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on vous invite à privilégier les fantômes et les petits humaiiiiiiins
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 (up in flames), ichabella.

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MessageSujet: (up in flames), ichabella.   Mar 7 Aoû - 23:58

Le souffle court. Les larmes à peine séchées sur le joues, et le coeur battant. L’instinct maternel qui défonce tout, qui vaint tout. Jacob, dans sa chambre. Caché, comme sa maman lui a appris. Arabella ne tremble pas. Elle relève le menton, et toise Paolo de yeux sombres. I’m warning you. Le venin qui sort d’entre ses lèvres. Another step and I’ll shoot. I swear I’ll shoot. Arrogant, il fait un pas en avant. Puis un autre, puis un autre. C’est trop tard quand le doigt d’Arabella appuie sur la détente. Il parvient à attraper son poignet pour le tordre violemment. La balle part, se perd quelque part dans la cuisine. Il la secoue, lui hurle de lâcher le flingue. Arabella résiste, et il frappe. Coup sur la joue, qui résonne dans la tête de la mexicaine. You fucking psycho ! Il la plaque contre le mur, la frappe encore. Dans l’estomac, cette fois. Le souffle coupé, il vocifère ses menaces. Sifflantes, tranchantes. Arabella se débat contre sa poigne, mais il ne fait que lui frapper la tête contre le mur, et glisser ses doigts autour de sa gorge. La mexicaine ne faiblit pas. S’acharne, sa main ne quitte pas l’arme qu’il veut désespérément lui enlever. Et alors qu’il l’étrangle plus fort, alors que les larmes et les points noirs brouillent sa vision, elle parvient à bouger l’arme. Cette fois, elle n’hésite pas. Elle tire. Le son est foudrayant. Le sang gicle, et la prise de Paolo se volatilise. Le cadavre. Les yeux vides. Le fusil entre les mains tremblantes. Arabella qui déglutit. Il est mort.

Paolo rouvre les yeux. La toise. Ouvre la bouche, d’où du sang épais et noir s’échappe.
Meurtrière.

Des flashs. Paolo, Jacob, Ichabod. Tout le monde. Le sang, la mort. Meurtrière.

Arabella se redresse dans le lit, avale une grande bouffée d’air. La respiration érrétique, les larmes brûlantes aux yeux. Le cauchemar noir, les pensées sombres. Elle se revoit, pistolet entre les doigts, l’odeur du sang, de la vie qu’elle a arrachée. Pour sauver sa propre peau, elle le sait, et celle de son fils aussi - mais tout de même. Le cauchemar n’est pas isolé, il est fréquent. Même si ça fait plusieurs mois maintenant qu’elle est arrivée à Blackwater Falls, plusieurs mois que tout ça est arrivé, elle commence tout juste à l’assimiler. Le temps que ça fasse son chemin dans sa tête, que ça s’installe, qu’elle le comprenne - elle a tué. Pour elle, pour Jacob. Mais elle a tué. Cette vie, c’est elle qui l’a prise. Mais cette nuit, le rêve est particulièrement violent. Le souvenir étrangement clair, jusque dans les odeurs, jusque dans le fourmillement dans ses doigts. Arabella ferme les yeux face à la noirceur de la chambre, essaie de rassembler ses pensées. De se rappeler où elle est, ce qui est vrai, ce qui ne l’est pas. C’est compliqué. Son esprit est un grand fouillis, ses pensées s’emmêlent, elle ne sait plus rien. A du mal à reprendre le contrôle de sa respiration, consciente d’absolument rien autour d’elle. Un ou deux sanglots qui franchissent le cap de ses lèvres, mais elle ne pleure pas - ce ne sont que des hoquets de peur, de stupeur, la réaction qu’elle n’a pas su avoir au moment fatidique. Tu as tué, Arabella. On dirait que ça la frappe plus brutalement que jamais, après ce rêve terrifiant par son réalisme. Elle penche la tête, pour la placer entre ses genoux. Essaie de se raccrocher à la réalité, mais elle est toujours coincée entre le sommeil et l’éveil. Son corps et son esprit qui luttent - jusqu’à ce que doucement, le chaos retombe. Elle ne sait pas ce qui l’aide à se calmer, mais elle parvient à réfléchir un peu plus correctement. Tout va bien. T’es en sécurité. Jacob aussi. Paolo est mort. Paolo ne reviendra pas.

Tu l’as tué.

