en haut
en bas
ANNONCE — le forum fermera définitivement ses portes à compter du dimanche 23 mai.

merci infiniment de votre loyauté durant toutes ces années, et bonne continuation à tous. ♡
informations utiles -- nous sommes présentement en automne 2019 (septembre, octobre, novembre). le jeu se déroule à blackwater falls, une petite ville située en alberta, au canada. les doublons de prénoms ou de noms, ainsi que les initiales dans les pseudos sont interdits. merci de bien lire le règlement (ici) : son application est effective en tout temps, et nous ne tolèrerons aucune infraction. il est également important de bien consulter les annexes et les bottins avant de vous lancer, afin d'avoir en main toutes les clés pour votre personnage. en cas de besoin, n'hésitez pas à consulter le guide officiel de rh !

oyé, oyé !

les chasseurs, les humains
ainsi que les démons
ont besoin de votre amour ♡
chers membres,
on vous invite à
un petit vote sur les top-sites
aux deux heures
peut faire toute la différence !
avertissement
nous décourageons fortement
la création de créatures.

veuillez svp privilégiez
les autres groupes
pour éviter une fermeture ♡
le forum a maintenant
quatre ans et demi de vie. ♡

merci à tous nos membres, passés
et présents, de nous avoir
soutenues aussi longtemps.
on vous aime. ♡
le saviez-vous ? -- la nuit du 31 octobre au 1er novembre est celle de l'année durant laquelle le voile est le plus fin. le soir d'halloween, les fantômes sont donc bien plus faciles à voir que d'ordinaire. pour certains, plus au repos que d'autres, il s'agit même du seul moment de l'année où ils pourront être aperçus. blackwater falls est discrète et isolée, et à moins d'y connaître du monde il est rare qu'on en entende parler. malgré tout ce qui s'y passe, la ville sait garder son secret. une route pour y entrer, une route pour en sortir ; et une fois à l'intérieur, on a tout ce dont on a besoin, ou presque. peut-être pour cela qu'elle ne se popularise pas. la réserve de tall oak cree était autrefois beaucoup plus vaste. sa périphérie a cependant été peu à peu annexée par la ville avec les années. de nombreuses tensions politiques en ont résulté, et perdurent aujourd'hui. blackwater falls est une des villes de la région comprenant le plus de chasseurs sédentaires par rapport à sa densité de population. il n'en reste pas moins qu'énormément de chasseurs sont de passage seulement : la profession reste majoritairement nomade ! le cimetière st. mary possède tout un pan de terrain où sont enterrés les john et jane doe que la police et les médecins n'ont pas réussi à identifier. la majorité, bien sûr, étant à l'insu du monde des chasseurs ou des créatures. curieux d'en lire plus ? viens faire un tour par ici.
Le Deal du moment :
Pack de 10 BD à 49€ – Le meilleur de ...
Voir le deal
49 €

 

 (leandro), and you could bring down my level of concern.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Auteur
Message
Mila Mersch
membre
paranormal // walk the line
multicompte(s) : oliva, flora, daisy, lila, gisela, anaeli.
célébrité : eliza taylor-morley.
crédits : (c) rivendell (avatar), anaïs (premier crackship milandro), marelle (crackship milias), wolfsbane (crackship milandro fam), non uccidere (sign), ethereal (icons), ruelle/find you (lyrics).
Message(leandro), and you could bring down my level of concern. » Dim 5 Juil - 6:07

bring down my level of concern
fin 2016
@leandro velàsquez
Elle a l’impression de se noyer, Mila. D’être emportée par le courant, de se débattre dans le vent, parce qu’une vague finit toujours par l’engloutir, par réduire à néant tous ses efforts. Elle en a assez de tenter de se dépêtrer, tout ça pour rien, au final. Elle est en sécurité, à présent, loin de sa famille, libérée de leur emprise nocive. Elle n’est plus enfermée, emprisonnée, parce qu’on la croit possédée. Mais le traumatisme est là, quoi qu’elle en dise, Mila. Elle y repense encore, encore et encore, constamment – elle a l’impression que ça ne s’achève jamais vraiment. Elle ne sait pas, si un jour, ça ira mieux. Si elle pourra oublier, aller de l’avant. Mais cette peine, elle s’est ajoutée aux autres. A celles qui étaient déjà là, depuis longtemps. Sa famille ne lui a jamais rien apporté de bon, finalement : et c’est depuis qu’Alicia et Leandro sont venus la tirer de leurs griffes, qu’elle en prend véritablement conscience. Ce n’est quand même pas suffisant pour que la souffrance se stoppe, définitivement – cette souffrance, elle fait partie d’elle, à présent. Elle se fait peut-être du mal à se repasser les choses en boucle, Mila, mais elle ne sait pas faire autrement. Elle est quand même mieux, maintenant, aux côtés de Velàsquez. Même s’ils voyagent, tout le temps. Même si ce n’est pas la vie qu’elle s’imaginait. Mais elle, elle ne savait pas où aller. Elle était perdue, désemparée, déboussolée. Elle les a suivis parce qu’ils étaient le seul repère lui restant, et tant pis si elle ne les connaissait pas vraiment. Elle les suit, maintenant. Elle guérit peut-être, doucement, à leur contact. Ils mènent une drôle de vie, mais au moins, ils ne lui feront jamais le mal que lui ont fait les siens. Il n’empêche que tout n’est pas gagné, qu’elle est loin de trouver la paix, la sérénité, Mila. Ça revient toujours, à un moment ou l’autre, la tornade. Elle se prend toujours une nouvelle vague, qui la fragilise encore davantage. Qui lui donne l’impression d’être submergée. L’impression que ça ne va jamais s’arrêter. Il y a toujours quelque chose, à un moment donné, qui ne va pas. Et comme elle ne s’est jamais vraiment remise de la vague précédente, Mila, elle se brise à chaque nouvel assaut, elle panique, se débat, mais se noie. Ce soir, c’est cette faculté qu’elle exècre. Toute la vie, elle survit – mais la nuit, elle ne connaît même pas le répit. La nuit, elle n’a même pas le droit à une pause, à un peu de paix, de douceur. La nuit, parfois, elle se dit que c’est pire encore. Mais elle n’y pensait plus, quand bien même elle n’oublie pas. C’est toujours comme ça, quand les cauchemars refont surface.

Elle s’est réveillée en criant. Elle a le cœur qui bat vite, trop vite. Elle a chaud, elle transpire. Elle a l’impression que son cerveau ne s’est pas arrêté, qu’elle a trop cogité, qu’il pense à toute allure. Ses pensées, elles ne s’arrêtent pas. Et c’est insoutenable. Mais surtout, son cœur lui fait mal. Son cœur se souvient, trop bien, de ce qu’elle vient de voir dans ses songes. Les larmes coulent, sans qu’elle ne le remarque d’abord, sur ses joues.

Puis elle entend qu’on frappe à la porte, Mila. Elle se sent apeurée, perdue, déboussolée – il lui faut le temps de remettre ses idées en place, de comprendre ce qui se passe. C’est comme si, le temps s’était arrêtée. Elle a besoin de reconnecter avec la réalité, de quitter sa bulle de peine, de quitter à vrai dire totalement le cauchemar qui vient seulement de s’achever. Parce qu’elle est encore, mentalement, dedans. Dévastée par la nouvelle mort qu’elle a entrevue, et pour laquelle elle ne pourra rien – il y a toujours la mort, au bout du compte, que ce soit cette personne ou une autre, quelqu’un doit y passer, c’est comme ça que ça marche. Alors ces coups contre la porte, pas agressifs, peut-être inquiets, ils lui rappellent qu’elle n’est pas totalement seule, Mila, même si elle en a toujours l’impression, dans ces moments-là. Elle a quand même l’impression d’être dans un autre monde, quand elle se lève, chancelant, comme si elle avait bu un peu trop d’alcool, sonnée, fatiguée, par ses visions. Elle essaie de sécher ses larmes, de les apaiser, même si ses yeux restent brillants. Elle oublie n’être qu’en nuisette, elle a trop chaud de toute façon – elle est trop ailleurs, pour vraiment s’en rendre compte. Elle ne sait pas qui se trouve, derrière la porte, elle ne questionne pas véritablement, ne s’inquiète pas, ni quoi que ce soit. Et quand elle ouvre la porte, elle reconnaît Leandro – son cerveau fait les connexions, délaisse un instant son mauvais rêve pour retrouver l’instant présent. « Oui ? » fait-elle, d’une petite voix, comme pour demander ce qu’il veut, ce qu’il fait là. Pas un seul instant, elle ne se dit, Mila, qu’il l’a entendue. Elle est habituée, à vivre, à endurer, ses cauchemars seule. Elle est surprise, à vrai dire, qu’il soit là – elle pensait qu’il serait en bonne compagnie, avec une de ces femmes qu’il se trouve, pour la nuit. Une de ces femmes qu’elle ne peut s’empêcher d’envier. Leandro aussi, il fait battre son cœur un peu plus vite, parfois. Mais pas douloureusement comme ça, pas douloureusement comme ses cauchemars – même si elle souffre aussi, parfois, de l’idée que son attachement n’est sans doute pas réciproque. Il est là, en tout cas, sur le pas de sa chambre du motel où ils séjournent, avec Alicia, depuis quelques jours. La brise s’engouffre dans la pièce, frôle sa peau, et elle frissonne, finalement, Mila – s’éloignant pour attraper une robe de chambre qui traîne là, peut-être parce qu’elle comprend qu’elle n’est absolument pas habillée de façon convenable pour recevoir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Leandro Velàsquez
membre
hunter // ultraviolence
multicompte(s) : elijah, le louveteau, princess aurora, oliver le chasseur, nancy la folle, diego l'humain, et arcadio le polymorphe.
célébrité : bob morley, le plus beau.
crédits : (c) ethereal (avatar).
MessageRe: (leandro), and you could bring down my level of concern. » Dim 5 Juil - 7:02

@Mila Mersch // BRING DOWN MY LEVEL OF CONCERN.
Comme souvent, Leandro, il avait quitté sa chambre, une fois la nuit bien installée. Il n’aimait pas passer trop de temps enfermé le brun, il n’aimait pas non plus rester à rien faire au fond d’une chambre au motel et il n’avait pas l’habitude de trouver facilement le sommeil. Il était une créature de la nuit, comme les monstres qu’il pouvait chasser. Il dormirait juste assez pour être en mesure de prendre le volant le lendemain matin, parce qu’ils seraient en route pour une nouvelle destination, c’était certain. Ils ne s’étaient arrêtés ici que pour la nuit après tout. Il était sorti alors le brun, abandonnant Mila et Alicia à au motel, de toute façon, elles étaient chacune dans leur chambre, probablement déjà endormies. Lui, il avait besoin de profiter de l’air frais de la ville alors il s’était aventuré dehors, la clope au bec, à traquer le premier bar dans lequel allait passer sa soirée. Il avait fini par s’arrêter quelque part, prêt à s’enchainer les verres tout en recherchant la compagnie d’une femme, comme il le faisait trop souvent. Il avait l’impression d’en avoir encore plus besoin aujourd’hui que d’ordinaire, alors qu’il y avait Mila qui occupait une trop grande partie de son esprit ces derniers temps. Il avait beau se dire que c’était juste parce que sa présence à leurs côtés était quelque chose de nouveau, que c’était normal d’y penser mais que ça ne voulait rien dire, il n’était pas complètement idiot le brun. Il ne voulait pas penser à Mila comme ça, de toute façon, elle allait bien finir par retourner à sa vie la blonde et ils n’auraient plus jamais de nouvelles d’elle. Elle ferait sa vie loin de sa famille de détraqués et lui et sa sœur, ils continueraient de passer de ville en ville, sans jamais se poser nulle part. Mila n’était qu’une femme qui disparaitrait de sa vie à un moment où à un autre, il n’y avait aucune raison pour qu’il s’attache à elle plus qu’aux autres.

