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 under an italian sun (magdalena)

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MessageSujet: under an italian sun (magdalena)   Dim 8 Juil - 16:54

under an italian sun
Magdalena & Leora

Le soleil tapait déjà fort sur la terrasse du café Napolitain où Leora s’était installée pour déjeuner. Il avait fait un temps monstrueux ces dernières semaines et elle avait été cloîtrée dans les auberges de jeunesse où elle était descendue, mais le soleil refaisait enfin son apparition et Leora en profitait avec bonheur. Se trouver en Italie sous la pluie, c’était l’enfer. Elle avait bien rencontré un groupe de danois avec qui elle avait sympathisé, mais ils étaient partis quelques jours plus tôt et elle était restée seule, désœuvrée, à regarder les nuages noirs en attendant sans aucune patience qu’ils veuillent bien déguerpir. Elle avait une ville à découvrir et elle n’avait pas l’intention de le faire sous les trombes d’eau ! Elle commençait à s’enfoncer lentement mais sûrement dans la morosité à rester enfermée, et ça ne lui faisait pas du bien. Si le soleil ne revenait pas, elle risquait même de se laisser tenter par un retour au pays. Hazel lui manquait cruellement et peut-être qu’elle pourrait aller lui rendre visite à Cincinnati … Quitte à être sous la pluie, autant y être avec elle, son sourire suffirait sûrement à réchauffer son cœur et ses journées. Ca ferait aussi mal que ça ferait du bien, Leora le savait, mais Hazel avait remplacé la drogue et Leora ne comptait pas se désintoxiquer d’aussi tôt. Elle se laisserait crever plutôt que de renoncer à sa meilleure amie. Même s’il fallait supporter de la voir si heureuse avec son fiancé … Mais le soleil était revenu avant qu’elle ne prenne de billet pour les USA, avant qu’elle ne se laisse envahir trop durablement par la nostalgie d’Hazel. Leora n’avait pas attendu, et après avoir arpenté des vieux quartiers toute la matinée, elle s’était installée à ce café.

A présent qu’elle avait terminé sa bruschetta, et en attendant que le serveur ne revienne pour lui demander un café, Leora sortit son carnet et jeta un regard autour d’elle. Elle adorait les napolitains, elle s’était déjà arrêtée un bon moment durant la matinée pour dessiner une scène sur un marché. Les gens étaient hauts en couleur, ils parlaient fort et leurs gestes étaient pleins d’énergie, c’était un plaisir de les croquer du bout du crayon. Après avoir dessiné Hazel sous toutes les coutures – certaines moins avouables que d’autres – sur des pages et des pages, Leora se sentait soulagée d’avoir d’autres modèles pour se l’enlever un peu de la tête. Son regard fut attiré par la femme à quelques tables de là, qu’elle avait déjà repérée en s’installant. Elle s’était mise là pour lire visiblement, mais son téléphone ne cessait de sonner et Leora ne pensait pas l’avoir vu tourner une seule page depuis qu’elle était arrivée. Et justement, son téléphone sonnait à nouveau … Amusée, Leora entreprit de la dessiner. Son modèle étant plutôt statique, elle put prendre son temps pour la représenter correctement. Ce ne serait pas un esquisse de quelques coups de crayons comme elle le faisait sur le vif quand elle saisissait une scène de quelques instants, mais un véritable portrait sur lequel elle se concentra entièrement. La femme avait un visage plutôt atypique et des traits acérés, et son accent n’était pas celui d’une Napolitaine. Etrangère tout comme elle, sans doute … Mais pas une touriste, non. Elle n’en avait pas le profil, et ce téléphone qui sonnait sans discontinuer laissait présager qu’elle n’était pas ici pour profiter de la ville. Businesswoman, peut-être. Leora imagina la femme à la bourse de Chicago, ou au barreau d’un tribunal … Un sourire naquit lentement sur ses lèvres et elle délaissa un instant son portrait pour griffonner sur la page d’à côté quelques petites bulles sous forme de cartoon, tous représentant la femme. Elle la crayonna avec une perruque de juge suprême, puis en costume tailleur dans un bureau rempli d’hommes qui la fixaient avec appréhension … Ses yeux faisaient des allers-retours incessants en la femme et son carnet tandis qu’elle griffonnait ses bêtises.

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MessageSujet: Re: under an italian sun (magdalena)   Sam 14 Juil - 15:46


Le soleil frappe avec force, faisant luire les fronts ; les genoux ; les bras. La transpiration agréable, procurée par un soleil de feu qui, sans relâche, brunit les peaux les plus délicates. Au milieu de tout cela, dans la cohue d’une terrasse italienne, tu as allongé tes longues jambes un poil trop maigre sous une table de tôle blanche, libérées par un short de lin tout aussi pâle qu’adéquat pour les rêves de bronzage de sa propriétaire. Sandales au bout des pieds, chevilles croisées, tu essayes de lire du mieux que tu le peux. Tu essayes malheureusement, de tout ton cœur, mais sans succès. Les mystères de la littérature française resteront un secret pour toi tant que tu n’auras pas répondu aux appels incessants de Paul. Une oreillette Bluetooth pendouillant à ton lobe, tu appuies deux fois sur le bouton central. « What can I do for you, Paul ? Yes, the Baxter’s files are on my desk. Yes, on the right. Nice, you got it. Can I read my book, now ? Thank you, Paul. Good luck, Paul. » Et tu repars, comme si de rien n’était.

