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n'oubliez pas que les humains, les polymorphes et les fantômes ont besoin d'amour, eux aussi
nous sommes présentement en mars 2017. le printemps arrive, ne perdez pas espoir
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 – little lion man. (jim)

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paranormal ○ walk the line
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○ double-compte(s) : tadhgán, eli, major, claire, sylvia, ichabod, bartimeus.
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MessageSujet: – little lion man. (jim)   Mer 22 Juin - 21:10


JIM HAWKE O'CALLAGHAN
oh that girl, she taught me to pray, i saw heaven every day
○ âge › trente-trois ans, officiellement — pour à peine dix d'âge mental, la plupart du temps. ○ date et lieu de naissance › le vingt-huit août mille neuf cent quatre vingt trois, à pensacola, en floride (usa). il est néanmoins d'ascendance irlandaise, bien que n'ayant jamais eu la chance de visiter la terre de ses ancêtres. un jour, qui sait, peut-être. ○ profession › il a durant de nombreuses années été acrobate et cracheur de feu dans un cirque qui parcourait le mexique, mais a quitté la troupe il y a trois ans déjà. il a continué d'errer sur les routes après ça, enfilant toutes les casquettes nécessaires à avoir légalement de quoi manger le lendemain. depuis qu'il s'est installé à blackwater falls, il a déniché un boulot de mécanicien dans un petit garage ; c'est pas la plus grande de ses passions, mais ça lui fait passer le temps et ça permet permet de payer son loyer. ceci étant, au quotidien, il est plutôt bandit de grand chemin ; l'arnaqueur  de première classe, les mains prêtes à s'emparer des biens, et sans jamais se séparer de son sourire en coin. tous les boulots par lesquels il est un jour passé lui ont servi, et ont contribué à le rendre polyvalent et passe-partout. car ce qu'il fait le mieux, c'est voler. manipuler, bercer, berner. faire tourner le monde à son avantage, et toujours se tirer de toutes les complications dans lesquelles son goût pour le risque le fait sans arrêt tomber. oui : c'qu'il fait le mieux, c'est décidément filer au nez et à la barbe du monde entier. ○ situation amoureuse › veuf, même si il préfère se dire célibataire. il s'en laisse parfois la bague au doigt, ou la passe à la main droite pour qu'il n'y aucun malentendu. ceux qui savent se demandent comment il fait pour encaisser. les autres ne se douteraient jamais de la perte qu'il a essuyée, tant les sourires charmeurs sont familiers à ses traits. ○ orientation sexuelle › hétérosexuel jusqu'au bout des ongles — il en est quasiment persuadé, même s'il part du principe qu'il ne faut jamais dire « jamais », et que dans la vie, tout peut arriver. autrefois, pour plaisanter, il lui arriver de se dire « mica-sexuel » ; mais maintenant qu'elle n'est plus là, il n'est plus sûr que la plaisanterie soit toujours d'aussi bon goût. ○ situation financière › moyenne. il n'a jamais eu pour habitude de rouler sur l'or ; et d'ailleurs, il s'en fiche. il ne gagne pas trop mal sa vie, mais il ne consomme de toute manière que peu, et ramasse sa bouffe et ses affaires un peu partout où il peut. l'argent a une drôle de valeur pour lui, et s'il peut donner parfois l'impression qu'il fait tout pour se remplir les poches, il n'accorde en réalité qu'une importance très moyenne aux biens pécuniaires. ○ don et niveau › troisième oeil de niveau 4, il n'a jamais dit à personne qu'il possédait une telle faculté. pas même à sa défunte femme. personne. ○ groupe › pistols at dawn. ○ avatar › luke arnold. ○ crédit › tumblr.
malin, adaptable, calculateur, désinvolte, impulsif, ambitieux, lucide, insolent, indépendant. celui qui paraissait se foutre de tout, dissimulant sa vraie nature sous ses sourires, son arrogance, son apparente insouciance et son égoïsme. le manipulateur, prévoyant, réfléchi, habile, subtil, vindicatif, déterminé, réactif et inventif, analysant tout ce qui lui passait sous l'oeil et la pensée. dissimulant avec habileté sa maturité, son efficacité, sa responsabilité, sa souffrance et sa loyauté.

(heaven knows) ❖ jim est né de l'aventure d'une humaine et d'un démon. sa mère ne lui a pour autant jamais tourné le dos, et a tenté de l'élever comme s'il n'était pas le fruit d'une union fortement controversée. elle en a traversé, des années difficiles ; et quand il a disparu, elle avait déjà commencé à refaire sa vie pour ne pas sombrer, entraînée vers le fond par ce garnement qui lui faisait plus de cheveux blancs qu'autre chose. quand il avait quatorze ans, après s'être mis dans un énième sac d'ennuis, il s'est caché sur un bateau pour échapper à des poursuivants. malheureusement pour lui et pour sa compagne de fuite, l'embarcation a pris la mer en direction du mexique alors qu'ils y étaient toujours dissimulés. lorsqu'ils sont sortis de leur cachette, les marins ont refusé de les ramener en floride, et ils ont débarqué sur la côte mexicaine sans jamais réussir à retourner vers les usa. mica et lui ont trainé pendant deux ans, misant sur les talents de filou de jim et sur tout ce qu'ils pouvaient bien trouver pour survivre. finalement, ils se sont retrouvés sur le chemin d'un cirque, auquel ils se sont intégrés sans difficultés. ils se sont mis ensemble après plusieurs longues années de disputes, de malentendus et de jalousie, lorsque jim avait vingt ans. ils se sont mariés peu de temps après. lorsqu'il avait vingt-cinq ans, mica est tombée enceinte. mais quelques jours avant d'accoucher, un banal accident les a tués, elle et le bébé. désespéré, refusant de la perdre, jim a conclu un pacte avec un démon pour les sauver toutes les deux, et effacer les souvenirs de mica sur l'accident afin qu'elle ne se doute jamais de rien. à compter de ce jour, il ne lui restait plus que cinq ans à vivre. catrina, leur fille, est née le lendemain. passé maître dans l'art de ne rien paraître depuis longtemps déjà, il a vécu ses cinq années comme si de rien n'était, aimant sa femme et sa fille comme personne, et ne désirant changer de vie pour rien au monde. il a néanmoins vu que d'avoir sauvé mica encore enceinte de catrina a créé entre les deux un lien bien plus fort que ce qu'il n'aurait pu imaginer. quelques semaines avant les cinq ans de catrina, la petite a fait une chute fatale en voulant jouer à l'acrobate. mica l'a sauvée en concluant un pacte, à son tour ; ce démon-là n'a néanmoins pas offert d'années en échange de la vie de l'enfant, et jim n'a pu que ramasser le corps sans vie de la seule personne pour qui il aurait donné la sienne à l'infini. lorsque la veille des cinq ans de catrina est arrivée et que le démon est venu réclamer son dû, il est tombé sur l'enfant. refusant que du mal soit fait à son père et souhaitant revoir sa mère, la petite a accepté de venir avec lui en échange de l'immunité de son géniteur jim. la boucle était bouclée, et malgré toutes les tentatives de renégocier pour récupérer catrina, rien n'y a fait : quel démon aurait échangé une âme pure contre une damnée par tous les malheurs qu'elle a provoqués ? après ça, il a quitté le cirque. il est resté quelque temps sur la route, errant sans but, mettant le plus de distance entre lui et tous les gens qui auraient pu imaginer qu'un quelconque malheur avait marqué au fer rouge son coeur. au bout de quelque temps, il a commencé à mettre à profit toutes les recherches qu'il avait faites pour tenter de ramener mica et catrina : presque instinctivement, il s'est mis à chasser, restant sur les routes jusqu'à il y quelques mois. il a sillonné l'amérique du nord, pendant les trois dernières années, et a finalement atterri à blackwater falls après une chasse mouvementée. la population surnaturelle des parages l'a intrigué, et il a décidé de rester pour quelques mois, histoire de savoir ce qui se tramait ici — et comprenant bien que s'il y avait un endroit où des réponses à ses questions pourraient se trouver, c'était bien ici.

