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on vous invite à privilégier les fantômes et les petits humaiiiiiiins
nous sommes présentement en automne 2017 (septembre, octobre, novembre) I love you
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 art speaks more than words (Shio & Ange)

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MessageSujet: art speaks more than words (Shio & Ange)   Mar 20 Mar - 16:49

L’avantage du vélo, c’était qu’il pouvait pédaler vite, il pouvait effacer les fantômes autour de lui en allant suffisamment vite. Il pouvait tout oublier. Il aimait aussi le vent contre son visage, dans ses cheveux. C’était une maigre consolation, mais cela l’aidait quand il n’allait pas bien. Il préférait ça plutôt que prendre une dose supplémentaire d’anti-dépresseur. Ses médecins seraient sans doute de son avis. Seulement, il ne leur demandait plus vraiment leur avis depuis qu’il était ici. Est-ce qu’il prenait des risques ? Sans doute, parce que ses tendances dépressives n’avaient pas disparues. Est-ce qu’il en avait quelque chose à faire ? Non… Il se fichait de tout. C’était mieux. C’était reposant de se foutre de tout. Du passé, du futur. Juste profiter du vent qui transperçait ses vêtements sans doute trop estivaux pour la région. Ses lèvres étaient un peu bleues. Mais de ça aussi il s’en fichait. Il se sentait vivant transit par le froid, les poils hérissés sur sa peau. Il roulait sans réfléchir, avançant au grès des rues, sans se soucier d’où il arriverait, son regard traînant sur la route, mais aussi sur les devantures des commerces, esquivant parfois au dernier moment les piétons qui ne le voyaient pas arriver à toute allure, il se fichait bien de leurs insultes tant qu’il se sentait vivre.

Mais son errance se stoppa, il vit une devanture qui attira son regard bleu. Il freina, manquant littéralement de finir par terre. Il reprit son équilibre descendant de son vélo pour remonter vers la vitrine de ce qui semblait être un atelier d’artiste. Il ne pouvait détacher son regard des images. Elles étaient sombres, torturées. Un peu comme sa vision du monde, un peu comme ce qu’il voyait tous les jours. Il était frappé par cela. Par cette vision presque semblable à la sienne. Est-ce que cet artiste voyait le monde comme lui ? De cette même angoissante vision ? Quelque part, il l’espérait ardemment. Il se permit de passer la porte. Les joues rougies, les lèvres un peu bleutées, l’air perdu sur son visage angélique, ses cheveux blonds platine en bataille, accentuant son air innocent.

Bonjour…” dit-il en passant la porte, pas si assuré que cela.

Il espérait que ce n’était pas qu’une galerie mais que la personne qui peignait ces tableaux serait bel et bien là. Il aperçut bientôt une silhouette dans la pièce. Une jeune femme. Si jeune pour peindre de tels tableaux. Il l’avait imaginé peut-être plus âgée cette peintre. Il aurait peut-être aussi projeté l’image d’un homme. Mais non, c’était une jeune femme. Peut-être pas beaucoup plus vieille que lui.

Excusez-moi de vous déranger, madame… Mademoiselle ? Pardonnez-moi si je suis impoli… Je…

Il marqua une pause, son regard se posant sur un tableau qu’il n’avait pas encore vu. Il se perdit une fraction de seconde dans l’observation, ses yeux s’humidifiant un peu trop. Il détourna le regard pour se concentrer sur la demoiselle.

Je… Je me demandais si vous étiez l’artiste… Est-ce que… Est-ce que tous ces tableaux sont à vendre ? Ils sont… Magnifiques… Dérangeants, mais… Magnifiques… Vraiment…”

Il sourit un peu, un sourire plein d’une mélancolie qui ne cadrait pas forcément avec sa jeunesse. Mais vivre avec les fantômes donne l’impression de vivre milles vies tout à la fois…
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MessageSujet: Re: art speaks more than words (Shio & Ange)   Jeu 5 Avr - 6:10

C'était long...
Trop longue était ces journées à attendre une clientèle qui ne venait pas, à regarder des toiles sombres dont personne ne voulait, à voir les dettes s'accumuler au fil des mois. Dans un silence de mort, Shioban observe le papier de la banque qui lui signale une énième fois la saisit à venir de son commerce si ses dettes ne sont pas remboursées au plus vite. Voilà un moment déjà, qu'elle s'était faite à l'idée, malgré tout, elle se sent incapable de mettre la clé sous la porte, de partir sur autre chose. Non, cette boutique c'était la seule chose qu'elle possédait, c'était les cendres de sa vie sur laquelle elle faisait d’innombrable vas et viens pour exposer ses rêveries et ses souvenirs. Renoncer à ça, c'était renoncé à qui elle était. Lentement elle relâche la lettre sur le comptoir, sa main libre portant sa cigarette à ses lèvres alors qu'elle inspire une longue bouffée de nicotine....

