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on vous invite à privilégier les fantômes, les médiums et les immunisés psychiques
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 (ichabod), the sun must set to rise.

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MessageSujet: (ichabod), the sun must set to rise.   Lun 2 Avr - 11:32

life goes on, it gets so heavy.
Elle avait passé une mauvaise journée Rey, ce genre de journée où tout semblait aller de travers et au cours desquelles on finissait par se dire qu’on aurait mieux faut de rester au lit. Même si elle l’avait voulu, la blonde n’aurait même pas pu rester au lit, alors qu’à peine réveillée, elle avait été prise d’une nausée insupportable, la forçant à quitter le confort de sa couette pour courir en direction des toilettes. Elle détestait ces nausées. Elles n’étaient pas juste matinales comme semblait le croire tous ceux qui n’y connaissaient rien en grossesse. Non, elles survenaient n’importe quand, surtout le matin certes, mais même au cours de la journée, il suffisait d’une odeur, d’un aliment, pour qu’elles recommencent. C’était un vrai calvaire. Elle avait beau relativiser en se disant qu’au moins, elle n’était plus enfermée au fond d’une cave, torturée par ses parents, elle ne pouvait pas s’empêcher pour autant de trouver cette situation particulièrement désagréable. Elle n’avait pas demandé à être enceinte, ce n’était pas un truc qu’ils avaient décidé avec Andres parce que c’était l’étape idéale à franchir dans leur couple. Elle avait été heureuse avec lui, elle s’était sentie bien, ça avait été une belle histoire, mais ils n’avaient pas été prêts à avoir un bébé. Maintenant, c’était pire, ils n’étaient plus ensemble, elle était partie. Elle n’avait de cesse de le regretter, mais ils étaient arrivés à un point où leurs visions du monde ne fonctionnaient plus ensemble. Peut-être qu’il avait été le plus réaliste des deux, mais il avait été dur avec elle, il n’avait pas été capable de lui faire confiance et elle avait beaucoup de mal à le digérer. Peut-être bien qu’elle n’était qu’une gamine capricieuse qu’il ne fallait pas contredire et qu’elle avait juste tout foiré. Elle ne savait plus, elle était perdu là-dessus, comme sur un tas d’autres choses et voilà qu’elle allait avoir un bébé. Elle allait l’avoir ce bébé, c’était une évidence, parce que même si elle détestait ses parents et les valeurs qu’ils lui avaient inculquées, l’avortement n’était pas une option à ses yeux, pas forcément pour les raisons religieuses qu’on lui avait servies toute sa vie, mais c’était impensable pour elle.

