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on vous invite à privilégier les fantômes et les petits humaiiiiiiins
nous sommes présentement en automne 2017 (septembre, octobre, novembre) I love you
RH célèbre ses deux ans ! merci à tous, on vous aime !

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 (can't help falling in love), elinny, décembre 2003.

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MessageSujet: (can't help falling in love), elinny, décembre 2003.    Dim 31 Déc - 9:42

Noël, c’était être en famille. Noël, c’était d’être avec les gens qu’on aime, les gens qui nous aiment. Se rassembler, se gâter. Cuisiner toute la journée, puis manger, danser, jouer à des jeux stupides. C’était l’éclat du sapin dans le coin du salon, l’odeur des pâtisseries et de la cuisine de maman, les rires des proches. Noël c’était la famille, Noël c’était le bonheur. Pour Lenny, ça avait toujours été ça. Les festivités si rapprochées de son anniversaire, c’était pas loin de deux semaines de fêtes, de festins et de temps passés tous ensemble, rattrapant le reste de l’année où tout le monde avait été trop occupé pour vraiment se voir ou se parler.

Mais pas cette année. Cette année tout était différent. Charlie n’était pas là. Eli non plus. Lenny était seule avec ses parents. Non pas qu’elle n’aimait pas leur compagnie, mais sans Charlie, les fêtes perdait un peu de leur éclat, un peu de son sentiment spécial. Les fêtes n’étaient plus aussi festives, tout d’un coup. Ce n’était qu’un repas parmi tant d’autres, avec un peu de décorations dans la maison. La fête était un peu moins heureuse. Il manquait un morceau, et un gros. Et ce n’était pas que Charlie était chez une copine, ou dans la ville voisine – c’était qu’il était là-bas. Pour les fêtes. À des milliers de kilomètres. C’était son anniversaire, à Lenny. Enfin, ça l’était ici. Ce n’était probablement même plus le 18 maintenant, là-bas. Son anniversaire passé. Elle n’avait pas reçu de message et elle essayait de ne pas trop s’inquiéter. Elle ne savait plus trop, elle avait de la difficulté à compter. L’émotion lui serrait la gorge. Lenny savait que Charlie n’était pas seul là-bas, il était avec ses camarades, avec Eli. Mais ça lui serrait le cœur de le savoir aussi loin le soir de son anniversaire. Un point dans sa poitrine, douloureux, qu’elle n’arrivait pas à enlever.

Lenny était accoudée à la fenêtre dans la cuisine, observant l’extérieur. Une très fine couche de neige avait tombée la veille et ne voulait pas fondre. En espérant que ça n’arrive pas dans les prochains jours, ils auraient un Noël blanc à Cœur d’Alene. Lenny entendait sa mère s’affairer dans la cuisine derrière elle, alors que de la musique s’élevait du salon. Elvis. Pour Charlie. Charlie qui était si loin, Charlie qui n’était pas là pour son anniversaire, qui ne serait peut-être pas là pour Noël. Lenny baissa les yeux, fit glisser son doigt sur le givre de la fenêtre. Penses-tu à moi comme je pense à toi, frérot ? Et Eli aussi, il était là-bas. Pas loin de son frère, dans son ombre. Elle s’imagina son visage, son sourire, sa présence rassurante. Son cœur eut un trémolo. Et toi, Eli ?

Des coups retentirent à la porte et Lenny sursauta, mais sans bouger. Elle n’avait pas trop le cœur à être sociable. Mais personne ne sembla bouger pour y aller, et la voix de sa mère rejoint ses oreilles. « Lenny, tu peux aller ouvrir, ma chérie ? » Lâchant un soupir, Lenny se leva de son siège et se dirigea vers la porte. Elle l’ouvrit, alors qu’un courant d’air froid lui balaya le visage. Et alors, en voyant qui se tenait derrière, son cœur explosa.

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MessageSujet: Re: (can't help falling in love), elinny, décembre 2003.    Dim 7 Jan - 15:43


can't help falling in love
eli et lenny / Like a river flows Surely to the sea, Darling, so it goes: Some things are meant to be. Shall I stay? Would it be a sin, If I can't help falling in love with you? – ELVIS PRESLEY.

Ils avaient finalement eu leur permission. Au dernier moment, on leur avait dit de faire leurs bagages et de dégager. De profiter de la bonté de leurs supérieurs, de profiter de la séparation de Doug et de sa femme et du sacrifice de Damon, qui avait décidé qu’il préférait rester ici avec Doug plutôt que de passer Noël avec sa mère. On leur avait laissé prendre leur permission plus tôt que prévu, et on les avait fait monter dans le premier avion qui partait. Avec un peu de chance, ils seraient là à temps.

Et la chance leur avait finalement souri. Ils avaient couru, mais avaient attrapé leur transfert à Berlin sans rien oublier derrière eux. Le reste du voyage jusqu’en Idaho avait été long et pénible. Charlie avait dormi, la majorité du temps. Peu perturbé par l’avion, peu perturbé par le décalage. Peu perturbé, tout court. Charlie avait dormi, et Eli avait regardé par le hublot, puis par la fenêtre. Le cœur aussi lourd que battant. Soulagé à l’idée d’être rentré, mais toujours quelque peu anxieux d’imposer sa présence aux Morland pendant les fêtes. Il se savait comme un membre de la famille. Mais il savait aussi qu’il n’en était pas tout à fait un. Qu’il y avait quelque chose d’autre. Quelque chose qui ne s’expliquait pas. Il n’avait pourtant pas essayé de dire à Charlie qu’il ne rentrerait pas. Il savait que son meilleur ami n’aurait pas pris la décision, et se serait contenté de hausser les épaules. Un whatever grossièrement lâché, et il aurait attrapé leurs deux sacs pour rentrer. Eli l’aurait suivi, comme toujours. Jamais il ne s’éloignait. Jamais il ne le laissait. Parce que Charlie et lui, c’était une question de survie. Alors la question ne s’était pas posée. Il avait plié bagage, et il était rentré en sa compagnie. Pour Rachel, pour Henry. Pour Charlie. Et peut-être, surtout, pour Lenny.

Personne n’était au courant. Et Eli le sait. Il monte les marches du perron des Morland, son sac balancé sur son épaule, son bras replié le retenant de tomber dans son dos. Et il le sait. Les parents de Charlie ne savent pas. Sa sœur non plus. Et alors qu’il frappe à la porte, il sent son cœur tambouriner lentement au fond de sa poitrine. Soulagé d’être rentré. Impatient de revoir ces visages familiers. Impatient de se poser. Épuisé.

La porte s’ouvre, et ses yeux se posent sur Lenny. Il lui sourit, ignorant soudainement la présence de Charlie derrière son épaule. « I think the doorbell’s broken. » C’était pas faute d’avoir appuyé et d’avoir attendu, pendant que Charlie ramassait les pièces de son porte-monnaie accidentellement échappé dans l’allée derrière lui. L’abruti qui pestait. « Hi. » Et il n’a pas le temps de poursuivre. N’a pas le temps de lui demander comment elle va, ou de lui dire qu’il est heureux de la voir. Charlie la tornade débarque derrière lui, avalant les quelques marches du perron. « You better not have eaten all of Mama’s famous Yule cake. We got a lift from Santa, but he didn’t have any fuckin’ snack in his sled, so now I'm starving to death. » Rire de Charlie. Sourire d’Eli.

Joyeux Noël, Lenny.

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MessageSujet: Re: (can't help falling in love), elinny, décembre 2003.    Mar 9 Jan - 22:43

Son cœur explose parce que c’est lui qui se trouve derrière la porte, de toutes les personnes qu’elle s’attendait à voir c’était le dernier sur la liste, et pourtant il est là, avec son petit sourire et ses yeux brillants, et Lenny, petite Lenny qui a vingt-et-un ans aujourd’hui, elle ne sait pas trop quoi faire d’autre sinon sourire. Parce que ça ne peut pas être réel, c’est tout droit tiré d’un film, tout droit tiré d’un rêve, que le beau soldat arrive juste au bon moment pour fêter son anniversaire. Pendant un instant elle reste figée sur le pas de la porte, Lenny, elle a le sourire au bord des lèvres mais elle a comme envie de pleurer en même temps, c’est Eli, Eli, Eli. Eli aux traits fatigués, venant de faire un long voyage, Eli, ses cheveux de travers, mais comme il est beau, comme il est celui à qui elle pense sans cesse depuis des mois, celui qui alimente ses rêves éveillés et endormis. Celui qui la fait sentir comme une gamine, comme elle se sent stupide et idiote quand il est là, mais elle l’aime tellement, elle l’aime, de cet amour un peu guimauve d’adolescente, mais c’est ça quand même, elle l’aime, le soldat.

