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on vous invite à privilégier les fantômes, les médiums et les immunisés psychiques
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 (dancing on cold feet), maillis.

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MessageSujet: (dancing on cold feet), maillis.   Mer 18 Avr - 4:15

C’est tranquille au restaurant. Pas tout à fait seize heures, la foule du soir est encore loin, et de toute façon les mercredi soir ne sont jamais bien bien occupés. Quelque chose à propos du mercredi qui fait que les gens n’ont pas envie de sushis, il faut croire. Ça ne dérange pas à Ellis, il faut bien des soirées plus tranquilles de temps à autre, et ça lui permet de discuter un peu avec les clients qui sont là. Partager des anecdotes, échanger des sourires et des soirées mémorables. Pour se faire une clientèle loyale, qui va parler de l’établissement aux amis des amis - Ellis est loin d’être un businessman, mais y’a quelques trucs qu’il a appris au cours des dernières années, surtout en tenant un restaurant tout à lui. Alors il s’affaire derrière le comptoir, maniant le couteau et les ingrédients avec un habileté déconcertante, comme s’il avait fait ça toute sa vie. Pas tout à fait. Mais presque. Un talent inné, selon celle qui lui avait enseigné les rudiments au départ. Et il avait toujours été doué en cuisine, le grec, avait toujours eu le bon instinct, le bon flair. Ça avait commencé avec les poissons en Grèce, puis les cuisines un peu partout, et finalement le restaurant qu’il avait décidé d’ouvrir. Les sushis, tout le monde aime ça, et si les gens aiment pas, on peut toujours trouver son compte avec autre chose. Bandeau sur la tête, sourire aux lèvres, il salue un couple âgé qui sont devenus des habitués depuis quelques semaines, et leur souhaite de passer un bon voyage - ils profitent de l’été pour ajouter quelques kilomètres au compteur de la moto de monsieur, une idée qui fait rêver même Ellis, même s’il sait qu’il conduit une moto extrêmement mal, et que la dernière fois qu’il a essayé, il s’est retrouvé les genoux bien écorchés. Plus de peur que de mal, mais peu avide de retenter l’expérience.

Il plisse les yeux en regardant la prochaine commande à préparer, alors que la porte d’entrée s’ouvre sur la pluie à l’extérieur. Un client venant trouver refuge, et couteau acéré à la main, Ellis lève la tête pour sourire au nouvel arrivant. La saluation se bloque dans sa gorge alors que ses yeux se posent sur la silhouette trop familière, au même moment où le couteau s’abaisse pour trancher un morceau de concombre - mais c’est son doigt qu’il trouve. Trop surpris par l’apparition, choqué par son apparence. Pour une fois il se coupe, et la double surprise termine de lui enlever l’air des poumons. « Wha -  » Pourtant ce n’est pas son doigt qu’il regarde, mais plutôt la jeune femme qui s’avance vers lui, un visage qui ne peut pas être celui qu’il voit, elle n’a pas changé, mais alors pas changé d’une miette, pas depuis ces soirées là à Cape Town, c’est impossible. « Mairéad ?! » Le nom est étranglé dans sa gorge, alors que la douleur parvient finalement à son cerveau, et il lâche le couteau pour plisser des yeux, relevant la coupure pour la secouer dans les airs - comme si ça allait aider.