Elle avait voulu en parler avec Andres, elle savait qu’il fallait qu’elle lui en parle, c’était le père du bébé après tout. Pourtant, peut-être qu’il n’avait pas envie de savoir, elle ne savait pas trop, elle se posait plein de questions et y avait personne qui pouvait lui apporter de véritable réponse. Ça la rendait folle, ça l’angoissait et son cœur, il était encore attaché à Andres, même si elle était partie de son côté, alors elle craignait que cette histoire soit le coup fatal pour leur histoire. S’en aller comme elle l’avait fait, ça ne voulait pas dire qu’elle était prête à tourner la page. Elle avait besoin de réfléchir, de prendre du recul, est-ce que c’était trop demandé ça ? Elle était la pauvre fille qui était restée enfermée des années dans la maison de ses parents, alors ouais, elle ne connaissait rien de la vie et elle avait besoin de temps pour apprendre, pour comprendre et pour accepter les choses. Mais elle n’avait clairement pas la vie devant elle pour réfléchir là. Elle avait décidé d’aller lui parler à Andres. Elle avait dit qu’aujourd’hui, elle le ferait, elle n’avait plus d’excuse, pas trop de boulot, pas trop de nausées la forçant à rester couchée, rien du tout et de toute façon, le plus tôt serait le mieux comme on disait. Elle savait à peu près où le trouver et dans le fond, il devait savoir lui aussi, où est-ce qu’elle était. Il aurait pu la retrouver elle n’avait même pas quitté la ville. S’il n’était pas revenu vers elle, c’était peut-être qu’il s’en fichait, qu’il lui en voulait trop ou qu’il était déjà passé à autre chose. Des songes qu’elle d’efforça de chasser de son esprit quand elle pénétra dans ce bar où il avait l’habitude de trainer. Elle allait lui parler, elle allait lui dire. Elle fit quelques pas à l’intérieur, avant de voir cette fille s’avançant vers Andres pour lui parler. C’était qui celle là et qu’est-ce qu’elle lui voulait ? Elle ne pris pas le temps d’essayer de comprendre, la rage montant en elle, elle quitta le bar bien vite, pour se préciser chez elle, ou chez Ichabod plutôt. Elle claqua la porte bien vite avant de prendre une longue inspiration et d’expirer lentement. Elle recommença plusieurs fois, cherchant le calme, sans que ça ne serve à quoi que ce soit. Déjà, elle entendit un bruit de casse. Elle se précipita pour ramasser, les mains tremblantes, alors que ça continuaient, les objets bougeaient autour d’elle. Elle sursauta en entendant la porte d’entrée s’ouvrir et qu’elle était à quatre pattes dans la cuisine en train d’essayer de ramasser les dégâts qui s’accumulaient. « Je suis désolée, je suis vraiment désolée. » Pas la peine de se redresser pour savoir qui est-ce qui venait de rentrer, à part Ichabod, ça ne pouvait pas être grand monde. Elle essaya d’essuyer rapidement les larmes qui avaient commencé à couler sur ses joues, alors qu’elle entendait encore un bruit de verre derrière elle. « Ça va s’arrêter, faut juste que je me calme. » Dit comme ça, ça paraissait facile et pourtant, ce n’était pas gagné. Elle était vraiment la pire idiote au monde, elle perdait complètement les pédales, tout ça parce qu’elle avait vu Andres parler avec une autre fille. Ce n’était même plus de la jalousie, c’était de la connerie, elle le savait, mais elle n’arrivait pas à se calmer pour autant. Il lui manquait Andres et elle avait besoin de lui, c’était ça qui faisait le plus mal. « J’crois que les hormones n’aident pas. » Elle lâcha un léger rire, plus nerveux que joyeux. Les hormones ça compliquait tout, son humeur était instable à cause d’elles. C’était plus simple de remettre tout ça sur les hormones plutôt que sur sa propre connerie, pour le coup, heureusement qu’elles étaient là, les hormones.

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MessageSujet: Re: (ichabod), the sun must set to rise.   Mar 10 Avr - 22:50

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Depuis quelque temps, tout était compliqué. Il y avait la fatigue, les deux boulots qui n'arrêtaient pas et qui ne faisaient que lui demander de prendre des heures de plus, chaque jour qui passait. Il se retrouvait tiré à quatre épingles, à devoir présenter ses excuses à tout le monde tout en acceptant les semaines de soixante heures. Et une fois rentré, il lui fallait sourire à Arabella, s'occuper de Jacob, et éviter de paniquer à l'idée de la paternité qui lui était soudainement tombé dans les bras sans qu'il n'ait le temps de s'y préparer. Il devait faire comme si de rien n'était, devait s'occuper de l'appartement, s'occuper des chiens, s'occuper du gamin, et laisser la possibilité à Arabella de gagner de l'argent pour s'en tirer. Puis, Reyna était arrivé. C'était parti d'une proposition des plus généreuses — une offre qu'il ne regrettait pas. Arabella parlait depuis son arrivée de se prendre un appartement, pour lui libérer de l'espace et lui laisser le loisir de respirer. Et quand il lui avait dit qu'une amie viendrait s'installer quelque temps, quand il lui avait expliqué les raisons de cette proposition, elle avait compris. Elle avait dit, t'en fais pas, avait affirmé, c'est le temps que je commence à chercher, et il avait promis de l'aider. Ça lui avait brisé le coeur, mais il savait que l'en empêcher était une mauvaise idée. Rien à voir avec Reyna, rien à voir avec l'étroitesse de l'appartement face à une si importante population, humaine comme animale. Il aurait simplement voulu la voir rester. Il rechignait à la pensée de la savoir ailleurs, éloignée de lui. Et s'il savait, au fond de lui, que la laisser respirer quelque temps ne serait pas une mauvaise idée, il ne pouvait s'empêcher d'hésiter. De vouloir lui dire, reste. J'trouverai une solution. Je l'ai toujours fait.