« I think the doorbell’s broken » qu’il dit, et Lenny a les joues qui se colorent d’un joli rose, parce qu’elle est trop heureuse pour être timide, trop heureuse pour se réfugier derrière les rires, trop heureuse pour faire quoi que ce soit d’autre que sourire et laisser ses yeux s’embuer un peu de larmes. « Hi » ajoute-t’il, et elle a ce petit rire rauque et nerveux qui le suit. « Hi » réponds-t’elle, elle a la gorge serrée, c’est Eli, Eli est là pour son anniversaire, et le reste du monde s’efface l’espace d’un instant, la vie est un rêve. Et puis il y a l’inévitable, qui termine de l’achever la petite Lenny qui n’est plus si petite maintenant, au moment où le visage de son frère entre dans son champ de vision elle se sait perdue, ses larmes terminent de remplir et coulent le long de son visage. « You better not have eaten all of Mama’s famous Yule cake. We got a lift from Santa, but he didn’t have any fuckin’ snacks in his sled, so now I’m starving to death. » Et le frère, il passe aux côtés d’Eli pour venir attraper sa sœur, entourer son cou de ses épaules, et Lenny ne le laisse pas faire, elle vient plutôt lui sauter dans les bras, à Charlie. Elle a les larmes qui se mélangent à ses rires, réfugie son nez dans l’odeur familière de la deuxième moitié de la fratrie. « You’re so dumb » qu’elle lui dit, riant, pleurant. « And don’t worry, I left you a piece. » Sa voix qui se brise un peu, qui tremble. « Happy birthday, sis. » Elle rigole, ça ne peut pas être réel, et pourtant. Et toujours dans les bras de son frère, qui la serre en retour, il arrive de loin tout de même, Lenny lève un peu le nez et ouvre les yeux pour voir Eli derrière, et elle lui sourit. Un sourire qui veut tout dire, merci, merci, merci.

Y’a les parents qui débarquent dans le salon, et bientôt c’est toutes sortes de voix qui se mélangent, qui rient, qui parlent. Lenny s'essuie les yeux, renifle, elle arrête pas de sourire comme une idiote. « How did this happen ? » dit Lenny en regardant Charlie serrer ses parents dans ses bras. Elle ne sait pas trop à qui elle s’adresse, si c’est vraiment à Eli à côté d’elle ou si c’est juste l’air, le destin, Dieu, peu importe. Et elle le regarde, le beau Eli. Et elle ne peut pas s’en empêcher, elle a trop le cœur en petits confettis, elle passe par-dessus sa gêne et son estomac qui trépigne et elle va l’enlacer aussi. Une étreinte douce, moins brutale que pour son frère, plus brève, mais là tout de même. « How can you be here ? » qu’elle lui demande, les yeux grands et remplis d’étoile, alors qu’elle se recule un peu, alors qu’un frisson la parcoure, alors que son odeur et sa présence lui remplissent les sens.

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MessageSujet: Re: (can't help falling in love), elinny, décembre 2003.    Dim 28 Jan - 20:28

Y a des larmes et des sourires, de la surprise et des rires. Lui-même ne peut s'empêcher d'avoir cet air stupide qu'il lui reste collé sur les traits, alors qu'il regarde Charlie attraper Lenny et enfouir sa tête dans son cou, la soulevant pour la faire tournoyer. Il a pas sa place dans cette scène, et il le sait. Mais il sait aussi qu'à la minute où il l'aura reposée à terre, sa place se créera. Il sait qu'il aura besoin de s'approcher, lui aussi. De venir l'étreindre, et de la respirer. Calmement, sans insister. C'est la sœur de Charlie, après tout. Mais le fait est que c'était ce qui se rapprochait le plus de la maison. Il appréciait Rachel, il appréciait Henry — mais c'était Lenny qui lui faisait dire qu'il était rentré. Lenny, qui lui donnait la sensation d'avoir enfin quitté la fournaise pour la tranquillité. Et avec Lenny, y avait cette odeur qui s'accrochait. Cette odeur qu'il ne pouvait pas vraiment oublier. Charlie l'ignorait, bien sûr. Sûrement aurait-il explosé s'il l'avait su. Il n'aurait pas cherché à comprendre. Il aurait réfuté toutes les explications qu'Eli aurait pu lui proposer, et il n'aurait entendu que la perversité des faits. Mais de la perversité, il n'y en avait pas. Pas la moindre. Eli aimait les odeurs, et celle de Lenny signifiait qu'il était rentré, en sécurité. Rien de plus, rien de moins.

Il entend Charlie souhaiter bon anniversaire à sa sœur, et il sourit de plus belle. Il a la mine fatiguée, pourtant. Au travers du rictus de bonheur et de la légèreté de l'atmosphère, y avait l'épuisement qui guettait. Qui ne manquerait pas de s'abattre sur ses épaules pour le coucher, lorsque l'heure viendrait. Mais pour le moment, il se devait de tenir. Le voyage était terminé, et peu importait la fatigue qui l'accompagnait. Elle ne devait pas gâcher la soirée de Lenny. Jamais.

Les voix de Rachel et d'Henry retentissent finalement, et ils apparaissent pour inviter Eli et leur fils à rentrer. Restez pas dans le froid voyons ! C'est vrai que la température n'est pas la même que de là où ils viennent. C'est vrai que dehors, on gèle un peu. Mais Eli, il ne l'a pas remarqué. Tout ce qu'il ressent, c'est l'engourdissement épuisé qui se répand dans ses jambes, et qui les lui transforme en piliers de coton, grossièrement engoncés dans son pantalon d'armée. Il a l'impression qu'il va tomber, mais rien ne se passe. Ses pas le guide dans l'entrée. La porte se referme derrière lui. Et il entend la question murmurée de Lenny. Il peut pas s'empêcher de lui sourire. Incapable de répondre. Ça viendra. Mais pour le moment, pourquoi ne pas profiter de l'instant que la vie leur a donné ?

Et alors, elle se tourne vers lui. Il le voit dans ses yeux, et il la laisse s'approcher tandis qu'elle va pour l'enlacer. Son bras s'enroule autour de sa taille, alors qu'il laisse doucement son sac retomber au sol pour ne pas s'encombrer. Il la serre, presque trop fort pour le rôle qu'il a à jouer. Il s'efforce de ne pas fermer les yeux, s'efforce de ne pas trop humer le parfum qui émane de ses cheveux. Il est suffisamment proche pour le sentir quoi qu'il arrive. Et mieux vaut éviter que quiconque d'autre ne le remarque. Et quand elle se recule, il lui sourit. Y a des étoiles dans ses yeux noisette, des étoiles dans son regard si doux. Elle le croit encore un rêve. Et il se croit encore en train de rêver. « Well… Two friends of ours didn't go back home for Christmas, so we changed tours, and we left a few days sooner. » Ce sont les faits. Et il ne savait pas si Lenny les voulait. Il ne savait pas si c'était ça, qu'elle attendait. Il voudrait compléter, mais il n'en a pas le temps. Y a Rachel qui s'approche, Rachel qui le serre contre lui comme une mère serrerait son fils. Et la poignée de main d'Henry suit, accompagnée d'une brève étreinte et d'une tape dans le dos. Charlie le monstre grogne qu'il a faim, et part pour la cuisine avant même que ses parents ne l'y invitent. Y a du bruit, y a de la joie. Des rires et de l'excitation — c'est Noël, et Charlie et Eli sont là. Mais il sent ses paupières lourdes, et il a besoin de se changer. Il ne sera vraiment rentré que lorsqu'il aura quitté ses rangers et son pantalon kaki. Que lorsqu'il aura rangé son pull gris pour enfiler quelque chose de plus confortable. « You can go with them. I'll be right with you, I just want to change before doing anything else. » Il sourit à Lenny, l'observe doucement. Une fraction de seconde de plus qu'il n'aurait dû le faire, peut-être. Puis il se penche pour reprendre son sac, et attraper au passage celui de Charlie. C'est lourd. Vraiment. Mais il a les bras nécessaires pour le faire. Il lui reste suffisamment d'énergie pour débarrasser l'entrée de leurs affaires. Retirer de leur vue tout rappel de l'endroit d'où ils viennent. Vous êtes rentrés, les garçons. Bienvenue à la maison.