Ce soir, il allait bien finir par l’oublier, au moins, il savait parfaitement comment se concentrer sur autre chose pour ne pas penser à ce qui le dérangeait Leandro. Il était devenu un as du déni depuis le temps et ça lui allait parfaitement bien comme ça. Il détestait le fait de s’attacher aux autres. Il savait que ça faisait plus de mal que de bien. C’était mieux quand il n’y avait que lui et sa sœur et ça finirait par être de nouveau le cas bien assez vite. En attendant il pouvait boire et profiter d’une soirée en compagnie d’une femme dont il allait oublier le nom, ça ne lui ferait pas de mal. Après quelques verres et une courte discussion, il s’était retrouvé chez une nana, avec laquelle il avait partagé un bon moment et puis il avait pris la poudre d’escampette alors qu’elle s’était endormie. Pas question de passer la nuit entière avec elle. Il était ce genre de mecs Leandro, un connard sans doute, mais il assumait et il ne prétendait pas valoir mieux que ça. Cette fille avait su à quoi s’attendre en le remmenant chez elle, il ne lui avait pas menti juste pour finir dans son lit. Il ne savait pas quelle heure il était quand il fut de nouveau devant le motel dans lequel ils s’étaient arrêtés pour la nuit. Il resta un moment dehors, avec une énième cigarette entre les lèvres qu’il écrasa avant de rentrer, prêt à aller se coucher maintenant. Il n’avait pourtant pas déverrouillé sa porte qu’il entendit un cri venant de la chambre voisine. Celle de Mila. Il ne pouvait pas simplement l’ignorer, alors il hésita entre défoncer la porte pour aller s’assurer que tout allait bien ou faire les choses un peu plus calmement. Il choisi la deuxième option, frappant contre la porte en attendant qu’elle ne vienne lui ouvrir. Une fois devant lui, il pouvait au moins constater qu’elle n’était pas recouverte de sang, qu’elle n’avait pas l’air blessée, alors c’était déjà ça. Pourquoi est-ce qu’elle avait crié alors ? Il était fin observateur le brun, assez pour remarquer qu’elle venait également de pleurer. « J’ai entendu crier. » Il précisa, qu’elle n’aille pas s’imaginer qu’il était constamment en train de la surveiller, ce n’était pas le cas après tout. Il ne l’observait pas plus qu’il observerait quelqu’un d’autre, qu’il pourrait même prétendre en essayant de s’auto-convaincre de la véracité de ses propos. « Je voulais juste m’assurer que tout allait bien. » C’était le cas non ? Alors il ferait mieux de la laisser tranquille et de retourner dans sa chambre. Il était pourtant la en face d’elle, à ne pas bouger, incapable de faire le moindre pas tant qu’il ne serait pas certain qu’elle aille bien.

par non uccidere.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mila Mersch
membre
paranormal // walk the line
multicompte(s) : oliva, flora, daisy, lila, gisela, anaeli.
célébrité : eliza taylor-morley.
crédits : (c) rivendell (avatar), anaïs (premier crackship milandro), marelle (crackship milias), wolfsbane (crackship milandro fam), non uccidere (sign), ethereal (icons), ruelle/find you (lyrics).
MessageRe: (leandro), and you could bring down my level of concern. » Dim 5 Juil - 11:24

bring down my level of concern
fin 2016
@leandro velàsquez
Le plus dur, dans tout ça, c’est de se dire que ça ne s’arrêtera pas. Qu’à un moment ou l’autre, de façon aléatoire, ça reviendra, ça se reproduira. Elle est coincée avec ce qu’elle est, Mila. Coincée avec ses facultés. Elle a déjà toujours eu du mal à s’accepter, à s’aimer – mais en plus, il fallait qu’elle soit différente, en tous points. Qu’il y ait un plus par rapport aux autres, qui, pourtant, pour elle, ressemble davantage à un moins. Elle voudrait pouvoir se libérer de ce pouvoir dont elle ne veut pas, elle voudrait pouvoir se débarrasser de ce cadeau empoisonné. Mais elle ne peut pas. Ça fait partie d’elle, ça fait d’elle ce qu’elle est. Qu’elle le veuille, ou non. Qu’elle en souffre, ou non. Elle est impuissante, elle le sait. Le pire, c’est de se dire qu’elle ne pourra pas s’en débarrasser, jamais. Elle est condamnée à voir les gens mourir dans ses rêves, à appréhender le sommeil, les prédictions qui ne l’avancent pas à grand-chose. A quoi bon connaître à l’avance la mort des gens, puisqu’elle ne peut pas les sauver ? Elle ne peut que les regarder crever, sans rien pouvoir faire, à moins de condamner quelqu’un d’autre – à moins d’être elle-même cause de leur mort. Ça l’anéantit, Mila. Elle voudrait faire plus, mais elle ne peut pas. C’était peut-être plus simple, quand elle ignorait tout ce que ça signifiait, mais à l’époque, déjà, ces rêves la dérangeaient – pour leur caractère morbide, pour l’étrange réalisme qui en découlait, pour la désagréable sensation qu’ils lui laissaient. Maintenant, elle sait, mais elle ne peut rien faire. Condamnée à voir des choses contre lesquelles elle ne peut rien. N’importe qui en souffrirait, n’importe qui voudrait s’en débarrasser. Mila, elle, ça la rend dingue, ça la fout un peu plus en l’air – comme si elle avait besoin de ça, en plus du reste. Ça ne lui a jamais rien apporté de bien, ça n’a fait que précipiter sa fin. Qu’induire sa propre famille en erreur. Elle ne leur cherche pas d’excuses, pourtant. Elle les déteste, Mila. Mais ils restent sa famille. Elle en souffre alors, encore. Et ça fait trop de choses, en même temps. Trop d’émotions différentes, qui la saisissent, pour alimenter un désespoir qui n’a de cesse de s’approfondir. Cette nuit encore, elle a vu dans ses songes, la mort de quelqu’un. Et chaque fois, elle se dit qu’elle n’en peut plus. Chaque fois, elle se dit qu’elle n’a pas la force de continuer. Ces songes, ils n’ont toujours fait que l’accabler. Personne, pourtant, n’a le pouvoir de les stopper. Elle a crié, ça arrive souvent – ou bien, elle est agitée. Mais quand elle l’est, personne ne s’en rend compte, puisqu’elle est seule. Là, elle a crié. Et on l’a entendue, au vu des coups contre la porte. Elle a l’impression d’être dans un autre monde, Mila. Et malgré tout, elle se traîne jusqu’à la porte, séchant ses joues, ignorant son cœur tambourinant, son cœur qui pleure encore, ainsi que la boule dans sa gorge. Elle ne percute pas encore, Mila, elle oublie déjà qu’elle a crié, elle n’imagine pas qu’on ait pu l’entendre. C’est quand elle voit Leandro sur le pas de sa porte, qu’elle se dit, intérieurement, que ce n’est pas le moment. Elle est fatiguée, désemparée, elle n’a pas envie qu’il la voie si faible, pas envie qu’il la voie ainsi. Il l’a déjà vue plus faible encore, plus fragile, quand avec Alicia, ils l’ont libérée des Mersch, mais ce n’était pas la même chose, à ses yeux. L’explication arrive, il a entendu crier – sans doute, l’a-t-elle inquiété. Est-ce qu’il s’inquièterait pour elle, Leandro ? Est-ce qu’il tient à elle, rien qu’un peu, dans le fond ? Est-ce qu’il n’a pas mieux à faire, avec quelqu’un d’autre ? Depuis qu’elle le connaît, elle se dit qu’elle ne l’intéresse pas. Qu’elle n’est sans doute qu’une amie. Qu’il ne voit en elle qu’une pauvre fille, née dans la mauvaise famille. Une pauvre fille fragile, incapable de se débrouiller seule. C’est peut-être ce qu’elle est, dans le fond. C’est ce qu’elle a tendance à penser, du moins. A entendre la suite, on dirait bien qu’il s’inquiète, Leandro. Mais elle n’y prête pas vraiment attention, Mila. Peut-être parce que dans sa gorge, la boule prend toute la place. Peut-être parce que ses yeux menacent à nouveau de s’inonder de larmes. Il lui faut aussi le temps, de reconnecter ses neurones. « C’est rien. J’ai juste fait un cauchemar. » murmure-t-elle, le regard un peu fuyant, les yeux plus humides. Dit comme ça, on dirait peut-être une enfant. Mais Leandro, il sait que ses cauchemars sont porteurs de beaucoup plus que d’une petite frayeur. Elle a froid maintenant, Mila, alors qu’à peine quelques instants plus tôt, elle avait chaud. « Désolée d’avoir crié. » Elle ne voulait pas lui faire peur, l’inquiéter. Peut-être a-t-il cru qu’on s’en prenait à elle, même si ce n’était pas un de ces cris-là. « Tu dormais pas ? » Elle se doute que non. Elle l’a croisé, parfois, dans ses nuits d’insomnie. Elle se doute qu’il a bien mieux à faire – qu’il passe ses soirées avec une conquête, quand il ne chasse pas. Elle ne sait pas pourquoi elle pose la question, Mila, sachant que la réponse peut, bizarrement, lui faire un peu plus au cœur. Mais maintenant, elle n’a pas envie qu’il s’en aille. Pas tout de suite, du moins. Sa présence a quelque chose d’étrangement réconfortant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Leandro Velàsquez
membre
hunter // ultraviolence
multicompte(s) : elijah, le louveteau, princess aurora, oliver le chasseur, nancy la folle, diego l'humain, et arcadio le polymorphe.
célébrité : bob morley, le plus beau.
crédits : (c) ethereal (avatar).
MessageRe: (leandro), and you could bring down my level of concern. » Lun 6 Juil - 17:30

@Mila Mersch // BRING DOWN MY LEVEL OF CONCERN.
C’était bizarre ce qu’il ressentait pour Mila, Leandro. Un sentiment qu’il essayait d’enfouir en lui pour ne plus y penser, parce que c’était mieux ainsi. Il n’était pas habitué à ce genre de situation le brun. Après tout, Mila, c’était la première personne en dehors de sa sœur, qu’il côtoyait plus de quelques semaines. Il se disait que c’était sûrement à dû à ça, qu’il était simplement en train de s’attacher à elle parce qu’ils passaient beaucoup de temps ensemble, qu’elle était sympa, qu’il appréciait discuter avec elle. Elle était charmante aussi, agréable à regarder, mais ça c’était une autre histoire et puis il y avait quand même beaucoup de femmes qu’il trouvait charmante et agréable à regarder. La preuve avec celle qu’il venait de quitter pour rentrer au motel. Leandro, il n’avait pas envie de chercher plus loin que ça. Il pouvait ressentir une certaine attraction pour Mila, mais ce n’était qu’une histoire de physique et d’une amitié qui était née entre eux deux, évidemment. A ses yeux, ça ne pouvait pas être autre chose et pourtant, ce petit pincement dans son cœur qui lui semblait complètement nouveau, il avait beau essayer de nier son existence, il était bel et bien présent. Il n’avait pas envie de s’attarder dessus Leandro, conscient que ça pourrait compliquer les choses. De toute façon, loin de lui l’envie d’insulter la femme avec qui il avait passé les dernières heures, mais Mila, c’était évident qu’elle ne devait rien ressentir pour un type comme lui. Elle était aux premières loges pour réaliser qu’il n’était qu’un pauvre type. Elle voyait bien qu’il fumait trop, qu’il passait quand même beaucoup de temps à picoler et à s’envoyer en l’air avec n’importe qui. Il faudrait être folle en voyant un homme avec un tel comportement, de vraiment s’attacher à lui. Il ne savait même pas pourquoi il réfléchissait à tout ça Leandro.

En tout cas, il s’inquiétait assez pour elle, pour se jeter à sa porte en entendant des bruits à l’intérieur de sa chambre. Sans doute qu’il aurait régit de la même façon, avec n’importe quelle porte, en entendant crier, réflexe de chasseur désirant protéger les innocents des créatures qui hantaient ce monde. Cela dit, avec quelqu’un d’autre, il aurait probablement été un peu plus prudent, là, il s’était contenté de frapper à la porte à la vitesse de la lumière pour s’assurer que tout allait bien pour la jeune femme. Ils étaient amis, c’était normal non ? A force de se le répéter, il allait bien finir par s’en persuader. Elle allait bien à première vue, c’était déjà ça. Elle avait fait un cauchemar. Pour ce qu’il en savait, ses cauchemars étaient plus difficiles à vivre que ceux de bien des gens. « Désolé. » Il aurait préféré qu’elle profite d’une nuit calme et tranquille. Malheureusement, il ne pouvait pas faire grand-chose pour l’aider Mila. « Si jamais tu penses que c’était lié à quelque chose de surnaturel, on peut essayer de voir si au moins, on peut pas éviter que ça se reproduise. » Il n’avait pas grand-chose de mieux à lui proposer. Quoi qu’elle ait vu, elle ne pouvait pas sauver cette personne sans causer la mort de quelqu’un d’autre. Lui, il pouvait agir sur le surnaturel, alors si ce qu’elle avait vu, c’était un monstre tuant quelqu’un, ils pouvaient au moins se servir des indices qu’elle avait pour essayer d’éviter que cette créature ne tue quelqu’un d’autre. Si c’était un humain, c’était plus compliqué d’agir, difficile de dire à la police qu’on se basait sur un rêve. Si c’était un accident ou une maladie, là c’était impossible de faire quoi que ce soit. « Y a pas de mal. » Il haussa les épaules. Ce n’était pas de sa faute si elle avait crié, elle n’avait pas d’excuses à lui présenter. « Non, j’étais dans le couloir. » Il n’en précisa pas plus le brun, comme s’il n’avait pas envie de lui parler à elle de la soirée qu’il venait de passer. C’était complètement idiot, mais c’était comme ça. Personne n’avait besoin de savoir d’où il venait de toute façon, il avait bien le droit à un peu d’intimité. « Tu veux aller faire un tour dehors pour te changer les idées ? » Prendre un bon bol d’air frais, ça ne pouvait pas lui faire du mal. « J’ai toujours trouvé qu’il y avait un côté apaisant, au silence de la nuit. » Une chose un peu étrange peut-être pour quelqu’un qui devrait craindre toutes les créatures tapies dans la nuit. Mais il aimait ça Leandro, le calme, le silence, ces moments où le monde semblait complètement à l’arrêt. Lui, ça lui faisait du bien alors, si cela pouvait aider Mila, il voulait bien partager avec elle son havre de paix.

