AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  




 
n'oubliez pas que les humains, les fantômes et les polymorphes ont besoin d'amour, eux aussi.
nous sommes présentement en mars 2017. le printemps arrive, ne perdez pas espoir
en raison d'un déséquilibre dans la répartition des créatures, les démons et les vampires ne sont plus autorisés jusqu'à nouvel ordre.
veuillez noter que les télékinésistes et les troisième oeil sont pour le moment fermés, merci de privilégier d'autres dons

Partagez | .
 

 Casper es-tu là ? • Jacob&Alice

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Auteur
Message
avatar
paranormal ○ walk the line
○ messages : 197
○ double-compte(s) : -
○ crédits : Cupidon
MessageSujet: Casper es-tu là ? • Jacob&Alice   Dim 14 Mai - 13:22


Haunted.
Jacob × Alice

Et dans l'obscurité où se mêlaient des milliers d'ombres, la sienne, plus sombre encore, semblait se détacher des autres. Et elle voguait dans ce monde de ténèbres qui était sien, loin de la lumière du jour, loin des défauts que révélait la clarté du soleil. Cachée dans son monde oublié, loin de tout mais en sécurité. Enfin.



La nuit était totale, rendue plus opaque encore par les milliers de pins imposants qui dissimulaient le ciel et toute chance éventuelle de voir percer un rayon de lune. Il n'y avait que la lumière faible et artificielle de la lampe de poche qui éclairait d'un faisceau jaune le tapis d'épines qui recouvrait la neige épaisse, étouffant le bruit des pas. Il était tôt encore dans la nuit mais il était certain que je m'étais aventurée ici bien trop longtemps et bien trop loin. J'aurais sûrement dû rester à l’orée de la forêt, ne pas m'éloigner des chemins que je connaissais et faire demi-tour dès que le soleil avait commencé à décliner. Mais mes pas n'avaient pas semblé vouloir s'arrêter. Je n'étais pas encore épuisée, les vêtements épais que je portais me protégeaient entièrement du froid et il n'y avait que mon visage qui avait souffert du vent glacé et qui devait être marqué d'un rouge vif. Rien de suffisant pour me faire rentrer chez moi. Et de toute manière maintenant, quand bien même je l'aurais voulu, je n'aurais pas su quelle direction prendre. Quoi qu'il en soit, en avançant tout droit je finirais bien par arriver quelque part. Mes pas continuaient donc à me porter lentement mais sûrement à travers la neige qui créait une ambiance étouffée, presque magique, dans la forêt silencieuse. Ceci dit, heureusement que j'étais partie armée d'une lampe même si c'était bien la seule chose qui m'équipait. Ni couteau, ni quoi que ce soit à manger, juste une bouteille d'eau glissée dans un sac isotherme accroché à ma taille pour éviter que l'eau gèle avec les température négatives.
Je regrettais presque que les flocons ne tombent plus depuis un moment, l'ambiance n'en aurait été que plus enchantée. Mais malgré le fait que je me permettais d'admirer le paysage, j'étais consciente qu'il allait falloir que je me trouve un abri pour la nuit et ce refuge fini par apparaître après de longues minutes, peut-êtres des heures, entre les troncs imposants, d'abord surgissant comme une masse au loin, plus sombre encore que ne l'était l'horizon, se découpant entre les ombres comme une masse menaçante avant d'apparaitre dans toute sa grandeur à la sortie du bois. Je n'avais que très rarement vu de cabanes aussi grandes perdues ainsi dans la forêt qui bordait Blackwater Falls. D'ailleurs celle-ci ressemblait plus à un croisement entre un manoir et un chalet tellement elle était importante et pourtant finement décorée de troncs d'arbres coupés dans la longueur qui avaient malheureusement bien visiblement soufferts des sévices du temps. Je m'avançai en laissant le faisceau de ma lampe glisser tout le long de la façade en bois. On aurait dit que la maison était encerclée par les arbres, qu'ils poussaient à y entrer plus rapidement encore, ce qui ne faisait que renforcer la forte impression que créait la baraque. Je finis par atteindre les marches du perron que le toit allongé avait plus ou moins protégé des intempéries. Le logement semblait inhabité mais rien n'était jamais certain et je me déplaçai donc jusqu'à la fenêtre la plus proche pour venir y coller le verre de ma lampe. La lumière ne fit que s'échouer sur un écran de saletés qui couvrait la fenêtre de son intégralité, comme si toute la matière avait été couverte d'une peinture opaque de l'intérieur. L'autre fenêtre n'était pas beaucoup plus transparente et je finis donc par retourner au niveau de la porte, frapper quelques coups discrets mais décidés. J'attendis quelques instants en vain, aucune réponse ne me parvint de la grande bâtisse. Alors, avec toute la naïveté et la foi sans faille dont j'étais capable, j'enclenchai la poignée vers le bas... Qui s'ouvrit sans aucune résistance. Un sourire franchit mes lèvres alors que je me glissai rapidement à l'intérieur en éclairant du mieux que je le pouvais la pièce dans son intégralité. En balayant l'endroit de lumière, je repérai rapidement une cuisine sur la droite, le début d'un salon à gauche et en face de moi un escalier à pallier qui devait certainement mener aux chambres de la maison.
‹‹ Il y a quelqu'un ? ›› lancé encore une fois juste pour m'assurer que je ne m'incrustais pas dans un logement habité, bien que je doutais qu'une maison occupée ait été laissée ouverte mais après tout, quelles chances y avait-il pour que des gens s'aventurent ici, loin de tout chemin connu, avec tout ce qu'on racontait sur ces bois ? Pour ma part, je ne faisais pas attention à ces histoires là et devant la nouvelle absence de réaction, je me considérai enfin seule et cherchai à tout hasard une source de lumière encore en fonction. Malheureusement l'interrupteur que mes doigts rencontrèrent le long du mur de l'entrée claqua dans le vide sans qu'aucune lumière ne réagisse à mon intervention. Ce n'était pas grave. Me remettant en marche, j'inspectai rapidement la cuisine sans rien y trouver de très intéressant à part une vieille vaisselle fleurie et quelques aliments que je ne pensais pas capable de périmer et qui venaient de me prouver le contraire. S'il s'agissait là d'une maison de vacances, ça faisait longtemps que ses propriétaires n'avaient pas prit un jour de repos.
Passant ensuite devant le grand escalier baigné dans l'obscurité, je pénétrai dans le salon qui s'étendait sur une bonne soixantaine de mètre carrés et qui se finissait en une énorme cheminée qui ne semblait pas avoir servie depuis bien longtemps. Les canapés étaient recouverts de grands draps blancs grisés par une épaisse couche de poussière. Tandis que je visitais les lieux en découvrant chaque élément au fur et à mesure que ma lampe avançait le long des murs et des vieux meubles, seuls mes pas troublaient le silence pesant qui semblait remplir les tympans de coton et priver totalement du sens de l'ouïe... Jusqu'à ce que soudain, juste derrière moi le bruit d'un objet se brisant retentis dans un grand fracas. Je me retournais en un bond, dirigeant immédiatement le faisceau sur l'endroit d'où me semblait venir le bruit. Je contournai lentement le fauteuil le plus proche pour y trouver, tombé sur le sol, un cadre en bois noyé parmi les éclats de verre. Je m'accroupis pour soulever ce que je reconnu bientôt être un petit portrait de famille avant d'être brutalement arrêtée par la sensation saisissante d'être observée. Là. Tout près de moi, je sentais une présence. Je n'étais pas seule.

