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 "Douchebags Crispy Cream" {Dorian & Ciulin}

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hunter ○ ultraviolence
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MessageSujet: "Douchebags Crispy Cream" {Dorian & Ciulin}   Ven 29 Juin - 5:32




Appeler Shioban.
Pas appeler Shioban.

Un coude sur le comptoir de "Chez Margie", je tripote l'écran de mon téléphone tout neuf. Depuis que je l'ai acheté, cette fameuse soirée, le répertoire c’est étoffé de quelques noms : "Tony Binouze" a désormais comme petits camarades "Tea Daddy", "Curva", "Pipou la Chiale" et "Tequila Sunrise" pour faire des pâtés dans le bac à sable de l'annuaire. Cristian, fidèle à lui même, préfère les numéros masqués. "Pulica" qu'il aurait été enregistré, sinon.
Je tripote l'écran en me mordillant la lèvre inférieure.

Appeler Shioban.
Pas appeler Shioban.
Peut-être appeler Antoine, en fin de compte.
Pas appeler Antoine.

Putain de choix multiples.

Mon expiration produit un léger grondement qui fait froncer les sourcils de la taulière des lieux. Margie, soixante ballets au compteur, tout en os, en viande fermentée à l'alcool et à la clope. Une beauté  crevassé qui porte son caractère sur sa gueule tartinée de maquillage bon marché.
Qui met du rimmel bleue électrique de nos jours ? Margie t'es mon héroïne.

- Bordel, Ciulin, appelle là ta meuf et qu'on en parle plus ! qu'elle fait, en préparant un milkshake chocolat double, crème de cerise, surplus sirop de diabète.
- J'ai pas d'meuf.
- Mon cul c’est du poulet. Et la Belette qui t'a écrasé mon tabouret sur ta gueule ? Oh... Entrefilet toxique entre ses lèvres. A moins qu'ce soit l’Apollon barbu l'objet du délit....
- File- moi une autre bière, au lieu de potiner sur mon derche.
- T'arrêteras de soupirer ?
- Pt'êt même que j'courtiserais ta vieille volaille,
que je fais avec un sourire canaille.
- Tu veux pas plutôt un milkshake ? On fait promo.
- Y'a d'la bière dedans ?


Elle me jette son torchon au pif en rigolant. Je lui rends son ricanement.

- T'es perdu pour la cause gamin.
- J'demande qu'à êt'r'trouvé, Margie...


Mon regard glisse sur la coupe garnie qui se pose devant une tronche de blondie persoxydée. Instant de blanc. Je connais cette lippe boudeuse, ce teint blafard, ce regard-colère. J'ai porté ses caresses autour de mon cou pendant quelques semaines.

- Tout compte fait, sers- moi un milkshabe, Margie.


Je translate vers la connasse surhumaine qui me doit une passe. Le cuir du tabouret grince alors que je m'assoie à son flanc.

- Salut.. Grand sourire. Pas d’agressivité. Pas encore. J'pensais pas que c'était le sucre ta came, vue comment tu cognes...

Petit rire amusé.
Je range mon téléphone sans le revers de mon blouson.



Pas d'appels pour cette après-midi...
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shapeshifter ○ leave my body
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MessageSujet: Re: "Douchebags Crispy Cream" {Dorian & Ciulin}   Jeu 12 Juil - 20:00

Rouge
Rouge
Rouge

Filigrane carmin, rivière de sang. L’alarme des sirènes hurle. La promiscuité des corps s’effacent, les étreintes s’y dénouent.

Ta violence.
La folie à deux, des âmes macabres et surtout esseulées.
La rétine dégouline, les chairs se lamentent.

Le rêve y renonce, le jour agresse la nuit, domine les nouveaux lendemains.


Rappel à la réalité.

[...]

Le rouge comme la devanture et les sièges déglingués par endroit. Les pieds menus, calfeutrés à l’impact, frôlent l’entrée. L’estaminet paye pas de mine. Une place libre aux premières loges menant sur la rue. Cuir délavé contre le jean troué à l’effigie des modes caduc. L’été décline, les badauds maudissent la ville assiégée par les rumeurs. La crainte turbine en cavale sur ses tympans, lui décoche des rictus : ça parle de cadavres empilés et de décès.

Mortels, qu’il est si bon de voir expirer de leurs souffles périssables, d’interminables plaintes.
La clé qui tue son ennui.

― Vous avez choisi ?

Ses réponses s’en font tardives, à spéculer sur un repas, sans conviction.  Elle émiette son insolence, songe que la petite serveuse ne lui en voudra pas. Soupire rompu à gorge déployée, la nuée noire sous ses yeux s’envolent, crochetée sur l’arrête farouche de son minois.

― Et vous, vous aimez prendre quoi ?
― Il y a une promo sur les milke-shakes.
― Va pour un milke-shake dans ce cas.

La critique est féroce. La môme trainée sur l’estrade de son jugement. Première proie, première victime ;  oisillon fébrile, emprisonnée dans son rôle automate, exsangue de personnalité. L’esprit contrarié devant les impératifs de la fadeur.  La pourriture des discours. Alors l’espoir en perdition se raccroche à l’ultime trémulation secouant les organes d’acier et de béton, d'une cité en émoi.

Un coup de pied dans l'immense fourmilière.

Encore des combats et des raisons.
Mouvances des corps, ondulations des cordes vocales. Musique à l'arrière-plan. La cacophonie du monde est partout, et les grands s’affaissent. Aucun roi, ni dirigeant n’est éternel.  Gloire et règne avortés. Le crow se régale, goûte les lamentations, ingère les grêles existantes menacées d'extinction.
La peur des autres, comme l’ecstasy baignant l’embrun de ses veines.
Rythme mélancolique. Le silence de ses songes embrume le décor du bar, loin derrière.

― J'pensais pas que c'était le sucre ta came, vue comment tu cognes...

Elle relève les yeux, distraite. Ce n’est plus la serveuse filiforme qui lui fait face. Dilemme à son esprit.
LUI.
Intrusif, inconscient, souille un territoire établi. La pupille fauve se crante sur le blouson de cuir, la bouche vantarde. L’esgourde tendue vers l’arrogance en dent-de-scie.  Frison harponnée dans l’échine.
Synonyme d’un chaos verrouillé, charivari et scandales menés.
Les cadenas tonnent sous la contenance.
Prière qu’on exècre quand elle est trop rapidement exaucée. La mort protéiforme l'embrasse, et se pend à son cou.

Ciulin.

Nuage monochrome dans une pluie de monotonie.
Une masse vermeille.
Gueule de caïd, matou aux grands aises.
La bouche et les poings vaniteux.
L’enfer et la promesse avortée. Son septième ciel, court les rues sans trouver preneur, gamin des nuits bordéliques de sabbats.

― Ils en faisaient pas avec des morceaux de petit merdeux dedans.

Sourire serein, couronné d’un ton frivole.  Véhémence muselée.

L’oeillade à son égard, murmure son intérêt, sans voile, ni artifice : Conte-moi tes petits trauma,  darling.

Victoire à ceux qui y survivent.

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