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MessageSujet: Re: (can't help falling in love), elinny, décembre 2003.    Jeu 1 Fév - 13:28

Le tissu de son pull est doux contre ses doigts, et elle est réticente à retirer complètement sa main. C’est familier, c’est réconfortant. Et ce malgré le fait qu’elle ne le voit pas si souvent vêtu de cette manière, sauf aux départs et aux arrivés, et lorsque leurs regards sont éloignés par les milliers de kilomètres et nuancés par la caméra de leurs ordinateurs respectifs. Mais cette fois il est bien là, juste à ses côtés, et il a l’air épuisé mais heureux tout de même, et Lenny croit bien qu’elle n’a jamais été aussi heureuse. Son cœur menace d’exploser, à la vitesse où il bat, et tout ça semble n’être qu’un rêve, qu’une illusion, et elle va se réveiller à tout moment dans la solitude de sa chambre, et ils seront encore là-bas, et elle encore ici. Mais le rêve ne se brise pas, il reste là, et il la regarde. Lenny sait qu’elle rougit, qu’elle sourit trop, qu’elle se trahit trop, mais elle n’en a rien à faire. Vraiment rien. Pas aujourd’hui, pas maintenant. C’est son anniversaire et Eli est là. Charlie est là. Qu’on la laisse tranquille. Il explique la raison de sa venue et Lenny acquiesce, doucement, simplement. La vérité c’est que ça n’a pas vraiment d’importance, que l’essentiel se trouve juste là, dans le fait qu’ils soient là, en sécurité, en santé, en un morceau. En vie. Avec elle.

Elle laisse sa mère serrer Eli à son tour, s’éloignant à contre-cœur de sa présence enivrante qui la fait sentir comme une adolescence, et en profite pour retourner vers Charlie qu’elle serre un peu à nouveau, et qui tente de l’entraîner vers la cuisine avec lui, mais elle le laisse finalement filer en compagnie de leurs parents, et Lenny reste un peu derrière. Elle a besoin de reprendre un peu son souffle, de reprendre un peu contenance, et d’essuyer les larmes qui ont collées au coin de ses yeux. « You can go with them. I’ll be right with you, I just want to change before doing anything else. » Son sourire lui fait un bien fou, et elle a les joues qui brûlent un peu, mais pour fois elle s’en fiche un peu. « I’ll help you » qu’elle dit aussitôt qu’elle le voit empoigner les sacs. Elle lui retire celui de Charlie des mains, elle sait qu’il pourrait le faire mais elle a envie de lui donner un coup de main. Le voyage a été long, après tout.

Ils montent les escaliers en silence, un peu, alors que Lenny essaie de rassembler ses pensées, essaie de se remettre en place, et arrivés dans le couloir elle lui sourit doucement. « Take your time. I’ll wait for you. » Elle n’a pas envie de le laisser. Pas envie de retourner en bas, alors qu’ils sont si bien, ici, seuls. Elle entend les voix à la distance, le ronronnement de la voix de son frère, mais elle a envie de se concentrer un peu sur les pas légers d’Eli, sur sa présence pas trop loin, jamais loin. Elle le regarde, et elle essaie de les retenir mais elles viennent – les larmes se rassemblent dans ses grands yeux, et elle renifle un peu. « Sorry, hum… » Un petit rire nerveux lui échappe. « I’m really happy you’re home. » Car c’est où il est – à la maison. Elle s’éclaircit la gorge et elle lui fait signe d’entrer dans la pièce qui est si naturellement devenue sa chambre au fil des mois, et elle se dirige vers celle de son frère. Ouvre la porte et dépose l’énorme sac par terre, fermant un peu les yeux. Respire, Lenny. Respire. Ils sont à la maison. Et tranquillement, elle retourne dans le couloir, s’accoude à la rambarde des escaliers et attends le retour d’Eli. Qu’il prenne le temps qu’il faut, elle sera là. Toujours là. À l’attendre.

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MessageSujet: Re: (can't help falling in love), elinny, décembre 2003.    Jeu 1 Fév - 20:52

I'll help you. Il avait déjà le sac en main, mais les mots de Lenny le forcent à se figer. Il sourit quand elle s'empare de celui de Charlie, ignorant le fait qu'il le tenait déjà. Et il la laisse faire. Il monte les escaliers et elle le suit, en silence.

La présence de Lenny ne le dérangeait pas. Pas plus qu'à n'importe quel autre moment, pas plus que n'importe quand. Elle était de ces douces lumières desquelles il se plaisait à jouer l'ombre. Une amitié née par le plus grand des hasards, et presque le plus grand des miracles. Il avait réussi à percer les protections qu'elle lui avait tout d'abord présentées, avait réussi à se faufiler derrière son bouclier pour apprendre à connaître la jeune fille souriante et timide, bonne vivante, qui se tapissait derrière. Et il ne regrettait pas. Pas un jour, depuis que leurs premiers véritables mots avaient échangés, n'avait-il regretté d'avoir sauté le pas. Elle lui faisait du bien. Un bien différent de celui que Charlie lui procurait. Un bien doux et apaisant, là où son frère le transportait dans un univers plus brutal et enivrant. Il aimait celui de Lenny. Il aimait ses heures passées à son bureau, à faire ses devoirs. Il aimait la savoir dans la maison lorsque Charlie et leurs parents étaient absents, et qu'il s'attardait sur la terrasse ou dans le canapé, un livre en main. Il aimait la savoir non lien. Un sentiment qu'il n'avait jamais partagé à son meilleur ami, ne craignant que bien trop la réaction que celui aurait pu avoir. Lenny restait sa sœur. Et la sœur de Charlie, on n'y touchait pas. Eli aurait beau jurer qu'il n'en avait nullement l'intention, promettre qu'il ne voyait en elle que la douceur d'une amie qu'il aurait voulu garder à ses côtés pour encore de longues années, Charlie n'y entendrait que leur proximité. Il n'y verrait que leur intimité parfois assumée, et ne comprendrait rien de ce qu'ils chercheraient à lui montrer. Mieux valait se taire. Mieux valait laisser l'eau couler sous le pont, et ne pas s'imposer. Mieux valait profiter d'un regard échangé alors qu'il était rentré à temps pour lui souhaiter son anniversaire. Mieux valait profiter de sa compagnie dans la cage d'escaliers, alors que tous deux montaient d'un pas harmonieux.

Arrivé à l'étage, Eli ralentit. Il sait que la chambre de Charlie est plus proche que la sienne, et que Lenny ne l'accompagnera pas jusqu'au bout. Trop réservée pour ça - trop peur de ce qu'elle pourrait y voir, peut-être. Alors lorsqu'elle lui dit de prendre son temps, il lui sourit. Il hoche doucement la tête, sachant qu'elle ne retournerait pas auprès des autres sans lui. Y a cette petite certitude dans le fond de sa voix douce. Y a cette petite douceur, qu'il saurait reconnaître parmi tant d'autres. Et quand il voit les larmes remplir ses yeux à nouveau, il ne peut pas empêcher son sourire de s'élargir un peu. « Don't be sorry. » T'as aucune raison, Lenny. Il rajuste son sac sur son épaule, se retenant à grand peine de lui essuyer la joue d'un revers du pouce. « I'm glad to be home too. » Il se devait de lui dire. En réponse à l'honnêteté dont elle lui faisait part. En réponse à son doux regard. « I'll be quick. » Et il hoche la tête pour insister sur ces mots, s'éloignant vers sa chambre.