Code par Azuriel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
○ messages : 46
○ double-compte(s) : Samuel Gregory
○ crédits : Moi-même
MessageSujet: Re: Casper es-tu là ? • Jacob&Alice   Mer 17 Mai - 13:57

Je n'avais pas attendu le lendemain matin pour rejoindre les lieux dont m'avait parlé ce chasseur il y a quelques heures. Le gars avait mentionné une maison dont les portes et les fenêtres se sont mises à claquer lorsqu'il est passé. Il m'a assuré qu'il avait déjà eu affaire à des évènements paranormaux. Il était venu me voir car l'un de ses voisins lui avait parlé de moi. Enfin bref, cette maison, ça pourrait être un télékinésiste, dans ces cas-là, je pourrais éventuellement le raisonner, mais ça peut aussi être quelque chose de plus menaçant... En plus, je préfère affronter ces créatures de jours mais un problème sur la route et une boussole qui déraille m'ont fait perdre trop de temps. Maintenant, il fait nuit, j'éclaire mon chemin avec ma lampe en avançant prudemment.

En chemin, je repensais que de toute façon, à cause du Voile, les boussoles déconnent la plupart du temps... La neige est épaisse et si ça continue comme ça, je risquais d'être crevé avant même de trouver cette maison. En plus, les fusils étaient restés au camping-car, j'avais préféré partir avec mon vieux Five-Seven, nettoyé ce matin. A ma ceinture était toujours accroché le couteau de chasse en argent. La lampe fixant le sol devant moi, j'essayais d'accélérer la cadence.

Bientôt, j'aperçus une grosse baraque. Aucune lumière, aucun bruit. Je pensais me trouver face à une cabane mais là, c'était plutôt comparable à un petit manoir. Un frisson me parcouru le dos, mais l'expérience m'assura que le froid était le seul responsable. Lentement, je m’approchai de la maison. La porte était grande ouverte et je pu voir des traces de pas sur le perron juste avant d'éteindre ma lampe. Les conclusions hâtives, c’est pas mon truc, mais là, vu l'état, il me semble pas que le propriétaire soit de retour. Ce serait donc une âme égarée ou alors quelque chose comme un télékinésiste.

Je me fis le plus discret possible, j'entendais clairement les pas de quelqu'un d'autre dans la maison. Puis ils se firent moins fort pour complètement s'arrêter. Mais dans quoi je suis encore allé me fourrer ? Bon, je vais pas faire comme si ça s'annonçait pas intéressant. Rapidement, je dégainai mon arme et la laissai pendre mollement au bout de mon bras, à peine retenue par mes doigts. Très lentement, avec le bout de mes doigts, resserrant mon étreinte sur mon arme, je poussai une porte d'où semblait provenir le bruit.

U
ne femme se tenait debout dans cette pièce, sûrement le lieu de vie, qui n'avait plus grand chose de vivant. Je ne pense pas qu'elle soit venue auparavant au vu de son attitude, elle pointe sa lampe un peu partout. A moins que cette fille soit en train de chercher quelque chose... Je n'eus pas le temps de continuer mes interrogations car quelque chose se brisa dans la pièce et la fille passa à côté d'un vieux fauteuil pour voir de quoi il s'agissait. Fallait agir maintenant.

Je poussai la porte en me faufilant agilement. Ouais, malgré ma corpulence de brute épaisse, on m'a toujours dit que j'étais bon pour la discrétion. Enfin bref, je m'approchai lentement mais sûrement. Histoire de m'assurer de qui elle était, je m'arrêtai derrière elle et pointai alors mon arme sur sa tête. Je chargeai le Five-Seven sans déverrouiller la sécurité, juste pour qu'elle ait une idée de ce qui se trouvait derrière elle.

