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on vous invite à privilégier les fantômes et les petits humaiiiiiiins
nous sommes présentement en automne 2017 (septembre, octobre, novembre) I love you
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 Dolor de nosotros || Vesper

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human ○ drink the water
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MessageSujet: Dolor de nosotros || Vesper   Sam 6 Oct - 20:04


L'impression de course contre la montre, l'impression que le pire peut frapper au bout du fil alors que je tente de te garder avec moi. J'ai pas cherché à comprendre le pourquoi du comment, pas chercher à poser plus de questions quand t'avais déjà du mal à articuler au travers de tes sanglots. Y'a juste moi qui me précipite en chopant un sac déjà prêt dans la voiture et le manteau pris pour toi, au cas où. Parce qu'il m'a semblé entendre que tu claquais des dents, dans le doute... J'arrive, mi hija. Portière que je prends à peine le temps de claquer, le pas pressé jusqu'à ta carcasse échouée contre terre, que j'aperçois au bout du sentier. Merde, putain, non, non... ! L'inquiétude qui me ronge entièrement, davantage encore que l'instant d'avant. Je raccroche alors que je me mets à courir sans me soucier des blessures, sans plus me soucier de rien là.

Cariño ! Et je me précipite à tes côtés, m'écrase là pour te redresser et voir ton visage, enfin. Vesper... Y'a du sang plein ta gueule, en plus de trop de larmes. Je suis arrivé, c'est bon...

Et les bras qui te passent autour bien assez vite, pour te serrer fort contre moi, sans me soucier du reste à cet instant. Main libre qui file dans tes cheveux pour les caresser, pour tenter de te bercer toi et ta peine, toi et ta douleur que je saisis pas.

Je suis là, chérie, je suis là... Et je t'écrase un baiser dans la tignasse, murmure pour te calmer les sanglots, pour t'offrir toute ma chaleur possible. Papa est là...

Et je te serre davantage encore, main qui tient le manteau qui remonte un peu, pour tenter de l'accrocher à tes épaules, pour tenter de t'entourer de ce truc cinq fois trop grand pour toi mais qui au moins, te tiendra chaud. Parce qu'on commence à sévèrement se les cailler dans ce coin désormais. Je souffle encore des "chhht..." pour tenter de te calmer, pour tenter de te garder encore avec moi. Des baisers qui se perdent encore entre tes mèches, contre ton crâne.

Te quiero mi hija... Para siempre.
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paranormal ○ walk the line
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MessageSujet: Re: Dolor de nosotros || Vesper   Dim 14 Oct - 9:00

Du sang plein la bouche, j'ai dévoré le sol. Mes ongles l'ont raclé pour me hisser, un grognement en guise de courage, mais peine perdue. Le portable a glissé dans la terre. Les muscles ont abandonné, jambes dérobées, trop malmenées, bâtardes encrassées des courses folles. Mais qui peut les plaindre ? C'est que justice, de m'empêcher de bouger, de me laisser me rouler dans cette boue d'hiver, me salir des jours de pluie qui peuvent même m’inonder. Est-ce que j'avais le choix, de leur faire autant mal ? De me faire autant mal ? Pas vraiment. Puisque je l'ai cherché. J'ai le diable au corps, après tout.

Du sang plein la bouche, mes oreilles fonctionnent à plein régime pourtant. Elles entendent enfin ce que j'attendais, ce pour quoi j'ai prié, pour la toute première fois. La dernière, je le jure, sur tout ce que j'ai. Sur toi, qui vient me sauver, m'arracher à ces terreurs enfantines qui viennent de me mordre à pleine dent. Ô Dieu qui êtes aux cieux, ne vous faites pas Père, je n'ai pas besoin de vous. Faites que le mien me sauve, c'est tout ce que je demande.

Mais c'est bien con de croire en ça. C'est en toi que je dois croire, quand mon coeur reprend un battement. Quand l'oeil torve de fatigue t'aperçoit, et qu'une étincelle y naît finalement, une ultime forme d'espoir quand tu te poses près de moi. Papa. Padre, c'est toi. Y'a des mois en arrière j'aurais jamais cru pouvoir t'appeler au secours. Et j'ai pas hésité, aujourd'hui. Le Diable m'aura tout pris, mais sans lui, je ne t'aurai jamais trouvé.

Est-ce que je dois le remercier, au fond ?

Pas le temps de penser au saugrenu. J'ai la tête qui tourne, Papa. Soigne-moi. Aide-moi. Sors-moi de ce cauchemar qui n'en finira pas.

Pap'... !

Les mots meurent contre ton torse quand tu me sers, que tu m'enveloppes, que le manteau se joint aux retrouvailles mais que je ne veux sentir que tes bras forts. Je m'y délasse, je m'y délaisse, je m'y blottie, en boule, et j'oublie le reste. Quelques secondes, contre ta chaleur. Quelques secondes, contre le réel. T'es là. Y'a des larmes et du sang qui viennent souiller tes fringues, mais je ne suis plus à un manque de dignité près. Je m'en fous. Je veux juste que jamais tu ne me lâches. Parce que j'ai besoin de toi, plus que n'importe qui d'autre sur cette putain de planète de malheur.

J'ai peur...

J'ai peur de tout. De moi, avant tout. De Lui, toujours autant. Il pourrait venir, à tout moment. Je l'ai compris. Je l'ai senti. Lui, encore lui, qui s'occupera de ronger mes nuits, de les laisser blanchies, de me rendre tarée jusqu'à ce que je décide de survivre ou de me foutre en l'air. Mais je ne veux abandonner personne à son sort, papa. Je veux être forte pour vous tous, même quand je ne pourrais plus respirer.
Tes gestes, tes baisers, tes mots me rassurent. Tes paroles douces et chaleureuses qu'on ne pourrait pas deviner dans ta gueule élimée. Moi, je les connais. Et je suis pas la seule. Ce moment pourtant, je veux le partager avec personne. Ce moment où j'ai pu compter sur notre sang, sur le nom des Rodríguez. Sur ce lien qui ne prendra jamais fin.

Merci... d'êt' venu... Te quiero, padre... Voix de gamine, c'est comme si j'étais redevenu qu'une enfant contre ton coeur. Voix de gosse, qui marmonne l'évident, et qui jure de le chérir, cet instant. Papa est vivant. Et papa m'aime. Je me rend compte à quel point c'est puissant, tout ça. O-On... p-peut rentrer ? C-C'est pas vraiment la grande forme... Pas de sourire, mais l'ironie au bord de la bouche, parce qu'on se refait pas. Un peu de baume près du coeur, cependant. Je ne suis pas seule. Ce sera ma force, et ma faiblesse.
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