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on vous invite à privilégier les fantômes, les djinns et les petits humains
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 Écho || Mircea

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MessageSujet: Écho || Mircea   Mar 31 Juil - 8:15


J'ai le coeur qui bat terriblement fort. L'âme qui s'agite, l'esprit avec et le palpitant au bord du gouffre. Le regard fixé, sur tes traits, tant que j'ai dû m'arrêter de faire une quelconque activité, pour ne pas risquer le moindre accident. Est-ce vraiment... ? Le doute qui se creuse profondément, entre les veines, dans les synapses. Dieu sait le nombre d'heures que j'ai pu passer, à ressasser cette histoire de famille, terriblement tabou, si bien que Mère ne l'avait raconté qu'une fois, si peu fière de ses origines, de ce père devenu horreur, monstre aux canines sanguines. Elle me contait l'histoire d'un frère qui avait usé de sa force, pour tuer sa soeur. Et moi, moi... Je n'ai pu m'empêcher d'imaginer ta douleur, les cris au milieu du silence de tes nuits. Le regard perdu souvent sur le portrait figé, deux fois plus vieux que moi au moins. Les prunelles à la recherche des similitudes. J'ai pris bien des traits de feu mon père, mais je me plais à me dire que nous avons en commun, malgré tout.

Et là, face à moi,
le passé s'invite.

Qui l'aurait cru ? Que la seconde partie du miroir brisé serait aussi dans cette ville ? Comme si finalement, en venant ici, Johann avait rassemblé tous les bouts de puzzles qui pouvaient me manquer. Est-ce que je devrais te laisser en paix ? J'en suis incapable. Dans tes traits, il y a un quelque chose d'inexplicable, un quelque chose qui me pousse à rester là, à t'observer, toi et tes airs qui ne semblent plus rien attendre. Et pourtant, ça semble faire écho, en moi. C'est un mélange qui s'opère en moi. La peur de mal faire, qui se mélange à celle de cette solitude que je t'imagine. Toi, le renié, le mis à mal, celui qu'on a chassé plutôt que pleuré. Me traiterais-tu de folle, si je te disais que ton histoire m'avait touché ? Parce que... On a eu beau me la conter comme une d'horreur... J'y voyais ton visage perdre toutes ses expressions, toutes ses émotions, se figer à jamais dans le marbre. Peut-être est-ce à ce moment-là que ton coeur à cessé pour de bon de battre.

Peut-être est-ce l'Humanité qui
te l'a définitivement arraché.

Des mains qui se plongent dans des affres que plus personne ne souhaitait évoquer. Et toi... Qui c'en est soucié ? J'ai imaginé mille suites, à l'histoire. J'ai imaginé mille rédemptions, mille péchés, mille paradis, mille enfer. Condamné à errer, triste et solitaire. Ou ayant retrouvé le bonheur depuis. Ou mort, tué par cette guerre que peut-être tu ne souhaites pas entretenir. Celle secrète, qui sépare les êtres en deux camps distincts, sans se soucier du troisième, si moindre, qui tente de se faire plume pour signer l'armistice de paix, tendue à bras le corps. J'ai le coeur qui se compresse, à l'idée que tu ne sois qu'une victime que personne ne veut comprendre. Qui se serre davantage aussi, à l'idée que tu sois le bourreau tant décrit. J'ai mes pieds qui me font avancer vers une suite que je n'avais jamais écrite.

Bonsoir ! ... E-excusez-moi... ! Sois vaillante, Oana ! Je ne veux pas vous déranger, mais... Vous... Comment dire les choses ? Vous êtes bien monsieur Krantz ? Mircea Krantz ?

Le dé est lancé. La roue tourne. Le destin prend des nouvelles allures. Et l'avenir lui, semble plus que jamais incertain. Mais je reste là, droite et prête. À quoi exactement, je ne sais pas. Je ne mesure pas. Il y a juste que c'est toi, face à moi. Et que tu ne sais pas comme j'ai pu converser précieusement ton souvenir, au travers de mes voyages. Bonsoir, grand-père.
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MessageSujet: Re: Écho || Mircea   Mar 7 Aoû - 15:13

« The day of my birth, my death began its walk. »
Septembre 2017 - Dans la rue - Oana

