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 – behind our tears. (gene)

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MessageSujet: – behind our tears. (gene)   Dim 4 Sep - 13:57


behind our tears
major et gene / And in that time I was alone, so many years without my home. I made brothers of a different kind instead. And at the time I didn't know, just how hard the wind could blow Towards disaster, and the things that I would see. – GREG HOLDEN.

Dès l'instant où ses yeux s'étaient posés sur le contrat qui l'envoyait à Blackwater Falls sans possibilité de refus, il avait pensé à elle. Petite chose à laquelle il n'avait pas rendu visite depuis trop longtemps déjà, et pour qui il songeait justement prendre de petites vacances. Juste quelques jours, juste le temps de monter jusqu'au nord de l'Alberta. Le temps d'aller toquer à sa porte et de la saluer, le temps d'être sûr que tout allait bien pour elle, et qu'elle s'en sortait. Il n'osait plus aller la voir aussi souvent qu'avant, et craignait de rester dans un périmètre trop proche d'elle à la nuit tombée. Il savait que mettre le pied en ville le rapprochait trop dangereusement de Gene, et avait parfaitement conscience qu'il était plus facile qu'une coïncidence la mette sur le chemin du monstre qu'il pouvait devenir s'il y était. Se barricader pouvait empêcher bien des soucis, mais il connaissait suffisamment sa cadette pour savoir qu'il n'y avait pas d'heure pour lui rendre visite. Pire que cela même, il savait qu'il devrait se battre pour dormir ailleurs que dans son canapé — mais comment lui expliquer ? Comment lui dire qu'il la mettait en danger à chaque fois que le soleil se coucher ? Depuis le jour où elle avait ouvert les yeux pour la première fois, il avait tout fait pour la protéger. Il avait tout mis en oeuvre pour la préserver d'un monde que lui, gamin de dix ans, connaissait déjà pour être trop cruel. Et désormais, alors que la violence et la pourriture l'avait rattrapé pour s'insinuer jusque dans la moelle de ses os, les possibilités de la tenir à l'écart de tout ça étaient plus que limitées. Il avait conscience qu'il ne pourrait la protéger indéfiniment, et qu'elle n'avait jamais, au grand jamais, était complètement hors d'atteinte. Mais s'il ne pouvait la placer définitivement au sécurité, au moins pouvait-il faire en sorte de la préserver de lui ; une raison pour laquelle il ne lui rendait plus que très rarement visite, prétextant des semaines de travail beaucoup trop chargées pour qu'il puisse leur échapper, ou des empêchements inventés de toutes pièces. Il se contentait de lui téléphoner, aussi régulièrement que faire se pouvait. Mais chaque jour qui passait, il songeait à prendre la route pour aller, ne serait-ce que quelques heures, la serrer dans ses bras et s'assurer qu'elle était bien installée, bien entourée. Et alors que l'envie se faisait plus tenace et de moins en moins répressible, le contrat lui était finalement tombé dans les mains. S'il n'était pas certain que rester longtemps à sa proximité soit une bonne idée, il ne pouvait néanmoins lutter : pas question de passer si proche d'elle sans au moins aller la saluer.

Ses pieds montaient les escaliers à un rythme régulier, le guidant jusqu'à cette petite adresse qu'il gardait au fond de son portefeuille depuis qu'elle la lui avait donnée. Il avait posé ses affaires au motel en milieu de matinée, parcourant la ville à la recherche de sa cible jusqu'à la trouver et commencer à la filer. De loin, il avait vu Ness — et malgré la légère hargne et la douleur de l'apercevoir, il ne l'avait pourtant pas approchée, essayant de mettre de côté l'absurdité de cette coïncidence et se concentrant sur la raison pour laquelle on l'avait envoyé là. Quelques heures avant que le soleil ne commence à se coucher, il avait senti la faim pointer le bout de son nez ; il ne s'était néanmoins pas arrêté pour manger, préférant se rendre chez Gene avant que la nuit ne tombe, et ne la mette par conséquent en danger.

Bethsabée sur les talons, il s'enfonça dans le couloir de l'étage où il la savait vivre, jetant des coups d'oeil alternatifs sur toutes les portes qui se présentaient de chaque côté. Lorsqu'enfin il arriva à l'appartement, il cogna quelques coups du bout des phalanges, reculant d'un pas pour attendre qu'elle ne vienne répondre. Ses mains s'enfoncèrent dans les poches de sa veste alors qu'il regardait le petit couloir autour de lui, sa chienne sagement assise à ses côtés. Et à mesure que les secondes passaient, le stress et l'euphorie de bientôt l'apercevoir montaient, se mêlant étroitement pour le plonger dans un état de fébrilité qu'il n'avait plus ressenti depuis bien longtemps. Les traits pourtant impassible, il attendit ; la porte s'ouvrit finalement, et ses yeux se posèrent sur la petite silhouette brune. « Salut. » Presque immédiatement, alors qu'il l'observait, un sourire se traçait sur ses lèvres, d'ordinaire si peu enclines à s'étirer. Il n'y pouvait rien — c'était l'effet Gene.