(renegade) ❖ jim, on ne penserait jamais qu'il ait pu autant souffrir : toujours un sourire aux lèvres, toujours une remarque déplacée sur le bout de la langue, il apparaît comme un adolescent tout simplement détestable, coincé dans un corps d'adulte. il ramasse d'ailleurs des coups plus souvent qu'à son tour, nullement aidé par sa tendance à sauter à pieds joints dans tous les sacs d'embrouilles passant à sa portée. pourtant, derrière son insolence et son arrogance, il dissimule avec une extrême habileté sa véritable personnalité, bien moins insouciante que l'on peut l'imaginer. peu de gens sont capables de faire tomber la carapace, et même ceux qui savent se voient offrir sa désinvolture naturelle en réponse aux situations quotidiennes. pourtant, il a toujours une longueur d'avance. il a l'air d'improviser — et bien souvent, c'est ce qu'il fait —, mais il a déjà tout analysé quand il commence à agir. lire les esprits humains, ç'a toujours été une seconde nature, et il est particulièrement habile pour soutirer aux gens ce qu'il veut. généralement, on s'en rend compte, ce qui n'en fait pas quelqu'un de très apprécié, mais eh, qui s'en soucie ? pour parvenir à ses fins, tous les moyens sont bons. véritable renard, il est aussi doué pour se mettre dans des imbroglios que pour s'en sortir. de la folie ou du pur génie ? là est la question permanente. à cela, son qi de 141 et sa faculté incroyable à résoudre des problèmes répondront que bien souvent, la vie n'est qu'un subtil mélange des deux. indépendant et lucide, il a compris comment le monde fonctionne depuis bien longtemps déjà. il a toujours l'air d'un parfait crétin, mais chacune de ses cartes est posée sur la table au bon moment, et il a l'art de faire pousser des cheveux blancs à ses adversaires, quels qu'ils soient. jim, il voit les fantômes depuis qu'il a six ans. et à dire vrai, si c'était plutôt fugace et loin d'être une constante durant les premières années de sa vie, ça s'est considérablement amplifié à son adolescence. il n'a jamais voulu s'approcher d'eux avant longtemps, mais il a toujours su que ce n'était pas spécialement normal et n'en a jamais parlé à personne. il a vécu avec ce fardeau, sans ciller, sans rien laisser paraître. quelques personnes ayant croisé son chemin durant ces dernières années, alors qu'il chassait, s'en doutent, mais personne ne sait vraiment. aujourd'hui, il maîtrise très bien cette faculté, et il ne fait plus de bond depuis longtemps en tombant nez à nez avec un spectre. il lui arrive même de leur faire des commentaires, juste en passant — incapable de la boucler, incapable de s'arrêter. ça a néanmoins forgé sa tolérance à l'égard du surnaturel, et il est loin d'être un chasseur extrémiste et haineux. il n'est pas croyant. pourtant, il conserve en permanence autour de son cou un petit crucifix d'argent, qui avait appartenu à sa femme. elle allait à l'église, elle priait ; et chaque semaine, il va s'asseoir sur un banc d'un de ces espaces sacrés, pour s'autoriser à laisser le chagrin lui retomber sur les épaules. s'autoriser à souffrir, s'autoriser à penser à elle, à sa fille, et à la vie qui leur a été arrachée. il est tatoué, en l'honneur des deux femmes de sa vie. la catrina, personnage populaire de la culture mexicaine et figure emblématique de la fête des morts — dont est d'ailleurs tiré le nom de sa fille —, est gravée sur son épaule gauche. le tatouage (photo) lui rappelle sa vie passée et, plus subtilement, sans que quiconque le sache, renvoie également à sa capacité à voir les morts. son premier tatouage, il l'a cependant fait à l'adolescence : il s'agit du symbole anti-possession, qu'il arbore à l'intérieur de l'avant-bras droit, près de la pliure du coude. son alliance est bien souvent portée à l'une de ses mains. et si ce n'est pas le cas, il la garde passée à une chaîne, suspendue à son cou à côté de son crucifix. pas question de s'en séparer, et pas question d'oublier. mica, ç'a durant trop longtemps été toute sa vie, et ce n'est pas de l'avoir enterrée qui y changera quoi que ce soit : mica restera toujours mica, et l'amour et l'affection qu'il a pour elle sont aussi éternels qu'inconditionnels. que ce soit sur lui ou à portée de main, il garde toujours une photo de sa femme et de sa fille, pliée et abîmée par le temps. le souvenir d'une vie passée qu'il se refuse à oublier ; un petit objet si simple et si précieux, qui lui donne autant de sourires tristes qu'heureux. manipulateur et calculateur, il sait obtenir ce qu'il veut, et n'est surtout pas à sous-estimer. il réfléchit, il analyse, il comprend et il déforme pour tourner à son avantage. si on lui résiste, il sait proférer les mots qu'il faut, et toujours faire revirer les choses en sa faveur. s'il aura toujours l'air de préférer la fuite à l'affrontement du danger, il n'en reste pas moins un combattant à ne pas sous-estimer. sa coordination oeil-main est assez impressionnante, et il ne faut surtout pas oublier que des couteaux, durant ses années de cirque, il en a lancé plus souvent que la plupart des gens ne le feront dans leur vie. jim, il parle trop. il ne peut pas s'en empêcher, c'est comme ça : même quand il devrait la fermer, il l'ouvre. sa langue trop déliée, c'est son principal atout et son plus grand handicap. c'est ce qui le fout dans la merde, et ce qui l'en tire. on lui casse le nez plus souvent qu'à son tour, et il n'est pas vraiment homme à riposter — en fait, il se sait parfois le mériter. tester les limites de tout et de tout le monde, c'est un jeu auquel il s'exerce inconsciemment, et à longueur de temps. pour autant, son instinct de survie est suffisamment développé pour qu'il sache s'arrêter — in extremis — lorsque cela pourrait lui coûter la vie. la plupart du temps, du moins. il joue de plusieurs instruments à cordes et possède entre autres un banjo, qu'il traîne depuis de longues années. il a récemment acquis une mandoline et une guitare à douze cordes. il chante très peu, mais plutôt juste ; par contre, quand il a un peu de temps à tuer, il gratte sans discontinuer, jusqu'à ce qu'on l'interrompe ou qu'il ne tombe de fatigue. il aime lire. il n'a pas une grande collection d'ouvrages, et préfère emprunter à la bibliothèque ou récupérer les vieux livres qu'on oublie sur un banc après une balade dans le parc. c'est quelque chose qu'il n'a jamais voulu perdre : malgré le quotidien compliqué qu'il a mené, il s'est efforcé de ne jamais arrêter de lire. les quelques livres qui lui appartiennent sont d'ailleurs ceux qu'il a récupérés durant les premières années au mexique. usés, lus et relus, il les connaît par coeur ; les a narrés à sa femme, racontés à sa fille — même si elle était trop jeune pour les comprendre. faire la lecture est d'ailleurs une activité qu'il adore et à laquelle il s'adonne à coeur joie, si on lui en laisse l'occasion. il a toujours eu le chic pour raconter les histoires, un livre en main ou non. excellent conteur, il sait enjoliver les choses et les rendre captivantes. ça l'aide d'ailleurs dans sa vie de tous les jours : être un bon rhéteur, c'est la clé de survie de bien des situations. faut bien que sa tendance à toujours parler lui serve à quelque chose. il fume régulièrement, et roule ses propres cigarettes. il est capable de se retenir, et n'est pas un grand accro à la nicotine. par contre, il déteste les cigares. ce n'est pas non plus un fan de la marijuana — ça embrouille trop ses pensées et ses capacités de survie pour qu'il aime vraiment ça. en le voyant, on pourrait parfois le croire sorti tout droit d'un mini-van de hippies. il a le chic pour s'habiller comme on ne s'y attend pas, et n'a aucune peur du ridicule. les friperies, ça permet de trouver ce qu'on veut pour un bon prix ; c'est là-bas qu'il va, et il ne s'en cache absolument pas. l'habit ne fait pas le moine, comme dirait l'autre. pas plus que le sourire, d'ailleurs. il a toujours su se débrouiller avec les véhicules et la mécanique : c'est logique, c'est de la résolution de problèmes, et ça n'a pas l'imprévisibilité d'un être humain. il a souvent bossé dans des garages alors qu'il courait les routes, et ç'a donc été naturellement qu'il s'est présenté à l'embauche comme mécanicien, une fois sa décision de rester à blackwater falls prise. c'est un excellent voleur. il a passé ses années d'adolescence à voler à la tire pour survivre, et à faire les poches à tous ceux qu'il pouvait croiser. en grandissant, il a mis la barre de plus en plus haut. le détournement et la fraude sont autant de zones de confort pour lui que ne peuvent l'être les livres, la musique, le calcul ou la négociation. courir les routes lui manque. ç'a été sa vie durant si longtemps qu'il n'avait jamais imaginé se retrouver sédentaire un jour — et faut avouer que se retrouver coincé dans cette ville, ce n'est pas pour lui plaire. il a toujours aimé la vie de bohème, et c'est pour cela qu'être chasseur ne lui a jamais posé le moindre inconvénient : bien au contraire, c'était comme si toute sa vie s'y prêtait, et n'attendait plus qu'après ce but pour retrouver un peu de sens. jim, il a touché à beaucoup de choses. les petits boulots, ça le connaît, et il a appris à se démerder dans toutes les situations où on le mettait. efficace, l'esprit pragmatique et logique, il apprend sur le tas, et à une vitesse folle. en plus de ça, c'est un bosseur. il a toujours une paire de lunettes de soleil à portée de main, des premiers jours du printemps aux derniers jours de l'automne — même parfois en hiver. il les porte généralement sur le sommet de la tête, si ce n'est pas sur le nez, ou les accroche à ses vêtements. c'est un gourmand — et pourtant, dieu sait que niveau bouffe, il est compliqué. les légumes, c'est vraiment pas son truc ; les fruits, c'est mieux, mais c'est pas vraiment ça. s'il pourrait, il ne se nourrirait que de viande, de pâtes, de pommes de terre, de café et de lait. la facilité le pousse à consommer beaucoup de mal-bouffe, mais il est capable de surprendre s'il se pose derrière des fourneaux. pour ça, encore faut-il qu'il en ait la patience ; attraper le téléphone et commander une pizza, c'est tellement plus simple. surtout quand, par dieu sait quel miracle, on ne prend jamais un foutu gramme, quelles que soient les calories absorbées. il n'oublie jamais un visage. les noms, ça lui arrive très souvent — mais les traits, jamais. il n'est pas particulièrement rancunier, mais sa mémoire est à ne pas sous-estimer : qu'il ait ou pas votre nom, votre visage lui suffira amplement à vous retrouver. ce n'est pas quelqu'un de ponctuel, et il ne porte d'ailleurs jamais de montre. il est aussi souvent en avance qu'en retard, mais très rarement à l'heure. et s'il l'est, ça n'a rien à voir avec la ponctualité — s'il l'est, c'est que le hasard s'y sera mêlé.   il parle couramment espagnol, en raison des nombreuses années passées au mexique. il n'a cependant jamais oublié son anglais, et était souvent le petit traducteur officiel des touristes. il a également acquis quelques bases de français, depuis son arrivée au canada — la belle langue pour séduire. il possède un grand esprit de contradiction, et une forte défiance face à l'autorité. ceci couplé à son sourire, on a bien souvent tendance à interpréter ça comme de l'insolence et de l'arrogance. la vérité, c'est qu'il a toujours détesté qu'on lui dise quoi faire, et que marcher dans le sens qu'on lui conseille fait rarement son affaire. son premier réflexe partira toujours dans la direction opposée, que ce soit ou non une bonne idée.
○ quelle est ta position par rapport au surnaturel ? › s'il y en a un qui n'a jamais eu le choix d'y croire ou d'y être mêlé, c'est bien lui : fils d'un démon et d'une humaine, il était presque destiné à mettre les pieds là-dedans un jour ou l'autre — et d'autant plus lorsque sa capacité à voir les morts s'est réveillée, à ses six ans. tout ça, ç'a toujours fait partie de son quotidien et de sa vie ; peut-être un peu trop naturel, d'ailleurs, le poussant à considérer l'idée d'un pacte avec un démon quand il aurait peut-être mieux valu laisser faire la vie et sa cruauté. aujourd'hui, il chasse les mauvais esprits et les créatures du mal, mais fait la part des choses plus que la plupart. il préfèrera d'ailleurs toujours régler les choses à l'amiable avec les fantômes, et essayer de résoudre leurs problèmes plutôt que de les faire quitter l'entre-monde de force. s'il a cessé de croire à sa propre rédemption depuis bien longtemps et qu'il se sait condamné à aller en enfer après sa mort, il ne souhaite ça à personne d'autre. et pour les âmes errantes et perdues, il essaie de toujours voir la solution avant l'extermination.
○ pseudo › blue walrus. ○ et à propos de toi ? › mon rêve, dans la vie, c'est de vivre avec des caribous et des pingouins en alaska.   ○ comment t'es arrivé ici ? › j'ai vu un caribou passer, j'l'ai suivi.     ○ un dernier mot ? › here's the babu.    
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MessageSujet: Re: – little lion man. (jim)   Mer 22 Juin - 21:10

