciente de cette révélation, Ruth releva le regard vers le sien et échangea un sourire complice avec Feliks. C'était bien la première fois que l'adolescente rencontrait quelqu'un qui avait eu affaire au même type d'éducation qu'elle. Cela faisait vraiment du bien de s'apercevoir que l'on n'était pas seul. Qu'une autre personne avait vécu la même expérience que soi. Grace à lui, l'adolescente se sentait moins étrange.

- C'est particulier… Un ramassis de clichés. Je comprends pas cette manie que les lycéens ont à vouloir à placer chacun dans des cases. Comme si personne ne pouvait pas être un mixte de plusieurs choses. Comme si un sportif ne geekait pas la nuit, par exemple. Ou bien que la cheerlader ne se drogue pas à l'abri des regards. Et j'en passe… Puis ne parlons même pas des « clans » qui restent uniquement entre-eux. Ah non désolée tu peux pas manger avec nous aujourd'hui, parce que t'as mangé avec intel hier.

Ruth prit le soin d'imiter la parfaite peste, la tête quelque peu penchée, un doigt triturant une de ses boucles et enfin la bouche en coeur. Avant d'arrêter son manège en levant les yeux au ciel. Ça fait quoi ? Deux semaines qu'elle a intégrée le lycée ? Et s'être rendu compte de choses comme ça, l'ennuyait déjà. Certes, ce n'était pas plus ennuyant de faire cours à domicile mais le manque de maturité des lycéens avait de quoi faire soupirer.

- Cheerleading ? Pourquoi ça ? Je t'avoue que ce n'est pas une activité qui m'a traversé l'esprit. Mais vas-y, exprime le fond de ta pensée. Tu as attisé ma curiosité. Et non, j'ai rien choisi encore.

À vrai dire faire partit des pom-pom girl n'a jamais été dans ses projets. Surement à cause de leur tenue assez courte. Pas que Ruth soit pudique. Non elle ne l'était pas du tout. Cependant, il y avait des jours où ses jambes pouvaient être dans un sale état par exemple en raison de ses entraînements ou bien la chasse des créatures. Et elle ne pouvait pas vraiment faire comme aujourd'hui et recouvrir ses bleus de fond de teint et compagnie pour les camoufler. Parce que qui dit cheerleading, dit effort physique, dit transpiration.

Exercer légalement sa compétence de barmaid. Ruth se retint de sourire face à cette précision. Surtout qu'elle l'avait déjà été, barmaid, le temps de quelques nuits et sous une fausse identité évidemment. Scarlett, qu'elle se faisait appeler alors qu'elle était encore blonde et affublée de mèches roses. Cela faisait partit des choses qu'elle appréciait particulièrement dans le fait de changer de ville régulièrement. Elle pouvait se réinventer à chaque fois.

Mais pour une fois, Ruth pouvait être vraie. Dans cette ville elle ne jouait aucun personnage. À part, les choses qu'elle devait cacher aux yeux de tous. Ses activités pour le moins particulières, elle était vraie. Avec Feliks, elle se sentait réellement elle-même. Les révélations qu'elle lui faisait les unes après les autres le prouvait. En l'espace de quelques minutes, il en savait déjà plus sur elle que n'importe qui. Il lui plaisait c'était évident et rien ne l'empêchait de le lui montrer. Alors sans se poser plus de questions, elle finit par l'embrasser légèrement. Une toute nouvelle expérience qui la força à aller doucement. Juste un baiser chaste et c'est tout. Peut-être pour tâter le terrain. S'assurer de ne pas se faire rejeter par le brun. Le baiser ne dura pas longtemps et Feliks ne sembla pas vouloir le réitérer mais ce fut un moment qui restait tout de même intense pour Ruth. La brune fut obligée de rouvrir les yeux lorsqu'elle sentit Feliks se reculer quelque peu. Elle pinça légèrement ses lèvres entre-elles n'arrivant pas à déterminer s'il avait apprécié ce moment tout comme elle. Cependant, elle fut tout de suite rassurée lorsqu'il ouvrit la bouche. Il ne voulait pas la foutre à la porte, c'était donc un bon point pour elle, non ?

- Une contre-soirée à ta propre soirée ? Ça a le mérite d'être original. Moi j'aurais plutôt appelé ça hm.. Une soirée privée.

Elle aurait voulu plonger son regard une nouvelle fois dans le sien. Malheureusement, Feliks semblait le fuir. Ruth ne savait pas comment réagir face un tel comportement. C'était bien la première fois qu'elle se retrouvait dans une telle situation. Mais en aucun cas, ça ne la faisait regretter ce qu'elle avait partagé avec lui. Au contraire, elle finit par se dire que Feliks était un type bien. N'importe quel mec aurait profité pour se jeter sur elle mais pas le brun. Une constatation qui lui value un sourire.

- C'est un test ? En ce moment, j'écoute plutôt Imagine Dragons ou Muse.

Évidemment, elle n'écoutait pas que ça. Ruth était obligée d'écouter un peu de tout pour élargir sa bibliothèque musicale et pouvoir satisfaire un maximum de personnes lors de ses covers dans les bars. Même si elle affectionnait tout particulièrement les groupes de rock. Sûrement parce qu'elle écoute de la musique majoritairement pendant ses entraînements, ceux qu'elle effectuait en solo bien sûr. La gorge à nouveau sèche, Ruth déplaça sa main pour prendre son verre d'eau. Sauf que dans son mouvement, sa main frôla celle de Feliks qui n'était pas si loin de la sienne sans qu'elle s'en soit forcement rendu compte. Elle marqua un temps d'arrêt où elle laissa son petit doigt caresser furtivement le côté de la main de brun pendant de rapides secondes avant de s'y détacher -difficilement- et prendre son verre d'eau pour y boire son contenu. Avant de le reposer vide et placer sa main au même emplacement qu'elle était juste avant qu'elle ne la déplace.

- C’est ta partie privée ?

Ruth avait vraiment du mal à s’imaginer Foster passer son temps dans un tel décor rétro qu’arborait la pièce. Et encore moins avoir un bar qui n’avait pas une seule bouteille d’alcool.
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You can't go in there - pv. Ruth

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