La clochette retentit.

Une visite inattendue, inespéré. Shioban fronce les sourcils, se penchant doucement sur le côté pour observer la porte d'entrée, son regard cherchant le nouveau venu en furetant entre les toiles bien trop nombreuses. Surprise, le client n'est pas du tout ce à quoi elle s'attendait. Si pâle, si lisse si... pure. Il fait tache dans le paysage avec sa candeur angélique alors qu'il salue l'artiste qui écrase rapidement sa cigarette dans le cendrier sur le comptoir et tousse doucement.

« Bonjour, je peux vous aider ? »

Question réflexe. Elle se sent idiote de la lui avoir posé. Ses toiles n'avaient jamais aidé qui que ce soit, pas même elle. La pire thérapie qui soit. Shioban se penche par-dessus le comptoir, dardant son regard lourdement fardé de noir sur l'inconnu qui porte un regard fasciné sur ses œuvres que beaucoup refusaient de cataloguer comme tel. Aux yeux de tous, ce n'était qu'un ramassis de toile qu'il aurait mieux valu brûler, cacher loin des yeux des enfants. Et c'était vrai, à n'en pas douter. Alors quand le garçon s'approche, timide et la questionne sur les peintures qui défilent sous ses yeux, le sinistre artiste hausse les sourcils de surprise. Merde, ce garçon avait l'air vraiment troublé parce que qu'il voyait. Pire, il semblait fasciné.

« Euh... » Shioban fait l'effort d'un pâle sourire qui étire ses lèvres charnues. « Oui, elles sont toutes de moi, sans exception, je ne vend que mes toiles. »

Le compliment la met mal à l'aise, sans doute parce qu'elle n'est pas habituée à en recevoir. Le regard glaçant de la jeune femme se détourne, scrutant les tableaux pour fuir les yeux humides du garçon et murmure.

« Merci, c'est gentil... Vous devez sans doute être le seul de cette ville à trouver cela joli... Mais il faut admettre que ce n'est pas la plus belle des décorations pour mettre dans un salon. Sauf si vous cherchez à faire fuir votre belle-mère pendant un repas de famille.»

Ironise-t-elle avant de lâcher un petit rire qui trahit sa nervosité. D'un geste rapide, elle glisse une mèche derrière son oreille puis vient rapidement contourner le comptoir pour approcher son client.

« Est-ce que... Vous avez repéré une toile qui vous plaît en particulier ? N'hésitez pas à me questionner surtout... » Elle pince les lèvres dans un sourire toujours plus gêné. « Je peux vous aider à trouver une peinture qui vous convienne en fonction de vos goûts et de vos attentes...»
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MessageSujet: Re: art speaks more than words (Shio & Ange)   Mar 10 Avr - 15:05

Au milieu de toutes ces toiles obscures, sa pâleur détonnait encore plus, ses cheveux trop blonds, ses yeux trop bleus, sa peau trop laiteuse. Il se sentait pourtant tellement dans son élément. Tellement proche d’une personne qui pouvait le comprendre. Il se sentait presque euphorique. Quelqu’un pour le comprendre… Il avait tellement d’espoir en lui. C’était si vif. Il se sentait d’un coup si vivant parmi ces toiles mortifères. Il hoche positivement la tête à la question. Bien sûr qu’elle pouvait l’aider. Elle ne pouvait faire que cela. Sa joie se sent presque au travers de ses yeux pétillants. Il est si heureux de savoir que tout est d’elle. Qu’il pourra lui parler. Qu’il pourra avoir des réponses. Qu’il pourra la serrer dans ses bras avec gratitude. Mais ils n’en étaient pas là. Peut-être qu’ils n’en seraient jamais là. Mais par sa simple existence, elle réjouissait Ange. Elle avait embellit une journée terriblement morne, limite déprimante à l’extrême.

C’est déjà beaucoup de se séparer de ses créations… Je ne vous aurai pas demander autre chose…” dit-il avec un sourire.

Il ne savait pas bien ce qu’il y avait derrière le “autre chose”. Elle n’avait tout de même pas cru qu’il voulait se payer ce genre de services ? Il n’aurait pas pu oser. Il ne serait jamais permis un tel outrage. Même s’il respectait les travailleuses de la nuit, mais tout de même… Il n’était pas ce genre de personnage.

Et quand elle reprend dans un murmure à peine audible, il secoue la tête en négation. Elle l’a mal compris. Ou alors, il s’est mal exprimé, il ne sait pas bien. Il sourit tout de même.