≡ 28 août 1983 – Naissance de Jim Hawke Byers à Pensacola, en Floride, fils de l'aventure entre un démon et une humaine. Celle-ci a commencé à l'élever comme elle pouvait, n'ayant jamais plus de nouvelles du géniteur, et cachant la nature de celui-ci à l'enfant. ≡ mois année – Naissance de Frances Byers, dite Frankie, du nouvel ami de la mère de Jim. ≡ octobre 1989 – Il découvre qu'il possède la capacité de voir les fantômes, et décide alors de ne jamais le dire à quiconque. La seule personne à posséder un indice de cette faculté est sa soeur ; cependant, afin d'éviter de lui faire peur, il se contente de faire passer ça pour un jeu, et de l'épater avec son imagination, chaque fois qu'elle veut qu'il lui décrive l'un de ces prétendus fantômes passant non-loin. ≡ juin 1995 – À l'âge de douze ans, il décide d'invoquer son père pour le confronter — ayant connaissance de sa nature de démon depuis quelque temps déjà, malgré le secret que tentait de conserver sa mère. ≡ juillet 1997 – Alors qu'il se faisait poursuivre pour un petit larcin qu'il avait commis, il percute une jeune fille, du nom de Mica, qu'il entraîne par la force des choses dans son sillage. Les deux se cachent de leurs poursuivants dans un petit bateau ; mais par un malheureux hasard, les propriétaires de celui-ci arrivent, et le bateau quitte le port. Lorsque les deux enfants émergent de leur cachette, il est en direction du Mexique, et malgré la surprise des occupants du bateau, il n'est pas question de faire demi-tour. Ils accostent donc une semaine et demie plus tard, et se retrouvent livrés à eux-mêmes. Jim commencera alors à se présenter sous le nom O'Callaghan, qu'il sait être celui de son père, afin de brouiller les pistes de sa véritable identité. ≡ avril 1999 – Après presque deux ans à survivre de tout ce qu'ils peuvent, sans parvenir à rentrer aux États-Unis, Mica et Jim croisent la route d'un cirque, qui les repère tout d'abord pour leurs petites stratégies de vol à la tire. La petite troupe les engage finalement, et ils commencent une carrière d'acrobate. ≡ novembre 2003 – Après de longues années de disputes et de taquineries, de flirts inconsidérés, apparemment désintéressés mais pourtant sincères, Jim finit par craquer, et avouer son amour à Mica. Ils se mettent alors ensemble, et se marieront moins d'un an après. ≡ septembre 2008 – Alors que Mica était enceinte, un accident stupide lui fait perdre la vie. Jim passe alors un pacte avec un démon pour les ramener, en échange de cinq ans de sa vie. Il fait en sorte que le démon efface les dernières minutes de la mémoire de Mica, afin qu'elle ne se souvienne pas de l'accident. Lorsque celle-ci reprend conscience, elle est immédiatement transportée à l'hôpital, et accouche quelques heures plus tard d'une petite fille, Catrina. ≡ jusqu'en 2013 – Pendant cinq ans, ils continuent de voyager avec le cirque, en compagnie de Catrina. La petite grandit et s'épanouit, et pas une seule fois Jim ne mentionne le pacte à qui que ce soit. ≡ fin août 2013 – Catrina a un accident, qui lui coûte la vie. Désespérée, Mica passe un pacte avec un démon à son tour pour la sauver, ignorant toujours tout du pacte que Jim avait lui-même fait. Le démon récupère sa vie quelques heures après le réveil de Catrina, laissant Jim et la petite seuls. ≡ septembre 2013 – À peine quelques semaines après la mort de Mica, le pacte de Jim arrive à sa fin. La veille de l'anniversaire de Catrina, le démon arrive pour collecter son âme, mais croise le chemin de l'enfant. Curieuse, la petite lui parle, et finit par passer un marché : s'il laisse son papa vivre, elle s'en va avec lui. Lorsque l'heure de payer sa dette s'en vient, Jim se trouve toujours en vie ; il cherchera Catrina, mais ne la trouvera pas — et fera rapidement le lien. Commencera alors une errance, à faire des recherches sur les démons et à commencer naturellement à intervenir en présence du surnaturel, là où celui-ci croise son chemin. Il ne deviendra cependant jamais un chasseur investi et convaincu, ayant sa propre vision de la chasse et du mal que peut causer le surnaturel. ≡ novembre 2014 – Après plus d'un an à se forger une carapace et à errer aux États-Unis, il retrouve la trace de sa soeur et va lui rendre visite. Malgré un accueil au premier abord assez peu chaleureux, la complicité jamais vraiment envolée reprend rapidement place ; il découvrira qu'elle a connaissance du surnaturel, et en apprendra quelque peu sur les petites enquêtes qu'elle mène. Elle comprendra ses activités de chasseur mais ne s'y penchera pas plus, et il repartira sans trop tarder, retournant à ses recherches pour trouver un moyen de sortir sa fille de cet enfer qu'elle n'a pas mérité. ≡ juin 2016 – Arrivée de Jim à Blackwater Falls, pour une chasse, où il finira par se trouver un boulot pour rester quelque temps, fatigué d'écumer le monde dans le vent. ≡ septembre 2016 – Temps présent.