Il est parti. Quelques semaines, éprouver son corps et sa tête, comme s'il ne le faisait pas assez depuis ces 80 dernières années. River a disparu, River n'est plus. River, il a été le dernier à le voir ; aussi, il se demande s'il n'a pas vu un fantôme, la dernière fois. Quand River a disparu, une chasseuse est venue le chercher, au pas de sa porte, chez lui. Dans sa demeure, son antre. Le seul endroit où il peut avoir un peu de paix, sans compter sur son démoniaque colocataire. Elle l'a tirée hors de chez lui, l'a menacé. Elle savait qui il était, ce qu'il était, elle savait même son nom, où il travaillait. Il y a pourtant si peu de monde qui connaisse son nom ici. Lui, le monstre sous le lit, invisible et pourtant effrayant. Le fantôme, l'ombre, le chat noir, l'inquiétante étrangeté. De tous les maux, elle l'a accusé. C'était lui le meurtrier, forcément. Des créatures comme lui ne cherchent que ça ; pourtant, comme il est pitoyable, comme elle devrait le savoir, le voir, s'en rendre compte. Le monde entier devrait ouvrir les yeux sur lui : il est dégueulasse. Dégueulasse, mais innocent ; lui non plus n'avait pas la moindre idée d'où pouvait bien être River.
Sans lui demander son avis, elle s'est fait inquisitrice, l'a traîné jusque dans les recoins les plus sombres de la ville.
Elle l'a fait chasser avec lui : chasser le fantôme de leur ami disparu. Elle l'a entraîné dans sa recherche, dans sa quête, jusqu'à ce qu'il n'en puis plus. Jusqu'à ce qu'il lui faille se sauver, sans quoi...
Sans quoi, il l'aurait tuée, elle aussi.

Il s'est enfuit si tôt qu'il a pu, laissant la femme à son sort funeste - ou non, qu'importe. Il a erré, des jours durant, dans les bois. La forêt reste encore le seul lieu où il n'est ni désiré, ni méprisé. Il est simplement là, toléré. Il participe à la vie tout en étant mort.

Des mois durant, il a disparu. Sans prévenir personne. Sans mot dire, pas même à Ezekiel - celui-ci aurait été capable de venir le chercher pour le malmener un peu plus. La mort a été son lot dans la tête des gens ; le magasin, laissé à l'abandon, sans doute pillé. Le courrier, probablement entassé sous, devant la porte. Les rideaux de métal austères encore baissés. Rien n'a changé depuis son départ : il a voulu se faire oublier du monde. Il a voulu effacer de sa mémoire la possibilité que tout ce qu'il a laissé derrière lui existe. Pourtant, la ville l'a rappelé. Alors il est revenu de son pèlerinage. Il est passé par chez lui, seulement pour récupérer du courrier : lettres entassées dans sa chambre, sur son lit défait.

Il n'a même pas pris le temps de se laver, d'essuyer le sang collé à son visage, à ses cheveux. Il sent la mort, et il le sait. Ses boucles noires collées à son front, son teint pâle encrassé par la terre, ses ongles noircis, sa barbe...
Sa barbe n'a pas bougé. Les cernes sur ses yeux non plus. Il est identique, comme depuis 60 ans maintenant. Toujours le même.
Devant son magasin, il passe probablement pour un clochard. Son manteau n'a de manteau que le nom, et s'apparente désormais plus à une guenille malmenée qu'à autre chose. Il espère sincèrement que personne ne viendra l'interpeller.

Il a envie de vomir. Mais il sait que s'il régurgite, ce sera du sang. Dans la rue. Devant tout le monde.

Le soleil fausse doucement compagnie à la ville, à l'heure où il retourne enfin dans son magasin, où le crissement du rideau métallique lui arrache les tympans. Lorsqu'il en ressort enfin, il passe une main dans ses cheveux collés à son front par le sang, s’essuie la joue rougie d'un revers de sang. On dirait qu'il s'est battu.
En touchant son visage, il sent qu'il est blessé. Ironiquement, son corps a refroidit, et il le sent plus raide, plus douloureux.

Un soupir.

Désormais, les derniers rayons de lumière qui inondent encore la rue s'en vont lentement. Presque visible à l’œil nu. Dans la rue, peu de passants, plus grand-monde. Quelques personnes passent, lui jettent un regard inquiet.

Sauf une.
Il n'a pas entendu, pas senti, les pas de la jeune fille s'arrêter, et ses yeux s'attarder sur lui. Il n'a pas non plus entendu son cœur qui bat plus fort subitement. Lorsqu'il pose ses prunelles brunes sur elle, le crissement du rideau métallique s'arrêtent enfin. Elle ne ressemble pas aux autres femmes qu'il a pu rencontrer - quoique. Celle-ci a quelque chose dans le regard. Un visage lumineux, comme si elle avait cueilli les derniers rayons de soleil pour les coiffer en bouquet et les lui offrir. Ses yeux bleus azur l'attirent quelques secondes, avant qu'il ne se renferme légèrement sur lui-même lorsqu'elle vient lui adresser la parole. Sans pour autant fuir. Elle lui semble innocente, bienveillante, presque...

