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 Résilience

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Venerande Shaft
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MessageRésilience » Mar 30 Mar - 3:59

Il a fallu qu’elle dégueule dans les chiottes de l’Organisation. De tous les putain d’endroit où dégobiller le contenant misérable de son foutu estomac, elle a choisi celui du QG, là où ça n’allait pas passer inaperçu. Une vérité affirmée par le regard de la jeune femme sortant des toilettes juste après elle, de cet espèce de coup d’œil scrutateur et incisif d’une connasse peut-être au service des courriers ou des coups de téléphone ou du cirage de pompe ou du léchage de cul qu’importe au fond. Le courrier, déposé dans son casier le lendemain matin avait été on ne peut plus clair.

Visite médicale. A croire qu’au final, on parvenait à se soucier de l’état de santé de ses quelques membres. Elle n’était pas la plus importante, ni peut-être même la plus efficace mais cela n’avait rien changé à son étude de cas et posée sur sa chaise, en tenue d’entrainement, la sueur encore au front et l’adrénaline dans les veines, la brune s’était contentée de scruter avec un calme indéniable la gueule parfaite de la médecin face à elle. Jambe calée sur son genou, posture à la fois incisive mais ouverte. Masculine. Elle attendit le verdict. Qui ne mit pas longtemps à lui casser les couilles.

« Dernières relations sexuelles ? »

Et allez.

« Deux semaines. » Dire qu’avec Samuel ils avaient été plus que productifs était à la limite de la vanne facile.
« Vous avez fait le test ? »
« Non. Y’a pas besoin. Vous avez mon dossier, je peux pas. »
« Les miracles arrivent. » Murmura la médecin, les lèvres un peu pincées, comme si elle-même en doutait fortement et Venerande fronça les sourcils, de colère évidente. Non, les miracles n’arrivaient pas. Les catastrophes si. Mais dans son propre cas, son infertilité n’était ni l’un ni l’autre. Ce n’était qu’une donnée, traitée, emmagasinée dans sa cervelle, un point non pas d’accroche mais de logique.

« Vous vous êtes protégés ? »
« Vous m’prenez pour qui au juste ? » Pour une trentenaire incapable de savoir qu’un bébé serait le dernier de ses soucis en cas de rapport non protégé ? Quelle conne.

« Très bien. Je vais vous faire une prise de sang et selon les résultats, des examens complémentaires pourront être envisagés. »
« On m'a frappé à l'estomac. J’ai vomi. Fin de l'enquête. »
« Et vos collègues rapportent de nombreux saignement de nez à l’entrainement. Ce n’est pas anodin. »
« Le boulot qu’on fait ne l’est pas et pourtant personne ne se pose de questions ici. »
« Croyez moi, nous nous en posons. Et nous devons éviter que les sensibilités médicales de certains de nos atouts deviennent problématiques sur le terrain. »

Nos atouts. Comme si elle n’était qu’une carte à jouer dans un paquet mal refermé. Venerande inspira, et la voyant se lever, consentit à retirer le pull qu’elle portait jusqu’alors. Remercia le ciel quand la médecin, avisant les bleus, se décida à fermer sa gueule. Et piqua entre deux cicatrices.

« Souhaitez vous avoir un soutien psy. » L’aiguille enfoncée dans sa chair la fit moins tiquer que ces mots là et parfaitement immobile, le corps en vrac, l’esprit en feu, Venerande grogna.
« C’est une habitude chez vous de tout savoir ? »
« C’est une habitude oui. »
« Eh bien la réponse est non. » Et la sensation détestable d’être observée, disséquée, comme une de ces grenouilles du cours de sciences appliquées rendit le malaise plus important encore. Droite, fière, Venerande attendit avec un semblant de patience que la batterie d’examens physique se termine, se foutant bien de l’odeur encrassée fouettant les narines de la femme insupportable penchée sur son épiderme. Manipulée comme une poupée de chiffon bourrée de dynamites. Jurant sur ses grands morts en interne, histoire de ne pas l’encadrer dans le mur.

« Je vous fais rappeler mais ne quittez pas le coin. »
« J’ai pigé. »
« Et prenez une douche. »
« Va te faire foutre. » Grommela Venerande avant de se relever et sa main bondit sur la poignée, retenant son mouvement brusque et infantile de claquer la porte.

La merde. La putain de merde. A croire qu’aujourd’hui rien n’allait se dérouler comme prévu.

Son épaule heurta avec une violence inutile la porte des vestiaires des filles et la main déjà marquée par les cals et les égratignures arracha de sa chevelure l’élastique ferrant sa crinière. L’espace était vide, encore moite des chaleurs humaines y ayant trainé et Venerande en inspira les effluves de sueur et de savon avant de se caler sur un banc, feignant de défaire ses lacets, pour mieux réfléchir.

Ca n’allait pas. Elle le sentait, tout au fond d’elle-même. Une information non négligeable malgré son déni évident. Un fait qui ne pouvait être entièrement ramené à l’importance prise par Samuel ces derniers mois et l’inquiétude grandissante de le voir se faire bouffer par la connasse qui en faisait sa marionnette docile. Il y avait tout le bordel, avec Pearson. La vigilance accrue des fils, près du motel. La sécurité relative apportée par l’Organisation qui avait su payer pour sa protection comme pour celles des autres membres encore fidèles au poste. La fuite des chasseurs trainant dans le coin, peu intéressés par le fait d’être traqués plutôt que de traquer. La pression croissante, le nombre de bestioles, la mauvaise cible qu’ils devenaient pour la vindicte populaire. Le meurtre de Michael.

L’évènement ne datait que d’une semaine à peine et continuait encore à la persécuter. Elle dormait mal, ou trop peu. Nettoyant ses armes dans cette semi paranoïa qui n’était qu’une manière de reprendre le contrôle des évènements. Se tenait loin de Jonas et des appels incessants pour mieux la rassurer, être à ses côtés. N’avait aucune envie aussi de l’entendre palabrer sur son dernier protégé, et accessoirement amant.

Se refusait aussi à appeler Samuel pour rejoindre son foutu wagon de hippie et noyer toutes ses indécisions dans le stupre, dans la clarté de ses yeux bleus. Et cala son cul sur le banc, dégageant la première chaussure, la seconde, son teeshirt, encore, restant en brassière, un cri coincé au fond de la gorge entre frustration et incertitude.