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MessageSujet: Re: – behind our tears. (gene)   Mar 11 Oct - 18:47


– behind our tears –
MAJOR ET GENE / Far back in my childhood In a distant time of bliss, Thoughts and dreams have encircled me and I never wanted to miss ; Nothing more but memories are the days of unconcern, the scent of lovely daisies now gone but not yet lost - Born from Hope, Trails to the horizon, The source of all good in me calls on my heart not risen to be a memory ; Childhood's like a treasure to protect for a lifetime, Like the gift to overlook dark chapters on my way   – ELVELLON.


Installée dans le canapé de son petit salon, Gene avait posé sur ordinateur sur l’accoudoir pour pouvoir écouter de la musique tranquillement pendant qu’elle finissait de coudre la poupée sur laquelle elle travaillait. Son carnet à croquis ouvert à côté d’elle, elle surveillait qu’elle respectait scrupuleusement son patron et que les petits motifs qu’elle s’appliquait à broder étaient conformes à ceux qu’elle avait tracé. Si elle avait parfois tendance à ne pas être aussi pointilleuse qu’elle le devrait, lorsqu’il s’agissait de dessin ou de couture, elle en devenait quasiment maniaque. C’était des activités qu’elle affectionnait particulièrement : après une journée de travail ou juste comme ça par plaisir, elle pouvait se vider la tête et ne penser à rien d’autre que ce qu’elle tenait entre ses mains, qu’il s’agisse d’un crayon ou d’une aiguille. Et puis, l’étrange rencontre qu’elle avait fait au magasin de tissu l’avait motivée à travailler ses techniques pour enfin passer à des habits taille humaine. Elle avait fait un premier test, un petit veston pour elle qui méritait quelques ajustements mais qui, pour un coup d’essai, était tout à fait correct. Peut-être en ferait-elle un pour Jim à l’occasion, si elle arrivait à le convaincre de sauter dans un costume. Elle savait qu’elle arriverait à le convaincre à force de grands yeux et d’arguments qu’elle voulait convaincants. Quant à son frère … elle n’était pas sûre de l’avoir déjà vu habillé autrement que de ses t-shirts ou ses chemises en flanelle, et elle n’avait certainement pas ses mesures en tête. De toute façon, il habitait trop loin pour qu’elle se permette de prendre le bus jusqu’à chez lui le mesurer – d’autant que si elle partait pour le voir, ça ne serait certainement pas pour une visite de courtoisie, trois coups de mètre à mesurer et rien de plus. Elle ne savait plus depuis combien de temps elle n’avait pas eu l’occasion de lui parler en face à face, de le voir autrement qu’en souvenir et de ne l’entendre qu’à travers le téléphone. Elle essayait de le convaincre de venir chez elle lui dire bonjour, mais il avait un emploi du temps tellement chargé qu’elle doutait qu’il puisse se déplacer librement et quand bon lui semblait. Elle ne savait plus exactement ce qu’il faisait, mais elle savait simplement qu’elle ne voulait pas le déranger et risquer lui attirer des problèmes. Aussi prenait-elle son mal en patience en espérant qu’il lui annonce un jour qu’il passerait en ville, ne serait-ce que quelques heures. Elle ne demandait pas plus : juste quelques heures avec son grand frère.

Dix-huit heures avaient sonné quelques minutes plus tôt et Gene observait d’un œil scrupuleux le minuscule ourlet qu’elle venait de faire sur le pantalon de sa poupée, s’assurant qu’aucun point ne dépassait ou ne risquait de gêner au moment de l’habillage. De toute façon, elle se connaissait : s’il y avait quelque chose à changer, il fallait le faire maintenant, car quand tout serait cousu et assemblé, elle n’était pas sûre du tout d’avoir le courage de tout défaire pour recommencer. Mais ce qu’elle avait fait lui plaisait bien, et elle reposa le petit vêtement, satisfaite, avant de commencer à ranger son matériel. La sonnerie dans l’entrée lui fit redresser la tête sous la surprise. On ne venait pas sonner chez elle, ou alors si c’était le cas, on la prévenait généralement avant. Ca devait être un voisin qui avait besoin de quelque chose, car son meilleur ami prenait toujours la peine d’appeler avant de venir. Curieuse, elle glissa au bas de son canapé, déverrouilla la porte et ouvrit.
Il lui fallut bien deux bonnes secondes pour réaliser qu’elle ne rêvait pas. Un immense sourire heureux étira ses lèvres alors qu’elle sautait dans les bras de son aîné.

- Major !

Elle le serra contre elle, retrouvant un contact qui lui avait atrocement manqué. Ca faisait bien trop longtemps qu’elle n’avait pas eu l’occasion de lui faire un câlin et elle n’allait certainement pas passer à côté.
Après quelques secondes à l’étreindre, elle finit par s’écarter sans s’éloigner de trop.