... Un ange ?
Elle lui sort hélas son coutelas pour le poignarder sans qu'il s'en aperçoive. La vive douleur dans son dos, la mâchoire qui se serre subitement. Le sang qui monte à la tête - il n'est pas normal, il devrait être mort, pourquoi a-t-il cette sensation fantôme.
Un fantôme comme River ? Comment connaît-elle son nom ? Qui est-elle ? Lui qui est si... Si invisible, effacé. Il se fond dans le décor, il se détache de tout, personne, personne ne peut le connaître ici. Personne qu'il n'a pas déjà rencontré.
C'est impossible.

Sa respiration s'accélère, mais reste silencieuse. Il fait un pas en arrière, presque recroquevillé sur lui-même. Animal apeuré.

- Qui... Il déglutit. Comment-, le roumain tord ses lèvres. Impossible !

Un autre pas en arrière, il se mord les lèvres. Sa gorge se serre ; non. Non, c'est impossible qu'elle puisse le connaître. Cela fait des années qu'il ne laisse aucune femme s'approcher de lui.
La douleur dans son corps se fait plus vive aux endroits où il est blessé. Il agrippe son bras, le serre contre lui.
C'est impossible.
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@Oana Kilik
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MessageSujet: Re: Écho || Mircea   Mer 8 Aoû - 9:26


Je ne remarque le sang qu'en m'approchant. Et ça me prend plus encore les tripes, me donne encore plus d'approcher, pour au moins vérifier qu'il n'est pas à toi, pour tenter de te proposer au pire des soins. Mais c'est bel et bien ton patronyme qui m'échappe, dans un espoir qui pourrait se retrouver bien assez vite écrasé. Je te regarde avec force et courage, là où tu sembles prêt à te retirer de ce monde à nouveau, quand tu comprends ce que je viens de dire. Boum, boum, coeur qui se presse davantage dans le médiastin. Inquiétude qui se peint à son tour, sur mes traits, quand tu sembles prêt à vouloir rentrer dans un trou de souris. Le roumain qui s'invite et un bond encore de raté, de mon côté, en l'entendant. Sans trop savoir pourquoi, comme si cela confirmait le tout. Mon Dieu, c'est vraiment toi alors. La langue natale qui ressort ainsi, avec cet accent londonien qui ressort, parce que j'ai eu bien plus l'habitude de l'anglais dans ma vie.

Pardon, je ne veux pas vous faire paniquer !

Je ramène les mains contre mon poitrail, les croise entre elles, comme pour te montrer que je ne suis pas une menace, loin de là. Et je n'ose bouger, si ce n'est finalement de faire un pas en arrière, comme pour te laisser ton espace vital en paix.

Ne vous faites pas mal... S'il vous plaît...

Je te regarde serrer ton bras, me rappelle que les vampires ont une force plus développée que la moyenne humaine. Et j'ai peur que tu te brises l'os, comme dans une tentative de garder un quelconque contrôle ainsi. Je baisse finalement les yeux, inspire une gorgée d'air, avant de tenter une nouvelle approche.

Je suis désolée, je ne souhaitais pas vous faire peur d'une quelconque manière. Ne vous en faites pas, vous n'êtes pas en danger avec moi, pas du tout même. Je m'appelle Oana, pardon encore !

Et je tente un sourire, avant de relever les yeux et finalement me baisser, pour entourer mes genoux de mes bras, t'observant depuis le bas, comme pour tenter de me faire plus petite encore.

Vous préfériez peut-être qu'on s'éloigne de la lumière du soleil... ?

