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on vous invite à privilégier les fantômes et les petits humaiiiiiiins
nous sommes présentement en automne 2017 (septembre, octobre, novembre) I love you
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 Tame the wounded beast (I love you too much...). ~ AsPercy

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MessageSujet: Tame the wounded beast (I love you too much...). ~ AsPercy   Dim 19 Aoû - 21:40

~Undisclosed Desires...~

Bang bang, he shot me down
Bang bang, I hit the ground
Bang bang, that awful sound
Bang bang, my baby shot me down ~



~*~


-Pourquoi ? Pourquoi t'as tiré, Perceval ?


Le vampire relève doucement la tête vers cette voix qu'il connaît que trop bien. Il détourne ensuite le regard, honteux et se met en tailleur sur le sol blanc. Il soupire et se masse la nuque alors que son interlocuteur se met à son niveau, dans la même position.

-Je ne sais pas… je… j'ai paniqué ?

-C'est ce que tu dis à chaque fois. Tu vas réussir ton coup tu le sais ça ? Il va finir par définitivement fuir. Tu lui fais peur… je croyais que tu ne voulais pur subir ce genre de situation.

Grognement distinct. Regard qui se perd à la recherche d'un paquet de cigarette sur le sol blanc immaculé. Nervosité qui s'accentue d'un geste. Un grattement sur la nuque. L'homme en face soupire et lui tend une précieuse incendiaire qui semble sortir de nul part. Autour d'eux ne se dresse qu'un immensité sans frontière. Grincement des dents suivit d'un merci étouffé. Il sait qu'il est en position de faiblesse.

-Non je ne veux pas subir en effet…

-Alors pourquoi tu fuis ? Encore ? Ce n'est peut-être pas ce qu'il veut lui. Pourquoi tu ne regardes pas l'opportunité de la chose ? Pourtant tu es doué pour ça.


Silence. Un léger vent se forme et déplace de la fumée. Fumée blanche du sol. Le centenaire observe les résidus qui traverse le vide, qui dansent devant ses yeux. Résidus alors presque invisible pour les yeux d'un humains. Il les suit un instant avant d'oser croiser le regard glacial vert d'eau du loup en face de lui. Il déglutit, un peu. L'espace d'un instant. Et pourtant son coeur ne réagit pas. Son coeur de macabé décide de battre pour un autre.

-Je ne sais pas.. j'ai peur…
-De t'engager ? Cela ne te ressemble pas…

-C'est pas ça…

Tapotement du mégot, la cendre disparaît en même temps que le vent emporte ses larmes. Douces larmes qui commencent leur chemins dans des sanglots silencieux sur ses joues glacées. Le vampire ne veut pas pleurer devant lui, il ne veut pas craquer.

-J'ai peur… de me bercer d'illusions… Encore une fois…
-Tu l'as dit toi même au petit. Il n'est pas lui… Réfléchis à ça…


Le loup se relève soudainement, essuyant son jean. De nouvelles particules blanches tombent sans pour autant affronter le sol. Le vampire semble surpris. Il suit le mouvement et hausse le ton, inquiet.

-Où vas tu ?
-Je rentre… il est encore trop tôt pour que tu me rejoignes tu le sais ça ?

Le silence se brise dans un rire cristallin typique du colosse en face de lui. Ce rire. Ce rire qu'il a tant entendu, ce rire qui lui arrachait un sourire de bonheur dans tes temps si lointains. Le vampire frissonne un peu. Lui qui appréciait tant... Appréciait ? Il se surprend aussi à le dire au passé.

-Va retrouver ton chasseur. Il a autant besoin de toi que tu as besoin de lui, vous avez du temps devant vous pour vous apprivoiser… Tu salueras le Bulldozer de ma part...

La silhouette de l'ancien capitaine semble s'effacer avec la lumière et plonge peu à peu le vampire dans une obscurité angoissante… étouffante… et qui se déchire…

-Attend Edwin !!


~*~


Soleil qui traverse les rideaux, tapant contre la vitre. Stupide vent de Septembre qui te réveille en sursaut de ton lourd sommeil. Une grimace se forme sur ton visage alors que tu tentes de te relever. Un si étrange rêve que tu as fait qui suivait un autre plus cauchemardesque. De quoi te souviens-tu de la veille ? De pas grand-chose. Tu soupires et tentes de te faire basculer sur le côté gauche, pour te rallonger, te rendormir et te calmer, mais une vive douleur te surprend et t'oblige a être assis sur ton lit. Tu tentes de toucher tes côtes pour comprendre… un bandage t’empêche de savoir. Tu grimaces de plus belle et panique. Tout revient alors dans ton esprit.

Aser… le bar… le flingue. Tu te maudis et sort du lit non sans peine. La soif t'aide à tenir, mais la douleur est immonde. Tu dois avoir des os de brisés. Mais comment c'est possible... Tu retires ton haut et te diriges vers la salle de bain pour retirer le bandage et observer l'ampleur des dégâts causés par ta connerie. Tu tiens à peine debout cependant, t'aidant du mur pour te soutenir et avancer. Et tu atteins avec difficulté le miroir de la salle de bain. Vite, retire ce stupide bandage aussi blanc que la neige et..

Et… rien. Tu ne comprends pas. Il n'y a aucune cavité apparente ni de prémices de cicatrices. Tu te mords la lèvre pour ne par hurler alors que chaque geste devient insupportable. Tu devrais rester alité dans ton état. Mais tu veux juste trouver Caleb pour des explications. Est-ce que tu t'es tirés dessus avec une balle à blanc ? C'est ça ? Maudit loup qui connaît tes tendance étrange proche du suicide depuis quelques temps. Et comment tu es revenu chez toi ? Dans ton état quelqu'un a du te porter. Où est le chasseur ? Est-il rentré chez lui après ta crise ?

Tant de question qui massacre tes connexions nerveuses déchirées par des gémissements plaintif. C'est donc en titubant, la faim qui te ronge l'estomac et une main sur tes côtes que tu traverses l'étage en cherchant une quelconque présence. Rien. Pourtant son odeur a envahit ton habitat. Tu paniques. Tu paniques toujours contre le mur. Tu tentes… Tu tentes de savoir si ton ami est là..

-Caleb ?


Silence. Silence pesant qui accentue ta panique général. Vite. Tu te diriges vers l'escalier et hausse le ton. Oui tu es complètement désorienté, ivre de sang et tu dois ressembler à un espèce de zombie.

-Caleb ?!

Manque d’inattention soudaine. Le pied fragile qui glisse sur le bois et tu dévales l'escalier dans un bruit assourdissant et dans un cris de surpris et de douleur. Tu as sûrement du réveiller les voisins. Cette fois c'est impossible pour toi de te révéler sans aide et tu secoues la tête à la recherche d'un quelconque téléphone. Le loup n'est pas chez toi. Alors a qui appartient les pas qui se dirige vers toi dans ton dos ?
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MessageSujet: Re: Tame the wounded beast (I love you too much...). ~ AsPercy   Lun 20 Aoû - 17:15

T'avances dans le noir, difficilement. Il te faut ce foutu verre d'eau ou tu vas crever avant même que le soleil ne montre le bout de son nez. Ce serait con de mourir ici, sous son toit, alors que tu pensais pendant un certain ne rien risquer à ses côtés. Trêve de plaisanteries, t'arrives enfin à entrer dans la cuisine à tâtons et à te remplir un verre d'eau du robinet. Tu fais pas de chichi, pas comme Delilah qui n'arrête pas de te rouspéter que cette eau contient des saloperies. Ça fait des années que t'en bois et t'en es pas mort, alors tu continues. C'est plus économe et moins que d'acheter de l'eau de source au supermarché. Il ne manquerait plus que ça... mais revenons à nos moutons. T'as encore tes pintes dans le pif bien que ce se soit calmé. Le mal de crâne te titille le cervelet et ta bouche est encore pâteuse. Les relents de l'alcool ne se font pas désirer, alors la source de vie est la bienvenue dans ce capharnaüm. Une fois ingurgité, le besoin de t'hydrater s'en va progressivement et tu peux enfin remonter te recoucher et finir la fin de la nuit, peut-être empiété sur la matinée.
Une fois dans la chambre, après moult injures et cabossage de pieds contre les portes et les escaliers, tu peux enfin te lover dans le creux de l'oreiller. Ce dernier sent le renfermé mais tu t'en fous. C'est le lit le plus confortable que t'aies jamais eu. Peut-être que ta perception des choses changent avec la fatigue et l'alcool, mais tu n'en démordras pas. Cependant, alors que tes paupières recouvrent les iris, tu ne peux t'empêcher d'avoir une pensée pour Perceval, seulement à deux portes de la tienne. Le vampire doit encore recouvrir de sa vaine tentative. Tu soupires, le cœur serré et les joues rouge feu en se remémorant les moments clés de la soirée. T'as encore merdé, tu l'as poussé à se tirer dessus, toi et tes conneries avec ce dernier baiser que t'as voulu lui offrir, toi et ta langue bien pendue. Tu lui avais avoué pas mal de choses au final. Des choses qu'il n'avait pas envie d'entendre. Tu les lui avais quand même dit parce que tu ne pouvais plus les garder pour toi. Parce que t'avais envie de le serrer dans tes bras une dernière fois. Mais maintenant, tout a changé. T'as encore plus peur de lui, de sa folie ambulante et de son côté vampirique déchaîné. Tu ne le comprends pas, et ne le comprendras sûrement jamais, et cette te complètement amorphe. Tu ne ressens plus rien au niveau du myocarde quand tu penses à lui. Rien. Tu ne le détestes plus, tu ne le méprises plus, mais tu ne l'aimes pas non plus. La passion est partie pour le reste de la nuit. Peut-être pourras-tu la raviver, car sans elle la vie est bien triste et morose.

