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on vous invite à privilégier les fantômes, les djinns et les petits humains
nous sommes présentement en hiver 2017-2018 (décembre, janvier, février) I love you

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 Ricochets. || ft. Will

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djinn ○ heaven can wait
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MessageSujet: Ricochets. || ft. Will   Dim 21 Oct - 10:08

Je veux comprendre. Aide-moi à comprendre.
J'ai rencontré un millier d'âmes différentes, au gré de mes siècles écoulés.
Le monde a tourné plus d'un millier de fois, pour changer, retracer ses contours et évoluer.
Mais l'évolution n'a pas tué les monstres, au contraire. Le malheur a fait que les années les ont décuplé. Adaptés, changés, cachés. Terreurs insidieuses qui se sont glissées dans les quotidiens.
Je crois en la lumière qui les fera fuir pour de bon et à jamais, petit âme.
Mais je veux comprendre pourquoi, au grand pourquoi, t'évertues-tu à les défendre ?


J'ignore encore la raison de mon geste. Je crois que je n'ai jamais su taire cette curiosité bien trop vivace à l'égard de vous, colonisateurs mortels. Nous vous laissons prendre les terres, les mots, le monde, depuis bien longtemps maintenant. Et vous demeurez toujours source de questionnements impossibles à taire.
Tu en fais parti, malgré toi. Tu ne me connais pas. Nous ne sommes pas encore rencontré. Mais j'ai lu. J'ai appris, de la bouche de mes collègues de ce temps-ci, ta spécialité toute particulière. Vois-tu, c'est idiot peut-être, mais il y avait encore des choses que j'ignorais à propos de la complexité de tes pairs. Votre psyché. Vos douleurs. Vos pardons.
Vois-tu, j'en ai connu. Des bons. Des brutes. Des terribles. Des malheureux. Des martyrs. Des accablés.
Et je ne sais où te situer, depuis que j'ai appris ton existence, ce métier similaire au mien, appliqué à des êtres que je ne saurais qualifier.
Tu es tissé de ce mystère épais, enveloppant comme la brume des jours brisés.
Ainsi, je veux te connaître, Will Nowak.
Je veux savoir ce que les terreurs t'apportent de si réconfortant.
Je veux savoir où se situe ta propre lumière, dans tout cela.

Quelques échanges de mails et des preuves de ma bonne foi suffirent pour nous convaincre d'un point de rendez-vous ici, à Blackwater Falls. J'ai largement profité du hasard de ta venue ici, je le confesse, mais je me dois de mettre toutes les chances de mon côté pour cette fois-ci. Tu n'es pas un patient. Pas encore un ami. Tu es une interrogation, que je souhaite élucider.
Le docteur t'attends donc, comme convenu, au sein d'un café relativement fréquenté de la haute-ville. Le lieu me connaît, je m'y rends dés que l'envie de sucre se retrouve en seuil critique et que je suis à deux doigts de combler ma faim par les pensées délicieuses d'un quelconque humain de passage. Wendy, la serveuse, m'apporte l'habituel sourire de la maison ainsi qu'une part de fraisier, sachant pertinemment que cette spécialité a le don de ravir mes papilles. Elle me demande des nouvelles de ma fille, des miennes également. Quelques bribes de douceur avant l'impact.
Le gâteau ne fait pas long feu, le thé au jasmin l'accompagnant non plus. Mes yeux bruns ne lâchent pas l'heure à mon poignet, le coup de trois heures me plantera certainement plus douloureusement que je ne l'escompte. Je te redoute, d'une certaine manière. J'ai peur, tout comme j'ai hâte, des  réponses que tu peux m'apporter.

Et ce n'est que lorsque je te vois apparaître dans l'enceinte de la porte que le pique d'insuline se révèle grandement utile. Merci la rapidité de cette dopamine toute raffinée. Ma contenance d'humain paraît plus forte, plus radieuse. Aucune trace de tatouages à l'horizon.

Docteur Nowak ? Je suis le docteur El-Hadji, bonjour !


Corps levé, main tendue pour le salut, sourire solaire qui accommode mes traits. Mon coeur s'est enchevêtré dans ces attitudes humaines, devenues toutes naturelles. Elles font parties de moi.

Encore merci à vous d'avoir accepté mon invitation. J'avais grande hâte de vous rencontrer...

Je ne mens pas, petite âme, je ne mens jamais. Je ne fais qu’omettre les vérités, et les appréhensions qui peuvent parer mes enthousiasmes. Ne les brise pas tout de suite, s'il te plait.
Aide-moi à comprendre, moi, l'infime créature, et ce même si la douleur est vive.

