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on vous invite à privilégier les fantômes, les djinns et les petits humains
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 (andra thornton) une charogne.

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MessageSujet: (andra thornton) une charogne.   Sam 10 Nov - 16:59

athanasie andra thornton
riding upon her blacke and verie strong woolfe
○ âge › Lady profane et conscrite que la forfaiture d’antan encage, pour la cent cinquantième année, au sein d’une écorce goétique toujours fringante. ○ date et lieu de naissance › 1867. Haut quartier d’une Londres victorienne et souffreteuse, car la Grandiose, alors, essuie ses révolutions-gangrènes ; on arrache la jolie môme à sa première fournaise, sans exorde, l’éjecte aux frimas d’un Novembre particulièrement rude. La Mort, déjà, pour lâcher sur le prototype braillard ses nostalgies brifaudes. ○ profession › Relieuse-doreuse ; du savoir-faire scrupuleux qu’exige la restauration de feuillets racornis par l’inexorabilité d’un temps fauchant, sans trêve. Pudeur et sacrement enrobent, chaque nouvelle fois, les cataplasmes administrés par les phalanges d’archiâtre — sa Cour, à Elle, pour ne plus se composer que de vieux opuscules largués aux archives ou dans son atelier de liseuse. ○ situation amoureuse › Murge aux relents avinés par le spiritueux Affect. Égrotent encore, en le ballet de ses mémoires humaines, ces impressions de Mort ayant suivies l’abandon de l’Unique. C’est dire si, en ce jour, Andra se retrouve bien incapable d’aimer Autrui. ○ orientation sexuelle › L’Eau du Feu ne se déverse plus en ses ravins qu’à La condition. Car L’Eros, dans le cas Thornton, est déviant — appétence ravivée aux ecchymoses florissantes et recherchées, aux vestiges de soudrille s’en venant bleuir jusqu’aux plus indécents recoins. Un poing de maître qui éclate talion à même l’aplat veineux du vaisseau traîné en pénitence, voilà tout ce à quoi aspire la diablesse effrontée — et ses lamentations-hoquets, et ses trainées salines, après Humiliation, comme pour laisser cloquer fureur sous muselière. ○ situation financière ›  Aisée sans être luxuriante, du moins, suffisante pour permettre à l’érudite de couver ses loisirs sybarites. ○ fonction et pouvoir  › Marquise du Crime et de L’Avidité, sème la discorde et insuffle les élans meurtriers. ○ groupe › Bad Company (Démone). ○ avatar › Kristine Frøseth. ○ crédit › petsie pook (david).
altière, anarchiste, bégueule, bourrelle, concupiscente, contrôlée, égotiste, glauque, hutine, insatiable, instruite, jalouse, ombrageuse, obsessionnelle, paranoïaque, polaire, seulette, spirituelle, territoriale.
BÉNÉDICTION › L’on babille que Marie Thornton, spirite à la ladre matrice, n’aura béni l’Union qu’une fois et demie ; qu’il s’étend en cette condamnation toute la colère d’un Dieu répudiant ses moeurs de française débauchée. La catin médiumnique accouchera d’une première ébauche brouillonne nommée après sa propre aïeule, furieuse Athanasie, semblable déjà condamnée par sa condition inférieure et à qui la mater ne vouera grande affection, d’ailleurs — puis du second, merveille pourtant morte-née ; Thomas, si petit Esprit, si bel Ange pour investir tout l’espace d’une demeure familiale incapable de survivre au trépas. Ne subsiste, en finalité et comme seule engeance au rhizome jusqu’alors gracié par les Succès et Réussite, que cette maudite tête blonde — incartade indigne du don, poupin somme toute semblable à tous les autres bambins de son espèce. Car si la belle Marie, ivre de ses peines, se targue d’entendre les braillements de sa chair sur d’autres plans, Athanasie, elle, ne sait voir.

L’ÉLÉVATION › Le rejet maternel l’oriente. Le caractère psychopompe du foyer, aussi, sans doute. Athanasie nourrit bien assez vite des esthétismes et inspirations macabres (inclinaisons qu’elle gardera en Elle pour toute son infernale immortalité) ; et si l’infante s’avère inapte, rien ne l’empêche de se questionner ni se représenter les mondes qui lui sont tenus hors de portée. Rêveuse solitaire qu’une sensibilité exacerbée pousse au renfermement ; l’héritière Thornton s’illustre à l’écriture de poèmes, ainsi qu’à la peinture naturaliste, se plait à travailler la terre pour y faire fleurir de majestueux plans qu’elle transforme, volontaire, en offrandes pour défunts, sorte de compositions funéraires pour leurs tables rondes dont on l’exclut sans ménagement. Tout, en fait, devient prétexte à la Contemplation. Tout et surtout l’étude de ces sciences occultes qui se mueront en une spécialité de la rejetonne, congestion d’enseignements qui l'emmureront toujours plus profondément en l’antichambre de ses errances — car c’est bien cette couvaison de savoirs qui, à force d’années et de frustrations accumulées, finiront par précipiter sa Chute.