Entendit la porte s’ouvrir et pria pour qu’une de ses collègues féminines garde le coup de se la boucler plutôt que de gratter de cette amitié insupportable qu’elle ne pouvait plus se piffer.

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Malone Kavanagh
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MessageRe: Résilience » Mar 30 Mar - 5:02

resilience

La nouvelle était tombée comme un couperet. Avait glissé sur Malone comme la pluie sur une tôle froissée. En stagnant dans le creux des vagues. Mariant dans un jus devenu boueux. Michael. Si le sort de la plupart de ses confrères n'atteignait jamais le chasseur, pourrait bien nier longtemps que c'est le cas pour celui-ci. Pas vraiment un mentor, pas vraiment un ami. Pas vraiment un partenaire, ni un frère d'armes. Plutôt de ces âmes qui croisent votre chemin et, à défaut de le faire bifurquer, déposent quelque chose dessus. Et finalement, à se plaire qu'on ne pouvait rien lui prendre, il s'en retrouvait pourtant comme dérobé de l'intérieur, violé dans son intimité, là où il enterrait les corps qu'il se gardait soigneusement de voir disparaître. Par la distance, il avait cru l'éloigner de son esprit et ainsi le protéger, par ignorance, par lâcheté, aussi. Loin, ça ne le concerne pas. Oeillères au travers de ses yeux déjà amputés. Bien trop à s'occuper ici. Et c'est loin que Michael est mort. Et les cache-oeil n'ont pas suffit à noyer la nouvelle, rumeur désarmante venue le frapper là où il ne l'attendait pas. Avait encaissé, sur le coup, bombe lâche dans une discussion qui s'apparentait à celle de la pluie et du beau temps. Mais ça avait fait grincer l'orage qu'il avait retenu jusque chez lui. Dans sa cabane, il lui semblait retrouver les traces de son passage, des années plus tôt. Et si Malone ne se connait aucun attachement, on l'avait pourtant bien empalé de quelque chose. Pas vraiment d'un membre, déjà plus que d'un cheveux pourtant. Douleur dénigrée, absence portée au rang d'inutilité de la mémoire. Longtemps qu'ils ne s'étaient pas vus, longtemps qu'ils n'avaient rien échangé. Mais Michael vivait en lui, au travers lui. De ces quelques conseils disséminés sur son passage, de cette chasse ensemble où il s'était mis entre la bête et lui. Où Malone avait montré les dents - j'suis pas ton apprenti, j'peux me débrouiller - quand clignaient dans ses yeux la reconnaissance pour sa vie sauvée. Mais Michael est de ceux-là. De ceux qui peuvent percer les défenses au grand jour sans braquer le faisceau dessus. De ceux qui peuvent les souligner pour les sublimer, les combler. Enfin, était. Parce que Michael n'est plus et que Malone y ressent comme un creux au milieu des boyaux. Ou comme s'il lui en manquait quelque chose. Pas un organe vital. De ceux qu'on peut facilement retirer s'ils se révèlent nocifs mais qui n'entachent pas la survie de l'organisme indépendant. Un peu comme ce globe oculaire perdu à jamais, Malone faisait ses adieux à une partie de lui qu'il ne reverrait jamais sans qu'elle ne l'empêche de poursuivre son chemin pour autant. Mine de rien, il lui manquait quand même quelque chose.

Il s'est dirigé naturellement vers le QG. La sensation indescriptible de vouloir appréhender ceux qui avaient pu croiser son chemin. Rares, sans doute, surtout ici, surtout chez eux. Une âme, pourtant. Je lui ai donné ton nom comme référence. T'as pas besoin de partenaire mais c'est sans doute la meilleure pour toi. Malone s'en souvient comme si c'était hier. Rien que pour ça, il avait chargé directement. Taureau dans la cape rouge. Parce qu'il n'a pas besoin de partenaire, n'en a jamais eu, ne s'en connait que trop peu. Et Michael connaissait son esprit de chasse bien mieux que la plupart de ces autres, qui n'entrevoyaient qu'au son Kavanagh qu'une bête assoiffée de vengeance, le comportement dicté par un paternel qui avait trop souvent fait parler de lui avant de se retirer, de lui laisser un sillage déjà noirci par une réputation trop sèche, trop colérique, trop instable. Et si Malone n'a jamais cherché à leur faire croire le contraire, appréciant ce châle de solitude qu'il n'a jamais eu besoin de mettre en place pour en suivre le tracé, Michael avait su voir autre chose en lui. Peut-être pour ça, pour son respect à lui, qu'il pousse la porte, le regard ambivalent balayant les alentours d'un simple coup d'oeil. Peu relèvent la tête. La tension est palpable, le ferait grimacer si autre chose sur son visage que la neutralité osait s'y aventurer. Pas la meilleure des périodes. On ne compte plus les abandons, les retournements de ces vestes qui disparaissent au moindre risque. Malone s'en sent profondément délivré, de cette angoisse croissante. Pourrait bien ne rester personne d'autre que lui qu'il n'y verrait qu'un terrain plus grand encore. N'a jamais eu besoin de personne, se retrouve pourtant au sein de la fourmilière qu'il exècre, à n'y mettre les pieds que trop rarement, parce qu'il n'y est pas à sa place. Au milieu de l'agitation humaine.

Quand bien même l'Organisation n'existerait plus demain, Malone ne s'arrêterait pas. C'est au détour d'un couloir qu'il la croise, sans avoir eu la peine de la chercher, finalement. L'iris qui s'étrécit, comme s'il fixait la cible, avant de la voir disparaître dans le vestiaire féminin. Bien plus que ça pour l'arrêter, les principes de la décence déjà abandonnés quand on a poussé le gamin qu'il était au milieu de la forêt pour ériger le soldat à sa place. La porte qu'il pousse du plat de la main, l'odeur agressive de la sueur moite qui lui fait retrousser le museau. L'oeil qui bataille, parcourt le décor en un temps record, réflexe pris par habitude d'un champ de vision entaillé de moitié. La silhouette découverte sur un banc, sa propre marche entamée pour s'approcher. « Shaft. » D'une voix froide, équivaut à un salut. Aucune chaleur, puisqu'ils n'en ont jamais eu entre eux - et que, définitivement, Malone serait bien en peine d'en démontrer avec quiconque. Souvenir qui crépite derrière ses paupières, pourtant, à lui filer des salves désagréables. Chaleur déjà connue, pourtant. « J'te dérange ? » Même pas par politesse, plutôt pour tâter le terrain. S'en fout bien, Malone, de savoir s'il la dérange ou non. Accroche la mirette aux traits tendus sur le minois d'en face. Les yeux qui se plissent, très légèrement. « J'ai appris pour Michael. » D'entrée de jeu, de but en blanc, parce que tourner autour du pot, il ne sait pas faire. N'en voit d'ailleurs aucun intérêt, quand c'est bien la seule raison qui l'ait poussé à venir la trouver aujourd'hui. Comme dans un désir de partage respectueux. Se dépose sur le banc à côté, sans plus la regarder. La tension qui grimpe lentement en lui, là où bat encore le morceau de lui qu'on lui a pris. « Tu vas faire quoi ? » On ne sait pas bien ce qu'il entend. Te venger, te laisser mourir. Parce qu'il sait, Malone. Au-delà de toute compassion qu'il pourrait ressentir, il sait que si lui a l'impression qu'on lui a fiché un poignard entre deux viscères, que chez elle, ça doit plutôt être une épée massive.