    PART ONE – PUMPED UP KICKS /
    pensacola (1995), floride, usa.

Une nouvelle fois, ses yeux inspectent les différents éléments disposés autour de lui. Non, décidément, rien à redire : tout est identique à ce qu'il a lu, et tout est disposé exactement comme indiqué. C'est censé marché — ça va marcher. Il l'a préparée, cette invocation, et il sait exactement comment les choses sont supposées se dérouler. Il a rassemblé tous les ingrédients, prononcé la formule, le nom de l'heureux élu, et maintenant il attend. Le coeur gonflé d'angoisse, le point de chaleur sur la nuque lui soufflant que, peut-être, il a fait une erreur quelque part. Que peut-être un enfant n'est-il pas assez puissant pour formuler un tel appel, et que le démon n'en sera qu'à peine chatouillé, là où il se trouve. Mais dès que toutes ces pensées lui parviennent, il les chasse : ce truc va venir. Ce truc a intérêt à venir. C'était une mauvaise idée, de mettre une fille enceinte et d'ensuite s'en aller. De lui donner son vrai nom, d'échapper sa vraie nature, de la séduire et de foutre le camp comme si de rien n'était. Et tout volage que pouvait être cette bête, le gamin avait décidé qu'aujourd'hui, la partie de cache-cache avait assez duré.

Il ne savait même pas ce qu'il allait lui dire. Ne savait même pas à quoi s'attendre — à qui s'attendre. Il n'a pas d'espoirs, pas de rêves. Tout ce que sa mère lui a dit, c'est qu'elle n'avait pas envie de recroiser ce type un jour. Bien — elle n'était pas obligée d'être là. Mais lui, il avait l'droit de le voir. Le droit de pouvoir le toiser, de lâcher une simple constatation, et de le révoquer. Il avait le droit de savoir, et le droit de comprendre d'où il venait. C'était né d'une curiosité qui lui avait toujours valu bien des ennuis — mais qu'importe. Pour l'heure, il ne pense pas à ce qui viendra après. Il a eu envie d'invoquer cette chose, ce père absent, et il l'a fait. Peut-être que ce n'est pas une bonne idée ; peut-être qu'il le regrettera, et peut-être qu'il n'aura même plus ses yeux pour pleurer après ça. Mais le livre dit clairement que s'il ne quitte pas le pentacle, le démon ne pourra pas l'atteindre. Tout s'passera bien — pourvu qu'il vienne.

Un petit mouvement dans le recoin du grenier attire l'oeil du gamin. Il fait volte-face, sans sortir le moindre orteil de ce pentagramme qu'il a tracé avec un soin exemplaire. Peut-être qu'il est pas bon à l'école, mais tout le monde le dit : quand il veut, il peut. Et là, il veut. Ses yeux sont tombés sur la silhouette qui se tient à quelques mètres de lui. Et il ne dit pas un mot, le petit. Coeur battant, respiration sifflante. Incapable de savoir si ce qui tord son ventre résulte plus de l'excitation ou de la peur, ou s'il ne s'agit que de la crainte d'une déception. « Alors c'est toi, le vieux. J'te pensais plus grand. » À peine une seconde de flottement, tandis qu'un sourire noir se dessine sur les lèvres de son vis-à-vis. « Alors c'est toi, l'erreur de parcours ? J'te pensais plus... Tout. » Pas d'doute. C'est lui. Et face au démon, les commissures du gamin s'étirent à leur tour. Une ombre qui passe dans ses yeux, et une soudaine envie de lâcher à la tronche de ce type toutes les saloperies que sa mère ne veut pas lui entendre dire à table. Mais il se retient. Ne dit rien. Faut croire que pour une fois, le dicton disait vrai. Faut croire que dans la vie, les chiens ne faisaient pas des chats.

    pensacola (1997), floride, usa.