En réalité, c’est la septième fois que Paul t’appelles. Pas pour ce dossier, c’est certain, mais tout de même. La chaleur cogne toujours alors que tu attaques à nouveau la même phrase pour la huitième fois, parce que ta concentration n’en finit plus d’être troublée. La foule ne cesse d’être bruyante, et tu commences à te demander si c’était vraiment le bon endroit pour lire. Le béton de la terrasse chauffe sous tes talons, malgré le parasol orange qui te surplombe de toute sa grandeur. A chaque poignet, une chaine des plus fines orne ta peau alors que tu retournes à la page précédente, les sourcils froncés. Tu. As. Encore. Oublié.

Le téléphone sonne et tu souffles en laissant tes yeux rouler dans leurs orbites alors que tu poses le livre face contre la tôle avant de reprendre l’appel. « Yes, Paul ? No, it’s Irvin. Ask him, perhaps ? Let me read, Paul. » Et tu cliques sur le bouton au centre de l’appareil accroché à ton oreille sans attendre de réponse. L’index passe dans tes mèches pour les ramener en arrière, tes mèches blondes qui viennent chatouiller ta nuque malgré la longueur de celles-ci. Agacée, tu regardes autour de toi en conservant la tête haute et les épaules reculées. Ton regard est tel un scanner, observant chaque têtes de la terrasse comme lorsque tu accroches celui d’une jeune femme qui t’observes. Le reflexe prend le dessus sur la raison et tu détournes la tête pour reprendre ton livre, mais son visage reste planté dans tes pensées : est-ce qu’elle te regarde ?

Il y a tout un tas de gens qui regardent sans voir, qui analyse sans regarder. Des gens qui regardent sans vie, l’iris aussi vide que l’esprit est loin. Peut-être était-ce son cas ? Alors tu abandonne encore ta lecture et regarde du coin de l’œil. Tu l’observes avec discrétion, le livre légèrement remontée sur ton débardeur bleu ciel. Peut-être qu’elle te regarde, au final, et alors ? Et alors, peut-être qu’elle veut engager la conversation ? Tu te demandes un instant où en est ton italien, mais l’illusion risque d’être altérée dès que les mots franchiront tes lèvres. Tu n’as appris la langue que pour les vacances après tout. Doucement, ta tête se tourne pour faire craquer ta nuque pendant que tu réfléchis.
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MessageSujet: Re: under an italian sun (magdalena)   Mer 25 Juil - 14:49

under an italian sun
Magdalena & Leora

Les petites bulles de Leora s’animaient sous son crayon, alimentées par les bribes de conversation qu’elle parvenait à saisir de la femme. Elle s’était mise à parler en anglais pour son plus grand plaisir, et la jeune artiste se mit à griffonner le pauvre Paul, perdu au milieu du bureau de sa patronne. Elle songea au film The Devil Wears Prada, et releva les yeux pour scruter son modèle avec attention. Elle avait des traits lui rappelant un peu la Meryl Streep du film – qu’elle adorait, soit dit en passant. En avait-elle également le caractère ? Etait-elle un tyran qui écrasait tous ceux qui se dressaient sur son chemin ? Son visage inspirait une certaine force, mais Leora rechignait à y voir là du négatif. De la force, oui, mais également de la patience, comme elle pouvait en juger par sa conversation. Elle n’était pas une patronne si brutale que ça. Il n’en fallait pas beaucoup à Leora pour que son imagination s’emballe, et elle brodait allègrement sur les petits détails qu’elle avait déjà glanés. Elle hésitait encore quant à sa profession mais elle s’était déjà construit mentalement tout un personnage. Tant pis si ce n’était pas la réalité : qui s’en souciait ? Elle faisait le portrait d’une inconnue et elle mêlait ce qu’elle voyait à ce qu’elle imaginait. Cela rendait ses dessins plus vivants, et ils lui plaisaient bien mieux comme ça. Elle prenait plaisir à les revoir ensuite, et à se remémorer ces bribes de souvenirs.

Elle termina rapidement ses petits dessins secondaires, puis reposa les yeux sur la femme avant de reprendre son portrait. Il ne fallait pas non plus qu’elle perde trop de temps avec ses bêtises si elle voulait terminer de dessiner correctement la femme avant qu’elle ne s’en aille. Elle ne savait pas de combien de temps elle disposait. Elle voulait faire ça correctement, mais si son modèle décidait soudain de s’en aller … Ce serait terrible. Elle détestait avoir un dessin inachevé dans son carnet. Et pour le coup, celui-là serait vraiment très inachevé si elle décidait de se lever maintenant. Ne me faites pas ça, hein ? Restez là encore un moment. Leora avait mis de côté ses petites interrogations sur la femme, à présent. Elle se concentrait complètement sur son dessin. Et quand elle releva la tête, ses yeux croisèrent ceux de son modèle. Loin de se laisser démonter, Leora lui sourit, puis courba de nouveau la nuque pour continuer à crayonner. Sur sa page, le portrait prenait forme, et le visage commençait à être reconnaissable. Elle se sentait inspirée, sa main n’hésitait pas. Elle dessinait avec précision et rapidité, entraînée par une passion dévorante. Naples, autour d’elle, avait disparu. Il n’existait plus que ce café, et l’inconnue à quelques mètres d’elle qui posait si parfaitement sans même s’en rendre compte.