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Venerande Shaft
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MessageRe: Résilience » Mar 30 Mar - 5:28

Ce n’est pas une des nanas du complexe, une de ces filles avec qui elle ne s’entend pas plus bien ou pas plus mal, déchargeant son individualité sur des saluts polis et distants qui ne demandent pas un quelconque rapprochement – et ils ne sont pas là pour ça, ne sont pas au collège ou dans une boite de compta quelconque, ils sont ces âmes chargées de plomb, aux dagues d’argent, capables de tout miser sur une cible et persévérer, traquer, chasser, jusqu’à en oublier leur humanité.

Ce n’est pas une femme, c’est donc un mec, et pas n’importe lequel putain – Malone. Malone avec sa démarche de stentor. Malone qui envahit l’air d’un reste de cigarette froide. Avec son œil borgne à la pupille fixe et sa tronche sans âge qui se rapproche. Venerande s’en redresse sur son banc, se foutant de la brassière noire pour seule vêtement couvrant ses seins – parce qu’aplatis ainsi, y’a vraiment rien à mater. Et ce n’est pas ça qui l’intéresse.

C’est Michael. En écho terrible à ses pensées. Il a choisi le bon moment pour se présenter, pour prononcer le nom de famille qui est celui de Jonas, de cette famille de chasseur de sirène, avant d’être le sien. Il n’y a aucune chaleur, aucune prévenance quand il lui demande s’il la dérange – et le rictus humide qu’elle lui renvoie est une réponse sarcastique suffisante.

Bien sûr, qu’il la dérange. Il l’a toujours dérangé. N’avait aucune envie d’être refilé à sa stature comme un poupon à surveiller. A fait ses preuves, maintes et maintes fois, au point de rejeter toute forme d’autorité qui ne soit pas celle des missions de l’Organisation. Ne cherche ni contrôle ni surveillant de cantine pour lui apprendre à manger avec les bons couverts, à chasser avec les bons outils. Michael a tenté de les joindre, pourtant, d’accrocher leurs lacets ensemble – cassage de gueule en métaphore qui en devenait ainsi inévitable.

Michael, le seul lien entre eux. Petite ficelle ténue balancée sous un train à l’Est et cette idée la torpille. Pas qu’il méritait une fin digne de sa carrière, bouffé par un loup-garou ou dans une putain d’explosion. Ca semble simplement stupide et injuste, comme le sont toutes les disparitions, surtout quand le concerné n’a pas frappé à la porte des cinquante ans.

« Kavanagh. » Elle l’imite presque, relève la tête, de ce regard de glace qui ne parvient à fondre qu’aux conneries d’un Samuel toujours impotent dans les relations sociales. Son putain de hippie avec son clebs trop mignon. Le seul mec assez torché pour ne pas lui apprendre comment gérer sa vie ou lui demander des conseils de chasse. Qui la respecte, d’une manière qui ferait bondir certaines féministes sans doute, mais l’avis de Venerande est assez rude à leur sujet.

« Je me doutais bien que les chiens avaient aboyé jusqu’à toi. Qui t’a prévenu ? Pas Jonas. Silver ? Michael ne manquait pas d’amis. » Bien plus qu’elle-même. Chasseur social et bienveillant, avec son bagout et son charisme presque involontaire. L’américain brun aux yeux sombres, gueule carrée et amant indéniablement efficace. Putain qu’elle l’avait aimé. Presque comme une conne.

Mais pas comme une midinette. Avait pris de lui bien plus que l’amour qu’il pouvait distribuer. Ses leçons, principalement. Sa manière de ne jamais laisser tomber. Ses shoots d’adrénaline et sa compétition. Un rien de son caractère bien trempé. Son entêtement aussi.

Il y a pourtant une différence entre entêtement et aveuglement. Et sa poitrine inspire un air qui pue mais qui lui manque.

« Ce que je vais faire ? Tu crois que je vais aller tirer trois balles au wagon qui l’a coupé en deux ? Que j’ai le temps de me casser d’ici pour traquer un accident ? » Sa voix est rude mais elle ne crie pas, la brune. Voudrait seulement se doucher et rentrer au motel, non pas pour se reposer mais pour reprendre une de ses pistes. De ses énièmes pistes.

« Jonas a dit qu’il n’y a rien à faire donc il n’y a rien faire. Ils sont déjà nombreux à l’Est à vouloir comprendre ce qui s’est passé. Je me suis même pas pointée à l’enterrement et toi non plus non ? Alors quoi ? C’est une demande de ta part ou une simple question ? » Parce que s’il veut se lancer dans une vendetta absurde, pas sûr qu’elle le suivra.
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Malone Kavanagh
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MessageRe: Résilience » Mer 31 Mar - 6:07

resilience

« - Pourquoi les loups garous ?
- Pourquoi devrait-il y avoir une raison ?
- Parce qu'il y en a toujours une.
- Pas avec moi, Michael. »