Encore une fois, il avait fallu que ça tombe sur lui. Pas capable de rester à sa place, pas capable de contrôler les démangeaisons au bout de ses doigts. La fièvre de la curiosité l'avait emporté, l'envie de ne pas rester impassible l'avait secoué. Et le caillou avait quitté sa paume fermée, fusant vers la silhouette étrangement translucide qui avait attiré son attention plusieurs minutes auparavant. Et sur le coup, il le savait, que c'est une mauvaise idée. Que si ce truc était ce qu'il pensait, le caillou avait plus de chance de s'écraser sur la tête d'un passant lambda que de chatouiller le spectre qui observait les locataires du rez-de-chaussée par la fenêtre. Personne n'avait semblé l'apercevoir, ce pervers — sauf lui. Un passant lui était même passé au travers, attisant la curiosité sans bornes du garnement. Et il avait voulu en être sûr. Sûr qu'il n'avait pas rêvé, sûr que ce truc était bien là.

Et encore une fois, ça n'avait pas manqué. La pierre avait traversé le fantôme, brisant au passage la vitre par laquelle celui-ci regardait. Le spectre s'était tourné vivement vers l'adolescent, avant de faire volte-face pour s'enfoncer dans le mur et disparaître, comme s'il n'avait jamais été là. À l'intérieur, les locataires hurlaient, pointant le garnement du doigt — il est pas bien, celui-là, on brise pas les fenêtres des gens comme ça Sans plus attendre, le O'Callaghan avait pris ses jambes à son cou, tournant au coin de la rue en jetant de trop fréquents coups d'oeil par-dessus son épaule. Et une fois de plus, il n'avait pas prêté attention à l'endroit où il posait ses pieds. Sa chaussure s'était accrochée dans la jambe d'un type, qu'il avait abruptement entraîné dans sa chute. Pas le temps de pester, pas le temps de s'arrêter pour constater que son jean était troué et son genou écorché ; l'autre n'a pas aimé, et l'a poussé. Et ses copains ont sauté sur leurs pieds, bien décidé à faire regretter au petit brun l'affront qu'il leur a fait.

Une fois de plus, il remercie l'ciel d'être né avec la capacité de courir aussi vite. Il sent son coeur battre à en exploser dans le fond de sa poitrine, mais refuse de s'arrêter. Ses boucles noires collent à ses tempes, les semelles de ses chaussures dérapent à chaque virage un peu trop serré. Les plantes de ses pieds le font souffrir à chaque fois qu'elles heurtent le sol, après un obstacle sauté ; mais qu'importe. Derrière lui, les cris s'éloignent. Il va finir par leur échapper, il va finir par réussir à les semer. Et alors qu'il tourne à un nouveau coin de rue et qu'un visage apparaît dans son champ de vision, il sait qu'il va trop vite — il sait qu'il n'aura pas le temps de freiner pour l'éviter. Il heurte la silhouette sans pouvoir l'empêcher, et tandis qu'une de ses mains attrape une rambarde d'escalier à sa gauche, l'autre s'accroche à l'adolescente qui perd l'équilibre, pour l'empêcher de s'effondrer. Alors qu'il parvient à la remettre sur ses deux pieds avant qu'elle n'ait touché le sol, oubliant de reprendre son souffle pour parler calmement et distinctement, il lui sourit, les yeux habités de plus de malice que de peur, lissant la veste sur les épaules de la métisse. « Désolé, j'suis pressé. Rien d'cassé, j'espère ? Non ? Non, ça a l'air d'aller. Fantastique. Si on m'cherche, dites-leur que vous m'avez pas vu. » Et alors qu'il va pour s'écarter, percevant nettement les cris et les pas affolés se rapprocher de l'autre côté du coin de rue, ses yeux avisent un petit renfoncement sous quelques marches d'escalier, à un mètre de là à peine. Ni une ni deux, il s'y engouffre, repliant ses jambes pour ne pas dépasser, disparaissant dans sa cachette improvisée après un bref clin d'oeil à l'inconnue. C'est pas parfait, mais ça fera l'affaire — pourvu qu'elle ne parle pas. Et lorsque les autres garnements tournent au coin de la rue, c'est pour vociférer, bestialement. « Où il est ?! » Ils ralentissent, s'arrêtent. Avisent la fille, font demi-tour sur quelques pas pour lui cracher, sans pitié : « Le petit con qui est passée par là y a dix secondes. Cheveux bouclés, l'air pressé. Par où il est allé ?! » Et l'espace d'un instant, le petit con en question retient son souffle. Si elle parle, il est foutu. Si elle parle, y aura plus de situation de repli, et il n'aura plus qu'à espérer que ces types ne cognent moins fort qu'ils ne crient. « Par là. » Le doigt de la métisse se tend vers l'autre bout de la rue, et les autres décampent sans demander leur reste. Au bout de quelques secondes, le gamin sort de sa cachette, s'étirant, ne perdant pas de vue le coin de rue où ses poursuivants ont disparu. « Pfiou, c'était moins une. » Un regard à la brune qui le toise. Un sourire enjôleur. « Vous avez été par-faite. Vraiment. » Et il ramène ses bouclettes derrière son oreille, jetant un nouveau coup d'oeil dans la direction d'où, il le sait, ses assaillants ne tarderont pas à revenir. « Ceci étant, maintenant, j'espère que vous aimez courir. » Et en effet, les cris ne mettent pas longtemps à se faire entendre à nouveau. Une grande inspiration, un bref soupir. « Non ? Tant pis. Vous allez voir, c'est une magnifique journée pour s'y mettre. À trois, vous êtes prête ? » Et les voilà qui tournent au bout de la rue, les voilà qui débarquent. Instinctivement, elle tourne la tête vers eux. Et il n'y a plus une seconde à perdre, plus un instant à gaspiller : la main de l'irlandais attrape celle de sa compagne de fuite, alors que ses yeux se tournent déjà vers une potentielle échappatoire. « Trois. » Cours.


    PART TWO – ELASTIC HEARTS /
    veracruz (2003), mexique.

Assis sur le bord de la couchette, il ne peut empêcher ses yeux de se poser régulièrement et inlassablement vers la porte de la roulotte. Il ne sait pas ce qu'elle peut bien fabriquer, et une part de lui en est profondément irritée. Il essaie de ne pas imaginer le pire, de ne pas penser aux regards lubriques que lui portait Carlos durant les dernières répétitions, et pendant toute la représentation de ce soir. Il essaie de ne pas imaginer le mexicain en train de faire la cour à sa belle, un peu plus loin. Il sait que l'autre a dû lui glisser au moins un ou deux commentaires au passage, mais il préfère ne pas y penser. Il voudrait arriver à se concentrer sur quoi que ce soit d'autre, voudrait réussir à orienter son attention sur quelque chose qui en vaille la peine. Pourtant, il en est bien incapable. Ça fait trop longtemps qu'il a commencé à sentir la colère se transformer en jalousie ; trop longtemps qu'il a commencé à prendre goût aux disputes interminables qui pouvaient agiter sa relation avec Mica. Ça lui a pris du temps, avant de comprendre que la voir lui tenir tête ne faisait pas que l'énerver — que dans le fond, il aimait ça, sans réussir à s'expliquer pourquoi. Mais maintenant qu'il l'a vu, il n'est plus capable de détourner les yeux. Tout ce qu'il voit, c'est les avances qu'on lui fait à longueur de journées, et l'affabilité avec laquelle elle y répond, en lui jetant un coup d'oeil au passage pour être sûr qu'il regarde. J'vais t'en foutre, moi, d'te laisser t'faire draguer par l'premier venu.