" Vous allez vous retourner lentement, mais d'abord, vous posez vôtre lampe et toutes vos armes par terre, les mains sur la tête et là, vous vous retournez. "


A voir comment elle allait réagir. Logiquement, elle aurait peur et obéirait... Logiquement...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
○ messages : 197
○ double-compte(s) : -
○ crédits : Cupidon
MessageSujet: Re: Casper es-tu là ? • Jacob&Alice   Mer 24 Mai - 17:00


Haunted.
Jacob × Alice

Et dans l'obscurité où se mêlaient des milliers d'ombres, la sienne, plus sombre encore, semblait se détacher des autres. Et elle voguait dans ce monde de ténèbres qui était sien, loin de la lumière du jour, loin des défauts que révélait la clarté du soleil. Cachée dans son monde oublié, loin de tout mais en sécurité. Enfin.



Dans la nuit baignée d'un silence qui semblait inébranlable, plongée dans une solitude que je croyais des plus totales, la paire d'yeux soudainement posées sur moi apparut aussi clairement qu'une lumière allumée en pleine obscurité. Je la sentais comme si elle pouvait réellement me toucher, pas vraiment comme une main sur ma peau, plutôt comme une enveloppe emprisonnant mon corps tout entier. Elle me captivait, m'hypnotisait, occupait mon esprit tout entier. Il n'y avait plus qu'elle et moi
'' Vous allez vous retourner lentement, mais d'abord, vous posez votre lampe et toutes vos armes par terre, les mains sur la tête et là, vous vous retournez. ''
Une autre voix soudain, juste derrière moi, à un pas maximum à en juger par le niveau sonore.
Ignorant la moitié des consignes, je me retournai à une allure sûrement plus rapide que conseillée, pour pointer le faisceau de ma lampe juste un peu plus bas que le visage de l'homme dont la voix inquisitrice venait de briser le silence, éclairant clairement au passage, l'arme qu'il tenait dans ses mains. Au moment même où nos regards se croisèrent dans la pénombre améliorée par la lampe torche, je sus inexplicablement que ce n'était pas ses yeux qui, un instant plus tôt, avaient attiré mon attention. Il y avait eu quelqu'un d'autre, quelqu'un d'assez puissant pour détourner mon attention au point que je ne remarque pas l'arrivée de l'homme blond qui pointait son canon en direction de mon coeur, j'en étais intimement convaincue pour une raison que je ne m'expliquais pas.
‹‹ Bonsoir. Alice. ››
En tendant une main polie et prononcé avec un sourire, juste après l'avoir dévisagée un peu, pas assez pour que ce soit impoli cependant, mais juste suffisamment pour attraper en un regard ma première impression. Un homme fort, sûr de lui, le regard brut de quelqu'un qui avait déjà regardé la mort dans les yeux. J'avais déjà vu cette lueur dans bien des regards, mon propre père avait porté cette ombre au bord des iris, voilant son regard et tirant durement ses traits.
‹‹  Vous n'êtes pas le propriétaire des lieux n'est-ce pas ? Vous n'en avez pas l'air. ››
Parce qu'à moins qu'il venait de rentrer d'une sortie nocturne dans la neige, il avait tout l'air d'un simple voyageur, d'un passager, tout comme moi. Mais à priori bien mieux armé que ma personne, au vu du semi-automatique belge qu'il tenait sans flancher dans ma direction. J'en avais tenu un moi-même un jour, durant mon apprentissage et si ma mère ne me l'avait pas arraché des mains, j'aurais certainement été capable de le remonter à l'envers ou de me tirer une balle dans le pieds. Les armes n'étaient vraiment pas mon domaine de prédilection. En revanche, j'étais persuadée de pouvoir me souvenir de comment désarmer quelqu'un, cependant je n'en fit rien. Il n'y avait pas de raison, la violence n'était qu'un ultime recours que j'aimais à repousser à l'extrême.
‹‹ J'ai cru que la cabane était inhabitée, je pensais pouvoir m'y abriter pour la nuit. ››
Ou comment présenter une autre version de : il y avait de la lumière, je suis entrée.


Code par Azuriel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
○ messages : 46
○ double-compte(s) : Samuel Gregory
○ crédits : Moi-même
MessageSujet: Re: Casper es-tu là ? • Jacob&Alice   Dim 28 Mai - 7:14

Pendant un instant, j'eu peur qu'elle essaie de m'aveugler en se retournant. Mais, heureusement, elle pointa le faisceau lumineux sur mon torse. Elle me regardait fixement sans rien dire, et moi, je gardais toujours mon arme pointée vers elle. Puis, soudain, elle se présenta et me tendit une main, accompagnée d'un sourire, comme si tout cela n'était qu'une petite rencontre de courtoisie. Je serrai avec fermeté cette main tendue et abaissant lentement mon arme, sans quitter cette Alice des yeux.

" Jacob, fis-je avec un hochement de tête en guise de salutation. Je suis pas le propriétaire, non, mais vous, qu'est-ce que vous faites là? "

Elle répondit à la question sur un ton toujours innocent, avec ce petit sourire agaçant. En dehors de ça, je sentais que quelque chose d'anormal se déroulait autour de nous. Nous n'étions sûrement pas que deux. Enfin, je pris le risque de quitter la fille des yeux pour reporter mon attention sur ce qui s'était retrouvé brisé au sol. Agenouillé, j'essayai de discerner des visages dans ce qui semblait être une vieille photo de famille. Je secouais nerveusement la photo entre mes doigts, observant lentement les alentours. Vraisemblablement, cette endroit n'avait pas été visité ou, au moins, entretenu, depuis un certains temps. Mais quelque chose n'allait pas.