par non uccidere.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mila Mersch
membre
paranormal // walk the line
multicompte(s) : oliva, flora, daisy, lila, gisela, anaeli.
célébrité : eliza taylor-morley.
crédits : (c) rivendell (avatar), anaïs (premier crackship milandro), marelle (crackship milias), wolfsbane (crackship milandro fam), non uccidere (sign), ethereal (icons), ruelle/find you (lyrics).
MessageRe: (leandro), and you could bring down my level of concern. » Mer 8 Juil - 17:23

bring down my level of concern
fin 2016
@leandro velàsquez
Elle avait cru être trop brisée, trop vide, pour ressentir à nouveau quoi que ce soit. Elle avait cru que son désespoir était trop grand, pour qu’elle s’attache à quelqu’un. Que, libre ou retenue par sa famille, ça ne changeait rien – parce qu’au bout du compte, la peine, la souffrance, étaient toujours là. Elle était perdue, Mila, une fois dehors – habituée peut-être à sa geôle. Libérée, elle perdait tous ses repères, tout ce qui lui restait de famille, même s’il apparaissait évident qu’elle aurait dû s’en détacher depuis longtemps. Libérée, elle n’avait pas su où aller. Alors elle avait suivi les Velàsquez, ses sauveurs, nouveaux repères. Eux, au moins, lui voulaient du bien. Mais elle s’était sentie de trop, Mila. Elle s’était dit qu’elle ne serait qu’un poids. Qu’ils ne voudraient peut-être pas d’une totale inconnue, d’une pauvre fille paumée, malheureuse, brisée, dans leur voiture. Ils l’ont acceptée, pourtant. Ils se sont liés, même. Elle s’est attachée à Alicia, Mila, peut-être parce qu’elles avaient quelque chose en commun : leurs facultés, étranges, difficiles à endurer. Et puis, elle s’est attachée à Leandro. Différemment. Est-ce qu’elle a le complexe de la demoiselle en détresse ? Elle se le demande, parfois – parce qu’à ses yeux, c’est stupide. Ce cœur qui bat plus vite, cette respiration qui s’accélère. Ses pensées, qui vont et viennent à toute allure. Et puis, non, finalement, c’est comme si elle s’arrêtait de respirer, comme si elle était en apnée, chaque fois qu’il passe à côté d’elle. Même si elle sent toujours son odeur. Elle a noté tous les détails, Mila, sans même s’en rendre compte. Elle a noté ses regards, ses sourires si rares. Enregistré dans sa tête, le son de sa voix. Ses réactions, ses tics, ses fossettes. Ses gestes habituels. Son odeur, alors, évidemment. Elle a tout compris de son attitude, tout compris de son comportement, en fonction des situations. Elle a su voir au-delà de l’image qu’il pouvait renvoyer, au début, peut-être. Simplement, Mila, elle a appris à le connaître. Et probablement plus que ça. Ce n’était pas volontaire, ce n’était même pas contrôlé – ça s’est fait tout seul, sans un quelconque effort, peut-être parce que sa tête s’est connectée avec son cœur, et qu’ainsi, il a noté ce qui ne sont pourtant que des détails. Ouais, elle se trouve bête, Mila. Et pourtant, c’est terriblement agréable. Elle croit qu’elle pourrait se perdre, dans son regard. Elle croit parfois, qu’il pourrait même la sauver, encore une fois – pas de l’emprise de sa famille, cette fois, mais peut-être d’elle-même. Elle s’est attachée à lui, alors que plus grand-chose ne la retenait à la vie – vérité douloureuse et cruelle, mais vérité quand même. Il n’efface quand même pas tous ses maux, en crée même de nouveaux. Mais il n’en a probablement pas conscience, et même ces maux-là restent plus agréables que tout ce que les siens lui ont fait endurer. Peut-être a-t-elle pris goût au malheur, finalement, Mila. Et puis, non. Les moments comme ça lui rappellent qu’elle souffre, qu’elle est fatiguée de se battre. Qu’elle n’a tout simplement, plus une once de courage. Ces moments de désespoir, ils lui font peur parfois – parce que le désespoir peut toujours être accompagné d’une impulsion fatale. Maintenant, est peut-être l’un de ces moments-là. Elle se sent sombrer, Mila. Se briser, un peu plus, en mille morceaux. Elle ne sait plus les rattraper, les recoller maladroitement, pour rester forte. Elle n’a plus d’énergie à donner, de toute façon. Le cauchemar, comme tous les précédents, l’a bouleversé. Le cauchemar, l’a poussée à se demander, pourquoi elle s’accroche, alors qu’elle n’a plus la force. A se dire encore, que ça ne s’arrêtera pas, que ça ne s’arrêtera jamais, mais qu’elle en a assez. Qu’elle abandonne. C’est toujours la même idée qui revient, la même idée contre laquelle elle se bat. Elle ne va pas bien, Mila, et, ça non plus, ça ne s’arrêtera pas, ne s’arrangera pas. Mais Leandro, il l’a peut-être sauvée, vaguement, ou au moins arrachée, à ses si tristes pensées. Elle se pensait seule, pourtant, Mila. Mais il s’inquiète pour elle, il est là. Et si ça n’éteint pas sa peine, son désespoir, ç’a le mérite d’estomper cette impression de solitude exacerbée. Elle n’ose même pas le regarder vraiment, maintenant – se sentant si bête, avec son cauchemar. Il sait pourtant qu’ils sont loin d’être simples, loin d’être faciles à encaisser. Elle se contente de hausser les épaules, vaguement, regardant partout ailleurs, le sol, la porte, ses pieds, tout en se touchant nerveusement le bras droit. « Je… je sais pas trop, c’était assez flou, et… » Elle ne sait pas, si elle a la force, le courage, de ressasser tout ça. Elle sait qu’elle le fera, de toute façon, quand il sera reparti, quand il sera allé dormir, quand elle se retrouvera seule, comme elle l’était avant qu’il ne frappe à sa porte. Elle sait qu’elle y songera, ne se rendormira pas, ou, peut-être, seulement aux premières lueurs du matin. Elle est bouleversée, et sans doute que ça se voit. Et là, alors, tous les petits détails notés sur Leandro n’ont plus vraiment d’importance – il n’est pas ce qui cause les si forts battements de son cœur, l’accélération de sa respiration, l’impression d’apnée. Elle ne cherche pas ses sourires, elle ne cherche pas son regard, elle n’est pas en adoration, et son odeur ne la réchauffe pas. Ce qu’ils ne sont pas, ne peut pas suffire à apaiser ses maux, son traumatisme – ça lui va, d’autres fois, quand elle berce son imagination d’images impossibles mais agréables, de ce qu’ils pourraient être mais ne sont pas. Mais là, ça ne marche pas. L’illusion ne suffit plus, quand la réalité la rattrape. « Okay. » Elle se demande quand même, ce qu’il faisait. Mais il dit qu’il était dans le couloir. Sans doute à faire, ce qu’elle l’imagine faire – Leandro en aurait bien le droit. C’est bien une autre preuve, qu’ils ne seront jamais rien – ils ne sont pas les mêmes, ils sont même tout l’opposé l’un de l’autre. Jamais elle ne pourrait se contenter d’une histoire d’un soir, Mila, même si elle a le sentiment qu’avec lui, que pour lui, elle se contenterait de tout. Qu’une micro-nuit, si peu dans toute une vie, serait déjà mieux que rien – une exception qu’elle ne regretterait pas, même si elle se ferait jeter ensuite, même si elle en souffrirait indéniablement. Elle voudrait si fort faire partie de son monde, autrement, tout en sachant qu’elle n’en est pas capable. Mais elle n’a pas besoin d’y songer maintenant, Mila. Elle a déjà bien assez de choses à gérer, à surmonter. Elle a peut-être besoin d’être seule, pour ça – par pudeur, pour ne pas qu’il la voie plus faible, plus fragile encore. Pour ne pas qu’il ait pitié d’elle, pour ne pas qu’elle perde définitivement toute chance qu’elle l’intéresse. Pourquoi est-ce que ça compte ? Pourquoi est-ce que ç’a tant d’importance ? Mila, elle se dit qu’il va s’en aller, à présent. Et pourtant, il lui demande si elle veut faire un tour. Et elle n’en sait trop rien. Elle est surprise, mais, malgré tout, toujours à la ramasse – toujours le cerveau monopolisé par le songe qui l’a bouleversée. Pourquoi est-ce qu’il veut rester avec elle ? Pourquoi est-ce qu’il s’embête ? Ils sont amis, c’est vrai – mais elle se le demande quand même. « Je sais pas. » Ce n’est pas vraiment une réponse, ça. Elle le sait, Mila. Mais elle n’arrive pas à penser. Se fiche finalement, en cet instant, des raisons de Leandro de lui proposer une balade, voire même de sa présence. C’est juste ce cauchemar, qui l’obsède, qui balaie tout le reste. Les rêves qui envahissent le réel. Elle se met à trembler, doucement, mais pas parce qu’elle a froid, cette fois. Le mauvais songe l’a cassée, un peu plus – elle n’est pas sûre d’être assez forte, pour sortir. Non : elle voudrait retourner dans son lit, à alimenter le mal, à se morfondre, à mourir de désespoir, comme si son lit pouvait l’aider, apaiser ses maux alors qu’il ne fait que les empirer. Elle a les yeux humides, à nouveau, les larmes qui s’imposent. Dans le fond, elle est touchée de sa proposition, de son envie de l’aider. Mais elle n’est pas sûre d’y arriver. « C’est vrai, c’est apaisant. J’aimais la nuit, avant. » qu’elle murmure, le regard toujours fuyant. « C’est apaisant, sauf quand on se réveille d’un cauchemar prémonitoire. A ce moment-là, le silence, la solitude, c’est insupportable. » parvient-elle à articuler, en dépit des sanglots qui commencent doucement à la secouer. Elle ne sait pas ce qu’elle veut vraiment, Mila, en cet instant. Se balader ou rester. Elle n’a pas l’impression qu’il y ait de bonne option. Dans tous les cas, elle souffrira, encore. Dans tous les cas, elle n’oubliera pas l’atroce vision qu’elle a eue en dormant. Elle ne refuse pas, ne contredit pas les propos de Leandro. Elle se souvient simplement du silence d’il y a quelques instants, du silence ayant suivi ses songes, du silence causé par la solitude. Parce qu’au bout du compte, elle est toujours seule à endurer la moindre de ses souffrances.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Leandro Velàsquez
membre
hunter // ultraviolence
multicompte(s) : elijah, le louveteau, princess aurora, oliver le chasseur, nancy la folle, diego l'humain, et arcadio le polymorphe.
célébrité : bob morley, le plus beau.
crédits : (c) ethereal (avatar).
MessageRe: (leandro), and you could bring down my level of concern. » Sam 11 Juil - 5:15

@Mila Mersch // BRING DOWN MY LEVEL OF CONCERN.
En principe Leandro, il faisait ce qu’il pouvait pour ne pas trop s’attacher aux autres. Il avait eu sa famille, ses amis, là-bas au Mexique, mais depuis qu’il était parti avec sa sœur, ils n’étaient que de passage, partout où ils allaient. Il avait des connaissances, des contacts, mais très peu de liens vraiment construits. Ça lui convenait parfaitement comme ça à Leandro, au moins, il n’avait jamais aucun regret à tracer sa route pour passer de ville en ville. Son seul regret sans doute, c’était d’avoir quitté Mexico, d’avoir abandonné son père, le reste de sa famille et ses amis. Mais il savait qu’il l’avait fait pour une bonne cause, craignant ce qui arriverait à sa sœur, si on devait apprendre qu’elle avait un don, qui faisait d’elle quelque chose de surnaturel. Avant de rencontrer Mila alors, il n’avait fait que croiser des gens dont il pouvait facilement tout oublier sans qu’on le lui reproche vraiment. La blonde, c’était une exception dans sa vie et il devait bien admettre que c’était assez étrange pour lui. Il ne savait pas vraiment comment interpréter ce qu’il ressentait pour Mila et pourtant, il savait bien qu’il y avait quelque chose de différent entre lui et elle, que ce qu’il avait pu ressentir jusqu’à présent avec les autres personnes qu’il pouvait rencontrer sur sa route. Dans le fond le brun, il préférait ne pas trop se poser de question et continuer de faire sa vie comme il avait l’habitude de le faire. Ce soir au moins, il avait eu l’esprit trop occupé pour penser à Mila. Entre l’alcool et le sexe, il n’avait eu aucun souci à oublier ses tracas du quotidien. Une solution bien à lui, pour continuer à se plonger dans un déni qui l’arrangeait bien. De toute façon, peu importait la nature de ce qu’il ressentait pour Mila, c’était voué à n’aboutir à rien du tout.