L'impatience le bouffe, l'angoisse le dévore. Il ne sait même pas ce qu'il va lui dire. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il en a marre. Six ans à se prendre la tête pour des broutilles, six ans à se grogner après et à se reprocher la mésaventure dans laquelle ils s'étaient embarqués, en fuyant une bande d'abrutis écervelés. Quatre ans à avoir mis les pieds dans ce cirque, et à l'avoir vue se faire draguer par chaque nouveau venu, et chaque ancien déjà installé. Alors non, il n'avait peut-être pas la moindre idée de ce qu'il allait bien pouvoir lui dire ; mais c'qu'il savait, c'est qu'il allait lui parler. Pas la moindre idée de comment aborder le sujet — pas la moindre idée de quel sujet aborder. Mais il en a marre, et ça c'est un fait dont il est persuadé.

Il se lève, pousse du pied un livre qui traîne. Le coin de la couverture heurte la petite table de chevet, et il soupire. Ses doigts viennent saisir l'ouvrage, et le jeter sur le dessus du lit. Il se demande ce qu'elle fout, se demande pourquoi elle le fait mariner. Peut-être qu'il aurait dû lui dire qu'il l'attendait, qu'il devait lui parler. Peut-être qu'il aurait dû faire ça devant Carlos, pour lui en boucher un coin. Peut-être même qu'il aurait pu simplement l'embrasser devant ce pervers de latino, juste histoire de lui foutre les crocs. Et si elle voulait la vérité, et bien il la lui dirait. Si c'était ces trois foutus mots qu'elle voulait, il les prononcerait. Après tout, ça ne devait pas être si compliqué.

Pourtant, il a peur. Peur qu'elle se moque, peur qu'elle l'envoie chier. Peur de ne pas être capable de lui dire à quel point son coeur bat fort quand elle est là, et peur de ne pas savoir lui faire comprendre ce qu'il donnerait pour elle. Peur de se faire éconduire, et peur de se retrouver le bec dans l'eau, déçu et rejeté. Mais si elle le repousse, il le sait : il ne restera pas. C'est lui, ou c'est fini. C'est eux, entièrement et à partir de maintenant, ou c'est un trait sur tout ce qu'ils ont pu jusqu'à lors partager. Y aura pas de demi-mesure, pas de moyen de négocier. Cette fois, il en oubliera que bavarder et faire tourner le monde en bourrique, ç'a toujours été son occupation préférée. Ce soir, c'est cartes sur table, et ce ne sera pas un retard de dix minutes ou de trois heures qui y changera quoi que ce soit.

La porte grince en pivotant, et voilà les yeux de l'irlandais qui tombent sur la raison de ses tourments. Et elle se fige, la belle, trop maligne pour faire comme si de rien n'était. Trop observatrice pour faire semblant que tout va bien, et que rien ne cloche sur ce visage qu'elle voit tous les jours depuis six longues années. « ... Un problème ? » Ouais, j'ai un problème. Un sérieux problème.

J't'aime, Mica. Y a quoi, là dedans, que tu comprends pas ?


    mérida (2008), mexique.

Ses mains restent croisées sous son menton, ses coudes sur ses genoux. Ses talons fermement ancrés à terre, son dos légèrement voûté pour rendre la position le plus confortable possible. Et ses yeux ne quittent pas la silhouette qui, allongée, somnole. À côté d'elle, dans un petit berceau aux parois transparentes, la minuscule créature gigote dans son propre sommeil. Aucune des deux ne semble perturbée par l'homme qui, lui, les fixe comme si l'instant était le dernier.

Un léger soupir, alors que ses yeux s'attardent sur le visage fatigué de Mica. Elle revient de loin, et elle ne le sait pourtant pas. Peut-être que c'est mieux ainsi ; peut-être que les meilleurs secrets sont ceux qui restent les mieux gardés, et qui ne sont jamais révélés. Il n'était pas obligé de faire effacer ses souvenirs, mais l'option lui a paru des plus naturelles, sur l'instant. Incapable de supporter l'idée de la voir vivre en se souvenant de ce qui s'est passé, incapable de l'imaginer devoir passer les cinq prochaines années à vivre avec lui comme si chaque jour les rapprochait du dernier. Mieux valait qu'elle ne sache pas — mieux valait que personne ne sache. La chute dans les escaliers ne resterait qu'un mauvais souvenir pour lui, et pour lui seulement ; enfoui dans les affres de sa mémoire, en compagnie du pacte fébrile qu'il avait passé, le regard droit, sans flancher. Il avait voulu les deux, et le démon lui avait ramené les deux. En échange de quoi, la durée normale des années offertes pour profiter du vivant avait été, elle, réduite de moitié.

Cinq ans. Il avait cinq ans pour profiter d'elle, et de cette petite chose qu'ils avaient choisi d'accueillir dans leur couple — cette petite princesse qu'elle avait si amoureusement porté. Cinq ans moins une journée, maintenant. Une journée qu'elle avait pris pour accoucher, après être inconsciemment revenue de plus loin qu'elle ne l'avait jamais été, avec ce bébé qu'elle avait involontairement emporté avec elle en fuyant la vie, et qu'il avait dû ramener lui aussi. Et il le savait, au fond de lui, que le démon avait raison ; il savait que quelque chose changerait, et qu'il avait délibérément lié la mère et la fille par-delà le monde des vivants. Mais qu'importe. Au moins, elles seraient toujours là l'une pour l'autre. Toujours liées, toujours soudées. Y compris quand lui ne serait plus là pour veiller.

Un mouvement. La O'Callaghan a ouvert les yeux, et les a posés sur sa fille. Catrina dort. Tout va bien. Lentement, son menton se tourne vers l'homme qui, assis sur sa chaise, semble perdu au plus profond de ses pensées. Les doigts fins se tendent doucement vers lui, et il vient les saisir, tendrement, sans réfléchir. Il les porte à ses lèvres sans un mot, avant de les garder entre ses phalanges, les caressant du bout du pouce. Et ses yeux quittent le bébé pour revenir vers sa belle qui, fatiguée, lui sourit. Ses lèvres s'étirent, à lui aussi. Plus lentement, plus difficilement. Mais le regard dont il l'enveloppe compense le sourire lointain — et ses doigts se resserrent autour des siens, quelques instants.

Et alors, qu'elle referme les yeux, il sait que rien n'aurait pu se passer autrement. Il sait que si c'était à faire, il le referait sans même hésiter. S'il devait mourir pour qu'elle vive, alors soit. Il y avait bien longtemps déjà qu'il se savait incapable de vivre sans Mica.

    cancun (2013), mexique.

« ... Mica ? » Il ne s'entend plus parler, ne se sent plus penser. Ses rotules s'écrasant contre le sol ne lui transmettent ni douleur ni picotements, et le froid du carrelage ne lui parvient pas. Anesthésié, il est incapable de lâcher des yeux la silhouette étendue à terre, sanglante. Inerte. Ses mains se sont glissées sous sa tête et sur son épaule, sans même qu'il ne les commande. Il a tourné le doux visage vers lui, fébrilement, tentant d'ignorer les lacérations qui barrent ce corps qu'il chérit tant. Et toute la scène lui semble lointaine, presque irréelle. Quelque chose ne va pas. Quelque chose ne va plus. Quelque chose n'ira jamais plus.