Il pousse la porte derrière lui sans totalement la fermer, laissant son sac tomber sur son lit. Sans plus attendre, il se débarrasse de son pull et de son t-shirt, ouvrant le tiroir dans lequel ceux qu'il mettait durant ses permissions attendait. Il en enfila un rapidement, avant de se saisir d'un pull à grosses mailles de laine et de le passer lui aussi. Il changea également de pantalon, puis ouvrit son sac de voyage pour en tirer deux petits paquets grossièrement faits. Le miroir de sa chambre lui renvoyait une piètre allure - cernes noirs et barbe mal taillée, cheveux un peu trop longs et traits tirés. Il ne s'y attarda pourtant pas. Sa main passa dans sa tignasse, la laissant encore plus désordonnée qu'elle ne l'était déjà. Tant pis. Les deux petits paquets bien en main, il ressortit de la chambre. Lenny n'avait pas vraiment bougé. Debout à la hauteur de la chambre de Charlie, elle l'attendait. Il lui lâcha un petit sourire, s'approchant de quelques pas. « Sorry. You didn't have to wait for me here, y'know. » Il a la voix basse, comme s'il ne voulait pas que, du rez-de-chaussée, l'on puisse se rendre compte qu'ils étaient en train de parler. « But I'm glad you did, I… » Il lui tendit l'un des deux paquets. Le plus petit. Sourire gêné. « I got you something. Well, two things, actually, the other one is also for you, but Charlie only knows about one of them, and as he just has one present to give you… I don't want him to be the sweet and stupid asshole he can sometimes be. So I thought I'd give you the big one later, and the small one now. » Le sourire s'est un peu affirmé. Il tient toujours les paquets - le plus gros le long de sa jambe, le petit du bout des doigts, tendu vers elle. Et il murmure, doucement. Ses yeux dans les siens. Presque tendrement. « Happy birthday. »

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MessageSujet: Re: (can't help falling in love), elinny, décembre 2003.    Ven 2 Fév - 12:02

Elle reste accoudée là, les yeux perdus dans le vide, à essayer de s’arrêter de sourire. Les secondes passent sans qu’elle ne les remarque, elle est égarée dans son rêve éveillé. D’un côté, elle entend les bruits dans la cuisine, son frère qui parle comme un lion rugit, et ses parents qui rigolent. De l’autre, quelques bruits furtifs provenant de la chambre d’Eli, alors qu’il prend le temps de respirer et de trouver pied à terre. Et elle contre la rambarde des escaliers, souriant comme une idiote, parce qu’elle avait cru passer un anniversaire en solitaire, à manger une part de gâteau avec ses parents et écouter un film, et au lieu de ça y’a le plus beau cadeau du monde qui a passé le seuil de la porte, les deux seules personnes au monde qu’elle aurait voulu voir aujourd’hui, et ils étaient là, vraiment là, pour son anniversaire. Elle a presque envie de rigoler, tellement c’est improbable, tellement c’est parfait, tellement elle rayonne et a envie de danser jusqu’aux petites heures de la nuit. Et en même temps, elle a envie de pleurer, de continuer à pleurer plutôt, parce qu’elle est tellement touchée qu’on ait fait ça pour elle, qu’on ait pensé à elle, qu’on lui ait fait ce cadeau. Lenny, elle est incapable de s’enlever les yeux d’Eli de sa tête, et ce sourire qu’elle aime tant, et la manière qu’il a de la regarder, de la faire sentir comme s’il la voyait vraiment. Et comment sa présence lui fait chavirer le cœur et les pensées, comment elle passerait la soirée dans ses bras si elle le pouvait.

« Sorry. You didn’t have to wait for me here, y’know. » Il a réapparu et Lenny lui rend son sourire, haussant simplement un peu des épaules. Elle avait besoin d’un moment pour se reprendre et c’était l’idéal. Mais on dirait que ses efforts sont brisés au moment où elle le voit arriver, avec ses cheveux en désordre et son pull de laine – oh bon sang. Le Eli qu’elle connaît si bien, et qu’elle aime tellement. Son cœur manque un battement, et elle bats des yeux pour reprendre contenance, il est déjà trop près d’elle. « But I’m glad you did, I... » Sa voix est basse, comme s’ils se rencontraient en secret, et le cœur de Lenny accélère soudainement, comme si elle sentait quelque chose dans l’air. Elle inspire discrètement. « I got you something. Well, two things, actually, the other one is also for you, but Charlie only knows about one of them, and as he just has one present to give you… I don’t want him to be the sweet and stupid asshole he can sometimes be. » Lenny le regarde de ses grands yeux, et on dirait qu’elle ne peut plus respirer, qu’elle existe sur un nuage et que si elle ose bouger elle en tombera. Un simple petit rire lui échappe, à travers son sourire timide et charmé. « So I thought I’d give you the big one later, and the small one now. »

Elle baisse les yeux vers le petit paquet qu’il lui tend, et elle déglutit, essaie de ne pas se remettre à pleurer. Bon sang. Bon sang. Un sourire nerveux lui étire les lèvres alors qu’elle prend doucement le paquet, comme par peur qu’il se brise entre ses doigts. « Happy birthday. » Sa lèvre tremble un peu, on dirait, et elle le masque avec un énième sourire, son cœur qui trépide à toute vitesse dans sa poitrine, elle n’entend presque plus rien autour, elle n’entend que ça, et elle ne voit que le visage d’Eli devant elle. « Wow, hm… Thank you. » Sa voix tremble un peu, douce comme de la soie, et elle inspire profondément avant d’aller retrouver le regard du soldat. « You really didn’t have to. »

Elle sait qu’il le sait, et qu’il a fait son choix tout de même – mais elle est prise au dépourvue, elle ne peut le nier. Alors elle a un autre petit rire qui sort de ses lèvres, discret, et défait lentement le paquet. Son cœur bat si fort dans sa poitrine, qu’elle est certaine qu’il doit l’entendre. Finalement une petite boîte se dévoile, on dirait un bijou, et Lenny termine d’ouvrir pour apercevoir une paire de boucles d’oreille à l’intérieur – simples, mais de si bon goût. Sa mâchoire se décroche légèrement alors qu’elle observe le cadeau. « Eli… » Ce n’est qu’un murmure, trop rempli de tendresse, trop rempli d’amour, mais elle s’en fiche, elle n’arrive plus à penser correctement devant le présent. Sa gorge est sèche, soudainement si étroite. « They’re so beautiful. » Le sourire apparaît sur ses lèvres, alors qu’elle relève les yeux vers lui. Un sourire qui témoigne d’à quel point elle est touchée par la pensée. « They really are. I... I love them. » Elle ne sait même pas quoi dire, même pas quoi faire, alors elle le regarde juste un peu bêtement, le sourire resplendissant, le ciel étoilé dans les yeux.

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MessageSujet: Re: (can't help falling in love), elinny, décembre 2003.    Ven 2 Fév - 23:37

Elle a la voix qui tremble, Lenny. Eli l'entend, et il se demande comment la sienne fait pour rester aussi calme et aussi contrôlée. Peut-être que ça a à voir avec la manière dont il est obligé de se comporter, chaque jour qui passe. Avec la discipline émotionnelle imposée par l'armée - discipline qu'il était parmi ceux à mieux maîtriser. Ou peut-être n'avait-il simplement jamais été le genre à trembler pour le moindre mot. Peut-être était-il de la trempe de ceux qui gardaient leur contenance, quels que soient les poids dans la balance. C'était ce que Charlie lui disait, bien souvent. Ce qui désespérait ses camarades d'armée, ce qui faisait hésiter les femmes qui tentaient parfois de faire un morceau de chemin à ses côtés. Mais Lenny, elle, il avait toujours eu l'impression que ça lui plaisait. Il ne s'était jamais senti jugé, analysé ou observé. Tout comme il n'avait jamais jugé, analysé ou observé avec trop d'insistante la manière dont elle, cadette des Morland, se laissait aller à toutes les émotions un peu trop fortes qui la submergeaient.

Il la trouvait belle, pour tout avouer. Belle des larmes qu'elle avait au fond des yeux, et qui se mêlaient aux habituelles étoiles qui y scintillaient. Belle des rires étranglés par la joie et la surprise, belle de la nervosité avec laquelle elle défaisait le papier cadeau grossier. Belle de sa bouche qui s'entrouvrait, alors qu'elle découvrait le petit présent soigneusement choisi pour elle. Belle de ce prénom qu'elle prononçait, murmure trop tendre, murmure trop doux. Murmure qui lui flanqua la chair de poule, et qui remua au fond de lui quelque chose qu'il aurait été bien incapable de nommer.