Et de la même manière, Malone est à des kilomètres de sa tenue. Pourrait presque dire qu'il n'a pas remarqué. Il accueille la réponse glacée de son sourire non sans une certaine satisfaction. Parce qu'il n'a pas besoin de mimer une quelconque politesse condescendante avec elle. Parce qu'il le fait rarement, avec quiconque. Bien que ses supérieurs à l'Organisation qui pourraient lui arracher quelques sursauts de respect et de tenue, à Malone. Maigre lien entre eux, si on peut encore appeler ça comme ça, surtout maintenant qu'il s'est fait happer par les roues d'un train. S'est demandé s'il faisait froid, Malone. Un peu bêtement, peut-être, comme première pensée, comme première réaction. Si son corps s'était transi dans l'air glacé de la Russie ou s'il était mort avant que ça n'arrive. Ne cille pas face à son regard, de cette glace-là dont elle est forgée, comme si son mentor ne lui avait pas seulement donné conseils et apprentissage. Et l'affront est lancé. À croire qu'il a piqué là où c'est sensible. Son but, après tout. Toujours bien le seul qui le pousse à aller faire ses semblables, finalement. Tester les limites. « Comme tu l'as dit. C'est mon chien qui me l'a appris. » Le sourire cruel, la hargne encore trop à fleur de peau pour qu'il puisse la museler. N'en a pas franchement envie, en plus. N'a aucune raison de le faire. Les souvenirs encore à fleur de peau, comme ces cicatrices qu'on croit rafistolées mais qui finissent toujours par se rouvrir.

« - C'était qui ?
- De quoi tu parles ?
- Pour les loups.
- Tu perds ton temps, Michael.
»

Il n'a pas répondu à sa question. Quelle importance ? Et puis, en quoi ça la regarde, finalement ? Tranche l'air d'un rire sec et froid. Comme il imagine l'air quand le train est passé. Ne se laisse nullement impressionner par son ton. Et il l'écoute, Malone. Il l'écoute sans donner l'impression de le faire. Fixer les bancs, en face. Le carrelage un peu humide, un peu sale, sans doute. Respire par la douche comme si l'oxygène ici était toxique. Aurait bien envie d'une clope, mais ça serait sans doute mal vu. Même si c'est déjà sa simple personne, sans doute, qui est mal vue. « T'as fini, c'est bon ? » Une seconde seulement après sa tirade. Le visage qui se tourne, braque l'oeil au fond des siens, à alterner entre le droit et le gauche. « Une simple question mais visiblement, t'avais des choses à déballer. » Comme s'il était là pour ça. La faire parler. La soulager. Sûrement pas. Vraiment ? Parce qu'il s'en fout, Malone, de sa douleur à elle. Ne veut ni la connaître ni l'apaiser. A déjà bien assez affaire avec les siennes. Toutes celles qu'il enterre. Ne pas les voir ne les fait pas exister. « Rassuré de voir que tu ne vas pas aller affronter un train démoniaque. » Sourire de nouveau féroce, comme si ça pouvait lui faire quelque chose. Finalement, il s'allume une cigarette. Peut bien s'faire foutre dehors des vestiaires, ça risque pas d'prendre feu ici, pas vrai ? Pense à cet enterrement où il n'a pas mis un pied. À quoi ça rime ? De se réunir autour d'un cercueil, certainement à moitié vide en plus. S'imagine plutôt facilement le puzzle qu'ils ont dû reconstruire, les médecins légistes. Jalouse un peu, finalement, d'pas être de ceux qui cherchent, là-bas à l'Est. Ce qu'il s'est passé. Entre un nuage de fumée qu'il expédie vers le sol, il se retourne de nouveau vers elle. « Tu sais comme moi que c'est pas un accident. » Et pas un suicide. Parce que Michael n'aurait jamais fait ça. N'est-ce pas ? Fierté entachée si ça peut être le cas. « Ou bien t'es déjà résignée, c'est ça ? La grande Venerande préfère se dire qu'elle ne le connaissait pas assez ? Qu'il comptait pas sur nous, quand les roues se sont approchées ? » Nous. Mais y a pas de nous. Y a elle et lui, peut-être. Michael comme seul lien bancal. N'sait même pas ce qu'il cherche, Malone, à la provoquer de la sorte. Lui non plus ne peut pas partir sur un coup de tête pour courir après une ombre. Mais jalouse sûrement de ne rien faire. De ne rien pouvoir faire. À s'dire que c'est peut-être qu'une belle excuse.

« - Michael ? C'était ma mère.
- Je comprends pas.
- Pour les loups. C'était ma mère.
- Je sais, Malone. On ne tue pas par plaisir si y a pas de raison.
»

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Venerande Shaft
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MessageRe: Résilience » Jeu 1 Avr - 13:10

Humour acerbe pour gueule de dogue – aucun effort, jamais, pas avec lui. Pas de cette amabilité forcée, piétinée dans des politesses dégueulasses, qui la font vriller de toute cette hypocrisie atroce que les autres se force à employer – ici, ailleurs, qu’importe. Samuel lui épargne les conneries romantiques, les jolis mots bien enveloppés, les fleurs les cadeaux les sorties au SPA et tout ce bordel qui l’étoufferait. Malone lui évite, pour sa part, les salutations d’usage et les « tout va bien » malpropres quand ils savent tous les deux ce qu’ils sont – des foutus meurtriers. Des meurtriers infoutus de voir autre chose qu’une cible mouvante dans la foule qui les entoure. Des meurtriers qui vivent dans des cabanes reclus sur leur territoire ou dans des motels pourris – qui voudraient parfois s’installer, faire autre chose, donner le change, vêtir la peau de tous ces moutons qui bêlent à leur fenêtre mais voilà, une seule pensée d’aller faire le tour des agences immobilières, et la réalité lui était retombée sur les bras comme un foutu karma.

Elle n’est pas de celles qui s’installent dans de jolies maisons et choisissent avec assiduité la bonne couleur des rideaux aux fenêtres et le plan de travail en bois sombre pour la cuisine équipée. 3 ans de pavillon, et il a fallu une sirène pour l’en extirper. Pour redonner à sa vie toute la saveur d’une existence en plein excès de vitesse. Venerande, bien plus angoissée à l’idée d’avoir à faire les courses dans un putain d’Ikea que de foncer en forêt, par nuit de pleine lune, sur les traces d’une chose capable, en une fraction de seconde, de la dépecer.

Malone est du même bois. Son meilleur pote un clebs. Sa vie un charnier. Ses pas une piste. Sa gueule une arme. Il la taille de son ton incisif, pas encore vindicatif, pour la pousser à la réaction et elle se braque, se renfrogne physiquement, torse ployé vers l’avant, mains pendant entre ses cuisses, soupesant l’idée de lui arracher sa foutue clope des mains pour la lui écraser sur la gueule. Elle n’aime pas, la fumée. Se donne déjà pour cancer toutes les addictions à la sérotonine et à la dopamine que le sport, en excès, fracasse à sa tronche.