Même s’il devait accepter cette petite étincelle au fond de son cœur, c’était évident qu’il ne saurait pas comment la gérer et même sans ça, Mila n’attendait probablement rien d’un homme comme lui. Mila allait finir par retrouver sa vie loin des Velàsquez et de tout ce qui pouvait faire leur quotidien et ce serait probablement mieux comme ça pour elle. Mila méritait une vie simple et jolie et ce n’était pas avec eux qu’elle aurait ça. Le déni alors, c’était vraiment ce qu’il y avait de mieux pour lui et ça tombait bien, parce qu’il excellait dans ce domaine. Cela-dit, il ne pouvait pas non plus ignorer les tracas de la blonde, alors il n’avait pas pu s’empêcher d’aller vérifier qu’elle allait bien et maintenant qu’il savait que ce n’était pas le cas, à cause d’un de ses cauchemars, il ne pouvait pas faire comme si de rien n’était, s’en foutre et retourner dans sa chambre pour pioncer. Il voulait l’aider, même s’il ne savait pas comment s’y prendre. Il n’était pas franchement très doué pour ça Leandro. Avec sa sœur, ça allait, mais avec les autres, c’était une autre histoire. « Okay. Tu devrais pas essayer de trop te souvenir. » Parce que ça lui ferait plus de mal que de bien et il ne souhaitait pas ça pour elle. « Mais si jamais ça te revient et qu’on peut faire quelque chose, dis-le-moi. » Il haussa les épaules, peut-être que ses cauchemars pouvaient servir à quelque-chose après tout. Sans doute pas à sauver la vie de la personne qu’elle voyait mourir, mais d’empêcher d’autres morts, ce serait déjà pas mal. C’était un peu son quotidien à Leandro, il ne voyait pas les personnes se faire tuer, mais chacune des traques dans lesquelles il se lançait commençait par une ou plusieurs morts. Il ne s’attarda pas longtemps sur les raisons de sa présence dans le couloir, il n’avait pas envie de s’étendre sur le sujet avec elle. Il était allé boire, il avait couché avec la première venue et ça ne regardait que lui. Toujours désireux de l’aider, il lui proposa d’aller faire un tour dehors, prendre l’air ne faisait pas de mal après tout. Il aimait ça lui en tout cas. « C’est pourquoi la nuit, c’est souvent mieux quand on ne dort pas. » Il en connaissait un rayon en cauchemars après tout Leandro. Pas besoin qu’elles soient prémonitoire pour être hanté par des morts pendant son sommeil. Celles des personnes qu’il n’avait pas pu sauver, des personnes qui parfois étaient mortes sous ses yeux, dans ses bras alors qu’il chassait une créature. Des victimes innocentes, des chasseurs avec qui il travaillait. Sa mère. Ce souvenir ancré dans sa mémoire qui continuait de le torturer même des années plus tard. Dormir, c’était important pour la santé, évidement, loin de lui l’idée de remettre ça en cause, mais il savait que ce n’était pas toujours facile de trouver le sommeil entre les cauchemars et les pensées négatives. « Aller, va t’habiller, il faut te changer un peu les idées. » Il ne lui laissait qu’à peine le choix, même s’il ne la trainerait pas dehors en pyjama en plein hiver canadien. « Chaudement, il fait froid dans ce pays, c’est insupportable. » Il commenta, esquissant un petit sourire à l’adresse de la blonde. Il passait son temps à râler sur le froid, la neige et tout ce qui allait avec, elle devait avoir l’habitude maintenant. Le Mexique lui manquait, mais il aimait aussi explorer les pays étrangers, découvrir de nouveaux coins alors il était certain que même ici, il pourrait trouver un truc sympa à montrer à Mila histoire de lui changer un peu les idées.


par non uccidere.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mila Mersch
membre
paranormal // walk the line
multicompte(s) : oliva, flora, daisy, lila, gisela, anaeli.
célébrité : eliza taylor-morley.
crédits : (c) rivendell (avatar), anaïs (premier crackship milandro), marelle (crackship milias), wolfsbane (crackship milandro fam), non uccidere (sign), ethereal (icons), ruelle/find you (lyrics).
MessageRe: (leandro), and you could bring down my level of concern. » Dim 12 Juil - 7:11

bring down my level of concern
fin 2016
@leandro velàsquez
Ça fait longtemps qu’elle a abandonné l’idée d’une vie normale, Mila. Depuis que son don s’est manifesté, peut-être – ou depuis qu’elle a compris ce que signifiaient ses rêves. Depuis que cette femme, l’a aidée, lui a expliqué. Préfèrerait-elle tout ignorer ? Elle n’en sait rien, Mila. Elle sait que le déni n’aide pas toujours, qu’au bout du compte ça n’apporte que de la peine. Mais bon sang, que ne donnerait-elle pas pour pouvoir oublier ces capacités détestables, que ne donnerait-elle pas pour un peu de déni, pour un peu de répit. Un peu de paix. Mais elle n’en aura jamais, elle ne trouvera jamais aucun moyen d’arrêter. Peut-être pourrait-elle essayer de le maîtriser, au moins – peut-être que ce serait déjà bien. Peut-être que ça pourrait l’aider. Mais elle ne s’en sent pas la force, Mila. Elle préfère se laisser descendre par un nouveau rêve, laisser les choses se faire, en se répétant que ça ne s’arrêtera jamais, que ça n’ira jamais mieux, qu’elle ne peut rien y faire, de toute façon. Elle n’aura pas de vie normale, elle ne pourra jamais se débarrasser de son don, comme elle ne pourra jamais évincer son mal-être, présent depuis trop longtemps. Sa vie n’est qu’une succession de déceptions, de douleurs et de peines, de toute façon. Elle ne sait même pas, pourquoi elle s’accroche, Mila, tant elle peine à voir les choses du bon côté. Elle a l’impression qu’il n’y a même plus grand-chose de positif, à quoi se raccrocher. Il y a bien Leandro, pourtant, et Alicia. Les seules personnes au monde qui semblent s’être souciées de son sort – les seules personnes au monde qui semblent tenir à elle, vraiment. Ils auraient pu s’agacer de sa présence, pourtant, habitués à voyager seuls ensemble, mais ils l’ont acceptée, ils lui ont fait une place. Eux, ils lui font du bien. Leandro, il éveille quelque chose de nouveau, en elle – quelque chose qu’elle avait presque oublié, quelque chose qu’elle ne pensait pas ressentir à nouveau un jour. Mais même la peine qu’elle éprouve en se disant que son attachement n’est pas réciproque, n’est pas aussi douloureuse que le reste. Ça s’ajoute à son lot de tristesse, indéniablement, mais ça l’apaise aussi, parfois. Mila, elle ne se dit quand même pas qu’elle l’intéresse. Elle ne s’en doute pas, pas une seule seconde – elle croit qu’il ne voit en elle qu’une pauvre fille, qu’ils ont sauvée, un peu fragile, qu’une amie nouvelle, mais une amie seulement, quand même. Mais il est là, maintenant ; il s’inquiète, parce qu’il l’a entendue crier. Il n’imagine pas le réconfort qu’il lui apporte, en se trouvant simplement devant sa porte. Il n’imagine pas comme ça lui fait du bien, même si ce n’est pas suffisant, même si elle est toujours bouleversée, un peu perdue, aveuglée par la peine, par l’impuissance. Elle a du mal à mettre de l’ordre dans ses idées, Mila, à réfléchir vraiment. Du mal, à comprendre ce qu’il se passe. « Ça passe en boucle dans ma tête. Le même moment. C’est flou, mais j’vois cet homme mourir, et… » Sa voix se brise. Il a raison, Leandro, elle ne devrait pas essayer de trop se souvenir. Mais c’est plus fort qu’elle, ça se répète, jamais ça ne s’arrête. Elle ne peut pas arrêter d’y penser, ni de penser – c’est trop dur. « Je crois que c’était une créature, mais je sais pas trop laquelle. » Elle n’y connaît pas grand-chose, certainement pas autant que lui et Alicia. Elle sait que c’était surnaturel, c’est tout. Ce n’était pas un loup garou, au moins – ça, elle en est certaine. Non, c’était quelque chose qui pense. Qui tue par envie, par volonté, parce qu’il l’a décidé. Mais peut-être qu’elle devrait cesser de se torturer, Mila. Elle devrait accepter sa proposition, d’aller faire un tour – ça lui changerait peut-être les idées. Mais elle laisse sa peine l’immobiliser – elle voudrait s’enfermer, se faire plus de mal encore en retrouvant son lit où, de toute façon, elle ne dormira pas. Elle croit qu’elle serait mieux seule, Mila, parce qu’elle n’aurait plus à retenir sa douleur – mais en même temps, elle sait qu’il vaut mieux qu’elle sorte, qu’elle quitte son antre. Qu’en compagnie de Leandro, elle pourrait peut-être espérer se changer les idées. « C’est peut-être vrai. Mais faut bien dormir, à un moment ou l’autre. » C’est important aussi, non ? Peut-être que lui, il n’a pas besoin de beaucoup de sommeil. Elle ne croit pas qu’il dorme le jour, non plus. Le jour, elle ne pourrait pas non plus. Peut-être a-t-il raison, en tout cas, Leandro, d’insister. De la pousser à relativiser, et puis, à sortir, aussi, comme il le fait. Elle n’ira pas mieux en restant là, Mila, c’est un fait. Peut-être qu’il pourrait, rien qu’un peu, l’apaiser. Même s’il ne l’aimera jamais comme elle le fait. « Okay. » capitule-t-elle, dans un murmure. Son obstination n’est pas si forte, de toute façon. Et puis, une partie d’elle sait qu’elle a besoin de se dégourdir les jambes, de se changer les idées, faute de pouvoir aider ce pauvre homme. Leandro lui précise de s’habiller chaudement, et même, il sourit à sa pique sur l’hiver canadien. Il sourit. Elle y a le droit, Mila, à l’un de ses rares sourires. De ceux qui lui réchauffent le cœur. « C’est ce qui fait tout son charme. » tente-t-elle vaguement de plaisanter, esquissant un léger, très léger sourire, avant d’aller attraper quelques vêtements chauds, puis de rejoindre la salle de bain attenante, pour se changer. Elle se hâte, tentant d’ignorer son esprit qui fourmille toujours d’idées terribles, pour rejoindre Leandro, sur le pallier, fermant la porte de la chambre du motel. « Voilà. » Il ne faut pas qu’il s’attende à une grande conversation, elle a encore du mal pour l’instant, Mila, mais au moins, elle est là. C’est déjà une victoire, pour le brun.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Leandro Velàsquez
membre
hunter // ultraviolence
multicompte(s) : elijah, le louveteau, princess aurora, oliver le chasseur, nancy la folle, diego l'humain, et arcadio le polymorphe.
célébrité : bob morley, le plus beau.
crédits : (c) ethereal (avatar).
MessageRe: (leandro), and you could bring down my level of concern. » Dim 19 Juil - 9:41

@Mila Mersch // BRING DOWN MY LEVEL OF CONCERN.
Il n’était pas certain d’être de bon conseil Leandro, il n’était pas la personne la mieux placée pour aider les autres, quand il ne s’agissait pas de tuer des créatures pour sauver des vies. La chasse, c’était son domaine, le reste, c’était une autre histoire. Pourtant, à entendre Mila crier comme ça de l’autre côté du mur, il ne s’était pas mis à espérer qu’elle soit en train de se faire attaquer juste pour être certain de pouvoir agir en servant à quelque-chose. Il ne voulait que son bien à Mila, alors il avait frappé à cette porte pour s’assurer que tout allait bien et lui montrer que malgré cette maladresse qui le définissait si bien, il était là si elle en avait besoin et ce même s’il n’était pas certain d’avoir les bons mots pour l’aider à lutter contre ce qui n’allait pas. Les tracas de Mila, il pouvait les comprendre d’une certaine façon, il ne les vivait pas de la même façon, mais des cadavres, il en avait vu plus qu’il ne pouvait en compter. C’était facile de se sentir mal vis-à-vis de la mort quand elle devenait omniprésente dans son quotidien, il en avait conscience le brun. Il savait que pour faire ce qu’il faisait, il fallait savoir garder le moral. Indéniablement, c’était plus facile pour lui ou pour Alicia, que ça ne pouvait l’être pour quelqu’un comme Mila. Sa sœur et lui, ils avaient été élevés dans cette ambiance. On leur avait appris, déjà quand ils étaient jeunes, comment tenir le coup face à l’horreur du monde. En devenant chasseur, ils avaient accepté d’y être confronté au quotidien, alors que Mila, elle n’avait rien demandé, ça lui était tombé dessus comme ça, sans crier gare et elle n’avait pas la possibilité de faire marche arrière, elle était coincée avec ça Mila.