(...)

La chambre est aussi sombre que le caveau d'un cimetière lorsque tu te réveilles. Les yeux te piquent et t'as l'impression de t'être vidé de tout ton eau. La soif te colle à la langue, sensation horrible et perverse qui te donnerait envie de boire à même une flaque. La mal de crâne, évidemment, n'est pas parti. Il s'est lové dans un coin de ta cervelle et te fait froncer du nez. Tu grognes en dépit de pouvoir y remédier.
« Fait chier... Plus jamais... ça. », marmonnes-tu dans ta barbe que tu grattes pour essayer de te secouer les puces.
Il est temps de reprendre le cours de sa vie, d'essayer d'aller mieux et d'aller voir si le vampire s'est rétabli. Ou bien veux-tu fuir en secret et ne plus jamais le revoir? Tu ne sens rien, rien qui te pousse à rester ici, pas même un pincement au cœur. Peut-être un grondement venant du ventre, mais ce n'est pas vigoureux, ni enflammé. La passion que tu éprouvais rien qu'en placardant son visage dans ton esprit n'est plus présente. Elle est définitivement partie, et bizarrement ça t’effraie.
C'pas possible, y'a quelques heures de ça, j'étais prêt à lui sauter d'ssus.
Tu n'apprécies guère l'idée de le perdre, de ne plus l'aimer, ne plus le désirer. La vérité, c'est que tu redeviendrai à nouveau seul, à la quête d'une âme aussi perdue que la tienne, chose que tu ne veux plus vivre.
Calme, ça reviendra. Y pense plus.
T'essayes de respirer normalement et d'éventer ces idées anxiogènes de ta tête. Pour le moment, il faut que tu trouves de l'eau et du paracétamol. Ou de l'alcool. Vaincre le mal par le mal, c'est bien connu non? Alors, tu ouvres la porte, pieds nus, avec sur ton dos les vêtements d'hier soir qui empestent la bière. Il faudra que tu profites également de la douche dans quelques minutes si tu ne veux pas en plus gerber de dégoût.
Bruit de renversement.
Tu fronces des sourcils et te dirige vers le bruit qui t'entraîne jusqu'aux escaliers. Merde. Perceval se tient par terre en bas, bien vivant cette fois. Il s'est réveillé. Pas de douche pour moi. Tu descends rapidement néanmoins, car il a l'air un poil déboussolé et incapable de tenir sur ses pattes. Sans blague, le mec a reçu une balle. Même à blanc, ça fait des dégâts. Sa voix déraillée criait le nom de son compère, le fameux loup qui vous a amené ici et est parti aussi vite qu'un coup de vent. Il doit lui en vouloir pour avoir remplacer les vraies munitions par de fausses. Pour une personne aussi mentalement malade que Percy, c'est embarrassant de se retrouver dans ce genre de situation. En bas des escaliers, t'hésites à faire connaître ta présence, même si tu ne doutes pas que ses capacités t'ont déjà sucré. La vérité c'est que t'as pas envie de te prendre le choux avec lui. T'as pas envie de l'entendre hurler dans les tympans et devoir supporter son humeur écrasante et délirante. Un autre jour peut-être, mais pas aujourd'hui. Là, tu veux juste t'hydrater et arrête ce putain de nausée.
Soupire.
Et en même temps, comme tout à l'heure, tu n'arrives pas à bouger de ta place, à partir et le laisser faire sa vie. Le demi-tour est hors de question, alors tu n'as plus qu'à avancer et l'attraper par les bras pour l'assoir sur la dernière marche.
« Doucement... Caleb, il est pas là. »
Phrase d'accroche sans même alerter de ta présence. A la place du vampire, tu te serais fait pipi dessus. Tu te rends compte à quel point ta voix est enraillée par la sècheresse de ta bouche. Tu ne perds définitivement pas de ton curseur la cuisine où un grand verre d'eau fraiche t'attend. T'en baves d'avance. Mais, avant, il faut que tu expliques à Perceval pourquoi Caleb n'est pas là.
« L'est parti après nous avoir déposé. Et il m'a proposé de dormir ici. Trop pété pour rentrer chez moi. »
Le ton est morose, comme si toute force de vie t'a quitté. Tu fais bien attention d'omettre les faits d'hier soir. Tu ne veux pas foutre l'ambiance en l'air c'est déjà assez tendu comme ça entre vous. Un silence s'ensuit alors, sans que tu ne puisses l'éventrer. Tu te diriges donc vers la cuisine à petits pas fatigués et peux enfin goûter à la substance translucide qui met en éveil tes papilles, comme la veille. Le grand verre terminé, tu pousses un soupire bruyant et le repose rigoureusement sur la table de travail. Un coup d'oeil vers Percy depuis la porte pour t'assurer qu'il est toujours là et tu peux enfin te tourner vers lui et observer les dégâts. Il ne semble y en avoir aucun, visibles du moins.
« T'as soif? Tu devrai boire. »
Tu l'interroges du regard, prêt à marcher vers la cuisine et ouvrir le frigo en cas de besoin. Le vampire doit avoir une faim de loup, expression qui s'avère s'affirmer à chaque fois que tu vois la masse musculaire de l'irlandais.
« Moi, j'prendrai bien un doliprane. J'ai le cerveau en surchauffe. En même temps... »
Tes derniers mots sont marmonnés, à peine audible, car ils font référence à ce que vous avez vécu hier soir. Pas facile d'entrer dans le vif du sujet. Est-ce que tu en as d'ailleurs envie? Est-ce que Percy en a envie aussi?
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MessageSujet: Re: Tame the wounded beast (I love you too much...). ~ AsPercy   Lun 20 Aoû - 23:23

Si tu étais en vie, ton coeur aurait implosé. Si tu étais en vie, ta tête sauterait avec la tension à son paroxysme. Si tu étais en vie… tu serais déjà mort mine de rien… tu n'aurais jamais été dans cette pièce en rampant pour avoir des nouvelles d'un loup incapable de montrer à l'égard des gens une quelconque émotion. Tu n'aurais jamais… Calme toi. Avec des si on met Paris ne bouteille. On refait le monde, on..

-AH !!


Tu hurles de nouveau en sentant une main sur ton bras endoloris et tu suis le mouvement, presque incapable de bouger, te défendre. Tu déteste ces moments de faiblesse qui peuvent rappeler que mine de rien tu es aussi un homme sous les traits du monstre. Et ton regard est perdu alors que le premier visage que tu vois pendant ce réveil des plus obscur est… le Sien. Tu trembles… tu n'arrives même pas à dire son nom… du moins son vrai nom… ce qui traverse tes lèvres n'est qu'un :

-Engel…

-Doucement... Caleb, il est pas là.


Pas là ? Pourquoi ? Ou peut-être cet abruti ? Dans son lit ? Dans un bar à vider leurs réserves de bière ? Dans un coin sombre à tabasser des gens pour sa propre envie ou pour ton compte ?

-L'est parti après nous avoir déposé. Et il m'a proposé de dormir ici. Trop pété pour rentrer chez moi.

Tu grimaces de douleur alors que le chasseur tente de t'aider pour que tu sois dans une position plus confortable sur la marche d'escalier. Son ton est bas, morose, sec. Il doit encore avoir les restes de son état de la veille dans la tronche. Tu le sens. Tu soupires et détournes le regard. Il n'est pas censé être là, te voir dans cet état… Pas lui… Tu tentes alors de montrer que tu es encore prêt à en découdre s'il le fallait.