Elle relève les yeux vers lui, et elle lui sourit. Elle les trouve belles. Elle les trouve belles, et son cœur à lui se calme. Il a bien choisi. Il a laissé parler son instinct, et son instinct ne lui a pas joué de tours. Elle les trouve belles, et elle les aime. Alors il lui sourit en retour, d'un sourire à secouer le ciel étoilé qu'il observe au fond de ses yeux. De ces sourires après lesquels il n'avait qu'à tendre les mains pour ramasser la poussière de contes de fées qu'elle pleurait. « I'm really happy you like them. » Il murmure, comme pour conserver ce secret entre eux. Le secret d'un cadeau que Charlie ne savait ni n'approuvait. Cadeau qui resterait leur confidence, à jamais.

Il serre son deuxième paquet dans sa main, doucement. Et puis, il baisse le nez. Baisse les yeux, essaie de ne pas trop s'accrocher aux émotions que Lenny lui transmet. « I, hum… I'm gonna pick up Charlie's present, and… I'll be ready to go back. » Il a éloigné ses yeux des siens suffisamment longtemps pour reprendre sa contenance. Et lorsqu'il la regarde à nouveau, il est capable de lui sourire sans avoir envie de s'approcher. Sans avoir envie de prendre ses doigts dans les siens, et de les embrasser. Sans avoir envie d'approcher ses lèvres des siennes, juste pour les effleurer. Reprends-toi, Eli.

Ses mots prononcés, il lui donne un regard entendu et hoche la tête, avant de rentrer dans la chambre de Charlie et de se diriger vers le sac qu'elle y avait monté. Il l'ouvre, y fouille quelques instants, avant d'en tirer un paquet encore plus grossier que le sien. Le papier est à moitié déchiré, et il lui faut le tenir avec précaution pour ne pas en dévoiler le contenu, tandis qu'il revient dans le couloir. « Ok. Let's pretend you didn't see any of thesem otherwise he's gonna be mad at me. He wanted it to be a surprise. » But it wouldn't have been the real surprise of the evening anyway, don't you think? Il lui sourit, à nouveau. De ces sourires malicieux. Puis, doucement, il lui indiqua la direction des escaliers, l'invitant à s'y engager la première. « After you. » Je te suis, Lenny. Je vais laisser les paquets dans les escaliers, mais ne t'en fais pas.
Quoi qu'il arrive, je resterai derrière toi.

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MessageSujet: Re: (can't help falling in love), elinny, décembre 2003.    Mar 6 Fév - 8:58

Tout se déroule en quelques murmures, la gorge sèche et le cœur palpitant. Ils semblent être hors du temps, quelque part où personne peut les voir et les entendre. Et c’est comme toutes ces soirées où ils ne sont que tous les deux dans la maison, où chacun vaque à ses occupations jusqu’à ce que leurs chemins se croisent, et après ça ils ne se lâchent plus. Ces moments que Lenny chérit tellement, qui sont plus fréquents que jamais ces derniers mois quand Eli et Charlie sont à la maison. Les films au sous-sol, les promenades en voiture, les cafés échangés, les repas partagés. Tous ces moments où ils ne sont que deux, et que Lenny se sent un peu seul au monde avec lui. Cette sensation si spéciale qu’il est capable de créer, de la manière qu’il la regarde, qu’il lui parle, de la faire sentir vraiment présente, véritablement vivante. Elle est étranglée par les émotions, qu’il ait pensé à elle comme ça, qu’il lui offre un cadeau aussi magnifique, aussi précieux. Que ce soit elle qui ait traversé son esprit quand il les a achetées, que ce soit pour elle qu’il les ait cherchées. Et elle le regarde, le beau Eli, avec ses yeux brillants et ses cheveux en désordre, ces fameux pulls qu’il porte tout le temps, et y’a son cœur qui se serre, bon sang qu’elle est amoureuse de lui, qu’elle ne veut rien d’autre que de rester avec lui, que de lui souffler à l’oreille qu’elle ne veut que lui, plonger son nez dans son cou et y demeurer, jusqu’à ce qu’on doive l’arracher de là.

Il lui donne ce sourire, qui envoie des papillons partout dans son estomac, et la poussière d’étoiles semble tomber partout autour de leurs têtes. Elle n’oubliera jamais ce moment, elle le sait déjà. « I’m really happy you like them. » Sa voix l’enveloppe, et elle lui répond avec un sourire, bien sûr qu’elle les aime, elles viennent de lui. « I really do. Thank you. » Et il la connaît si bien, ça la secoue à quel point il la connaît, qu’il la lit comme un livre ouvert, et elle aime ça, la petite Lenny, elle se laisse transporter par lui.

Puis le regard d’Eli se défile, glisse vers le sol, et le temps reprend son cours. Lenny déglutit, inspire doucement. La réalité les rattrape, ce n’est pas un conte de fées tout ça, son frère est toujours juste en bas, la famille les attend, les choses ne sont pas aussi faciles. Et pourtant ça le serait, si facile, de lui voler un baiser, ici et maintenant, que ça reste dans leur secret, mais Lenny en est incapable, trop de doutes apparaissent dans son esprit dès qu’elle envisage une telle chose. Alors elle continue de sourire, rangeant simplement ce moment dans un coin de son esprit, précieusement dans une boîte de verre. « I, hum… I’m gonna pick up Charlie’s present, and… I’ll be ready to go back. » Elle acquiesce, tranquillement, bien qu’une part d’elle soit décue que le moment se termine. Mais elle le sait, ils ne peuvent pas, elle ne peut pas.

Elle lui rend un regard débordant de l’amour qu’elle ne sait retenir, et le laisse repartir. Elle profite du moment pour soupirer un peu, inspirer et expirer profondément, et se dépêche d’aller faire un crochet dans sa chambre pour retirer les boucles qu’elle porte, et enfiler celles qu’elle vient de recevoir. Pas question de les quitter, pas ce soir. Ils se retrouvent finalement dans le couloir, et Lenny les cache discrètement de ses cheveux, elle ne sait pas trop pourquoi, elle les veut à elle seule pour quelques secondes, juste quelques secondes. « Ok. Let’s pretend you didn’t see any of these otherwise he’s gonna be mad at me. He wanted it to be a surprise. » Un sourire se glisse sur les lèvres de Lenny, qui acquiesce. « All right. I’ll practice my best surprised face » qu’elle réponds avec un petit rire. « After you. » Elle prend le temps de le regarder un peu, juste un petit peu, avant de tourner les talons et de commencer à descendre les escaliers. Elle ferme les yeux tandis que ses pieds la mène jusqu’au rez-de-chaussée, imprimant ce regard, ce sourire dans son esprit, et les battements de son cœur, toujours bondissant dans sa poitrine.

Ils débarquent dans la salle à manger et immédiatement la conversation explose, s’enchaînent les où vous étiez tous les deux et les j’ai faim moi un peu grognons de Charlie qui leur lance un regard bien méfiant, mais ils sont habitués et dévient rapidement la conversation vers autre chose. Ils s’assoient tous autour de la table, le repas est servi, et s’installe alors le brouhaha familier des repas de famille, comment va tel, passe moi la salade, vous avez entendu parler de ça ou ça ? Et Lenny se laisse porter par le courant, souriant beaucoup trop, ils sont là tous les deux, la plus belle surprise au monde. La voix rassurante de Charlie, et les regards d’Eli, qui savent la faire valser même en restant immobile. Et les boucles d’oreille juste entre ses cheveux, dont elle sent doucement le poids, lui rappelant que le moment s’est vraiment passé, que la magie existe peut-être vraiment, et que son cœur bats fort, très fort, pour ce soldat aux cheveux bruns assis juste à ses côtés.  

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MessageSujet: Re: (can't help falling in love), elinny, décembre 2003.    Lun 19 Fév - 15:40

Elle avait mis les boucles d'oreilles qu'il lui avait offertes. Il l'avait remarqué, en ressortant de la chambre de Charlie, cadeaux entre les mains. Il avait souri, l'avait regardée — mais il n'avait rien dit. Inutile de la faire rougir davantage, alors qu'ils s'apprêtaient à descendre et à retrouver les autres. Inutile de s'attirer les questions d'un Charlie enflammé par son retour à la maison.