Non… Je… Elles ne sont pas jolies, elles sont belles, c’est différent… Il y a un côté très niais dans le mot “joli” qui ne va pas à vos tableaux. Ils ont une beauté qui ne laisse pas place à cela. Elles sont brutales, violentes, mais belles.” rectifie-t-il avec un soucis d’exactitude. “Ne vous en faites pas… Je n’ai pas besoin de vous pour faire fuir les gens… Je fais ça très bien tout seul…

Il eut un petit rire. Il aurait pensé que cette réponse serait de bon aloi, mais finalement, c’était peut-être un peu flippant comme remarque. Il fronça les sourcils en s’en apercevant, se mordillant la lèvre en se demandant comment il pouvait rattraper le coup et être un brin moins étrange. C’était probablement raté pour cette fois… Vraissemblablement. Mais il tenta un sourire, et se reprit.

Oh… Je saurai difficilement choisir… Vos toiles me parlent beaucoup… Vous accepteriez que j’en achète… Beaucoup ?” demanda-t-il après un court instant de réflexion. “J’ai beaucoup de futurs belles-mères à faire fuir alors…

La plaisanterie était peut-être de trop ? Il ne savait pas. Il tentait. Il ne tenait pas forcément à passer pour le gosse de riches qu’il était. Même si après tout, l’argent de ses parents ferait sans doute le bonheur de cette jeune femme.

Vous… Vous vous inspirez de visions ? Ou de vos rêves pour peindre ?” demanda-t-il curieux, sincèrement curieux et bienveillant.
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MessageSujet: Re: art speaks more than words (Shio & Ange)   Lun 11 Juin - 3:18

Jamais Shioban n'aurait cru voir ça un jour. La fascination dans le regard, alors que la personne observe ses toiles.  Il y a avait eu quelques curieux mais jamais encore quelqu'un n'avait éprouver un tel besoin de s'approprier son... talent. Soi ce garçon était fou, soi il était malsain au possible. Ou bien il était profondément blessé ou blasé par la vie. Peut-être un peu de tout, qui sait. La sinistre peintre se mord la lèvre, une lueur d'espoir passant furtivement dans ses yeux clair et perçant alors que son client alors qu'il décrit ses toiles avec les mots justes. Oui, justes. Brutales et violentes. Noir et pure à la fois. C'était viscérale ce que Shioban couchait sur ses toiles, décapant.

« Je crois que c'est le plus beau compliment que vous pouviez me faire. »

Minaude la jeune fille en croisant les bras sur sa poitrine. Un discret sourire étire ses lèvres peinturluré de rouge aussi sombre que le sang alors que ses yeux s'attarde sur les toiles qui les entourent. Pour la première fois depuis longtemps, elle éprouve une sensation de fierté face à son travail. C'était un sentiment qu'elle n'avait pas ressentit depuis longtemps, sans doute parce que les gens étaient incapable d'apprécié ses œuvres et indéniablement, cela avait fini par la faire douter. La remise en question pouvait être douloureuse parfois. Alors quand le jeune inconnu à la pâleur excessive lui affirme vouloir acheté plusieurs toiles – beaucoup, selon ses propres mots, Shioban manque de s'étouffer. Avait-elle bien entendu ? Elle porte un regard perplexe sur son client avant de poser ses mains sur ses hanches et se racle la gorge.

« Eh bien euh... Oui, tout dépend de votre budget... Mes toiles sont venus à différents prix en fonctions du temps de travail et de leur qualité. Disons que mon style peut-être plus ou moins changeant en fonction de mes envies. Certains on un côté plus abstrait alors que d'autres sont très réaliste, très détaillés. »

Elle se justifie, sans doute parce que la gêne ne l'aide pas à garder l'esprit clair. Pincement de lèvre fugace, Shioban continue de détaillé son comparse qui lâche avec humour qu'il avait beaucoup de belle-mères à faire fuir. Malgré elle, Shioban se détend aussitôt avant de lâcher un petit rire amusé. C'est de bon cœur.

« Venez, j'ai peut-être quelque chose qui devrait vous plaire. »

Lâche la jeune femme en se dirigeant vers le comptoir qu'elle contourne. Elle ouvre la porte du fond où se trouve un atelier plongé dans la pénombre puis va faire la fenêtre et tire le rideau pour laisser la lumière rentrer. L'endroit sent la cigarette, est poussiéreux. L'hygiène est douteux au possible mais c'est dans cet endroit médiocre que Shioban a peint ses plus belles toiles. Raidement elle s'approche des toiles entreposé au sol, en appuie contre le mur du fond et les écarte une à une avant d'en laisser apparaître une dernière.