-Évidemment.. Il ne voulait pas m'affronter au réveil…

Que tu murmures plus pour toi même que pour lui. Il n'a pas à savoir… Tu entends qu'il est dans la cuisine, à la recherche de quelques chose. Tu passes une main sur ton visage et te rend compte qu'il est impossible de te mettre debout. Il faut que tu abandonnes pour cette fois. Que tu acceptes que cette fois, c'est sur lui que tu dois compter. Lui et lui seul.

-T'as soif? Tu devrai boire.


Devrais… ouais tu devrais… parce que la soif te rend un fou mine de rien….

-Moi, j'prendrai bien un doliprane. J'ai le cerveau en surchauffe. En même temps...

-Ils sont dans le tiroir à gauche du frigo… C'est des gros cachets de cinq cents grammes…


Tu soupires un peu et te touche la côte cassée… Tu vas en avoir pour un bon moment.

-Je le maudit, lui et ses balles à blanc… S'il devait rechuter, est-ce que j'irais remplacer sa came par de la farine ? Nan ! Aie..

Maudite douleur qui ne s'effacera pas de suite… Même avec un bon verre de sang entre les dents. D'ailleurs… Tu réussis à te relever et à te diriger vers le frigo, levant la main vers lui pour dire que tu pouvais avancer sans son aide. Tu parles. La douleur est pire… mais au moins tu atteins ton objectif, les poches de sang qui sont dedans. Une entre tes crocs, tu refermes le frigo et te pose sur une des chaises de la salle à manger, laissant le chasseur faire sa vie.

-Si tu as la dalle, sert toi. Fais comme chez toi…


Que tu dis… abandonnant l'idée de le chasser de chez toi.
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MessageSujet: Re: Tame the wounded beast (I love you too much...). ~ AsPercy   Jeu 23 Aoû - 9:54

Pas de blessures visibles que tu puisses entrevoir du coin des prunelles, mais est gravée sur son visage une fatigue que tu n'as pas remarqué hier soir, sûrement du à ta petite excursion grisante. Ses traits semblent encore plis cireux que d'habitude, comme si toutes ses veines s'étaient d'un coup désintégrées. Tu dégluties, les images graphiques te bousculant le cœur et accroissant ton envie de vomir. Heureusement ses yeux te gardent en joute et tu peux t'y accrocher et oublier tes maux. Ils sont grands et plus noirs que d'habitude, bien que là ne soit pas l'origine des frissons qui te parcourt soudainement l'échine. Ce qu'il reste de ses iris bleutés semble noyé dans un bain blanc de sang. T'as l'impression de revoir ce regard qu'il t'a lancé quand... quand le destin a basculé et que tu t'es mis à le craindre et l'éviter. Tu ne restes pas longtemps à l'observer minutieusement et casses le lien. Dans son ensemble, le vampire a l'air bien mal en point, et tu dois en être la cause principale. C'est pour toi qu'il s'est enfui la nuit dernière. Pour toi qu'il est apparemment revenu quelques nuits (cette idée te met cependant un peu mal à l'aise) et qu'il s'est tiré en pleine poitrine. Pour toi qu'il s'est probablement affamé d'hémoglobine. Suicidaire par ta faute, car l'amour qu'il te porte est trop fort. Ce genre de réflexion devrait faire vrombir ton myocarde dans sa cage, mais te voilà encore plus amorphe qu'avant. Tu as peur à nouveau, tel est la malédiction qui vous lie. Sa folie t'effraye plus que tout, alors tu freines les sentiments que tu éprouves pour lui. Parce que tu ne veux pas tomber dans un puis sans fond et malsain. Tu ne veux pas souffrir, directement ou en le voyant s'éterniser sur son sort. Si tu aimes, c'est pour rechercher le bonheur, une petite fenêtre de lumière entrouverte, et non pour t'enfoncer dans la noirceur d'un cœur trop acide.
« Ils sont dans le tiroir à gauche du frigo… C'est des gros cachets de cinq cents grammes… »
Tu te traînes jusqu'au tiroir qu'il pointe de la main. Avale, avale, avale les médicaments, tu en as besoin. Ce soir, tu dois être prêt à reprendre les armes et la traque. Ce soir, tu laisses l'humain fragile et névrosé, et tu deviens le mercenaire apprécié de Crawford. Une vague te pousse à sortir de chez Perceval et commencer la chasse tout de suite. Courir, escalader, se rouler dans la boue, sentir le danger, frôler la mort, tout est bon à prendre pour oublier cette sensation étrange de vide. Ça t'énerve, t'es impuissant face à cette trans.
« Je le maudit, lui et ses balles à blanc… S'il devait rechuter, est-ce que j'irais remplacer sa came par de la farine ? Nan ! Aie. »
« Et ta came c'est te tirer des vraies balles? », lances-tu sèchement, avec un certain sarcasme dans l'air, comme si tu te moques de ses petites habitudes. Ça t'énerve tellement que tu en deviens méchant. Taper les autres pour évacuer ce trop plein de frustration. La frustration de ne plus rien sentir, de n'être plus qu'un tas d'os et de chair.
« Tu devrais changer de méthodes, ça n'a pas l'air de très bien fonctionné. »
Tu ne peux pas t'empêcher. Sur le moment, ça te fait du bien, tu sens la colère contre toi-même te quitter. C'est tellement plus facile que de t'efforcer à capturer l'essence de ce vide qui t'anime. Ce n'est qu'après avoir dit ces phrases sales que tu regrettes amèrement. Un silence s'échappe et une sorte de pitié t'envahit l'esprit.
« Si tu as la dalle, sert toi. Fais comme chez toi… »
Percy est assis là, tout juste devant toi, et t'offre l'hospitalité. Et toi, tu l'accables de remarques désagréables, tu te permets de critiquer son suicide désespéré et raté d'avance. Mais, rappelle-toi la veille, dans quel piteux état tu t'es fourré. La honte monte rapidement à tes joues qui s'empourprent à la lumière de la cuisine.
« Pardon... », marmonnes-tu, à peine audible pour un humain lambda. Mais Perceval est plus que ça et tu sais qu'il l'entendra.
Tu voudrais croiser à nouveau son regard, mais t'en es incapable, pas après la petite bavure que tu as déversé. L'excuse est trop plate à ton goût et ne répare pas assez le mal qui est fait.
« Désolé, c'est-c'est la gueule de bois, j'dis que des conneries. »
Tu as haussé le ton alors que la culpabilité s'envole petit-à-petit de ta poitrine, et la libère du joug. Tu peux enfin respirer et tenter un coup d’œil attentif vers le vampire qui suce son paquet rouge pourpre. La scène qui se déroule sous tes yeux est bien étrange, comme si le vampire est domestiqué.
« J'vais pas abusé de ton hospitalité plus longtemps. A moins que tu ne veuilles de l'aide. C'était un sacré roulé-boulé que t'as fais dans l'escalier. »
Tu grimaces, forcé de lui venir en aide alors que tu aimerai te vider la tête en t'entrainant dans le jardin familial. Tout dans les muscles, rien dans les méninges. Parfois, c'est le traitement idéal qu'il te faut. Mais Percy souffre, ça se voit, malgré ses efforts à le dissimuler. Il souffre et s'est pété la gueule il y a à peine quelques minutes.
« S'il t'arrive quoique ce soit, ça retombera sur moi. J'ai pas envie que Caleb me découpe en sushi. »
Tu lèves les yeux au ciel dans ta vaine tentative de détendre un peu l'atmosphère. T'aimerai parfois que tout soit plus cool entre vous, plus relax, plus simple. Une histoire écrit noir sur blanc où la dualité entre le Bien et le Mal ne prend pas fin. Tout aurait été plus simple...
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MessageSujet: Re: Tame the wounded beast (I love you too much...). ~ AsPercy   Jeu 23 Aoû - 20:35

Tout aurait été plus simple... Si t'étais pas aussi extrême, torturé, d'un romantisme étrange et d'un mutisme puissant quant il s'agit de dire la vérité. Alors tu tentes de te venger sur les absents. Mais ton seul résultat est que ton chasseur répond avec un ton sec.

-Et ta came c'est te tirer des vraies balles? Tu devrais changer de méthodes, ça n'a pas l'air de très bien fonctionné.

Ah… le fourbe. Les rôles sont échangés et tu reçois le reproche comme un coup de poings dans tes côtes déjà bien massacrées par ta connerie. Tu serres les dents dans ta poche de sang, aspirant doucement et entre deux gorgées, tu lâches, sans faire gaffe à ses remarques déplacées, qu'il pouvait rester manger un bout. Parce que t'es faible. Parce que t'as pas envie de gueuler sur lui. Tu es fatigué. Tu veux juste un peu de calme, te remettre de tout ça. Lentement. Tu crèves d'envie de le prendre dans tes bras. Alors tu détournes le regard alors que tu reprends vie peu à peu. La soif s'étanche doucement. Et un souffle te parvient.