HYMNE À LA BEAUTÉ › Poétesse androgyne, d’un décade son aînée, devient membre de l’Aube Dorée — communauté fréquentée des géniteurs toujours en vogue en Outre-Manche. La Parisienne, charmeuse sibylline tout droit sortie des recueils psalmodiés par la môme, n’aura de cesse de tordre et retordre les entrailles d’une Athanasie bien esclave des humeurs de sa Muse ; et la jeune adulte, dès lors, la nommera son Trouble. C’est une apparition mystique pour claquer sans égard la pommette saillante de l’Anglaise — créature glauque dont on vantait jusqu’alors le flegme clairement affiché. L’Éveil charnel s’avère bien rude pour la Thornton, plus encore que pour ces autres comparses féminines, en cela qu’il se nourrit d’amoures saphiques non-réciproques — et par le fait ; proscrites. Les prières n’y changeront rien, les pénitences et jeûnes infligés ne purifiant jamais assez les scories d’un coeur épris et ne pulsant que pour son Unique — des accointances avec l’Interdit pour s’accumuler au fil de mois et ne renforcer, toujours, qu’un peu plus les élans déments de la paria. Isaline est cette hantise pour perdurer, par-delà le pacte, par-delà sa Nuit, par-delà les fournaises des Enfers, même, desquelles Andra émergera. Transmutée.

DUELLUM › Diligente est l’essence lupine ; capricieuse au moins au même point. Il aura fallu maintes et maintes rixes, maintes et maintes batailles aux deux antagonistes pour faire se mouvoir cette monture détonnante. Lorsqu’Il la hèle, lorsqu’Il implore pour sa perversion, Andra s’extraie des flammes l’Ego fraîchement calciné par de nombreux pathétismes et faiblesses d’Esprit. Les embruns, aux paupières, ne puisent leur affluence que d’une seule source : son irrépressible soif de vengeance. Et David, alors, d’apparaître comme l’Arme qui lui permettra d’apposer la finalité à ses méphitiques projets. Un baiser, sans réelle surprise, s’en viendra sceller l’accointance des deux Monstres, bien plus intrinsèquement qu’ils ne se l’étaient figurés, pourtant.

LE CHAT › Le Baph. Abyssin adoptant plus qu’adopté ; on le mire s’élonger non loin de la belle qui, studieuse, s’affaire à rafistoler ses trésors de lettres — à l’atelier comme à la maison, ce qui est à Elle est à Lui, n’en déplaise à cette plèbe humaine pour ronfler partout sa condescendance putride. De noble essence, quoi qu’emprunt d’une bassesse possessive lorsqu’on l’enjoint à tolérer les sorties dans le monde de sa Maîtresse — et jamais avare de feulements, si ceux-ci se révèlent destinés au Loup — Il est l’Ami et Confident, érigé sans nul doute à un statut plus sanctifié que celui même de Son Christ. Porté autour de la gorge blanche, en le renflement du médaillon témoin ; immortalisé, là, tout à côté de la photo de famille morbide où Athanasie, bambine enserrée par ses géniteurs endeuillés, étreint le cadavre de son frère fraîchement décédé. Le Baph entre dans sa dixième année et c’est avec une angoisse reine qu’Andra se figure le jour où il lui faudra mettre en terre le petit corps froid.
1867 › Naissance.

1874 › L’Éther évaporé, ayant rechigné à vagir sa prime doléance, fait s’abattre sur la posture fièrement tenue une bien grande solitude, lors même que l’Aînée n’entre que dans sa septième année et ne devine rien aux conséquences qu’auront les perte et absence du petit Thomas sur la demeure.

1874/1880 › L’enfance est ascèse, trop morose pour la mignonne faisant preuve de grands intérêt et volontariat. Omise des siens pour ce qu’Ils espèrent n’être qu’une somnolence du don, puis confiée aux soins d’une nourrice — préceptrice improvisée que la maîtresse de maison aura rapatrié du pays natal — Athanasie écluse, dignement, les flots de pudibonderies inculquées et cet arrière-goût saumâtre pour amorcer la soûlerie du siècle. Déjà, le petit portrait constellé divague et s'essaie à philosopher sur l’étroitesse que lui réserve l’application des moeurs que l’on lui prédestine ; déguste, pour ainsi dire, l’infériorité martelée et cette inconsidération lui étant infligée pour l’unique fait de posséder un con.