« J'ai peint celle-ci quand j'ai ouvert ma boutique... Personne ne l'a jamais acheté mais il faut dire qu'elle n'est pas facile à exposé, sa taille est... comment dire... assez imposante. »

Et comment ! Car lorsque la toile se dévoile, elle fait bien un bon mètre de haut sur trois mètres de large. Elle immense, démesurée même et son ambiance est stupéfiante. Le réalisme est saisissant, offrant une peinture dans les teintes noirs, grises et blanches. C'est une profonde forêt de pins qui se dresse sous une pleine lune nuageuse alors qu'au milieu des arbres, un amérindien est là, à genoux au sol, bras tendu et couvert de sang jusqu'au coude. Ses cheveux sont longs, il a l'air jeune et possède un visage séduisant. Pourtant ce qui alpague vite le regard, ce sont les ombres effrayante cachés derrière les arbres, les regards inhumains et rougeâtre qui semble observe le jeune homme à genoux, l'entourant d'une malveillance toute particulière. Shioban recule, se mettant au niveau de son client et pince les lèvres, observant sa toile inquiétante.

« Vous m'avez demandé d'où provenait mon inspiration... Eh bien je dirais que les choses me viennent naturellement. Les rêves jouent beaucoup mais les sentiments aussi, tout comme l’environnement. Cette toile n'a pas de nom mais lorsque je suis revenue dans cette ville il y a quelques années, elle est la première que j'ai peint. Blackwater Falls regorge de forêt, et puis ses indiens m'ont toujours fasciné, comme leur légende alors... Je voulais quelque chose de grand, de très imposant. Je dirais que c'est une réussite mais... la clientèle n'a pas l'air de et avis. Et vous ? »
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MessageSujet: Re: art speaks more than words (Shio & Ange)   Mar 24 Juil - 15:57

Les compliments qui avaient passé les lèvres du blond étaient sincères. Il le pensait tout cela. Il était ébloui par ces oeuvres, elles cristalisaient si bien sa perception du monde. Ses ténèbres. Ses démons. Les monstres qui ne sont pas seulement dans les placards mais partout dans ce monde. Absolument partout. Alors Ange affiche un discret sourire, mais ne commente pas plus. Sa sincérité est sûrement suffisante.

Il acquiesce aux propos de l’artiste, il est évident que chaque toile a son prix. Il ne le remettra jamais en cause. Il respecte bien trop l’art, et les pratiquants de celui-ci. Mais concernant son budget, il n’en est pas certain lui-même. Un seul coup de fil et il sait qu’il peut avoir entre ses mains des milliers de dollars à dilapider. Le prix de la culpabilité de ses parents. Le prix de son silence. De son exil.

Je comprends… Disons que je peux débloquer les fonds que je veux. L’avantage d’être né du côté des privilégiés. Partons, sur quelques milliers de dollars ? Pour commencer.” dit-il calmement en réponse aux question de l’artiste.

Et puis, il suit l’artiste, de bon coeur, un sourire discret aux lèvres. L’odeur de cigarette agresse un peu son nez. Pourtant il fume, mais là, l’odeur est pesante. Capitonnée. Il se sent comme un intrus dans un endroit qui ne doit pas accueillir grand monde. C’est déroutant et flatteur à la fois, un peu impressionnant aussi. Il ne sait pas trop s’il peut aider la dame. Il se sent pataud dans cet univers qui n’est pas le sien. L’intrusion est perceptible.

Et soudain la toile se découvre. Imposante, gigantesque même. Il est subjugué. Le souffle coupé. Absorbé par la grandeur, par l’ambiance de cette toile. Son regard bleuté parcourt de long en large la toile. L’émotion lui coupe le souffle, ses yeux sont humides. Il se retrouve tellement en ce personnage au milieu des ténèbres. Cela pourrait être lui, ensanglanté au milieu des ombres de ce monde. L’artiste a raison. Ce tableau lui parle plus qu’il ne le devrait. Il se sent en connexion avec l’oeuvre. Il finit par tourner son regard embué vers l’artiste, essayant de se remettre de la claque émotionnelle.

Je crois que mon état parle pour moi… Je suis… subjugué par vos tableaux. Ils me parlent sans doute un peu trop.” murmure-t-il d’une voix un peu chevrotante. “Ce tableau est une réussite, pour sûr… Ne vous fiez pas à l’avis du grand public, les génies sont presque toujours incompris… Vous êtes probablement de ce club très select…

Le blondinet s’avança un peu vers le tableau. Le personnage central, amérindien, l’attirait tellement. C’était peut-être à ce personnage qu’il se sentait relié. Il resta un moment silencieux, à l’observer. Il eut un léger soupir, peut-être un peu éprouvé par l’émotion. Il se tourna vers l’artiste.

Vous pensez que je peux vous prendre ce tableau ? Il est certain qu’il est fait pour moi. Ou presque.

Il ne savait pas pourquoi, mais il se sentait réellement proche de ce tableau. Plus encore que des autres. Il aimait à se dire que les choses n’arrivaient jamais vraiment par hasard, alors s’il se sentait si proche de ce tableau, il devait bien y avoir une raison. Il découvrirait quoi plus tard.
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