- Rentre, reste pas dehors. Depuis quand t’es en ville ? T’es pas trop fatigué du voyage ? Tu veux quelque chose à boire ?

Emportée par sa joie et son élan, elle ne contenait plus ses questions, elle qui était pourtant du genre discrète et silencieuse. Mais elle se sentait tellement à l’aise avec son frère que sa timidité laissait la place à une personnalité beaucoup plus enjouée que d’ordinaire. Finalement, elle arriva à se calmer et, après avoir fermé la porte, elle sourit à Major, n’en revenant pas de le voir enfin là dans son petit chez elle.

- Comment est-ce que tu vas ? Ca faisait longtemps.

Trop longtemps à son goût, mais la vie faisait qu’ils ne pouvaient pas se croiser aussi souvent qu’elle l’aurait voulu.
Mais il était revenu, au moins pour un temps, c’était tout ce qui comptait.


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MessageSujet: Re: – behind our tears. (gene)   Mer 28 Déc - 5:59


behind our tears
– GREG HOLDEN.

Il ne se souvenait pas de la dernière fois qu’il avait eu l’occasion de la serrer dans ses bras. Il savait que cela datait de plusieurs mois au moins, et se doutait qu’il devait s’agir d’un au revoir un peu trop déchirant, sans réelle idée de la prochaine fois qu’ils se reverraient. Mais quel que soit ce souvenir, quelle que puisse être cette dernière fois, elle était désormais toute balayée par l’étreinte que Gene venait de lui donner. Sautant à son cou comme s’il revenait de la guerre, ne se posant pas la moindre question et se contentant d’entourer son cou de ses bras pour l’accrocher. Il lui semblait avoir jusque là oublié la sensation qu’un tel élan d’affection lui procurait. Il avait pratiquement oubliée sa douceur et son odeur, à demi effacées par le temps qui les séparait de leur dernière rencontre. Mais désormais, tout était réduit à néant. Désormais, le compteur repartait à zéro, et rien ne pouvait gâcher la préciosité de ce petit moment. Il avait enfoui son nez dans son cou, serré ses paupières closes avec force. Si le doute l’envahit un instant, il se rappela néanmoins bien vite des raisons pour lesquelles il ne lui rendait que très peu visite, et ce fut le cœur presque alourdi par cette idée qu’il se décolla. Un petit sourire resta cependant accroché à ses lèvres — un sourire que Gene savait si facilement faire apparaître, et que seule la distance cruelle qu’il leur imposait toujours parvenait à effacer. Il était rentré.

Il entra rapidement dans l’ouverture qu’elle lui laissait, Bethsabée sur les talons. Le chien se faufila bien rapidement dans le petit hall, ses griffes cliquetant sur le parquet tandis que ses pattes le guidaient jusqu’au salon. Les vieilles habitudes ne se perdaient pas pour la bête, semblait-il — mais lui, l’humain, avait l’air plus rouillé que jamais. « Un verre d’eau fera l’affaire, merci. » Il avait sauté la plupart des questions, entraîné par le débit de parole effréné de la petite brune. Doucement, il la suivit dans son appartement, laissant sa veste tomber de ses épaules pour la poser sur l’accoudoir du canapé. « Ça va, je suis arrivé ce matin. » Il s’installa sans perdre plus de temps, laissant Bethsabée se coucher à ses pieds. Sa main se glissa dans le poil court du chien, tandis que le maigre sourire restait suspendu à ses lèvres. « Ça va, ça va. La routine. Je passais dans le coin, et je me suis dit que je pourrais te rendre une petite visite. » Ses yeux se relevèrent vers sa sœur, tandis qu’il parlait. « J’te dérange pas, j’espère ? » Son regard, rapide, balaya la pièce principale de l’appartement. Il observa quelques instants le tissu et la machine à coudre, disposés dans un coin. « Qu’est-ce que tu cousais ? » Curieux, simple. Ce genre de petites questions n’étaient d’ordinaire pas pour être posées — et la plupart du temps, elles ne lui passaient même pas par l’esprit. Mais là, c’était Gene. Et de sa vie à elle, il aurait voulu pouvoir connaître le moindre petit détail. Il se leva, s’approcha de l’ouvrage et s’accroupit, l’observant. « Tu continues de progresser. » Elle avait toujours été douée, d’aussi loin que remontent ses souvenirs. Mais il ne pouvait s’empêcher d’être impressionné par son travail, chaque fois qu’il passait. La couture était un art minutieux qu’il n’avait jamais été capable d’exécuter, et il s’étonnait toujours de la précision avec laquelle elle s’y plongeait. Il était de ces talents pour lesquels elle avait sans conteste l’étincelle du génie — et ce petit art, entre autres, en faisait partie.

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