Mais pour le moment, il ne pouvait ralentir le rythme auquel les pions avançaient sur l'échiquier. Il l'acceptait, promettait le soutien financier, expliquait à Jacob qu'il ne serait pas loin, et qu'il continuerait de le garder pendant que maman travaillerait. Il essayait de fuir les regards intelligents du gamin, ces regards qui lui demandaient, pourquoi, papa ? pourquoi tu ne veux pas vivre avec maman, alors que vous vous donnez des bisous comme tous les autres parents ? C'était compliqué. Trop compliqué. Et les choses étaient rendues à un stade où il avait, lui aussi, besoin de souffler.

Alors, lorsqu'il pousse la porte de son appartement en sachant qu'Arabella travaillait pour la soirée, et qu'une de ses collègues emmenait Jacob et son propre fils au cinéma, il est bien décidé à savourer la tranquillité de la soirée. Sachant que la présence de Reyna ne l'en empêcherait nullement, et qu'il aurait au pire des cas quelqu'un avec qui discuter. Les chiens se faufilent entre ses jambes pour pénétrer dans l'appartement, et il referme la porte derrière eux. Il sait que Red est déjà parti se coucher au pied de son lit, et que Wolfie va probablement s'étendre près du canapé. Seul Baby semble agité, jappant brièvement en trottinant vers la cuisine. Cuisine d'où s'élèvent des sons qu'il ne replace pas tout de suite. « Je suis désolée, je suis vraiment désolée. » Fronçant les sourcils lorsque la voix s'élève, il laisse tomber ses clés sur le guéridon de l'entrée, et s'empresse de suivre les traces du chiot. Il arrive dans l'encadrement de la porte, où Baby s'est arrêté pour se mettre à piétiner. Bon sang. Mais qu'est-ce qui s'est passé ?

Un autre verre, posé sur le comptoir, se précipite à terre, et ça ne lui prend pas plus longtemps pour comprendre ce qui s'est passé. « Ça va s’arrêter, faut juste que je me calme. » Elle essaie de se persuader qu'elle peut y arriver. Il l'entend, il s'en doute. Et il voit les larmes sur ses joues, sent son coeur se briser. Bon sang, Reyna. « J’crois que les hormones n’aident pas. » Elle lâche un rire nerveux, et il secoue la tête. Le mini choc passé, son corps se remet en mouvement et il vient s'accroupir à ses côtés. « C'est bon, t'en fais pas. » Sa main se pose sur l'épaule de la jeune femme. Dans sa voix, pas la moindre trace d'épuisement ou d'énervement. Il n'y a que la douceur pour l'envelopper, que la sincérité pour la rassurer. « C'est jamais que de la vaisselle. » Et son sourire vient accompagner ses mots, alors qu'il cherche ses yeux des siens. Regarde-moi, Reyna. C'est rien, tu entends ? « Essaie de respirer. À fond. » Il repousse rapidement une mèche blonde, sans quitter ses côtés. Inquiet et attentionné. « Ça va aller. Je vais t'aider à nettoyer. » Et alors qu'il se redresse, il voit le chiot tenter de s'approcher. Il s'empresse de s'approcher pour l'attraper, le soulever et l'éloigner. « Reste pas là, toi. » Il traverse le salon sous le regard attentif de Wolfie, qu'il siffle également pour inviter à le suivre. Il ne dépose Baby qu'une fois arrivé dans sa chambre, et s'assure que les trois chiens sont bien là. « Ce sera pas long. Soyez sages. » Puis il ferme la porte derrière lui, ignorant le léger jappement du chiot. Mieux vaut ça que de devoir enlever les morceaux de verre des coussinets.

Rapidement, il attrape un balai et retourne dans la cuisine. Avise Reyna, et lui sourit. Bienveillant. « Respire, kiddo. » Ça va aller. C'est calme, et ça ne veut pas la stresser. Ça ne veut surtout pas la paniquer. Il pose le balai contre l'encadrement de la porte, conscient qu'il lui sera inutile de se mettre à nettoyer si d'autres objets sont encore pour se casser. Mieux vaut attendre que la tempête soit complètement passée. Mais pour ça, il fallait l'aider. L'aider à respirer, l'aider à se calmer. L'aider à dompter la détresse qui dansait au fond de ses yeux tristes, et qui menaçait de briser la vaisselle qu'il restait. Regarde-moi, Reyna. Regarde-moi.

Ça va aller.
Je te le promets.