J'ai peur que les quelques rayons restants te fasse mal, te fatigue d'autant plus. Tu es dans un état visiblement pitoyable et ça m'inquiète que tu puisses être blessé, véritablement. Et je n'ai pas envie que tu te sentes la morsure du soleil, en plus du reste, quand bien même il soit tout occupé à disparaître. Prête finalement à me redresser et aller là où plus rien ne pourra t'agresser... Si ce n'est ma voix. Pardon.
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MessageSujet: Re: Écho || Mircea   Mer 5 Sep - 7:26

« The day of my birth, my death began its walk. »
Septembre 2017 - Dans la rue - Oana

Il a beau s'excuser, elle a beau rassurer, le cœur reste mort et l'adrénaline pulse toujours contre les tempes. Sensation d'être un fauve en cage d'un cirque. Un mélange de peur, de panique et d'humiliation. Elle lui souhaite du bien, mon Dieu, mais qui souhaiterait du bien à une créature comme lui ? À un meurtrier ? À ce monstre sauvage qui ne parvient même pas à s'éloigner de la ville, qui se sent obligé d'y retourner parce que ses instincts l'appellent et qu'il a besoin de tuer ? Il va la salir, si elle s'approche. Alors son dos touche le rideau métallique lorsqu'il s'éloigne de l'enfant ; plus aucune échappatoire. Ça y est. La panique s'empare de lui. Ça y est, il est fait comme un rat.

Elle se présente, il cherche dans sa tête. Dans la panique de son esprit, c'est l'éclat d'intelligence de sa lucidité qui perce le jour : Oana, Yaweh.
C'est forcément un ange.

- N'approchez pas.

Il lui semble se détendre quelque peu dans sa voix : les intentions de la jeune femme ont l'air des plus pures. Elle se comporte avec lui comme avec un animal apeuré, et bien qu'insulté, il ne se formalise pas plus que ça sur son attitude. Méfiant pourtant, ses cheveux noirs collés à son front, il la fusille de ses prunelles brunes. Le roumain inspire peu confiance. Impossible de savoir pourquoi, subitement, sa langue natale lui fait si peur. Dans la bouche d'une femme, tout lui fait un peu plus peur, ceci dit.

Il se déteste d'avoir à ce point raison. Le sous-entendu de la proposition hérisse sa peau, provoque des tremblements. En plus de connaître son nom, son prénom, elle connaît sa nature. Il la déteste. Sa nature, et elle. Il les déteste, et se déteste également. Une espèce de déni, comme si la jeune femme n’existait pas.

- Ferme-la ! Sa voix tonne, mais il ignore pour qui, pour quoi. Une minute de silence intense, pesant. Puis il se recentre sur l'individu en face de lui. Impossible de lui faire face par la force, il lui faudra y faire face avec le mental, aussi pourri et instable soit-il. Qui es-tu ? Comment tu connais mon nom ? Comment tu connais tout ça ? Il la fixe, ne la quitte pas des yeux, même pas pour les cligner. Ne t'approche pas !

Il a laissé tomber toutes les barrières que la politesse pouvait lui apporter comme une pierre dans un puits : s'il lui faut être une bête sauvage et violente pour se protéger, il le fera.
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MessageSujet: Re: Écho || Mircea   Jeu 20 Sep - 20:01


Je n'approche plus, quand tu me demandes de cesser. Et j'attends, simplement, tente de te rassurer au mieux encore. Je ne sais pas ce qui te fait autant peur. Ca m'arrache un peu plus le coeur, il faut l'avouer. Je m'en fiche de paraître terrifiante, quelque part. C'est juste que je ne mesure pas comment je peux le paraître, en fait. Alors je me dis que tu as dû vivre des choses terribles pour me craindre à ce point alors que si tu le souhaitais, tu pourrais me tuer en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Je le sais, le mesure. Mais j'ai confiance quand même. Et finalement, ta voix se donne des airs d'orages et je me tais soudainement, l'air de m'excuser un millier de fois. Alors, ce n'est qu'un souffle qui s'échappe de moi, pour marquer mes pensées.

Désolée...

Et je reste là, sans savoir quoi faire encore sur l'instant. Les questions fusent et je t'observe un instant, avant de te faire signe d'une main que ça ira. Doucement, de ma poche, je sors mon téléphone, prête à fouiller dedans.

Je m'appelle Oana... Je l'ai déjà dit. Bien assez vite, je trouve la photo que je cherchais. Alors je remonte les yeux vers toi. Oana Walkil... Le nom de ma mère, de la femme qui l'avait recueillie quand... Pincée dans le coeur. Doucement, je tourne l'écran, pour te montrer cette photo que j'ai de toi. C'est ma mère qui m'a raconté... Pour... Pour vous... C'était dans le grenier et... Enfin... Vous voyez... ?

Et je baisse le nez, coupable, pinçant les lèvres, avant d'éteindre le téléphone et le remettre là d'où il vient. Coeur qui bat à tout rompre, désormais... Je me demande comment tu l'entends, toi...