Il la laisse passer, et elle ouvre la marche. Redescendre les escaliers, lentement. Déçus que ce petit moment d'intimité prenne fin, mais heureux de retrouver la joie de vivre du reste des Morland. L'ambiance est à la fête, et le repas prend un tournant des plus doux. Y a la fatigue des deux militaires pour se glisser sournoisement dans le fond de leurs yeux, dans leurs mots qui s'emmêlent et leurs gestes parfois maladroits. Mais personne ne dit rien. Sourires après sourires, ils se laissent bercer par la tendresse de cette soirée. C'est trop inattendu et trop beau pour qu'une quelconque zone d'ombre ne se glisse dans la conversation. Lenny a les yeux qui pétillent. Charlie a la voix tonitruante, et l'estomac plus grand que durant leurs six derniers mois de détachement.

La salade, les pommes de terre et le plat de viande retournent dans la cuisine, et le gâteau arrive. On donne les cadeaux. Lenny déballe le foulard d'Eli, sans un commentaire sur les boucles d'oreilles déjà enfilées. Charlie lui a offert un bracelet magnifique. Bien plus encore que le foulard, selon lui — et ça le fait se sentir mieux de voir qu'il connaît encore mieux sa soeur que son meilleur ami. Eli ne dit rien. Lenny non plus. C'est notre secret.

Dessert dévoré, et Henry va ranger pendant que Charlie et sa mère commence à faire la vaisselle. Eli a voulu prendre les devants, mais on lui a dit d'aller se reposer. Visiblement, sa mine à lui est encore plus affreuse que celle de Charlie. Y a la barbe qui lui grignote le visage, et ses doigts ne peuvent s'empêcher d'y passer et de la frotter, alors qu'il reste assis dans le canapé à regarder les lumières de Noël clignoter dans le sapin. C'est beau. Ça fait du bien. Le calme et les rires, la joie et les voix qui s'élèvent de la cuisine. Il se laisse bercer, le Murphy. Sourit à Lenny quand elle vient le rejoindre dans le salon. Et il se tasse un peu pour lui faire de la place. Pour l'inviter à le rejoindre. « Did they kick you out of the kitchen too? » Il lui sourit. L'observe. Si jolie. Elle a mis le bracelet et gardé les boucles. Elle transpire la joie et la naïveté. Le bonheur. La tendresse. Il arrête de frotter sa barbe quand elle s'assied. Continue de la regarder. « So... Are you having a good evening? » Cause I am. I'm glad I'm here. I'm glad I'm home.

I'm glad I'm here.
Tonight. For your birthday.

On this couch.
With you.

Aren't you?

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MessageSujet: Re: (can't help falling in love), elinny, décembre 2003.    Mar 20 Fév - 0:11

C'était un peu comme un rêve. Un rêve agréable, qu'on fait lors des nuits vraiment reposantes, où tout ceux qu'on aime sont rassemblés, où l'harmonie règne. Où chacun a sa place, et chacun est à sa place, où les sourires échangés sont sincères et les rires authentiques. Le temps qui file comme une grande bourrasque, un instant où s'assoit à table et l'instant d'après les assiettes sont terminées depuis longtemps. La conversation coule, les anecdotes sont douces, les regards nombreux. Lenny a tout le monde pour son anniversaire. Oui, on dirait vraiment un de ces rêves qui fait sourire le matin venu, mais c'est la réalité. Tout le monde est là, alors qu'elle souffle les bougies. Le gâteau, les cadeaux, la compagnie. Elle dévore son gâteau favori, préparé avec soin par sa mère, qu'elle remercie en prenant pas une mais deux part. Puis les cadeaux, moment toujours un peu embarrassant pour la timide Lenny. Mais cette année il n'y a rien de gênant, tout est bien pensé et bien pesé. Ce dont elle avait besoin de la part de ses parents, un magnifique bracelet offert par son frère, et le foulard d'Eli, qui vient accompagner les boucles à ses oreilles. Mais ça, c'est leur secret, à eux deux - et il n'y a qu'un bref regard complice échangé, et ce grand sourire que Lenny est incapable de retenir à chaque seconde qui passe.

Une fois la cérémonie complétée ses parents se penchent sur le rangement. Eli disparaît au salon, chassé de la cuisine, et Lenny reste un peu alors que Charlie l'embête, y'a un peu de chahut digne du frère et de la soeur depuis trop longtemps séparés. Lenny est heureuse de l'avoir là - ce frère qui est une partie d'elle-même. Quand Charlie est là, elle est aussi exaspérée de ses actes et de ses mots qu'elle est ravie qu'il soit avec elle, en vie, en un morceau, et surtout, qu'il soit lui-même. Facteur constant, Charlie avait toujours été le même, et c'est rassurant de se dire qu'il ne changera pas. Finalement après quelques railleries, des cheveux ébouriffés et des étreintes étouffantes, c'est le tour à Lenny de se faire chasser de la cuisine, allez, va te reposer un peu qu'on lui dit, et elle se dirige vers le salon, joues roses et douloureuses d'avoir souri.

Elle repère rapidement la silhouette d'Eli, étendue dans le canapé. Il a l'air fatigué et serein, et elle sourit trop tendrement à la manière qu'il frotte la barbe qui s'est formée sur ses joues. Ça lui va bien, même si c'est rare de le voir ainsi. « Did they kick you out of the kitchen too ? » qu'il lui demande, et Lenny a un petit rire, acquiesçant de la tête. Elle accepte l'invitation silencieuse et s'assoit à ses côtés, lissant sa robe sur ses genoux. « So... Are you having a good evening ? » Elle hoche de la tête, un peu étourdie par la manière qu'il la regarde. Eli. Le beau Eli. Comme elle est amoureuse de lui. « Yeah, it's perfect. » Y'a pas d'autres mots pour décrire ce qu'elle ressent, elle ne pourrait pas avoir mieux comme soirée d'anniversaire. « What about you ? How you feeling ? » Sa voix est douce, pas très forte. Une autre conversation volée, presque murmurée entre eux, entre deux moments de chaos. Et elle chérit ses moments, Lenny, elle les savoure et les range dans un tiroir quand ils se terminent. Ces moments qu'elle partage avec Eli, aux yeux pétillants et aux coeurs sursautants. Elle est comme enivrée, Lenny, même si elle n'a pas bu une goutte d'alcool, enivrée par les rires et le bonheur. Et elle tend doucement la main et effleure la barbe d'Eli, sur le coin de la mâchoire. « It suits you, y'know. » Sourire en coin. Complices. Oh, Eli. Si tu savais. Si j'avais le courage de te dire ce que je cache dans mon coeur.

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MessageSujet: Re: (can't help falling in love), elinny, décembre 2003.    Mer 21 Fév - 13:36

It's perfect.

Il sourit, ne peut pas s'en empêcher. Tout ce qu'il a toujours voulu entendre se tient entre les lèvres roses de Lenny, à cet instant donné. Elle est heureuse. Elle est heureuse, et ça, y a rien qui pourra jamais l'altérer dans les souvenirs du Murphy. Elle est heureuse, elle rayonne. Elle lui donne envie de poser sa tête sur ses jambes, sur sa robe qu'elle a soigneusement lissée en s'asseyant. Elle lui donne envie de fermer les yeux et de se laisser aller à l'oubli de l'Enfer dont il sortait. Elle lui donne envie de se calmer. De respirer. De réussir à s'endormir. D'aimer.

Mais il ne bouge pas. Il se contente de lui sourire, et de hocher la tête quand elle lui rend la question. « Good. I'm good. Thanks. » À nouveau, il lui sourit. Incline sa tête vers elle et l'observe, un instant. « Really glad I'm home. » Il murmure. C'est sincère, longuement pensé. Il avait eu hâte de la retrouver, avait eu hâte de pouvoir à nouveau échanger ces mots volés, ces conversations basses d'enfants innocents. Rien pour les inquiéter, rien pour leur rappeler les atrocités qui les entourait. Eli, à la maison toute la journée. Lenny, prête à venir le rejoindre dans ses envies délurées. Prête à monter dans la GTO et à aller passer la journée dans la baie, dans les champs, dans les montagnes. La nuit sous les arbres, la nuit dans les étoiles. « Really. » Il ne peut s'empêcher de répéter. D'une voix plus basse encore. Sans cesser de sourire. Really.