(c) blue walrus

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MessageSujet: Re: (ichabod), the sun must set to rise.   Sam 14 Avr - 8:40

life goes on, it gets so heavy.
Elle avait été qualifiée de monstre, de démon même, par ses propres parents. Elle avait vu la frayeur dans les yeux de sa mère et les mépris dans le regard de son père. Reyna, elle avait toujours cru qu’elle était une fille comme une autre. Peut-être qu’elle était née avec une cuillère en argent dans la bouge, qu’elle venait de cette famille qui faisait parfois jalouser les gens tant elle semblait impeccable en tout point. Mais Rey, elle ne s’était jamais sentie différente des autres, certainement pas mieux qu’eux, tout ça parce qu’elle avait de l’argent plein son compte bancaire et ce depuis qu’elle était toute petite. Elle avait toujours voulu être comme les autres. Elle avait travaillé dur pour faire sa vie, loin de l’influence de ses parents. Elle avait étudié la médecine et elle avait été douée pour ça. Elle s’en était très bien sorti et comme pour être meilleure encore, sauver des vies et apprendre comment en sauver d’autre, elle s’était engagée dans l’armée. Elle y avait passé plusieurs mois et pendant ce temps, elle avait cru découvrir ce qu’il y avait de pire dans l’humanité. La haine, la violence, les combats sanglants, les hommes, les femmes, les enfants même, qu’on tuait sans se poser de questions. Ils étaient là les monstres non ? Armés jusqu’aux dents, d’un côté comme de l’autre, des machines à tuer qui ne se posaient pas de questions. Ces monstres là, ils avaient hanté ses rêves, ses cauchemars, quand elle était rentrée au pays. Elle n’avait jamais cru que ce serait elle, qu’on finirait à voir comme un monstre. Pourtant, peu de temps après la guerre, elle avait développé ce truc, ce pouvoir, si seulement on pouvait qualifier ça de cette façon. Les objets s’étaient mis à bouger, voler, éclater autour d’elle et dès lors, on avait commencé à avoir peur d’elle. Ses parents l’avaient enfermée, cachée, pour son bien, qu’ils avaient dit, alors que les exorcismes ressemblaient plus à de la torture qu’autre chose. Rien n’avait changé, elle était toujours comme ça aujourd’hui.