" Vous allez me suivre, on va chacun retourner chez soi sans faire d'histoire, annonçai-je à haute voix, assez fort pour que l'autre chose qui se trouvait dans la maison puisse m'entendre et comprendre que nous partions. "

Franchement, j'avais des doutes quant au fait que la chose présente dans cette maison soit humaine. Je me relevai rapidement et attrapai la fille par le bras. Il fallait que nous partions. Maintenant. AU fur et à mesure que nous approchions de la porte d'entrée, des claquements retentissaient aux quatre coins du chalet. Ils étaient assourdissants, répétés et semblaient se rapprocher de nous.

Je compris alors que ces bruits venaient des volets qui n'arrêtaient pas de claquer. Puis ils s'arrêtèrent mais restèrent fermés. A clé. Je ne pris pas la peine de chercher à comprendre la situation. J'étais accompagné d'une femme apparemment innocente, je devais la sortir de là, elle ne me laisserait pas travailler tranquillement. Mais je reviendrai demain matin, ce soir, ce qui se trouvait dans la maison avait été mis en colère par notre présence.

J
'ouvris la porte et posai un pied dehors. L'instant d'après, la porte se refermait brutalement, me frappant au passage au niveau de la tempe. Sonné, je reculai de quelques pas, secouant ma tête pour reprendre mes esprits. Lâchant finalement cette Alice, je retournais vers la porte. Cette fois-ci, impossible de l'ouvrir. Sans attendre, je me dirigeai vers une fenêtre. Verrouillée.

J
e revins vers la fille et m'adossai àa la porte en croisant les bras.

" Bon, vous avez vu ce qui vient de se passer. J'espère pour vous que vous êtes pas la responsable de tout ça. On va dire que pour l'instant, vous êtes innocente. De toute façon, il va falloir que vous fassiez ce que je vous dise sans poser de question. "


J
e fis une petite pause avant de continuer, réalisant en même temps la merde dans laquelle on se trouvait tout les deux :

" Au cas où vous en doutiez encore; cette maison est hantée. A mon avis, c'est un esprit frappeur. Vu notre situation actuelle, il y a de bonne chances pour qu'on meure avant le lever du soleil. Ce qu'on va faire, c'est qu'on va aller fouiller la maison, il nous faudrait une pièce sans fenêtre, sans trop d'objets... et sans lustre
, dis-je, en me remémorant une vieille histoire avec un fantôme m'ayant jeté un vieux lustre dessus. "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
○ messages : 197
○ double-compte(s) : -
○ crédits : Cupidon
MessageSujet: Re: Casper es-tu là ? • Jacob&Alice   Dim 25 Juin - 17:51


Haunted.
Jacob × Alice

Et dans l'obscurité où se mêlaient des milliers d'ombres, la sienne, plus sombre encore, semblait se détacher des autres. Et elle voguait dans ce monde de ténèbres qui était sien, loin de la lumière du jour, loin des défauts que révélait la clarté du soleil. Cachée dans son monde oublié, loin de tout mais en sécurité. Enfin.



Le canon s'abaissa doucement sous mes yeux.
Jacob alors. Je hochai la tête comme une petite courbette polie.
" Je suis pas le propriétaire, non, mais vous, qu'est-ce que vous faites là? "
Je laissai mes yeux voguer un instant sur le peu de décor que je pouvais voir autour de lui, dans l'espoir de retrouver ce qui m'avait regardé, avant de me reconcentrer sur l'homme qui me faisait face.
‹‹ Je me promenais et il faisait un peu froid. Et vous ?   ››
Comme une évidence, comme si toute cette situation était parfaitement normale. Puis je vis le blond s'accroupir pour étudier les morceaux de verre qui gisaient à nos pieds, encadrant la vieille photographie. Je reculai d'un pas dans le crissement du métal tranchant pour le laisser observer la scène tandis que je détournai le faisceau de lumière pour balayer la pièce.
" Vous allez me suivre, on va chacun retourner chez soi sans faire d'histoire. "
‹‹ Je... ››
Une plainte, un refus, alors que soudain ce qui ressemblait beaucoup à un chasseur saisit mon bras d'une poigne ferme. Son regard inquiet scrutait la pièce, toute son attitude indiquait l'angoisse. Mais je ne voulais pas partir moi.
‹‹ Non. Je ne veux pas sortir. ››
J'essayai de planter mes pieds dans le sol mais sans grande réussite face à Jacob qui, à défaut de me dépasser d'une tête avait une musculature bien plus impressionnante que la mienne. Pas que cela puisse m'effrayer si j'avais eu en tête de me battre. Mais une fois encore la violence n'était pas la solution.
‹‹ Laissez moi, je... ››
Des mouvements frénétiques et violents me stoppèrent en pleine réclamation. Tout autour de nous les volets s'étaient mit à se mouvoir, claquant bruyamment, s'agitait dans un désordre chaotique. Hypnotisée par le mouvement furieux, je manquai de voir l'homme tenter de sortir avant d'être repousser à l'intérieur. Je n'entraperçu dans un éclair que le bois heurter le chasseur pour le repousser à l'intérieur de la maison. Définitivement.
" Bon, vous avez vu ce qui vient de se passer. J'espère pour vous que vous êtes pas la responsable de tout ça. On va dire que pour l'instant, vous êtes innocente. De toute façon, il va falloir que vous fassiez ce que je vous dise sans poser de question. "
Pour toute réponse, j'haussai les épaules. S'il voulait prendre toutes les responsabilités j'étais prête à suivre l'homme. Cela m'éviterait d'avoir besoin de montrer ce dont j'étais capable et dont je ne voulais de toute façon pas.
Laissée de nouveau libre de mes mouvements, je profitai d'un instant de calme pour faire un tour sur moi-même. Plus rien ne bougeait à présent, le calme avant la tempête. Cela avait quelque chose de terriblement excitant. Coulant dans mes veine comme une douce adrénaline, remplissant mon crâne d'une curiosité qui effaçait loin de moi tous mes cauchemars.
" Au cas où vous en doutiez encore; cette maison est hantée. A mon avis, c'est un esprit frappeur. Vu notre situation actuelle, il y a de bonne chances pour qu'on meure avant le lever du soleil. Ce qu'on va faire, c'est qu'on va aller fouiller la maison, il nous faudrait une pièce sans fenêtre, sans trop d'objets... et sans lustre."
La phrase de Jacob concernant notre mort imminente fit danser un sourire sur mes lèvres, voilà un homme qui paraissait bien négatif.
‹‹ Oui j'avais compris. Vous avez déjà affronté un fantôme avant ? ››
Juste une question de curiosité, peut-être à cause de ce qu'il venait de dire.
‹‹ Du coup... on se sépare ? ››
Ce n'était pas ça qu'ils disaient dans les films d'horreur avant de mourir ? Peut-être. Mais rares étaient les personnes des films d'horreur ayant suivit un entrainement intensif pour se battre contre les créatures surnaturelles. Mes parents m'avaient parlé des fantômes, moins que les Démons, moins que les Vampires et autres créatures faites de chaire.
‹‹ Quoi qu'à mon avis, seulement deux choix s'offrent à nous. Une cave, ou un grenier. ››
Me retournant avec ma lampe que je n'avais pas lâché, j'éclairai un instant les meubles de la cuisine avant d'illuminer la porte en bois entre la pièce et le grand escalier. Il y avait des chances pour que ce ne soit qu'un placard ou une réserve, mais j'en doutais. Franchissant rapidement l'espace qui me séparait de la porte, je saisis la poignée. Normalement, lorsque dans un film d'horreur tout allait bien, c'était qu'on allait exactement dans le sens que la créature voulait nous faire prendre. La poignée tourna facilement entre mes mains. Je tirai la porte vers moi avant de jeter avec curiosité le faisceau vers le bas des escaliers. Même pas une silhouette sombre et difforme. Je me retournai vers l'homme.
‹‹  Vous voulez peut-être vérifier qu'il n'y a pas de lustre ? ››