Et elle porte ses doigts à sa barbe. Il frissonne légèrement, s'efforce de ne pas le montrer. Vague de chair de poule, partant de ce contact si doux. Si inattendu. « You think? Alright, I'll wait tomorrow to shave it, then. » Il continue de la regarder. De la dévorer des yeux et de se perdre dans la douceur de ses traits. Il se sent stupide. Il sait qu'il devrait se retenir. Ne pas jouer. Mais il est trop fatigué pour résister. Trop fatigué pour mentir.

Puis le brouhaha refait surface. Charlie et sa grosse voix, compensant toutes les discussions que tout le monde pourrait avoir. On n'entend que lui, et il veut s'asseoir à côté de Lenny. Elle se retrouve piégée entre eux deux, la gamine. Et maman sort l'appareil photo pour immortaliser — presque la plus belle photo qu'on aura d'eux. Lenny qui sourit, Lenny qui rit. Les joues roses de son bonheur — le coeur attendri par la bonté de la vie. Lenny est heureuse, et sa joie apaise Eli. Là-Bas, ç'aurait été Charlie pour lui faire cet effet-là. Mais quand il rentre, c'est Lenny. Chacun son champ d'action.

On part la musique, on fait un thé. Un café, pour les traits d'Eli — et il dit, merci. Henry dit qu'il ne va pas tarder à aller se coucher, et il ne tarde pas, en effet. Rachel reste un peu avec ses enfants, avec Eli. Lenny demande du Elvis, Charlie proteste, Rachel rappelle, c'est son anniversaire, pas le tien, et Eli se lève pour mettre le vinyle. Charlie grogne, puisque c'est ça j'vais me coucher, et c'est peut-être mieux comme ça, que lui disent les yeux de Rachel en observant les cernes qui creusent ses yeux et grignotent ses pommettes. Bonne nuit.

Eli, Rachel et Lenny. Des sourires doux, des mots plus encore. Et elle finit par se lever. Par leur dire de ne pas se coucher trop tard. Leur dire d'éteindre les lumières derrière eux, et de ne pas oublier d'éteindre le tourne-disque. Rachel qui les embrasse, Rachel qui s'apprête à s'en aller. C'est vrai que la barbe te va bien. Eli sourit. Hoche la tête. Bonne nuit.

Elvis joue toujours, et il n'y a plus que lui et Lenny. Il garde le silence, quelques instants, avant de finalement se redresser. Il pourrait aller se coucher. Il pourrait lui dire qu'il est fatigué — bâiller la vérité. Au lieu de ça, pourtant, il se tourne vers elle et lui tend la main. « Wanna dance? » Doux. Il lui sourit, les doigts presque hésitants, mais la fatigue l'empêchant de se désister, de reculer. Tu peux dire non. J'comprendrais.

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MessageSujet: Re: (can't help falling in love), elinny, décembre 2003.    Mer 21 Fév - 17:43

Home.

Yes, you're home.


Dire que quand Charlie lui avait annoncé qu'il aurait un ami de l'armée qui viendrait passer un peu de temps chez eux, elle avait levé les yeux au ciel et n'avait ressenti rien d'autre que de l'appréhension. Un étranger chez elle, avec qui elle serait forcée de faire la conversation, parce qu'elle se savait souvent à la maison - un étranger à table, un étranger partout. Et un ami de l'armée - qui savait quel genre de gars ça serait. Et pourtant c'était Eli qui avait passé la porte, et dès le moment où elle l'avait vu, Lenny avait su que les choses ne se passeraient pas comme prévu. Qu'elle ne passerait pas les permissions de son frère à fuir tout et tout le monde, qu'au final peut-être y'aurait une bonne raison de rester à la maison. Et en effet.

Elle observe Eli, le regard rêveur, alors qu'il sourit à son petit contact. Elle ne sait pas pourquoi elle l'a fait, l'envisager l'aurait normalement fait rougir de gêne, mais c'était venu naturellement. Comme beaucoup venait naturellement avec Eli. Et elle n'était pas embarrassée, pas gênée, même pas timide. Y'avait quelque chose de différent ce soir entre eux. Une complicité, un secret. « You think? Alright, I'll wait for tomorrow to shave it, then. » Elle lui sourit, tendrement et simplement. Elle aime bien l'idée de le garder comme ça encore un peu. Elle le préfère comme il est habituellement, peut-être parce qu'elle est tellement habituée - mais au fond ça n'a pas vraiment d'importance, comment il porte la barbe. Ce que Lenny aime, c'est son sourire, c'est l'éclat dans son regard, c'est le fait qu'il la regarde elle, qu'il est là pour elle, et ça fait battre son coeur à une vitesse folle.

Le moment hors du temps s'arrête, le monde se remet à tourner. Les autres arrivent, et le reste de la soirée passe, tranquillement, sainement, Charlie qui fait des bêtises et Lenny qui soupire, ses parents qui font la conversation, Eli qui répond. Elle demande du Elvis, parce que c'est ce dont elle a envie, et elle tire la langue à son frère comme une gamine, ouais, c'est mon anniversaire. La voix du King l'inspire ce soir, termine de la bercer et lui fait garder son sourire. Et comme ça, tout doucement, il ne reste plus qu'elle et Eli dans le salon. Elle écoute la musique, bouge doucement sur le canapé, et elle lève les yeux quand la silhouette d'Eli vient se placer devant elle. « Wanna dance ? » Sa voix se fond avec celle du King, et Lenny ne peut qu'acquiescer, prenant sa main et suivant son mouvement.

Ils se placent au milieu du salon, un peu bêtement, et Lenny a ce rire un peu nerveux et amusé à la fois. Leurs deux corps se rapprochent, et ils se glissent en position. Lenny laisse la musique la guider, et bientôt ils tanguent au rythme de la guitare, du piano et de la voix. Les secondes passent, des minutes peut-être. La chanson change, mais ils ne bougent pas. Lenny ne veut pas bouger. Elle est bien là, seule au monde avec Eli et Elvis. C'est un rêve, sans nul doute, mais elle s'en fiche, autant le faire durer. Et à un moment elle dépose sa tête sur son épaule, se détend. Respire juste. Vit juste. Pas besoin de mots. Pas besoin de rien. Juste eux et la musique et les pas. C'est un moment qui n'existe pas vraiment, qui est juste entre eux. Lenny ferme un peu les yeux. Juste entre eux.

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MessageSujet: Re: (can't help falling in love), elinny, décembre 2003.    Mer 21 Fév - 23:41

Pendant un instant, il se dit que, peut-être, elle va décliner. Les joues rouges, la peur du ridicule — la peur d'être si proche de lui. Mais elle se lève et prend sa main, sans hésiter. Il sent la douceur de ses doigts contre ses mains asséchées par les mois de déplacement, et un frisson lui tombe le long de l'échine. Oh, Lenny.

Elle a ce rire nerveux quand ils se placent au milieu du salon, et Eli se demande ce que Charlie dirait en les voyant. Il crierait, sûrement. Se jetterait au cou du Murphy pour le séparer de Lenny. Il ne verrait pas la composante amicale que pourrait porter ce geste. Juste l'intimité du corps de Lenny contre le sien. Proche. Si proche. Cette intimité qu'Eli voyait aussi — et dont Lenny avait clairement conscience. Il sait que c'est osé, mais il ne peut s'en empêcher. Il reste là. Accepte qu'elle se rapproche de lui. Tient sa main alors qu'il oscille doucement contre elle, au rythme de la voix du King. Sa tête penchée vers l'avant, son nez proche des cheveux de la petite Morland, il respire plus calmement qu'il ne l'a fait depuis longtemps. Apaisé par son odeur. Porté par sa douceur. Oh, Lenny.

La chanson change. Leur proximité non. Eli la garde contre elle, de cette poigne tendre mais assurée. Il ne veut pas la laisser filer — et elle ne semble avoir aucune intention de s'en aller. Elle pose sa tête sur son épaule, et il sent son coeur se lever. Il sent son souffle brûler ses lèvres à chaque passage. Sent son estomac se retourner lentement, non pas du souper avalé ou du souvenir turbulent de l'avion, mais bien d'elle. Elle, et seulement elle. Lenny.