... Je ne vous veux aucun mal... Faible filet de voix qui s'échappe, alors que mes mains viennent s'agripper entre elles. Ne paniquez pas, je ne m'approcherais pas plus, je vous le promets... Je relève le regard finalement, vers ce sang qui suinte de tes cheveux. Vous êtes blessé, monsieur... ?

Je ne sais pas quelle réponse je peux préférer. J'inspire doucement, tente de faire bonne figure, alors que je suis rendu finalement plus pâle, par peur de te faire du mal avec tout ça.
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MessageSujet: Re: Écho || Mircea   Sam 24 Nov - 15:34

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Elle sait. Elle sait. Elle sait. Elle sait. Comment elle sait ? Comment ça se fait qu'elle sache ? Comment a-t-elle fait pour savoir, pour comprendre, être au courant de ce qu'il est ? Elle ne le juge même pas, c'est pire que tout : de la compassion, de la bienveillance, de la gentillesse. Il ne comprend pas. Il se sent meurtri, piégé, apeuré, désœuvré. Incapable de bouger. Et elle, avec sa douceur, sa tendresse ; mon dieu, elle lui rappelle quelqu'un. Et c'est ça le pire. C'est qu'elle lui rappelle quelqu'un. Alors qu'il n'a que très difficilement la mémoire des gens. Comment elle sait ? Pourquoi elle lui dit quelque chose comme ça ? La situation le dépasse. Il serre le poing, serre les dents.
Ses yeux s'écarquillent en voyant la photo sur le téléphone.

Ta mère ?


Il se rapproche, brusquement, pour regarder de plus près. Au niveau de la jeune femme, il a un genou à terre, les deux mains aussi, comme un animal venu sentir la main venant le nourrir. Ou lui ôter la vie. Le coeur de la jeune fille bat la chamade, pire encore. Sa propre poitrine se soulève douloureusement, s'abaisse tout aussi vivement. Il ne comprend pas. Rien n'a de sens, subitement. Sa mère ?
Il recule aussi brutalement qu'il est arrivé, mais moins loin. Son regard paniqué et sa respiration vive cherche un point d'accroche quelque part, quelque chose de rassurant, auquel s'encrer pour mieux respirer. Mais rien ne lui vient. Ses vêtements ruinés, les humeurs sur son visage, ses cheveux, de la terre sur les mains.

Son propre cœur est brutalisé, tendu, blessé. Il souffre tellement d'avoir vu et entendu ça. Plus encore que ses propres blessures physiques. Il pourrait la faire disparaître sur-le-champs. L'achever, l'effacer de cette terre pour qu'elle parte avec ce souvenir. Le douloureux souvenir de son passé.

Ma tendre sœur.

Subitement, il s'effondre sur ses genoux. Les souvenirs lui percutent l'intérieur du crâne à toute vitesse, brisent tout à l'intérieur de ses os. Il ne se sent plus capable de tenir debout, tremble : des tremblements de tristesse, comme ça fait longtemps qu'il n'en a pas eu. Pas des tremblements de panique, mais de profonde tristesse. Le cou qui craque sous le coup de sa main. Abattu sur-le-champs par ses souvenirs. Un fusillé de guerre, guerre d'une violence inouïe. Il se rappelle des soldats venus saccager leurs maisons, violer les femmes, exécuter les hommes. Comment lui et sa famille s'en sont sorti. Soudain, les larmes. Des torrents de larmes. Il s'essuie une joue, puis les yeux, pleure dans ses mains. Il implore enfin.

- Mira... Le nom de sa sœur dans sa gorge serrée et entre ses lèvres tremblantes lui déchire la chair. Il n'en peut plus, il craque. S'il est blessé ? Partout. Tout le temps. Blessé dans tous les coins, écorché vif, le cœur ouvert. Il ne sait même plus comment articuler le moindre mot anglais ; la seule chose qui lui vient est sa langue natale. Il est si triste, subitement. Une tristesse qu'il n'a pas affronté depuis tant de temps. Comment ? Il relève la tête, les yeux embués de larmes. Les joues humides ; ses muscles lui font un mal de chien. Comment tu as eu cette photo ? Qui est ta mère ? Un nouveau sanglot. Les yeux rivés dans ceux de la jeune femme, il cherche en elle toutes les réponses à ses questions. Qui es-tu ? Courbé sur le sol, il est agenouillé cette fois. Ses larmes ruissellent sur les pavés sales de la ville. Le front presque à terre, il implore de nouveau. Je t'en supplie. Raconte-moi.

