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 Red Cherry in my Martini [LIBRE]

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Klaudia Bissot
shapeshifter // leave my body
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crédits : (c) kafkaïne
MessageSujet: Red Cherry in my Martini [LIBRE]   Lun 10 Déc - 18:45




Plafond qui tourne, tourne, tourne autour de sa lampe.
Cerceaux toxiques de ronds de fumée qui s'avalent, et s'avalent, et s'avalent.
Taillage de pipes fantomatiques sur déliquescence échevelée.

Me fais chier.
Ton langage!

L'ennui me joue sa ritournelle, amant plaisant des journée fades, sans substance, équilatérales. J'aime bien ce mot "Équilatéral". "Dont tous les côtés sont égaux". J'aime varier les degrés de mes angles, moi... Comment fais-je ? Languide caresse du rien sur âme protéiforme. Donnez moi de la bosse, des charnières, que je galère, un peu, avant de me garer!
Spliff  de la vacuité.
Ronronnement du ventilateur.
Le papier peint est si laid. Je n'ai pas vu de tel motif depuis les sixties. Manque plus que le mobilier en formica. Il est peut-être déjà là. J'échoue mon corps entre les draps d'une nuit qui se refuse à moi. Pute. Je suis toute montée à l'envers, maintenant. Toute fripée du dedans. Tu pourrais faire un effort, me câliner la couenne, être douce avec ma tête. Mes côtes manquent de viande.
Je veux plus. Plus. Plus.
Donne-moi de quoi grailler, Destin.


Va t'habiller.
Apprête-toi.
Et mets-moi un peu de rouge sur ces joues.

Oui, Yvain.
Pince-moi la peau, Yvain.
Tu as toujours raison, Yvain.

- Lalala...I miss you so.. I really do... my dear...

Petit collant tout doux. Noir, pas trop ostentatoire. Joli cou pâle dans sa guêpière sombre.

N'en fait pas trop.
Oh ça va !

Une touche de rouge à lèvres. Point trop n'en faut. Une jolie jupe cerise, innofensive.

Un, deux trois, nous irons aux bois....
Ils voudront tous te cueillir.

Gloussements délicieux. Chandail crémeux sur décolleté sage. Comme une image. Je suis un mirage.

- Will you... wait for.. me me to come home....around ?


Attaché ou libre ?
Garde tes cheveux bien rangés.
Pour ne pas les effrayer.
Ils ne se déploieront comme arme que plus tard.

Queue de cheval qui tourne, tourne, tourne dans l'élastique, disciplinés sous la brosse. Gentille tignasse tranquille. Mon regard chute vers mes babies rouges laquées. Pincement de ma lèvre peinturlurée. Il me vient une idée.

Coquine!
C'est moi!

J'ouvre la fenêtre. Personne alentour. Juste les montagnes et l'obscurité. Je jette mes chaussure à la volée. Aurevoir mes chaussures chéries! Je vous aimais bien! Je me compose un visage de jeune femme désespérée avant de sortir dans le couloir. Moquette dégueulasse, pas vraiment fraiche. Pas grave, c’est le jeu ! Je déambule, à petits pas inquiets en quête d'une âme insomniaque réceptive.

- Hum... Hum... Will you wait for me...

Ne chantonne pas, veux-tu?
Je vais essayer.

-.... Leave me now.

Le défilement de portes numérotées m’amène au comptoir, et à ton visage émacié. Je me brode une moue effarouchée et j'avance vers ta carcasse névrosée. Tout beau, tout plumé !

- E.. Excusez-moi... Je crois qu'on m'a joué un vilain tour. Je ne retrouve plus mes souliers...Pourriez vous m'aidez?


Plateau. Pions. Joueurs.
Que la partie commence, alors...
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MessageSujet: Re: Red Cherry in my Martini [LIBRE]   Mer 12 Déc - 3:30


“ Red Cherry in my Martini ” Hurlement avalé par l’oreiller, déni aspiré par la rage de retrouver ce repère à l’envers. Elle s’époumone la poupée dans cette chambre délavée. A contrôler ses émotions en ébullition. A contrer cette condamnation à répétition. Abandon perpétuel des êtres chers. Comme une malédiction de travers. Pour tous ses vices outrepassés, pêchés exorcisés. Mais le prix reste à payer. Bien trop cher pour la misère. Tandis qu’elle crève déjà de cette haine assoiffée, de cette tristesse délabrée. Beauté bloquée entre quatre murs étroits. Avec seulement son effroi pour s’en sortir. Chagrin qu’elle détient entre ses mains, refrain répétitif et conclusion corrosive. Elle se soulève la comète de ce matelas pour contrer l’obscurité. Besoin d’air, besoin d’espace. Elle se casse de sa chambre l’audace. Le visage éteint, le coeur restreint.