1881 › L’Impie furie échoue aux abords d’un Paris confluent — périple comme première sortie dans le Grand Monde pour s’éterniser une année entière et l’ouvrir aux sphères supposément plus élevées des Arts et de l’occulte. Elle y découvre des ramifications familiales fates de leurs intellections et héritages, s’épanouit au contact d’un cousin devenu hôte puis premier véritable compagnon de loisirs. Mûrit, à mesure que s’accumulent les expériences accouchées par l’Initiation et le Voyage — qui la grisent. Des révélations, inévitablement, s’opèrent, lors même que les parents s’affairent à la tenir éloignée des évènements organisés par leur communauté spirite ; ceux auxquels l’Indigne n’appartient plus, sa puberté désormais engendrée, et ce sans le moindre indice d'une potentialité larguée dans les vermeilles de ses sillons. De l’agrégat de penseurs fréquentés des géniteurs venus étendre leur influence par-delà le territoire britannique, Athanasie saura nonobstant tirer quelques conseils et lignes de conduite ; quelques ouvrages, aussi, venus raviver le feu d’une indolente précocité, et cette conviction, viscérale, qu’il lui faudra briller un jour.

1882 › D’échanges en rencontres, l’Insurrectionnelle papillonne. Butinant pour commencer, bâfrant par la suite ; tous les gosiers volontaires de lui céder quelques becquetances, toute cette substantifique moelle émiettée en coulisse des ateliers engrangeant toujours plus de fidèles et de fortune depuis le retour à la maison. Son quotidien anglais, sans réelle surprise, menace l’enterrer sous une mélancolie mortifère, d’autant plus depuis que ce dernier ne lui semble plus à la hauteur de ses desseins. C’est ainsi que l’adolescente oisive épouse sa première discipline, parfait d’une seule traite et toujours en secret les fondements des enseignements reçus à la capitale française ; l’astrologie, suivie de près par l’alchimie, deviennent sujets d’études qui la satisfont un temps, sans pourtant ne jamais étreindre la lueur, à l'âme, ni même la captiver absolument — et l’errance dure, ainsi, de longs mois, en répit pour précéder l’intrusion du Malin en le foyer. Car le premier loup de son récit ne tarde bientôt pas à se glisser dans la bergerie, et lui délivrer, risette cousue à sa jubilation, le précieux Lemegeton entre menottes affamées.

1883 › Athanasie voit en la goétie, domaine mué en une spécialité morbide, Le Signe tant attendu. La libération au fardeau. Carnassière avide de grailler la charogne de sa chasse, elle faute ; cède aux avances de l'Éphèbe l'acculant, pactise avec lui. Le don ainsi que l’accomplissement irréfutable de toutes ses entreprises ; son voeu contre son âme. Vingt ans pour oeuvrer et faire valoir son patronyme, après quoi, les vers la boufferaient. Vingt ans, et pourtant.

1883/1888 › Nature l’a faite, à l’image des pourceaux de son espèce, désespérément Vorace — Sinistre d’incomplétude. L’épanchement de sa composition passionnée s’avère, très vite, n’être qu’une énième condamnation pour la sylphide, car c’est elle qui plus encore la distingue de ses semblables et la pousse à se crucifier sans un regard en arrière. De l’immersion dans ses Eaux les plus profondes — psychiques ou spirituelles — le catalyseur retire la force d’engendrer une renaissance, plus que le goût d’une fusion vantée comme cathartique avec un Autre ; jamais embrassé, ni même recherché par l’oiselle tout juste éveillée aux typhons renfermés en son sein. Par le fait d’une outrecuidance fantasque, Athanasie se persuade ainsi pouvoir, toujours, se suffire à elle-même, se meut, drapée de sa suffisance naïve et d’un individualisme fraîchement cultivé, en pourfendeuse de Destins ; aucune Moire, aucune Cassandre pour être en mesure de lui prédire la Renommée enrobant sa mémoire de louanges, puisqu’elle ne lui était préalablement pas destinée. Et par le retour exalté ayant suivi la fraude chtonienne, la nouvelle médium écope ainsi de privilèges, des mérites qui vont jusqu’à évincer les lueurs, plus vraies, plus dignes, au tableau de sa vie ; ses propres géniteurs, victimes du succès dès lors subtilisé par la savantasse progéniture.
Que l’Avènement, déjà, commence à pourrir.