La plupart du temps, elle parvenait à contrôler son don. Elle avait ses techniques, qui se résumaient en des trucs de grand-mères souvent. Elle buvait du thé, des infusions, des choses censées la relaxer et elle faisait du yoga, du sport, le tout pour évacuer les émotions trop fortes et lui permettre de garder le contrôle sur ce qu’elle était. Le problème, c’était qu’elle était humaine avant tout et il y avait des moments où ça devait trop dur de se calmer. Y avait un sentiment qu’il était impossible de maintenir bien en ordre. L’amour, ça rendait fou, c’était douloureux autant que doucereux, c’était instable, explosif, surtout quand les choses n’étaient pas belles, roses et évidentes. Andres avait souvent réussi à la calmer, à canaliser ses émotions, peut-être l’avait-il fait sans même s’en rendre compte. Maintenant qu’il n’était plus là, elle se sentait constamment à la dérive et c’était idiot, mais le voir échanger quelques mots avec une autre femme, l’avait rendue folle. Elle savait au fond d’elle que ça ne voulait peut-être rien dire, qu’elle ne pouvait pas être jalouse d’une femme avec qui il avait échangé trois mots, mais il lui manquait tellement que c’était devenu incontrôlable et qu’elle avait été obligée de s’enfuir, pour ne pas que son pouvoir se manifeste dans un lieu public. Elle aurait probablement été bonne pour se faire de nouveau enfermée, exorcisée, tuée peut-être même, si elle avait dû exploser dans ce bar, au moins, ici elle ne craignait rien. Elle était en sécurité chez Ichabod, c’était un peu comme un havre de paix qu’elle s’était trouvée et dont elle avait vraiment besoin pour tenir le coup. Mais là, elle était en train de tout démolir, les objets volaient à travers la pièce, ceux qui étaient fragiles se brisaient, d’un choc violent contre un mur, d’autres retombaient lourdement, bruyamment sur le sol. Elle détestait ça, Rey, perdre le contrôle. Elle perdait son assurance au passage et elle avait l’impression de se trouver de nouveau à Dallas, au Texas, dans la maison familiale, soumise au jugement de ses parents. Elle avait l’impression, dans ces moments, qu’ils avaient raison et qu’elle était vraiment un monstre. Cette façon de penser, ce n’était pas ce qui allait l’aider à se défaire des émotions la submergeant, ce n’était pas comme ça qu’elle allait se calmer et pourtant, elle avait bien du mal à se calmer. La voix d’Ichabod avait quand même quelque chose de rassurant et elle essayait de s’y accrocher. Elle voulait se concentrer là-dessus, sur lui et ça avait au moins le mérite de ralentir un peu les choses, sans les arrêter complètement. Elle essayait de suivre ses conseils, de respirer lentement. Elle est rassurée qu’au moins, il éloigne les chiens, elle s’en serait voulu de leur faire du mal par accident, elle aurait dû penser à s’isoler, à s’enfermer quelque part, mais c’était le fouillis dans sa tête, si bien qu’elle se sentait incapable de réfléchir correctement. « J’essaie. » Qu’elle répondit dans un sanglot. Elle essayait de respirer calmement, mais y avait toujours quelque chose pour la contrarier, au fond de son esprit, elle pouvait remettre tout ça sur le dos des hormones, en vérité c’était loin d’être la seule raison. « C’est idiot, je voulais juste aller parler à Andres … » Il avait entendu parler d’Andres déjà, en long en large et en travers, il était souvent présenté dans ses discours comme le héros qui lui avait sauvé la vie, puis quelques fois, pour celui qui l’avait mise face à une réalité qu’elle aurait préféré fuir, qu’elle avait fuit, en le fuyant lui, comme pour essayer de préserver ce petit reste d’innocence, qui la rendait parfois naïve, candide, mais qui lui permettait de croire en ce qu’il y avait de bon dans le monde, même si elle avait souvent été confrontée au pire. « Mais y avait cette fille et … » Elle sanglota à nouveau, alors qu’un nouveau bruit de verre cassé se fit entendre. C’était de la jalousie ouais, et de la jalousie mal placée en plus. Si ça se trouve, cette fille lui avait demandé l’heure après tout à Andres, qu’est-ce qu’elle en savait Rey après tout ? D’un coup sans doute qu’elle s’était rendue compte qu’il y avait plein d’autres filles sur cette planète et qu’elle, elle avait abandonné le jeune homme, maintenant, il était libre de faire ce qu’il voulait s’en se soucier d’elle, le lien qu’ils avaient eu et qui lui avait été si précieux, elle l’avait brisée et la jalousie, elle cachait une tristesse contre laquelle elle ne pouvait pas lutter, mais aussi une culpabilité qui la rongeait à petit feu, la rendait folle et lui faisait perdre le contrôle sur tout le reste.


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MessageSujet: Re: (ichabod), the sun must set to rise.   Lun 7 Mai - 23:18

C'est dur, de respirer. Dur, de devoir se calmer. Il voit les sanglots secouer sa poitrine, les larmes continuer de couler sur ses joues et, pour la première fois depuis longtemps, il ne sait comment gérer la situation. Quelque chose lui échappe. Les assiettes qui se brisent autour de lui, les verres qui tombent, les poêles qui se décrochent et se fracassent sur le marbre. Tout ça ne l'inquiète pas. Ce qui l'inquiète, c'est Reyna. Il doute qu'il y ait seulement les hormones pour la foutre dans cet état. Il a l'impression de ne pas avoir toutes les cartes en main, mais il sait qu'il ne peut rien forcer. Qu'il ne veut pas l'obliger à s'expliquer — pas si elle n'en a pas elle-même envie. Mais il sent les morts au bord des lèvres de la blondinette, sent les dérapages de son coeur à chaque sanglots. Y a des pensées brutales dans le fond de ses grands yeux, et tant qu'il n'aura pas de mots pour les situer, il ne pourra pas l'aider. Pas comme il le voudrait.