Vous voulez boire quelque chose ? Si vous êtes amateur de thé, je vous conseille leur Oolong à la pêche blanche, c'est un régal !
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MessageSujet: Re: Ricochets. || ft. Will   Ven 2 Nov - 15:21


Amon. Il y avait comme un arrière-goût pourpre, dans tes mails. Comme une demande trop importante que je ne suis pas sûr de savoir combler. Il y a cette appréhension, légère, quant à l'idée de cette rencontre. La peur de franchir une barrière qui peut-être ne pourra pas être rouverte, une fois de l'autre côté. Mais il y a eu des mots pour me toucher, pour me rappeler à toute mon Humanité, pour craindre de trop les dégâts qui pourraient continuer de siéger l'esprit si je n'acceptais pas ce rendez-vous. Et je t'imagine ainsi sous tous les angles possibles, sous toutes les coutures que tes mots peuvent offrir. Soulever le tout, sans rien brusquer, sans rien risquer. Quelques inspirations, longues dans les foulées, au fur et à mesure que le temps approche. Et le rappel, si vivace, du temps passé, qui me laisse juste le temps de m'asseoir pour ne pas m'écrouler. Pour m'assurer, simplement, d'avoir l'air encore d'un homme, plus d'un père. Et je bâtis mes propres bâtisses, me cache derrière les sourires. Des minutes encore, à appréhender, avant de me relever pour mieux aller pousser la porte qui nous sépare encore. Et l'odeur qui envahit les nasaux, qui rassure l'esprit, qui lui rappelle que tout ce qui est sucré ne peut-être mauvais. Conditionnement inconscient, rappel d'un sourire d'enfant qui m'écorche un instant. Une inspiration, pour chasser les cauchemars, pour paraître toujours aussi tranquille.

Bonjour, Docteur El-Hadji !

Pogne levée vers toi, pour serrer la tienne offerte, que je me perds un peu sur tes traits. Et l'interrogation qui frappe un instant dans ma tête, à se demander si ton sourire est un écho au moins. Les doigts qui se frôlent quand la pression est relâchée, quand enfin les présentations sont faites et que je peux respirer sans plus craindre le prochain contact, comme une phobie développé dans un autre temps, comme une peur tacite de ce qu'il possible de dire, au travers d'une poignée de main. Faite sans grande force, parce que je n'ai rien à prouver tu sais. Mouvement pour retirer mon bonnet, mon manteau. Premier sur la table, second qui habille la chaise et je continue de jouer à ce jeu que je connais que trop bien. Excuse-moi, j'ai un peu de mal avec les gens, je ne sais plus vraiment faire.

Je suis heureux de voir que cette rencontre vous enthousiasme autant. Je me permets un souffle de rire, avant de m'installer face à toi, les mains qui viennent à se lier entre elles, les doigts croisés, le regard dans le tien, à chercher une vérité, face à tout cela. Pour l'expliquer, pour comprendre à mon tour ce que je peux bien t'apporter. Je dodeline légèrement à ta proposition, acquiesce finalement face à ta proposition, me disant que l'expérience est à tenter. Je ne connais pas du tout. Essayons donc ! Vous en prendrez avec moi ? Et mon regard qui se pose rapidement sur quelques noms apposés sur un tableau. Le fraisier est bon ? J'en reviens à toi, à tenter de savoir ce qu'il en est, avant d'offrir un sourire à la serveuse qui vient à nous. Commande faite, entre thé et sucrerie, comme pour un élan de courage supplémentaire. Nous voici de nouveau face à face, seul avec nous-mêmes. Ainsi, cela fait quelques années que vous exercez sur Blackwater Falls ?

Tu sembles jeune, je me dis bêtement que tu as dû commencer directement ici après tes études. Des regards qui s'échappent parfois, les yeux qui se posent sur la boutique pour en étudier les contours à elle aussi, pour découvrir ce qui plaît tant et anime les âmes qui viennent par ici. L'odeur qui continue de se faire alléchante, qui continue de me torturer quelque peu l'estomac et la tête. Quand la part de gâteau arrive, je ne cache pas mon soulagement, l'idée de pouvoir manger un bout enfin calmée. Que pensez-vous de cette ville ? Que je m'ose à demander, le rappel d'Anthony qui donnerait tout pour retrouver sa soeur et repartir d'ici le plus vite possible. Cuillère soulevée, pour venir prendre un bout de mousse du bout de l'argent. Elle ne semble jamais en repos. Cette ville semble particulière, m'inquiète quelque peu. Je ramène le repas chassé dignement vers moi, pour goûter, appréciant le tout. Sourire satisfait sur les traits, lorgnant une nouvelle fois vers... Wendy, d'après le badge, pour le thé servi. Merci encore, mademoiselle. Sourire de gratitude pour accompagner les mots, avant d'en revenir pour de bon à ta personne.
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