Et l’air devient opaque sous la clope qu’elle craque. Fumée d’agonie à l’image de sa paralysie. Elle avale les volutes empoisonnées dans sa trachée, désir de se détruire avant de devenir une martyr. Piège pernicieux de cette drogue insatiable, barre de nicotine pour taire les émotions paraffines. Covey, elle a l’air un peu trop cassée. Avec ses grands yeux écarquillés et sa gueule renfermée. Bout de femme attirant derrière ses airs de néant. Elle a le charme des innocentes et la provocation des inconscientes. Comme une bombe sur le point d’imploser qui a besoin d’être dégoupillée. Beauté abstraite face à l’intérieur dégueulasse. Elle suinte de ses ressentiments dégoulinants, piégée dans son échiquier oppressant. Reine qui se déplace en boitant pour retrouver son roi plus mort que vivant. Elle erre la galère dans l’espoir de brûler ses idées noires. Mais il n’y pas d’issues dans cet enfer.
Poignets menottés et boulet aux pieds.

Puis la gorge se compresse sous la sécheresse. Trachée irritée après la cigarette consommée. Les longues jambes claquent dans le silence béant pour filer jusqu’à l’accueil, pour quémander une bouteille de liberté. Alcool réconfortant, échappatoire rassurant. Mais à peine, la porte passée, qu’une poupée vient l’interpeler. Son visage peint pour cacher les émotions, son corps moulé dans la dépravation. Air de meurtrière derrière l’innocence mensongère. Puis les mots en échos. L’appel étrange pour récolter la clémence. «  E.. Excusez-moi... Je crois qu'on m'a joué un vilain tour. Je ne retrouve plus mes souliers...Pourriez vous m’aidez? » La voix hésite, la méfiance persiste. Sourcils haussés face au piège tendu, regard perdu face à l’inconnue. Comme si l’éloquence cachait la démence. Mais la curiosité prend le dessus. Intérêt pour découvrir les secrets. Malgré le danger qui interpelle et appelle. Elle acquiesce la beauté, un sourire léger sur ses babines retroussées. Et le jeu démarre quand elle se mélange au mirage. «  Vous avez vérifié dans votre chambre ? » Provocation légère pour voir au travers des traits acidulés. Elle rentre Covey dans le manège insensé. Juste pour s’occuper l’esprit et s’enfoncer dans cette folie.
Et ne plus penser à lui.
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Tiberiade Grimwood
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MessageSujet: Re: Red Cherry in my Martini [LIBRE]   Mar 18 Déc - 23:25

Je t'assure que c'est pour ton bien. Je te l’assure. Tu te les pèles, tu te les pèles sacrément même mais… je n’ai pas besoin de te rappeler que ce sont des décisions comme ça qui te font garder ta fille parce que tu le sais aussi bien que moi. Tu n’es qu'à quelques mois d'avoir définitivement usé sa patience jusqu’à la corde. Tu es à un rien de la perdre. Alors est ce que ça vaut le coup de te traîner dans la neige et le froid ? Ouais, plutôt. Sans compter que vu ton inactivité des dernières années – et même avant ça tu n’étais pas vraiment un exemple sportif – tu as bien besoin de te défouler. Et tu ne vas pas attraper froid tout de suite. Même si le vent te fout la goutte au nez. Mais tu ne le regretteras pas je te l’assure. Et puis c’est juste l’affaire d’une petite heure. Sortir, aller au motel, récupérer le colis, le ramener. Et tu pourras t’écrouler dans le canapé et lancer un nouveau DVD. Ou mieux, te caler sur ton PC pour geeker un peu. Te sociabiliser à ta mesure. T’inventer une vie. Pour oublier la tienne.

Au creux de tes gants tu anticipes, tu cliques gauche, cliques droit, tu jongles autour du carré gagnant, WASD, tu passes le temps en te demandant, une fraction de seconde, pourquoi elle t’a interdit de prendre la voiture. Tu ne te poses pas bien longtemps la question, la réponse est logique. Tu n’as pas conduit depuis trois ans. Tu refuses de conduire, même. La dernière fois qu’on a voulu te forcer à conduire, tu nous as fait une crise de panique. Non, vraiment, mauvaise idée. Mais tu te les pèles, et ce n’est pas beaucoup mieux.