Ne dirait pas non à une bière toutefois, voire deux.

« Il est mort en Russie, on est au Canada. Tu penses que je peux faire quoi concrètement, dans tout ça ? Lever mon fion, perdre le territoire et les missions accomplies ici, pour aller pointer dans la neige avec une loupe comme un con de Sherlock Holmes ? » Le ton est très bas.

« Y’a mille gars plus occupés que moi sur la mission, là bas. Je suis pas résignée, je suis inutile dans l’affaire. » C’est en tout cas ce qu’elle cherche à se répéter.

« Et il n’y a pas de nous, Kavanagh. Il y a toi, et moi. Je m’en contrefous de la petite relation avec Michael. Vous pouviez même me rouler des pelles que ça me ferait pas tiquer le sourcil. Alors tente pas de comprendre ce que je partageais avec lui et ce que je ressens maintenant. T’es tueur, t’es pas psy. »

Quant à savoir si Michael, dans ses derniers instants, s’est imaginé son portrait d’elle, ou a trouvé une seconde pour compter sur sa future action, c’est mélodramatiser une séquence bien plus crue, bien plus stricte, que son imaginaire n’ose envisager. Elle est tendue, c’est peut-être sa manière de le pleurer. D’être sur le qui-vive comme si son téléphone, allait se mettre à sonner. Son nom apparaitre, et le quotidien reprendre là où il s’est arrêté.

« Accidentel ou meurtre, on sait parfaitement toi et moi que ces choses là arrivent. » Et elle ne doit pas, s’arrêter, ne peut pas, s’arrêter, car le faire c’est freiner, glisser, viser la rambarde, décoller pour mieux chuter.

Sans certitude de retrouver le sol qu’elle aura lâché.
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Malone Kavanagh
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MessageRe: Résilience » Lun 12 Avr - 5:07

« - Et pourquoi les sirènes ?
- Ta gueule, Michael.
- Tu sais qu'il y a toujours une rai-
- J'ai dit : ta gueule. »


Et ç'avait été un des derniers échanges. De ce que Malone se souvient, en tout cas. Et il aurait préféré l'oublier, sans doute. Et il tire sur sa clope, comme on tire sur la corde qui abattra le rideau sur la dernière scène. Ne sait même pas ce qu'il fout ici, Malone. Bien incapable de ressentir une quelconque compassion, peut-être cherche-t-il inconsciemment à se défaire de sa propre culpabilité. Sentiment refoulé, aussi. Et les mots lui font froncer les sourcils. Met son temps à répondre. Parce qu'elle a raison. Il essaie de se le répéter. Peut-être qu'il est venu pour être secoué, finalement, plus que pour la secouer, elle.

« Encore heureux. » Qu'il soit pas psy. Serait un sacré emmerdeur, sinon, doublé d'un incapable. Et il ne dit plus rien là-dessus. Parce qu'il a assez insisté, qu'il n'sait même pas pour quelle raison il l'a fait. Parce qu'y a rien à faire. Peut-être qu'il voulait juste l'entendre. Se rassurer, un peu. S'complaire ici. Continuer. « Bien. » Et il se lève d'un seul mouvement. Le mégot finit sur le sol humide. Sous la semelle, s'écrase jusqu'à naître en tas de confettis qui se dissoudront peut-être dans vingt-cinq ans. Pas son problème. Rien ne l'est vraiment.

Semble renfrogné. Tourne son regard en rond dans la pièce, le nez plissé. L'odeur lui devient insoutenable, soudain. Il tourne un regard vers elle, en biais. « J'vais aller prendre un verre. » Comme si ça pouvait l'intéresser. Le ton froid. Pourtant, comme une invitation. Peu importe si elle suit ou pas. S'dit bien qu'il n'a jamais eu besoin de personne pour enfiler les verres. Qu'il se conforte dans cette solitude comme d'une muraille à son château interne. Enfermé dans la plus haute tour du donjon. Prend la porte, sans aucun autre mot, sans aucun autre regard. Devrait réajuster les défenses. Un peu trop de flèches viennent réussir à se glisser par le trou fin des meurtrières.

Si t'étais encore là, je t'aurais dit pourquoi.
Pourquoi les sirènes.


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Venerande Shaft
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MessageRe: Résilience » Ven 16 Avr - 12:52

L’attitude de Malone a des airs de renonciation et si une partie d’elle-même se soulève de le voir quitter sa position semi assise pour démarrer un bref demi tour, dans un nuage crépitant et fébrile de clope dézinguée au sol, l’autre se met à hurler une plainte vive, de pied pris dans le piège à loup. Le regard est froid, quand elle le maintien sur sa trogne abimée et devine sous les coutures épaisses de ses vêtements de trappeur les sillons des plaies et des coups qui forment la cartographie de leurs expériences respectives.

Finalement, c'est comme un doute qui s’insinue en elle, lui fait tiquer le sourcil, justement, parce qu’ils pouvaient bien se fréquenter, Michael et lui. Parce qu’ils pouvaient bien partager ce qu’on lui a offert brièvement – et semble oublier un court instant que la rupture, si on peut parler de rupture, était de son fait, et non du chasseur. Parce qu’il pourrait bien la comprendre sans se donner des airs de connard qui souhaite l’enlacer, à chouiner sur son épaule, même s’il brûle un genre d’attente spongieuse aux lippes crasseuses de Malone. Un genre de baiser inévitable, au goût de cendre et de miasme, faute de pouvoir venger la mort absurde de cette drôle d’âme sœur.

La porte claque, derrière ses pas. Et elle cille sur la clope, ce morceau racorni, détrempé dans une flaque. Venerande inspire ainsi l’odeur du tabac froid, insupportable, et celle de sa sueur. Se confronte à l’écho d’une invitation – car c’en était une. Se lève à son tour, pour la chasser d’un haussement d’épaule – mieux à faire. Se rappelle qu’elle sort du sport et de la médecine et qu’elle pue et qu’elle n’en a pas envie et que c’est un connard et que tout ça finira mal – pour eux deux.