Code par Azuriel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
○ messages : 46
○ double-compte(s) : Samuel Gregory
○ crédits : Moi-même
MessageSujet: Re: Casper es-tu là ? • Jacob&Alice   Sam 1 Juil - 3:47


Une belle soirée


Me dites pas que je suis tombé sur une chieuse. Elle veut pas sortir, elle sourit à chaque fois que je l'ouvre, ça va vite me faire chier :

" Commencez pas à vous foutre de ma gueule, fis-je en passant à côté d'elle pour me retrouver face à l'escalier. "

Je me défis de ma parka pour être plus à l'aise. La lampe braquée sur les marches, j'avancai prudemment. Me grattant l'arrière de la tête, j'essayais de réfléchir à ce qui allait se passer. Le poltergeist, si c'en est bien un, n'allait pas s'arrêter. Mob objectif, c'était de trouver une pièce où installer de quoi se protéger, sans que l'esprit ne vienne briser la protection. Comme cette Alice l'a dit, un grenier ou une cave. Le grenier me paraissait être une meilleure idée... Je sais pas pourquoi cela dit.

" Si on arrive à atteindre le grenier, il faudra virer tout ce qu'il y a dedans, trouver un moyen de garder la porte fermée et après, je verrai. "


Arrivé à l'étage, je remarquai que la plupart des portes étaient ouvertes, de rapides coup d'oeil m'indiquèrent que de nombreux tableaux étaient par terre, leur cadres brisés. Le silence pesant ne m'étonnait pas. Certains poltergeist essaient d'indiquer un chemin à leur victimes, ils imane tles voir tomber dans la gueule du loup. Ce qui m'inquiète plus, c'est que la gueule du loup, ça m'a tout l'air d'être le grenier. Aucune escalier ne semblait mener au grenier. On a du tomber sur ces baraques de merde avec leur trappe pour aller sous les toits. J'espère qu'il y aura au moins une échelle.

" Venez, on va sûrement trouver une trappe pour aller au-dessus. "

La première pièce dans laquelle on se trouvait semblait être un bureau. Des feuilles étaient éparpillées partout, les meubles avaient été malmené. Mais la trappe était là! J'éteignis ma lampe et la rangeai dans ma poche, comptant sur la fille pour m'éclairer. Il me fallut quelques instants pour empiler différents objets. Mais même avec ça, impossible de grimper seule... Dans un soupir, je me tournai vers la brune :

" Je vais vous faire la courte échelle, vous poussez la trappe, vous regardez comment c'est, et si ça vous paraît assez vide, vous grimpez, j'arriverai après. "

Plaçant mes mains pour lui permettre de s'élever, je continuais d'observer les alentours. Et bien évidemment, c'est à ce moment là que la porte de la pièce claqua pour se refermer. Une chaise s'éleva dans les airs et vint me frapper la jambe. Je ne sais pas comment, mais je pu rester debout. Et merde! Je me relevai brutalement, poussant la fille pour lui permettre de s'accrocher. Elle eut à peine le temps de passer que la trappe se referma derrière elle.

Mais quel bordel! Elle au-dessus et moi ici...

" Vous m'entendez ? "



© Nye-Hael sur Epicode
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
○ messages : 197
○ double-compte(s) : -
○ crédits : Cupidon
MessageSujet: Re: Casper es-tu là ? • Jacob&Alice   Sam 29 Juil - 3:49


Haunted.
Jacob × Alice

Et dans l'obscurité où se mêlaient des milliers d'ombres, la sienne, plus sombre encore, semblait se détacher des autres. Et elle voguait dans ce monde de ténèbres qui était sien, loin de la lumière du jour, loin des défauts que révélait la clarté du soleil. Cachée dans son monde oublié, loin de tout mais en sécurité. Enfin.