« Shit... » Il baisse les yeux un instant pour constater l’ampleur des dégats - c’est bon, il vivra, et étire le bras pour attraper une serviette et se l’enrouler autour du doigt. Mais le sourire se glisse rapidement sur ses lèvres alors qu’il retourne observer la jeune femme. Bon sang, elle est toujours aussi canon. Les cheveux fous, le regard malicieux, les pommettes saillantes. Ça fait quoi, dix ans ? Peut-être plus, il ne sait plus trop, depuis qu’il l’a vue la dernière fois, et elle n’a pas changé. Pas du tout. Il secoue la tête alors qu’elle s’approche toujours, « Well you sure know how to make an entrance. Hadn’t cut myself cooking in years, y’know. » Ses yeux pétillants sont incapables de se détourner d’elle, on dirait qu’elle a encore le même âge, c’est troublant même comment elle semble ne pas avoir vieilli. Peut-être qu’elle n’a pas vieilli, après tout. Les questions se bousculent dans la tête d’Ellis, déjà tout ça, et puis qu’est-ce qu’elle fait là, comment elle l’a trouvé, pourquoi est-elle ici, dans son resto ? Son doigt lui fait un mal de chien mais il le sent à peine, il sourit juste à la nouvelle venue, peut-être qu’il est en train d’halluciner mais si c’est le cas c’est une hallucination qu’il accepte avec le grand sourire. « Holy shit. I - man. I dunno what to say. » C’est vrai, les mots lui manquent, au grec. Par où commencer ? Quelles questions poser ? Alors il reste planté là, comme un imbécile, sourire immense sur le visage, à contempler un morceau du passé qui se ramène dans le présent. Sans une seule ride de plus.

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MessageSujet: Re: (dancing on cold feet), maillis.   Jeu 19 Avr - 5:44

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Depuis qu'elle avait débarqué en ville, les coïncidences n'arrêtaient pas de s'enchaîner. Coups d'instinct, coups du destin. À se demander ce qui avait animé toutes ses anciennes connaissances et fréquentations, pour que tous se retrouvent ici, dans cette petite ville miteuse au fin fond du Canada. Elle s'était mise à poser quelques questions, s'était laissée bercer par la curiosité latente d'en apprendre plus sur les environs. Elle avait débusqué cette vieille légende, les dires autour de ce Voile dont personne n'avait jamais pu prouver l'existence. Mais elle peinait encore à croire que cette chose ait un quelconque rapport avec les coups du destin qui se jouaient autour d'elle depuis qu'elle était arrivée dans les parages. D'abord Arabella, puis Slade. Ensuite son père. Elle commençait à trouver cette tendance amusante, et elle avait appris à repérer les pressentiments quand ceux-ci apparaissaient. Pressentiments qui, ce soir-là, la firent se figer devant un restaurant de sushis alors qu'elle remontait une avenue touristique plutôt populaire pour trouver un bar où s'arrêter. Elle n'avait pas particulièrement envie de manger, mais l'envie se fraya un chemin dans son esprit à mesure qu'elle observait la façade du restaurant. Après tout, pourquoi pas. Si ses tripes lui disaient d'entrer là, elle aurait été bien mal placée de ne pas les écouter. Jusque là, elles lui avaient toujours donné raison : l'instinct était fait pour être suivi. Et une fois de plus, elle décida avec un ronronnement d'excitation et de contentement de découvrir ce que cette ville étrange avait à lui réserver au milieu du poisson cru et du riz collant.

Elle entre, les papilles éveillées. Papilles de ses souvenirs, ses yeux se promenant sur les clients. Elle avait ressenti la personnalité, fortement dissimulée des représailles qu'on cherchait à lui infliger. Les énergies convergeaient en ce sens, et l'instinct avait été aussi fort que la curiosité de voir le visage de cet homme, que l'on recherchait visiblement activement, quelque part ailleurs. Recherchait pour lui faire payer ses mots — recherchait pour le tuer. Elle ressentait le désir de se faire oublier pour échapper à une vengeance qui viendrait tôt ou tard être réclamée. Ressentait sa sérénité, face à la stabilité du karma. Et l'idée lui vint alors de précipiter les choses, une fois qu'elle l'aurait retrouvé. Les précipiter, et regarder avec une satisfaction presque trop évidente le fuyard se faire attraper. Pourquoi pas, après tout ?