« C’est idiot, je voulais juste aller parler à Andres … » Et soudain, le brouillard se lève. Accompagné par un léger soupir empathique de la part du Conway, qui ferme les yeux un instant et secoue la tête. Il ne lui en veut pas. Il comprend. Comprend tellement. Voudrait lui dire que ce n'est pas grave, lui dire qu'elle a le droit d'être triste, le droit de pleurer, mais que ça ne doit pas l'empêcher de respirer. Mais alors qu'il rouvre les paupières, elle poursuit. « Mais y avait cette fille et … » À nouveau, derrière elle, le fracas. Il y avait cette fille. Une fille dont elle ne connaissait visiblement pas le nom, ni même la nature de la relation avec un Andres dont il avait tant entendu parler. Mais cette simple fille suffisait à faire s'écraser au sol la vaisselle intacte qu'il lui restait. Pas grave. Quand elle sera calmée, on ira simplement en racheter.

« Reyna... » De sa voix douce, il tente à nouveau de l'envelopper. S'approche légèrement d'elle, s'accroupit à ses côtés. Un autre fracas, et il suspend son mouvement. Le don réagit plus violemment qu'il ne le pensait, et l'espace d'un instant il juge les objets disposés autour d'eux. Ceux qui sont encore en place — ceux qui pourraient être dangereux. Mais tout l'est. Le verre brisé, la faïence éclatée. Les bords tranchants, sur lesquels elle pourrait se couper. Il faut l'aider. La forcer à se calmer. L'arrêter. « Regarde-moi, Reyna. » Aux grands maux les grands remèdes. Il choisit d'ignorer la céramique brisée, le verre acéré autour d'eux. Ignorer ce qui pourrait le blesser, si le don de la petite Simmons continuait de réagir aussi violemment. « Tu as le droit de parler à Andres. Fille ou pas. » Tu portes son enfant, et il a le droit de le savoir, Reyna. Il le doit. Sinon, tu ne t'en sortiras pas. « Tu ne peux pas le laisser t'atteindre comme ça. » Il faut que tu te battes, Reyna. Et il avance sa main vers elle, pour la poser sur son bras. Doucement. Simplement. « Regarde-moi. » Il répète, articule lentement. Ses yeux qui trouvent ceux de la jeune femme, et il lui sourit. Paisiblement. « Je suis là. S'il le faut, je viendrai avec toi. » Il l'attendrait dehors, patienterait le temps qu'il faudrait. Mais si c'était de ce genre de courage dont elle avait besoin, il n'hésiterait pas. « Ou donne-lui rendez-vous au Galway. Là où tu te sentiras en sécurité. » Sa deuxième main vient essuyer une larme sur la joue de la jeune femme, avant de repousser une mèche de cheveux collée à sa peau par l'eau salée. « Mais il faut que tu lui parles. » C'est dur. Plus à dire qu'à faire, en tout cas — et il le sait. Sa facilité à s'exprimer ne lui a jamais fait oublier les difficultés que d'autres avaient à le faire. La présence de Slade à ses côtés en était un rappel éternel.

Lentement, il inspire. Expire. Mouvements exagérés, pour l'inciter à caler sa respiration sur la sienne. Il veut qu'elle comprenne qu'elle n'est pas seule. Que ses émotions peuvent être contrôlées, malgré les larmes sur ses joues et les sanglots qui agitent toujours son corps frêle. La vaisselle n'a pas besoin d'exploser. Les objets du salon n'ont pas besoin de commencer à tomber, les uns après les autres. Autour d'eux, le verre n'a pas à se soulever pour retomber, à intervalles réguliers. Tout ça devient dangereux — et il le sait. Il a vu du coin de l'oeil le bloc de couteaux de cuisine. Parmi les premiers à être tombés, malgré les couteaux pour la plupart encore fichés dans leurs encoches. Et il les a vues, les lames. Sortir doucement du bloc, tremblantes. Rejoindre le verre au sol. Les lames dangereuses, lames qui peuvent à tout instant voler et se retourner contre eux. Il est prêt. Prêt à s'interposer, s'il le faut. De la position dans laquelle il s'est mise, il cache les couteaux à Reyna. Lui sourit, encore et encore. Son corps pour la protéger, au moindre danger. Mais faut que tu te calmes, Reyna. Faut que tu te calmes avant qu'on n'en arrive là. « Je suis là, ok ? Respire avec moi. » Respire, Reyna. « On va nettoyer tout ça. Aller racheter ce qui est cassé. Et on va trouver quoi cuisiner pour ce soir. » Parmi les ingrédients qui ne sont pas tombés du frigo à la porte ouverte. « Rien que toi et moi, Reyna. » Ses doigts qui repoussent à nouveau une mèche de cheveux blonds. Son sourire, toujours plus doux. Ses yeux qui refusent de lâcher ceux de la jeune femme. Refusent de se concentrer sur quoi que ce soit d'autre que ses iris encore embués de larmes. Respire, Reyna. Respire avec moi. Fais en sorte que ça s'arrête. Tu verras : tout ira mieux après ça.