A priori, le chasseur semblait prendre chacune de mes phrases pour un affront et sa dernière remarque concernant le fait que je pouvais me jouer de lui m'arracha soudain un sourire sans que ne me vienne l'envie de le contredire - bien que cela était totalement faux puisque mon intention n'était autre que celle de l'aider dans sa tâche.... Mieux valait certainement le laisser se conforter dans ses idées pour l'instant, puisqu'il semblait se plaire à le faire. J'aurais toujours le temps de rectifier le tire plus tard si nécessaire. 
Quoi qu'il en soit, il semblait que l'homme avait une parfaite idée de l'endroit où il voulait aller et de ce qu'il comptait y faire pour arrêter la chose qui nous avait emprisonné ici. Marchant à sa suite, je laissai derrière moi la porte de la cave grande ouverte. Sûrement consciente quelque part qu'un bout de bois ne saurait nous protéger d'un esprit capable de passer à travers des matériaux bien plus épais et compacts.
Je suivis le blond dans les escaliers puis jusqu'au palier de l'étage supérieur où mes yeux, précédés du faisceau de la lampe de poche, analysaient chacun des détails en essayant de former des hypothèses sur ce qui avait pu se passer ici, au temps où des êtres vivants habitaient encore les lieux. 
L'instinct de la chasse revenait peu à peu. La curiosité, l'impatience, l'adrénaline procurée par l'expectative. Ce n'était pas une chasse comme je les détestais, aux démons ou aux autres êtres pourvus d'une conscience, c'était une chasse à l'esprit. Un esprit torturé qui n'attendait qu'à être libéré sans savoir comment procéder pour y arriver autrement que par la violence et la haine. 
Et c'était là peut être un des rares moments où j'appréciais les entraînements que mes parents m'avaient poussé à suivre des années durant. Dans ma poche, ma main libre se referma sur la petite boîte de fer de bonbons à la menthe. 
Dans la première pièce où se glissa le chasseur, on vit bientôt, révélé par la lumière, se dessiner les contours égaux d'une trappe découpée dans le plafond. Attendant patiemment, je laissai Jacob tenter d'accéder au grenier par la petite entrée trop haute toute en jetant des regards curieux autour de nous.
" Je vais vous faire la courte échelle, vous poussez la trappe, vous regardez comment c'est, et si ça vous paraît assez vide, vous grimpez, j'arriverai après. "
A ses mots, mon visage se tourna à nouveau vers l'homme, considérant sa demande l'espace d'un instant, je finis par acquiescer, raccrochant ma lampe éteinte à ma taille et m'approchant pour poser mon pied dans sa main et prendre appui sur son épaule.
Mes doigts s'étaient à peine refermés sur le contour de la trappe ouverte qu'un bruit sourd retentis dans la pièce et que je sentis l'homme vaciller. L'instant d'après j'étais suspendue, les pieds dans le vide, sans avoir eu le temps de comprendre ce qu'il venait de se passer. Ne pouvant compter que sur la force de mes bras, je me tirais difficilement vers le haut et réussis enfin à me hisser totalement dans l'obscurité.
A peine avais-je passé mon pied par la trappe, qu'elle se refermait brutalement derrière moi, me faisant passer de la nuit aux ténèbres d'une opacité des plus totales.  
Je mis un petit moment pour réussir à attraper la lampe de poche accrochée à ma taille et à l'allumer. Près de moi, juste à côté, j'entendais maintenant un raclement continue, comme des ongles griffant frénétiquement le bois, excités par la proximité de leur but. Le bruit était fort, à vrai dire je n'entendais que ça. Et en même temps, inexplicablement, j'avais du mal à dire si je l'entendais vraiment ou si ce n'était qu'un songe. Comme si le bruit ne venait pas de ce monde.
Une fois le faisceau allumé, je dirigeai la lumière vers l'endroit d'où m'avait semblé provenir le bruit. Je me figeai. Là, à moins d'un mètre, un visage livide me fixait. Ses yeux étaient enfoncés dans leur orbites, sa mâchoire détachée pendait mollement, défigurant encore plus un visage déjà disproportionné et quand je baissai la lumière sur ses mains, je vis des doigts râpés et des ongles quasiment inexistants d'avoir gratté le bois jusqu'à s'user ou s'arracher par endroits. 
‹‹ Il y a un corps là en haut. ››
Je dis d'une voix forte, ne sachant même pas si l'homme pourrait m'entendre tout en en retournant à la trappe que je tentais d'ouvrir à une main, sans quitter la forme inerte des yeux.Il était sûrement déjà là depuis plusieurs semaines, peut être des mois vu son état de décomposition et la puanteur qu'il dégageait. Mais ce qui était étonnant c'était sa peau. Une peau abondante et intact si on mettait à part la putréfaction. Or en pleine forêt, le cadavre aurait dû être dévoré de toute part par les rongeurs et autres parasites. Et là, rien, comme si même les animaux les plus malfamés n'avaient pas osé s'en approcher. 
‹‹ On ferait certainement mieux de le brûler mais la porte ne s'ouvre pas et c'est impossible de mettre le feu ici sans faire partir toute la cabane en flammes...  ››
Ca avait été une de mes leçons, ne jamais perdre du regard un ennemi potentiel, tout en gardant en mémoire qu'un autre pouvait surgir d'ailleurs. Mes sens restaient donc en éveil alors que j'assenais un énième coup de pied vers les gonds de la trappe. Soudain, un bruit sourd retentis et une lumière apparu en dessous de moi. Qui de moi, Jacob ou d'une autre force avant réussis à réouvrir le passage vers le grenier, je ne le savais pas vraiment dans la pénombre ambiante, mais ça n'avait aucune importance. 
‹‹ Je jette le corps ou vous voulez monter ?  ››
En attendant que vienne la réponse de l'homme, je me redirigeais vers le mort. Il n'était plus là. Resserrant mes doigts sur la lampe de poche que je tenais comme seule arme, je me mis à tourner lentement sur moi même en cherchant des yeux le cadavre mouvant.
Soudain, le faisceau de ma lampe éclairèrent un visage, dont les yeux se tournèrent follement vers moi, dans un air qui n'avait strictement rien d'humain. Je calais mes pas sur le sol, prête à attaquer de front la créature qui se redressait maintenant devant moi, dans de sombres craquements d'os.
En un instant, ses longues mains osseuses étaient sur moi et avec une puissance inattendue, je me retrouvais projetée au sol, ma lampe tombant loin de moi, sentant qu'on m'étouffait sans même savoir comment il pouvait être donné d'une telle force. Je tentais d'assener un coup mais le corps animé semblait tenir bon. S'il ne s'agissait que d'une vision, la chose qui la créait était dans une colère sans nom que nous aurions surement du mal à affronter.