Il savait alors qu’il ne pouvait pas faire grand-chose pour lui venir en aide. Mais il ne pouvait pas pour autant rester les bras croisés, passer son chemin et prétendre qu’il ne l’avait pas entendue crier. Il était venu jusqu’à elle alors, sans vraiment savoir ce qu’il allait lui dire ou faire et maintenant qu’il était en face d’elle et qu’elle lui avait expliqué ce qui n’allait pas, il se retrouvait un peu bête Leandro, clairement pas certain d’être à la hauteur pour l’aider à se sentir ne serait-ce qu’un tout petit peu mieux. Il ne pouvait qu’essayer et voir ce que ça allait donner, parce qu’il savait qu’il était vraiment nul pour ça Leandro. « Ne te force pas à essayer de te souvenir. » C’était plus facile à dire qu’à faire, sans doute, mais si elle préférait laisser ça de côté et oublier, ce serait tout à fait compréhensible et pourtant mieux pour elle. « Mais si jamais ça te revient quand même et que tu veux en parler, n’hésite pas. » Encore plus si c’était une créature et qu’il pouvait en effet faire quelque chose. Il ne pouvait rien faire pour cet homme qu’elle avait vu, mais si jamais il pouvait aider quelqu’un d’autre, empêcher cette créature de causer d’autres morts, alors elle pouvait compter sur lui Mila. Au moins, ça lui donnerait l’impression que son don pouvait aussi avoir des avantages. En attendant, mieux valait qu’elle essaie de penser à autre chose, alors il avait bien envie d’essayer de lui changer les idées. « C’est sûr, il faut dormir un peu, juste assez pour récupérer. » C’était sa façon de voir les choses à Leandro. Il n’était pas un gros dormeur, certainement pas du genre à trainer au lit pendant des heures le matin, lui il était un couche-tard et un lève-tôt. Après tout, on le répétait souvent : le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Il avait insisté pour qu’elle s’habille histoire de l’accompagner un peu dehors et la blonde avait fini par accepter, une petite victoire qui ne pouvait que le réjouir Leandro. Au moins, elle n’allait pas rester au fond de son lit à se torturer inutilement l’esprit. « Mouais, tu dis ça parce que tu n’as jamais vu le Mexique. » Il haussa les épaules, son sourire encore sur les lèvres. Le Mexique c’était son pays à lui, alors évidemment qu’il était prêt à dire que c’était le plus beau pays du monde. Il ne l’avait pas fui à cause des problèmes qu’il pouvait y avoir là-bas, il avait fui pour protéger sa sœur d’un souci qui ne venait pas du Mexique. Il attendit quelques minutes que la blonde revienne. « Parfait. » La porte verrouillée il s’avança dans le couloir de l’hôtel pour ensuite rejoindre le parking de du motel. « J’ai fait un petit tour tout à l’heure, j’ai pu repérer quelques endroits sympas. » Et pas seulement le bar et le lit de cette nana dont il avait déjà oublié le nom. « Tu as faim ? » Il demanda à la blonde alors qu’il déverrouillait sa voiture. Il avait repéré des coins sympas, mais ils pouvaient d’abord chercher un truc à manger avant d’y aller, après tout.



par non uccidere.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mila Mersch
membre
paranormal // walk the line
multicompte(s) : oliva, flora, daisy, lila, gisela, anaeli.
célébrité : eliza taylor-morley.
crédits : (c) rivendell (avatar), anaïs (premier crackship milandro), marelle (crackship milias), wolfsbane (crackship milandro fam), non uccidere (sign), ethereal (icons), ruelle/find you (lyrics).
MessageRe: (leandro), and you could bring down my level of concern. » Lun 20 Juil - 18:03

bring down my level of concern
fin 2016
@leandro velàsquez
Elle a toujours eu l’impression d’être incomprise, Mila. Vilain petit canard parmi les Mersch – elle n’était pas comme eux, elle n’était pas assez bien. Elle avait ses peines, découlant probablement d’eux. Elle avait son mal-être, qu’elle ne gardait que pour elle, par pudeur, par peur. Elle avait sa souffrance, mais elle pensait que personne ne pouvait jamais comprendre. Que personne ne le voulait, dans le fond. Elle a longtemps été très seule, Mila, obligée de ne compter que sur elle-même pour survivre, pour avancer, pour s’accrocher. Alors oui, elle a toujours eu l’impression d’être incomprise. L’impression que les autres ne pouvaient pas comprendre ce qu’elle vivait. Ç’a été pire encore, quand son don s’est manifesté. Là, elle s’est sentie plus différente, plus étrange, encore. Là, elle s’est trouvé un problème supplémentaire, et même, un problème de taille. Et puis, avec ça, elle s’est pris en pleine figure une nouvelle peine : celle de l’impuissance, en voyant la mort des autres dans ses songes. Alors elle se sent bien souvent incomprise, et surtout, terriblement seule. Du moins était-ce le cas, avant que les Velàsquez ne débarquent sur son chemin, ne la sauvent de sa terrible forteresse et des siens. Maintenant, il y a Leandro, il y a aussi Alicia. Alicia qui comprend, qui vit plus ou moins la même chose, même si leurs capacités divergent. Alicia, elle lui apporte la compréhension, le soutien, et elle espère qu’il en est de même, pour elle. Leandro, lui, il apporte autre chose. L’espoir, peut-être. Et surtout, il évince en elle l’impression de vide. Il répare, doucement, son être, et recolle ses morceaux brisés. Il lui donne le sourire, il fait sautiller son cœur, et il étouffe la peine, parfois – même si elle ne disparaît jamais vraiment complètement. Il lui fait tant de bien, Leandro, alors que Mila, elle ne pensait pas pouvoir ressentir quoi que ce soit de similaire un jour, à nouveau. Alors elle se met à rêver de plus, parfois. Elle apprécie toujours sa compagnie, ne peut s’empêcher de jalouser celles qui jouissent d’une proximité et d’une intimité qu’elle ne connaîtra jamais. Parce qu’enfin, Mila, elle n’est pas le genre de filles qui l’intéressent. Alors elle se contente de l’apprécier un peu trop, en silence. De profiter du moindre instant, en sa compagnie. Sauf maintenant. Maintenant, elle est trop sonnée pour profiter, pour se réjouir de sa présence. C’est comme si elle était dans un autre monde, tant elle est bouleversée. Son cauchemar lui fait si mal au cœur, qu’elle en oublie tout le reste. Parce qu’au bout du compte, ça finit toujours de la même façon, elle rêve, elle rêve, et elle se sent triste, mal, seule. Elle n’est pas seule, là, pourtant. Elle ne sait pas pourquoi est-ce qu’il s’embête, pourquoi est-ce qu’il est venu frapper à sa porte, s’assurer que tout va bien. Ils sont amis, c’est vrai, mais rien ne l’y obligeait. Il aurait pu l’ignorer, ou lui poser la question demain, au petit déj. Mais il est là. Et finalement, ça lui fait tellement de bien, à Mila. Même si elle ne s’en rend pas encore compte. « Je me force pas, ça… ça revient tout seul, j’arrive pas à penser à autre chose. » Toujours cet instant. Qu’il soit flou, le rend plus insupportable encore. Mais peut-être n’est-ce pas plus mal, parce qu’au moins, elle en sait moins. Elle ne maîtrise pas bien ce don, elle le sait, Mila. Ses visions sont rarement précises. « D’accord. » Elle hoche vaguement la tête, mais elle est toujours ailleurs, Mila. Elle ne sait même pas comment est-ce qu’elle trouve la force d’être là. Elle se sent si fatiguée, mentalement, qu’elle tend à se sentir fatiguée, physiquement – ce n’est pas parce qu’elle dormait, parce qu’elle a besoin de sommeil. C’est parce que soudainement, elle n’a plus d’énergie – toute celle qu’elle avait, est maintenant comme happée par sa peine. Elle voudrait se cacher, s’enrouler dans sa couette. Oublier la réalité. Ou plutôt ressasser, encore et encore, même si ce serait retourner le couteau dans la plaie. Elle a besoin de bouger, mais elle ne s’y résout pas encore. « C’est ce que tu fais, toi. » Elle le sait, qu’il ne dort pas beaucoup. Elle a appris à le connaître. A noté qu’il rentrait tard, qu’il se levait tôt. Sait qu’il s’endort après et se réveille avant elle. Tout le monde n’a pas besoin du même nombre d’heures de sommeil, après tout. Peut-être qu’elle, à être si triste tout le temps, elle est fatiguée constamment – la nuit, avant, c’était le seul moment où elle se sentait bien, parce qu’elle dormait, parce que la réalité était laissée de côté. Et puis, les rêves ont commencé. Maintenant, le jour ou la nuit, c’est pareil – rien ne va plus, elle se sent mal, et elle a l’impression de ne plus avoir une once de répit, Mila. Mais là, tout de suite, elle n’est pas seule, elle a le droit à un moment de répit, même si son pessimisme naturel la pousse à croire que ça ne suffira pas. Leandro, il insiste encore. Leandro, il a raison. Et elle ne sait pas pourquoi est-ce qu’il fait tout ça pour elle, pourquoi est-ce qu’il s’embête. Pourquoi est-ce qu’il reste. Alors que personne ne le veut jamais. Pour lui tenir compagnie, il pourrait trouver une fille bien plus marrante. Elle, à broyer du noir comme elle le fait, elle ne peut qu’être plombante. Mais il lui arrache un sourire, léger, fugace, mais un sourire quand même. Il n’y a que lui qui le puisse, peut-être. En un moment pareil. Bon sang, qu’elle l’aime. « Tu dis ça parce que tu viens du Mexique. » Sous-entendu qu’il n’est pas objectif – tout en sachant, qu’elle ne l’est probablement pas non plus. Elle se doute, qu’au Mexique il fait bien meilleur. Mais elle aime son pays, malgré tout attachée à ses racines. Ça ne veut pas dire, qu’elle ne rêverait pas de voir le Mexique, un jour. Peut-être qu’ils y retourneront un jour, les Velàsquez, et qu’elle, elle sera avec eux. Ou peut-être en auront-ils eu assez d’elle, à ce moment-là. Toujours est-il que pour l’instant, Leandro, il ne semble pas agacé, d’elle. Elle se dépêche de s’habiller, Mila, pour ne pas le faire trop attendre, puis elle revient. Elle le suit, toujours avec cette impression d’être déconnectée, d’être ailleurs. Elle sent son cœur, qui tambourine – autant pour le cauchemar, que pour la présence du brun, devant elle. Mais elle suit, sans un mot. Habituée à se taire, pour ne pas embêter les autres. Toujours, éternellement, excessivement sage, dans un besoin vital de s’intégrer, d’être acceptée. « Comme quoi ? » s’enquiert-elle, sincèrement curieuse, malgré le peu de vigueur dans sa voix. Il a fait un tour, tout à l’heure. Elle se demande où il était. Mais ne veut pas vraiment le savoir. « Un peu. » Souvent, quand elle s’éveille en plein cœur de la nuit, elle a faim, c’est vrai. Elle a l’estomac noué, pourtant. Ne sait plus vraiment, si c’est à cause de ses songes, ou de la présence de Leandro. Lui aussi, en étant juste là, il lui noue le ventre parfois. Peut-être est-ce la sensation des papillons. Ceux qu’il fait naître, instantanément. Par sa seule présence, par un sourire, par son odeur, par tant de choses insignifiantes qui ont pourtant leur importance. Bon sang qu’elle est stupide. Elle s’installe sur le siège passager, délicatement, sans un bruit. Referme la portière, retrouve le silence. Et puis, elle est plus près encore. Si près, qu’elle pourrait en frissonner. Elle évite son regard, Mila. Mais déjà, il apaise un peu son cœur si triste, désemparé. « T’étais pas obligé de faire ça, tu sais. Je voudrais pas t’empêcher de dormir. » souffle-t-elle, portant son regard sur la nuit, face à elle, à travers le parebrise. C’est maintenant, qu’elle y songe. Qu’elle le dérangeait peut-être. Toujours cette foutue obsession, cette inquiétude de le déranger, de déranger les autres. Pourtant, elle a envie d’être égoïste, pour cette fois. Il n’y a qu’elle et lui, pour une fois, et ça, elle en a rêvé, Mila.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Leandro Velàsquez
membre
hunter // ultraviolence
multicompte(s) : elijah, le louveteau, princess aurora, oliver le chasseur, nancy la folle, diego l'humain, et arcadio le polymorphe.
célébrité : bob morley, le plus beau.
crédits : (c) ethereal (avatar).
MessageRe: (leandro), and you could bring down my level of concern. » Lun 27 Juil - 12:03

@Mila Mersch // BRING DOWN MY LEVEL OF CONCERN.
Il avait ses propres démons Leandro, des cauchemars qui le maintenait éveillé la nuit et lui donnait envie de rester hors de son lit le plus longtemps possible. Il n’avait jamais été un gros dormeur le brun, mais depuis qu’il était chasseur, depuis qu’il avait perdu sa mère, les images qui s’imposaient à lui quand il fermait les paupières lui donnait envie de resté éveillé le plus longtemps possible. De toute façon, trainer au lit, c’était une perte de temps d’après lui. Il n’aimait pas ça et il avait de bonnes raisons. Des raisons qu’il partageait avec Mila, de toute évidence, même si elle, ses cauchemars étaient différents des siens, ils lui montraient un futur inévitable, alors que les siens étaient composés d’images du passé, avec lesquelles il devait vivre, parce qu’il ne pouvait pas changer le passé. Mila, elle, elle n’avait rien fait pour mériter ça. Ce n’était pas son cas à lui. Après tout, lui, il avait choisi de devenir chasseur, de marcher dans les traces de ses parents, alors il s’était imposé les visions d’horreurs, les morts et les cadavres qu’il revoyait trop souvent dès que la nuit tombait. Mila, elle ne savait même pas d’où lui venait ce don – ou cette malédiction – et malgré ses connaissances dans le domaine du surnaturel, il ne pouvait pas lui apporter la moindre réponse. Il ne savait pas non plus d’où venait ce genre de pouvoirs, le même genre de truc qui était venu chambouler la vie de sa sœur. Il avait fait des recherches là-dessus, dans le but d’aider sa cadette, mais il n’était pas beaucoup plus avancé le brun, alors il ne pouvait pas aider Mila plus qu’il ne pouvait aider sa sœur. Il n’aimait pas ce sentiment d’impuissance Leandro, mais il ne pouvait rien y faire, si ce n’est accepter les choses telles qu’elles étaient.