« Bébé ? Mica, réponds-moi. » Sa voix tremble, s'échoue en un chuchotis tétanisé. Au fond de lui, il sait qu'elle ne lui répondra pas. Il sait que ses lèvres ne s'ouvriront pas, et que ses paupières même resteront désormais closes. La vérité refuse simplement de s'imprimer au fond de son esprit — pour le moment, c'est l'étape du déni.

« Mica. Mica. » Progressivement, les syllabes se fondent en gémissements. Et ses doigts restent noyés dans ses cheveux, tandis qu'il ramène doucement la tête contre lui, tremblant. Incapable de lâcher des yeux son visage éteint, incapable de dissiper la terreur qui l'a envahi quand il a compris. Il a laissé Catrina seule, dans son petit lit. Il l'a laissée reprendre doucement ses esprits et s'est enfui pour essayer de retrouver sa mère, avant qu'il ne soit trop tard. Mais rien n'y a fait.

Il aurait dû réagir plutôt. Il aurait dû réaliser bien avant que les cicatrices de Catrina étaient celles de blessures qui auraient dû causer sa mort. Il aurait dû comprendre ce qui s'était passé, saisir que la chute aurait forcément dû la tuer, et que la voir encore respirer n'avait rien de naturel. Il aurait dû comprendre que le pansement qui couvrait une coupure sur la main de Mica n'était pas un bête accident, que son chagrin était véritable et n'avait rien d'une inquiétude ou d'un soulagement. Il aurait dû repartir avec elle, être là, l'arrêter. Faire tout ce qui était en son pouvoir pour empêcher ce qui devait arriver. Tenir les chiens de l'enfer à distance, le temps de renégocier. Mais sa propre inquiétude avait pris le pas sur la raison et la logique. Il avait laissé son esprit tourner au ralenti, se perdre au fil du flot d'informations confus qui avait été mis à sa disposition. Il n'était pas là quand Catrina était tombé, il n'était pas censé savoir. Depuis la première seconde, il avait compris que quelque chose clochait. Pourquoi avait-il mis si longtemps à tout lier ?

Paupières closes, dents serrées, il serre contre lui le corps tiède. Plus capable de parler, de gémir ou de murmurer. Plus capable de bouger, plus capable de se reconnecter à la réalité. Ce qu'il devrait faire ne lui parvient plus, pas plus que ce qui se trouve autour de lui. Autour d'eux.

Car cette fois, tout l'amour du monde n'y avait rien fait. Cette fois, plus rien ne pourrait la sauver.
Il était déjà trop tard.


Le lait glisse contre la paroi du verre, et les yeux concentrés de l'enfant ne lâchent pas le niveau du liquide. Il grimpe, grimpe — grimpe encore, jusqu'à ce qu'elle ne relève la bouteille, silencieuse et appliquée. Si son père la voyait, nul doute qu'il aurait froncé les sourcils, et qu'il aurait tenté de la réprimander. On ne se sert pas toute seule. Et c'est l'heure de dormir, pas l'heure de boire du lait. Y a qu'les chats qui font ça. Pourtant, du haut de ses cinq ans moins un jour, la fillette ne s'en soucie pas. Ses deux paumes se referment sur le contenant, le portent à ses lèvres. Et lorsqu'elle se baisse le menton, quelques secondes plus tard, des moustaches blanches remontant jusqu'au milieu de ses pommettes, ses yeux s'arrêtent sur la silhouette qui vient d'apparaître, à quelques mètres d'elle.

Elle fixe l'inconnu, un instant, avant de reposer le verre sur le comptoir. Douce, curieuse, l'inspectant de ses iris clairs. « Vous êtes qui ? » L'autre la détaille en retour, et laisse un léger silence s'écouler avant de répondre. « Une connaissance de ton papa. » « Et pourquoi vous êtes là ? » « Il a une dette envers moi. » Un moment de flottement, tandis que les petits yeux de l'enfant fouillent les prunelles bien trop sombres qui lui font face. Et lorsque sa voix s'élève à nouveau, la douceur de la question n'a d'égale que l'inquiétude qui se mêle à son intonation. « Vous allez lui faire du mal ? » Calmement, l'autre sourit, tandis que ses mains se croisent sur sa veste noire. « J'ai peur de ne pas avoir le choix. » L'enfant secoue la tête. Ses petits sourcils se froncent en une moue peinée, alors qu'elle baisse le menton, dardant ses yeux noisette sur l'inconnu. « Je ne veux pas que vous lui fassiez du mal. Quelqu'un en a déjà fait à ma maman, et mon papa a déjà assez mal comme ça depuis. » « Je suis désolé, princesse. Je n'ai pas le choix. » Mais son visage ne respire pas les excuses, pas plus que son sourire ne reflète une quelconque sincérité. Et elle n'est pas dupe, la gamine, effrayée à l'idée que quelqu'un ne blesse encore plus son géniteur que ce n'était déjà fait. Elle laisse son corps se tourner pour suivre des yeux l'homme qui est finalement passé à son côté, et tente le tout pour le tout, son petit coeur battant aussi tranquillement qu'innocemment. « Maman elle me disait qu'on a toujours le choix. » « C'est vrai. Mais ce choix-là, c'est ton père qui l'a fait. Et il savait que je viendrais lui faire du mal. » « S'il vous plait, monsieur. Ne faites pas ça. » La petite voix se brise, la gamine renifle. Et lentement, le démon se tourne vers elle. Il s'est figé, à quelques mètres des escaliers. La fixe, sans plus ciller. Un air pensif, une flamme mesquine dans l'oeil. « À tout bien y réfléchir... Il y a peut-être quelque chose qu'on peut faire pour empêcher ça. » « Pour ne pas faire de mal à mon papa ? » « Et pour te permettre de revoir ta maman, en plus de ça. » Et alors, le nez de la gamine se relève vers l'inconnu. Ses yeux se mettent à briller, tandis qu'elle attend la suite, bien plus impatiemment qu'encore quelques secondes auparavant. « Je laisserai ton papa tranquille, si tu viens avec moi. » Un battement de cils. « C'est promis ? » « Promis. » « Et là où on va, il y aura ma maman, c'est ça ? » Calme et serein, l'homme en noir hoche la tête. « D'accord, alors. » La petite main de l'enfant se tend pour attraper la peluche usée qui traîne sur le comptoir, avant de s'approcher de l'inconnu. Sans se déplacer, il s'est contenté de lever la main vers elle. « On se serre la main comme les grandes personnes, pour sceller ça ? » Les petits doigts se glissent dans les siens, sans même que la fillette n'hésite. Un sourire se pose sur ses lèvres, et il ne peut dissimuler la flamme noire dans ses yeux. « Allons-y, alors. » « Je peux aller dire au revoir à mon papa ? » « Tu n'as pas le temps, on va être en retard. » « Mais je veux lui dire au revoir. » « Tu le reverras bientôt. Ne t'en fais pas. » « Promis ? » « Promis. » La main du démon se tend doucement. Et lentement, les doigts de l'enfant se glissent dans la paume du géant, alors qu'elle sent son coeur battre d'une tristesse qu'elle ne se connaissait jusqu'à lors pas. Son regard s'envole une dernière fois vers le bout du couloir, où la porte de la chambre est restée fermée. Dans son coeur remue une peine dont l'innocence l'avait toujours protégée ; mais cette fois, la barrière était brisée.

Elle déglutit, doucement. Et finalement, se détourne, laissant l'homme l'entraîner à sa suite, sans ajouter le moindre mot.
Au revoir, papa.