-Pardon… Désolé, c'est-c'est la gueule de bois, j'dis que des conneries.


Hein ? Tu relèves la tête, ne comprenant pas bien ce qui vient de se passer. De la colère il passe à la culpabilité ? Et après c'est toi le dingue ? Il joue à quoi là ? T'es trop à l'ouest pour essayer de comprendre. Puis t'as pas envie de jouer non plus, t'as pas envie de lui faire du rentre dedans pour lui tirer les vers du nez. T'as plus envie avec lui. T'es plus le monstre sans foi ni loi, t'es plus le monstre addict. T'es juste un homme amoureux qui veut qu'on lui foute la paix et qu'on le laisse crever le sourire aux lèvres en sachant l'objet de son profond désir heureux.

-J'vais pas abusé de ton hospitalité plus longtemps. A moins que tu ne veuilles de l'aide. C'était un sacré roulé-boulé que t'as fais dans l'escalier.


Il grimace. Comme s'il se forçait à vouloir rester. Cela n'a rien de positif et cela te fait grimacer toi aussi. Tu soupires en baisse la tête. C'est horrible. Tu aimerais qu'il reste. Tu sais pourtant que t'as aucun droit sur lui. Aucun. Tu serres du poing sous la table, à t'en faire péter les jointures. Et elle tremble en plus cette main. Elle tremble sous la douleur de son hypocrisie cachée. Il veut se barrer. Il le veut.

- S'il t'arrive quoique ce soit, ça retombera sur moi. J'ai pas envie que Caleb me découpe en sushi.


Tu lâches un rictus nerveux. T'es toujours en colère contre le loup et ça se sent. Tu remontes ta main à plat sur la table qui manque de la frapper. Mais il faut que tu la poses quelque part, parce que sinon tu vas cogner. Et t'as pas envie de recommencer à perdre les pédales. T'as plus envie de lui montrer tes démons. Tu te mords l'ongle… Rien que savoir le loup qui puisse porter une main sur lui te rend dingue. Non. Personne n'a le droit… pas même toi. Puis tu le sais aussi. Ce droit… de le toucher… tu l'as perdu...

-Bah. Il peut bien dire ce qu'il veut, je n'ai pas de comptes à lui rendre. Puis je peux remonter dans ma chambre...


Il faut que tu restes couché c'est une certitude. Et d'ici demain tu pourras reprendre le boulot à l'horlogerie. Mais le ton de voix que tu prends n'est pas assez dur pour faire comprendre au chasseur que sa présence n'est guère voulu. Tu n'y arrives pas. Si hier soir tu as réussi à dormir sans lui, c'est à cause de ta douleur. C'est à cause de ton geste de désespoir. Mais ce soir ? Quant tu repasseras dans la chambre qu'il emprunté ? Que vas-tu faire ? Tu vas en perdre la tête. Et maintenant qu'il sait que tu reviens pour dormir avec lui, laissera-t-il les fenêtres ouvertes ? La porte ? Pas sur. Et si il en profitait pour ramener quelqu'un aussi chaque soir ? Cette pensée te fait serrer la mâchoire et tu tentes alors de te relever pour de bon… Trop tôt. Tu pousses un nouveau cri de douleur et tombes à terre, à genoux. Devant lui. Et tu craques. Les larmes s'échappent toutes seules.

-SCHEISSE !!


Tu t'accroches, plantant tes ongles à la table. Ton autre main laisse couler du sang à l'endroit où tu t'étais tiré dessus. Mais il est sec ce sang. Parce qu'une seul poche ne t'a pas nourri. Une seule poche pour un matin comme ça avec une soirée comme hier c'est rien. Tu grimaces et lui fait signe de rester où il est. Il ne doit pas voir ton regard bestial… pas maintenant… non.

-T'approches pas Engel !! Juste…


Tu sais qu'il va vouloir venir vers toi, même dans son état et en te voyant comme ça. L'impuissance fait mal. Encore plus que perdre espoir. L'humain est si compliqué… si facilement manipulable… et pourtant cette fois tu ne joues pas du tout. C'est horrible. Tu gardes les yeux rivés sur le sol, incapable de lâcher prise sur tes côtes… le sang coule encore…

-Apporte moi encore du sang s'il te plaît… Le reste… je le ferais… seul...


Tu peux rien lui demander de plus. Tu veux pas. T'as encore un peu de fierté et d'amour propre pour le supplier de te porter jusqu'en haut. T'as encore cette peur au ventre et tu sais que s'il te tenait dans ses bras, sa chaleur t'emportera… T'es trop faible pour résister à un peu de pulsion. Certes, incapable de te défendre ni d'agir correctement, mais le désir est toujours là… malgré la douleur...
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MessageSujet: Re: Tame the wounded beast (I love you too much...). ~ AsPercy   Mer 29 Aoû - 11:37

T'as la vague impression que le vampire en veut beaucoup à son ami, dixit le rire amer qui s'échappe de ses lèvres. Mais si la boule de poils ambulante est véritablement son compagnon de soutien, alors le fait d'éviter tout danger lui revient de droit. C'est logique. Si Elijah ou Leora, ou bien même un de tes membres de la famille, sombraient autant dans le noir, alors tu ferais tout en ton pouvoir pour les en empêcher. C'est une réaction naturelle, presque instinctive, et pour une fois, tu es d'accord avec le chien de garde. Pour une fois, tu te dis qu'il a fait du bon boulot et qu'il n'est peut-être pas aussi con que tu ne le pensais.  
« Bah. Il peut bien dire ce qu'il veut, je n'ai pas de comptes à lui rendre. Puis je peux remonter dans ma chambre... »
Ce qui est sûr et certain dans ta petite tête, c'est que tu ne veux pas te retrouver dans le feux de la dispute qui les brûlera tous les deux. Un vampire et un loup-garou qui s'écharpe le chignon, c'est une scène que tu ne souhaites pas contempler. Trop de blessures. Trop d'hémoglobine à la fin. Trop de rage et de violence en eux. Ce serait ton rôle de les immobiliser, des les tenir éloigner de la bataille et des habitants de Blackwater Falls aux alentours. Dans tous les cas, Perceval tient à te dire qu'il peut s'occuper pendant toute une journée seul. Tu plantes ton regard dans le sien, un peu sceptique, et finis par secouer de la tête avec un petit sourire amusé en coin. Ah les vampires et leur petite fierté! Bizarrement, tu ne bouges pas, tu ne dis rien, tu le laisses faire. Vas-y continue dans ta bêtise. Casse-toi la gueule à nouveau. Tu ne veux pas faire l'agneau innocent en l'attrapant directement contre son amour propre. Tu le laisses dériver dans ses idéaux avec un calme et un certain amusement étranges.
Et ce qui devait arriver, arriva.
« SCHEISSE !! »
La célèbre insulte ne te laisse pas de marbre, tout comme son corps qui s'écrase contre le carrelage dans un petit bruit mat. Là, par terre, à genoux devant toi, le dos crispé, on dirait un enfant qui vient de tomber à la marelle. T'entends les spasmes de sa gorge qui t'indique qu'il chiale et ça te fout un drôle de sentiment à la poitrine. Il chiale, genre, des larmes s'écrasent réellement par terre. Aser, tu fais chialer un vampire. Ton père serait limite fier s'il te voyait, et les jumeaux n'en croiraient pas leurs yeux. Pourtant, toi, ça te fait ni chaud, ni froid. Tu as trop vu Perceval pleurer pour sentir ton cœur fondre sur les carreaux de sa cage. Il est très émotif. Trop à ton goût. Tu veux bien aider un homme en difficulté, mais t'as pas signé les papiers pour t'occuper d'un mioche. Le voir aussi vulnérable, comme ça, ça t'énerve. Tu voudrais qu'il se redresse, qu'il prenne le coup comme un homme, un vrai, quitte à te foutre un poing dans la gueule pour se calmer les nerfs. Mec, t'as tes règles ou quoi? La petite blague sarcastique se meurt avant même qu'elle ne naisse dans tes cordes vocales. Parce qu'il saigne Percy. Il a mal. Il est faible et peut-être que ça l'horripile au point d'en pleurer? Tu ravales rapidement ta salive, et le regarde t'interdire de t'approcher.
« T'approches pas Engel !! Juste… Apporte moi encore du sang s'il te plaît… Le reste… je le ferais… seul... »
Tu soupires en entendant ses ordres et hausses finalement des bras pour lui faire signaler que tu as compris. Une main dans le frigo et t'en ressors des pochettes de sang. Deux en tout. Au pire, il y en a d'autres et tu les attraperas un peu plus tard s'il en a besoin. Tu ne sais pas s'il est capable de contrôler parfaitement sa faim dans son état. Tu te méfies un peu et reste sur tes gardes. Tu les lui tends pour qu'il s'en empare et en boive tout le volume.
« Tiens. Avec ça, tu devrais reprendre un peu de tes esprits. »
C'est bien. T'es content pour lui. Il a retrouvé un peu de sa virilité et de sa fierté. Seulement, il n'est pas prêt à monter l'escalier jusqu'à sa chambre, tu le sais. Tu vas devoir l'aider et ça ne te prendra pas plus qu'un quart d'heure, grand max. Après ça, tu retourneras à la maison qui te manque déjà. Pincement au coeur à l'idée de revoir un décor familier.
« Ca y'est? T'as assez bu ou t'en veux une troisième? »
Tu l'interroges du regard alors qu'il est encore par terre, la poitrine ensanglantée, les ongles polis. Puis, tu le prépares psychologiquement à la suite des événements. Il va râler le con, tu le sens, mais c'est la seule possibilité qu'il a pour rejoindre son lit et guérir en quelques heures. Tu t'agenouilles à son niveau et ta main vient se poser sur son épaule.
« C'est pas que je rêve de te porter dans mes bras, mais va falloir que tu t'accroches au moins à moi. Allez. »
Ton ton est sec, tu ne lui donnes pas de choix. C'est toi ou rien. C'est un quart d'heure maximum ou tu l'assommes pour le mettre au lit. Alors que tes bras le portent pour le remettre sur ses pieds, tu grimaces. Il n'est pas léger le vampire. Il est également prêt, beaucoup trop prêt de toi pour que tu ne ressentes rien à son égard. Son corps presque contre le tien, ses mains et ses bras qui se pressent contre toi, et son visage à quelques centimètres. Tu sens enfin ton palpitant battre à coup chaud. Enfin. Il était temps. Tout n'est pas perdu. Le sentiment de vide s'écarte peu-à-peu des sentiers battus. Et tu souris malicieusement du coin des lèvres, comme un con.
« Ça va, c'est pas trop confortable? »
Tu peux pas t'empêcher de lui jeter ton humour passable à la figure. Parce que tu te sens revivre. Parce qu'il t'électrise.
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MessageSujet: Re: Tame the wounded beast (I love you too much...). ~ AsPercy   Mer 29 Aoû - 21:50