Mais alors qu'elle pesait le pour et le contre de la situation, ses yeux croisèrent finalement les siens. Et elle battit des cils. Essayant de détourner ses énergies, essayant de se persuader qu'elle s'était trompée. Qu'il ne pouvait s'agir de lui, que ce n'était pas la coïncidence qu'elle pensait. Que ce n'était pas l'absurdité de situation qu'il paraissait. Mais rien n'y fait. « Mairéad ?! » Elle entend son prénom dans sa bouche, et elle sait qu'elle ne s'est pas trompée. Que c'est bien lui que ses tripes étaient venu chercher. Et quand elle s'approche, instantanément attirée par sa voix, son aura, et par le sang qui coule de son doigt, elle ne peut plus le nier : le cafard, c'était lui aussi. Shit. So long for the big plan, baby. « Shit... » « You don't say. » Elle s'est approchée du comptoir, y a posé ses deux mains et le regarde. Un coup d'oeil à sa main, et au sang qui coule partout. Sur la nourriture, sur le plateau. Tout est foutu. Va falloir nettoyer. Remplacer. Recommencer. « Well you sure know how to make an entrance. Hadn’t cut myself cooking in years, y’know. » Elle ne sourit même pas. Son regard alterne entre le visage vieilli du grec et le sang qui coule toujours. Les sourcils haussés. « Why the hell are you cooking anyway ? Last time I saw you you were studying in... In something else. Can't remember what, but certainly not cooking. » Elle ne sait pas quoi en penser. Ne sait pas quoi penser de le voir là, si loin de Cape Town. Elle savait qu'il avait voyagé, pour le boulot de ses parents. Mais il n'avait pas l'air d'être là avec eux. Pas à en juger par l'aura de peur des représailles qu'il dégageait.

« Holy shit. I - man. I dunno what to say. » Et alors, alors seulement, elle sourit. Réalise qu'elle n'a pas changé. Qu'elle n'a pas pris une ride, et qu'il n'y comprend sûrement rien. Les années défilent, mais elle est restée identique. Comment expliquer ? Et comment expliquer qu'ils soient capables de se retrouver, si loin de l'Afrique du Sud ? Elle ne le pouvait pas. Les choses lui échappaient. Et elle ne put empêcher son sourire de s'élargir, alors qu'elle haussait les épaules. « You could say... Hi ? » Et elle le regarde. Plus d'attention pour le sang qui coule, goutte contre la lame du couteau, se répand en petite flaque autour de la bouffe. « Hi, Ellis. » Elle lui demanderait bien ce qu'elle fait là, mais elle le sait déjà. Et il y avait fort à parier pour qu'il lui mente, si la question en venait à être posée. Mente pour se protéger, tandis qu'elle se contenterait de rire en sachant la vérité. Mieux valait attendre. Attendre de se retrouver. Attendre de s'expliquer. « Sorry for your finger. » But no. Not really. Actually, I really like making an entrance. But it seems you sure as Hell remember it. « I can help you with it, if you want. » Elle se propose naturellement. Aucune arrière pensée, seulement la volonté de pouvoir lui parler loin des clients intrigués et des regards insistants. Seulement la volonté de pouvoir se faire maigrement pardonner, en lui faisant un pansement grossier. En lui expliquant, en lui souriant.  En profitant de sa légèreté et de son charme invétéré. Long time no see, baby.

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MessageSujet: Re: (dancing on cold feet), maillis.   Sam 5 Mai - 5:53