L’instant suivant elle a rattrapé son sac, ses quelques affaires informes, toute sa carcasse qui chuinte la sueur à dix kilomètres et sa crinière qui bat au vent. Elle s’efforce de ne pas courir, parce que ça pourrait lui plaire, de l’entendre le poursuivre alors qu’elle n’en a aucune intention. Et en quelques enjambées peut-être trop longues et empressées. « Commente pas. » Qu’elle lui dit, pour couper court au reste. « Tu payes. » Qu’elle finalise, en bonne transaction rondement menée. « Les cuites, c’est pas mon genre. » Donc qu’il ne s’attende pas à la voir rouler sous la table ou pire, à devoir la ramener au motel. « Mais on prend ta voiture. » Parce qu’elle ne se sent pas de renfiler sa combinaison de cuir et de sentir toute cette pestilence enfumer sa tenue.

Pas le genre délicate, Venerande, pas au point non plus d’en avoir absolument rien à foutre de son apparence et elle essuie son front avant de lui jeter un coup d’œil indéniablement frustré. « Tu aurais pu attendre que j’ai pris ma douche au lieu de faire ta sortie de cinéma. J’en avais pas pour longtemps. »
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Malone Kavanagh
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MessageRe: Résilience » Dim 18 Avr - 15:16

Il se demande même pour quelle putain de raison il a pu lui proposer ça. Avec un peu de chance, elle ne le verra pas comme une invitation. Tu parles. Un gosse de six ans l'aurait compris. Surtout qu'il lui semble n'avoir plus rien à lui dire. Qu'il sait même pas pourquoi il s'est pointé ici en premier temps. Qu'il sait plus rien, Malone, et que ça l'agace d'autant plus de s'en rendre compte. Alors, il soupire, une fois dehors. Rallume même une clope directement. Faut bien crever de quelque chose. Même si dans son cas, il préfèrerait sans doute que ça soit d'une mâchoire aiguisée plutôt que de finir alité pendant des mois. Des années ? Il essuie un frisson désagréable contre son échine, la faute au vent glacé du dehors - qu'il dira. Et puis, y a les pas. Et il ne se retourne pas, Malone, parce que ça le fait sourire, qu'il n'a pas à sourire, et qu'il n'veut pas le lui montrer. Alors, il incline juste la tête de biais, pour la cacher à son angle-mort. « T'as l'droit d'avoir envie de boire un verre. » Comme pour lui dire j'commente à ma façon si j'en ai envie. Ou juste pour avoir le dernier mot.

S'permet un rire bref, à secouer la tête. « Merde, j'pensais enfin pouvoir te voir ivre morte. » Voix trop amusée pour être pris au sérieux. Enfin, il l'espère. Quoiqu'il s'en fout, en fait, de ce qu'elle va en comprendre ou non. Réajuste les pans du manteau lentement. N'a pas soulevé le tu payes, mais le garde dans un coin de sa tête. « J'comptais pas la laisser ici, donc, oui. » N'sait même pas vraiment pourquoi il répond, peut-être toujours pour avoir le dernier mot, peut-être pour avoir juste l'impression qu'il sait tenir une conversation alors que c'est pas vraiment le cas. Qu'tout ce qu'il fait, toujours, c'est de répondre avec hargne. Tourne la tête pour attraper son regard, et forcément, ça lui arrache un sourire en coin. S'permet même un ricanement, Kavanagh. « T'aurais aussi pu prendre ta douche, je t'ai pas mis le couteau sous la gorge. » Tente de garder son regard dans le sien, avec cette insistance que lui confère son regard dépareillé. « T'avais juste trop hâte de me rejoindre, c'est bon, j'le répèterai pas. » Nouveau grincement en guise de rire, parce que ouais, ça l'amuse, Malone. Parce qu'il n'aurait pas vraiment su dire pourquoi il pensait qu'elle n'viendrait pas, mais qu'elle est là et qu'maintenant, il ne sait même pas où il va. Pour quoi dire, quoi faire ? Pas tellement l'habitude de ces moments-là, Malone, encore moins quand y a un mort dans le sillon de la conversation. Peut-être qu'ils ne parleront même plus de Michael, finalement, et peut-être qu'ils lui rendront hommage comme ça. En continuant.

Parce que sa vie s'est achevée mais que la leur continue. Désigne la voiture, modeste - parce qu'il s'en fout, lui, tant qu'ça roule et entre côté conducteur sans rien dire de plus. S'installe patiemment en attendant qu'elle suive le mouvement et entre à son tour. « Bon. Tu veux aller où ? » Il fixe le pare-brise et son sourire s'est envolé avec les derniers rayons du soleil, que les nuages sont venus dévorer dans le ciel. « J'aurais bien évité un endroit bondé. » Ces animaux sauvages qui n'aiment pas la proximité, la foule, à presque s'en découvrir des phobies virales, à force de vivre loin de la civilisation. Penche la tête sur le côté. « Je paye mais tu peux choisir la destination. Profite, ça s'ra pas tous les jours. » C'est déjà la première fois qu'ils font ce genre de choses ensemble, de toute façon, c'est pas comme si y avait un risque que ça se reproduise.

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Venerande Shaft
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MessageRe: Résilience » Ven 23 Avr - 17:34

Mais quel fieffé emmerdeur, à toujours rajouter des phrases derrière des phrases comme si le silence auquel il l’avait habitué ne pouvait faire le poids devant l’idée absurde de toujours, toujours bordel, avoir le dernier mot. Elle le fusille presque du regard, le laissant déblatérer ses conneries, ravalant sans faire d’effort un rire narquois face à la vanne de la trouver ivre morte. Il faudra qu’il se lève tôt, pour ça, parce que les excès elle les gère à force de dopamine, et certainement en perdant le dernier contrôle qu’il lui reste. Aux autres, les crasses alcooliques ou la came de merde. Venerande n’a jamais été aussi heureuse qu’avec un pot de glace dans les mains et un flingue bien chargé – ce n’est donc pas ce soir que les choses vont commencer à changer, au prétexte qu’elle doive faire son deuil d’un proche qui comptait à ses yeux comme le soleil pour la Terre.

Etrange pensée romantique que voilà, songe son esprit courbaturé, torturé à l’effort d’avoir du subir l’enquête angoissante de la médecin. N’a aucune envie de se voir dégager de l’Organisation au prétexte qu’elle puisse être de santé fragile, et ainsi son territoire, confié justement en héritage par un Michael qui était pourtant bel et bien vivant. C’est une mission qu’elle doit persévérer et le fait d’en être déjà à son septième loup garou abattu ici en l’espace d’un an, lui prouve qu’il y a encore asse d’affaires pour ne pas lâcher la main fertile qui nourrit ses drôles de besoin.