Tu n'avais jamais été aussi faible face à quelqu'un qui t'es aussi chère… Même ta propre mère n'avais jamais vu une détresse aussi puissante dans ton regard. Tu n'es qu'un morceau de chair sec. Tu lâches lentement la table pour prendre appui sur la chaise. Se relever est une épreuve physique quais impossible. Et tu entends des bruits dans la cuisine. Lui. Qui va chercher de quoi te nourrir le temps que tu reprennes ce qui te manque tant. Ta force.

-Tiens. Avec ça, tu devrais reprendre un peu de tes esprits.


Deux poches que tu attrapes d'un coup sec avant de mordre dedans non sans un merci à peine audible. Tu arraches presque le plastique pour te contenir. Contenir la soif qui compense ta douleur et ton désir. Orgueil d'un homme blessé qui ne veut pas non plus d'aide… Tu es pitoyable…

~*~

-Vient ici que je te mette la correction de ta vie sale gosse !!

-Jürgen non !!

Les cris envahissent la maison alors que, sous la rage et la colère, le maître de maison s'empare du tisonnier encore chaud sous les yeux surpris de la gouvernante. Il remonte la manche de sa chemise et s'approche de l'enfant âgé d'une dizaine d'année encore cloîtré dans son coin. Il bouscule sa femme contre la table et s'empare de son fils par le bras.

-Non !!


Qu'il hurle le doux enfant. Qu'il hurle sans que cela atteigne l'oreille du père qui le balance contre le tapis avant de retirer le haut pour y poser le fer rouge sur la petite peau. Dos qui se cambre sous la douleur alors qu'il est incapable de bouger. Ses petits pieds sont bloqués et il hurle sous la marque qui restera à vie.

-Garde ça comme avertissement Nikolaus ! Ne me désobéi plus pitoyable gosse !!


~*~

-Ca y'est? T'as assez bu ou t'en veux une troisième?


Sa voix te sort de ta torpeur et tu oses enfin lever les yeux vers lui. Des yeux qui doucement reprennent leur couleurs semi naturelles. Le bleu. Tu te rends compte que tu serres la mâchoire bien trop fort. Tu grimaces et jette les deux poches plus loin. Tu secoues la tête négativement. Tu as assez bu pour ce matin et pour que les os se remettent peu à peu de leur croisade avec l'impact de la balle. Il faut juste que tu t'allonges. Tu comptes te relever avant de voir le chasseur à ton niveau avec une main sur ton épaule. Oh oh...

-C'est pas que je rêve de te porter dans mes bras, mais va falloir que tu t'accroches au moins à moi. Allez.

-Quoi?


T'as pas le temps de comprendre. En fait, il te laisse pas vraiment le choix le bougre.  Tu sursautes quant il approche, mais il évite ton dos et se contente de te prendre par l'épaule. Tu serres les dents et te mord la lèvre pour ne pas cracher un nouveau cris de douleur dans ses oreilles. Putain. Ravale un peu ta fierté trente secondes et laisse toi aider. Tu dois abandonner cette fois. Tu as juste assez de force pour lancer des piques en réponse à sa question.

-Ça va, c'est pas trop confortable?

-Tss… tu serais habillé en infirmier sexy que je te trouverais confortable.


Tu lèves les yeux aux ciels et commence à marcher vers l'escalier en grognant doucement. Dans un silence presque paisible, tu gravis les marche à ses côtés. Tu ne dis rien, tu te contentes juste de capter sa chaleur, juste un peu. Le regard baissé. Pourquoi il a fallu que vous en arriviez là ? Tu soupires et pose ta main contre la porte. Pour faire une pause. Un petit rire vient à toi. Juste nerveux.

-Si j'avais su, je me serais tirer dessus plus tôt…


Blague douteuse de ton humour noir plongé dans la folie de la douleur. Qu'il apprécie ou pas tu t'en fous. Tu t'avances vers le lit et t'allonge non sans grimacer. Mais par habitude, tu retires ton haut pour ensuite te glisser entre les draps. Un passage de ta main sur ton visage en soupirant.

-Merci…


Tu ne sais pas quoi rajouter de plus. Tu le regarde à peine et suit son regard qui se pose sur ta table de chevet avec… oh merde. Tu te tapes la tête avec la paume de ta main. Tu vais oublié ce détail à la con.

-Putain… je… nan oublie… tu peux la récupérer… je comptais en faire une copie et te rendre l'original, mais je ne l'ai jamais fait..


Tu avais oublié… oublié que derrière tes photos prises avec ceux qui compte le plus pour toi… il s'y trouvait… alors que ta mère et ton Etoile de David étaient devant, cachant un peu ton père et Caleb, il avait eu sa place. Au fond… Tu soupires. Oui qu'il peut la reprendre… Maintenant qu'il l'a vu…

-Ne dis rien… juste… reprend la… je… je n'en ai plus besoin…


Plus… phrase que tu prononces en serrant le poing. Parce qu'est-ce qui te reste maintenant ? Rien… Juste ton sentiment ravageur. Qui te tuera...
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MessageSujet: Re: Tame the wounded beast (I love you too much...). ~ AsPercy   Dim 23 Sep - 10:24