1888 › C’est lors d’un rassemblement orchestré par la Golden Dawn qu’Athanasie la rencontre pourtant — son Autre. Prémices pour enjoliver le quotidien d’une mondanité insipide, et présageant la plus belle des rencontres. Celle d’une vie, du moins se plait-elle alors à le croire. Le charme, comme toujours, opère ; le crédit effectué auprès du Malin y veillant précautionneusement. Mais rien, au-delà du trouble factice, ne parvient à transpercer le coeur adverse. La relation, platonique, est un exorde au chapitre charnière, que les parfums de Mort finiront par imprégner totalement ; c’est que la Thornton, non plus maîtresse des monstres de jalousie et de possessivité grondant aux entrailles depuis des mois, ne tarde pas à semer discorde en le mariage de sa Muse. Le rejet de sa Convoitise la poussant, bientôt, à la plus enfiellée vengeance ; séduire le rival, s’accaparer l’époux, précipitant par le fait la chute de sa belle Isaline — que le désespoir aura poussé au suicide — et ainsi essuyer les conséquences, amères, d’une première culpabilité.

1889 › Mais Vannier se recouvre bien vite relégué au rang de cloporte, lui aussi ; sa dépendance larmoyante contrastant trop ironiquement, sans doute, avec l’indifférence poignante de feue son épousée. La succube s’en décharge comme des affects qu’elle entretenait encore à l’égard du fantôme les hantant tous deux ; sans s’étendre. La fuite permet à l’érudite d’envisager plus avantageux placement, car la Bovary est lasse de devoir jouer sa comédie au-devant des planches, et n’aspire dès lors plus qu’à une chose — l’exil. C’est à un Lord originaire du comté du Yorkshire, grand héritier d’une parfumerie de renom et homme d’affaire somme toute extérieur aux mondes ésotériques la bordant, qu’Athanasie préfère à céder ses main et propriétés. L’ingrate déserte sans palabre, sans même lâcher quelque pécule que ce soit pour maintenir la survie ou remise à flot des indolents parents — et jouissant même, un peu, du naufrage de l’affaire familiale ; celle qui, de droit, ne lui avait de toute évidence jamais réellement appartenue.  

1890 › Le mariage n’enfante qu’un peu plus de chaos et d’amertume chez l’idôle ô combien putréfiée — c’est-à-dire que la barbaque prend en âge, et la fécondité en élans. À mesure que s’allonge la liste des pêchés d’Esprit et de Chair, le giron, désormais à l’apogée de son potentiel créateur, s’affirme dans sa volonté d’accueillir l’Intrus. Ixième, au compteur — quand la Diablesse ne les supporte plus. Et s’il est un calvaire que cette dernière perçoit comme violation ultime, c’est bien cette excroissance en la bedaine pour la délester de toute son individualité. Un heureux évènement, au domaine, que l’on suppose ensemencé par un adultère peu glorieux qu’Athanasie, sans grande conviction, s’essaie à couvrir. Qui, irréfutablement, fait éclore mille et unes tensions en les murs du foyer. Et qu’importe si, finalement, le mari finit par chasser le responsable et retourner son mépris sur Elle ; puisque l’Amant préfère à considérer le bien-être du petit plutôt que le sien, Athanasie n'en veut plus. Ce sont neuf mois d’une dépression profonde qui s’abattent sur la frêle posture ; une entière gestation pour la plonger dans ses Horreurs passées et la laisser barboter toujours un peu plus dans son insanité.

1891 › Sur ses derniers instants, la future torche égrote. Des remords, viscéraux, contaminent synapses et attisent les braises de sa fièvre. Aux contractions des chairs, c’est jusqu’à Son portrait qui la tenaille ; dandyesque apparition lorgnant, vicelarde, depuis l’encoignure de la chambre, par-delà l’épaule voûtée de l’accoucheuse suant à grosses gouttes, trippant d’éveiller la dérive paranoïaque chez la complice pour expulser et repeindre les draps de tout son Rouge ; et ça la fait hurler, Athanasie, ça la tue, Athanasie, s’imaginer avoir été dupée par plus sournois que soi. Démence qu’une rage écume aux commissures, dans l’antre dévastée de ses yeux qui lui brûlent de trop pisser par les orbites ; la panique la frappe lors même que l’âme s’éteint en écho aux braillements de sa chair et son sang, que la Conscience se dissipe sur un flou de plusieurs longues secondes — quand autour, Personne, pas même un Ange, ne se présente pour accompagner le trépas.  