Il n’était pas le plus à plaindre dans cette histoire dans le fond. Il n’était pas celui qui faisait des cauchemars prémonitoires portant sur la mort de quelqu’un, ni celui qui entendait les pensées parasites des autres. Non, Leandro, il était simplement celui qui se retrouvait au milieu de tout ça, complètement impuissant et démuni alors qu’il avait envie d’aider Mila et Alicia. Il pouvait au moins essayer ce soir, de changer les idées à Mila, d’apaiser un peu ses tracas, même s’il savait très bien que sa simple présence ne serait certainement pas suffisante pour que Mila puisse mettre un peu de côté ce cauchemar. « Je peux essayer de te changer un peu les idées. » Il haussa les épaules, esquissant un léger sourire. Maintenant qu’il était là, il avait la volonté de l’aider à oublier un peu. Si ça lui revenait quand même et qu’elle avait plus d’infos à lui fournir, alors il agirait en conséquence, s’il y avait un monstre à tuer pour sauver des vies, c’était son domaine à Leandro et ça rendrait le don de Mila un peu plus supportable, du moins, il l’espérait. « Ouais, j’ai jamais compris l’intérêt de passer trop de temps au lit. » A part quand il était question de sexe, là il pouvait rester un moment au lit sans le moindre souci, mais ce n’était pas de ça dont ils étaient en train de parler. Lui, il se couchait tard et il se levait tôt et il n’était pas pour autant moins en forme que quelqu’un qui passerait des heures au lit. Chacun avait son rythme après tout. Le sien était adapté à ce qu’il faisait de sa vie. La chasse l’empêchait de passer trop de temps au lit. Il avait l’habitude de dormir peu, alors il pouvait encore passer du temps avec Mila, il en avait envie alors il n’allait pas la laisser toute seule pour le moment. « Mouais, faut quand même avouer que la neige c’est chiant. » Depuis qu’ils étaient au Canada, il avait été obligé de changer ses pneus pour passer aux pneus neige, histoire de ne pas se retrouver bloquer à ne pas pouvoir bouger. C’était quand même pénible, toute cette neige, ce froid, lui, il préférait vraiment la chaleur du Mexique. Chacun son truc sans doute. « J’étais dans un bar, mais j’ai quand même vu des coins sympas. » Il s’était baladé avant d’arriver au bar, il avait pris le temps d’observer la ville et ses alentours avant d’aller picoler et de s’envoyer en l’air avec la première venue. « On doit pouvoir trouver quelque chose à manger, qu’est-ce qui te ferait plaisir ? » Il demanda à la blonde, il avait vu quelques restaurants, alors selon son choix, ils devraient bien trouver quelque chose pour la satisfaire. « T’en fait pas pour moi, je t’ai dit que j’avais pas besoin de beaucoup de sommeil. » Il préférait passer du temps avec elle, essayer de l’aider, plutôt que de dormir, il avait l’impression que c’était plus utile. « Au pire, je laisserais Alicia ou toi conduire et je ferais une sieste demain. » Il haussa les épaules, il pouvait très bien dormir quelques heures sur la banquette arrière pendant que quelqu’un d’autre prenait le volant, ça ne posait aucun problème, tant qu’on faisait attention à sa voiture, parce qu’il y tenait après tout.




par non uccidere.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mila Mersch
membre
paranormal // walk the line
multicompte(s) : oliva, flora, daisy, lila, gisela, anaeli.
célébrité : eliza taylor-morley.
crédits : (c) rivendell (avatar), anaïs (premier crackship milandro), marelle (crackship milias), wolfsbane (crackship milandro fam), non uccidere (sign), ethereal (icons), ruelle/find you (lyrics).
MessageRe: (leandro), and you could bring down my level of concern. » Dim 2 Aoû - 16:51

bring down my level of concern
fin 2016
@leandro velàsquez
Les Velàsquez ne lui devaient rien. Ils auraient pu la laisser dans sa tour d’ivoire, torturée, dénigrée, incomprise des siens – mais ils ont entendu parler de son cas, sont venus la tirer de là. Ce n’était pas vraiment leur job, dans le fond. Ils chassaient les monstres, eux, plutôt. Et même si Mila, elle s’était sentie monstre à plusieurs reprises, elle n’en était pas un. Elle n’était pas de ceux qu’ils pourchassaient, en tout cas. Mais ils sont venus quand même, ils l’ont tirée de là. Elle les a peut-être retardés, elle leur a indéniablement fait faire un détour, mais c’était sans doute leur choix. Ils lui ont permis de les suivre, ensuite. Ils lui ont permis d’avoir une place dans la voiture de Leandro, une place dans leur existence, une place dans leurs voyages incessants. Ils ne lui devaient rien, mais Mila, elle leur doit tout. Elle ne sait pas ce qu’elle serait devenue, sinon, sans eux. Elle ne sait pas, où elle en serait, aujourd’hui. Peut-être aurait-elle cessé le combat de toute une vie – peut-être se serait-elle laissée mourir de fatigue, à la fois physique et mentale, liés aux exorcismes, aux souffrances précédentes, à tout ce que les Mersch lui avaient fait endurer. Peut-être. Elle leur doit peut-être la vie, elle leur doit en tout cas la liberté et la sécurité. Elle ne leur sera jamais assez reconnaissante, alors, Mila. Et maintenant, voilà que Leandro est là. Alors qu’il ne lui doit rien. Il aurait pu feindre de ne pas l’entendre, aller se coucher – voire la questionner, demain. Mais il est là, s’enquiert et s’inquiète de son état, demande si tout va bien, s’en assure de lui-même. Dans d’autres circonstances, Mila aurait senti son cœur sautiller dans sa poitrine, face à l’intérêt qu’il semblait lui témoigner, au moins pour quelques minutes. Mais elle n’a pas la tête à ça. Les cauchemars sont encore là, dans sa tête, dans son cœur, et ils étouffent tout le positif. Il est quand même là, Leandro, et ça lui réchauffe un minium le cœur. Elle se sent un peu moins seule, maintenant, Mila. Ses cauchemars, elle ne peut pas vraiment les partager avec les autres – elle n’en parle pas beaucoup, en principe. Peut-être parce qu’elle est toujours seule, évidemment, quand ça arrive. Peut-être parce que peu de gens sont au courant de ce genre de choses. C’est bien pour ça, que sa propre famille l’a enfermée – lui donnant un peu plus l’impression d’être un monstre, à cause de ce qu’elle voyait dans ses songes. Leandro, lui, il n’a pas l’air de la voir comme telle. Leandro, lui, il comprend, ou il essaie. Et il semble vouloir essayer de lui changer les idées, aussi. Une idée qui lui arrache un léger sourire, qui fait battre son cœur un peu plus vite. Dans d’autres circonstances, elle se serait intérieurement réjouie de ces mots si doux, de cette attention qu’il lui accorde, comme une gamine, une adolescence éprise. Mais la situation n’a rien de romantique, ni d’agréable. Elle pleurait il y a encore quelques minutes, Mila. « Si tu veux. » Elle, elle le veut bien. Non seulement la solitude lui paraît insupportable, insoutenable, mais en prime, sa compagnie n’a jamais rien de désagréable. Si tu veux, c’est parce qu’elle n’a pas envie qu’il se sente obligé, parce qu’elle craint encore de le déranger. Mais elle, égoïstement, elle voudrait qu’il reste. Parce que depuis quelques temps, déjà, Mila, elle se sent constamment le besoin d’être en sa présence. Parce qu’elle se sent bien, à ses côtés. Elle rêverait de plus, mais partager sa compagnie, c’est déjà mieux que rien. « Ça dépend des gens. Moi, j’aime ça, sauf… quand j’ai fait des cauchemars. » Un frisson la parcourt, brièvement, en repensant à ses foutus songes. Ils lui pourrissent la vie, depuis un moment déjà. Mais d’ordinaire, elle aime rester des heures au lit, Mila. Pas par plaisir d’être tranquille, confortablement installée, bien au chaud. Elle aime son lit parce qu’elle s’y sent généralement en sécurité, parce qu’elle y retrouve son déni, parce que là où elle va toujours se cacher quand elle n’a pas le courage d’exister, d’être elle, d’affronter le monde réel. Elle voulait y retourner, Mila, et ce, même si elle vient d’y vivre un moment douloureux, comme chaque fois qu’elle rêve de cette façon-là. Mais Leandro l’en détourne, en proposant qu’ils aillent faire un tour. « La chaleur aussi. » Elle hausse les épaules, léger sourire aux lèvres qui témoigne de sa vague taquinerie – de sa tentative de plaisanter, de penser à autre chose. Il la convainc quand même, Leandro. Et sans doute a-t-il raison. A rester là, elle ne se ferait que du mal, Mila. « D’accord, je te fais confiance. » répond-elle, de sa petite voix, douce mais plus fragile que d’habitude. Elle fait des efforts pour ne pas laisser les cauchemars vaincre, mais ça ne veut pas dire qu’elle ne souffre pas, Mila, qu’elle a tant de force, d’énergie – elle se sent considérablement affaiblie. Mais elle y met du sien, elle essaie du moins. Elle s’est habillée, elle a bougé de là, et elle a suivi Leandro jusqu’à sa voiture. « Peu importe, le premier truc ouvert sera très bien. » Elle saura s’adapter, elle l’a toujours fait, et elle n’a pas vraiment un tempérament difficile – alors elle ne l’est pas non plus, quand il s’agit de nourriture. Elle est aussi encore un peu sonnée, Mila, par ce qui vient de se passer, alors elle peine à réfléchir, à ce qui lui ferait plaisir. Elle n’a, pour ainsi dire, envie de rien. D’où le réflexe de vouloir se cacher dans son lit pourri du motel où ils séjournent. « Okay. » Elle n’insiste pas, posant sagement ses mains sur ses genoux, réflexe qui la rassure. Elle se sent si fragile, Mila, tellement susceptible de se briser, d’une seconde à l’autre. Si fragile, qu’elle n’a pas la force de décider ce qu’ils pourraient manger, si fragile, qu’elle craint de le déranger encore plus qu’à l’accoutumée. Elle est simplement atrocement vulnérable et émotive, Mila, à cause du cauchemar, alors elle pourrait s’effondrer d’une seconde à l’autre. Même pour un rien. Simplement parce qu’elle ne sait pas prendre une décision simple. Simplement parce qu’elle craint d’être un poids pour Leandro. « Oui, on pourra faire ça. » Elle sent quand même la boule revenir dans sa gorge, mais elle la retient de toutes ses forces, Mila – celles qui lui restent. De quoi aurait-elle l’air, si elle s’effondrait devant lui ? Existe-t-il pire tue-l’amour ? Même s’il n’y a pas d’amour, dans les deux sens. « Merci de faire ça. » fait-elle, si bas que c’en est à peine audible, mais assez haut pour qu’il entende, malgré tout. Il n’a pas idée, à quel point ça la touche. A quel point c’est important. A quel point, finalement, elle en avait besoin. En cet instant précis, Leandro, il la sauve un petit peu d’elle-même et de ses vieux démons.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Leandro Velàsquez
membre
hunter // ultraviolence
multicompte(s) : elijah, le louveteau, princess aurora, oliver le chasseur, nancy la folle, diego l'humain, et arcadio le polymorphe.
célébrité : bob morley, le plus beau.
crédits : (c) ethereal (avatar).
MessageRe: (leandro), and you could bring down my level of concern. » Jeu 27 Aoû - 10:46