Il a suffi le sentir contre toi pour que ta poitrine se soulève avec difficulté, et que ton cœur batte aussi fort que les rouages d'une locomotive. Tu ressens enfin quelque chose dans cette carcasse vide. A nouveau. It was about fucking time. T'as l'impression que ça a duré trois mille ans et ça t'a fatigué autant qu'une nuit de pleine lune à chasser le loup-garou en compagnie de Ciulin. Et tu ne peux réprimer un sourire qui s'élargit un peu plus lorsque le vampire réplique à grandes envolées. Le Percy dont tu t'es épris est revenu, lui aussi. Au menu? Blagues douteuses et sourires machiavélique. Tout est donc revenu à la normale?
Évidemment, non. Il est toujours faible et son buste est encore taché de sang, signalant que la blessure s'est rouverte dans la cuisine. Par ta faute? Peut-être. Mais, maintenant, inutile de t'enfuir. Tu peux rester autant que tu veux. Le désir et l'affection sont de retour, plus puissante encore qu'avant. Alors que Perceval est bien lové dans ses draps, en sécurité et requinqué, tu parcours du regard la pièce, ta paire d'yeux se posant enfin sur les photographies qui prônent sur sa table de chevet. De vieux clichés datant d'avant la deuxième guerre mondiale sont exhibées et entourent une photo beaucoup plus récente. Tu t'arrêtes de respirer en te voyant sur cette dernière, les traits de ton visage plus jeunes. Les joues enflammées par cette petite surprise, tu tousses dans ta main alors que le vampire essaye de se justifier. C'est gênant, très gênant. Il te kiffe vraiment au point de subtiliser une de tes photographies? Cela signifie aussi qu'il est entré dans la maison familiale des Harker. C'est encore plus embarrassant, et tu ne sais plus trop quoi dire.
« Heu... ok. »
Étrange. Un peu glauque même, de savoir qu'il avait cette photo de toi plus jeune pendant tout ce temps. Est-ce que tu aurais pris une des siennes si t'avais réussi par chance à entrer chez lui? Non, vraiment, ce n'est pas le genre de choses que tu ferai. A ce stade, c'est presque du voyeurisme.
« La prochaine fois, demande-moi. »
Le ton reste neutre, car tu ne veux pas que Percy recommence. Tu te sens un peu envahi, et t'as pas l'habitude qu'on te montre aussi clairement ses intentions amoureuses. C'est mettre la charrue avant les bœufs, alors qu'il n'y a même pas de boeufs. D'un mouvement de doigts, tu reprends délicatement la photographie qui doit manquer à l'appel dans le salon.
« Si jamais un membre de la famille s'en aperçoit, t'es grillé, j'te signale. »
Tu la ranges soigneusement dans la poche de ton jean, puis porte un regard à Percy qui semble assez tendu. No kidding. Tu serais pareil si on venait de t'attraper la main dans le sac. Le pauvre.
« Allez détends-toi, c'est qu'une photo, j'vais pas t'bouffer. »
Un rire traverse timidement tes lèvres et tu t'assois à ses côtés sur le lit pour essayer de détendre un peu l'atmosphère étouffante. Le matelas rebondit un peu et ajoute un côté puérile à la situation.
« Alors comme ça, tu craques sur les infirmiers toi? J'suis presque offensé là. »
Tu l'es sûrement un peu, même si t'adores le provoquer.
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MessageSujet: Re: Tame the wounded beast (I love you too much...). ~ AsPercy   Dim 23 Sep - 23:02

Tu l'entends qu'il tousse sous la gêne lorsque son regard croise les portraits. Tu détournes le regards pour ne pas donner plus d'explication. Tu redresses juste le dos pour ne pas perdre ta fierté. Tu desserres les poings pour éviter de trembler. Trembler devant lui, non. Ce serait la pire chose à faire. Encore. Et encore. Tu t'attends à une remarque sanglante, une engueulade bien Harker. Mais…

-La prochaine fois, demande-moi.


Boum.


Tu t’agrippes à ta couette alors que la phrase semble résonner dans ta tête avec une étrange sonorité. La prochaine fois ? Quelle prochaine fois ? Son ton est pourtant très neutre. Pouvant signifier qu'il n'y en aura pas. Alors pourquoi ? Pourquoi il te tortures comme ça ? Tu ne croises toujours pas son regard. Ce n'est pas le moment. Tu vois du coin de l'oeil qu'il la reprend. Qu'il reprend tout ce qu'il te reste…

Boum.


Nouvelle douleur au bruit sourd. Nouveau craquement de ton coeur qui se referme sur lui même dans sa cage bien trop grande pour lui. Pourtant aucun démon n'est présent dans la pièce. Maudit Salomon et ses expériences. Qu'est-ce qu'il a encore fait ? Tu voudrais tant oublier…

-Si jamais un membre de la famille s'en aperçoit, t'es grillé, j'te signale.


Ouais… tu le sais. Tu le sais que trop bien. Et machinalement tu viens enrouler tes doigts de la main gauche autour de ton index droit. Tu réalises que trop tard que ta chevalière n'est plus. Ce stupide réflexe que tu avais de la tourner sur elle même quand tu étais nerveux… Tu soupires. Elle n'est plus. Il l'a lui. Ou alors il l'a jeté. Tu ne sais pas. Tu te doutes bien qu'il ne la garde pas aussi chaudement que tu as pu le garder dans tes bras la nuit quand tu venais. Non. C'est encore à sens unique ce que tu vis. Tu gardes le regard baissé. Penaud.

-Allez détends-toi, c'est qu'une photo, j'vais pas t'bouffer.


Tu relèves un peu la tête en entendant son rire. Tu en frisonnes un peu. Est-ce vraiment pour toi qu'il rigole soudainement ? Non. Et pourquoi il est encore là, à s'asseoir à tes côtés. Tu ne bouges presque pas alors que le matelas rebondis doucement sous ce nouveau poids. Ton lit est trop grand de toute façon pour une seule personne tu le sais.

-Alors comme ça, tu craques sur les infirmiers toi? J'suis presque offensé là.


Tu lèves les yeux aux ciels. Au moins le sujet de la conversation a changé, un petit peu, et tu lâches même un rictus nerveux avec ton sourire en coin indéchiffrable. Un peu joueur et énigmatique.

-Je disais juste que l'uniforme médical t'irait bien mieux. Qui sait, dans une soirée déguisé. En bleu ou en blanc avec les gants et la seringue.


Que dire de plus maintenant ? Hum ? Alors qu'il est si prêt de toi. Tu pourrais même prendre sa main dans la sienne, sentir sa chaleur. Mais non. Fruit défendu protégé par le Bien. Tu soupires un peu. Un ange passe et tu perds de nouveau ton sourire. Pour ne laisser place qu'au sérieux… qu'à la vérité que tu fuis tant en général

-Pourquoi… Pourquoi tu dis la prochaine fois, demande moi ?


Tu regardes tes mains, encore en sang. Presque dégoûté de ton existence. Dégoûté d'en être arrivé là… Dégoûté de tout. De toi.

-Je croyais que je devais arrêter… Tes refus étaient très clairs pourtant…


Tu passes une main sur tes yeux, fatigués. Ouais. T'en peux plus. T'as juste envie… de faire ce qui te semble le plus logique. Mais tu vas encore te recevoir un mur en pleine face. Alors tu prends juste sur toi. Encore mille cicatrices qui ne resteront pas sur ton dos cette fois. Mais bien dans ton coeur.

-Je croyais qu'il n'y aurait pas de prochaine fois… Jamais...
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MessageSujet: Re: Tame the wounded beast (I love you too much...). ~ AsPercy   Lun 24 Sep - 21:18


C'est très précis comme fantasme, dis donc, si ça en est un. Et puis, il y a la cerise sur le gâteau, la fameuse seringue dont parle Perceval. Tu ne vois vraiment pas en quoi ça ajoute une certaine séduction à l'accoutrement. En général, tu fuis devant les aiguilles que pointent les médecins sous ton nez. Rien que d'y penser, une grimace s'affaisse sur ton visage, puis tu préfères écarter l'image d'un mouvement de la tête. En tout cas, tu prends note dans le coin de ton esprit de la proposition du vampire. Se déguiser en infirmier. Qui sait? Peut-être que ça te servira un jour.
« J'préfère ça. Même si t'oublie la seringue, j'ai horreur de ça. »
Un rire un peu gêné transperce tes lèvres. C'est toujours difficile de se déshabiller devant quelqu'un qu'on pense connaître, mais qu'on ne connaît finalement pas si bien que ça. La main bientôt portée sur la nuque, un silence de plomb s'abat dans la pièce, et pour la première fois il te dérange un peu. C'est assez embarrassant de ne pas savoir quoi lui dire. Pourtant, les questions devraient fuser. Les gestes ne devraient pas se faire hésitant. Parce que vous avez partagé le même lit il n'y a pas si longtemps que ça. Bon ok, c'était passager et vachement effrayant, mais vous aviez labourés des terres que personne n'avaient encore découvert, du moins en ce qui te concerne. Comme par transmission de pensée, Percy te pose une question à propos de ça, de cette nuit, de toi et de ton comportement apparemment étrange à son encontre. Mais pour toi, c'est son comportement qui est bien bizarre, pas l'inverse. Tu te demandes un jour s'il te comprendra, et inversement. Ou bien si vous étiez destiné à ne ressentir que de l'incompréhension. Il a l'air calme cette fois-ci, et ça te fait en tout cas un bien immense de l'entendre parler et le voir gesticuler de cette façon. Pourtant, la question te paraît si intime. Trop peut-être?
« Je. J'sais pas. »
C'est vrai, tu ne sais pas trop quoi lui dire. Ou bien, tu n'oses pas t'ouvrir autant à lui. Pas maintenant, même si quelque chose te pousse à te rapprocher irrémédiablement. Tu soupires, ne sachant que faire et quoi dire. Puis, tu prends ton courage à deux mains. Parce que le timing est parfait. Parce que tu peux enfin t'exprimer calmement au suceur de sang.
« Moi aussi j'pensais qu'y aurait pas de prochaine fois. »
Tu tentes un regard vers lui, mais baisse les yeux ostensiblement. T'oses pas, alors tu te contentes d'observer tes doigts qui s'entremêlent.
« Quand j'ai dis ça, j'étais... blessé on va dire. Aujourd'hui, ça va mieux... ça va mieux quand j'suis prêt de toi. Bizarre hein? »
Tu relèves la tête avec un regard nerveux et amusé, mais redeviens rapidement sérieux alors que vos regards se croisent. Tu avais oublié à quel point il est charmant à la lumière du jour. La sensation de gazouillis reprend ses chatouilles de plus belle. Oh tu pourrais rester des heures ici, finalement, à le regarder dormir et guérir en silence. Au diable cette soirée de chasse qui t'attend en fin de journée. Au diable.
La main qui s'avance doucement et discrètement vers la sienne, tes doigts qui s'entremêlent au siens, la communion qui s'installe. Une symbiose qui te semble si parfaite à l'instant présent, et dont tu maudiras sûrement l'existence dans quelques heures. Un faible sourire éclaire ton visage animé, alors qu'une idée germe dans ta tête. Une envie. Une seule. Celle de goûter à nouveau aux lèvres du vampire. Alors, sans vraiment en prendre conscience, tu t'inclines, le bras posé à côté de sa tête, sur l'oreiller. Et tu te rapproches petit-à-petit, ne le quittant pas des yeux. Tu ne commets pas le crime, t'attends qu'il y réponde.
Est-ce que toi aussi t'en as envie?
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MessageSujet: Re: Tame the wounded beast (I love you too much...). ~ AsPercy   Lun 24 Sep - 22:41