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MessageSujet: Re: under an italian sun (magdalena)   Lun 30 Juil - 3:44


Avec douceur, tu croises tes jambes entre elles pour te donner un peu plus contenance alors que la jeune femme te souris. Un sourire doux, vaporeux, qui te fait te sentir à l’aise d’une certaine manière. Chaleureux, puisque tel est le mot : son sourire chaleureux te fait doucement penser aux rues de Naples sous le soleil de la fin d’après-midi, avec sa foule éparse et ses pavés réchauffés par la lumières. Tu n’as pourtant pas gardé les yeux dans les siens trop longtemps, malgré un sourire à ton tour. Comme si tu te brulais, ton regard est retourné sur les mots un peu flous, les expressions poussiéreuses d’un français que tu ne maitrise qu’à peine. Foutues lubies que d’apprendre trois langues en même temps, comme si tu n’allais pas t’emmêler les pinceaux. Peinturlurer ta face du rouge de la honte et du rose de l’embarras, avec ce petit sourire dessiné au ciseau qui balafre ton visage d’un peu plus de gêne. C’est à ce moment que tu réalises que voilà déjà vingt bonnes minutes que tu relis inlassablement les mêmes mots. Avec une amertume à peine feinte, tu retourne le livre face contre la tôle de la table et pousse un profond soupir. Ta tasse est vidée en quelques gorgées, les doigts encerclant la tasse avec légèrement trop de force, de peur de la laisser réchapper de son destin. C’est le moment que choisis le serveur pour passer près de toi.

Un mouvement élégant de la main pour l’appeler, quelques mots brouillons en italien pour commander quelque chose d’autre, puis d’un ton légèrement plus taquin tu glisses quelques mots d’anglais. Ils sont presque là pour décorer, de ton accent roumain presque effacé, presque oublié mais qui persistera toujours sur les –r de chaque mot, de chaque phrase. Tu souris, solaire que tu es, face au garçon qui dodeline vivement et repart vers l’intérieur de l’enseigne après un léger regard derrière lui. Un marque page glissé au sein de l’ouvrage, tu ranges celui-ci dans un petit sac de cuir et repose ton attention sur la jeune femme qui ne cesse de te lancer de petits regards furtifs. Il n’y a plus vraiment de doutes à avoir, elle ne fait que te dessiner. Et, oubliant sans doute combien la scène peut être dérangeante d’un certain point de vue, tu l’observes t’observer. Tu fixes son poignet qui s’affole, sa main qui s’active. Un sourire étirant tes traits marqués, creusant quelques fossettes dans la peau de tes joues.

Le temps passe et la scène reste inchangée. Magdalena, le port altier et le dos droit, reste à regarder l’inconnue au dessin avec un sourire fantomatique sur ses traits (comme là pour l’éternité) alors que la course du temps ne s’arrêtera pour rien au monde. Peut-être que tu prends trop de plaisir à cela, Magdalena. Peut-être que ton égo ne remerciera pas cette jeune fille, qui ne pensait sans doute pas à mal ou à faire grossir ton égocentrisme. Peut-être que tu aurais de toute manière trouver une manière d’attirer l’attention. Toujours est-il que dès lors que son poignet de calme, que sa main ne fait plus qu’effleurer le papier de son dessin, tu te redresses finalement de toute ta hauteur. Déroulant ton mètre quatre-vingt, tu rassembles tes affaires en dodelinant de la tête, aux rythmes d’une chanson que tu fredonnes sans vraiment réfléchir. Une comptine que tu chantais étant enfant, qu’on t’avais apprise à l’école et qui n’avait plus jamais quitté ta caboche. Tu fredonnes en rangeant tes affaires, qui ne sont pas nombreuses, et en rassemblant la vaisselle agencée devant toi. Le pot de crème, la tasse de café vidée, la cuillère déposée sur le rebord de la coupelle avec une précision presque maladive.

Mais tes hanches ne se dirigent pas vers la caisse, loin de là. Elles se rapprochent d’elle, plus qu’autre chose. Ses cheveux noirs, son air concentré. Tu avances vers elle avec ton sourire le plus doux affiché sur ton visage comme on accroche un tableau sur un crochet. Doucement ta langue se déroule et laisse glisser un ton affable « I'd like to see how I look. May I ?» mais tu n’as pas réfléchis, tu n’as pas pensé. Petite pause rapide avant d’essayer quelque chose d’autre, bourré d’un accent bien malheureux. « Parlate inglese? » Tu déposes une main sur ta taille, l’enveloppant de tous tes doigts alors que tu t’appuies sur une chaise, attendant sa réponse avec impatience.

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