@Mila Mersch // BRING DOWN MY LEVEL OF CONCERN.
Il ne savait pas trop pourquoi il s’était attaché comme ça à Mila, Leandro. En principe, il ne s’attachait à personne, persuadé que c’était le meilleur moyen pour éviter de se faire du mal. Il y avait déjà sa petite sœur à ses côtés et l’affection qu’il avait pour elle était telle qu’il n’avait pas l’impression d’avoir besoin de qui que ce soit d’autre dans sa vie. Il était déjà bien assez occupé à protéger sa petite sœur, il n’avait pas le temps de s’occuper de quelqu’un d’autre. Pourtant, ils avaient rencontré Mila sur leur route et bien malgré lui, elle ne le laissait pas complètement indifférent. C’était une jolie femme, différente de celles qu’il avait l’habitude de côtoyer. Contrairement aux autres, il apprenait à la connaître, il l’écoutait, il était intéressé par ce qu’elle disait, il n’était pas juste là pour la draguer et la mettre dans son lit, en se disant qu’au final, sa vie, il s’en foutait complètement, il voulait juste coucher avec elle et l’oublier directement après. Il avait accordé à Mila plus d’importance qu’il n’en avait jamais accordé à qui que ce soit d’autre dans le fond, à l’exception peut-être des amis qu’il avait pu avoir au Mexique. Mila elle était importante à ses yeux et ça lui faisait bizarre. Il était bien quand il était avec elle, alors même qu’il ne savait pas grand-chose de sa vie, ils apprenaient tout juste à se connaître. C’était bizarre ce qu’il ressentait pour la blonde. C’était aussi le genre de choses qui le mettait un peu mal à l’aise, alors il préférait clairement sortir de sa chambre d’hôtel pour aller boire quelques verres, coucher avec la première femme venue et s’éclipser, plutôt que de rester dans son coin à réfléchir à tout ça, c’était sans doute une façon de prendre la fuite, mais indéniablement, c’était mieux comme ça.

C’était ce qu’il avait fait ce soir alors. En rentrant au motel, il avait juste prévu de prendre une douche et d’aller se coucher quelques heures en restant bien en sécurité dans sin déni. Les choses ne s’étaient pas passées comme ça. Il avait entendu un cri dans la chambre de Mila et il n’avait qu’à peine réfléchi avant de cogner contre sa porte en se disant qu’elle avait besoin d’aide. Elle avait besoin de lui. Finalement, c’était un cauchemar et contre ça, il ne pouvait pas faire grand-chose le brun. Mais il pouvait au moins essayer, alors il était resté là, au lieu de l’abandonner à son sort et de continuer sa soirée comme il avait prévu de le faire. « Oui, je le veux. » Il haussa les épaules, un petit sourire aux coins des lèvres. Oui, il voulait essayer de lui changer les idées, alors si elle ne l’envoyait pas balader, il n’irait nulle part. « Vraiment ? Désolé de pas te laisser souvent l’occasion de faire de longues grasse matinée alors. » Il répondit, éludant le sujet des cauchemars, puisqu’il était censé lui changer les idées, autant ne pas revenir là-dessus. En principe, lui il était matinal, Alicia l’était aussi et habitués à ce train de vie, ils trainaient Mila avec eux. Elle avait décidé de les suivre, alors elle n’avait pas franchement le choix la pauvre, à part quand Alicia et lui étaient occupés à chasser sans doute. « Je suis pas obligé de changer de pneus à chaque saison, à Mexico. » Il répliqua à l’adresse de la blonde, alors qu’ils se retrouvaient à commenter la météo du coin, la neige, ce n’était vraiment pas son truc à Leandro. « Tu as bien raison. » Au moins quand il s’agissait de trouver des coins sympas, on pouvait lui faire confiance, pour le reste, il ne savait pas trop. Il l’avait laissée s’habiller, attendant bien sagement à la porte qu’elle revienne un peu plus couverte, histoire d’affronter l’hiver canadien. Sur le parking, il lui avait demandé si elle voulait manger quelque-chose, les cauchemars creusaient peut-être l’appétit. « Okay. » Il répondit en montant dans la voiture avant de commencer à conduire jusqu’à un petit diner, ce genre de truc, toujours ouverts, peu importait l’heure. « Tant que vous ne m’abimez pas ma voiture. » En principe, il laissait sa sœur conduire de temps en temps et il n’avait jamais eu de problème avec sa voiture, alors c’était plus une blague qu’un avertissement. « C’est pas grand-chose. » Il répliqua en se garant sur le petit parking du restaurant. « Un chocolat chaud et des gaufres ça te dit ? » Il lui demanda en se disant que c’était le genre de trucs qui réconfortait en principe. Même si lui d’habitude il était plus du genre alcool fort ou café, mais bon, ce soir il était question de Mila, pas de lui.

par non uccidere.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mila Mersch
membre
paranormal // walk the line
multicompte(s) : oliva, flora, daisy, lila, gisela, anaeli.
célébrité : eliza taylor-morley.
crédits : (c) rivendell (avatar), anaïs (premier crackship milandro), marelle (crackship milias), wolfsbane (crackship milandro fam), non uccidere (sign), ethereal (icons), ruelle/find you (lyrics).
MessageRe: (leandro), and you could bring down my level of concern. » Mar 1 Sep - 7:39

bring down my level of concern
fin 2016
@leandro velàsquez
(tw : pensées suicidaires)

Elle n’ose pas imaginer où est-ce qu’elle en serait, maintenant, si Alicia et Leandro n’étaient pas venus, s’ils ne l’avaient pas tirée de là. Elle souffrirait toujours, physiquement, mentalement – elle aurait peut-être baissé les bras, se serait laissée mourir de fatigue, de chagrin. Qui sait. Mieux vaut qu’elle soit ainsi, en liberté. Pourtant, s’ils n’avaient pas été là, elle se serait retrouvée seule, à nouveau. Seule avec ses traumatismes, ses maux. Elle n’aurait pas su quoi faire, elle n’aurait pas su où aller. Peut-être qu’elle serait juste retournée chez les siens, pas masochiste mais perdue, définitivement, si perdue qu’elle n’aurait finalement plus eu qu’eux. Sa vie lui a toujours paru ne tenir qu’à un fil, parce que Mila, elle a trop souvent eu l’impression qu’elle n’avait plus de force à donner, plus d’espoir à garder, plus de courage, trop souvent eu l’impression qu’elle était fatiguée – mais pas de cette fatigue qui s’empare de nous après une longue journée, non. Réellement épuisée, mentalement, de cette fatigue qui donne à l’existence un poids énorme, écrasant. Fatiguée de vivre, sans doute, fatiguée de voir s’enchaîner les malheurs. Peut-être que, restée seule, après tout ça, elle se serait laissée mourir aussi, parce qu’il n’y aurait plus eu personne pour la soutenir, pour lui donner de la force, pour lui dire que ça ira. Elle n’a jamais eu personne pour jouer ce rôle-là, de toute façon, Mila. Mais elle tenait le coup quand même, peut-être par lâcheté, qu’elle se disait, peut-être parce qu’elle n’était pas capable de se libérer, même si elle en rêvait. Pourtant, après les mois d’enfermement, de torture, elle a eu l’impression de perdre toute volonté. Combien de fois s’est-elle dit, Mila, qu’il faudrait qu’ils l’achèvent, qu’ils en finissent, parce qu’elle, elle n’en pouvait plus. Qu’ils fassent, de qu’elle était incapable de faire. Qu’ils la tuent, puisqu’enfin, c’est tout ce qu’elle a toujours voulu. Du moins, était-ce la conclusion à laquelle elle finissait toujours par arriver. Comme s’il n’y avait plus que cette solution-là. Que cette façon-là, qu’elle pourrait enfin se sentir en paix. Mais les Mersch ne l’auraient jamais fait. Tu ne tueras point, disent-ils. Et si elle avait eu le cran de se foutre en l’air, elle leur aurait juste fait un peu plus honte. Erreur jusqu’au bout, jusqu’à la fin. Erreur, échec, ratée, désastre. Impie, mécréante, honte, monstre. Mais les Velàsquez ne l’ont pas laissée là-bas, sous la coupe de personnes qui ne l’estimaient pas, ne la comprenaient pas, ne l’acceptaient pas, qui ne faisaient qu’appuyer sur ses différences comme si c’était la solution pour les faire disparaître. Ils ont accepté qu’elle vienne avec eux, et maintenant, elle est là. Elle se sent toujours atrocement triste, parfois trop seule, parfois trop incomprise, mais au moins, elle s’est débarrassée d’une maudite influence, qui l’a décimée depuis sa naissance. Il y a quand même d’autres choses pour la faire souffrir. Les cauchemars, rêves prémonitoires, qui lui font voir la mort des autres. Elle préfère de loin la douleur d’aimer, à côté, parce que ça a beau ne pas aider parfois, ça reste plus doux que tout ce qui a pu la faire souffrir. Parce qu’au moins, elle sait encore éprouver des choses. Leandro, lui fait éprouver des choses. Elle ne sait pas s’il le sait, s’il s’en rend compte. Mais il lui fait du bien, à être là. A vouloir lui changer les idées. Il lui apporte un réconfort qu’elle n’osait pas désirer. « Je survis, ça va. Au pire, il y aura toujours les siestes. » Elle sourit légèrement, avant que tout ne s’estompe, bien rapidement. Elle saisit la perche, de parler d’autre chose, de penser à autre chose. De laisser derrière elle, pour l’instant, les mauvais songes. Elle n’est pas dupe, elle sait qu’il essaie de lui changer les idées, comme il a dit vouloir le faire. Et ce n’est pas désagréable. Ça lui fait du bien. Et ça fait bien longtemps qu’on ne s’est pas soucié d’elle, comme ça. Il l’apaise, Leandro, par sa simple présence. Elle a l’impression que ce n’est jamais compliqué, dans ces moments-là. Il lui plaît, et ça aussi, ça lui fait du bien. « Certes. J’imagine que ça, c’est chiant. » Elle n’a jamais eu le souci, elle, parce qu’à vrai dire, elle n’a jamais eu de voiture. Elle s’en est longtemps passée, parce qu’elle le pouvait. Parce qu’elle ne comptait pas trop bouger de Winnipeg, sauf quand elle travaillait sur des tournages un peu plus loin – mais elle trouvait toujours un endroit où loger temporairement, à proximité. Aujourd’hui, c’est différent. Elle a laissé derrière elle, sa vie d’avant. Elle est partie sur les routes, avec Alicia et Leandro. Et maintenant, elle veut laisser derrière elle le cauchemar qui l’a réveillée. Alors il a raison, sans doute : mieux vaut qu’elle quitte un peu sa chambre. Qu’ils bougent un peu, puisqu’il le lui propose. Il n’a pas l’air décidé à abandonner, Leandro. Il a vraiment envie qu’elle aille mieux, elle le sent, et c’est d’ores et déjà réconfortant. « Oh, t’inquiète pas. On sait que ce serait la fin du monde, s’il arrivait quelque chose à ta voiture. » Elle plaisante. Mais s’inquiète aussitôt d’être peut-être allée trop loin. Elle ne veut pas le vexer, alors qu’il essaie de l’aider. Elle essayait juste de se détendre, mais elle finit toujours par s’inquiéter. Craindre ses mots. Craindre d’être un poids, comme on le lui a toujours fait sentir, dans sa famille. « Pour moi, c’est beaucoup. » répond-elle, pas très fort, mais juste assez pour qu’il puisse entendre. Son regard se perd un instant dans le sien, quand elle prononce ces mots. Et puis, elle a le cœur qui bat vite, si vite, si fort, dans sa poitrine. Et elle détourne le regard. C’est beaucoup, pour elle, qu’il ait envie de lui changer les idées. Qu’il soit présent, maintenant, alors qu’elle se sentait si seule et en souffrait. C’est beaucoup, parce qu’elle ressent plus de choses pour lui qu’il ne l’imagine sans doute. « Bonne idée. Y’a rien de mieux pour lutter contre le froid. » Puisque Leandro déteste ça. Une autre pique, mais une pique gentille, taquine. Elle préfère ça, rire, plaisanter, plutôt que de repenser au rêve qui l’a réveillée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Leandro Velàsquez
membre
hunter // ultraviolence
multicompte(s) : elijah, le louveteau, princess aurora, oliver le chasseur, nancy la folle, diego l'humain, et arcadio le polymorphe.
célébrité : bob morley, le plus beau.
crédits : (c) ethereal (avatar).
MessageRe: (leandro), and you could bring down my level of concern. » Sam 12 Sep - 14:26

@Mila Mersch // BRING DOWN MY LEVEL OF CONCERN.
Il n’avait pas vraiment cherché à comprendre Leandro quand on lui avait parlé de cette histoire de possession à Winnipeg. Il y était allé, parce que c’était ce qu’il faisait de sa vie, il chassait les créatures surnaturelles, y compris les démons. Il n’avait pas eu besoin de beaucoup d’indices pour comprendre qu’il n’y avait pas le moindre démon dans cette histoire, mais juste une femme qui se faisait injustement torturée. Il aurait pu se contenter de prévenir la police, en partant du principe que c’était à eux de gérer cette histoire, parce qu’il n’y avait pas grand-chose de surnaturel là-dedans, mais ça l’avait énervé le brun, de constater que des gens pouvaient ainsi s’en prendre à leur propre fille en la pensait posséder parce qu’elle était un peu différente. Il avait vu Alicia dans cette jeune femme, Leandro. Il ne pouvait pas imaginer qu’on puisse s’en prendre à sa sœur cadette, après tout, il avait tout plaqué pour la protéger, pour s’enfuir avec elle, bien des années plus tôt. Ça l’avait enragé cette histoire, alors il avait décidé d’intervenir, il avait décidé d’aller lui-même aider cette fille. Depuis, Mila était libre et elle mériterait sans doute de faire sa vie tranquillement dans un coin, au lieu de les suivre partout où ils allaient. Il pensait qu’elle était le genre de personne qui cherchait une vie tout ce qu’il y avait de plus normal Mila et pourtant, elle était sur la route avec eux depuis quelques temps maintenant. Assez longtemps pour qu’il s’attache à elle Leandro. Il y avait ce drôle de sentiment dans sa poitrine dès qu’il pensait à elle, dès qu’il la regardait. Il y avait toujours ce truc qui se déclenchait en lui quand il posait sin regard sur elle, drôle de sensation qu’il ne savait expliquer Leandro, parce qu’il n’avait jamais connu ça auparavant le brun.