Code par Azuriel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
○ messages : 46
○ double-compte(s) : Samuel Gregory
○ crédits : Moi-même
MessageSujet: Re: Casper es-tu là ? • Jacob&Alice   Jeu 3 Aoû - 10:21



Elle répondait pas mais j'entendais ses pas au-dessus de moi, chacun d'eux était accompagné  d'une pluie de poussière. Là où j'étais, l'esprit semblait en avoir terminé pour le moment. Il me fallait quelque chose pour que je puisse atteindre le plafond, qui était assez haut. Tandis que j'allai chercher, j'entendis la voix de la fille, apparemment, elle avait trouvé un corps. Je restai à l'écoute de nouvelles informations en trouvant de quoi grimper dans le grenier. En récupérant finalement la chaise qui était venue me percuter, un coup d'oeil au plafond m'indiqua qu'en sautant j'arriverai sûrement à passer par la trappe, si jamais elle s'ouvrait de nouveau. Je m'asseillai alors. Allez, réfléchis deux secondes. Ou pas... La brune me communiqua à nouveau des informations, elle avait pensé à la même chose que moi, brûler le corps. Je haussais les sourcils, comment savait-elle qu'y mettre le feu réglerait sûrement le problème? Tant mieux, elle posera moins de questions.

C'est vrai qu'il allait pas falloir rester bloqué trop longtemps comme ça. Surtout, ça m'étonne que l'on trouve le cadavre de l'esprit aussi facilement, sachant qu'il nous a lui-même indiqué la route. Je pris un abat-jour pour défoncer la trappe mais alors que je m'en approchai et tomba soudainement au sol après que plusieurs chocs sourds aient retentis. Je me positionnai sous la trappe, mon abat-jour toujours à la main, observant la fille qui me demandait si elle devait jeter le corps.

" Attendez, surtout, n'y touchez pas, laissez-moi... "

Je n'eus pas le temps de finir ma phrase, Alice était sortie de mon champ de vision et sa lampe venait de tomber par la trappe, elle se débattait au vu du bruit. M'aidant de la chaise, je me hissai à travers la trappe en usant de la force de mes bras. Je pris le moins de temps possible, mais avant que mes pieds touchent le sol, je pus jauger la situation. Elle était au prise avec le corps. Je dégainai mon revolver et tirai une balle sur le corps qui disparut aussitôt. Rangeant l'arme à l'arrière de mon jean, je tendis une main à la brune pour l'aider à se relever.

" Vous vous sentez bien ? demandais-je en vérifiant que le corps avait bien disparu. "

Je lui laissais quelques instants pour reprendre ses esprits, pendant ce temps je fouillai chaque recoin du grenier mais ça ne donna rien rien.

" Vous vous êtes faite attaqué par une vision je pense, les poltergeists ne s'attachent presque jamais à leur cadavre. Donc on va plutôt chercher un objet, à mon avis. "

Moi qui pensais avoir quelque seconde de répit, je me sentis soudain à l'étroit, comme si quelque chose me serrait à la taille. Je regardai mais bien sûr, il n'y avait rien. Lentement, je relevai ma tête vers Alice et senti que quelque chose me tirai en arrière, je savais très bien ce qui allait se passer. Je fixais Alice, l'air lassé :

" Merde... "

Il me laissa à peine le temps de dire ça, l'instant d'après l'esprit me projeta contre le plafond, à deux reprises il me fit frapper le bois avant de me projeter vers la trappe. Je m'imaginai déjà la nuque brisé, mais je ne fis que me plier en deux, avant de brutalement atterrir sur le sol, me félicitant d'avoir fait tombé la chaise en sautant, sinon, je me serais retrouvé empalé.

L'emprise sur ma taille disparut, je ne savais pas ce qu'était devenue Alice, mon corps entier semblait paralysé. Je me mis à genoux, entendant craquer plusieurs de mes os, je saignai du nez apparemment.

" Alice? "

Je trainai ma carcasse jusqu'à la porte qui s'était déverrouillée. L'esprit frappeur avait utilisé beaucoup d'énergie, c'était le moment où jamais de bouger pour trouver son point faible. Mais je ne pouvais pas laisser la fille sans savoir si elle était blessé. Je me retournai pour observer la pièce, adossé au mur, une main bouchant ma narine ensanglantée, l'autre m'immobilisant une côte qui me faisait un mal de chien.