Le besoin de savoir est si fort. La tristesse et la douleur le sont aussi. Il souffre, souffre tant ; il a besoin de savoir. Et cette fille, si gentille, pourtant si destructrice. Elle est venue, avec ses ailes et son visage d'ange, apporter la paix dans le cœur d'un monstre, mais elle lui apparaît maintenant comme un bourreau, celle possédant les clés pour le tourmenter. Il oublie le sang qui coule encore sur son front : la vraie douleur se trouve désormais à l'intérieur de lui.

Il a si peur de comprendre pourquoi elle lui dit quelque chose.
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MessageSujet: Re: Écho || Mircea   Dim 25 Nov - 1:27


La photo qui t'a réellement intriguée, comme pour vérifier qu'il s'agissait bien de toi, comme pour voir ce reflet depuis longtemps perdu. Je t'observe, le coeur battant, vaillant. Et je me demande quelle est ton histoire pour que tu sois ainsi, pour quelle raison tu sembles être brisé, tout comme mon palpitant semble prêt à se fendre de toute part, sous la douleur que je peux ressentir de ta part. j'aimerais pouvoir faire quelque chose, te prendre entre mes bras en murmurant que ça ira, que plus personne ne te fera du mal. Mais ça serait mentir malheureusement, puis j'ai promis de ne pas t'approcher de nouveau plus que ça. Je ne peux que faire avec certains animaux trop craintifs, rester là où je suis et te laisser faire le reste. Mais tu te rebiques d'un coup de nouveau et finalement, tu fonds bel et bien en larmes. Et je me sens prête à pleurer de même, les poings qui se serrent sur le tissu que j'ai à portée, pour ne pas craquer et te mettre plus dans le mal encore...

Je suis désolée, pardon... ! Je murmure, tente de me faire barrage face à ta peine mais elle te frappe trop de plein fouet et je crois que je vais devoir reconnaître que tout est de ma faute. Et je me sens mal, si mal, pour toi, pour tout ce que tu as dû vivre en autant de temps. J'aimerais disparaître, n'avoir jamais été dans cette rue, ne t'avoir jamais abordé. Parce que si je ne l'avais pas fait, tu ne pleurerais pas... Le prénom qui sort d'entre tes lèvres... Il se fracasse contre moi et me rappelle l'histoire conté par ma mère. Pardon... De te rappeler tout ceci. D'avoir été trop bête pour réfléchir plus que ce que j'ai pu faire. D'avoir cru que les choses auraient pu être jolies pour une fois. D'être naïve aussi, finalement. Et tu me montres tes yeux et face à ceux-ci, tu sais, toutes mes plus profondes conviction se retrouvent renforcées. Les monstres ne savent pas pleurer, non ? Je dois reprendre une goulée d'air, avant de hocher même si tu ne me regardes plus. Et je vais chercher un mouchoir dans une poche. Je vais tout vous raconter... Je peux... ? Je te montre le mouchoir, te désigne mon visage d'un doigt, comme pour tenter de t'expliquer que je veux simplement tenter de calmer le tout. Et si tu acceptes, alors j'approcherai si doucement, pour tenter de calmer le flot sur tes joues, le sang de ton front.

Cette photo était dans le grenier... Elle était le souvenir qu'avait ma mère de... Je pince les lèvres, t'observe dans les yeux si je peux, décidée à te dire toute la vérité. De son père, monsieur... Boum, boum, boum... Elle avait été confiée à quelqu'un à sa naissance, a pris son nom parce que vous aviez disparu... Je ne sais pas où tu étais. Mais ne t'en fais pas, on peut grandir sans père tu sais, ce n'est pas si terrible que ça peut le paraître. On lui a raconté votre histoire plus tard... Je ne sais pas trop quand ils ont compris pour votre nature, monsieur. Juste ils ont dû finir par comprendre, ma mère... Elle a été amoureuse de... D'un chasseur, vous voyez... ? Sans père, ce n'est pas si terrible tu sais. Sans famille, même... Alors peut-être que c'est lui qui a expliqué le tout... ?  Je ne sais pas, monsieur... Je secoue doucement la tête, perdue dans ce tableau-là, n'ayant jamais pu questionner plus en amont sur tout cela. Mais un jour... Un jour, elle m'a parlé de vous et m'a raconté mon histoire familiale... De Père à elle... Est-ce que tu m'écoutes encore ? Je suis allée en Roumanie, l'an dernier... Et j'ai trouvé cette photo de vous... Je... Je l'ai ramené avec moi... Si vous voulez... Je... Je pourrais la déchirer... Je... Voix tremblante, sincérité à fleur de peau. Je ne voulais pas vous faire le moindre mal, monsieur...