S’extirper de l’usine, rejoindre la voiture, ne leur prend pas tant de temps mais une fois dans l’habitacle, l’odeur de sueur revient, accompagnée de sa carne en détresse. Ses jambes se croisent et un bref flash back lui rappelle l’hiver dernier, la grêle, le visage d’Adolin. Se retrouver dans la voiture avec un mec lui apporte ainsi toujours plus de responsabilités et elle a bien l’impression d’en retrouver une avec Malone. Pas parce que ce con a brutalement des airs paternalistes que ce n’est pas elle qui tient la laisse ce soir. Il est malheureux, ils doivent sans doute en parler, ou au moins évacuer le trop plein d’une nouvelle qui ne cesse de les lamenter.

Et enfin, elle rouvre sa gueule.

« Le devil. » Le QG de l’Organisation, et son petit chenil pratique pour rencarder des missions. C’est clairement histoire de pisser sur le territoire. « C’est peut-être bondé mais on est en semaine et le nombre de chasseur a diminué avec le meurtre commis par Pearson. On risque peut-être de croiser des flics qui rôdent. » Mais peu probable. La messe avait déjà été donnée par les grands pontes, et quelques flics suffisamment soudoyés pour ne pas trop poser de soucis. Méfiance tout de même. « Et m’emmerde pas avec tes simagrées, j’aurais pas quitté les vestiaires, tu te serais tiré en te lamentant d’être tout seul pour cuver ta vinasse. » Elle souffle sur une mèche. Par habitude.

« On boit là bas ensuite on rentre à mon motel. Et advienne que pourra. » L’invitation est celle de l’enquête pas d’autres choses. S’ils peuvent y réfléchir à deux, ça devient une mission, pas un entêtement. « Il chassait un loup-garou, c’est tout ce que je sais. Mais on se donnait moins de nouvelles ces derniers temps. J’étais… » Envahie par d’autres choses. « Occupée. »

Regard qui se coule sur sa gueule.

« Comme toi, comme nous tous. De toute façon. »
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Malone Kavanagh
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MessageRe: Résilience » Mer 28 Avr - 11:47

Il ignore si son silence est de bonne augure ou pas. S'en fiche, en réalité. De toute façon, ce n'est pas comme s'il la connaissait réellement assez pour pouvoir le savoir. S'en complait assez bien comme ça, l'esprit déjà trop occupé à tout le reste, peut-être finalement la mort de Michael lui permet de se focaliser sur quelque chose de concret. Il hoche la tête simplement, face à son choix. « On n'a rien à se reprocher. » Par rapport aux flics. Bien qu'il lui lance un regard en biais, comme pour savoir si elle, oui. Parce que son petit séjour en taule des années plus tôt lui a bien suffi, à Malone. Et il laisse un rire amusé franchir la barrière de sa bouche, dans l'habitacle. Ca résonne contre le pare-brise. « Oh tu sais, ça me va très bien de cuver ma vinasse tout seul. » Mais pourtant, il lui a lancé l'invitation. L'air de rien. Elle a mordu à l'hameçon et Malone ignore toujours pourquoi il quêtait sa présence.

Mais la suite le surprend et sûrement que ça s'affiche sur son visage. Au haussement de sourcils un peu exagéré, sans doute, au sourire presque moqueur qui habille ses lèvres. « Advienne que pourra ? » qu'il répète en se marrant un peu. Non pas qu'elle soit désagréable à regarder, hein, Shaft mais... Les sourcils abandonnent les hauteurs, se froncent un peu. Evidemment, qu'il l'a pris dans ce sens-là. Alors, il met le contact, sans savoir qu'en penser. C'est qu'il ne se pose pas souvent des questions, Malone. Alors, il décide directement d'y couper court. L'écoute distraitement en prenant la route, s'éloignant déjà du QG de l'Organisation. Il sent son regard bifurquer vers lui, mais Malone fixe la route avec insistance. Son sourire a déjà disparu. « Oui. On l'était tous. » Et on l'est toujours. Parce qu'ils n'ont pas le droit au repos. Tu ne connaîtras jamais la paix. Le sait, depuis toujours. Alors, à son tour, il lui coule un regard en biais. « Personne pouvait le prévoir. » Et par là, il veut surtout dire : pas eux.

Et il replonge dans le silence, volontairement ou par habitude. Pas même la radio pour briser la quiétude alors que la voiture sillonne les rues sous le ciel aux nuages lourds et chargés d'électricité. Orage général. Est-ce que le ciel pleurera Michael ? Et alors qu'ils approchent de la destination, Malone rouvre enfin la bouche, avec une brusquerie spontanée. « T'étais proche de lui ? » Ca sort comme ça, parce qu'il le pense comme ça. Parce qu'il n'en sait rien, n'a jamais vraiment su d'où ils se connaissent, ce qui les liaient, s'ils étaient en contact régulier ou toute autre chose. N'a jamais cherché à savoir, n'a jamais rien imaginé, Malone. Parce que ça n'avait pas d'importance. Mais ça en a peut-être une aujourd'hui. Et il soupire, se rétractant en incisives qui entaillent sa lèvre inférieure. Peut-être plus tendu qu'il ne l'avouerait, en effet. « T'es pas obligée de répondre. » Et il se gare le long du trottoir, comme il gare sa curiosité déplacée dans un coin de son esprit. « Allons le prendre, ce verre. »

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MessageRe: Résilience » Sam 1 Mai - 5:07

Le sourire a disparu, sur leurs profils, des tronches appliquées à se remémorer les chemins intermédiaires, les voies adjacentes qui auraient pu rattraper la scène, changer un détail, peut-être même deux, pour dévier la finalité fatale d’un Michael abandonné à son sort. Il conduit, sans plus se moquer, sans plus se couler dans un humour presque douteux et elle, abandonne la tension de son corps, se coule dans sa sueur comme dans un linge tiède et s’y pelotonne, le regard dérivant sur la route de ce patelin, de cette ville de fantômes qui, à distance, frappe et ordonne, pèse un karma abominable sur leurs nuques. Ouais, elle a tendance à croire ces derniers temps que les évènements lugubres se multiplient, à proximité de ce merdier qu’est Blackwater Falls et la ville a beau lui dégueuler ses musées, ses quartiers, ses passants, ses bar tabac, son quotidien au soleil timide et aux reliefs de carte postale, tout pue la charogne. Tout est entrain de pourrir, de l’intérieur et elle se retrouve bel et bien enfermée dans un sac poubelle parmi une centaine d’autres.