Un visage, et il est un gamin à nouveau, à Cape Town, avant même que l’idée du road trip aux USA ne germe dans son esprit et dans ceux de ses amis. Un gamin qui a encore tout à apprendre de la vie, qui ne pense pas à la paternité et qui ne se doute pas qu’il passera pas la case prison. Un gamin pas encore frappé par l’ironie de la vie, par la perte brûlante de ceux de qui il avait toujours cru ne jamais pouvoir vivre sans. Et pourtant. Des années avant que le destin ne lui dérobe Lena, avant que les circonstances lui emmènent Zena, et que ses choix le mènent à Blackwater Falls. Mairéad, elle appartient à une autre vie, à un autre Ellis, et pourtant elle est là devant lui, pas vieillie d’une seule ride, alors que le poids des années s’est tracé sur son visage à lui. Ça n’a rien de naturel et il le sait, l’accepte, il en a assez vu dans sa vie pour savoir que parfois, vaut mieux ne pas trop se poser de questions. Mais tout de même, des questions il en a tout plein, alors que la douleur se fraye à peine un chemin jusqu’à son cerveau. C’est une surprise trop inattendue, qui débarque du passé sans prévenir, le genre de retrouvailles auxquelles on ne peut pas se préparer. Il se souvient vaguement de cette époque là, où Mairéad avait attiré son regard et qu’ils s’étaient laissés porter jusque sous les draps, la belle Mairéad, l’intriguante Mairéad, faut croire que y’a des choses qui ne changent pas. Mais pour Ellis tout a changé, alors qui sait ce qui se passera maintenant que leurs chemins se sont croisés à nouveau ? Dur à dire. « Why the hell are you cooking anyway ? Last time I saw you you were studying in… In something else. Can’t remember what, but certainly not cooking. » Il sourit tout de même à se remarque. Lui-même peut à peine se rappeler dans quoi il étudiait à l’époque, l’université ça n’avait pas été pour lui, il l’avait réalisé bien vite. Bien plus facile de voyager et de foutre sa vie en l’air. « Well, y’know. One day you think you’re fit to run a company, the next you’re making sushis. » Il n’y a pas d’amertume dans sa voix, après tout il ne troquerait pas sa place pour rien au monde, Zena est trop importante et trop précieuse à sa vie pour qu’il se résoude à avoir des regrets.

Mais les mots lui manquent, au grec, devant le visage encore si jeune de Mairéad. Il se dit que peut-être sa mémoire lui fait défaut, que peut-être a-t’elle vieilli comme lui, que c’est son souvenir qui est flou et qu’il embellit les choses. Mais il n’arrive pas à vraiment le croire. Elle n’a vraiment pas changé. « You could say… Hi ? » Un sourire se craque sur le visage du grec, balayant rapidement la stupéfaction. « Hi. » Aussitôt dit, aussitôt fait, et malgré tout la confusion des retrouvailles il reste qu’il est content de la revoir. « Hi, Ellis. » Et elle se souvient de lui, de son nom même. Il ne peut nier que ça lui fait plaisir, et son sourire se glisse un peu dans le charme, parce qu’elle n’a pas changé, ce qui veut dire qu’elle est toujours aussi charmante. « Sorry for your finger. I can help you with it, if you want. » Il hausse les épaules, balaye l’air quand elle s’excuse pour son doigt. Rien de grave, juste une petite coupure, Dieu sait que ce n’est pas la première et certainement pas la dernière. Il hésite à accepter son aide, mais son doigt pisse le sang et ça n’a rien d’hygiénique. De plus, l’envie de taper la causette à Mairéad après toutes ces années est présente, alors Ellis accorde un sourire charmeur à Mairéad. « Yeah, sounds good. » Il fait signe à son cuisinier qu’il va s’occuper de son doigt, désignant la serviette maintenant cramoisie, et puis fait signe à Mairéad de le suivre en arrière-boutique. Le regard pointu du cuisinier les suit, et Ellis secoue la tête. « Just ignore him.  »

Bientôt la porte du bureau est poussée, et Ellis se dirige vers le coin de la pièce où se trouve une trousse de premiers soins. Il la dépose sur le bureau et se laisse retomber dans une chaise, désignant l’autre à la belle. « I can’t say I expected to see you in town. You didn’t come here to see me, have you ? » Évidemment, il rigole gentiment, il se doute bien que ce n’est pas le cas, après tout personne n’est censé savoir qu’il se trouve à Blackwater Falls à part les services policiers. Même ses parents ne savent pas où il se trouve. Et alors qu’il déroule la serviette, serrant un peu les dents à la douleur qui se répand, il garde les yeux sur elle, détaillant ses traits dans la lumière du petit bureau. « Damn. You really haven’t aged a day. »

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