Pardon.
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MessageSujet: Re: Écho || Mircea   Ven 30 Nov - 16:12

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Septembre 2017 - Dans la rue - Oana

Des excuses, encore et toujours ; des excuses qui n'arrêtent pas, des excuses qui tournent en boucle dans sa tête malade, des pardons, des "désolée" à n'en plus finir, à en avoir la gerbe et le mal de vivre. Il ne veut pas d'excuses, c'est pourtant simple non ? Il veut seulement la vérité, qu'on lui explique, qu'on lui allège un peu cette peine et ce poids dans son estomac. Oana, tu as beau rester là, statique et incapable de dire quoi que ce soit, est-ce que tu te rends simplement compte que tes mots ne sont plus que des poids supplémentaires qui s'ajoutent au cou du condamné à mort ?

Elle lui propose de le soigner. Il a l'impression que c'est une condition pour un contrat, qu'il est en train de signer un pacte avec un démon ; il hoche la tête. Vas-y, essuie ses larmes, sali la pureté de ton mouchoir avec son sang qui dégouline contre le sol. Il n'a pas l'air de vouloir s'arrêter de couler ; attention, il est blessé. Il est capable de tout. À l'intérieur, il le sent. Il peut lui sauter dessus, la dévorer, la faire disparaître de ce monde. Il serait repu, soigné, et aurait digéré ses démons. Littéralement. Mais il est trop faible. Pas physiquement. Moralement. Trop faible. Trop torturé. Trop fatigué. Elle peut lui faire ce qu'elle veut, elle. De toute façon, entre ses cheveux et ses larmes, il ne voit rien.

Sauf que les choses ne se passent pas comme prévu. Comme d'habitude. Ce n'est pas un mouchoir qu'il sent caresser sa joue, c'est la lame d'un couteau. Puis un coup dans les tripes, sans sommation. "Son père". Ses yeux s'écarquillent et même son souffle s'arrête. S'il avait encore un cœur fonctionnel, il cesserait sans doute de battre, lui-aussi. De toutes les gifles qu'a pu lui mettre la vie ces derniers temps, se savoir père est la plus violente. Il a un enfant. Et cet enfant a un enfant. Et cet enfant de son enfant est là, à portée de main, et c'est sa voix qui résonne dans ses oreilles, et c'est son coeur qu'il entend battre comme des tambours de guerre.
Il pourrait tout achever, là, tout de suite. Il pourrait lui arracher la jugulaire, la carotide, lui éclater le crâne sur le sol. S'enfuir en courant, chercher la protection d'Asmodée.

Mais il ne bouge pas. Il n'y parvient pas.


Statique.


C'est si douloureux. Pourquoi c'est si douloureux ?
Il est fatigué.

Il la laisse parler.

Je ne sais pas trop quand ils ont compris pour votre nature, monsieur.
Quand il a tué sa sœur d'un revers de main parce que celle-ci trop triste de l'avoir vu disparaître et de le voir ainsi changé l'a brusqué et que lui connard qu'il est n'a su réagir autrement que par la violence ce qui a causé la perte de son âme-sœur la seule femme au monde qu'il ait vraiment aimé et qu'il aimera toujours avec laquelle il prévoyait de faire sa vie entière et de mourir à ses côtés et de la voir réussir là où lui aurait échoué et ils auraient vécu loin de toutes leurs misère sur les routes et elle danserait encore dans la rue et son voile volerait encore au soleil et son parfum apporterait encore de la tendresse dans son cœur affamé et il l'aurait aimé comme il l'a toujours aimé et comme il l'aimera toujours

La seule partie de lui qu'il aimait est morte, disparue, envolée. À cause de lui. Il détruit tout ce qu'il touche.
Tout. Ce. Qu'il. Touche.

Il ne t'écoute plus.