La mexicaine lâche un long soupir tremblant, essayant de rassembler ses pensées en quelque chose de cohérent. Elle aimerait juste se coucher et se rendormir, ne plus penser à tout ça, mais elle en est incapable. Ses muscles bloqués, son esprit trop rempli. Et alors un seul mot lui échappe, alors qu’elle se retrouve incapable de sonder la noirceur. « Ichabod ? » Vieux réflexe, et elle tend la main dans l’espoir d’y trouver ce qu’elle désire plus que tout. Lentement, elle parvient à retourner à la réalité. Se rappeller qu’elle est loin de New York, loin même des États-Unis. Qu’elle est avec son fils, qu’elle est avec Ichabod. Son petit appartement, où leur vie commence à s’installer. Non. Elle n'est pas chez elle - et elle se rappelle lentement être rentrée chez Ichabod la veille. Tout va bien, Arabella. La mexicaine expire longuement. Relève les yeux, qui débordent des souvenirs, incapables de se décoller de Paolo, Paolo et ses yeux vides, le pistolet entre ses doigts. J’avais pas le choix. Il allait me tuer. Il allait faire du mal à Jacob. J’avais pas le choix. Le creux dans sa poitrine, mais elle parvient à relever la tête, les yeux toujours fermés. Ichabod. Elle ne sait plus si elle parle à voix haute, ou si tout est dans sa tête. Peu importe. Coincée dans le petit délire du cauchemar, dont elle a du mal à se tirer.

Ichabod, est-ce que t’es là ?

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MessageSujet: Re: (up in flames), ichabella.   Mer 8 Aoû - 12:10

▼▲▼

Jacob, invité à passer la nuit chez une amie. Jacob qui trouvait trop rapidement sa place dans la petite communauté des enfants de Blackwater Falls. Jacob, le digne fils de son père. Ça leur avait laissé la soirée pour eux. C’était tombé le soir de la semaine où Ichabod prenait habituellement congé, et il avait proposé à Arabella d’en profiter pour venir passer un peu de temps à son appartement. Elle s’était empressée d’accepter, l’avait retrouvé après son quart de travail. Les sourires, les âmes entrelacées. Les corps qui s’étaient redécouverts, comme chaque fois que les couches de vêtement tombaient. La douceur et la fougue d’une union nullement troublée par la présence de leur fils endormi, quelque part dans l’appartement. Pour la première fois depuis longtemps, Jacob n’était pas là. Ichabod trouvait les bras d’Arabella en paix — et rien n’aurait alors pu les empêcher de s’aimer comme ils l’avaient tant fait, de nombreuses années auparavant.

Le sommeil, lourd et mérité. Celui auquel la mexicaine le forçait depuis quelque temps — celui qui ne s’était pas fait prier pour arriver, une fois l’amour terminé. Les corps qui s’effondrent l’un contre l’autre, et celui d’Ichabod qui s’enfonce plus qu’il ne l’aurait voulu. Plus qu’il n’aurait pu l’imaginer. S’enfonce dans un sommeil qui lui est de plus en plus familier, mais auquel il peine encore à s’habituer. Le sommeil de la sécurité. Le sommeil de l’acceptation — fatigué, et en droit de se reposer. Ce sommeil trop profond. Trop étanche. Qui ne tremble qu’à peine, lorsqu’Arabella se réveille. Les mouvements du lit s’immiscent dans ses rêves, sans qu’il ne comprenne le rapport avec la réalité. Arabella recroquevillée sur elle-même — et le Conway ignore même qu’elle s’est réveillé. Toujours prisonnier des bras de Morphée. « Ichabod ? » Entre les lignes du sommeil, le murmure lui parvient. Il ne réalise pas encore tout à fait qu’il n’a rien avoir avec le monde de ses songes. Commence à bouger. Le léger grognement pour s’échapper d’entre ses lèvres, alors que la main d’Arabella vient trouver sa joue. Sa barbe. Frottement familier, qui lui fait bouger la tête pour le prolonger. Finalement arraché à l’étreinte de Morphée, les paupières lourdes qui battent un instant, peinent à s’ouvrir. Mais quelque chose, dans l’atmosphère de la chambre, vient le happer. Le tirer de son sommeil encore profond. Lui faire griller les étapes du réveil, pour qu’il ouvre finalement les yeux et ne l’observe. Arabella, recroquevillée là. Arabella, redressée — Arabella, les genoux contre la poitrine, et les muscles tétanisés malgré la main qu’elle a déposé instinctivement sur le visage du Conway endormi à ses côtés. « Love ? ... » La voix rauque du sommeil. Rauque de l’incompréhension de la situation. Arabella est là. Arabella est réveillée. Arabella n’a pas l’air d’aller.