    PART THREE – TAKE ME TO CHURCH /
    blackwater falls (2016), alberta, canada.


« Mon fils. » « Mon père. » À peine un signe de tête, avant qu'il ne retourne porter son verre à ses lèvres. L'homme a pris place sur le tabouret à côté de lui, et a commandé une boisson des plus saines et des plus vertueuses.« Je ne vous ai pas vu, cette semaine. » Le haussement d'épaules est léger, mais pas impertinent. S'il y avait bien un homme avec lequel il n'oserait se permettre ce genre de familiarités, c'était celui-ci. Chaque semaine, le prêtre l'accueillait sans ciller en son foyer divin, sans lui poser la moindre question. Il le laissait assis là, des heures durant, sans mot dire, et sans tenter d'épancher sa curiosité. Il avait bien tenté, à la fin de la troisième semaine, de lui tirer les vers du nez ; en vain. Les lèvres étaient restées scellées, et le sourire mystérieux n'avait fait que se souligner d'un regard presque aussi las que malicieux. Depuis, il n'avait rien retenté, laissant l'irlandais venir se recueillir sans un mot, hebdomadairement. Ne perturbant en rien son silence, ne cherchant pas à savoir pourquoi il ne priait pas — pourquoi il se contentait de rester assis là, les yeux dans le vague, à faire comme si le reste du monde n'existait pas.

Autour du cou de l'irlandais, le crucifix en argent lui pèse. Pourtant, cela faisait trois ans déjà qu'il n'était plus question de l'enlever, sous aucun prétexte. Il l'avait retrouvé en vidant un tiroir, quelques heures avant de foutre le camp du Mexique. Caché là, parmi toutes les affaires que Mica avait laissées derrière elle, et qu'il n'avait jusqu'à lors pas osé toucher — c'était à croire que le petit pendentif l'attendait. Et il n'avait pas hésité longtemps avant de le passer autour de son cou, bouclant son sac quelques minutes après. Il avait laissé derrière lui plus de choses qu'il ne se serait un jour cru capable d'abandonner. Il avait pris la route sans se retourner, cuvant son chagrin dans les kilomètres avalés et les nuits passées à la dure, comme au bon vieux temps. La mort de Mica, il avait cru pouvoir l'encaisser ; il la comprenait, malgré le désespoir qu'elle lui causait et le vide qu'elle laissait dans son sillage. Mais la disparition de Catrina, elle, il ne la tolérait pas. Et invoquer le démon pour le forcer à renégocier n'y avait rien fait : l'autre n'avait pas voulu lâcher prise, lui riant au nez. Tu as condamné deux innocentes. Quoi qu'il arrive, tu finiras par venir rôtir en Enfer avec nous. Alors explique-moi pourquoi je relâcherais une âme qui, elle, risque de nous échapper à jamais si je la laisse filer ? Les mots lui trottaient dans l'esprit, hantaient la moindre de ses nuits. Et il cherchait, depuis ; cherchait un moyen d'annuler ce pacte que l'enfant avait passé, cherchait une solution pour qu'elle puisse un jour reposer en paix ; une façon de la ramener, et de lui donner la vie qu'elle avait toujours méritée. Mais progressivement, les recherches s'étaient amenuisées. La vie de bohème s'était mise à profit d'une autre cause, et il avait commencé à se servir de ses connaissances pour en aider d'autres. Ça ne sauverait pas son âme, et il le savait — ça ne le sauverait pas, mais il s'en foutait. Avait-il seulement envie de trouver la paix, après ce qu'il avait fait ?

Il sent le regard du prêtre qui refuse de le lâcher. Un sourire fin s'est tracé sur ses lèvres, alors qu'il a reposé sa bière sur le comptoir. Hors de l'église, le chagrin n'a plus lieu d'exister, et il se refuse à laisser quiconque l'entrevoir. Les gens, ça ne les regarde pas. Il se tait, vit sa vie comme il l'a toujours fait : innocent, insolent, le sourire aux lèvres et la réplique toujours mal placée. Après tout, pourquoi changer ? Aux dernières nouvelles, ça n'aiderait pas à les ramener.

« J'ai été occupé. » Occupé à renvoyer quelques pourritures en Enfer, pour exaucer vos prières quotidiennes. « Vous savez, les affaires, tout ça. » L'homme d'église ne répond pas, hoche la tête rapidement. Et alors qu'il réceptionne son verre, les yeux du O'Callaghan, eux, sont attirés par les deux silhouettes qui viennent d'entrer, jouant du coude pour essayer de se frayer un passage vers un point de vue plus exposé. Bon ; les ennuis n'avaient finalement pas mis longtemps à le retrouver. Fallait croire que dans des villes comme ça, l'anonymat c'était une possibilité à court terme seulement. « Cette discussion était tout à fait plaisante, mon père. Changez rien, z'êtes parfait. » Il est retombé sur ses pieds en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, sa veste se glissant sur ses épaules. « On s'voit dimanche. » Et qu'il lui adresse un clin d'oeil rapide, commençant à s'éloigner d'un pas. Avant d'être hors de portée, il se retourne une dernière fois, tout sourire, jetant à la volée : « Oh, et merci pour la bière ! » Pas l'temps de payer, pas l'temps de s'attarder dans les parages : avant que l'homme de foi n'ait pu protester ou faire quoi que ce soit, l'irlandais a disparu entre les badauds. Il remonte la foule trop peu dense pour le cacher dans la direction opposée à celle des deux types aux blousons de cuir, rapidement. Une fois dehors, il ne s'arrête pas pour respirer, se faufilant dans les ombres de la rue pour s'éloigner le plus possible du bar. Y avait pas à dire : il détestait être sédentaire. Comment était-il censé fuir efficacement quand il avait une adresse à laquelle on pouvait lui préparer un comité d'accueil tout à fait déplaisant ?

À peine un regard par-dessus son épaule : les mots badins et les pas calmes des passants, dans son dos, lui suffisent à savoir qu'il n'est pas suivi. Un sourire insolent s'accroche à ses lèvres. Encore une fois, c'était moins une. Mais si ces types lui mettaient finalement la main dessus, il n'y avait plus qu'à espérer que le bon père, laissé seul au bar, prierait pour lui ; en ce qui le concernait, il avait abandonné toute idée d'essayer. Il avait depuis bien longtemps compris que c'était trop tard.

Et au fond de lui, il n'avait pu qu'en venir à se demander si, quelque part, ça ne l'avait pas toujours été.
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MessageSujet: Re: – little lion man. (jim)   Mer 22 Juin - 22:16

oh que ouais, j'ai sorti mica juste pour toi (a)

congratulations !
Oh yeah, ça y est, te voilà validé ! Maintenant que t'as ta couleur et ton groupe, les choses sérieuses peuvent enfin commencer.

Pour commencer, on te suggère fortement d'aller jeter un oeil au registre des avatars, pour être bien sûr qu'on n'aurait pas oublié de le recenser en même temps que de te valider. Après ça, n'hésite pas à visiter toutes les rubriques à gauche, histoire de te familiariser avec le forum, et d'intégrer ton personnage au jeu. Et enfin, si tu as besoin de quoi que ce soit, n'oublie surtout pas que Riley et Tadhgán te sont entièrement dévouées (ou presque), et que leurs boîtes MP sont grandes ouvertes ! I love you

Sur ce, on te souhaite un excellent jeu sur RAISE HELL.
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MessageSujet: Re: – little lion man. (jim)   Jeu 23 Juin - 0:46

j'espère bien que tu sors la plus belle des plus belles juste pour moi.

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– little lion man. (jim)

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