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MessageSujet: Re: (ichabod), the sun must set to rise.   Dim 13 Mai - 6:30

life goes on, it gets so heavy.
Elle se sentait idiote Reyna, complètement ridicule d’avoir pris la fuite comme ça, alors qu’elle avait voulu parler avec Andres. Peu importait qui était cette fille avec qui Andres avait été ce soir et la nature de leur relation, elle n’avait pas son mot à dire techniquement. Elle avait rompu, elle s’était barrée parce qu’elle avait paniqué, parce qu’elle avait cru que sa petite bulle de déni était menacée par les actions d’Andres. Qu’est-ce que ça lui aurait couté de lui faire confiance un peu ? Elle n’était pas idiote après tout, elle comprenait que c’était la vie de sa sœur qui avait été en jeu et évidemment qu’elle comprenait ce qu’elle représentait pour lui. Elle avait le sang de son propre frère sur les mains, elle l’avait tué alors qu’il avait essayé de l’aider, alors elle comprenait, peut-être mieux que n’importe qui, qu’il avait été prêt à tout pour sauver sa sœur. Mais Reyna, elle pensait que des fois, on n’était pas obligé de tuer tout le monde pour régler tous les problèmes. Elle aurait voulu que ce soit une option, pour une fois. Elle était partie alors, vexée qu’il n’ait pas voulu l’écouter, déçue par la réalité d’un monde qu’elle essayait de fuir. Andres lui avait sauvé la vie, elle avait été bien avec lui, mais fallait croire qu’elle avait préféré protéger sa bulle de déni plutôt que leur relation. Il ne pouvait pas comprendre Andres, dans le fond, peut-être que pendant tout ce temps, il s’était simplement dit qu’elle n’était qu’une pauvre fille bien naïve. Personne ne pouvait comprendre de toute façon, à part quelqu’un qui aurait été enfermé dans une cave et torturé par ses propres parents pendant plusieurs année, quelqu’un qui aurait tué son propre frère par accident. Rey, elle préférait que personne ne puisse la comprendre alors, parce qu’elle ne souhaitait à personne de connaitre ce qu’elle, elle avait connu.