Lentement, il parvient à bouger. Les muscles engourdis par le sommeil, il bascule un peu plus sur le dos. Son bras qui se redresse, s’appuie sur l’oreiller. Le corps qui bouge de nouveau, prend appui sur le coude. Sa main lourde qui vient passer sur son visage, essuyer le sommeil qui s’y accroche. Avant de finalement remonter le long du tibia d’Arabella. Arriver sur son genou. S’en décoller. « What is it, baby ? ... » Glisser ses doigts entre sa cuisse et son mollet. Profiter de sa chaleur, profiter de sa présence. Mais capter le désespoir, le choc, le traumatisme. Il ne faut pas très longtemps à son esprit pour comprendre, malgré la brume laissé par un sommeil encore récalcitrant. Cauchemar ? « Are you ok ? » La voix qui se pose. S’est transformée en murmure — malgré leur solitude dans l’appartement. Il n’y a personne à réveiller. Et pourtant, le ton s’est imposé. Un besoin de l’envelopper. Besoin de la rassurer. Besoin de lui faire comprendre qu’il était là, et qu’il ne s’en irait pas. Qu’elle pouvait se recoucher, revenir contre lui, et lui parler. Pleurer, s’il le fallait. Besoin de lui dire, I’m here, baby. I’m here. Besoin de lui intimer, whatever’s on your mind, I’ll be there to fight along your side.

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MessageSujet: Re: (up in flames), ichabella.   Ven 10 Aoû - 13:18

Même dans la noirceur, ses doigts trouvent sans trop de difficulté le corps endormi d’Ichabod à ses côtés. Son épaule, puis sa mâchoire. Les doigts qui s’égarent instinctivement dans la barbe, qu’elle a l’habitude de caresser. Ce simple geste lui apporte déjà du réconfort, et elle parvient à respirer un peu mieux. De savoir qu’il est à ses côtés, qu’elle n’est pas seule, loin de là - que malgré les cauchemars, sa vie à Blackwater Falls est réelle, et son quotidien avec Ichabod. Même depuis son emménagement dans son nouvel appartement, c’est difficile de les garder séparés - la routine qui s’est installée malgré tout, à vouloir se retrouver pour partager un repas ou une soirée. Arabella qui le rejoint au Galway, Ichabod qui la rejoint au Qaletaga, les promenades avec Jacob et les soupers au restaurant. On aurait pu croire que la séparation aurait créée un fossé, mais ça n’avait pas été le cas. Certes, c’était difficile de souvent devoir aller se coucher en sachant l’autre ailleurs - mais ils le faisaient tout de même. Arabella était donc toujours reconnaissante pour ces soirées passées ensemble, à se perdre entre les draps et à rigoler comme des adolescents. Cette nuit, cependant, les cauchemars l’ont rattrapés jusqu’au lit d’Ichabod - et la mexicaine n’aime pas ça. Ne veut pas penser à ça, ne veut pas se rappeler de ce qu’elle a fait. Mais le cauchemar était cruellement réel, mi-rêve, mi-souvenir. Ichabod est là, mais les fantômes aussi. Le rappel brutal de la violence qu’elle a commise, pour se protéger, pour protéger son fils. Les regrets inexistants, mais la hantise qui fait doucement son chemin dans l’esprit de la mexicaine. Ichabod se met doucement à bouger, émergeant d’un sommeil profond. Arabella s’en veut de le tirer ainsi de son repos, sachant qu’il en a tellement besoin, et qu’il est difficile à obtenir pour le Conway - mais elle a trop besoin de lui. Besoin de ses bras, besoin de ses mots, besoin qu’il soit là.

« Love… ? » Le coeur de la mexicaine a un sursaut à ses mots, et elle voudrait pouvoir se tourner pour le regarder. Mais ses muscles répondent difficilement. Heureusement, lui bouge, et Arabella sent sa main sur sa jambe. Le toucher est réconfortant, enveloppant. Elle ferme doucement les yeux, inspirant profondément pour ne pas se perdre. « What is it, baby ? … » Elle parvient finalement à tourner les yeux, à bouger légèrement le corps pour se rapprocher d’Ichabod. « Are you ok ? » Sa main glisse sur le torse d’Ichabod, près de la récente cicatrice, qui lui serre le coeur. Les tatouages, la peau familière. Elle parvient à se tourner légèrement, son corps près de celui du Conway. Les doigts qui tremblent un peu, alors que son esprit a encore du mal à se raccrocher à la réalité. La bouche sèche, elle a du mal à rassembler le courage de parler. « I just… » Les mots lui manquent, et elle baisse les yeux, le coeur lourd. Déglutit lentement, venant à nouveau s’accrocher au regard d’Ichabod. « I had a nightmare. » La voix basse, bien moins assumée qu’habituellement. Les yeux de la mexicaine se remplissent soudainement de larmes, sans qu’elle ne comprenne trop pourquoi. Les souvenirs reviennent à la charge, violents, honteux peut-être un peu, l’odeur du sang, la vision de la tête éclatée par la balle. « It was about - y’know. What I did back in New York. » Elle a du mal à articuler les mots, incapable de prononcer la vérité. When I killed someone. Someone who deserved it - but someone, still. Arabella qui lentement, se recouche dans le lit. La tête contre l’oreiller, moelleux et confortable. La pénombre, qui lui fait du bien. La chaleur du corps d’Ichabod à ses côtés. « It’s like I’m only just realizing what I did. » La voix qui déraille, alors que les larmes s’accumulent dans les yeux. Sans couler, restant juste là - brillant dans le noir. Arabella qui hausse légèrement les épaules. « I'm not sure what to do with that. » Renifle, discrètement. La nuit qui les enveloppe. Le cauchemar qui la serre, encore, au niveau de la gorge et des poumons. I killed someone, Ichabod. What does that say about me ?

