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 – light 'em up. (roeli)

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MessageSujet: – light 'em up. (roeli)   Dim 14 Mai - 11:11


light 'em up.
eli et roe / Be careful making wishes in the dark, Can't be sure when they've hit their mark. I'm in the details with the devil, So now the world can never get me on my level. – FALL OUT BOY.

C’était le quatrième de la soirée. Ou le cinquième, peut-être. Il ne sait plus, il a arrêté de compter. Ça n’a pas d’importance — ça n’en a plus depuis longtemps. L’alcool qui lui brûle le fond de la gorge est devenu une habitude. Il n’y pense plus en buvant, n’y pense plus en se servant. Il a conscience qu’il boit trop. Il a conscience de souffrir d’un certain genre d’addiction — addiction à l’oubli, addiction à la fuite de la vie. Il le sait, mais il s’en fout. Tout ce qui lui importe, désormais, c’est de réussir à passer au travers de chaque soirée. Ne pas s’arrêter, ne pas se retourner pour regarder par-dessus son épaule. Le temps pour ça est révolu. Et même si la présence de Lenny l’handicape terriblement dans cette entreprise, il tient bon. Pas question de flancher, pas question de se détourner le nez. Le passé, c’est le passé. Lenny, il l’a connue et il l’a perdue. Charlie, il l’a perdu plus définitivement encore. Et il n’est pas prêt à affronter la vérité. Pas prêt à admettre que quelque chose, dans tout ça, cloche. Que Lenny a l’air d’avoir les clés, mais ne les lui donne pas. Une part de lui ne les veut pas. Une part de lui voudrait juste continuer à avancer, sans plus se soucier de refaire le passé. Quoi qu’elle lui dise, ça ne ramènera pas Charlie. Quoi qu’il comprenne, quoi qu’il apprenne, le Morland restera six pieds sous terre. Et ça, Eli le sait.

Eli le sait, et il le boit. Seule solution qu’il a trouvée pour oublier depuis qu’il est sorti de chez les fous. Ça servait à rien de rester là-bas, après tout. Il n’a jamais perdu la raison — ni en temps de guerre, ni en temps d’horreur. Il n’a même pas réussi à se fondre suffisamment dans le déni, et à ce qu’on voie la moindre utilité à le garder enfermé. Tout ce qu’on a fait, c’est l’enjoindre à reprendre sa liberté. Ça va aller, qu’on lui a dit. Et ils avaient raison. Plus ou moins. Le monde avait perdu tout son sens. Il n’y avait plus rien à chercher. Plus rien après quoi courir. Et au milieu de ça, il a accepté de survivre. Après tout, geindre, pleurer ou se relever — quelle différence est-ce que cela faisait ?

Le cinquième. C’était le cinquième. Il s’en souvient, maintenant. Les quatre premiers ont laissé un goût brûlant sur sa langue, ont affaibli sa gorge. Et voilà que le cinquième les a rejoints, sans qu’il ne se pose la moindre question. Le cul du verre cogne la table, et il s’appuie doucement sur le dossier de sa chaise. Attendre cinq minutes, puis commander le sixième. Juste le temps que l’alcool ne s’immisce convenablement dans ses veines, et ne vienne diluer le trouble qui s’est emparé de son esprit. Juste le temps que tout aille mieux. Rien qu’un peu mieux.

« Hey. C’pas toi, le type qui ramène Marisa ? » Les yeux de l’ancien soldat se posent sur l’homme qui s’est arrêté à hauteur de sa table. Il le dévisage rapidement, et ne met pas longtemps à faire les liens qui s’imposent. Pas longtemps à remarquer les deux autres types, assis un peu plus loin, un verre bien serré en main, visiblement attentif à ce que leur camarade ne règle avec soin les comptes qui s’imposent. « Peut-être. Pourquoi ? » « Si, c’est toi. J’te reconnais. » Il s’efforce de ne pas soupirer, s’efforce de ne pas paraître dérangé. L’incongruité de l’affront le laisse las. Son regard s’est reposé sur le visage du gars. « J’te conseille de plus t’approcher. » La vérité, c’est que les menaces ne l’effraient pas. Que Marisa, elle est terrifiée par ce type — et que celui-ci ne comprend pas. La vérité, c’est que le barman du club où Marisa travaille qui demande au Murphy de la raccompagner, pour éviter qu’elle ne tombe sur cet abruti au détour d’une rue. La vérité, c’est que c’est lui le problème.

La main de l’homme claque sur la table. Eli bat un instant des paupières, ramené à la réalité. Ses yeux n’ont cependant pas quitté celui de son vis à vis. « C’est pigé ? » Il ne hoche pas la tête, ne la secoue pas non plus. Son visage reste vide d’expression, mais ses poings fourmillent. L’envie d’expliquer les choses à sa manière — l’envie d’agir comme l’alcoolique de service, et de s’énerver. L’envie de faire comprendre à ce type que harceler son ex n’est pas une solution pour la reconquérir. L’envie d’lui expliquer qu’il pourrait lui arracher les dents une à une avant que ses petits copains n’aient eu le temps de lever la main. L’envie, l’envie.

Il ne bouge pas. Il ne cille pas. Son regard ne lâchant pas celui de l’idiot, et ne manifestant ni peur ni inquiétude. Ce type ne vaut pas la peine qu’il s’énerve. Ce type ne vaut pas la peine qu’il lève le poing, ou même la voix.