Il a l'air de bien prendre ta connerie. Il l'air de bien prendre la situation en fait. C'est fort étrange. Tu ne sais pas trop où te positionner en faire. Tu ne sais plus où te mettre. C'est assez perturbant de lui parler comme ça comme si de rien n'était alors que la veille vous vous gueuliez dessus. Est-ce que ça va rester comme ça ? Gueulante et calme ? Ce serait usant. Tu ne pourrais pas. Tu ne peux plus. Tu en as assez.

-J'préfère ça. Même si t'oublie la seringue, j'ai horreur de ça.


Ah. Tu notes ça dans tes dossiers mentaux personnels. Anecdote étrange et sûrement fondé par quelques trauma d'enfance. Le dentiste, le médecin… Les vaccins. Et encore. Tu vas éviter de rajouter qu'il devrait être content de la taille que possèdent ce fichue aiguille. A ton époque elles semblaient bien plus grosse et vachement plus flippante que cette connerie qui casse à tout bout de champ. Enfin bref. Passons. Il est temps de passer au sérieux de la matinée. A ce putain de sujet qui engendre des rouages rouillés dans votre relation. Et...

-Je. J'sais pas.

Je vois…


Que tu penses. Doucement. C'est donc ça. Simple réflexe alors ? Tu en souffre intérieurement, soudainement. Parce que c'est comme ça. T'es trop sentimental avec lui. C'est fragile là. Tu es trop fragile pour subir ça. Mentalement instable le vampire. Alors tu souffles. Tu souffles doucement ce qui ne va pas, ce qui ne va plus. Ce qui change tellement, ce qui te fait mourir de l'intérieur. Ce refus de peur qui t'as frapper au visage. Cet abandon que t'as eu.

-Moi aussi j'pensais qu'y aurait pas de prochaine fois.


Tu étouffes un grognement. Ce n'est vraiment pas le moment.

-Quand j'ai dis ça, j'étais... blessé on va dire. Aujourd'hui, ça va mieux... ça va mieux quand j'suis prêt de toi. Bizarre hein?

Bizarre. Cela te réchauffe un peu mine de rien et ton frisson se poursuit en sentant sa main qui vient vers la tienne. Douce et violente chaleur qui contraste que trop bien avec ta froideur cadavérique. Tu ne sais pas quoi dire, trop faible pour résister, par assez fort pour reculer. Tu fatigues en fait de ce stupide conflit qui est dans ta tête depuis cette nuit. Tu laisses faire et garde cette main dans la tienne, contre toi. Ce sera peut-être la dernière fois, qui sait. Tu détournes de nouveau le regard, cherchant un mot à dire, mais c'était sans compte sur le fait qu'il se rapproche de toi. Tu bugues et déglutis sans savoir ce qu'il veut. Et il est là. Vos lèvres qui pourrait être de nouveau scellées. Mais rien. Il attend… Il t'attend…

-Engel…


Tu trembles. Tu trembles et pose ton regard sur ses lèvres, tentatrices. Objet de fantasmes de nombreux de tes doux rêves. De simples rêves que tu t'autorisais à faire quelques fois dans ses bras. Tu hésites un peu. Et ta main libre vient caresser sa joue, lentement. Avec cette douceur qui t'avait peut-être manqué ce soir là. Avec ce doux sentiment qui vous lie. Un peu. Juste assez pour que tu restes dans cette ville, juste assez pour te torturer chaque soir. Tu relèves les yeux vers son regard bleuté. Tu te demandes alors pourquoi tu hésites. Mais tu sais. Tu sais ce qui ne va pas. Ce qui pourrait nuire à tout ça. Tu sais ce qui vous sépare.

Soixante douze années. Des lames tranchantes. Une famille de chasseur sûrement anti créature depuis sa dernière fiancée. Un Dieu.

Tu grognes un peu et te relèves soudainement. Tu passes ta main sur ton visage.

-Tu es un idiot Nikolaus…


Que tu te murmures à toi même avant de venir poser ta main sur la nuque du chasseur pour l'emporter contre tes lèvres. Tu en avais besoin. Tu en a terriblement besoin. Tu le veux. Tu l'aimes à en crever et tu sais que tu dois profiter du peu de chance qu'il te laisse.. au risque d'en souffrir encore plus à retour de bâton. C'est à double tranchant… Et tu prends le risque d'en perdre la tête...
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MessageSujet: Re: Tame the wounded beast (I love you too much...). ~ AsPercy   Dim 30 Sep - 15:39


Tu t'arrêtes à quelques centimètres de son visage, plongeant tes prunelles océan dans les siennes, toutes aussi bleues fut un temps. T'attends calmement. T'as toute la journée devant toi, t'es pas pressé, et tu ne repartiras pas d'ici sans avoir partager avec lui un baiser. Serait-ce le dernière ou le premier d'une ribambelle? Tu l'ignores, alors mieux vaut ne pas s'en préoccuper tout de suite et cueillir la rose tant qu'elle n'est pas fanée.
Allez, Percy, j'sais que t'en as envie.
Ça se voit dans ses yeux, ça se voit sur ses lèvres, ça se sent dans le tremblement de ses mains. Il hésite, prononçant ton surnom sur le bout de ses papilles, et il faut que tu balayes ses derniers doutes. Ceux qui s'étaient implantés lorsque tu l'avais repoussé, puis lorsque tu l'as abordé dans ce bar de misère. Votre confiance en l'un et l'autre s'était alors envolée, laissant place à la peur, la solitude, le mal-être. Mais, aujourd'hui, vous avez réussi à la restaurer petit-à-petit.
Un bel idiot.
Un sourire se forme sur tes lèvres alors que le vampire vient les embrasser, fermant ainsi l'espace qui vous séparait. C'est doux, c'est calme, c'est si paisible et pourtant intense. Cette fois, vos croissants de lune ne s'entrechoquent pas les unes contre les autres, dans une danse effarouchée. Cette fois, vous prenez le temps d'y goûter toute la saveur, et de s'y enfoncer avec lenteur. Tu pourrais rester des heures durant à manger ses lèvres, car tu le veux tellement. L'envie d'être aimé est plus forte que tout, laissant derrière toi un grognement reflétant ta satisfaction.
« Encore Percy. S'il te plait... »
Tu lui demandes son accord avant de reposer ta bouche sur la sienne et déguster à nouveau vos baisers. D'un doigt, tu pousses une de ses mèches qui gêne ta contemplation de son visage. Si jeune, si vieux, si inquiétant et pourtant si fragile.
« J't'aime bien tu sais. »
Tu l'aimes... bien. Assez pour le désirer complètement. Assez pour vouloir rester à ses côtés. Assez pour devenir irritable et destructeur quand tu n'assumes plus tes sentiments envers lui.
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MessageSujet: Re: Tame the wounded beast (I love you too much...). ~ AsPercy   Dim 30 Sep - 19:53

Lenteur infernal dans la symbiose entre sa chaleur corporel et ta froideur immortelle. Vos lèvres sont comme en suspens, figées dans le temps. Rien ne vient vous déranger dans ce moment de bonheur qui vous lie à l'instant même. Tu passes ta main dans ses cheveux pour le garder prêt de toi alors que résonne dans un rythme effréné son petit coeur que tu entends. Malheureusement il faut rompre cette union charnelle, il faut pour qu'il reprenne lentement son souffle. Tu baisses alors les yeux sans savoir de quoi sera écrit la suite. Suite d'un histoire étrange qu'est la votre.