Il faisait de son mieux pour faire comme s’il ne ressentait pas tout ça Leandro, mais ça finissait toujours par revenir quand il était en sa présence et il n’avait pas envie de la fuir, bien au contraire. Lui qui était plutôt solitaire comme type, il aimait passer du temps avec elle, juste parler avec elle, en apprendre plus sur sa vie, lui raconter un peu la sienne, le genre de choses qu’il ne faisait absolument pas d’habitude. La preuve avec la fille avec laquelle il s’était envoyé en l’air ce soir, c’était à peine s’il avait retenu son prénom tant il se fichait bien de sa vie. Mila c’était différent, c’était étrange et il ne saurait dire si c’était agréable ou juste complètement flippant. Dans tous les cas, ça avait développé chez lui une volonté de la protéger de tout et n’importe quoi au point qu’il s’était précipité dans sa chambre en l’entendant crier. C’était un cauchemar qui avait provoqué cette réaction et malheureusement, il ne pouvait pas faire grand-chose contre ça, à part essayer de lui remonter le moral. Il était nul pour ça, mais pour elle, il avait vraiment la volonté d’essayer quelque chose. « Ça va alors. » Elle pouvait toujours se reposer quand elle en avait besoin, même dans la voiture, si elle devait être fatiguée, ils n’allaient pas l’empêcher de dormir, avec Alicia, surtout si elle faisait des cauchemars l’empêchant de dormir la nuit. Pour l’instant, il essayait de parler avec elle pour l’aider à combattre ce cauchemar, il ne savait pas si ça allait être efficace et changer un peu les choses pour elle, mais il n’était pas question d’abandonner. « Ouais, ça l’est. Probablement moins que d’être coincé dans la neige, mais bon. » C’était chiant quand même, la neige de toute façon, ce n’était pas son truc. Il préférait le soleil et la chaleur lui, ce climat qui lui rappelait son Mexique natal. Même le désert mexicain lui semblait plus supportable qu’une tempête de neige. Il avait réussi à convaincre la blonde de sortir un peu et ce n’était pas grand-chose, mais il espérait que ça lui change un peu les idées. La nuit pouvait parfois être calme et apaisante. « T’as pas idée, je serais vraiment dévasté. » Il exagéré, mais il y tenait quand même à sa voiture, sans doute parce que c’était la seule chose qu’il avait, l’endroit dans lequel il passait le plus de temps. Depuis qu’il avait quitter le Mexique, il errait à travers le continent, dans cette voiture, alors forcément, elle était devenue importante à ses yeux. Il avait fini par se garer sur le parking d’un petit diner encore ouvert, un bon endroit pour trouver des choses réconfortantes. « Si ça t’aide alors, j’en suis ravi. » Il répondit, le regard plongé dans celui de Mila, avec sincérité, posant sa main sur la sienne, dans un geste qu’il voulait réconfortant et qui bizarrement accéléra les battements de son cœur, alors qu’il resta quelques secondes à la fixer sans rien dire, avant de réaliser qu’il fallait qu’il se ressaisisse, lâchant alors sa main, pour récupérer les clés sur le contact, parfaite excuse pour fuir ce contact étrange et changer de sujet au passage. « La tequila c’est pas mal non plus, en principe. » Il répondit en rigolant, même si en vrai, lui, il avait plus vite tendance à se tourner vers la tequila, mais pas question de trainer Mila là-dedans, elle méritait mieux la blonde. « Mais je suis plus d’humeur pour le chocolat chaud pour l’instant. » Il ajouta, pour ne pas qu’elle pense qu’il préférait filer au bar plutôt que de rester ici avec elle. Il quitta alors sa voiture, attendant Mila pour rejoindre le petit restautrant.


par non uccidere.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mila Mersch
membre
paranormal // walk the line
multicompte(s) : oliva, flora, daisy, lila, gisela, anaeli.
célébrité : eliza taylor-morley.
crédits : (c) rivendell (avatar), anaïs (premier crackship milandro), marelle (crackship milias), wolfsbane (crackship milandro fam), non uccidere (sign), ethereal (icons), ruelle/find you (lyrics).
MessageRe: (leandro), and you could bring down my level of concern. » Lun 14 Sep - 6:31

bring down my level of concern
fin 2016
@leandro velàsquez
Elle aurait pu se retrouver toute seule, une fois qu’ils l’avaient libérée. Elle aurait pu se retrouver toute seule, à ne pas savoir où aller. Seule, perdue, avec son désarroi, son désespoir, ses traumatismes. Peut-être qu’elle aurait fait les mauvais choix, Mila. Qu’elle serait retombée sous l’emprise des siens, peut-être pas par bêtise mais davantage par espoir, par naïveté peut-être quand même – parce que Mila, elle a toujours vu le meilleur en les autres, y compris en ceux lui faisant du mal. Depuis toute petite, elle est restée forte, à se focaliser sur les meilleurs côtés de ses parents, de ses frères et de sa sœur, peut-être parce qu’elle en avait besoin, peut-être parce que c’était plus simple. Peut-être parce qu’elle était une enfant tout à fait normale, recherchant l’affection et la fierté des siens. Elle a toujours refusé d’admettre qu’ils la rendaient malheureuse, Mila, elle a même toujours eu tendance à les défendre, même quand ils étaient en tort. Elle aurait pu défendre l’indéfendable, de toute façon – l’inconvénient de son empathie, probablement. Mais les Mersch l’ont enfermée, torturée. Peut-être étaient-ils victimes d’ignorance, véritable dévots – encore un truc de sa part pour les excuser, tenter de les comprendre alors qu’eux, ils n’ont jamais essayé de le faire, avec elle. Ils l’ont toujours vue comme le vilain petit canard de la fratrie, tout ça parce qu’elle n’avait pas la même ambition, la même piété, tout ça parce qu’elle n’avait pas les mêmes convictions, faisait preuve de bien plus d’ouverture d’esprit, parce qu’elle était probablement trop sensible aussi, rongée par le mal qu’ils provoquaient. Elle aurait pu revenir pourtant, bêtement, pas pour se faire torturer, mais sans doute parce qu’elle aurait pu être capable de penser qu’elle pourrait leur expliquer, leur faire comprendre qu’elle n’était pas possédée. Et malgré tout, en étant libérée grâce aux Velàsquez, elle avait compris que les Mersch ne comprenaient pas, ne comprendraient jamais, simplement parce qu’ils ne le voulaient pas. Ils avaient toujours été comme ça, ils ne changeraient pas. Elle aurait pu se retrouver seule, alors, Mila, à ne pas savoir où aller, que faire. Mais suivre les Velàsquez a été la meilleure de ses décisions. Peut-être qu’elle a parfois du mal, avec les voyages, les nuits dans les motels inconfortables, mais elle se sent bien, elle se sent mieux, avec eux. Les cauchemars continuent de l’assaillir de façon aléatoire, malgré tout. Elle se sent souvent triste, toujours, dénuée d’espoir, harassée par ses peines et ses traumatismes. Mais d’un autre côté, avec Leandro, elle se sent un peu mieux, presque instantanément. Sa présence suffit à la réconforter, même si elle rêverait qu’ils soient plus que des amis. Même si elle l’aime, secrètement. Ça suffit à lui faire du bien, à lui dire aussi qu’elle va peut-être de l’avant : elle peut aimer, ressentir des choses, c’est donc que tout n’est pas perdu pour elle. Il parvient à lui changer un peu les idées, à alléger le poids qu’elle a sur le cœur. Elle lui est reconnaissante, d’être là. Toujours là. De lui avoir laissé une place, dans sa voiture, dans leurs voyages. Ça lui a fait tellement de bien. Elle parvient à sourire un peu, maintenant, Mila. A parler d’autre chose. Elle en a besoin. « Ouais, c’est nécessaire quand même. » Même si c’est chiant, étant donné qu’il circule au Canada, pour le moment, il a besoin de ces pneus-là. Elle ne sait pas s’ils descendront plus bas, un jour, parce qu’après tout, ils ne savent pas de quoi demain sera fait. Ils improvisent, les Velàsquez, elle l’a bien compris depuis le temps. Chaque jour est une aventure, d’une certaine façon, qui prend une direction différente en fonction de leurs chasses, des créatures dont ils entendent parler. « J’en doute pas, j’imagine même plutôt bien. Celui qui lui ferait ne serait-ce qu’un accrochage, ferait mieux de s’enfuir tout de suite. » Et elle peut le comprendre, dans le fond. C’est bien l’une des seules choses qu’il ait, sa voiture. C’est avec ça qu’ils voyagent, en plus. Il a bien le droit d’y être attaché, de toute façon, Leandro. Elle aussi, elle s’y est habituée, maintenant, Mila. Alors c’est naturellement qu’elle s’est assise sur la place passager, même si elle est plus souvent à l’arrière. Peut-être se sent-elle mieux ici, que dans sa chambre de motel. Ou c’est juste, parce qu’il y a Leandro à côté d’elle. Leandro, qui fait tant pour elle. Ça la touche, ça compte beaucoup. Elle le dit, son regard se perdant un instant dans le sien. Ou c’est celui de Leandro, qui se perd dans le sien. Peut-être un peu des deux. Pendant quelques infimes secondes, elle oublie tout le reste, Mila, alors qu’il dit être ravi si ça l’aide – posant sa main sur la sienne. Elle oublie tout le reste, et elle a presque l’impression d’être en apnée. Son cœur, lui, bat toujours trop vite, trop fort. L’instant a quelque chose de particulier, elle le sait, le sent. Jamais elle ne l’a vu ainsi. Elle ne retire pas sa main, Mila, jusqu’à ce que lui le fasse. « Tu m’aides. » se contente-t-elle de souffler. C’est vrai, c’est lui, qui l’aide. Lui fait du bien. Et elle ne sait pas ce qu’était ce moment étrange, quelque peu ambigu – elle n’ose pas se faire de films, Mila. Elle se laisse entraîner, alors, à parler d’autre chose – incapable d’oublier pourtant, son cœur qui tambourine agréablement. « Ouais, enfin ça met pas dans le même état non plus. » sourit-elle, en retour. Elle, ça pourrait vite la mettre H.S. Et elle n’est pas vraiment du genre à aimer abuser de l’alcool, même quand ça ne va pas. Leandro, lui, il a sûrement l’habitude de tous ces alcools forts. « Super alors, va pour le chocolat chaud. » fait-elle, doucement. Elle sort de la voiture, à son tour, regrettant déjà leur soudaine proximité passée, si agréable. Peut-être qu’elle aurait voulu plus, Mila, mais elle n’aurait jamais eu le cran de le faire. Il est là, au mois, c’est déjà ça. C’est tout ce qui compte, à ses yeux, pour l’instant. Alors elle le rejoint sans attendre, pour qu’ils puissent aller boire ce fameux chocolat chaud et manger des gaufres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageRe: (leandro), and you could bring down my level of concern. »

Revenir en haut Aller en bas
 

(leandro), and you could bring down my level of concern.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2 / Aller à la page : 1, 2  Suivant

≡ RAISE HELL. :: FAR FROM ANY ROAD :: out of the furnace :: flashback