Cette réflexion claire ne la pousse pourtant pas à partir, pour des raisons qui s’accumulent mais qu’elle ne veut pas lister. Fatiguée d’avance de devoir chercher des contre-arguments alors que la situation, d’une certaine manière, lui sied. L’accroc à l’adrénaline a trouvé le terrain fertile de ses coups au cœur et pas une journée ne passe sans que le shoot lui soit donné. Alors pourquoi se plaindre si le prix à payer n’est que celui de quelques morts ?

Hélas, cette fois, c’était Michael. Et sa voix se fait murmure. « On ne peut pas dire non plus qu’on ne savait rien. On a signé au bas de la page avec un foutu contrat à relance. On n’a aucune certitude d’être toujours là, demain. De pas se faire choper par une de ces abominations. Ou par une connerie de crise cardiaque en poussant trop fort sur le trône. On multiplie les risques. » Elle cale un peu mieux sa jambe. « Je te le souhaite pas, bien sûr, mais savoir que demain tu t’es retrouvé à te loger une balle dans la tête à cause d’une sirène, je serais pas surprise. » Après tout, c’était sa spécialité non ? Un sacré chasseur, pour ce qu’elle en savait.

« J’étais… » Ca reste rude sur la langue, là, le passé. « J’étais proche. » Et pas seulement parce que cela fixe la rupture, le décès. Mais parce que les années viennent de vieillir, de s’accumuler. Dans le temps, elle pense, et ça lui fait mal. Dans le temps, ça avait plutôt bien fonctionné pourtant. « On a eu un truc, si c’est ça ce que tu demandes. Y’a bien dix ans. » Peut-être plus, peut-être moins, Venerande ne veut pas calculer. « Il m’a formé, on s’est rapprochés, on a repris nos vies, comme dans la chanson. » Comme un millier de chansons, mais ne lui demandez pas de compter la chansonnette. Venerande tire bien mieux qu’elle ne fredonne.

« Et toi ? » Parce que le regard revient et que le regard sait d’avance. Michael partageait avec Jonas son goût des aventures. Et les aventures n’ont pas de genre.


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Malone Kavanagh
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MessageRe: Résilience » Dim 2 Mai - 16:56

La discussion part dans un sens qui lui déplait. Conscient depuis toujours des risques, sans vraiment les imaginer, juste parce qu'ils font naturellement partis du tableau. Parce que finalement, ils sont son quotidien depuis qu'il sait marcher, peut-être même depuis plus longtemps que ça. Depuis le jour où le loup a griffé le bois de la porte, qu'il s'est jeté sur sa mère, qu'on l'a enfermé dans un placard et qu'il n'a pas su pleurer. Qu'il savait, déjà. Que c'était normal, que ç'allait être sa vie, sa destinée. Alors, il voudrait prétendre ne pas savoir de quoi elle parle, mais la discussion dérive soudainement sur lui et ça lui fait montrer les crocs. Pourquoi est-ce qu'il faut toujours qu'on en vienne à l'aligner dans une phrase, où son nom et le mot sirène sont juxtaposés ? « Moi, je le serais. » Se renfrogne un peu, clôt la discussion de cette manière. N'se mettra jamais une balle dans la tête pour une de ces vermines, faut pas pousser le bouchon trop loin, non plus. Peut-être qu'il l'aurait fait, autrefois, s'il avait demandé ça à la place de l'oeil. Mais avec des "peut-être", on réécrirait toutes les règles qui régissent l'univers, sans doute. Alors, Malone oriente la conversation sur l'autre, pour se dégager d'être le sujet principal.

Alors, il écoute, Malone. Avec une attention rare, c'est vrai. Pourrait presque se sentir jaloux s'il savait ressentir ça. Oh mais il sait, l'a déjà été, avec June. Alors, il hoche simplement la tête, essaye d'imaginer - et le tableau que ça peint dans son crâne, d'imaginer Venerande près de Michael, d'avec ce truc qu'elle mentionne, finalement, ça lui filerait presque la nausée. Alors, il garde la gueule muselée. Mais ça revient encore sur lui et il croise son regard brièvement. « J'sais pas si on peut dire qu'on a été proches. » Et il s'extirpe de l'habitacle. Claque la portière, retrouve l'humidité extérieure en réajustant le pan de sa veste. Vrille son regard vers son visage quand elle est dehors aussi. Lueur malicieuse qui vient danser dans l'océan de son oeil. « Mais non, on n'a pas eu ce truc, si c'est ça que tu demandes. » Se fout un peu de sa gueule, c'est vrai. Pourtant, c'est vrai qu'il l'avait attiré, au début. Mais c'était interdit. Comme tant de choses. Malone ne le lui avait jamais montré et Michael n'avait jamais laissé penser qu'il avait entrevu quelque chose. Il y avait eu des moments suspendus, comme ceux qu'on voit dans les films, mais à cette époque-là, Malone était encore bien plus formaté qu'aujourd'hui. Alors, préfère en plaisanter, comme pour lui dire qu'c'est pas son truc, à lui. Les mecs. N'sait que partir dans la dérision quand ça s'annonce trop sérieux, de toute façon. Rejoint le trottoir, se dirige vers l'entrée du Den, en restant à son niveau. Regard braqué sur le goudron. « On s'est croisés y a très longtemps, j'devais avoir la vingtaine. Il m'a pas vraiment formé, mais il m'a appris des trucs. »

On a tous des raisons, Malone.

Notamment ça. Apprendre à reconnaître qu'une force le poussait, malgré l'engagement éternel envers sa tâche Divine, à perpétuer ce qu'il croyait choisi pour lui. Ce qu'il choisissait pourtant lui-même, chaque jour.  Se frotte la barbe, devant la porte. Croise un instant son regard avant d'y pénétrer. Se laisse happer par la chaleur moite qui règne entre les murs du Devil. « Tu bois quoi ? » qu'il demande en se dirigeant vers le bar. Puisque c'est lui qui paye.

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