Dans tous les cas, elle n’était sans doute pas en droit de juger les relations qu’Andres pouvait entretenir avec les autres femmes. C’était elle qui était partie après tout. Mais elle n’avait pas envie d’être si facilement remplaçable Rey, comme si elle n’avait pas eu plus d’importance aux yeux d’Andres qu’elle n’en avait eu pour ses parents. Il était différent non ? Il l’aimait aimée lui. Alors peut-être que c’était injuste de sa part à Rey, mais peu importait qui avait été cette fille, elle ne pouvait pas s’empêcher de ressentir une vive jalousie lui dévorer le cœur et démolir cette stabilité émotionnelle qu’elle s’efforçait de maintenir au jour le jour pour ne pas perdre le contrôle sur son don. Les hormones n’aidaient pas, en prime. Malgré les bruits provoqués par les objets qui voulaient et le brouhaha dans sa tête, la blonde, elle entendait la voix d’Ichabod, elle essayait de s’y accrocher pour faire taire le reste, c’était loin d’être évident.  Elle avait relevé le regard vers elle, essayant de focaliser toute son attention sur lui, pour récupérer le contrôle. Elle serrait les poings avec force, sentant ses ongles qui rentraient sous sa peau. Il savait bien qu’il fallait qu’elle se calme, qu’elle avait déjà fait assez de dégâts pour une crise de jalousie mal placée. « Je sais, je dois lui parler. » C’était une évidence qui allait devenir de plus en plus concrète au fil des mois, alors que le bébé au fond de ses tripes n’allait pas s’arrêter de grandir tout ça parce qu’elle manquait de courage. « Et s’il refuse de venir ? » Lui donner rendez-vous au Galway, Rey, elle aimait cette idée, parce qu’elle s’y sentait à l’aise, elle connaissait l’endroit et puis elle avait des amis là bas, Ichabod, Leora, Blair et que ça permettait de créer une ambiance apaisante. Mais évidemment qu’elle craignait qu’Andres ne se donne même pas la même de répondre à son invitation. Elle l’avait laissé tomber, alors elle le méritait dans le fond. C’était un problème pour une autre fois, pour le moment, le plus important, c’était de se calmer, de respirer lentement, comme Ichabod qu’elle essayait tant bien que mal d’imiter, alors que son cœur lui battait encore la chamade. Il fallait qu’elle se calme avant de causer encore plus de dégâts. Ce n’était pas grave, ce n’était qu’une fille avec qui Andres n’entretenait peut-être aucune relation. Peut-être que c’était un contact pour la chasse, une fille qui lui avait demandé du feu. Peut-être qu’elle avait encore ses chances elle, qu’il pouvait l’accepter, malgré ses erreurs, si elle se donnait la peine de revenir. Après tout, ce n’était pas cette fille qui portait son enfant. Cela dit, vu la vie qu’il menait, peut-être que ça l’arrangeait que la fille qui soit enceinte de lui disparaisse de son champ de vision. Il ne fallait, pas qu’elle pense à ça, pas maintenant. Elle hocha rapidement la tête aux propos d’Ichabod. Elle allait se calmer, nettoyer tout ça et reprendre une soirée normale. Peut-être que pendant ce temps là, Andres il allait en profiter pour tourner la page avec une autre, parce qu’elle n’avait pas eu le courage de traverser ce bar et de s’imposer. Elle avait envie de se foutre des claques pour les pensées qui n’avaient de cesse de traverser son esprit. Ça ne la calmait pas, au contraire. Elle s’éloigna un peu d’Ichabod, dans une volonté de replier ses jambes contre son abdomen, se recroqueviller sur elle-même, un mouvement qui fut bien vite stoppé alors qu’elle avait appuyé sa main sur un morceau de verre, la douleur venant ajouter un peu plus de chaos à tout le reste. « Merde. » Qu’elle grogna entre ses dents alors que la colère contre elle-même bouillait dans ses veines. Elle n’était pas capable de parler à Andres, elle avait foutu un bordel monstre chez Ichabod et elle en plus elle était assez débile pour se couper. Elle serra les dents en se répétant de se calmer, tout allait trop vite maintenant, si bien qu’elle n’eut même pas le temps de le voir, le couteau qui se planta dans la poitrine de son ami. « Ichabod ! » Elle hurla, entre détresse et surprise. Au moins, elle était formatée à ce genre de situation, pas à celle où elle envoyait des objets tranchants sur les gens, mais à celle où fallait arrêter de penser pour se concentrer sur une blessure. Alors tous les objets qui flottaient retombèrent au sol, attiré par la gravité et ils n’en bougèrent plus. « Ça va aller, ça va aller … » Qu’elle murmura, alors qu’elle prenait son pouls, trop faible pour qu’il survive jusqu’à l’hôpital. Alors, elle se releva pour courir jusque dans la salle de bain pour récupérer quelques objets de soin. Y avait pas grand-chose, mais elle avait connu pire à la guerre non. Elle s’agitait tant bien que mal, mais c’était trop tard. Il lui fallu plusieurs longues minutes et un travail minutieux, parce qu’il ne fallait évidemment pas retirer le couteau, avant de se rendre à l’évidence, c’était trop tard. Elle chercha de nouveau son pouls, une respiration même très faible, mais y avait plus rien. Elle en avait vu d’autre des morts, elle savait ce que ça faisait. Son frère était mort dans ses bras, dans les mêmes conditions. Il avait essayé de l’aider et il s’était pris une balle qu’elle avait repoussée avec ce maudit don. Finalement, elle le retira ce couteau, ce n’était pas comme si ça allait changer grand-chose. Elle le laissa retomber au sol, de ses mains tremblantes et pleines de sang. « Je suis désolée … » Qu’elle articula d’une voix faible avant de se recroqueviller, cette fois, jambes contre poitrine et visage contre ses genoux, comme pour masquer le bruit de ses sanglots. Elle allait finir en prison, en prime, parce qu’elle ne pouvait pas prouver que c’était un accident. Dans le fond, ce n’était pas plus mal, elle venait de tuer Ichabod, tout comme elle avait tué son frère, alors elle la méritait, la prison.



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(ichabod), the sun must set to rise.

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