Quand tu arrives au motel, quand tu croises – surtout – ton reflet dans une glace, tu te demandes un instant si ta transformation en monstrueux homme des neiges est à ce point avancée, et tu te surprends à esquisser un sourire. Et tu te secoues, aussi. Les flocons s’agrippent à ta barbe mal rasée, s’accrochent comme ils peuvent à tes fringues, tu grognes en arrachant ton bonnet et tes gants, en éternuant un bon coup et en regrettant de ne pas avoir pris une bouteille pour la route. Ils vont t’en proposer, non ? Ils vont bien en avoir à te proposer, non ? Elle t’a filé du cash, ta fille, c’est bien pour que tu le dépenses, non ? Quoiqu’il en soit, tu souffles encore sur tes mains brûlantes d’un défaut de chaleur quand tu t’échoues au comptoir. Pas de ceux que tu fréquentes d’habitude : d’ordinaire, c’est ta nouvelle amante que tu retrouves dans un écrin transparent, pas ce genre de compagnie et...  «  E.. Excusez-moi... Je crois qu'on m'a joué un vilain tour. Je ne retrouve plus mes souliers...Pourriez vous m’aidez? » Tu te marres, tu ravales même pas ton rire à moitié craché, sous la voix qui s’élève pas si loin que ça, alors que tu hèles quelqu’un, un gérant, pour qu’on te file le paquet qu’elle t’a demandé de venir chercher. Au moins, t’as pas à intervenir pour lui dire qu’elle a qu’à chercher à côté de la citrouille – il paraît que c’est par là qu’on trouve les plus belles pantoufles de vair – parce que la femme qui vient de parler d’une voix hésitante ne s’est pas adressée à toi. Tant mieux et là-dessus, on est deux à être bien d’accord. Si tu as encore bon nombre de mots et de jolies phrases au bord des lèvres, en général, c’est plus pour raconter des histoires sans queue ni tête ou juste des moqueries que pour te montrer gentil, prévenant, et altruiste. A croire que toutes les femmes que tu croises sont vouées soit à n’être que le défaut dans l’ombre d’Eulalie, soit de vagues réminiscences d’un passé pas si lointain. Tu ne sais pas trop. T’as le coude avachi sur le comptoir, le corps à moitié tourné dans la direction des deux femmes. Et les oreilles qui traînent, puisque tu n’as rien d’autre à faire que d’attendre qu’on vienne te voir. « Vous avez vérifié dans votre chambre ? » Et tu souris, comme un couillon. Combien de temps avant d’intervenir ?

Cinq. Quatre. Trois. Deux...

« Faut voir le bon côté des choses, soit c’est le père noël qui te les a chipé pour te faire une tournée privilégiée, soit cet endroit est hanté par un esprit farceur et t’as devant l’homme qu’il faut pour t’en débarrasser. » Tu ne sais même pas ce que tu racontes. Mais c’est de la faute de ta fille, elle t’a forcé à sortir. Et c’est de ma faute du gérant de l’endroit, il n’est pas là pour te donner le fichu colis qu’elle a fait déposer par ici. Et c’est de la faute de cette femme, de ces deux femmes. De ton ennui. De ton envie de t’immiscer dans la vie des autres. A ça, pour sûr, tu n’entends plus tes enfants quand ils te parlent, mais tu restes bien attentif lorsqu’il s’agit d’écouter les conversations qui ne te sont pas destinées.

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Klaudia Bissot
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MessageSujet: Re: Red Cherry in my Martini [LIBRE]   Sam 5 Jan - 16:15

Ouverture de la partie (et de la porte). Entrée fulgurante du premier pion. Déplacement de deux cases, frondeur et direct, qui me coupe la voie en plein couloir. Stratégie de déstabilisation enclenchée. Mademoiselle instille le doute. Les femmes ont toujours été ainsi : plus retors que les mâles.

Les hommes ne sont pas tous malléables.
Dresse-leur la Queue
et tu verras que leur cervelle perd toute souplesse.

- Vous avez vérifié dans votre chambre ?
fait la belle fardée de tumeurs-cigarettes.
- Oh oui, j'en suis certaine, fais-je, peaufinant mon minois en détresse. Je tortille mes doigts menus sur ma jupe, trottinant derrière mon interlocutrice. J'ai fouillé partout, j'ai même vidé ma valise deux fois.
- Faut voir le bon côté des choses !

Percée du Fou, en diagonale. Il coupe  à travers la conversation, bouleversant l'ordre à peine établi.

Quand on parle du loup, on en voit la queue.
On dirait plutôt un gros agneau idiot.

- ... soit c’est le père noël qui te les a chipé pour te faire une tournée privilégiée, soit cet endroit est hanté par un esprit farceur et t’as devant l’homme qu’il faut pour t’en débarrasser.

Deux possibilités, choix multiples, implications à conséquences variées. Me réfugier dans les bras du sauveur providentiel en flattant ses couilles ou feindre la timidité abusive face à la gente masculine et solliciter la solidarité des ovaires. J'aime le challenge.
Je m'aggripe maladroitement à la manche de la demoiselle et me cache à moitié derrière sa silhouette. Tout mon langage corporel exprime la pusillanimité. J’instaure une sororité de circonstance, à l'affût des réactions de la donzelle.

- Qu... Qui êtes vous, Monsieur ?... Un esprit farceur ? J'ai entendu tellement de choses sur cette ville. Je tremble  légèrement pour appuyer mon propos. On dit par exemple que le précédent propriétaire de ce motel était un monstre suceur de cerveaux ... Ce sont des bêtises, hein ?


Attaque en Fourchette.
A vous de jouer, très chers adversaires...
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