(UN SIÈCLE AUX FOURNAISES)


1995 › L’Exérèse est effroi. C’est que les bronches du Pandemonium, elles-mêmes, semblent conspuer la locataire obstruante ; elles l’expulsent, sans autre forme de procès, aux pieds du Chien-Fou aspirant s’abreuver à même le calice de son fiel — torchent d’un revers de manche le mucus luciférien sur les haillons d'une estime lupine déjà faisandée par l’acerbité des pertes. L’on juge, sans doute, devoir sonner le glas du dressage, car l’Infernale a reçu des limbes ses plus vicieux enseignements. Formée à oeuvrer, Andra émerge du pingre crachat, exhalant dans son sillage les parfums d’une infusion centenaire, et particulièrement capiteuse — aux douceurs enjôleuses, aux projets plus circonspects. Lilith pour se frayer, chattemite, un chemin jusqu’aux lippes de sa nouvelle Croix — et ne pas imaginer, une seconde, s’improviser du nouvel auspice un fardeau.

1997/1999 › Ils bourlinguent, les associés. Deux mois posés ici, deux autres à crécher là. Daddy et sa nymphette pour lui coller au cul et ne jamais quitter son bras ; ça arrache à la plèbe des renâclements réprobateurs qui ne sont pas pour déplaire à l'agitatrice Discorde. Bien souvent, l’absence de deniers ne participe qu’à empirer l’inconfort de leur squats, les précipitant chaque fois plus loin dans cette précarité nomade ; décor paraissant leur seoir, pourtant. Du pacte reconsidéré surgissent aussi de nouveaux idéaux ; de nouvelles conditions, toutes très savamment pensées par la diablotine intéressée. Les liens, autour des deux paires de poings, se consolident à mesure qu’Andra entonne la Bête de ses banquets exaltés — un semblant de tandem point, assez tôt, de cette complicité maladroitement instaurée entre eux ; toujours platonique, toujours retenue. Et si les deux partis chancèlent, les concessions au nom d’une plus grande Réalisation sont encore nombreuses.

1999/2004 › La belle Europe. Une époque honnie ; les mémoires se refusant à se rappeler la trahison du garde-côte pour conclure des années d’une intimité lascive — où les Intrinsèques fusionnent, sur les plans plus profonds de l’Âme ou de l’Esprit, lors même qu’Andra les guide sur ses terres ancestrales et concède à le laisser l’approcher, un peu. La blessure, abyssale, est à hauteur de la puissance des affects que le démon réserve au portrait roux. Sûr, qu’Il ne pouvait soupçonner les élans que la sibylline féline lui destinait, alors — nonobstant, la césure est inévitable. Ils se quittent, s’entredéchirent, non sans maculer quelques victimes des marées ferreuses inhérentes aux habituels dommages collatéraux. Andra est laissée seule, sans une trace du Traqué, sans une descendante sur laquelle s’appesantir, ni même son Loup qui disparait, subito, s’extrait de son tissage de veuve noire. Une première fois.

2005 › Bête blessée, que les affres du manque et de l’incompréhension ankylosent ; Elle ne songe pas à le tracer, ni même à réclamer son dû. Fraîche s’avère être l’excoriation au coeur — pour suinter toutes ses fiertés mal placées — aussi Andra s’illustre, plutôt, à recouvrer digne alter ego en d’autres essences. Développe une obsession morbide pour l'espèce esclave de l'Astre. Dissémine sa pandémie contractuelle comme l'on disloque et laisse transpirer sa détresse, puis finit par trahir chacune de ses paroles. L’Enragée brise les sceaux pour ne plus avoir à supporter la compagnie adverse qui, a contrario de celle de Monroe, échauffe plus qu'elle n'apaise. Et les pérégrinations se maintiennent, durant trois longues saisons, jusqu’à ce que le Chien ne revienne gratter son seuil.


2012 › L’apogée d’une cohabitation de cinq ans pour se clore sur le plus affligeant, quoi qu’ordinaire, point de non-retour — la fuite de l’un, l’abandon de l’autre. Les Alliés fautent, jusqu’à épuisement. Mélasse sentimentale que les frasques et coups de chaud achèvent d’embraser toute entière ; il leur faut se consumer quitte à ne plus tolérer, aux viscères, ces sursauts déférés par la bassesse de l’Aimé.

2012/2017 › // Laissées libres pour une meilleure intégration in game (élaboration de possibles liens passés, etc). //

2017 (Automne) › Arrivée à Blackwater Falls.
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MessageSujet: Re: (andra thornton) une charogne.   Sam 10 Nov - 16:59

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