Ce type finira par se lasser, et par s’en aller. Ou du moins, c’est à espérer.

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MessageSujet: Re: – light 'em up. (roeli)   Jeu 18 Mai - 12:41

– light 'em up –
eli&roe Strut on by like a king. Telling everybody they know nothing. And long live what you thought you were. And time ain't on your side anymore. And so you tell me I can't take my chances. But I told you one too many times and you were crying like a bitch. – godsmack (cryin' like a bitch)


Roe avait pour habitude de ne pas juger les gens, de ne juger personne, en réalité. Elle se moquait, elle était sarcastique mais, elle ne jugeait pas. Jamais. Gamine et ado, elle avait été tellement jugée à tout va qu’elle ne se permettait plus de le faire pour qui que ce soit. À chacun sa vie et ses raisons d’en être arrivé là où ils étaient. C’était pour ça qu’elle avait si peu de mal à accrocher avec les gens et elle le savait. La jeune femme avait un caractère facile tant qu’on ne la poussait pas trop loin auquel cas, son atroce caractère de cochon refaisait surface et il valait mieux se planquer. Roe était un soleil mais, le soleil est parfaitement capable de faire des dégâts si on ne prête pas attention aux signes.
Bon sang, après tout, elle nourrissait à l’occasion un démon nécrophage, refilait du sang -le sien, oui parfaitement- à un ou l’autre vampire de temps à autre -pas à la source quand même, il y avait des limites- et elle discutait de tout et de rien avec n’importe qui. Il n’y avait que les wendigos qui arrivaient véritablement à lui faire perdre les pédales mais, après tout, il n’y avait plus grand-chose d’humain et même rien du tout dans ces carcasses déformées. Porté un jugement sur eux, c’était juste du bon sens, tout comme en rester éloigné. Ces trucs méritaient juste de crever. Fin de l’histoire.

Pas étonnant dans tout ça, donc, qu’elle n’hésite pas à se laisser balader au boulot par Eli ou encore boire un -des- verres avec lui sans essayer de lui faire faire machine arrière. Bien sûr que ça l’inquiétait mais, Eli était un grand garçon. Elle estimait qu’il n’avait pas besoin qu’elle foute son nez dans sa vie de la sorte, il devait avoir ses raisons, tout comme elle avait les siennes quand elle se perdait elle aussi un peu trop loin dans le fond d’une bouteille. Roe pouvait bien dire ce qu’elle voulait, les choses n’étaient pas aussi merveilleuses qu’elle le voudrait et il lui arrivait de repenser à comment elle en était arrivée là. Amère, il lui arrivait de l’être quand elle regardait en arrière, comment ne pas l’être ? Mais elle était libre à présent, elle aimait à le penser en tout cas alors ces moments restaient rares sauf s’il s’agissait de faire la fête. Le fond de la bouteille n’était pas si attirant que ça au final, juste tentant de temps en temps.

Ce soir, ça n’était justement pas un de ces soirs où la jeune femme envisageait d’avoir une épiphanie en lorgnant le fond d’un verre. Si elle était en train de prendre le chemin du bar, c’était pour Eli et rien que pour lui. Pas pour le tirer dehors, non. Elle voulait simplement lui tenir compagnie. C’est que malgré tout, l’embaumeuse aimait bien garder un œil sur lui, au cas où, parce qu’elle l’aimait beaucoup. Trop vieux pour être son frangin et pas assez pour être son père, elle s’était attachée à ce grand dadais et s’inquiétait pour lui quand même. Tout ancien militaire qu’il était, il pourrait peut-être avoir besoin d’elle quand même, ne fut-ce que pour lui tenir compagnie.

Arrivée en plein milieu d’une discussion qui ne semblait pas en être une, elle fronça le nez. Non, Roe ne jugeait pas mais rien que le ton de la voix de l’homme qui s’adressait à son ami et le fait de connaître Eli lui suffisait pour savoir qu’il n’avait rien à se reprocher et que quoi que raconte ce type, c’était soit de la jalousie mal placée, soit bien pire. Est-ce que dire que la rejetone d’un démon plaçait les gens violents et abusifs au même niveau que les wendigos étaient abusé ? Peut-être pas. Avec un peu de bonne foi, elle les placerait même après. Les wendigos avaient l’excuse d’être des saloperies sanguinaires, ces machins-là -les abusifs- avaient au moins un cerveau même s’il était défectueux. Quelle pitié. Bon, ok, elle jugeait un peu quand même.

« Si quelqu’un a besoin d’un conseil ici, c’est pas lui, c’est vous. On vous a jamais dit de foutre la paix aux gens quand ils boivent un verre. Des réactions, ça part vite. On sait pas sur quoi on peut tomber en plus. » Remarque sibylline que seuls ceux qui savent pourraient voir comme une éventuelle menace ou un conseil. Pas qui mais quoi... Et pourtant, elle savait parfaitement qu’Eli pouvait rétamer ce gars-là. Peut-être pas avec toute la facilité du monde mais, ça restait une valeur sûre. De qui Eli ne devait plus s’approcher, Roe ne le savait pas même si c’était plus ou moins clair si elle sautait aux conclusions, ce qu’elle avait fait. D’accord, celui-là, elle le jugeait carrément sans aucun scrupule. Personne ne touchait aux gens qu’elle appréciait et ce gars-là, il lui tapait sur les nerfs à user d’un niveau sonore beaucoup trop haut et agressif pour s’adresser à son vioque préféré.


(c) blue walrus
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