© Nye-Hael sur Epicode
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
○ messages : 197
○ double-compte(s) : -
○ crédits : Cupidon
MessageSujet: Re: Casper es-tu là ? • Jacob&Alice   Dim 6 Aoû - 16:19


Haunted.
Jacob × Alice

Et dans l'obscurité où se mêlaient des milliers d'ombres, la sienne, plus sombre encore, semblait se détacher des autres. Et elle voguait dans ce monde de ténèbres qui était sien, loin de la lumière du jour, loin des défauts que révélait la clarté du soleil. Cachée dans son monde oublié, loin de tout mais en sécurité. Enfin.



Une vision oui, nous en étions apparemment arrivés à la même conclusion et en tout cas, j'en avais rarement vu de la même vivacité. Le poltergeist devait vraiment être très puissant et j'étais reconnaissante de l'aide qu'avait pu me fournir le chasseur. Il n'était pas étonnant qu'avec ce manque d'entraînement quotidien mes compétences en matière de combat d'êtres surnaturels s'étaient clairement rouillées.
J'avais attrapé la main tendue de l'homme pour m'aider à me relever et considérais ses paroles alors que je palpais un peu les endroits de mon corps douloureux pour juger des dégâts. Assurément rien de bien grave sinon quelques bleus et, si je men fiais à la douleur, une trace de strangulation qui me suivrait pour plusieurs jours autour de ma gorge.
‹‹ Je vais bien, merci.   ››
Il devait avoir raison concernant l'objet, ça aurait été trop facile ainsi de toute façon avec ce corps presque offre sur un plateau d'argent, je songeais, alors que mes yeux se posaient sur la silhouette du cadavre qui finalement semblait ne pas avoir bougé d'un poil.
‹‹ Vous avez déjà vu quelque chose qui pourrait convenir à l'emploi ?   ››
Mes yeux tentèrent de parcourir l'endroit mais sans ma lampe de poche je ne voyais plus grand chose et de toute manière, il me semblait maintenant ne pas trop m'avancer en pensant que ce grenier n'avait été qu'une distraction planifier pour nous par notre ennemi. Mon regard revint alors à l'homme que je trouvais avec une drôle d'expression sur le visage, les traits tendus, les yeux quelque peu écarquillés bien que résigné me semblait-il. Son corps était à demi plié et il me sembla comprendre à peine un peu après lui ce qui allait lui arriver.
Le chasseur s'envola dans les airs soulevé par une sombre force destructrice et pleine de rage. Son corps retombant à chaque fois dans des bruits de craquements terribles. Cette chose voulait nous tuer. Et ce ne serait pas forcément rapide. Il nous fallait faire vite de notre côté pour ne pas se retrouver dans une longue agonie impuissante. Je devais réfléchir rapidement pour sortir mon compagnon d'infortune de cette situation funeste.
Me glissant rapidement sur le côté, je profitai d'un moment d'inattention du fantôme pour me glisser dans la trappe ouverte, atterrissant sur le sol quelque peu difficilement mais je n'avais pas le temps de me formaliser de petites douleurs. Me relevant prestement, je fonçai à travers le couloir, dévalant l'escalier pour rejoindre la cuisine. Mais la chose ne comptais pas me laisser un répit suffisait et je me retrouvais bientôt à devoir échapper à tout un tas d'objets volants. Des meubles, des portraits, des miroirs, qui quand ils venaient heurter un mur, revenaient en des dizaines de morceaux tranchants découper ma chaire de parts et d'autres. Je poussai un hurlement de douleur particulièrement puissant lorsque l'un d'entre eux déchira ma joue, à quelques centimètres à peine de mon œil gauche. Mais j'étais arrivée dans la cuisine, enfin et je m'attendais à devoir redoubler d'intelligence pour éviter des couteaux volants, mais la baraque se retrouva soudain replongée dans un silence anormal.
" Alice ? "
‹‹ Je suis en bas. Vous pouvez descendre ?   ››
Ouvrant rapidement quelques portes de la cuisine, je trouvais enfin sous l'évier et au dessus de la gaziniere ce que je cherchais et me dirigeais les bras pleins vers l'escalier.
‹‹ Les marches sont couvertes de verre. Faites attention.   ››
Je dis à l'attention du chasseur, n'ayant aucune idée de s'il pouvait se déplacer ou non et comment.
‹‹ J'ai peut être une idée.   ››
Les bras chargés de mes bouteilles, j'entrepris de monter l'escalier pour rejoindre moi-même le chasseur et lui expliquer mon plan, aussi risqué soit il.
‹‹ J'ai trouvé de l'huile et d'autres produits de ménage inflammables dans la cuisine. Si nous pouvions descendre tous les objets que nous pensons capables de donner son énergie au poltergeist dans la cave, nous pourrions allumer le tout là bas sans risquer de faire flamber toute la maison, nous avec.   ››
J'arrivai près de la pièce où j'avais laissé le blond, ne sachant pas exactement où ni dans quel état j'allais le retrouver.
‹‹ Avec un peu de chance le sol n'est qu'en béton coulé et nous ne nous retrouverons pas enfermés dans la cave à mourir étouffés et empoissonnés par les cendres.   ››
Peut-être que l'esprit pouvait comprendre tout ce que je disais. Sûrement même. Mais dans ce cas, chuchoter mon idée n'aurait pas été d'une plus grande aide, car il l'aurait entendu de toute façon. Il fallait que j'expose mon plan au chasseur d'une manière ou d'une autre si je voulais l'aider à sortir d'ici. Là était le plus important.


Code par Azuriel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Casper es-tu là ? • Jacob&Alice   

Revenir en haut Aller en bas
 

Casper es-tu là ? • Jacob&Alice

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [C78] Alice's Emotion - RED
» Problème avec Alice !!!
» Alice in Underland
» [MULTI] Alice: Madness Returns
» Pour les fans de Burton, d'alice aux pays des merveilles

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
≡ RAISE HELL. :: FAR FROM ANY ROAD :: the forest :: cabanes-