-Encore Percy. S'il te plait…


Tu as du mal à réagir, porté dans un état de transe lointain. Tu sursautes un peu en sentant ses doigts qui écarte quelques mèches de tes cheveux. C'est à peine si la douleur de tes côtés s'éloigne au profit de quelque chose de plus fort, plus beau. Peut-être même trop beau. Combien de temps te reste-t-il ? Non. N'y pense pas. Tu ne veux pas y penser. Tu veux rien briser de tout ça. Non. Cela te briserait encore plus. Tu tiens à peine sur tes pieds, tu tiens à peine dans ta tête. C'est lui qui te permets de ne pas flancher, ne pas sombrer.

-J't'aime bien tu sais.

Tu te mords la lèvre et évite de croiser son regard. Tes yeux se baladent sur son visage, un peu partout, sans croiser son regard. Et comme si une force étrange te guidait, tu passes tes doigts sur sa cicatrice. Vieille et sournoise cicatrice. Tu sais quelle lame l'a tranchée, la forgée. Tu sais qui tenais le manche à cet instant fatidique. Là où tout a commencé. Tu arrives enfin à le regarder complètement quand tes doigts viennent toucher ses lèvres. Tu te rapproches de nouveau pour y goûter, lentement. Savourant ses pulpeuses avec délice. Et tu murmures…

-Ich liebe dich…


Tu peux pas t'en empêcher… tu ne peux pas le nier. Tu n'y arriveras pas, tu n'y arriveras plus à te défiler. Ton coeur lui appartient sans qu'il puisse rien dire. Tu romps le baiser pour poser ta tête contre son épaule, fatigué de fuir. Tu veux juste que tout ça s'arrête un instant. Que le temps ne soit plus une variable destructrice pour quelqu'un sur qui cette mesure n'est qu'un métronome fatidique des années qui glisse sur ton dos immobile. Tu soupires un peu alors que tu poses ta main sur sa poitrine, endroit ou frappe son organe vital, protéger par sa cage dorée. Tu fermes les yeux.

-Sommes-nous destinés à nous entre-tuer dans un crime passionnel, nous voir mourir tel les amants de Vérone, nous retrouvés dans quelques années maudits par la différence d'âge physique ou à voyager ensemble jusqu'à la fin du monde ?


Tu trembles. Sa chaleur est si douce, son odeur apaisante…

-Dis le moi… Mein Engel...
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MessageSujet: Re: Tame the wounded beast (I love you too much...). ~ AsPercy   Dim 30 Sep - 21:00


Sa main sur ton visage te fait frissonner, ta peau parcouru d'une sensation à la fois intense et grisante. Il touche ton épiderme qui se dresse au moindre contact, comme si un champs électromagnétique vous lie, vos atomes s'attirant indéniablement les uns vers les autres sans que vous ne puissiez faire quoique ce soit. C'est comme ça, et rien ne pourra changer grand chose, pas même la peur qui t'insuffle parfois de fuir et de rager contre le vampire. A cet instant, tu te laisses porter par le destin, car c'est lui qui vous a réuni dans la même cabane. Lui seul. Autrement, il n'y a pas d'autres explications à vos rencontres insolites, soldées de découvertes, de frayeur, de surprise, d'attirance.
Son baiser te ramène à la réalité et tu fermes des yeux pour en goûter un peu plus la tendresse. Il t'aime, c'est indéniable. Il t'aime trop, tu l'as compris hier soir alors qu'il s'est tiré en pleine poitrine. Il t'aime et il pensait être maudit. Maintenant, un peu moins. Percy est plus calme, plus serein, plus réfléchi, plus entreprenant. Tu retrouves petit-à-petit le vampire pour lequel tu as un faible. Un faible... n'est-ce donc pas plus que ça? Est-ce que toi aussi tu ne l'aimerais pas autant?
Aimer, aimer, c'est un grand mot.
Tu ne les dis qu'en certaines circonstances. La dernière fois que ces trois mots ont traversé ta bouche, tu l'as regretté pendant des mois. Percy a fini par casser la barrière qui t'empêche de goûter au surnaturel, mais il te reste encore des résidus, dus à ton statut de chasseur qui ne ternira pas avec les années. La chasse contre les créatures te définit en tant qu'individu. Sans ça, tu n'es rien, tu ne vaux plus rien. Alors, tu garderas toujours cette méfiance et cette frayeur en toi pour les monstres qui peuplent la Terre, aussi sexy et craquantes soient-elles. T'ignores juste quand est-ce que ces sentiments réapparaîtront. Pour l'instant, t'es incapable de les ressentir, la tête du vampire lové contre ton épaule, sa main délicatement posée sur ta poitrine. Ton myocarde s'y cogne avec ardeur, rendant tes joues un peu plus rouges que d'habitude, lorsque ses mots pénètrent tes tympans. Perceval est une flèche qui transperce le corps avec franchise.
« Je. J'avoue que je n'ai pas trop pensé à tout ça. »
T'es un peu troublé et perdu parce que tu n'as pas encore pensé à cette facette de votre relation. Relation qui est encore tellement floue, du moins de ton côté, et aussi très fragile. Il faut bien le dire, elle ne tient qu'à un fil, l'inconvénient pour un chasseur de tomber pour un vampire.
« J'espère pas. Même si j'peux pas faire de promesses qui tiennent. »
Ça n'avait pas très bien fonctionner la dernière fois que tu t'étais engagé. Mais, voilà, et si Percy est le Saint Graal que tu désespérais de trouver un peu plus tôt cette année? Celui qui sera là à tes côtés et qui te donnera un peu de bonheur.
« L'important c'est qu'on soit heureux maintenant non? »
Tu penches ta tête vers la sienne pour croiser son regard, et scruter sa réaction. Tu ne veux pas le blesser, loin de là, mais tu ne peux pas non plus t'empêcher d'être assez terre-à-terre. Il y a l'amour et la passion d'un côté, et la réalité des choses de l'autre. Il ne suffit plus que vous vous empariez des deux et que vous les fusionniez.
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vampire ○ kill of the night
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MessageSujet: Re: Tame the wounded beast (I love you too much...). ~ AsPercy   Dim 30 Sep - 22:30

La vérité fait mal. Tu es bien placé pour le sqvoir, pour l'utiliser à ton grès quand il se doit. Mais quand il s'agit de toi, c'est un gros bordel, c'est Bagdad... et au delà de tout ce flot de sentiment qui pourrait être des plus positif, tu as l'impression de tomber dans un vide infini. Tu as l'impression que le bonheur s'arrête là.

-Je. J'avoue que je n'ai pas trop pensé à tout ça.

Tu te mords la lèvre en serrant un peu son haut. Tu t'accroches à lui comme à la bouée qui reste au naufragé. Perdu en pleine mer déchaînée et indomptable, imprevisible... dangereuse. Évidemment qu'il n'y a pas pensé... ce n'est pas pareil. C'est un mortel... tu recules un peu, la tête baissée. Tu as dû rêver, l'espace d'un instant. Cela n'arrivera pas évidemment...

-J'espère pas. Même si j'peux pas faire de promesses qui tiennent.

Promesses... tu regardes ses mains, incapable de savoir si tu dois les garder dans les tiennes ou non. Incapable de réfléchir comme à ton habitude. Promesses... tu en fais... tu les tiens, au fil des années, des décennies... mais l'impact est différent c'est ça? C'est à cause de la démone, c'est ça? Ta seule pensée qui dérive et te fait grincer des dents. Tu sens qu'il tente de croiser ton regard, tu le sais... tu serres sa main dans la sienne, plus fort.. incapable de te détacher.

-L'important c'est qu'on soit heureux maintenant non?

Oui... surement... Tu ne peux pas t'empêcher tout de même d'avoir ce pincement au coeur. Cette espèce de vide. Un déjà vu... une situtaion de déjà vu. .. malaisant. Tu en trembles de plus belle.

-Peut-être...

Que tu murmures. Tu poses une mains sur ton front, un peu perdu... tu ne sais pas ce qu'il veut en fait. Tu ne sais pas comment il voit les choses. Cela t'empêche de mettre tout à plat... cela t'empêche d'y voir un avenir clair et précis...

-Je veux juste... ne pas espérer pour rien... encore une fois...
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MessageSujet: Re: Tame the wounded beast (I love you too much...). ~ AsPercy   

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Tame the wounded beast (I love you too much...). ~ AsPercy

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