En un éclair, ses mains attrapent le visage d'Oana. Il plante ses yeux dans les siens. Des yeux fous, mais fous de tristesse. D'une peine infinie. Il ne respire toujours pas. À vrai dire, il ne voit même pas clair. Tout est trouble. Sa poigne sur le visage de la jeune fille est étonnamment douce. Il ne serre pas. Il tient simplement son visage entre ses doigts. Et il la regarde. La scrute. Scrute ses yeux doux de femme douce et gentille qui ne lui veut pas de mal. Ça le dégoûte, mais au fond de lui, quelque chose revient.
Dans les cendre de son cœur, quelque chose renaît.
Éclate en sanglot. Ses lèvres froides se posent sur le front de sa petite fille.
Sa petite fille.
Un baiser délicat, d'une tendresse infinie pour un monstre comme lui. Il pourrait tout terminer à l'instant. Il a la possibilité de la finir, de la tuer, pour de bon. Qu'elle éclate en morceaux de souvenirs. Il la déteste tellement. Mais cette chose, là, qui vient à peine de bourgeonner. Cette chose-là l'aime, et irradie, s'impose sur ce monstre viscéral et pulsionnel qu'il s'évertue à refouler par moral. Cette chose-là, elle l'incite à la serrer dans ses bras, la prendre contre son cœur. Il lui résiste, branlant, sur un dilemme qu'il ne peut se décider à résoudre. C'est un entre-deux obscur, néfaste, manichéen. Le bien et le mal s'affrontent à l'intérieur.

- Parles-moi d'elle. Murmure-t-il, la voix brisée par des sanglots. Raconte-moi ta mère.
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MessageSujet: Re: Écho || Mircea   Mer 5 Déc - 6:40


Je ne savais pas à quoi m'attendre, en parlant autant. Mais je t'avais promis toute la vérité alors la voici, quand bien même j'ai l'impression que tu as décroché avant qu'elle n'ait été donnée entièrement. Mais il y a ce geste soudain de ta part, pour venir me saisir le visage. Et ne crois pas que les battements de mon coeur sont ceux de l'affolement. Juste de la surprise sur l'instant, mais sans peur aucune. Je te regarde dans les yeux quand tu sembles me le demander de toute ton attitude. Et les miens te disent bien des choses, sans doute ce qu'il pourrait y avoir de plus terrible pour toi mais... Ils t'acceptent. Et le mouvement se fait, alors que clos les paupières pour ce moment qui se grave à jamais dans ma mémoire. Pour le coup, tes larmes sont rejointes des miennes, plus discrètes mais présentes, face à cet instant. Et avec timidité, mes mains viennent s'accrocher à toi, t'entourer doucement pour t'offrir un peu de cette chaleur qui est mienne. Maman... Un sourire vient à naître sur mon visage, petit mais bien là, plein d'une émotion qui me dévore le coeur à présent. Elle s'appelle Alina... Et je te parle alors d'elle, te raconte ce qu'elle est. Son âge, ce qu'elle fait à présent à Londres. Depuis combien de temps on y vit. Elle est parfois un peu rigide mais c'est la meilleure des mères... Je l'aime, profondément et la remercie chaque jour de tout ce qu'elle m'a donné, sans penser à ce qui n'a pas été. Je te parle de son caractère, franc et terrible par moment, mais qui sait être doux et conciliant parfois.

Et dans un rire qui contient un nouveau sanglot, je te parle de ses attaches à notre terre natale, de ce monde qu'elle n'a jamais cessé d'aimer. Elle adore Mărţişor... Et j'en ai eu, des porte bonheur en ce jour, même lorsque j'étais trop petite pour comprendre. J'ai un pincement au coeur de me dire que pour prochain mois de mars, je ne serais pas avec elle pour le fêter. Je te frotte doucement le dos, tout en parlant, comme pour tenter d'apaiser les pleurs qui t'agitent encore, sans songer un seul instant à ceux que je peux bien abriter moi-même. Et je ne pense pas à te parler de moi, juste à m'évoquer parfois lorsque c'est nécessaire, lorsque je fais parti de l'histoire de Mère. Elle est toujours à Londres... Je ne crois pas qu'elle bougera de nouveau de là-bas un jour... Elle s'y est faite de nouvelles attaches, différentes de celles en Roumanie. Je tente de penser à tout ce que j'aurais pu ne pas te dire, mais j'ai l'impression d'avoir tout raté encore, en même temps que tout semble avoir été évoqué, de son manque d'humour parfois à ses fous rires face à des choses absurdes. Dans le fond, je crois que l'essentiel a été dit, qu'elle est une femme qui a eu un vécu certain et qui a su s'accomplir. Je recule au bout d'un temps si tu es toujours là, contre moi, pour venir doucement mettre mes pouces sur tes joues, pour les frotter et tenter d'effacer le tout dans un sourire mélangeant un tas de sentiments. La joie primaire, l'inquiétude quelque part, l'espérance aussi. Dites... Mes yeux qui te parcourent encore, qui aimerait se gorger de ta présence tout en sachant que ça ne sera jamais possible. Est-ce que... Est-ce que ça va aller... ?
Je m'en fais pour toi, depuis tant d'années.
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Écho || Mircea

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