Il a posé sa tête contre la sienne. Calmement, sa main immobile dans celle de Lenny. La chanson change encore, et Love Me Tender envahit doucement la pièce. La fatigue le terrasse, mais il refuse de cesser cette danse qu'il avait réclamée. Le bien qu'elle lui fait n'a pas de mots pour le décrire. Et alors que les secondes, les minutes s'égrènent, il commence à oublier où ils sont. Ce qu'ils font. L'âge qu'ils ont. Qui pourrait descendre chercher sa veste laissée sur le canapé, et les trouver là dans une étreinte trop tendre pour une simple amitié. Eli oublie. Il oublie, et il accepte la sérénité que cette sensation lui procure. Lenny.

Lentement, sa tête se décolle de la sienne. Ses yeux se posent sur son visage, encore à demi calé contre son épaule. Et il sourit. Sans pouvoir s'en empêcher, sans chercher à se contrôler — il sourit. Et le murmure qui s'échappe d'entre ses lèvres ne couvre nullement le chant du King. Jamais. « I've got something else for you. It's not midnight yet, so... I guess it's still your birthday for the two next minutes. » Il se redresse. Ses yeux qui se plongent dans les siens, alors qu'il lui sourit, à nouveau. Oh, Lenny. « Charlie doesn't know about it, so it'll have to stay between us. » Et les mots portent plus de poids qu'il ne saurait lui exprimer. Il n'a que ses yeux pour le lui dire — n'a que la tendresse avec laquelle il lui sourit. Il n'a que la douceur avec laquelle ses lèvres viennent finalement se poser sur les siennes, au moment où ses yeux se referment.

Ça dure une seconde, ou peut-être deux. Peut-être davantage — mais il ne le saura jamais. Ç'aurait pu durer une éternité qu'il n'aurait jamais voulu le voir s'arrêter. Le coeur s'agitant avec un désespoir qu'il ne lui connaît pas — l'estomac se retournant sans qu'il n'ait son mot à dire sur le sujet. Il n'est plus capable de ressentir, et plus capable d'oublier la chaleur qui se répand au fond de lui, chaque fois que ses yeux se posent sur Lenny. Elle n'en est que magnifiée par le baiser, et il la sent couler dans la moindre parcelle de son corps. Une seconde, ou peut-être deux. Peut-être davantage — impossible de le savoir. Mais quand il se décolle, il sait que ça n'a pas duré assez longtemps. Son front reste contre le sien, alors qu'un nouveau murmure franchit la barrière de ses lèvres. Lèvres brûlantes du baiser — brûlantes de la tendresse qu'il voudrait continuer de lui prodiguer. « Happy birthday, Lenny. » 23h59. Il est encore dans les temps. Il n'a pas dépassé les limites de ce que lui offrait cette journée. Pour le reste, c'est autre chose, et il ne peut que tenter d'oublier le feu qui lui ronge les tripes. Oh, Lenny.

Ses lèvres se posent sur son front alors que passe minuit sur l'horloge du salon. La chanson s'éteint, mais sa bouche ne s'éloigne pas de la peau douce de la petite Morland. Tant de choses à lui dire. Tant de choses à lui faire. Une seule a déjà violé tous les interdits qu'on leur avait jamais apposés. Et il allait désormais leur falloir vivre en oubliant. Vivre en disant que ce n'était jamais arrivé, et que cet instant s'était perdu quelque part dans l'espace-temps. Vivre en mentant.

Mentir sur la douceur de ce contact, mentir sur l'envie d'en ressentir davantage. D'en découvrir plus et de ne pas s'arrêter, pas durant une seule des secondes dont cette nuit serait composée.

Mentir sur la fureur qui lui retournait le coeur. Mentir sur l'engourdissement qui lui avait saisi l'esprit.

Mentir.
Mentir sur elle, mentir sur lui.
Mentir sur eux, et sur ce qu'ils avaient toujours été. Sur ce qu'ils avaient toujours ressenti. Sur ce qui ne pouvait exister.

Mentir pour elle.
Mentir pour lui.
Mentir pour Charlie.

Oh, Lenny.

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MessageSujet: Re: (can't help falling in love), elinny, décembre 2003.    Jeu 22 Fév - 21:06

« I've got something else for you. It's not midnight yet, so... I guess it's still your birthday for the two next minutes. »

La voix la sort un peu de la rêverie, sans l'y arracher. Elle ne bouge pas d'où elle est - il n'y a que ses yeux qui se soulèvent pour venir rencontrer ceux d'Eli. La voix est douce, le sourire tout autant. Les étoiles dans les yeux de Lenny brillent plus fort que jamais. Elle se sent légère, comme s'ils se tenaient un peu au-dessus du sol, hors du temps et de l'espace, hors des contraintes et des obstacles habituellement sur leur chemin. Elle l'observe, Eli, avec sa barbe de quelques jours et ses yeux bleu-gris. Something else?, que ses yeux demandent. Ils interrogent, plein de curiosité. Elle a déjà été tellement gâtée - trop, sans doute. Elle ne sait pas si son coeur pourra prendre un autre cadeau, et pourtant elle ne se résout pas à montrer son hésitation. Elle sent juste quelque chose se serrer dans le creux de son estomac. « Charlie doesn't know about it, so it'll have to stay between us. » Un autre secret. Une énième chose qui n'existera qu'entre eux. Lenny continue de le regarder, calme, ne sachant pas trop à quoi s'attendre. Et pourtant son coeur bat fort dans sa poitrine. Et elle n'a pas trop le temps de penser, qu'Eli vient lui voler un baiser.

C'est doux, calme. Bref, mais tendre. Lenny ferme les yeux, cessant de respirer. Elle n'ose plus bouger, tout autant qu'elle se sent tremblante. Sa poitrine se contracte, les papillons se répandent, et elle se détend dans les bras d'Eli. C'est un moment auquel elle a rêvé plus de fois qu'elle n'oserait l'avouer - un moment qui a habité ses songes, nuit et jour, qui a parfumé ses fantaisies. Un moment qu'elle ne croyait jamais arriver, pas vraiment, autant qu'elle l'avait espéré. Mais voilà, c'était là, Eli l'embrassait. Et elle n'osa pas bouger, pas respirer, elle ne fait que lui rendre timidement son geste - de peur que tout n'éclate en morceaux. Mais rien ne se brise, alors qu'Eli recule pour la regarder, et Lenny l'observe de ses grands yeux. Le souffle court, le coeur en folie, les yeux débordant d'amour, Eli l'a embrassée. « Happy birthday, Lenny. » Et alors le sourire se glisse sur ses lèvres, des lèvres qui goûtent encore celles du soldat.

Elle ne veut pas reculer, pas se départir de lui. Elle veut rester contre lui, l'embrasser à nouveau, lui faire comprendre comment elle l'aime. Les mots lui manquent, les gestes aussi. Sur le coup, Lenny ne sent qu'une profonde ivresse, délicieuse et addictive. Puis elle sent le baiser sur son front, et elle essaie d'expirer le souffle qu'elle retient depuis tout ce temps. Un souffle qui quitte sa gorge, tremblant, rempli de la langueur de la tendresse qu'il vient de lui donner. Oh, Eli. Eli, Eli, Eli.

Elle ferme un peu les yeux, essayant de rationaliser, mais elle est incapable de penser à autre chose qu'à ce baiser. Elle ne remarque même pas qu'il n'y a plus de musique. Plus rien d'autre n'a d'importance, que elle et Eli, que ce baiser, que le prochain qu'elle veut lui voler. Alors elle tait la voix de la raison qui essaie de se frayer un chemin, et elle relève la tête pour le regarder. Un regard un peu timide, mais brûlant de tendresse, brûlant de toutes les pensées qui ont habitées son coeur depuis l'arrivée du soldat chez elle. Lèvres entrouvertes, elle glisse une main sur la joue d'Eli. Son souffle se mêle au sien, et cette fois c'est à elle de venir l'embrasser. De venir coller ses lèvres aux siennes, de les entremêler, assez fort pour qu'il comprenne que c'est ce qu'elle veut, mais pas trop pour que la douceur demeure. Et elle sent ses pieds se lever un petit peu pour approfondir le baiser, alors qu'elle colle son corps au sien, par simple désir de faire arrêter le temps.

Je t'aime, Eli. L'entends-tu ? Le sens-tu ? Je t'aime et je veux te le montrer. Laisse-moi te le montrer. Et surtout, ne cesse pas de m'embrasser.

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(can't help falling in love), elinny, décembre 2003.

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