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MessageSujet: Re: (up in flames), ichabella.   Dim 12 Aoû - 20:17

Le silence, à sa question. Le silence d'une Arabella troublée. D'une Arabella au douloureux besoin de se raccrocher à lui. De le toucher. De sentir son existence, à ses côtés. Les doigts fins qui glissent sur son torse, le font frissonner. La cicatrice que trop récente, plantée juste sous sa clavicule. Aucune douleur lorsque le contact se fait — mais la sensation lui provoque un léger frisson. Et il fronce les sourcils, alors que son regard cherche le sien. « I just… » Plus que jamais, parler lui semble difficile. Ichabod le respecte — ne la presse pas. Continue ses caresses sur sa jambe, lentement, tendrement. I'm here, love. Take your time. « I had a nightmare. » Leurs yeux se sont retrouvés, dans la pénombre. Et le regard du Conway enveloppe sans plus attendre celui de la mexicaine, tandis qu'elle lâche péniblement son aveu. Nightmare. Le mot est dur à prononcer, dur à accepter. Les enfants n'en sont plus, mais les mauvais rêves ne les ont pas quittés. Idiotie, que de dire que les horreurs que l'inconscient peut créer disparaissent avec l'âge. Les adultes sont simplement capables de les taire.

Mais ce soir, Arabella ne le tait pas. Le besoin de la compagnie d'Ichabod. Besoin de sa présence pour la rassurer. Elle a beau murmurer, se replier sur elle-même et avoir du mal à assumer ses mots, elle les prononce, un à un. Va chercher la force nécessaire à les assembler, à les expulser. Et elle poursuit. « It was about - y’know. What I did back in New York. » Et le coeur du Conway se serre, plus férocement qu'il ne le voudrait. Back in New York. Là où elle avait dû tuer. Là où elle avait dû se protéger, protéger Jacob. Fuir une vie entière, pour sauver la sienne et celle de son fils. Un sacrifice nécessaire. « It’s like I’m only just realizing what I did. » Lentement, elle s'est recouchée. Elle est revenue enfoncer sa tête dans l'oreiller, et Ichabod s'est immédiatement rapproché. Son bras qui est venu chercher la main d'Arabella, calmement. La faire glisser sur sa poitrine, de la cicatrice jusqu'au coeur. La serrer, la garder là. It's ok, love. It's ok. « I'm not sure what to do with that. » Elle renifle, et il sait. Il a vu les larmes, il a vu ses yeux en briller. Sa tête qui franchit un peu l'espace qui les sépare, s'appuie au bord de son propre oreiller. Et sa voix lente, douce, profonde, qui vient les envelopper. « I know it's hard. I do. » Lui aussi, avait tué. Et il se souvenait encore de la première fois. Se souvenait de la balle qui part, du corps qui tombe. Et se demandait, parfois, comment Slade avait pu répéter ce geste autant de fois. Mais au fond de lui, la question n'existait pas. Il savait. Savait pour l'avoir fait, plus de fois qu'à son tour. Savait que la trempe des meurtriers était dans leur sang. Damnés à jamais. « And I know it's not of any comfort when you told yourself that you did in order to protect yourself. Protect Jacob. And that there's nothing to regret. » Il déglutit, lentement. Sa main qui lâche celle d'Arabella, vient se glisser dans ses cheveux. Caresser la base de son cou. Sa clavicule. Tranquille. Émergeant du sommeil, se débarrassent peu à peu de la peau lasse et lourde qu'il lui infligeait. « There is something to regret. There's a life. And life is always something you can regret. It's ok if you do. It's called respect. » Even if it was a bastard's life. « Taking a life away isn't easy. But sometimes, it's necessary. » Et il sait que les mots sont durs, sait qu'Arabella n'a pas besoin de ça. Pourtant, son sourire vient les souligner. Paisible. « I'm sorry. I wish I could tell you otherwise. » Murmure. Sa paume qui vient trouver son visage. « But you did it in order to survive. » Le coeur, lourd. Au bord des lèvres, prêt à couler contre celui de la mexicaine. « I wish I had been, so you wouldn't have had to spill that blood your hands. » Déglutir, paisiblement. « I'm sorry I wasn't. » Et pourtant, ce n'est pas de sa faute. Il le sait. Malgré toute la bonne volonté du monde, rien n'aurait pu lui permettre d'être là à ses côtés.

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